Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/EGYPTE - Foules de pèlerins coptes à Rizeigat à l’occasion de la fête de Saint Georgeshttp://www.fides.org/fr/news/63247-AFRIQUE_EGYPTE_Foules_de_pelerins_coptes_a_Rizeigat_a_l_occasion_de_la_fete_de_Saint_Georgeshttp://www.fides.org/fr/news/63247-AFRIQUE_EGYPTE_Foules_de_pelerins_coptes_a_Rizeigat_a_l_occasion_de_la_fete_de_Saint_GeorgesLouxor – Des multitudes de pèlerins coptes emplissent depuis des jours le sanctuaire dédié à Saint Georges sis à Rizeigat, dans la province de Louxor, au sud-ouest du pays. Il s’agit là de l’une des plus imposantes manifestation de dévotion populaire chrétienne enregistrée chaque année dans les pays arabes. Les célébrations au Sanctuaire ont eu lieu au cours de toute la semaine du 11 au 17 novembre, attirant de toutes les provinces d’Egypte des dizaines de milliers de dévots. Processions, liturgies, chants et agapes fraternelles ont scandé en particulier les deux dernières journées. Les pèlerins ont été accueillis sous des milliers de tentes situées dans des zones d’accueil prédisposées sur 60 ha autour du sanctuaire. Des hommes politiques locaux et nationaux ainsi que des imams envoyés pour représenter le Ministère égyptien des dotations religieuses, ont également participé aux moments de coexistence.<br />La manifestation populaire de dévotion envers Saint Georges confirme que les chrétiens coptes ne renoncent pas à la joie de confesser et de témoigner leur foi, y compris au travers de rassemblement publics importants. Au cours du printemps et de l’été passés, après les massacres perpétrés par des groupes djihadistes, les coptes égyptiens avaient été invités par les forces de sécurité à réduire les pèlerinages et célébrations dans les églises et monastères, se concentrant généralement durant les mois d’été, pour éviter de rassembler des foules nombreuses près des lieux de culte et de prière. La suggestion avait été exprimée par le Ministre de l’Intérieur en personne, Magdi Abdel Ghaffar, au cours d’une rencontre intervenue le 8 juin avec les plus hauts responsables de la sécurité des provinces égyptiennes comptant le plus fort risque d’actions terroristes à l’encontre de la population et des forces militaires et de police. Fri, 17 Nov 2017 13:14:22 +0100ASIE/JAPON - Appel conjoint des Evêques de Corée et du Japon en faveur d’une paix non fondée sur les armes dans le nord de l’Asiehttp://www.fides.org/fr/news/63246-ASIE_JAPON_Appel_conjoint_des_Eveques_de_Coree_et_du_Japon_en_faveur_d_une_paix_non_fondee_sur_les_armes_dans_le_nord_de_l_Asiehttp://www.fides.org/fr/news/63246-ASIE_JAPON_Appel_conjoint_des_Eveques_de_Coree_et_du_Japon_en_faveur_d_une_paix_non_fondee_sur_les_armes_dans_le_nord_de_l_AsieKagoshima – « La situation actuelle de l’Asie du nord-est est particulièrement préoccupante. Les pays de cette zone sont à la recherche de la stabilité et de la prospérité au travers de leur pouvoir militaire, formant des alliances contre d’autres grandes puissances du système politique. Ceci crée des menaces et des angoisses dans l’ensemble des nations et génère des tensions pour la sécurité de tous les pays. Nous, Evêques de Corée du Sud et du Japon, lançons un appel en exprimant notre espérance éplorée de paix pour l’Asie du nord-est ». C’est en ces termes que s’expriment les Evêques du Japon et de Corée du Sud dans la déclaration conjointe envoyée à l’Agence Fides au terme de leur rencontre, tenue du 14 au 16 novembre à Kagoshima. Il s’agit là de la 23ème Assemblée conjointe des Evêques, qui tiennent régulièrement une réunion annuelle afin de renforcer les liens de coopération et de solidarité réciproque et de contribuer à construire la justice et la paix dans le nord de l’Asie.<br />Dans la note concluant leur rencontre, les Evêques expriment leur satisfaction concernant la réunion qui, « depuis 23 ans aide à réfléchir sur l’histoire poignante des deux pays et à édifier un avenir lumineux de réconciliation », racontant « avoir approfondi notre relation et le partage sur des aspects économiques et culturels ».<br />Les Evêques font état de « l’espérance sincère pour la paix dans le nord-est de l’Asie », répudiant toute possible idée de guerre. « Dieu nous exhorte à éradiquer chez tous la conviction erronée que la paix puisse être garantie par les armes nucléaires ou par la militarisation. Celles-ci au contraire ne font qu’augmenter le risque de guerre. Nous voudrions souligner le principe exprimé dans l’Encyclique Pacem in Terris de Saint Jean XXIII, qui souligne combien « la véritable paix ne peut se construire que sur la confiance réciproque » et non pas en comptant sur les arsenaux . En outre, les pauvres et l’environnement continuent à souffrir alors que des sommes astronomiques sont dépensées en armes. Pour l’amour de Dieu et de toute l’humanité, tous, et en particulier les responsables des nations, doivent faire tous les efforts possibles en faveur du dialogue pour la paix. Ils ont une importante responsabilité en ce qui concerne la paix mondiale ».<br />La déclaration parvenue à Fides s’achève de la sorte : « La violence est une manière folle de miner la dignité humaine et de causer des conséquences désastreuses à toute l’humanité. Tout type de violence ne peut être surmonté qu’en construisant la confiance, l’amour et la solidarité entre les êtres humains. Nous, Evêques coréens et japonais, nous engageons en faveur de la paix en vivant activement dans l’amour fraternel et en remettant notre confiance dans le pouvoir de Dieu et non dans celui des armes ». Fri, 17 Nov 2017 13:01:31 +0100AFRIQUE/ZIMBABWE - Réapparition en public du Président et appel des responsables chrétiens en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationalehttp://www.fides.org/fr/news/63245-AFRIQUE_ZIMBABWE_Reapparition_en_public_du_President_et_appel_des_responsables_chretiens_en_faveur_de_la_formation_d_un_gouvernement_d_union_nationalehttp://www.fides.org/fr/news/63245-AFRIQUE_ZIMBABWE_Reapparition_en_public_du_President_et_appel_des_responsables_chretiens_en_faveur_de_la_formation_d_un_gouvernement_d_union_nationaleHarare – « L’espérance d’un véritable changement s’étiole actuellement au sein de la population du pays parce que le Président Mugabe ne semble pas vouloir céder le pouvoir » déclarent à l’Agence Fides des sources de l’Eglise locale de Harare, capitale du Zimbabwe, où le Président Robert Mugabe est réapparu en public aujourd’hui, 17 novembre, au cours de la cérémonie de remise des diplômes aux étudiants de l’Université locale.<br />L’armée qui, à l’aube du 15 novembre, a pris le contrôle du Palais présidentiel et des points stratégiques du pays, continue à conduire des arrestations dans l’entourage de Mugabe. « On parle de différentes arrestations dont celle du chef de la police » confirment nos sources. « A ce point, ce que les militaires ont déclaré concernant leur volonté de ne pas renverser Mugabe mais d’arrêter ceux qu’ils ont qualifié de « criminels qui l’entourent » semble vrai » .<br />« On vit cependant dans l’incertitude et les changements tant attendus par la population sont liés à l’affrontement interne au parti de Mugabe, le ZANU-PF » commentent les sources de Fides. Hier, 16 novembre, a eu lieu une négociation entre R. Mugabe et le Chef d’Etat Major des forces armées, le GCA Chiwenga, en présence d’une délégation sud-africaine conduite par le Ministre de la Défense, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, ainsi que du Père Fidelis Mukonori SJ, ami de longue date du Président du Zimbabwe. Les détails de ladite rencontre n’ont pas été rendus publics.<br />Entre temps, est revenu au Zimbabwe l’ancien Vice-président, Emmerson Mnangagwa, qui avait été destitué la semaine passée par R. Mugabe. Victime en août d’un présumé empoisonnement, Emmerson Mnangagwa s’est heurté à la faction du ZANU-PF liée à l’épouse de R. Mugabe, Grâce. La crise qui a vu l’armée se ranger apparemment aux côtés de Emmerson Mnangagwa, a été commentée par les principales confessions chrétiennes présentes au Zimbabwe dans un message conjoint envoyé à l’Agence Fides.<br />« Les changements ont été rapides au cours de ces derniers jours mais la détérioration de la situation était sous les yeux de tous depuis longtemps déjà, en particulier au cours des rassemblements publics du parti au pouvoir, tout comme l’aggravation de la situation socioéconomique » peut-on lire dans le document signé par les Zimbabwe Heads Of Christian Denominations, sigle dont fait notamment partie la Conférence épiscopale du Zimbabwe. Les responsables religieux chrétiens affirment qu’il leur semble évident que « la politique rude et exclusiviste, l’usage croissant de l’identité ethnique qui domine les discours publics, en particulier les manifestations politiques et les moyens de communication, aurait plus encore fragmenté et menacé la cohésion déjà fragile, de notre société ».