Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AMERIQUE/ETATS-UNIS - Promulgation par le Président des Etats-Unis de la loi sur le « génocide des chrétiens » au Proche-Orienthttp://www.fides.org/fr/news/65249-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Promulgation_par_le_President_des_Etats_Unis_de_la_loi_sur_le_genocide_des_chretiens_au_Proche_Orienthttp://www.fides.org/fr/news/65249-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Promulgation_par_le_President_des_Etats_Unis_de_la_loi_sur_le_genocide_des_chretiens_au_Proche_OrientWashington – Le Président Donald J. Trump a signé hier l’Iraq and Syria Genocide Relief and Accountability Act of 2018, loi qui qualifie de génocide la série de crimes perpétrés au cours de ces dernières années par des groupes djihadistes à l’encontre de chrétiens et de yézidis en Irak et en Syrie, engageant l’administration à fournir une assistance humanitaire à des groupes de victimes des violences et à poursuivre les responsables et les exécuteurs matériels des faits. Lors de la cérémonie de la signature, étaient notamment présents l’Archevêque chaldéen d’Erbil, S.Exc. Mgr Bashar Warda, le Chevalier suprême des Chevaliers de Colomb, Carl Anderson, l’Ambassadeur des Etats-Unis près le Saint-Siège, Callista Gingrich, et S.Exc. Mgr Timothy Broglio, Ordinaire militaire pour les Etats-Unis d’Amérique.<br />La loi lance une assistance financière américaine destinée à des projets humanitaires, de stabilisation et de reconstruction en faveur des minorités religieuses en Irak et en Syrie. L’assistance peut être mise en œuvre au travers d’instruments et d’organisme dépendant directement de l’administration fédérale ou par l’intermédiaire d’autres organisations, y compris de nature ecclésiale et religieuse.<br />Le document permet en outre au Département d’Etat de conduire des enquêtes pénales et de procéder à l’arrestation d’individus identifiés comme membres présumés de groupes djihadistes afin de punir ou de prévenir des actes de violence à l’encontre des minorités religieuses. Le Président américain en personne, après avoir signé la nouvelle loi, a confirmé l’engagement de l’administration américaine à mettre en œuvre également les procédures engageant les organes ad hoc à poursuivre les responsables des crimes.<br />La Chambre des Représentants avait, le 27 septembre dernier, approuvé à l’unanimité le projet de loi HR 390. Précédemment le même texte avait reçu le soutien unanime du Sénat.<br />La signature de la loi de la part du Président Trump est le résultat de l’activité de pressions déjà conduites sous l’administration Obama par des organisations américaines telles que les Cavaliers de Colomb, le cartel In Defense of Christians, le Family Research Council, la Commission pour l’éthique et la liberté religieuse de la Convention des Baptistes du Sud, l’initiative Wilberforce du XXI° siècle, le Centre pour la liberté religieuse de l’Institut Hudson. A l’occasion de la signature, des moyens de communication américains ont retransmis les paroles référées au représentant Chris Smith par l’Archevêque chaldéen d’Erbil, S.Exc. Mgr Bashar Warda, selon lequel « les chrétiens en Irak sont encore au bord de l’extinction et la HR 390 est vitale pour notre survie. Son application doit être complète et rapide sans quoi l’aide qu’elle prévoit arrivera trop tard pour nous ».<br />La Commission des Etats-Unis sur la liberté religieuse internationale , organisme fédéral indépendant et politiquement transversal institué par le Congrès, a fait les éloges du Président Trump qui a finalement promulgué la loi. « Dans ce projet de loi, nous lançons également le message selon lequel les responsables de ces crimes, y compris le génocide, n’échapperont pas à la justice » a affirmé le Vice-président de l’USCIRF, Kristina Arriaga.<br />L’acte législatif permettant aux groupes motivés par la foi religieuse de recevoir des aides financières de la part des Etats-Unis modifie en partie la précédente politique du Département d’Etat et de l’Agence américaine pour le Développement international, qui utilisaient principalement les Nations unies en vue de la distribution de fonds dont les canaux étaient considérés comme neutres du point de vue religieux.<br />Le 25 octobre 2017, le Vice-président américain, Michael Pence, avait annoncé ce changement dans les procédures utilisées par la politique américaine en matière de financements destinées aux urgences humanitaires . « ». « Nous ne nous remettrons plus seulement aux Nations unies pour aider les chrétiens persécutés et les minorités » avait déclaré Michael Pence, indiquant que les agences fédérales « travailleront aux côtés des groupes de foi et des organisations privées pour aider ceux qui sont persécutés à cause de leur foi ».<br />Précédemment, le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, non encore créé Cardinal, avait fait remarquer que « au cours de ces dernières années, au Proche-Orient, les chrétiens ont enduré des injustices, des violences et le terrorisme. Cependant, cela a été le cas aussi pour leurs frères irakiens musulmans et pour ceux d’autres fois religieuses. Il ne faut pas séparer les chrétiens des autres parce que de cette manière, la mentalité sectaire est alimentée ». Wed, 12 Dec 2018 13:13:20 +0100ASIE/INDE - Démission de l’Evêque de Srikakulamhttp://www.fides.org/fr/news/65250-ASIE_INDE_Demission_de_l_Eveque_de_Srikakulamhttp://www.fides.org/fr/news/65250-ASIE_INDE_Demission_de_l_Eveque_de_SrikakulamCité du Vatican – Le Saint-Père François a accueilli aujourd’hui la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Srikakulam présentée par S.Exc. Mgr Addagatla Innayya Chinna. Wed, 12 Dec 2018 12:25:12 +0100AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Poursuite des attaques contre les sites d’accueil des évacués dans les environs de Paroisses catholiqueshttp://www.fides.org/fr/news/65248-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Poursuite_des_attaques_contre_les_sites_d_accueil_des_evacues_dans_les_environs_de_Paroisses_catholiqueshttp://www.fides.org/fr/news/65248-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Poursuite_des_attaques_contre_les_sites_d_accueil_des_evacues_dans_les_environs_de_Paroisses_catholiquesBangui – « Des hommes armés sont entrés dans le camp et ont commencé à ouvrir le feu à distance rapprochée. Avec ce type de comportement, comment pouvons-nous encore croire en la cohésion sociale ? La population est lasse de ces attaques répétées » a déclaré un évacué de la ville d’Ippy au lendemain d’une attaque, perpétrée le 4 décembre, contre la Paroisse catholique locale de la part d’un groupe armé.