EUROPE/ROUMANIE - Œuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire : la « torche » de Jésus au cœur des camps d’été missionnaires

dimanche, 13 septembre 2026 mission   oeuvres pontificales missionnaires   enfance missionnaire   jeunes   saints    

Bucarest (Agence Fides) – Accompagner les enfants et les jeunes à découvrir que la mission ne commence pas par ce que nous faisons, mais par Celui qui vit en nous. Tel est l’objectif éducatif des deux camps missionnaires d’été organisés par la Direction nationale des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) en Roumanie, dirigée par le père Eugen Blaj.

Il s’agit de la VIIIe édition du Camp national de formation missionnaire, qui s’est déroulée à Odorheiu Secuiesc du 3 au 8 août, et de la Ve édition du Campus missionnaire de Cetatea de Baltă, du 24 au 28 août.

« C’est dans la rencontre avec le Christ, au plus profond du cœur, que l’homme retrouve sa propre vérité ; et c’est de cette communion que naît la capacité de sortir de soi-même et de devenir don », explique Matilda Andrici, responsable de l’Enfance missionnaire en Roumanie.
À Odorheiu Secuiesc, le Camp national de formation missionnaire s’est déroulé à la Maison des enfants « Saint-Joseph », où les sœurs greco-catholiques de la Congrégation du Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie, en compagnie de la supérieure de la communauté, sœur Emilia Trifaș, ont accueilli avec leur chaleur habituelle environ soixante-dix enfants et adolescents.

Le fil conducteur du programme de formation était « L’histoire des cinq torches ». La bienheureuse Pauline Marie Jaricot, fondatrice de l’Œuvre Pontificale de la Propagation de la Foi, Mgr Charles de Forbin-Janson, fondateur de la Sainte Enfance, Jeanne Bigard, fondatrice de l’Œuvre Pontificale de Saint-Pierre-Apôtre, le bienheureux Paolo Manna, fondateur de l’Union Pontificale Missionnaire et le Pape Pie XI ont montré aux enfants, chacun par sa propre vie, que la mission prend des formes différentes, mais qu’elle jaillit toujours de la même source : se laisser atteindre par Dieu et permettre à Sa lumière de traverser son existence.

L’histoire des torches s’achève toutefois avec une sixième torche incarnée par la petite Thérèse, cette fillette qui souhaitait devenir missionnaire de Jésus et qui a continué à vivre ce désir malgré la fragilité de sa maladie : elle représente chaque enfant qui devient missionnaire en accueillant la Lumière sans la garder pour lui-même.

« Ici, les enfants ont découvert le sens le plus profond de cette image : nous ne sommes pas la Lumière. La Lumière, c’est le Christ. Être missionnaire, c’est l’accueillir, la garder dans son cœur et la laisser traverser notre vie, afin qu’elle puisse atteindre un autre cœur », souligne Matilda Andrici.

Le Rosaire missionnaire est lui aussi devenu une expérience concrète de cette communion. Les enfants ont médité ensemble les mystères de la vie du Christ avec Marie et ont formé un petit « Rosaire vivant », s’inspirant de l’intuition de la bienheureuse Pauline Jaricot : unir des personnes éloignées dans une prière vivante, afin que la contemplation devienne communion et que la communion devienne mission.

Deux semaines plus tard, une expérience similaire s’est répétée à Cetatea de Baltă, où le thème de la prochaine Journée Mondiale Missionnaire « Un en Christ, unis dans la mission », qui a été au cœur des deux camps d’été, a été complété par un deuxième appel : « Tout le monde peut devenir saint ». Le Campus missionnaire, qui en est à sa cinquième édition, organisé par le père Sorin Ivan, curé de l’église grec-catholique de la « Sainte Trinité » de Cetatea de Baltă, en collaboration avec les OPM de Roumanie, s’adresse principalement aux enfants de la région. Les enfants ont prié, chanté, participé à la messe, et vécu des moments de pèlerinage et de fraternité.
« À travers l’histoire des torches et le témoignage de Teresita, ils ont compris que la sainteté n’appartient pas à un monde lointain. Elle commence dès l’instant où le cœur fait place à Dieu : quand il pardonne, quand il sert, quand il aime sans rien attendre en retour, quand il prie pour quelqu’un qu’il ne rencontrera peut-être jamais », a ajouté la responsable de l’Enfance missionnaire en Roumanie. – Saint Jean-Marie Vianney a également été présenté comme figure spirituelle de ce parcours, lié à la bienheureuse Pauline Jaricot par une profonde amitié spirituelle : deux vies différentes, mais animées par le même désir d’appartenir entièrement au Christ, dans la prière, la charité et le don de soi ». (EG) (Agence Fides 13/9/2026)


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