<br />La confusion qui s’est créée entre les pouvoirs législatif, exécutif et l’autorité judiciaire de l’Etat et entre le gouvernement et le parti de Mugabe, selon les responsables chrétiens, constitue le symptôme d’un « mal profond qui a frappé la nation depuis longtemps ».<br />Les communautés chrétiennes invitent tout un chacun à la prière et invoquent la constitution d’un gouvernement d’unité nationale, préalable à un dialogue entre toutes les composantes, sociales et politiques, visant à faire sortir le pays de l’impasse politique et institutionnelle. Fri, 17 Nov 2017 12:44:04 +0100AMERIQUE/MEXIQUE - Dénonciation de l'Evêque local concernant l’exode des indigènes tarahumaras suite à la violencehttp://www.fides.org/fr/news/63244-AMERIQUE_MEXIQUE_Denonciation_de_l_Eveque_local_concernant_l_exode_des_indigenes_tarahumaras_suite_a_la_violencehttp://www.fides.org/fr/news/63244-AMERIQUE_MEXIQUE_Denonciation_de_l_Eveque_local_concernant_l_exode_des_indigenes_tarahumaras_suite_a_la_violenceTarahuamara – Les indigènes Tarahumaras et Tepehuanes quittent actuellement leurs terres parce qu’ils ne trouvent plus les conditions indispensables pour y vivre, a indiqué le Curé de San José de la localité de Tarahumara, le Père Manuel Granados. « Est en cours un inexorable exode de familles en direction de la ville où se crée actuellement un problème encore plus important parce que les sites d’installation son devenus insuffisants » déclare le prêtre dans une note parvenue à Fides.<br />« Je suis témoin du fait que l’exode augmente parce que je vois l’ensemble des nouveaux sites d’installation accueillir le double des personnes prévues par rapport à leurs capacités, portant ainsi à une situation de surpeuplement s’accompagnant de problèmes de santé, de logement, d’instruction, d’accès à la nourriture et de drogue » poursuit le Père Granados. Il ajoute que la situation représente maintenant une urgence au sein des sites d’installation urbains d’indigènes, dans lesquels se trouvent, selon les estimations, quelques 20.000 personnes. El Oasis, el Pajaro Azul, Ladrillera Norte et La Soledad constituent les lieux où le problème du manque de ressources et de services est le plus fortement ressenti.<br />Selon l’Evêque de Tarahumara, S.Exc. Mgr Juan Manuel González Sandoval, M.N.M., chaque jour, ce sont en moyenne trois familles indigènes qui émigrent des communautés de montagne, principalement à cause de l’insécurité, de la violence, de l’expropriation des terres et de la destruction de la forêt.<br />L’Evêque, nommé en avril dernier, signale que le problème s’accroît depuis 8 ans et qu’il est maintenant devenu une réelle urgence. Voici deux jours, Mgr González Sandoval s’adressant à la presse à Mexico, au cours de l’Assemblée de l’Episcopat mexicain, a dénoncé le fait que la principale cause de cet exode est la violence, en particulier celle des bandes, qui, sous la menace ou par le biais d’intimidations imposent une véritable soumission à la population.<br />La situation de la Sierra de la Tarahumara devient une urgence beaucoup plus grave que ce que l’on pense en ce que nombreuses sont les ethnies présentes en ce lieu presque abandonné du département de Chihuahua. Les 63.000 Km2 de forêt et de terrain accidenté accueillent des dizaines de communautés et de centres indigènes, où la présence de l’Etat est presque invisible. C’est pourquoi augmente le niveau de violence des trafiquants de drogue qui imposent la transformation des cultures et recrutent les jeunes au sein des bandes criminelles, phénomènes face auxquels les familles préfèrent prendre la fuite. Fri, 17 Nov 2017 12:03:30 +0100AFRIQUE/RD CONGO - Accusations adressées à l’Archevêque métropolite de Kinshasa concernant ses prétendus « appels à l’insurrection »http://www.fides.org/fr/news/63243-AFRIQUE_RD_CONGO_Accusations_adressees_a_l_Archeveque_metropolite_de_Kinshasa_concernant_ses_pretendus_appels_a_l_insurrectionhttp://www.fides.org/fr/news/63243-AFRIQUE_RD_CONGO_Accusations_adressees_a_l_Archeveque_metropolite_de_Kinshasa_concernant_ses_pretendus_appels_a_l_insurrectionKinshasa – Le climat politique et social devient toujours plus tendu en République démocratique du Congo suite au report des élections présidentielles au 23 décembre 2018. L’affrontement politique cherche par ailleurs à impliquer et manipuler également les responsables religieux. Des personnes proches du pouvoir ont ainsi accusé S.Em. le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque métropolite de Kinshasa, d’inciter les artistes à l’insurrection seulement parce que l’Archevêque avait rencontré, le 10 novembre, des artistes congolais dans la Cathédrale Notre-Dame du Congo. La rencontre a été même définie de « messe noire ». « Ceci est particulièrement déplaisant – a répondu l’Archidiocèse de Kinshasa dans une note envoyée à l’Agence Fides. Le Cardinal n’a rien dit de mal et n’a en aucune manière attaqué le gouvernement. Il s’agissait d’une rencontre organisée par l’aumônerie responsable du secteur de la Culture et de l’art afin de sensibiliser les artistes à leur mission au sein de l’Eglise et de la société ».<br />La situation est devenue particulièrement complexe dans le pays depuis que, le 20 décembre 2016, le second – et dernier selon la Constitution – des mandats du Président Joseph Kabila, soit arrivé à échéance sans qu’aient été organisées de nouvelles élections. Un accord visant à organiser les présidentielles d’ici la fin de l’année en cours, ce qu’il est convenu d’appeler l’Accord de la Saint Sylvestre, a été signé le 31 décembre dernier grâce à la médiation des Evêques congolais. Après l’échec de son application, l’Ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Nikky Haley, en visite à Kinshasa, avait « imposé » des élections d’ici la fin de 2018, expliquant qu’en leur absence, les Etats-Unis auraient suspendu les aides économiques à la République démocratique du Congo.<br />Le 5 novembre, la Commission nationale électorale indépendance a fixé la date des élections présidentielles au 23 décembre 2018. L’opposition a, dès le départ, rejeté le nouveau calendrier électoral, accusant le gouvernement en place de vouloir prolonger l’instabilité et la pauvreté du peuple, organisant différentes manifestations de protestation dans tout le pays. Entre temps, les appels à la désobéissance civile augmentent et les mouvements civiques eux aussi, dont le LUCHA se sont activés ces jours derniers en organisant pour le 15 novembre une mobilisation afin d’obtenir la démission du Président Kabila avant le 31 décembre 2017.<br />Bien que, le 14 novembre, le gouvernement ait interdit toute manifestation, la mobilisation de mercredi dernier, qui a bénéficié du soutien et de la participation du Regroupement des oppositions, a presque paralysé les villes de Beni, Butembo, Goma et Lubumbashi même si elle n’a intéressé que marginalement la capitale, Kinshasa. Les incidents n’ont pas manqué. Dans les rues de Lubumbashi, des barricades ont été érigées et un véhicule a été incendié alors qu’à Kinshasa, une personne a été blessée suite à l’attaque perpétrée contre deux autobus du transport public. L’intervention de la police, par ailleurs annoncée à la veille des manifestations, a porté à l’arrestation de 25 personnes. Les manifestations de mercredi dernier semblent constituer seulement le début d’une série de marches et manifestations de désobéissance civile programmées pour ces prochains jours afin de contraindre le Président à la démission. Entre temps, l’Eglise sensibilise les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté afin de faire sortir le pays de la pauvreté et de le lancer sur les chemins menant à la paix et à la non violence. Fri, 17 Nov 2017 11:43:42 +0100AMERIQUE/HAITI - La solidarité des missionnaires envers les handicapés entre pauvreté, maladies et malnutritionhttp://www.fides.org/fr/news/63242-AMERIQUE_HAITI_La_solidarite_des_missionnaires_envers_les_handicapes_entre_pauvrete_maladies_et_malnutritionhttp://www.fides.org/fr/news/63242-AMERIQUE_HAITI_La_solidarite_des_missionnaires_envers_les_handicapes_entre_pauvrete_maladies_et_malnutritionPort-au-Prince – A Haïti, les personnes vivent dans des baraques et la moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable, ne dispose pas de nourriture suffisante pour son alimentation et connaît le plus fort taux de mortalité infantile d’Amérique latine. En effet, un enfant sur dix ne parvient pas à l’âge de 5 ans.<br />Après le séisme dévastateur qui a causé voici quatre ans la mort de 200.000 personnes et un an après le passage de l’ouragan Matthew, qui a fait mille morts et des milliers d’évacués, aujourd’hui sont signalées de fortes pluies sur l’île des Caraïbes, lesquelles ont causé la mort de 5 personnes ainsi que l’inondation de milliers d’habitations. La situation est particulièrement alarmante pour la population la plus pauvre qui a construit sans autorisations des habitations précaires à proximité des canaux et cours d’eau.