<br />Selon les informations collectées par la population, c’est le commandant de l’UPC de la ville d’Ippy, un certain Moussa Abakar, qui aurait donné l’ordre d’attaquer le site d’accueil des évacués. L’attaque a été confirmée par S.Exc. Mgr Richard Appora Ngalanibé, Evêque de Bambari.<br />L’UPC est le même groupe qui a perpétré le massacre de 60 évacués dans le centre géré par l’Eglise catholique à Alindao le 15 novembre dernier .<br />Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA , a déclaré que l’attaque perpétrée à Ippy a été cause par un affrontement entre les milices antibalakas et les membres de l’UPC. « Un affrontement a eu lieu entre les hommes de l’UPC et les antibalakas. Ceci a provoqué la panique à l’intérieur du site d’accueil des évacués » a-t-il affirmé.<br />Selon une note parvenue à l’Agence Fides en provenance de la Plateforme des Confessions religieuses pour la paix en Centrafrique, la version du porte-parole de la MINUSCA n’est pas convaincante et les auteurs du texte se demandent si cette version des faits ne tendrait pas à minimiser la gravité de l’épisode, d’autant plus que l’assaut contre la Paroisse d’Ippy intervient après les récentes attaques menées contre les sites d’accueil d’évacués d’Alindao et de Batangafo.<br />« Les attaques répétées contre des sites d’accueil d’évacués sis dans les Paroisses catholiques peuvent-elle s’expliquer comme étant des affrontements entre l’UPC et les antibalakas ? » se demande la Plateforme des Confessions religieuses pour la paix en Centrafrique. « Un tel argument, privé de tout fondement, n’est autre qu’un alibi qui sert aux groupes armés pour détruire la coexistence civile afin de saccager, de dérober et de dévaster les propriétés de personnes innocentes ».<br />L’attaque perpétré contre le site d’accueil des évacués d’Ippy a non seulement traumatisé les familles se trouvant sur place mais a également détruit tout le travail de sensibilisation à la paix que de nombreuses organisations, y compris la Plateforme des Confessions religieuses pour la paix en Centrafrique, ont mené dans cette partie du pays » conclut la note. Wed, 12 Dec 2018 12:18:00 +0100ASIE/INDE - Victoire du Parti du Congrès dans le cadre des élections régionales tenues dans trois Etats centrauxhttp://www.fides.org/fr/news/65247-ASIE_INDE_Victoire_du_Parti_du_Congres_dans_le_cadre_des_elections_regionales_tenues_dans_trois_Etats_centrauxhttp://www.fides.org/fr/news/65247-ASIE_INDE_Victoire_du_Parti_du_Congres_dans_le_cadre_des_elections_regionales_tenues_dans_trois_Etats_centrauxNew Delhi – Dans le cadre des élections régionales ayant eu lieu dans trois Etats du centre du sous-continent – le Madhya Pradesh, le Chhattisgarh et le Rajasthan – s’enregistre la victoire du Parti du Congrès et la défaite du parti nationaliste hindou, aux affaires au niveau fédéral, le Baratiya Janata Party . Les trois Etats étaient pourtant considérés comme des places fortes du BJP, lequel avait obtenu 62 des 65 sièges au parlement local lors des dernières élections. Le Madhya Pradesh, le Chhattisgarh et le Rajasthan font partie d’une région qui a fourni au BJP et à ses alliés 203 des 225 sièges obtenus en 2014.<br />Réagissant aux résultats électoraux, A. C. Michel, laïc chrétien et activiste des droits fondamentaux, a déclaré à Fides : « notre pays est démocratique. Nous avons des élections tous les cinq ans. Certains responsables nationalistes ont cru avoir été élus pour toujours. Le comble de l’arrogance a été de choisir un prêtre hindou comme Premier Ministre de l'Uttar Pradesh ».<br />Selon Abraham Shariff, journaliste âgé, le résultat électoral constitue « une leçon pour ceux qui font de la politique en utilisant la religion pour leurs calculs et leurs profits égoïstes. Il n’est plus possible de jouer avec les sentiments religieux des personnes ».<br />Des analystes politiques indiquent que le gouvernement fédéral du Premier Ministre Narendra Modi, haut représentant du BJP, a l’intention de réviser la Constitution et de créer « une Inde réservée aux hindous », trahissant le caractère séculier et pluraliste de la nation. « Le résultat de ses élections démontre que la population ne peut être trompée trop longtemps » relève Augustine Tirkey, responsable laïc catholique. Wed, 12 Dec 2018 11:52:07 +0100AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Appel de l’Episcopat à continuer à prier pour la paix dans le payshttp://www.fides.org/fr/news/65246-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Appel_de_l_Episcopat_a_continuer_a_prier_pour_la_paix_dans_le_payshttp://www.fides.org/fr/news/65246-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Appel_de_l_Episcopat_a_continuer_a_prier_pour_la_paix_dans_le_paysYei – « Les Evêques de l’Association des membres des Conférences épiscopales d’Afrique orientale , aux côtés des gouvernements d’Ethiopie, du Kenya, d’Ouganda, et du Soudan, ont contribué à la signature de l’accord de paix entre le Soudan du Sud et les responsables de l’opposition. Il faut maintenant prier et agir afin que la paix dure ». C’est ce qu’affirme S.Exc. Mgr Erkolano Lodu Tombe, Evêque de Yei, en invitant tout un chacun, laïcs et clergé, à continuer à prier.<br />« Nous avons besoin des prières. Nous sommes confiants dans le fait que la prière permettra de mettre un terme au bain de sang et de créer une paix durable pour le peuple souffrant du Soudan du Sud » poursuit l’Evêque dans une note parvenue à Fides.<br />Selon Mgr Lodu Tombe, après la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les responsables de l’opposition en août dernier , la situation est beaucoup plus sereine dans de nombreuses zones du pays et ceci a rempli de confiance et d’espérances de nombreuses personnes. Toutefois, l’Evêque a remarqué que certaines factions rebelles n’ont pas signé l’accord.<br />« Dans certaines zones, de temps à autre, l’accord est violé et la violence se poursuit. Il s’agit cependant d’un phénomène qui pourrait avoir lieu en toute autre partie du monde. Nous devons accepter le fait qu’il n’existe pas d’accord parfait. Toutefois, nous sommes confiants dans le fait que la guerre et la violence cesseront totalement pour donner aux personnes la possibilité de reconstruire leurs vies » indique l’Evêque.