Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Rapport d’Amnesty International sur la situation des femmes, jeunes filles et hommes victimes de viols de guerre dans le payshttp://www.fides.org/fr/news/62704-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Rapport_d_Amnesty_International_sur_la_situation_des_femmes_jeunes_filles_et_hommes_victimes_de_viols_de_guerre_dans_le_payshttp://www.fides.org/fr/news/62704-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Rapport_d_Amnesty_International_sur_la_situation_des_femmes_jeunes_filles_et_hommes_victimes_de_viols_de_guerre_dans_le_paysJuba – Des violences sexuelles préméditées sur large échelle à l’encontre de milliers de femmes, de jeunes filles et d’hommes auraient été perpétrées sur base ethnique. C’est ce que dénonce Amnesty International dans un rapport dédié aux violences sexuelles au Soudan du Sud, basé sur 168 entretiens de victimes de viols conduits au Soudan du Sud et dans les camps de réfugiés d’Ouganda. Le Soudan du Sud est bouleversé depuis décembre 2013 par un conflit civil qui oppose le Président, Salva Kiir, et l’ancien Vice-président, Riek Machar. La guerre a immédiatement pris une connotation ethnique, basée sur des affrontements entre les Dinkas, ethnie à laquelle appartient le Président, et les Nuers, ethnie de Riek Machar, ainsi que leurs alliés respectifs. Selon le rapport de l’ONG intitulé « Ne restez pas en silence », l’ensemble des parties recourt au viol comme à une arme pour détruire physiquement et psychologiquement l’ethnie rivale.<br />Les viols ont lieu non seulement au cours des combats mais également dans les camps où ont trouvé refuge des millions de personnes en fuite des zones de guerre. Le rapport comprend 16 entretiens d’hommes affirmant avoir été castrés ou avoir subi la perforation des testicules à l’aide d’aiguilles.<br />« Les attaques semblent réalisées pour terroriser, avilir et humilier les victimes et, dans certains cas, pour empêcher les hommes de groupes politiques rivaux de procréer » affirme Amnesty International.<br />Selon un rapport de l’ONU publié l’an dernier, 70% des femmes se trouvant dans les camps de réfugiés des Nations unies présents dans la capitale, Juba, affirment avoir subi des violences sexuelles depuis le début de la guerre. <br />Tue, 25 Jul 2017 08:12:00 +0200AMERIQUE/ETATS UNIS - Nouveau coup d’arrêt judiciaire pour les mesures d’éloignement du territoire américain d’immigrés irakienshttp://www.fides.org/fr/news/62703-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Nouveau_coup_d_arret_judiciaire_pour_les_mesures_d_eloignement_du_territoire_americain_d_immigres_irakienshttp://www.fides.org/fr/news/62703-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Nouveau_coup_d_arret_judiciaire_pour_les_mesures_d_eloignement_du_territoire_americain_d_immigres_irakiensDetroit – Le juge Mark Goldsmith de Detroit a bloqué pour 90 jours le rapatriement potentiel de chrétiens chaldéens et d’autres immigrés irakiens décidé en juin dernier en vertu des nouvelles normes en matière d’immigration édictées par l’administration Trump. La mesure avait déjà été temporairement bloquée par ce même juge pour des périodes plus brèves et toutes les suspensions arrivaient à échéance hier, 24 juillet. La nouvelle mesure prise au cours de la journée d’hier par le juge Goldsmith a pris également acte des injonctions de certains ressortissants irakiens menacés de rapatriement, qui faisaient état du risque de subir des violences et des persécutions une fois rentrés dans leur pays. Dans le texte de sa décision, le juge a également mis en évidence que les charges pénales pesant sur nombre des irakiens menacés d’expulsion – cités par l’Agence de l’immigration pour justifier les mesures d’éloignement du territoire américain – étaient en réalité des cas « dormants », dont l’utilisation était évidemment instrumentale. Dans les motivations de la décision, le juge a déclaré que les droits constitutionnels des immigrés irakiens – nombre desquels résidaient aux Etats-Unis depuis longtemps – ont été violés et que les garanties de protection des libertés fondamentales peuvent être suspendues seulement en de rares cas d’invasion étrangère ou de soulèvement interne.