<br />Heureusement, de l’île arrivent également des messages d’espérance comme ceux des missionnaires camilliens qui, au nom du Père Antonio Menegon, MI, pendant des années présent dans l’île, nous racontent leurs activités quotidiennes, principalement au profit des enfants handicapés, la strate la plus faible de la population, qui ont vu leur nombre augmenter de 15% après le séisme.<br />« Le 1er novembre dernier, Solennité de la Toussaint – raconte le Père Menegon – dans notre Centre pour handicapés d’Haïti, nous avons inauguré un nouveau centre d’accueil pour 20 enfants et jeunes de 10 à 20 ans. C’est un beau résultat qui ouvre le cœur à l’espérance, rend la vie de ses enfants plus digne et plus humaine et en outre est de grande utilité aux familles très pauvres d’Haïti qui ne parviennent pas à assurer l’assistance adéquate à ces enfants ».<br />« En outre, au Centre pour handicapés Foyer Saint Camille de Port-au-Prince se poursuivent des cours de formation destinés au personnel qui, avec amour et passion, prend soin au quotidien des jeunes handicapés de 1 à 10 ans accueillis au sein de ce même foyer » continue le Père Menegon.<br />« Les blobs opératoires de l’hôpital Saint Camille de Port-au-Prince ont augmenté le nombre des interventions chirurgicales, surtout au profit des enfants présentant des hernies, des malformations et des pathologies susceptibles d’être traitées de manière chirurgicale.<br />A Jérémie, au sein du village Saint Camille qui accueille 30 familles, nous terminons actuellement la construction d’une petite école afin d’offrir une instruction à 120 enfants des classes du primaire » conclut le missionnaire. Fri, 17 Nov 2017 11:04:09 +0100ASIE/HONG KONG - Le Père Gaetano Nicosia, ange des lépreux, un demi-siècle de mission au milieu d’euxhttp://www.fides.org/fr/news/63241-ASIE_HONG_KONG_Le_Pere_Gaetano_Nicosia_ange_des_lepreux_un_demi_siecle_de_mission_au_milieu_d_euxhttp://www.fides.org/fr/news/63241-ASIE_HONG_KONG_Le_Pere_Gaetano_Nicosia_ange_des_lepreux_un_demi_siecle_de_mission_au_milieu_d_euxHong Kong – Nous étions en août 1963 lorsqu’un jeune missionnaire salésien, le Père Gaetano Nicosia, arriva à Ka Ho, un endroit reculé de l’île de Coloane, Macao, pour prendre soin d’une centaine de patients affectés par la maladie de Hansen qui vivaient là après la fermeture des léproseries en Chine. La situation d’abandon et d’isolement, y compris sanitaire, était dramatique, caractérisée par de fréquentes violences et par des suicides. La léproserie pouvait être atteinte seulement en barque mais les bateliers ne voulaient pas descendre à terre et les vivres étaient portés à la rive à l’aide de cordes.<br />Le Père Nicosia est né le 3 avril 1915 à San Giovanni La Punta, en province de Catane et avant même de prononcer sa première profession salésienne, en 1935, il avait commencé sa mission à Hong Kong. Ordonné prêtre en 1946, en l’église Saint Joseph de Macao, après une première période passée en Chine, en province de Guangdong, il se dédia, après son expulsion en 1950, aux élèves de l’école Saint Louis de Hong Kong. Toutefois, il sentait un très fort désir de vivre la mission avec les plus pauvres et même avec les lépreux. Lorsque l’Evêque de Macao demanda une aide aux salésiens en faveur des lépreux de Coloane, le Père Nicosia put donc réaliser son aspiration la plus profonde, qui le portera à être connu sous le nom « d’ange des lépreux ».<br />Il se transféra donc à Ka Ho et, pendant 48 ans, de 1963 à 2011, il vécut avec les lépreux, transformant radicalement ce lieu de désespoir en un centre propre et digne. Il fit arriver des médecins et des infirmiers pour prêter des soins médicaux adéquats. Fut garantie par ailleurs une alimentation saine et variée alors que les petites maisons furent restructurées et l’environnement réordonné et nettoyé. Grâce à sa présence, arrivèrent l’eau potable et l’énergie électrique. Furent créés une ferme et des ateliers pour les différents métiers afin que chacun ait un travail ou une mission à accomplir. Pour discuter et prendre les décisions concernant la petite communauté, fut également constitué un Conseil.<br />Le Père Nicosia vivait avec eux, leur assurant, outre la dignité et le bien-être, l’annonce de la foi chrétienne. Lorsqu’il était arrivé à la léproserie, les catholiques étaient au nombre d’une quinzaine mais, peu à peu, tous embrassèrent la foi grâce à son témoignage de vie et à son dévouement au catéchisme. Furent construites également une école et une église, dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs.<br />En 1970, une quarantaine de lépreux furent congédiés en tant que guéris mais les autres aussi, environ 70, retournèrent peu à peu dans le monde. Le Père Nicosia aida de nombreux anciens malades à vaincre la stigmatisation qui les frappait encore et à se réinsérer dans la société. En 2011, les malades étaient tous guéris et la majeure partie d’entre eux travaillait comme enseignants, employés et professionnels. Le Père Nicosia n’a pas été insensible aux lépreux de la province du Guangdong, où il a collaboré avec les autorités locales à la réhabilitation des malades et des enfants fils de lépreux, leur offrant une éducation scolaire et un soutien en vue de leur avenir.<br />Le Père Nicosia, prêtre d’une grande spiritualité, a été confesseur et directeur de prêtres, religieux, religieuses et laïcs. Il est mort à Hong Kong le 6 novembre, à l’âge de 102 ans. Ses obsèques se sont déroulées le 14 novembre en la Cathédrale avant son inhumation au cimetière Saint Michel de Macao.<br />Au fil des ans, de nombreuses personnes, frappées par la foi et l’affabilité du Père Nicosia, qui a reçu de nombreuses reconnaissances et décorations pour son œuvre de la part du gouvernement de Macao et de la Présidence de la République italienne, l’ont soutenu dans son œuvre de bien qu’il a portée partout où il est allé, sachant que tous doivent concourir au bien. Un documentaire intitulé « le Père Gaetano Nicosia, ange des lépreux » lui a notamment été dédié en 2015. Fri, 17 Nov 2017 10:41:04 +0100ASIE/PHILIPPINES - Vers la fin du mystère entourant l’homicide du Père Fausto Tentoriohttp://www.fides.org/fr/news/63240-ASIE_PHILIPPINES_Vers_la_fin_du_mystere_entourant_l_homicide_du_Pere_Fausto_Tentoriohttp://www.fides.org/fr/news/63240-ASIE_PHILIPPINES_Vers_la_fin_du_mystere_entourant_l_homicide_du_Pere_Fausto_TentorioKidapawan – « Il existe des signaux positifs et des progrès indubitables en ce qui concerne la résolution de l’homicide du Père Fausto Tentorio et la possibilité que justice lui soit rendue. Le nouveau groupe d’enquêteurs nommé par le gouvernement du Président Duterte a porté ses premiers fruits. Des enquêtes approfondies conduites et de l’audition de nouveaux témoins à Arakan ont porté à des actions contre une douzaine de personnes parmi lesquelles pourraient se trouver les exécuteurs matériels du crime et ses mandants. Parmi les inculpés se trouvent deux commandants de l’armée et différents membres de groupes paramilitaires. Nous sommes contents parce que le procès visant à rendre justice , qui languissait depuis trop longtemps, s’est réveillé ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Peter Geremia, missionnaire de l’Institut pontifical des Missions étrangères dans le sud des Philippines, confrère du défunt Père Tentorio, missionnaire de 59 ans tué au matin du 17 octobre 2011 par deux tueurs hors de l’église, dans la zone d’Arakan, à Mindanao, où le Père Tentorio exerçait son ministère depuis 1979, en particulier au profit des communautés indigènes.<br />Dans le cadre de l’entretien accordé à Fides, le Père Geremia fait l’éloge de l’action du Procureur adjoint, Peter Ong, nommé par le Département de la Justice de Manille, qui se trouve à la tête du nouveau groupe d’enquêteurs, lequel s’est rendu à Arakan pour y effectuer de nouvelles enquêtes. Il exprime l’espoir que « le procès arrive à son terme, selon des principes de légalité mettant un terme à l’impunité qui dure depuis six ans ».<br />Le missionnaire rappelle que, « depuis six ans, le 17 de chaque mois, nous célébrons le Saint Sacrifice de la Messe pour faire mémoire du Père Tentorio et le 17 octobre de chaque année, des célébrations de prière et des manifestations pacifiques réunissent des milliers de personnes sur sa tombe, à Kidapawan ». Le mouvement spontané, formé par de nombreux responsables indigènes, continue à réclamer la justice et a lancé une nouvelle initiative : le Sommet des Peuples pour la paix, présentant au gouvernement philippin un agenda pour la paix dans la région d’Arakan, encore traversée par des conflits entre l’armée, des groupes paramilitaires et des guérilleros rebelles du groupe communiste Nouvelle armée populaire.