<br />Avec d’autres responsables religieux de Yei, les Evêques de l’AMECEA ont demandé un permis écrit de la part du gouvernement les autorisant à rencontrer les rebelles qui résistent encore afin de les impliquer dans le dialogue et d’écouter leurs requêtes, de manière à en faire part par la suite au gouvernement et à la population.<br />« Pour l’heure, aucun accord formel écrit ne nous a été donné. Il nous a été dit que nous étions libres d’y aller mais ceci n’est pas suffisant pour nous. Nous avons besoin d’un engagement écrit parce que ce n’est que dans ce cas-là qu’il sera possible de garantir la sécurité de ceux qui participeront à cette mission de dialogue et de paix » conclut Mgr Lodu Tombe. Wed, 12 Dec 2018 11:30:22 +0100AMERIQUE/BRESIL - Quatre personnes tuées dans la Cathédrale de Campinas après l’irruption d’un homme arméhttp://www.fides.org/fr/news/65245-AMERIQUE_BRESIL_Quatre_personnes_tuees_dans_la_Cathedrale_de_Campinas_apres_l_irruption_d_un_homme_armehttp://www.fides.org/fr/news/65245-AMERIQUE_BRESIL_Quatre_personnes_tuees_dans_la_Cathedrale_de_Campinas_apres_l_irruption_d_un_homme_armeCampinas – « Le 11 décembre vers 13.15 locales, après la Messe de 12.15, un homme portant deux armes à feu est entré dans la Cathédrale de Campinas et a ouvert le feu sur les fidèles en prière. L’action a été rapide et a provoqué la mort de quatre personnes. Après les coups de feu, l’assaillant s’est donné la mort. Nous ne connaissons pas encore la motivation de ce geste ». C’est ainsi que débute le communiqué de l’Archidiocèse de Campinas parvenu à l’Agence Fides, lequel fait état des faits tragiques intervenus hier dans la Cathédrale.<br />« La Cathédrale de Campinas a fourni aux autorités toutes les informations possibles ainsi que les enregistrements des caméras de surveillance intérieures. Le gouvernement mène une enquête sur ce cas – poursuit le texte. Nous regrettons profondément ce qui s’est produit. Nous souffrons avec les personnes qui en ce moment pleurent la mort d’amis, de frères et de parents. Nous demandons à tous de prier afin que ces familles trouvent réconfort et paix en Dieu. Nous répudions tout acte de violence et demandons à ce que, maintenant plus que jamais, nous devenions des artisans de paix ».<br />Le document, signé par le Curé de la Cathédrale, Mgr Rafael Capelato, et par l’Administrateur diocésain, Mgr José Eduardo Meschiatti, indique enfin que la Cathédrale restera fermée jusqu’à midi le 12 décembre et qu’à 12.15 sera célébrée une Messe pour les âmes des fidèles défunts.<br />Selon les informations envoyées à Fides par ce même Archidiocèse, l’assaillant, âgé de 49 ans, s’appelait Euler Fernando Grandolpho, et était entré dans la Cathédrale de Campinas – à quelques 100 Km au nord de San Paolo, armé de deux pistolets, un 9 mm et un cal. 38. Dans l’église, se trouvait une vingtaine de personne lorsque l’homme a commencé à ouvrir le feu, la Messe venant de s’achever. A l’arrivée de la police, l’homme avait déjà mis fin à ses jours. Bien que les secours soient arrivés rapidement, il n’y avait plus rien à faire pour les victimes alors que les blessés ont été transportés à l’hôpital de Clinicas da Unicamp.<br />La communauté catholique de la région sud du Brésil, par la voix de ses Evêques, a exprimé sa solidarité et sa proximité dans la prière à la communauté de Campinas, en cette période où les chrétiens se préparent à célébrer Noël. Wed, 12 Dec 2018 10:32:01 +0100ASIE/MALAISIE - Vers une Année extraordinaire de la Mission et préparation du Mois missionnaire extraordinairehttp://www.fides.org/fr/news/65244-ASIE_MALAISIE_Vers_une_Annee_extraordinaire_de_la_Mission_et_preparation_du_Mois_missionnaire_extraordinairehttp://www.fides.org/fr/news/65244-ASIE_MALAISIE_Vers_une_Annee_extraordinaire_de_la_Mission_et_preparation_du_Mois_missionnaire_extraordinaireKuala Lumpur – L’Eglise en Malaisie, à Singapour et au Brunei a annoncé qu’en la Solennité de l’Epiphanie débutera une Année extraordinaire de la Mission qui culminera avec la célébration du Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François pour octobre 2019. C’est ce qu’a indiqué S.Exc. Mgr Sebastian Francis, Evêque de Penang et Président de la Conférence épiscopale de Malaisie, Singapour et Brunei, dans une note envoyée à l’Agence Fides. Ainsi que l’a appris Fides, les Diocèses de Malaisie, de Singapour et du Brunei ont commencé à préparer les communautés chrétiennes à l’Année extraordinaire. L'Institut pour la Nouvelle Evangélisation en Malaisie a ainsi tenu une session de formation spéciale dédiée aux responsables catholiques à l’initiative de Leurs Excellences NN.SS. Sebastian Francis et Bernard Paul, respectivement Evêques de Penang et de Malacca Johore. Ont participé à la session en question 56 responsables, opérateurs pastoraux et responsables de communautés.<br />Les finalités et contenus du Mois missionnaire extraordinaire ont été illustrés par le Père Victor Louis, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires. Ce dernier a rappelé l’approche du Pape François en ce qui concerne cette célébration. L’Evangélisation est une réponse à l’invitation faite par Jésus d’aller dans le monde entier et de proclamer l’Evangile à toute créature . « Obéir à ce mandat du Seigneur n’est pas une option pour l’Eglise mais constitue son devoir essentiel. L’Eglise est missionnaire par nature. Elle existe pour évangéliser. L’Evangélisation est en effet la grâce et la vocation propre de l’Eglise » a déclaré le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.<br />Au cours de la session de cinq jours, une liturgie particulière a mis en évidence le fait que tout chrétien, en vertu du baptême, est appelé à évangéliser. Les participants au séminaire se sont en outre rendus en visite à l’hôpital voisin, dans un centre commercial et dans une maison de retraite, pour faire une expérience d’évangélisation de rue.