<br />Les irakiens déjà arrêtés le 12 juin derniers par l’Agence fédérale de l’Immigration étaient au nombre de 114 mais les mesures d’expulsion menaçaient potentiellement quelques 1.400 immigrants provenant d’Irak. Une grande partie des irakiens déjà arrêtés résidait dans la zone de Detroit et appartenait à des familles chrétiennes chaldéennes. L’opération avait été déclenchée après la signature de l’accord entre les Etats-Unis et l’Irak ayant permis à ce pays de sortir de la liste des pays potentiellement exportateurs de terroristes, en échange de la réadmission d’un certain nombre de ressortissants irakiens faisant l’objet d’une mesure d’expulsion du territoire américain. Certains des chrétiens arrêtés avaient par ailleurs eu, eux aussi, par le passé des problèmes avec la justice.<br />Le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, était intervenu lui aussi dans le cadre de cette affaire. Dans une lettre à S.Exc. Mgr Frank Kalabat, Evêque de l’Eparchie de Saint Thomas Apôtre des Chaldéens , le Patriarche avait exprimé sa solidarité et sa proximité aux familles des irakiens frappés par les mesures d’expulsion, espérant qu’une solution adéquate à l’urgence humanitaire provoquée par les mesures d’éloignement puisse être trouvée, sachant que ces dernières s’adressaient notamment à des pères d’enfants en bas âge.<br />Les immigrés irakiens risquant l’expulsion ont désormais trois mois pour organiser avec leurs avocats leur stratégie défensive afin de rendre inefficaces les mesures d’éloignement du territoire américain prises par l’ICE. <br />Tue, 25 Jul 2017 08:11:05 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Appel du Clergé séculier de Butembo-Bénihttp://www.fides.org/fr/news/62702-AFRIQUE_RD_CONGO_Appel_du_Clerge_seculier_de_Butembo_Benihttp://www.fides.org/fr/news/62702-AFRIQUE_RD_CONGO_Appel_du_Clerge_seculier_de_Butembo_BeniKinshasa – « Nous, Prêtres Diocésains de Butembo-Béni, formant la Fraternité Sacerdotale du Diocèse, réunis autour de notre Evêque diocésain, à l’issue de notre retraite sacerdotale annuelle, avant de regagner nos paroisses et communautés sacerdotales respectives, tenons à exprimer notre extrême indignation face à l’enlèvement de nos confrères Charles KIPASA et Jean Pierre AKILIMALI, dans la nuit du 16 Juillet 2017, aux environs de 21h00, dans la Paroisse Marie Reine des Anges de Bunyuka – à la périphérie de Butembo NDR –, par des inciviques vêtus en uniforme militaire. Nous exigeons leur libération sans condition .<br />L’appel aux ravisseurs est contenu dans une lettre diffusée au terme de la retraite spirituelle annuelle du clergé séculier du Diocèse avec son Evêque, S.Exc. Mgr Melchisédech Sikuli Paluku.<br />Les prêtres dénoncent l’insécurité de la zone « marquée par des incursions nocturnes, des agressions à l’arme blanche et à feu, ainsi que les assassinats, les vols et les viols, qui ont élu domicile dans notre contrée, la résurgence des groupes armés qui, sans compter le nombre des tués, provoquent des déplacements massifs des populations... Ces comportements dévalorisent la vie humaine et désacralisent aussi bien les personnes, les lieux que les objets consacrés. Ce qui est une profanation et un sacrilège ! ».<br />Dans la lettre, il est rappelé le sang versé par l’Eglise suite à l’action homicide des différents groupes armés qui sévissent sur le territoire diocésain. En particulier, sont rappelés les homicides du Père Romain Kahindo Kyavuyirwe – tué en octobre 2002 – et du Père Christian Mbusa Bakulene , l’enlèvement des Prêtres assomptionnistes Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutute, enlevés dans leur Paroisse Notre-Dame des Pauvres de Mbau, sise à 22 Km de Beni et l’assassinat d’un autre religieux assomptionniste, le Père Vincent Machozi, qui dénonçait depuis des années l’exploitation illégale du Coltan .