<br />Selon les nouvelles informations ayant émergé de l’enquête, le Père Tentorio aurait été tué justement parce que considéré comme un sympathisant de ces groupes rebelles. Le missionnaire s’occupait de promouvoir la vie et les droits des communautés indigènes, en particulier lorsqu’il s’agissait de les défendre contre les visées de sociétés désireuses d’exploiter les ressources minières locales, en connivence avec les responsables militaires et politiques. Thu, 16 Nov 2017 13:45:21 +0100ASIE/MYANMAR - Vers l'avènement de la « spiritualité de l’unité » au sein de l’Eglise au Myanmarhttp://www.fides.org/fr/news/63239-ASIE_MYANMAR_Vers_l_avenement_de_la_spiritualite_de_l_unite_au_sein_de_l_Eglise_au_Myanmarhttp://www.fides.org/fr/news/63239-ASIE_MYANMAR_Vers_l_avenement_de_la_spiritualite_de_l_unite_au_sein_de_l_Eglise_au_MyanmarYangon – Les Evêques catholiques du Myanmar sont désireux de promouvoir la « spiritualité de l’unité ». C’est ce que révèle à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Félix Liam, Président de la Conférence épiscopale du Myanmar. Ses membres ont fait preuve d’une vive attention envers la réalité ecclésiale qui promeut la « spiritualité de l’unité » à savoir le Mouvement des Focolari fondé par Chiara Lubich en 1943. En juin dernier, un certain nombre de délégués des Focolari ont eu une rencontre à Yangon avec des représentants de l’Eglise birmane qui ont publiquement apprécié l’esprit du Mouvement, qui promeut des idéaux d’unité et de fraternité universelle entre peuples, cultures et religions.<br />« La population du Myanmar a besoin de redécouvrir cette unité » a déclaré Mgr Liam à Fides. « J’ai été très impressionné par l’histoire de la vie charismatique et prophétique de la fondatrice du mouvement. Plus que jamais, l’Eglise birmane a besoin de mouvements comme les Focolari. Alors que l’arrogance du pouvoir divise les personnes sur la base de la couleur et de la race, l’esprit des Focolari crée une communion globale pour la paix mondiale » a ajouté S.Em. le Cardinal Charles Bo, Archevêque de Yangon.<br />Les Evêques du Myanmar apprécient l’idée de construire « une Eglise qui soit témoin de la communion » offrant au pays un exemple « d’unité dans la diversité ». Parlant à Fides, le Cardinal a rappelé que « l’Eglise catholique au Myanmar s’engage à promouvoir et à prier pour la justice, la paix, la dignité humaine, mission commune à toutes les religions. Aucune religion ne parle de haine. Ceux qui propagent la haine au nom de la religion sont de vrais ennemis de la religion. Nous avons un grand désir de paix et nous devons être agents de paix et d’unité dans notre pays. Notre nation souffre de blessures profondes à cause des divisions et de la haine présentes dans la société. Nous sommes appelés à porter lumière et joie à ceux qui vivent dans les ténèbres de la peur, de la haine et de la tristesse. C’est dans cet esprit que nous attendons le Pape François, qui sera bientôt parmi nous ». Thu, 16 Nov 2017 13:22:28 +0100AFRIQUE/EGYPTE - Peine de mort pour le meurtrier du prêtre copte, dans l’attente de son approbation de la part du grand muftihttp://www.fides.org/fr/news/63238-AFRIQUE_EGYPTE_Peine_de_mort_pour_le_meurtrier_du_pretre_copte_dans_l_attente_de_son_approbation_de_la_part_du_grand_muftihttp://www.fides.org/fr/news/63238-AFRIQUE_EGYPTE_Peine_de_mort_pour_le_meurtrier_du_pretre_copte_dans_l_attente_de_son_approbation_de_la_part_du_grand_muftiLe Caire – Le Tribunal pénal du Caire nord a condamné à mort Ahmed Said al-Sonbati, le jeune qui, le 13 octobre dernier, avait agressé et tué à coups de poing et d’arme blanche le prêtre copte Samaan Shehata dans une rue de la périphérie de la capitale égyptienne . Le 15 novembre – indiquent les moyens de communication égyptiens – la documentation du procès a été déposée au bureau du grand mufti d’Egypte, qui devra confirmer la légitimité de la décision du point de vue de la doctrine juridique islamique. La décision finale sera émise le 18 janvier prochain.<br />Au cours du procès, le meurtrier a confessé avoir prémédité l’homicide et avoir étudié les mouvements du prêtre avant de l’agresser et de l’assassiner. Le Père Shehata a été agressé par son meurtrier alors qu’il se trouvait en voiture en compagnie d’un autre prêtre. Le meurtrier l’a contraint à descendre de la voiture puis s’est acharné sur lui à coups de poings et de couteaux, provoquant sa mort.<br />Après l’homicide, certaines versions données par les moyens de communication égyptiens avaient présenté l’assassin comme une personne souffrant de troubles mentaux. Des représentants de l’Eglise copte orthodoxe, comme l’Evêque copte orthodoxe de Beba, al Fashn et Samasta, Stephanos, avaient réfuté avec force cette thème, qui visait à présenter le meurtre comme un acte violent commis par un fou. Avant le procès, une expertise médicale a attesté que l’assassin ne présente aucun trouble mental et qu’il était pleinement conscient lorsqu’il a commis son geste.<br />Le prêtre copte Samaan Shehata, marié et père de trois enfants, appartenant à un Diocèse copte orthodoxe de Haute Egypte, se trouvait au Caire pour recueillir des fonds au profit des pauvres de sa région d’origine. Après l’homicide, l’Evêque copte orthodoxe Raphaël, Secrétaire du Saint Synode de l’Eglise copte orthodoxe, a diffusé un communiqué dans lequel, entre autres choses, il déplorait le fait que, par le passé, de nombreux criminels et terroristes ayant perpétré des crimes contre des chrétiens n’aient été condamnés à aucune peine, certains ayant même été relâchés après leur arrestation. Une telle anomalie – avait souligné l’Evêque copte orthodoxe – contribue à répandre l’idée selon laquelle les crimes commis contre des citoyens chrétiens restent souvent impunis. Thu, 16 Nov 2017 12:55:07 +0100AMERIQUE/NICARAGUA - De la nécessité d’une profonde réforme électorale selon la Conférence épiscopalehttp://www.fides.org/fr/news/63237-AMERIQUE_NICARAGUA_De_la_necessite_d_une_profonde_reforme_electorale_selon_la_Conference_episcopalehttp://www.fides.org/fr/news/63237-AMERIQUE_NICARAGUA_De_la_necessite_d_une_profonde_reforme_electorale_selon_la_Conference_episcopaleManagua – La Conférence épiscopale du Nicaragua a tenue du 13 au 15 novembre son Assemblée plénière annuelle pour connaître et partager le travail des différentes Commissions épiscopales en relation avec la réalité sociale du pays. Le but principal de la rencontre a consisté dans l’évaluation du travail effectué afin de préparer un plan d’action pour 2018 et pour chacun des Diocèses du Nicaragua. L’esprit de communion promu par tous les Evêques ayant participé à la réunion a créé la conscience de la nécessité d’un plus fort engagement dans les différentes réalités sociales, politiques, économiques et religieuses du pays.<br />Au cours de la conférence de presse d’hier, convoquée pour communiquer les conclusions de l’Assemblée, S.Exc. Mgr Juan Abelardo Mata Guevara, S.D.B., Evêque d’Esteli et nouveau Secrétaire général et porte-parole de la CEN, a souligné que le pays a besoin d’une profonde réforme électorale permettant d’offrir des garanties à la population en ce qui concerne l’avenir démocratique du pays. Dans le même temps, il s’est plaint de la violence ayant caractérisé les dernières réunions électorales, qui ont fait 7 morts et des centaines de blessés.<br />« Nous parlons par expérience. Nous portons avec nous le sentiment et la douleur d’un peuple. Nous croyons à ce besoin. Il est préférable de refaire le parcours depuis le début pour donner vie à une institution crédible dans le cadre de laquelle le peuple puisse aller avec joie, comme à une fête civile, pour exprimer son vote » a déclaré l’Evêque.<br />Il a ensuite informé les participants de la composition de la nouvelle Présidence de la CEN : S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, Archevêque de Managua, prend la charge de Président, Leurs Excellences NN.SS. Pablo Ervin Schmitz Simon, O.F.M. Cap., Vicaire apostolique de Bluefields et Silvio Báez, Evêque auxiliaire de Managua, respectivement celles de Vice-président et de responsable de la Commission pour la Famille et la Vie et du Tribunal ecclésiastique. La nouvelle direction de la CEN conservera ses fonctions jusqu’en 2020.<br />A ce propos, Mgr Mata a tenu à souligner le soutien apporté par la CEN à Mgr Silvio Báez, accusé indirectement par le Président du Nicaragua, Daniel Ortega, de ne pas s’être rendu aux urnes lors des dernières élections municipales du 5 novembre. « Cette attaque envers notre frère nous blesse. C’est un Pasteur de l’Eglise qui a été attaqué et par suite l’Eglise elle-même » a déclaré Mgr Mata au nom de l’Episcopat.<br />Dans le cadre des élections municipales du 5 novembre, le Front sandiniste est parvenu à remporter 135 des 153 communes de l’ensemble du pays, après une journée de suffrage particulièrement violente, comprenant manifestations et affrontements, qui ont fait des morts et des blessés. Le Président Ortega, au cours d’un hommage public à Carlos Fonseca, fondateur du Front sandiniste, en date du 8 novembre, a accusé Mgr Baez d’avoir voulu défier les autorités effrontément par son geste consistant à ne pas aller voter parce qu’il estime que le système électoral du Nicaragua est vicié et frauduleux .