<br />Le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 célèbre le centenaire de la Lettre apostolique Maximum Illud du Pape Benoît XV et a pour thème « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde ». Le but de ce mois est de promouvoir une plus forte conscience de la missio ad gentes et de reprendre, avec une ferveur renouvelée, la transformation missionnaire de la vie de l’Eglise. Wed, 12 Dec 2018 10:02:10 +0100AMERIQUE/MEXIQUE - Notre-Dame de Guadalupe, signe d’unité pour la paixhttp://www.fides.org/fr/news/65243-AMERIQUE_MEXIQUE_Notre_Dame_de_Guadalupe_signe_d_unite_pour_la_paixhttp://www.fides.org/fr/news/65243-AMERIQUE_MEXIQUE_Notre_Dame_de_Guadalupe_signe_d_unite_pour_la_paixMexico – « Le pays fait face à des défis très importants et très sérieux, tels que la violence et les homicides. En outre, un phénomène récent et très grave est constitué par les suicides d’adolescents qui perdent la signification de la vie à un âge si tendre ». C’est le cri d’alarme lancé par l’Archevêque de Mexico, S.Em. le Cardinal Carlos Aguiar Retes, et diffusé par une note parvenue à l’Agence Fides. S’adressant aux fidèles, le Cardinal a appelé de ses vœux une nouvelle phase de paix et de réconciliation sociale au sein de la nation, la confiant à Notre-Dame de Guadalupe, dont la fête est célébrée le 12 décembre.<br />Dans le même sens que la réflexion du Cardinal se trouve l’éditorial de l’hebdomadaire Desde la Fe, publication particulièrement suivie de l’Archidiocèse, lequel invite tout un chacun à célébrer la fête de Notre-Dame de Guadalupe en ces termes : « La fête de Notre-Dame de Guadalupe offre à tous la possibilité de travailler sur deux dimensions fondamentales : la dimension religieuse et la dimension sociale, afin de mettre de côté la discorde, de nous considérer comme frères et de servir la nation ». Notre-Dame de Guadalupe, peut-on lire dans le texte transmis à Fides « doit constituer une icône et un paradigme d’une nouvelle phase politique de notre pays. Son action réconciliatrice au travers de Saint Juan Diego, permettant de promouvoir l’union d’un peuple naissant, constitue un exemple actuel pour trouver la voie pour tous, y compris lorsque existent de profondes différences ».<br />La nouvelle diffusée par la presse locale faisant état de plus de 250 morts en une semaine à cause des affrontements entre groupes criminels ou entre ces derniers et les forces armées a profondément frappé l’opinion publique. Pour faire face à la violence au Mexique, le nouveau Président, Andrés Manuel López Obrador, a réaffirmé son intention de créer une Garde nationale composée de 50.000 membres. Il souhaite également répartir le territoire mexicain en 150 zones répondant chacune à un coordinateur de sécurité, qui travaillera avec la Police d’Etat. Tue, 11 Dec 2018 13:13:51 +0100OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Les jeunes sur les traces du Bienheureux ToRot, « appelés à la plénitude de la vie et de l’amour »http://www.fides.org/fr/news/65242-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Les_jeunes_sur_les_traces_du_Bienheureux_ToRot_appeles_a_la_plenitude_de_la_vie_et_de_l_amourhttp://www.fides.org/fr/news/65242-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Les_jeunes_sur_les_traces_du_Bienheureux_ToRot_appeles_a_la_plenitude_de_la_vie_et_de_l_amourRabaul – « Appelés à la plénitude de la vie et de l’amour » : tel est le thème du Congrès national des jeunes actuellement en cours à Vunapope, dans la province de Nouvelle Bretagne, en Papouasie Nouvelle Guinée, qui voit rassemblés 260 jeunes provenant des divers Diocèses du pays afin de participer à des journées de prière, de réflexion et de croissance dans la foi.<br />Organisé par la Conférence épiscopale en collaboration avec l’Archidiocèse de Rabaul, la rencontre s’est ouverte officiellement le 8 décembre, Solennité de l’Immaculée Conception, en la Cathédrale du Sacré-Cœur de Vunapope, dans les environs de Rabaul. Les principaux points au programme comprennent des rencontres et des catéchèses sur le thème de la célébration de la vie au travers de l’Eucharistie et du sacrement de la Réconciliation mais aussi la préparation des jeunes au sacrement du mariage.<br />Les jeunes ont reçu des idées de réflexion et des apports en ce qui concerne la foi, la vocation, la vie et l’amour. S.Exc. Mgr Rolando Santos, CM, Evêque d’Alotau-Sideia, en partageant sur l’histoire de sa vocation, les a encouragés à « prier et à ne pas avoir peur de rendre témoignage au Christ ». Les jeunes ont en outre rendu visite aux patients de l’hôpital Sainte Marie de Vunapope qui ont manifesté leur joie pour ce partage qui leur a été offert.<br />Parmi les autres initiatives prévues à l’occasion du Congrès, les participants ont pu participer à un pèlerinage à Rakunai au cours duquel tous ont eu la possibilité de visiter les lieux de la naissance, du martyre et de la mort du Bienheureux Peter ToRot, catéchiste papou et martyr de la foi et de la défense du mariage. S’adressant aux jeunes, S.Exc. Mgr Rochus Tatamai, Evêque de Kavieng, a évoqué la vie du Bienheureux, le décrivant comme « une personne humble et sainte, depuis son enfance ». Le Congrès se clôturera le 12 décembre par une Messe d’action de grâce. Tue, 11 Dec 2018 12:55:20 +0100ASIE/PALESTINE - Réduction du nombre de permis de sortie de Gaza pour les chrétiens à Noëlhttp://www.fides.org/fr/news/65241-ASIE_PALESTINE_Reduction_du_nombre_de_permis_de_sortie_de_Gaza_pour_les_chretiens_a_Noelhttp://www.fides.org/fr/news/65241-ASIE_PALESTINE_Reduction_du_nombre_de_permis_de_sortie_de_Gaza_pour_les_chretiens_a_NoelGaza – Les chrétiens de Gaza ne recevront pas cette année des autorités israéliennes les permis permettant de passer la frontière au poste de Erez et de rejoindre les membres de leurs familles et leurs amis à Jérusalem, à Bethléem et dans d’autres villes de Terre Sainte pour y célébrer ensemble Noël. L’organisation Middle East Concern indique que cette année les demandes de permis de voyage ont été presque toutes rejetées à l’exception de celles présentées par des personnes de plus de 55 ans, nombre desquelles éviteront dans tous les cas de quitter Gaza, s’agissant de personnes âgées ne pouvant voyager sans être accompagnées.