<br />Face à ce nouvel acte de violence vis-à-vis de prêtres, le Clergé de Butembo-Béni s’adresse aux ravisseurs en affirmant que « trop c’est trop ». Après les avoir mis « face à leurs responsabilités », il fait appel « à leur conscience » afin que les Pères Charles Kipasa et Jean-Pierre Akilimali soient relâchés vivants de manière à pouvoir poursuivre leur mission pastorale ». <br />Tue, 25 Jul 2017 08:10:01 +0200EUROPE/FRANCE - Premier anniversaire de l’assassinat du Père Jacques Hamelhttp://www.fides.org/fr/news/62701-EUROPE_FRANCE_Premier_anniversaire_de_l_assassinat_du_Pere_Jacques_Hamelhttp://www.fides.org/fr/news/62701-EUROPE_FRANCE_Premier_anniversaire_de_l_assassinat_du_Pere_Jacques_HamelRouen – Le Père Jacques Hamel, 84 ans, fut tué au cours de la matinée du 26 juillet 2016, alors qu’il célébrait la Messe dans l’église de Saint Etienne du Rouvray, en Normandie. Deux hommes entrèrent durant la célébration et tuèrent le prêtre à l’autel, en l’égorgeant, blessant par ailleurs trois fidèles et prenant en otage deux religieuses, alors qu’une troisième réussissait à s’enfuir pour donner l’alarme. Les deux assassins furent tués par la police .<br />Au premier anniversaire de cet événement tragique, en cette même église et à la même heure à laquelle célébrait le Père Hamel, à savoir 09.00 locales, l’Archevêque de Rouan, S.Exc. Mgr Dominique Lebrun, célébrera une Messe demain, laquelle sera retransmise en directe par différentes radios et télévision. Selon les informations diffusées par l’Archidiocèse, au cours du rite, quatre compositions florales seront posées devant la croix, le cierge pascal, l’autel et l’image de Notre-Dame qui avaient été profanés le 26 juillet dernier. Suivra l’inauguration de la « stèle républicaine pour la paix et la fraternité et à la mémoire du père Jacques Hamel » érigée par la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray. Dans l’après-midi, à 18.00, en la Basilique Notre-Dame de Bonsecours seront célébrées les Vêpres suivies par un temps de prière sur la tombe du Père Hamel. D’autres initiatives en souvenir du Père Hamel et pour la paix ont par ailleurs été organisées dans différentes communautés.<br />L’Archevêque de Marseille, S.Exc. Mgr Georges Pontier, Président de la Conférence des Evêques de France, dans son message, souligne que « ce fut un de ces évènements impensables qui laissent sans parole et qui deviennent porteurs d’un grand témoignage, source de leçons pour tous ». En citant les paroles de la sœur du Père Hamel, selon laquelle son frère prêtre était d’abord et avant tout « un homme parmi les hommes », le message continue : « C’est cet homme parmi les hommes qui a été tué. C’est cet homme parmi les hommes, ce prêtre, qui est devenu symbole d’une vie vécue les uns avec les autres, les uns pour les autres, une vie de fidélités quotidiennes, une vie enracinée dans l’amour de Celui qui s’est fait l’un de nous par amour, le Christ. Une telle vie devient un modèle et un encouragement pour tous ».<br />Le Pape François a accordé la dispense afin d’ouvrir, quelques mois après sa mort, le 13 avril 2017, la phase diocésaine du Procès en Béatification du Père Hamel. Tue, 25 Jul 2017 11:53:17 +0200ASIE/TERRE SAINTE - Commentaires du Vicaire patriarcal chargé des communautés catholiques de langue hébraïque du Patriarcat latin de Jérusalem après les tensions relatives à l’esplanade des mosquéeshttp://www.fides.org/fr/news/62700-ASIE_TERRE_SAINTE_Commentaires_du_Vicaire_patriarcal_charge_des_communautes_catholiques_de_langue_hebraique_du_Patriarcat_latin_de_Jerusalem_apres_les_tensions_relatives_a_l_esplanade_des_mosqueeshttp://www.fides.org/fr/news/62700-ASIE_TERRE_SAINTE_Commentaires_du_Vicaire_patriarcal_charge_des_communautes_catholiques_de_langue_hebraique_du_Patriarcat_latin_de_Jerusalem_apres_les_tensions_relatives_a_l_esplanade_des_mosqueesJérusalem – Le gouvernement israélien a disposé le retrait des portiques de détection de métaux installés pour contrôler l’entrée des musulmans sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem. Il est cependant encore trop tôt pour comprendre si une