<br />Selon les données recueillies par Fides, Mgr Baez est l’un des Evêques les plus aimés et respectés du Nicaragua. Il bénéficie également de l’admiration des intellectuels et des activistes se déclarant athées justement à cause de ses positions critiques envers le gouvernement du Président Ortega dont il dénonce les excès directement et par le biais des réseaux sociaux, sur lesquels il est très actif. « Pas d’activité sans réflexion, pas d’éthique sans gentillesse, ni de politique sans morale pas plus que d’intellectualisme sans sagesse » a écrit Mgr Baez dans un message Twitter du 8 novembre. Thu, 16 Nov 2017 12:33:17 +0100AMERIQUE/PORTO RICO - Traumatismes et dommages psychologiques pour les victimes des ouragans, apeurés par la reprisehttp://www.fides.org/fr/news/63236-AMERIQUE_PORTO_RICO_Traumatismes_et_dommages_psychologiques_pour_les_victimes_des_ouragans_apeures_par_la_reprisehttp://www.fides.org/fr/news/63236-AMERIQUE_PORTO_RICO_Traumatismes_et_dommages_psychologiques_pour_les_victimes_des_ouragans_apeures_par_la_repriseSan Juan - A Porto Rico, l’urgence n’est pas encore passée bien que 47 jours nous séparent maintenant du passage des ouragans Irma et Maria qui, le 20 septembre dernier, ont été porteurs de graves dévastations . Le problème le plus sérieux continue à être le manque d’énergie électrique dans une bonne partie de l’île après que les vents forts aient arraché les poteaux des lignes électriques et fait tomber des arbres sur les câbles. Par conséquent, différents services, tels que la fourniture en eau, les services de dépuration et les moyens de communication en ressentent. Actuellement les estimations font état d’au moins 150.000 personnes ayant quitté l’île pour s’établir aux Etats-Unis.<br />Parmi les nombreuses initiatives menées jusqu’ici, le Centre de soutien aux victimes du crime offre des services multidisciplinaires afin d’aider à surmonter les dommages émotionnels subis par les personnes ayant été victimes d’actes criminels et de violence.<br />L’organisation sans but lucratif est intervenue immédiatement, une semaine seulement après le passage des ouragans et depuis lors continue à apporter sa contribution aux victimes. Le Centre, offre entre autres régulièrement des services de travail social, de psychothérapie, de consultation, d’orientation et d’assistance légale.<br />Selon une note parvenue à Fides, le CAVIC a également lancé une collaboration avec le Réseau des hôtels de Porto Rico et a débuté des visites et des rencontres dans les centres d’accueil où se trouvent les mineurs ayant subi des mauvais traitements. Parmi eux, le centre d’accueil Cuna est considéré comme le premier à Porto Rico en ce qui concerne les enfants maltraités et victimes d’abus qui y arrivent seuls et volontairement.<br />« Une expérience comme celle-ci, provoquée par un événement atmosphérique, peut exacerber les symptômes de stress post-traumatique » a déclaré la responsable du CAVIC. Des rencontres que les experts ont eu avec les jeunes victimes, il ressort des phénomènes tels que l’angoisse pour le sort des parents après l’ouragan. « Le CAVIC a lancé, notamment pour cette raison, des activités éducatives et récréatives, ainsi qu’un séminaire centré sur la gestion de l’angoisse tant au sein des communautés que dans les centres d’accueil. Jusqu’ici, nous avons assisté 400 personnes, en majorité victimes de violences liées au sexe même si pratiquement tous ceux qui sont arrivés après l’ouragan ont eu affaire à ce type de violence » a conclu la responsable.<br />Toutefois, à un peu moins d’un mois de l’événement, quelques bonnes nouvelles peuvent être données comme la réouverture de 98 écoles publiques, soit environ 9% du total de celles de l’île, même si les jours de classe ont été réduits de moitié et si les élèves doivent porter des bouteilles d’eau de chez eux ainsi qu’un produit contre les moustiques. Thu, 16 Nov 2017 11:27:30 +0100AFRIQUE/TOGO - Appel d’un missionnaire togolais oeuvrant en RDC en faveur de l’autonomie des choix des peuples africainshttp://www.fides.org/fr/news/63235-AFRIQUE_TOGO_Appel_d_un_missionnaire_togolais_oeuvrant_en_RDC_en_faveur_de_l_autonomie_des_choix_des_peuples_africainshttp://www.fides.org/fr/news/63235-AFRIQUE_TOGO_Appel_d_un_missionnaire_togolais_oeuvrant_en_RDC_en_faveur_de_l_autonomie_des_choix_des_peuples_africainsLomé – « La population demande actuellement une seule chose, à savoir une alternative et ce parce que, depuis 50 ans, le Togo connaît la même réalité, le même nom, la même famille. Le peuple demande donc seulement de se voir offert une alternative pour voir si celle-ci fonctionne. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une requête excessive, mais d’une demande juste ». C’est ce que déclare dans un entretien accordé à l’Agence Fides le Père Elias Sindjalim, missionnaire combonien togolais qui œuvre en République démocratique du Congo.<br />L’actuel Président, Faure Essozimna Gnassingbé, est au pouvoir depuis 2005, après avoir succédé à son père, Étienne Eyadéma Gnassingbé, mort cette année-là. Celui-ci avait pris le pouvoir en 1967 au travers d’un coup d’Etat militaire. Depuis août, l’opposition et la société civile manifestent pacifiquement pour demander la démission de Faure Gnassingbé, qui cherche actuellement à trouver des solutions constitutionnelles pour demeurer au pouvoir pour au moins dix ans supplémentaires.<br />En septembre, les Evêques avaient appuyé les requêtes populaires en demandant de rétablir la limite de deux mandats présidentiels établie par la Constitution de 1992 .<br />« L’Eglise a été claire : la Conférence épiscopale du Togo a affirmé clairement que ce que demande la population constitue une requête légitime qui doit donc être accueillie » commente le Père Sindjalim. Le religieux combonien se déclare optimiste parce que « lorsque le peuple prend en main son destin, il existe une espérance. La lutte pourra être longue mais la victoire nous appartiendra. Je tiens à souligner que la contestation populaire est pacifique ».<br />« Le gouvernement a proposé d’ouvrir un dialogue – poursuit le missionnaire. La société civile se déclare d’accord pour le dialogue mais rappelle qu’ont déjà eu lieu de nombreuses tentatives qui n’ont servi à rien. Maintenant, la pression populaire continue à pousser afin que cette fois des résultats concrets et un véritable changement soient obtenus ».<br />La République démocratique du Congo connaît actuellement une situation similaire. Un second et dernier mandat du Président Josesph Kabila est arrivé à échéance le 20 décembre 2016 mais ce dernier se trouve encore au pouvoir. Les prochaines élections présidentielles ont été, dans ce cas, fixées au 23 décembre 2018.<br />Nous demandons au Père Sindjalim s’il existe des similitudes entre les situations togolaise et congolaise. A cette question, il répond ainsi : « Le Togo et la République démocratique du Congo ont des histoires différentes mais toutes deux nous disent que le destin commun des peuples africains est de prendre en main leur destin. Je crois que personne ne viendra de l’extérieur de l’Afrique pour nous donner ce que nous cherchons. C’est cela que nous disent actuellement tant le peuple congolais que celui du Togo : laissez-nous prendre notre destin en main, ne nous laissez pas prisonniers de cette situation ». Thu, 16 Nov 2017 09:55:17 +0100ASIE/ARABIE SAOUDITE - Vers l’ouverture du premier centre de dialogue interreligieux en Arabie Saoudite après la visite du Patriarche d’Antioche des Maroniteshttp://www.fides.org/fr/news/63234-ASIE_ARABIE_SAOUDITE_Vers_l_ouverture_du_premier_centre_de_dialogue_interreligieux_en_Arabie_Saoudite_apres_la_visite_du_Patriarche_d_Antioche_des_Maroniteshttp://www.fides.org/fr/news/63234-ASIE_ARABIE_SAOUDITE_Vers_l_ouverture_du_premier_centre_de_dialogue_interreligieux_en_Arabie_Saoudite_apres_la_visite_du_Patriarche_d_Antioche_des_MaronitesRiyad – L’un des fruits concrets de la brève mais importante visite accomplie en Arabie Saoudite par le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, pourrait être l’autorisation de la part de la monarchie saoudienne de créer sur le territoire du royaume un Centre international permanent pour le dialogue interreligieux. Le nouvel organisme – indiquent à Fides des sources libanaises qui n’ont pas encore rencontré de confirmation officielle – pourrait être accueilli sur le site d’une antique église vieille de 900 ans et reportée à la lumière, laquelle serait restaurée de fonds en comble dans ce but.