<br />Au cours de ces dernières années, de nombreuses demandes de permis, présentées surtout par l’intermédiaire du Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem, avaient obtenu une réponse positive. A l’occasion des fêtes de Noël 2016, les permis accordés par les autorités israéliennes aux chrétiens de Gaza avaient été plus de 600 alors qu’à Pâques de cette année, ce même critère avait déjà été introduit pour la concession des permis, une disposition qui, de facto, avait rendu extrêmement limité le nombre des habitants de Gaza intéressés à profiter de la possibilité concédée par le gouvernement israélien. Tue, 11 Dec 2018 12:31:56 +0100ASIE/COREE DU SUD - L’Université catholique en première ligne en matière de recherche bioéthiquehttp://www.fides.org/fr/news/65240-ASIE_COREE_DU_SUD_L_Universite_catholique_en_premiere_ligne_en_matiere_de_recherche_bioethiquehttp://www.fides.org/fr/news/65240-ASIE_COREE_DU_SUD_L_Universite_catholique_en_premiere_ligne_en_matiere_de_recherche_bioethiqueSéoul – L’Université catholique de Séoul se trouve en première ligne en matière de recherche bioéthique grâce à l’importante donation faite par un scientifique et chercheur coréen célèbre, le Pr. Young-chul Sung, lequel a fait don de 10 milliards de wons coréens – soit près de 8 M€ - fournissant une bouffée d’oxygène substantielle au Collège de médecine de l’Université catholique de Corée afin de contribuer à la recherche dans le domaine bioéthique. Ainsi que l’a indiqué à l’Agence Fides le Bureau des Communications de l’Archidiocèse de Séoul, la donation ira au Catholic Saving Life Research Fund, sur la base de l’accord signé avec S.Em. le Cardinal André Yeom Soo-jung, Archevêque de Séoul et Président du Conseil d’Administration de la Catholic Education Foundation. Il s’agit de la plus importante donation jamais faite en faveur de l’Université catholique de Corée.<br />Le Pr. Sung a motivé la donation par le fait qu’il apprécie « le respect pour la vie existant dans tout aspect des activités de recherche » de l’Université catholique.<br />Le Catholic Saving Life Research Fund contribuera principalement à la construction d’une infrastructure de recherche au sein de l’Institut pour l’Industrie biomédicale. Le Cardinal Yeom Soo-jung a déclaré : « Le mouvement pour la vie ne peut aller de l’avant sans le soutien de la science. Nous apprécions grandement le travail de recherche du Pr. Sung. L’Institut de l’Université catholique mettra l’esprit chrétien du respect pour la vie au centre de toute activité de recherche ».<br />Le Pr. Sung a reçu en 2008 le Mystery of Life Award, prix remis à ceux qui se distinguent en faveur de la protection de la dignité de la vie et dans la recherche sur les maladies inguérissables. Tue, 11 Dec 2018 12:18:33 +0100AFRIQUE/KENYA - Assassinat d’un prêtre kenyan au cours d’un vol à main arméehttp://www.fides.org/fr/news/65239-AFRIQUE_KENYA_Assassinat_d_un_pretre_kenyan_au_cours_d_un_vol_a_main_armeehttp://www.fides.org/fr/news/65239-AFRIQUE_KENYA_Assassinat_d_un_pretre_kenyan_au_cours_d_un_vol_a_main_armeeNairobi – Un prêtre kenyan a été tué dans le cadre d’un vol à main armée. Au matin du 10 décembre, le Père John Njoroge Muhia, Curé de la Paroisse de Kinoo à Kiambu, sise à 25 Km de Nairobi, se rendait dans une banque de la ville de Kikuyu, pour verser le fruit des offrandes des fidèles lorsqu’il a été approché par des quatre malfaiteurs en motocyclette. Ces derniers ont bloqué la voiture du prêtre sur une route accidentée, le contraignant à s’arrêter et lui demandant de remettre la serviette qu’il transportait dans le véhicule.<br />Face à l’hésitation du prêtre, l’un des voleurs a sorti une arme de poing, ouvrant le feu à différentes reprises au travers de la vitre arrière et atteignant le Père Njoroge Muhia à la poitrine. Les malfaiteurs se sont par la suite emparés de la serviette du prêtre et d’un téléphone portable avant de s’enfuir en motocyclette. Un témoin oculaire se trouvant dans un chantier proche a déclaré avoir entendu des coups de feu et vu deux motocyclettes s’éloigner de la scène à vitesse soutenue. Le prêtre a été déclaré mort à son arrivée à l’hôpital du comté.<br />« Nous sommes attristés par l’assassinat du Père Njoroge Muhia. La mise à mort de serviteurs du Seigneur est inacceptable » a déclaré le Père Francis Kiarie, qui a œuvré avec le prêtre tué.<br />Le Père John Njoroge Muhia, 56 ans, originaire de Gatitu, avait été ordonné prêtre le 30 décembre 1994 et prêtait service en la Paroisse Saint Pierre le Roc de Kinoo. Tue, 11 Dec 2018 11:50:01 +0100ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - Déclarations du Vicaire apostolique d’Arabie méridionale sur le prochain voyage du Pape, « un pas historique pour le dialogue entre chrétiens et musulmans et pour la paix »http://www.fides.org/fr/news/65238-ASIE_EMIRATS_ARABES_UNIS_Declarations_du_Vicaire_apostolique_d_Arabie_meridionale_sur_le_prochain_voyage_du_Pape_un_pas_historique_pour_le_dialogue_entre_chretiens_et_musulmans_et_pour_la_paixhttp://www.fides.org/fr/news/65238-ASIE_EMIRATS_ARABES_UNIS_Declarations_du_Vicaire_apostolique_d_Arabie_meridionale_sur_le_prochain_voyage_du_Pape_un_pas_historique_pour_le_dialogue_entre_chretiens_et_musulmans_et_pour_la_paixAbu Dhabi – « La première visite du Pape François dans la péninsule arabique constitue un moment clef pour le dialogue entre musulmans et chrétiens ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Paul Hinder, Vicaire apostolique d’Arabie méridionale, région qui comprend les Emirats arabes unis, Oman et le Yémen. « Nous accueillons le Pape avec un cœur ouvert et nous prions avec les mots de Saint François d’Assise : Seigneur, fais de nous un instrument de Ta paix. Nous espérons que la visite apostolique constituera un pas important sur le chemin du dialogue entre musulmans et chrétiens et qu’elle contribuera à la compréhension réciproque et à la paix au Proche-Orient » indique Mgr Hinder.<br />Le 6 décembre, le Saint-Siège a annoncé que le Pape effectuera une visite de trois jours aux Emirats arabes unis du 3 au 5 février 2019. La visite fait suite à l’invitation lancée par le cheick Mohammed bin Zayed Al Nahyan, Prince héritier d’Abu Dhabi et vice commandant des forces armées des Emirats arabes unis, afin que le Pape participe à la rencontre interreligieuse sur la « fraternité humaine ». En annonçant la visite du Pape, le Prince héritier a déclaré dans un tweet que « le Pape est un symbole de paix, de tolérance et de promotion de la fraternité. Nous attendons avec trépidation cette visite historique au travers de laquelle nous chercherons le dialogue et la coexistence pacifique entre les peuples ».<br />La visite, indique le Vicaire apostolique, constitue également une réponse à l’invitation adressée au Pape François par la petite communauté catholique vivant aux Emirats arabes unis. Mgr Hinder a exprimé sa gratitude au gouvernement des Emirats arabes unis et a indiqué qu’une commission spéciale a été créée, commission qui est en contact étroit avec le gouvernement et s’occupera de la gestion de tous les aspects du pèlerinage du Pape.<br />La célébration de la Messe aura lieu le 5 février dans une zone publique d’Abu Dhabi. « Il s’agit d’un geste de courtoisie que nous apprécions et reconnaissons » a déclaré le Vicaire apostolique, se référant au gouvernement.