telle mesure aura des effets sur la énième spirale de tension et de violences qui a eu lieu autour du site de la Ville Sainte sur lequel se trouvent la mosquée d’al Aqsa et la coupole de la roche. « A Jérusalem – indique à Fides le Père David Neuhaus SJ, Vicaire patriarcal chargé des communautés catholiques de langue hébraïque du Patriarcat latin de Jérusalem – est perceptible une grande amertume, colère et frustration, rendues encore plus lourdes par le fait que c’est toujours la même situation qui se répète avec la même chaîne d’actions et de réactions. Ce qui a déjà eu lieu à de nombreuses reprises se présente à nouveau avec un fixisme impressionnant. Il n’est pas besoin d’être prophètes pour savoir par avance que, lorsque les choses sacrées et religieuses sont touchées, cela débouche sur des conséquences imprévisibles ».<br />Au cours de la journée du 24 juillet – indiquent les moyens de communication jordaniens – le Roi Abdallah II de Jordanie, dans une conversation téléphonique avec le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait demandé l’annulation de toutes les nouvelles mesures de sécurité – y compris la mise en place des portiques – prises par le gouvernement israélien afin de contrôler et de limiter les entrées sur l’esplanade des mosquées après l’attaque armée intervenue sur le site le 14 juillet dernier, dans le cadre duquel trois palestiniens – tous tués par la suite – avaient provoqué la mort de deux militaires israéliens. « Il faut espérer dans le rôle que peut jouer le Roi Abdallah II de Jordanie, qui est une personne capable de modération et qui peut, sur cette question, exercer un rôle influent, attendu que la Monarchie hachémite assure traditionnellement la protection des Lieux Saints musulmans de Jérusalem » indique à Fides le Père Neuhaus. « Pour le reste – ajoute le jésuite – nous sommes appelés à être témoins de la Résurrection dans cette situation, en priant et en faisant confiance au Seigneur ». Tue, 25 Jul 2017 11:31:07 +0200AMERIQUE/CHILI - Communiqué de la Conférence épiscopale après la dépénalisation de l’avortementhttp://www.fides.org/fr/news/62699-AMERIQUE_CHILI_Communique_de_la_Conference_episcopale_apres_la_depenalisation_de_l_avortementhttp://www.fides.org/fr/news/62699-AMERIQUE_CHILI_Communique_de_la_Conference_episcopale_apres_la_depenalisation_de_l_avortementSantiago – Après l’approbation par le Sénat chilien du projet de loi de dépénalisation de l’avortement dans trois cas particuliers, « arrivera la loi sur l’euthanasie et ainsi de suite ». Ces lois, « contraires à la personne humaine, à l’ordre naturel voulu par Dieu et à la foi catholique elle-même » ont été approuvées avec le soutien des partis de gauche, y compris la démocratie chrétienne, souligne S.Exc. Mgr Francisco Javier Stegmeier Schmidlin, Evêque de Villarrica, qui se demande ce que doivent faire maintenant « ceux qui sont en faveur de la vie et de la famille et contraires à la culture de la mort ».<br />Dans le communiqué diffusé par la Conférence épiscopale chilienne et parvenu à l’Agence Fides, l’Evêque cite sept actions. En premier lieu, prier le Seigneur pour la conversion de ceux qui sont favorables à l’avortement et pour que la loi soit abrogée. En deuxième lieu, soutenir les femmes enceintes courant des risques et participer aux institutions qui se dédient à cette fin. « Etudier les fondements – génétiques, biologiques, anthropologiques, statistiques etc. – des motifs pour lesquels tout enfant a le droit de naître et les effets de l’avortement sur la mère, sur la famille et sur la société. Etre toujours et partout des militants en faveur de la vie et de la famille ». Participer aux activités des mouvements pour la vie. Utiliser un langage adéquat, en parlant par exemple non pas d’embryon ou de fœtus mais d’enfant et de personne. Enfin, voter seulement pour les candidats qui sont en faveur de la vie.