<br />Les sources officielles saoudiennes ne confirment pas les indiscrétions relatives au futur Centre pour le dialogue interreligieux mais ont amplement couvert la visite en Arabie du Patriarche d’Antioche des Maronites, mettant l’emphase sur l’événement et le présentant comme une confirmation de l’intention de la monarchie saoudienne de s’ouvrir au dialogue avec d’autres réalités et communautés religieuses.<br />Le 14 novembre, lors de sa courte visite à Riyad, le Cardinal Rai, a rencontré notamment le Roi Salman Bin Abdulaziz et le Prince héritier, Mohammed Bin Salman, actuel homme fort du régime saoudien. Dans les communiqués émis par les agences officielles, la visite du Patriarche d’Antioche des Maronites a été présentée comme un signe des « relations fraternelles entre le Royaume et le Liban » et comme une confirmation du « rôle important des différentes religions et cultures pour promouvoir la tolérance et endiguer la violence ».<br />Au cours de sa visite, le Cardinal a rencontré également le Premier Ministre libanais, Saad Hariri, qui a annoncé le 4 novembre, sa démission, alors qu’il se trouvait à Riyad. Le Patriarche d’Antioche des Maronites a déclaré être « convaincu » par les motifs qui ont poussé S. Hariri à sa décision. Ce dernier a déclaré de son côté son intention de retourner au Liban dans les prochains jours alors que sa famille restera dans la capitale saoudienne. On rappellera que le Premier Ministre possède la double nationalité libanais et saoudienne. Entre temps, le Chef de l’Etat libanais, Michel Aoun, a affirmé considérer Saad Hariri de facto comme prisonnier des saoudiens. « Rien ne justifie que Saad Hariri ne soit pas rentré depuis 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la Convention de Vienne » peut-on lire dans un message Tweeter émis par ce même Michel Aoun le 15 novembre. Wed, 15 Nov 2017 13:50:29 +0100ASIE/KAZAKHSTAN - Rencontrer Dieu à Kapchagayhttp://www.fides.org/fr/news/63233-ASIE_KAZAKHSTAN_Rencontrer_Dieu_a_Kapchagayhttp://www.fides.org/fr/news/63233-ASIE_KAZAKHSTAN_Rencontrer_Dieu_a_KapchagayKapchagay – « Ici, au Kazakhstan, je fais l’expérience au quotidien du fait que, toute aide, aussi petite et insignifiante qu’elle puisse sembler, peut représenter, pour nombre de personnes, une étape fondamentale pour retrouver leur dignité. J’ai vu des vagabonds retrouver un travail, des affamés prendre place à table, des visages tristes redevenir souriants. Tout cela me permet de croire dans le pouvoir de la bonté humaine et, surtout, ouvre grand une porte beaucoup plus importante, celle de la rencontre avec Dieu ». C’est en ces termes que le Père Artur Zaras, prêtre polonais en mission depuis quatre ans dans la ville kazakhe de Kapchagay, raconte à l’Agence Fides son expérience pastorale. L’action du prêtre au sein de la Paroisse de Kapchagay, appartenant au Diocèse d’Alma Ata, dans le sud du Kazakhstan, explique-t-il, n’est pas exclusivement liée à l’assistance mais a pour base « une vocation pédagogique s’adressant en particulier aux jeunes nécessiteux pour les aider à réaliser leurs rêves, surtout grâce à une opportunité d’instruction ».<br />A Kapchagay, l’un des principaux problèmes sociaux est constitué par l’abandon des enfants de la part des familles en état de grave indigence. C’est pourquoi l’Eglise catholique a créé les Foyers, maisons qui pourvoient au soin des enfants. Sept de ces maisons d’accueil existent actuellement au sein du Diocèse d’Alma Ata pour un total de quelques 70 jeunes pris en charge qui, selon leur âge, fréquentent l’école maternelle ou répondent à leurs obligations scolaires. A Alma Ata, existe également une maison où vivent les jeunes qui, une fois terminé l’enseignement secondaire à Kapchagay, fréquentent l’école professionnelle ou supérieure. Avec l’aide des Missionnaires de la Charité et de bénévoles laïcs, le Père Zaras accompagne enfants et jeunes dans un parcours fait de « prière, de catéchèses, d’activités ludiques et de formation, d’excursions : une grande opportunité de croissance, pour être plus proches de Dieu et Le reconnaître en tant qu’ami » déclare-t-il.<br />Le Curé raconte à Fides avoir accompagné les jeunes, ces mois derniers, à la découverte des lieux mariaux du Kazakhstan : « Nous avons expliqué aux enfants la signification de la venue au monde de Jésus et que chacun d’entre nous est « une petite Marie ». A l’occasion du Centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima, nous nous sommes rendus à la Cathédrale de Karaganda, dédiée à Notre-Dame, en priant en particulier pour la paix ». Le prêtre souligne que les jeunes ont pu découvrir « de nouveaux lieux, des cultures et des traditions. Par exemple, à Pavlodar, dans le nord-est du pays, raconte-t-il, « nous avons été reçus par un prêtre de l’Eglise gréco catholique. Les jeunes ont été très intéressés par sa figure et ont posé de nombreuses questions sur les différences entre eux et nous ».<br />Au Kazakhstan, selon les données officielles du Ministère des Affaires étrangères, sur une population totale de plus de 17 millions d’habitants, les chrétiens représentent quelques 26% de la population et les catholiques 1%. Toujours selon ces données, les fidèles seraient au nombre de 130.000, en particulier des anciens déportés arrivés dans le pays à l’époque du régime soviétique, mais leur nombre semble diminuer à cause de l’émigration en direction de leurs pays d’origine respectifs.<br />L’Eglise catholique au Kazakhstan est organiste en 4 Diocèses et compte 70 Paroisses au total. Les prêtres présents sont au nombre de 91 dont 61 diocésains. Wed, 15 Nov 2017 13:28:12 +0100ASIE/INDONESIE - Gouverneur musulman de Djakarta contesté lors d’une commémoration au Collège des Jésuiteshttp://www.fides.org/fr/news/63232-ASIE_INDONESIE_Gouverneur_musulman_de_Djakarta_conteste_lors_d_une_commemoration_au_College_des_Jesuiteshttp://www.fides.org/fr/news/63232-ASIE_INDONESIE_Gouverneur_musulman_de_Djakarta_conteste_lors_d_une_commemoration_au_College_des_JesuitesDjakarta – La présence du nouveau gouverneur de Djakarta, le musulman Anies Baswedan, à la célébration des 90 ans du prestigieux Collège masculin Canisius, géré par la Compagnie de Jésuites en Indonésie, a provoqué une contestation limitée mais évidente contre sa personne. Ainsi que l’a appris Fides, le gouverneur avait été invité par les responsables de l’école à la cérémonie tenue ces derniers jours au grand Centre des Congrès Jakarta International Expo afin de commémorer la fondation de l’Institut d’Etudes supérieures ouvert dans la capitale indonésienne en 1927. Parmi les participants, étaient présents le célèbre pianiste Ananda Sukarlan, ancien élève du Collège, et d’autres élèves qui se sont ostensiblement levé et ont quitté la salle lorsque le gouverneur a pris la parole pour prononcer son discours. Les contestataires ont affirmé que « ses valeurs contredisent les principes enseignés dans cette école ».<br />Lorsque le gouverneur a quitté l’événement, les contestataires ont regagné leurs places. Ananda Sukarlan, aujourd’hui musicien affirmé, a critiqué les organisateurs pour avoir invité le gouverneur Baswedan.<br />Le Père Franz Magnis-Suseno, l’un des enseignants les plus connus et appréciés de l’Institut, a stigmatisé l’affrontement et la protestation « militante ». Parlant avec l’Agence Fides, le Jésuite a déclaré que « l’invitation des organisateurs au gouverneur de Djakarta est appropriée et correcte » faisant part de sa satisfaction pour la participation de ce dernier à la cérémonie. En exprimant son désaccord à propos de la contestation, le Père Magnis-Suseno remarque que « elle aurait été justifiée si le gouverneur avait dit quelque chose d’obscène ou d’offensif » mais le contester a priori dans le cadre d’un événement ne revêtant aucun caractère politique, « démontre une hostilité publique et un préjudice qui ne fait certes pas de bien et peut résulter contreproductif, en fomentant l’affrontement dans un pays vulnérable à l’intolérance ».<br />Le jésuite observe par ailleurs : « Ne faudrait-il pas accorder au gouverneur la possibilité de démontrer qui il est et ce qu’il veut faire ? Nous, catholiques, ne pouvons choisir le pays dans lequel nous vivons : 57% des électeurs de Djakarta ont choisi Anies Baswedan et nous devons respecter leur choix et être en mesure de vivre avec lui. Le Collège Canisius doit remplir sa mission quelque soit l’administration qui gouverne Djakarta et c’est pourquoi je crois qu’il est juste d’avoir invité le gouverneur, Anies Baswedan, en tant que représentant des institutions ». En outre, « il faut respecter un hôte même si, personnellement, on n’est pas d’accord avec lui. Il était possible de critiquer, dans un second temps, le Comité organisateur. Lancer une contestation ouverte contre le gouverneur constitue un abus d’opportunité » remarque-t-il. Le Collège Canisius « poursuivra sa mission de haute formation dans le domaine de l’instruction à l’avenir, d’autant plus si la situation sociale et politique en Indonésie devait devenir plus difficile » a indiqué le Père Magnis-Suseno.