<br />La visite du Pape François sera la première d’un Souverain Pontife dans la péninsule arabique. Le thème choisi par le Vicariat apostolique d’Arabie méridionale pour la visite est tiré de la Prière attribuée à Saint François d’Assise : « Seigneur, fais de moi un instrument de Ta paix ». La visite intervient également au cours de l’année marquant le VIII° centenaire de la rencontre entre Saint François d’Assise et le sultan Malik Al-Kamil en Egypte en 1219. Tue, 11 Dec 2018 11:22:03 +0100VATICAN - Séminaire d’études sur le thème « Eglises en Asie et migrations »http://www.fides.org/fr/news/65237-VATICAN_Seminaire_d_etudes_sur_le_theme_Eglises_en_Asie_et_migrationshttp://www.fides.org/fr/news/65237-VATICAN_Seminaire_d_etudes_sur_le_theme_Eglises_en_Asie_et_migrationsCité du Vatican – Explorer les contextes et les visages de la mission de l’Eglise en Asie en rapport avec les migrations contemporaines : c’est dans ce but que se trouvent réunis au CIAM du 10 au 15 décembre dans le cadre d’un séminaire d’études un groupe de chercheurs, théologiens et professionnels chrétiens. Les participants proviennent d’Inde, du Liban, du Vietnam, des Philippines, de Malaisie, de Corée du Sud et du Japon.<br />Le Séminaire prendre en particulier en considération le panorama des migrations contemporaines ainsi que les visages et les défis lancés à l’Evangélisation dans le cadre des quatre principaux flux en provenance et en direction de l’Asie – Asie orientale, Asie du sud, Asie du sud-est et Proche-Orient. Les participants entendent explorer ces quatre zones clefs impliquées en considérant l’œuvre d’évangélisation telle qu’elle se caractérise en rapport avec le phénomène de la migration, à savoir : la conversion religieuse à un autre credo, les relations interculturelles et interreligieuses, l’instruction et la formation des laïcs – migrants compris – et des missionnaires oeuvrant avec les migrants et parmi eux, et le phénomène des migrants en tant que missionnaires et évangélisateurs. Le séminaire, qui fait partie des activités de préparation au Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019, entend aider à discerner la mission évangélisatrice des baptisés en Asie à une époque de grands flux migratoires. Tue, 11 Dec 2018 10:15:01 +0100ASIE/JORDANIE - Protestations des écoles du Patriarcat de Jérusalem des Latins après la publication sur un site Internet d’images irrévérentes de Jésushttp://www.fides.org/fr/news/65235-ASIE_JORDANIE_Protestations_des_ecoles_du_Patriarcat_de_Jerusalem_des_Latins_apres_la_publication_sur_un_site_Internet_d_images_irreverentes_de_Jesushttp://www.fides.org/fr/news/65235-ASIE_JORDANIE_Protestations_des_ecoles_du_Patriarcat_de_Jerusalem_des_Latins_apres_la_publication_sur_un_site_Internet_d_images_irreverentes_de_JesusAmman – Les écoles de Jordanie dépendant du Patriarcat de Jérusalem des Latins ont protesté de manière véhémente vis-à-vis du site Internet Al Wakeel, qui, ces jours derniers, avait suscité le scandale parmi les chrétiens du Royaume hachémite en publiant une image irrévérente vis-à-vis de Jésus. L’image en question montrait un cuisinier turc connu au service de Jésus et des Apôtres à la Dernière Cène. Dans un communiqué, diffusé au nom de tous les salariés, tant chrétiens que musulmans, les écoles du Patriarcat de Jérusalem des Latins présentes en Jordanie ont noté la gravité de l’acte blasphématoire, demandant au Ministère de l’Instruction publique de blâmer et de poursuivre, y compris au plan judiciaire, l’offense faite aux chrétiens. Dans le cadre du moment délicat que traverse la société jordanienne – soulignent les responsables des écoles du Patriarcat de Jérusalem des Latins – un comportement de ce genre risque d’accroître les sentiments d’intolérance et de rejet des autres. A cet égard, les porte-parole des écoles du Patriarcat de Jérusalem des Latins ont également demander à accélérer le processus de mise à jour des programmes scolaires, retirant tous les contenus pouvant être utilisés pour fomenter des sentiments sectaires chez les élèves des écoles de tout niveau.<br />Le site Internet al Wakeel a retiré l’image incriminée et diffusé un message d’excuses dans lequel il niait avoir eu l’intention d’offenser les « frères chrétiens de notre bien-aimée patrie ». Les responsables du site Internet ont attribué la publication de l’image blasphématoire à l’erreur d’un salarié, annonçant des mesures disciplinaires à son encontre. Un comité de chrétiens de Fuheis est intervenu dans cette affaire, faisant l’hypothèse que le choix malheureux effectué par le site Internet, dans l’imminence de la célébration de Noël, vise également à distraire l’opinion publique jordanienne d’une situation politique et sociale délicate qui voit croître les protestations et les symptômes de malaise populaire dans le Royaume, en particulier à cause de l’inflation et de la corruption. Mon, 10 Dec 2018 13:10:00 +0100ASIE/INDE - Démission de l’Evêque de Cuddapahhttp://www.fides.org/fr/news/65236-ASIE_INDE_Demission_de_l_Eveque_de_Cuddapahhttp://www.fides.org/fr/news/65236-ASIE_INDE_Demission_de_l_Eveque_de_CuddapahCité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté ce jour la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Cuddapah présentée par S.Exc. Mgr Prasad Gallela. Mon, 10 Dec 2018 12:48:43 +0100AMERIQUE/NICARAGUA - Célébrations réduites pour la Solennité de l’Immaculée Conception, églises fermées à Leonhttp://www.fides.org/fr/news/65234-AMERIQUE_NICARAGUA_Celebrations_reduites_pour_la_Solennite_de_l_Immaculee_Conception_eglises_fermees_a_Leonhttp://www.fides.org/fr/news/65234-AMERIQUE_NICARAGUA_Celebrations_reduites_pour_la_Solennite_de_l_Immaculee_Conception_eglises_fermees_a_LeonLeon – La fête de la Griteria, liée à la Solennité de l’Immaculée Conception, « la toute pure » comme elle est appelée au Nicaragua, est une tradition populaire qui remonte au XVIII° siècle. Au soir du 7 décembre, les fidèles sortent par groupe pour visiter les autels préparés en l’honneur de Notre-Dame dans différents endroits de la ville, et enfin, tous se retrouvent dans la Cathédrale ou dans l’église principale du lieu. Sur le parcours, les fidèles prient, chantent et quelqu’un répète à haute voix : « Quelle est la cause de tant de joie ! », le peuple répondant en criant « La Conception de Marie ». Le groupe fait ensuite une halte devant l’autel préparé pour y chanter et y prier Notre-Dame. Parfois, une collation est prise avant de continuer son chemin vers un autre autel.