<br />Le Comité permanent de la Conférence épiscopale chilienne affirme, lui aussi, dans une déclaration portant la date du 21 juillet, que « le projet de loi approuvé semble un retour au passé, établissant et légitimant, au sein de la société chilienne, une injuste discrimination envers les êtres humains sans défense, dont l’Etat est appelé à garantir et protéger la vie ». Pour les Evêques, telle n’est pas la réponse adaptée au drame des femmes se trouvant dans les situations limites prévues, à savoir danger de vie pour la mère, malformation de l’enfant et viol. « Au lieu de faire le plus grand effort possible pour les deux vies humaines tout aussi dignes l’une que l’autre – celles de la mère et de l’enfant qu’elle attend – il existera désormais au Chili des enfants considérés comme des déchets, ainsi que le Pape François a dénommé l’ensemble des êtres humains que la société marginalise parce que « malcommodes » ou n’étant pas considérés comme dignes de vivre ».<br />Les Evêques sont attristés par le vote favorable exprimé par des parlementaires se prétendant chrétiens et rappellent ce qu’ils ont affirmé à cet égard dans leur message du 25 mars 2015, intitulé « Le droit humain à la vie, une vie digne pour chaque personne ».<br />« Au moment où nous avons besoin de reconquérir la confiance, les autorités politiques sont les premières appelées à témoigner de la cohérence entre les convictions éthiques qu’elles proclament et la charge publique qu’elles recouvrent » est-il indiqué dans le message, qui s’achève par ces mots : « En tant qu’Eglise, nous sommes respectueux des pouvoirs de l’Etat dans le contexte de la démocratie. De manière transparente, nous avons offert notre avis à tous les organes compétents, au travers de personnes et d’institutions qui continueront à œuvrer en faveur de la vie. Face à tout drame humain, les catholiques continueront à proclamer l’amour infini de Dieu, qui, dans la Résurrection de Son Fils, Jésus Christ, nous offre la source de la promotion de toute vie humaine et de sa dignité ». Tue, 25 Jul 2017 10:16:35 +0200ASIE/SYRIE - Meurtre d’un enseignant chrétien à Hassaké, ville syrienne contrôlée par les milices kurdes du PYDhttp://www.fides.org/fr/news/62698-ASIE_SYRIE_Meurtre_d_un_enseignant_chretien_a_Hassake_ville_syrienne_controlee_par_les_milices_kurdes_du_PYDhttp://www.fides.org/fr/news/62698-ASIE_SYRIE_Meurtre_d_un_enseignant_chretien_a_Hassake_ville_syrienne_controlee_par_les_milices_kurdes_du_PYDHassakè – Le corps de Basil Isaac, enseignant chrétien originaire de la vallée du Khabur, a été retrouvé sans vie avec une balle dans la tête dans un village situé à 8 Km à l’est de la ville syrienne d’Hassaké au cours de la journée du 21 juillet. L’affaire suscite actuellement douleur et préoccupation au sein des communautés locales, notamment en vertu du fait que la région semble actuellement sous le contrôle des milices kurdes liées au Parti démocratique kurde , branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan . Les auteurs et les motifs de ce meurtre demeurent encore inconnus et la piste de l’enlèvement visant à percevoir une rançon qui aurait mal fini ne trouve pour le moment aucune confirmation, attendu qu’aucune demande de rançon n’avait été faite pour obtenir la libération de Basil Isaac, disparu mystérieusement trois jours avant la découverte de son cadavre. La victime, spécialiste en agronomie et Doyen du collège agronomique local, était très connu sur zone pour son activité universitaire et éducative. Voici quelques jours , S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo, Archevêque syro catholique d’Hassaké-Nisibi, avait décrit à l’Agence Fides les opérations des militants du PYD pour réaliser de facto leurs intentions, à savoir la création d’une région autonome kurde au sein de la région syrienne de Jézirah, qui est déjà indiquée dans les moyens de communication kurde sous son nom kurde de Rojava. Dans la province d’Hassaké, au nord-est de la Syrie, l’administration autonome autoproclamée de Rojava a commencé à créer un système de taxes locales visant à financer les services publics de la région et à améliorer les niveaux de sécurité et de contrôle de l’ordre public. Mon, 24 Jul 2017 13:16:35 +0200AFRIQUE/NIGERIA - L’un des pays du monde caractérisé par la plus grande disparité de revenus et de droitshttp://www.fides.org/fr/news/62697-AFRIQUE_NIGERIA_L_un_des_pays_du_monde_caracterise_par_la_plus_grande_disparite_de_revenus_et_de_droitshttp://www.fides.org/fr/news/62697-AFRIQUE_NIGERIA_L_un_des_pays_du_monde_caracterise_par_la_plus_grande_disparite_de_revenus_et_de_droitsLagos – Au Nigeria, la disparité de revenus représente l’un de problèmes les plus sérieux et souvent les moins discutés. Selon une étude récente de l’OXFAM et du groupe Development Finance International, le pays est le dernier de la liste des 152 répertoriés en fonction de leur « engagement en vue de la réduction de l’inégalité ». La dépense sociale réalisée au Nigeria pour la santé, l’instruction et la protection sociale est, selon cette étude, « honteusement basse » et « reflète une protection sociale très limitée pour les citoyens ». Selon les nouvelles parvenues à Fides, le nombre de personnes vivant dans des conditions de pauvreté au Nigeria a augmenté, passant de 69 millions en 2004 à 112 millions en 2010 et ce bien que le pays ait enregistré une croissance de 7% de son PIB. Au cours de la même période, le nombre de millionnaires a cependant augmenté de 44% dans ce même pays.<br />En outre, quelques 86 millions de personnes vivent dans des conditions de pauvreté extrême. L’homme le plus riche du pays gagne chaque jour, selon les estimations, 8.000 fois plus que l’un de ses compatriotes pauvres en un an pour ses besoins de base. Selon les Nations unies, plus de 4,7 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dans la région alors que 49% des jeunes sont soit en situation de sous occupation dans le cadre de travaux précaires et à la demi-journée soit même au chômage complet.<br />L’an dernier, le Nigeria se trouvait au 108ème rang sur 144 pays répertoriés par le Rapport mondial sur les différences entre les sexes. Les défis économiques et éducatifs qui affligent les nigérians pauvres sont beaucoup plus graves encore pour le sexe féminin. Parmi les strates sociales les plus pauvres, 75% des femmes ne sont pas scolarisées et 51% ne reçoivent aucune éducation en zones urbaines, soit le double des hommes. Mon, 24 Jul 2017 12:58:03 +0200AMERIQUE/EQUATEUR - XXX° anniversaire du martyre d’un Evêque espagnol et d’une religieuse colombienne, défenseurs des autochtoneshttp://www.fides.org/fr/news/62696-AMERIQUE_EQUATEUR_XXX_anniversaire_du_martyre_d_un_Eveque_espagnol_et_d_une_religieuse_colombienne_defenseurs_des_autochtoneshttp://www.fides.org/fr/news/62696-AMERIQUE_EQUATEUR_XXX_anniversaire_du_martyre_d_un_Eveque_espagnol_et_d_une_religieuse_colombienne_defenseurs_des_autochtonesQuito – Le 21 juillet 1987, ce qui semblait une rencontre amicale dans un lieu reculé de la jungle équatorienne – aujourd’hui en province d’Orellana – devint une pluie de lances des Huaorani qui tua un Evêque espagnol et une religieuse colombienne. S.Exc. Mgr Alejandro Labaca Ugarte, O.F.M. Cap., Evêque du Vicariat apostolique d’Aguarico , et Soeur Ines Arango, religieuse colombienne, cherchaient à sauver les populations indigènes Tagaeri, qui vivaient en isolement volontaire et appartenaient à une branche de la culture Huaorani, des menaces causées par une incursion sur leurs terres de la part de compagnies pétrolières.<br />Ce groupe indigène, qui refusait tout contact avec la civilisation, était considéré comme belliqueux mais l’expérience du missionnaire qui avait dédié une bonne partie de sa vie à la compréhension de la culture et des mœurs des peuples indigènes en Equateur, le porta à chercher à établir un contact. Malheureusement, l’épilogue de la rencontre porta au martyre de l’Evêque et de la religieuse qui l’accompagnait.