<br />Le nouveau gouverneur Baswedan a été élu à Djakarta en avril dernier, au terme d’une campagne électorale controversée, caractérisée par les accusations et la condamnation de son adversaire, le gouverneur sortant, chrétien d’origine chinoise, Basuki Tjahaja Purnama, dit “Ahok”, à une peine d’incarcération pour blasphème. Le gouverneur Baswedan, musulman provenant des milieux universitaires, a été accusé d’avoir accepté le soutien de groupes islamiques extrémistes pour gagner des voix et parvenir au pouvoir. Son premier discours public suscita de nombreuses critiques en ce qu’il utilisa dans ce cadre le terme « pribumi » en se référant aux indigènes indonésiens par opposition aux antiques colons, les invitant à « reprendre leur terre » et fomentant des divisions ethniques et religieuses au sein de la société. Said Aquil Siradj, le Président général de la Nahdlatul Ulama, la principale organisation musulmane d’Indonésie, l’a, lui aussi, invité publiquement à « ne pas faire usage de la religion comme d’un instrument politique ». Wed, 15 Nov 2017 12:56:47 +0100AFRIQUE/ZIMBABWE - Coup d’Etat militaire à Harare dans un climat de tension relativehttp://www.fides.org/fr/news/63231-AFRIQUE_ZIMBABWE_Coup_d_Etat_militaire_a_Harare_dans_un_climat_de_tension_relativehttp://www.fides.org/fr/news/63231-AFRIQUE_ZIMBABWE_Coup_d_Etat_militaire_a_Harare_dans_un_climat_de_tension_relativeHarare – « Les militaires ont pris le contrôle des centres névralgiques de la capitale : le Palais présidentiel, le Parlement, l’aéroport, la station des autobus et les sièges de la radio et de la télévision » déclarent à l’Agence Fides des sources de la Commission des Communications sociales de l’Archidiocèse d’Harare, capitale du Zimbabwe où, dans la nuit du 15 novembre, les militaires ont annoncé avoir « mis en sûreté » le Président Robert Mugabe. « Mugabe et sa famille sont en sûreté et leur sécurité est garantie. Est seulement en cours une opération visant « les criminels qui l’entourent » et « provoquent actuellement des souffrances économiques et sociales » a affirmé un porte-parole militaire.<br />« La situation est relativement tendue mais on ne constate pas d’affrontements. Les militaires patrouillent les rues et des chars entourent le Palais présidentiel, le Parlement et d’autres édifices gouvernementaux. La majeure partie de la population s’est dans tous les cas rendue au travail » déclarent les sources de Fides. « Les moyens de communication officiels transmettent seulement des chants patriotiques ».<br />« Cce qui prévaut en tout cas est une certaine bonne humeur parmi la population, comme cela peut être constaté au travers des messages échangés sur les réseaux sociaux et en parlant avec les gens dans la rue. Mugabe et son épouse divisaient encore davantage le pays et ils ne se souciaient pas de résoudre les problèmes de la nation, en particulier la désastreuse situation économique. Il n’en demeure pas moins l’incertitude concernant le fait d’être gouvernés par des militaires ou par des civils ».<br />« Pour le moment dans tous les cas, les militaires se sont démontrés amicaux envers la population et aucun épisode au cours duquel les militaires auraient pointé les armes contre des civils n’a été signalé. Les frontières sont ouvertes même si elles sont sous le contrôle de l’armée » concluent nos sources.<br />La tension au Zimbabwe avait monté suite à la lutte de pouvoir en cours au sein du parti du Président Mugabe, le ZANU-PF, qui gouverne le pays depuis son indépendance, en 1980.<br />En octobre, l’annonce que le Vice président, Emmerson Mnangagwa, avait été empoisonné avait fait monter le niveau de l’affrontement. Emmerson Mnangagwa, qui était tombé malade en août, avait été hospitalisé en Afrique du Sud, où les médecins avaient établi un empoisonnement intentionnel et non une intoxication alimentaire comme cause de ses maux.<br />Emmerson Mnangagwa représente le principal candidat à la succession du Président, Robert Mugabe, âgé de 93 ans. Son rival à l’intérieur du camp présidentiel n’est autre que la femme de Mugabe, Grâce, qui est également la première des suspects en ce qui concerne l’empoisonnement . La semaine passée, R. Mugabe avait destitué Emmerson Mnangagwa, suscitant les protestations de la vieille garde des militaires qui avait lutté pour l’indépendance nationale. Le Chef d’Etat major de la Défense, le GCA Constantino Chiwenga, avait menacé une intervention des militaires au cas où les épurations en cours au sein du ZANU-PF se seraient poursuivies. Le Général Chiwenga avait par ailleurs effectué la semaine dernière une visite en Chine. Les autorités de Pékin ont déclaré qu’il s’est agi d’un « échange militaire normal entre les deux pays », laissant entendre que le Général n’avait pas informé les dirigeants chinois de la préparation du coup d’Etat militaire. Le Président sud-africain, Jacob Zuma, s’est prononcé contre le « changement de régime inconstitutionnel » au Zimbabwe. Wed, 15 Nov 2017 12:10:50 +0100AFRIQUE/SOUDAN - Aggravation de la crise après des agressions à l’encontre d’étudiants, de femmes, d’agriculteurs et d’évacuéshttp://www.fides.org/fr/news/63230-AFRIQUE_SOUDAN_Aggravation_de_la_crise_apres_des_agressions_a_l_encontre_d_etudiants_de_femmes_d_agriculteurs_et_d_evacueshttp://www.fides.org/fr/news/63230-AFRIQUE_SOUDAN_Aggravation_de_la_crise_apres_des_agressions_a_l_encontre_d_etudiants_de_femmes_d_agriculteurs_et_d_evacuesKhartoum – Les violences dans les camps d’évacués du sud Darfour ne s’arrêtent pas. Selon des sources locales, voici quelques jours, des étudiants du camp de Gireida ont été assassinés. Les jeunes, peut-on lire dans une note parvenue à Fides, collectaient des matériaux de construction dans la zone d’Abola, à l’est de Gireida, en vue de la reconstruction de toutes les maisons qui avaient été incendiées quelques jours auparavant.<br />En outre, dans le cadre de deux incidents séparés, des hommes armés ont attaqué un groupe d’agriculteurs. Les agresseurs ont ouvert le feu blessant les paysans qui ont été transportés dans un hôpital de Nyala. Dans le même temps, un incendie a été allumé dans le camp de Gireida, dans le cadre duquel ont été incendiées 25 habitations et une grande quantité de récoltes.<br />D’autres incidents, toujours dans cette zone, ont vu des bergers armés ouvrir le feu sur un groupe d’agriculteurs afin de tenter de chasser les troupeaux que les agriculteurs ramenaient dans les fermes. Le bétail a par conséquent détruit de vastes zones de récoltes agricoles. Les zones les plus touchées ont été Sennar, Banaya, Ous et Joghana. La police locale a été immédiatement informée des faits mais sans aucune conséquence.<br />Un autre groupe d’hommes armés a attaqué des agriculteurs à Gireida. Selon ce qu’indique une activiste de la zone, il s’agissait de bergers qui portaient des uniformes militaires. Attaques et violences concernent également les évacués, et en particulier les femmes, dans l’ouest Darfour, dont certaines ont été hospitalisées à Abu Suruj.<br />« La situation dans l’ensemble du Soudan s’aggrave alors que s’enregistrent de nouvelles poussées de violence et que continuent à se vérifier des actes de répression à l’encontre des chrétiens et des opposants, en particulier des groupes d’étudiants qui continuent la mobilisation contre le régime d’Omar al Bashir ». C’est en bref ce qui ressort du Rapport 2016 : Soudan, Darfour et autres crises, réalisé par l’ONG Italiens pour le Darfour, ayant pour but de documenter les violations des droits fondamentaux et la répression de la liberté d’information au Soudan et au Soudan du Sud.<br />La situation d’instabilité causée par les violences a en outre déterminé de nouveaux ralentissements en matière d’aide alimentaire aux populations et l’étude, qui cite une mise à jour de l’IPC met en évidence combien, au cours de la prochaine saison, l’urgence alimentaire sera encore plus grave que les années passées.<br />Le rapport contient également de nouvelles preuves de l’usage d’armes chimiques au Darfour, où, depuis 14 ans, est en cours un conflit qui a provoqué 300.000 morts et plus de 2,5 millions d’évacués. La crise demeure grave dans l’ensemble de la région où au cours de cette seule dernière année ont été enregistrés plus de 600.000 nouveaux évacués. Wed, 15 Nov 2017 11:25:20 +0100AMERIQUE/SALVADOR - Mémoire des martyrs jésuites, un élan en faveur du changement de la nationhttp://www.fides.org/fr/news/63229-AMERIQUE_SALVADOR_Memoire_des_martyrs_jesuites_un_elan_en_faveur_du_changement_de_la_nationhttp://www.fides.org/fr/news/63229-AMERIQUE_SALVADOR_Memoire_des_martyrs_jesuites_un_elan_en_faveur_du_changement_de_la_nationSan Salvador – « La mort des martyrs jésuites et de leurs collaboratrices laïques nous encourage à travailler inlassablement pour changer le cours de l’histoire et du pays » a déclaré le Père Andreu Olivo, Recteur de l’Université centre-américaine José Simeón Cañas , à l’occasion de la commémoration du 28ème anniversaire de l’assassinat de six prêtres jésuites et de deux de leurs collaboratrices laïques des mains de l’armée salvadorienne à l’aube du 16 novembre 1989. Le Haut Commissaire des Nations unies pour les Droits fondamentaux, Zeid Ra'ad Al Hussein, qui sera au Salvador pour discuter avec les autorités et les organisations humanitaires des progrès et des défis que doit relever le pays, participera lui aussi à la commémoration.