<br />Cette tradition se perpétue dans l’ensemble des villes du Nicaragua et d’autres pays où se trouvent des groupes de nicaraguayens, comme aux Etats-Unis et au Costa Rica. Avec le temps qui passe, chaque ville a contribué à enrichir cette célébration. A Managua, on attend ainsi minuit pour voir les feux d’artifice, qui sont spectaculaires. A Chinandega, des chanteurs célèbres donnent des récital set les guitares sont les protagonistes de la musique locale. A Granada, les autels de chaque quartier sont célèbres, particulièrement beaux et soignés, faisant l’objet d’une concurrence entre les différentes zones. A Leon, des groupes de danseurs conduisent les fidèles dans la visite des autels installés dans les parcs de chaque zone, pratiquement toute la ville descendant dans les rues pour célébrer la fête.<br />En cette année 2018, la fête a toutefois été célébrée de manière réduite. A Leon, où l’image de Notre-Dame de chaque autel est encadrée par de nombreuses fleurs multicolores, cette année la décoration a été très austère et simple, avec seulement les deux couleurs, le bleu et le blanc, du drapeau nicaraguayen, en signe de protestation contre la détention par le gouvernement de plus de 500 prisonniers politiques.<br />L’Agence Fides a reçu le témoignage d’un groupe de nicaraguayen de Leon. Ici, à quelques mètres du lieu où a été assassiné, le 14 juin, d’une balle dans la poitrine, un jeune enfant de chœur, Sandor Dolmus, sa famille a ouvert sa maison pour accueillir les fidèles. Aux pieds de l’autel de l’Immaculée, se trouve le portait de ce jeune de 15 ans, au regard fier, le drapeau du Nicaragua et une image du Très Saint Sacrement peinte sur son tee-shirt, symbole de son appartenance au groupe des jeunes au service de l’autel. Sur le trottoir de la petite maison, sise dans le quartier San Juan de Leon, se trouvait la famille de cette victime de la répression, qui priait et accueillait les fidèles qui arrivaient. « Il devrait être ici – a déclaré l’une de ses cousines – s’il n’avait pas été assassiné le 14 juin. Il voulait porter son aube pour assister l’Evêque, S.Exc. Mgr Bosco Vivas, au maître-autel de la Cathédrale de Leon ».<br />A 18.00 locales, Mgr Vivas a ouvert les célébrations mais, par rapport aux années précédentes, lorsqu’il n’y avait pas de place pour marcher à cause du grand nombre de personnes présentes, les participants cette année ont été vraiment peu nombreux et il était possible de bien voir le groupe de militaires qui entourait la Cathédrale et le parvis pour suivre de près les mouvements des personnes. Ce qui frappe particulièrement, selon la note parvenue à Fides, est le fait que les églises de la ville de Leon soient restées fermées et que les signes de fête aient fait défaut le jour même de la fête la plus fortement ressentie par le Nicaragua catholique. Mon, 10 Dec 2018 12:46:18 +0100AFRIQUE/RD CONGO - Opposition divisée dans le cadre des élections présidentielleshttp://www.fides.org/fr/news/65233-AFRIQUE_RD_CONGO_Opposition_divisee_dans_le_cadre_des_elections_presidentielleshttp://www.fides.org/fr/news/65233-AFRIQUE_RD_CONGO_Opposition_divisee_dans_le_cadre_des_elections_presidentiellesKinshasa – L’opposition se présente divisée aux élections présidentielles congolaises du 23 décembre. Ainsi que le remarque une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo, il existe deux coalitions électorales qui disputeront la victoire au candidat du parti du Président sortant, Joseph Kabila, « le camp de Bemba-Katumbi-Muzito, avec la coalition Lamuka, dont le candidat est Martin Fayulu, et le camp UDPS-UNC, avec la coalition Vers le changement, dont le candidat est Félix Tshisekedi ».<br />Ce dernier a signé à Nairobi, au Kenya, le 23 novembre, un accord avec Vital Kamerhe , visant à se présenter ensemble aux prochaines élections – présidentielles et législatives, tant nationales que provinciales.<br />« Selon plusieurs observateurs, dans une élection présidentielle à un seul tour, où le candidat qui obtiendra la majorité simple des suffrage restera élu, cette division nuirait l’opposition et favoriserait le candidat unique du camp politique du président sortant Joseph Kabila, le Front Commun pour le Congo , dont le candidat est Emmanuel Ramazani Shadary » affirme la note.<br />« Alors que le début de la campagne électorale est officiellement prévu pour le 22 novembre, les incertitudes ne manquent pas. Il y a d'abord l'absence de consensus autour de la machine à voter. Une partie des 21 candidats en lice la rejette, considérant qu'elle n'est ni fiable ni légale. Même chose pour le fichier électoral jugé "corrompu" par certains, à cause notamment des 6 millions d'électeurs enregistrés sans empreinte. Beaucoup se demandent si, dans ces conditions, les résultats de l'élection peuvent-ils être acceptés par tous. Autre source d'incertitude: la formation des quelque 500.000 agents électoraux, maillons essentiels au bon déroulement du vote, a débuté mais accuse des retards ».<br />Dans un Message, les Evêques congolais ont exprimé leurs préoccupations concernant le scrutin, rappelant la question des machines à voter et le défaut d’application des mesures prévues dans le cadre de l’accord du 31 décembre 2016 en vue de l’apaisement du climat politique. « Les élections ne sont pas une fin en soi. Elles ne seront utiles que si nous sommes conscients de ce qui doit être modifié en vue de l’avènement d’un Congo plus beau qu’auparavant. Ce qui est en jeu aujourd’hui est l’unité de notre pays, l’intégrité de notre territoire national, la justice, la paix et l’amélioration des conditions de vie de la population » soulignent les Evêques. Mon, 10 Dec 2018 12:11:45 +0100AFRIQUE/TOGO - Augmentation de la violence en vue des élections dans le cadre de la crise politique en courshttp://www.fides.org/fr/news/65232-AFRIQUE_TOGO_Augmentation_de_la_violence_en_vue_des_elections_dans_le_cadre_de_la_crise_politique_en_courshttp://www.fides.org/fr/news/65232-AFRIQUE_TOGO_Augmentation_de_la_violence_en_vue_des_elections_dans_le_cadre_de_la_crise_politique_en_coursLomé – Depuis le lancement de la campagne pour les élections législatives au Togo pour le 20 Décembre 2018, le pays fait face à de nouvelles vagues de violences . Les affrontements violents et meurtriers ont eu lieu ce samedi 8 Décembre 2018 dans plusieurs localités du Togo entre forces de l’ordre et la coalition de l’opposition Togolaise connue sous le nom de C14, qui s’oppose farouchement à ces élections législatives ». Parmi les victimes de ces affrontements se trouve d’ailleurs un enfant, tué par balles.<br />« Dans certains quartiers périphériques, comme celui d’Agoé, où est mort cet enfant, les jeunes ont dressé des barricades, brûlé des pneumatiques. La police a réagi en faisant usage de gaz lacrymogènes et poursuivant les personnes sur zone » a déclaré à Fides une source locale. « Dans d’autres villes de l’intérieur du pays, et en particulier à Sokodé et Bafilo, les jeunes qui cherchaient à se rassembler ont été dispersés avec des gaz lacrymogènes. Ils constituent des signaux inquiétants du retour tant redouté au langage de la violence comme moyen privilégié d’expression, de revendication, et de résolution du conflit inter-togolais ».<br />Le pays traverse actuellement une grave crise politique depuis plus d’un an, dérivant de la requête de démission du Président Faure Gnassingbé, aux affaires depuis 2005.<br />« Les églises évangéliques, presbytériennes et méthodistes du Togo ont demandé le 5 décembre le report de ces élections de quelques mois, dénonçant des conditions n’y étant pas favorables. A elles se sont unis, le 7 au soir, les cadres musulmans du Togo.<br />Le dialogue politique entre opposition et pouvoir a échoué. L’appel ferme et prophétique, du 15 Novembre 2018, des évêques du Togo aux politiques à prendre leurs responsabilités afin de désamorcer et apaiser le climat tendu est loin d’avoir été entendue par les uns et les autres. Comme plusieurs pays d’Afrique, le Togo risque de sombrer dans la guerre civile par la faute du politique » indique encore la note parvenue à Fides.<br />« Quand on observe de plus près la situation politique actuelle au Togo, on l’a l’impression au risque de nous tromper, qu’il y a une volonté manifeste à vouloir la guerre. La rigidité des positions politiques, le manque réel de volonté à mettre en application la feuille de route de la CEDEAO qui préconise fondamentalement les réformes constitutionnelles et institutionnelles menacent gravement la paix au Togo. La situation sociopolitique critique du Togo nous invite une fois de plus encore à repenser en profondeur l’appareil politique tel qu’il est utilisé dans bon nombre de pays africains. Aujourd’hui, plus que jamais, il nous faut en Afrique des hommes et des femmes politiques avec une conscience politique résolument éprise de paix. Des hommes et des femmes politiques qui ont compris que la paix ne s’impose pas par la force des armes, mais que la paix se construit dans un cadre de dialogue propice à des discussions significatives et constructives. C’est seulement dans un climat de paix que le politique pourra en Afrique travailler pour une action humanitaire en vue d’une stabilité sociale ». Mon, 10 Dec 2018 11:38:59 +0100ASIE/PAKISTAN - Mettre un terme à l’usage abusif de la loi sur le blasphème, un appel en vue de la Journée pour les droits fondamentauxhttp://www.fides.org/fr/news/65231-ASIE_PAKISTAN_Mettre_un_terme_a_l_usage_abusif_de_la_loi_sur_le_blaspheme_un_appel_en_vue_de_la_Journee_pour_les_droits_fondamentauxhttp://www.fides.org/fr/news/65231-ASIE_PAKISTAN_Mettre_un_terme_a_l_usage_abusif_de_la_loi_sur_le_blaspheme_un_appel_en_vue_de_la_Journee_pour_les_droits_fondamentauxLahore – Le gouvernement pakistanais doit prendre des mesures d’urgence afin de mettre un terme à l’usage abusif des lois sur le blasphème : tel est l’appel diffusé par le Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement , association chef de file d’un groupe d’organismes et organisations de la société civile qui renouvellent la requête de bloquer l’usage impropre de la loi sur le blasphème, très répandue au Pakistan.<br />A l’occasion de la Journée mondiale pour les droits fondamentaux du 10 décembre, le gouvernement pakistanais est invité « à donner un nouvel élan à la révision de la loi sur le blasphème qui cause des souffrances indescriptibles aux minorités religieuses et à tous les citoyens pakistanais » affirme une note envoyée à l’Agence Fides.<br />L’usage impropre de la loi a été révélé au monde au travers du cas d’Asia Bibi, la chrétienne accusée de blasphème en 2009 et condamnée à mort. Après près de neuf années de détention, elle a finalement été acquittée le 31 octobre dernier par la Cour Suprême. Le gouvernement pakistanais gère actuellement le cas et la demande d’asile à des Etats étrangers pour elle et sa famille.<br />« Nous savons qu’Asia Bibi et sa famille ne seront jamais en sécurité au Pakistan. Selon certains rapports, les extrémistes leur donnent déjà la chasse. Asia Bibi n’aurait pas été la première ou la dernière à quitter le Pakistan suite à des accusations de blasphème. Des centaines de victimes de fausses accusations de ce genre ont été contraintes à fuir parce que le gouvernement n’est pas parvenu à garantir la justice et la sécurité » affirme le CLAAS.<br />Le Directeur du CLAAS, Nasir Saeed, déclare à Fides : « De nombreuses victimes de fausses accusations de blasphème demeurent en prison pendant des années pour un crime qu’elles n’ont jamais commis. Parmi eux, les chrétiens subissent souvent des violences et des tortures. D’autres sont laissés aux mains de violents qui peuvent détruire leurs propriétés ou les tuer ». « La situation des minorités religieuses est devenue encore plus précaire – indique Nasir Saeed – en ce que les hommes politiques ne veulent pas discuter de la question au Parlement à cause des menaces des extrémistes. Il n’existe aucun avenir pour la justice et la légalité au Pakistan si cette loi n’est pas amendée ».<br />« La Journée mondiale pour les droits fondamentaux – poursuit-il – devrait rappeler au Pakistan qu’il doit respecter ses obligations en matière de droits fondamentaux sur la base des conventions internationales qu’il a ratifié, apportant les modifications nécessaires à la loi sur le blasphème de manière à en interdire un usage impropre ».<br />Le militant fait appel à la communauté internationale, invitant les gouvernements des pays occidentaux à « reconsidérer les aides économiques et les accords commerciaux, les soumettant au respect des droits fondamentaux de la part du Pakistan ». « A l’occasion de la Journée mondiale pour les droits fondamentaux, la communauté internationale pourrait envoyer un message clair au Pakistan selon lequel la vie humaine doit être respectée » conclut Nasir Saeed. Mon, 10 Dec 2018 10:59:15 +0100