<br />Selon les informations reçues par l’Agence Fides, le Recteur de l’UCA, le Père Andreu Olivo, a déclaré à l’occasion de la commémoration : « Nous vivons dans un monde toujours plus difficile et plus dur, surtout pour les pauvres, un monde qui semble avoir endurci le cœur de nombreuses personnes, en particulier de ceux qui assurent l’administration de nombreux pays. Nous avons besoin de beaucoup de force, de courage et d’unité pour continuer ce travail ».<br />Le Recteur a expliqué que des moments difficiles sont vécus au niveau social, économique et politique et par suite qu’existent de nombreux motifs pour lesquels la population peut tomber dans le désespoir. Nous devons en revanche tirer partie de ce témoignage pour travailler inlassablement pour changer le cours de l’histoire et du pays. En effet, pour le Père Olivo, la mort des martyrs jésuites et de leurs deux collaboratrices, a eu un fort impact sur sa vie alors qu’il était un simple novice, le faisant décider de se dédier totalement à l’accompagnement de ceux qui sont le moins protégés.<br />« Nous devons travailler pour défendre la vie – poursuit le Père Olivo – pour résoudre les graves problèmes humains et chrétiens qui affligent notre société, tels que la violence, l’exclusion, la migration, les inégalités injustes, le manque de travail et de valeurs… Si nous continuons à travailler pour tout cela, alors nous recueillerons le témoin de nos martyrs et nous les laisserons illuminer nos vies, notre travail et nos luttes » a déclaré le jésuite, en demandant aux auditeurs de faire propre l’héritage des martyrs, permettant que leur témoignage porte des fruits abondants.<br />Le 16 novembre 1989, furent assassinés à l’arme automatique six jésuites, les Pères Ignacio Ellacuría – Recteur - Segundo Montes – Supérieur de la Communauté - Ignacio Martín-Baró – Vice recteur - Amando López et Juan Ramon Moreno – Professeurs – et Joaquin Lopez – Directeur national de Foi et Joie, et deux femmes. Les deux femmes assassinées en leur compagnie était la cuisinière, Julia Elba, et sa fille, Celina Ramos. Les six jésuites étaient engagés dans les domaines de la formation et de l’éducation, surtout celles des plus pauvres, dans la défense des plus faibles, la revendication du respect des droits fondamentaux et l’accueil des réfugiés.<br />Le massacre souleva une vague d’indignation dans le monde entier et augmenta la pression de la communauté internationale afin que le gouvernement et les guérilleros lancent un dialogue et mettent fin au conflit armé en cours dans le pays. Actuellement, le crime continue à demeurer impuni, les 20 militaires salvadoriens impliqués n’ayant pas été jugés au Salvador, certains étant morts et d’autres affrontant un procès en Espagne. Wed, 15 Nov 2017 10:39:33 +0100AFRIQUE - Migrants et accaparement des terrains, signe d'injustices présentes et engagement de tous à l’encontre de la propagation des fausses nouvelleshttp://www.fides.org/fr/news/63228-AFRIQUE_Migrants_et_accaparement_des_terrains_signe_d_injustices_presentes_et_engagement_de_tous_a_l_encontre_de_la_propagation_des_fausses_nouvelleshttp://www.fides.org/fr/news/63228-AFRIQUE_Migrants_et_accaparement_des_terrains_signe_d_injustices_presentes_et_engagement_de_tous_a_l_encontre_de_la_propagation_des_fausses_nouvellesRome – Les migrants provenant d’Afrique constituent le signal d’une série d’injustices économiques et sociales provoquées au niveau mondial qui interpellent tout un chacun à œuvrer pour une véritable justice fondée sur la solidarité. Tel est le sens d’une série d’interventions s’étant déroulées dans le cadre de la rencontre « L’Afrique contre les fausses nouvelles » promue par les missionnaires comboniens et tenue à Rome le 14 novembre.<br />La donnée principale méritant d’être soulignée est que le phénomène des migrations concerne en premier lieu l’Afrique. Le seul Ouganda, par exemple, accueille plus d’un million de réfugiés sud-soudanais. Le nombre des migrants et des personnes à la recherche d’un asile arrivant en Europe représente un pourcentage infime par rapport à celui des africain qui se déplacent à l’intérieur de leur propre continent. Il s’agit souvent de personnes fuyant des guerres, des changements climatiques et la spoliation de leurs terres pratiquée pour laisser la place à des multinationales agricoles étrangères.<br />« Le phénomène des migrants qui épouvante tant les opinions publiques européennes constitue un phénomène que nous-mêmes produisons » a souligné le Père Domenico Guarino, missionnaire combonien qui, après avoir œuvré en Amérique latine et en particulier au Pérou, mène désormais son action dans la communauté de Palerme au profit des migrants.<br />Un seul chiffre peut donner une idée de ce qui est affirmé par le Père Guarino : sur 30 millions d’hectares de terre fertile injustement appropriés de par le monde au travers du phénomène de l’accaparement de la terre, près de la moitié se situe en Afrique. Luciano Ardesi, sociologue et export en matière d’accaparement de terrains agricoles au profit d’intérêts économiques et financiers étrangers, explique que les processus d’accaparement des terres se sont accélérés ces dix dernières années à cause de la crise financière de 2007-2008, qui a poussé les investisseurs internationaux à diversifier leurs investissements à cause de la demande croissante en denrées alimentaires et suite à l’augmentation de la production des biocarburants. Le phénomène est difficile à contrôler avec précision car la majeure partie ces contrats entre les gouvernements intéressés et les investisseurs sont couverts par le secret. Certaines données sont cependant connues. Le Mozambique conduit le classement des pays africains concernés par ce phénomène. Trois millions d’hectares – soit 10% de sa superficie totale – ont été concédés en location à long terme à des multinationales et à des Etats étrangers. Un seul contrat avec une société des Emirats Arabes Unis concernant la concession de 600.000 ha de terres cultivables a provoqué le déplacement de 500.000 paysans qui ont ainsi perdu leur seul moyen de subsistance.<br />Ce sont les femmes à être les principales victimes de la destruction de l’agriculture traditionnelle causée par l’accaparement des terres dans la mesure où les femmes sont la principale force de travail de l’agriculture africaine. Les femmes sont, à leur tour, les principales victimes du trafic d’êtres humains, a rappelé Sœur Gabriella Bottani, religieuse combonienne et Coordinatrice de Talitha Kum, réseau mondial de la vie consacrée contre le trafic de personnes. La religieuse a rappelé en outre qu’existent des personnes objet de trafic à l’intérieur de leur pays même, d’autres ayant pour destination des pays limitrophes alors que certaines sont envoyées vers d’autres continents. Selon certaines estimations, des africains ayant fait l’objet de trafics vivent actuellement dans 69 pays du monde, Amériques comprises. Il est donc clair qu’il existe des organisations criminelles en mesure de gérer des trafics aussi complexes.<br />L’usage d’organes humains – tant à fins médicales que dans le cadre de rites « magiques – le proxénétisme etc. constituent la motivation de ces trafics.<br />L’Afrique se trouve donc pillée de ses personnes, de ses terres et de ses richesses naturelles. Le pays par antonomase victime de cette déprédation est la République démocratique du Congo, véritable coffre-fort de bois, de minéraux stratégiques – tels que le cuivre, le cobalt, l’étain et l’or – de diamants et de pétrole. Cependant, pour la population congolaise, ces richesses ne constituent pas une bénédiction mais une malédiction dans la mesure où des intérêts intérieurs et étrangers ont fait en sorte que le pays fasse l’expérience de 32 ans de dictature puis d’une période d’instabilité qui persiste encore actuellement afin de pouvoir piller illégalement ces ressources. Le Père Elias Sindjalim, combonien togolais oeuvrant en RDC, a souligné que, du fait de cette situation, 86% de la population congolaise se trouve au chômage et que ceux qui ont un travail dispose d’un salaire insuffisant qui, par ailleurs, a été diminué de moitié au cours de ces deux dernières années à cause de la dévaluation de la monnaie nationale. L’espérance, remarque le Père Sindjalim pour Fides, « sera constituée par le réveil des populations africaines : des solutions africaines aux problèmes africains ». Tue, 14 Nov 2017 18:20:07 +0100