<br />Mgr Alejandro Labaca est né le 19 avril 1920 en Espagne et commença sa vie religieuse chez les Capucins à l’âge de 17 ans. Il reçut la nationalité équatorienne après avoir œuvré en Amazonie à partir de 1965. Pendant 25 ans, il se dédia en effet à la population indigène Huaorani, en participant au processus d’alphabétisation. Il avait appris leur langue, leur culture et leur histoire. Par la suite, il décida d’impliquer également les religieuses missionnaires dans cette œuvre. C’est ainsi que Sœur Ines Arango, tertiaire capucine, et trois de ses consoeurs s’unirent à lui. Sœur Ines Arango est née le 6 avril 1937 en Colombie et arriva à Shushufindi, en province de Sucumbíos en 1977. Elle accompagnait Mgr Labaca durant ses contacts avec les tribus.<br />A l’occasion du XXX° anniversaire de leur martyre, le REPAM a produit un documentaire intitulé « La vie pour l’Amazonie », qu’il est possible de visionner sur le site Internet http://redamazonica.org. Mon, 24 Jul 2017 12:28:22 +0200AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Déclarations de l’Evêque de Bangassou sur la situation actuelle après l’attaque perpétrée contre la Cathédralehttp://www.fides.org/fr/news/62695-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Declarations_de_l_Eveque_de_Bangassou_sur_la_situation_actuelle_apres_l_attaque_perpetree_contre_la_Cathedralehttp://www.fides.org/fr/news/62695-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Declarations_de_l_Eveque_de_Bangassou_sur_la_situation_actuelle_apres_l_attaque_perpetree_contre_la_CathedraleBangui – « La moitié de la population de Bangassou s’est enfuie, se réfugiant sur le territoire limitrophe de la République démocratique du Congo. Les affrontements se poursuivent depuis des jours » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, dans le sud de la République centrafricaine. La ville est, depuis des mois, au centre d’attaques de la part de ce qu’il est convenu d’appeler les milices antibalakas qui prennent pour cible la composante musulmane de sa population.<br />« Deux mille musulmans se trouvent dans l’enceinte de la Cathédrale et défendus par des militaires marocains de la MINUSCA déclare Mgr Aguirre. Cependant, les antibalakas sévissent à Bangassou, en frappant les musulmans de toutes les manières, en cherchant à les tuer, à les empêcher de s’approvisionner en nourriture, en eau et en bois de chauffage pour cuisiner. Les affrontements se sont poursuivis et provoquent des morts de part et d’autre ».<br />« Ce matin , deux antibalakas ont tenté d’entrer dans le camp de réfugiés mais ils ont été repoussés par la MINUSCA et l’un d’entre eux a été tué » indique Mgr Aguirre.<br />Au cours de la fin de la semaine dernière, des affrontements et des épisodes de violence d’une rare gravité ont porté à la mort d’un casque bleu marocain.<br />« Tout a commencé le 21 juillet lorsque les antibalakas ont enlevé une jeune musulmane enceinte » déclare Mgr Aguirre. « En réponse à cet enlèvement, une quinzaine de jeunes musulmans extrémistes ont enlevé deux opérateurs humanitaires de la Caritas et leurs familles soit une trentaine de personnes environ. La MONUSCA a réagi en libérant ces personnes. Le groupe a répliqué en attaquant la Cathédrale, qui a subi de graves dommages matériels, puisque les assaillants ont tenté de l’incendier mais heureusement sans succès ».<br />« La MINUSCA cherche à contrôler la situation en envoyant des patrouilles dans les rues, lesquelles tirent des coups de semonce en l’air qui provoquent cependant la panique parmi la population, sachant que des personnes sont mortes d’infarctus alors que d’autres ont été blessées par des balles perdues » indique l’Evêque.<br />La MINUSCA, dans un communiqué, a affirmé s’engager à capturer ce groupe de jeunes radicaux qui met actuellement en danger le reste de la communauté musulmane. Mon, 24 Jul 2017 12:08:26 +0200ASIE/IRAQ - Quinze statues de Notre-Dame de Lourdes replacées dans les villages de la plaine de Ninive à la place de celles détruites par les djihadisteshttp://www.fides.org/fr/news/62694-ASIE_IRAQ_Quinze_statues_de_Notre_Dame_de_Lourdes_replacees_dans_les_villages_de_la_plaine_de_Ninive_a_la_place_de_celles_detruites_par_les_djihadisteshttp://www.fides.org/fr/news/62694-ASIE_IRAQ_Quinze_statues_de_Notre_Dame_de_Lourdes_replacees_dans_les_villages_de_la_plaine_de_Ninive_a_la_place_de_celles_detruites_par_les_djihadistesQaraqosh – Du 20 au 25 juillet, dans de nombreux villages et petites villes de la plaine de Ninive, un temps habités en majorité par des chrétiens, 15 statues de Notre-Dame de Lourdes seront réinstallées à la place de celles qui ont été enlevées et détruites par la furie iconoclaste des djihadistes au cours des trois ans d’occupation de la zone de la part du prétendu « Etat islamique ». A Qaraqosh, Telkaif, Alqosh, Karamles et en d’autres localités de la plaine de Ninive, la réinstallation des statues en question est vécue par les chrétiens présents comme un signe réconfortant d’un retour à la normalité, possible et progressif, scandée également par les prières récitées et susurrées aux statues de Notre-Dame. L’initiative a été rendue possible grâce à l’intervention de l’Association catholique française, l’Œuvre d’Oient, après que Mgr Pascal Gollnish, Directeur général de l’Association, au cours d’un voyage dans la région, ait constaté le grand nombre de croix arrachées et de statues de Notre-Dame et de Jésus profanées et détruites dans ces zones au cours des trois années de joug djihadiste. Déjà en mars dernier – indiquent les moyens de communication officiels de l’Œuvre d’Orient – quinze reproductions de la statue de Notre-Dame de Lourdes, bénie par S.Exc. Mgr Nicolas Brouwet, avaient été chargées sur un camion et, de Lourdes, avaient pris le chemin de la plaine de Ninive. Les cérémonies de réinstallation des statues, dans les Paroisses, les sanctuaires et les zones communes des villes, prévoient la participation d’Evêques, de prêtres, de religieux, de religieuses et de laïcs, nombre desquels à peine revenus dans leurs ville d’origine après avoir passé trois ans en qualité d’évacués ou de réfugiés. Maintenant – peut-on lire dans les communiqués de l’Œuvre d’Orient – les chrétiens de ces villes et de ces villages « pourront de nouveau prier devant Notre-Dame de Lourdes, qui les a soutenus au cours de leur exil ». Mon, 24 Jul 2017 11:43:26 +0200AMERIQUE/GUATEMALA - Dessins d’enfants reflétant les violences subieshttp://www.fides.org/fr/news/62693-AMERIQUE_GUATEMALA_Dessins_d_enfants_refletant_les_violences_subieshttp://www.fides.org/fr/news/62693-AMERIQUE_GUATEMALA_Dessins_d_enfants_refletant_les_violences_subiesSacoj Mixco – Délinquance, drogue, problèmes familiaux et terreur quotidienne : c’est ainsi que les élèves des deux classes finales de l’école primaire du Centre éducatif Dr. Bloem, de Sacoj Mixco, et de l’école communale La Paz, de Villa Nueva, au Guatemala, ont représenté la dure réalité avec laquelle ils sont confrontés. Enlèvements, agressions physiques, usage de drogues, violences domestiques, abus, humiliations, telles sont les scènes représentées par les jeunes des deux centres éducatifs guatémaltèques précités. Aux enfants, il a été demandé de représenter par un dessin « ce qu’est la violence ». Les résultats ont été déconcertants et reflètent une normalité de la violence avec laquelle les enfants doivent cohabiter. Tous ces dessins symbolisent une réalité particulièrement dure : la violence est présente dans tous les secteurs de leur vie. Ainsi que le souligne la presse locale, à nombre de ces enfants, l’exercice a permis d’exprimer des réalités difficilement à confesser : la violence domestique au sein de leur famille, la présence de toxicomanes en famille ou encore la frustration et la peur qu’ils éprouvent à chaque fois qu’ils doivent sortir de chez eux ou lorsqu’ils ne peuvent le faire. Environ 84% d’entre eux parlent de manière détaillée de la violence alors que seuls 16% déclarent ne pas se sentir touchés ou épouvantés. Les enfants en question vivent en majorité dans ce qu’il est convenu d’appeler des zones rouges du Guatemala, caractérisées par un fort taux de criminalité, dans lesquelles la violence et la délinquance sont si fréquentes que les habitants sont contraints chaque jour à entendre des coups de feu et que les mineurs doivent se résigner à demeurer enfermés chez eux ou à rencontrer des cadavres dans les rues qui les mènent à l’école. Au projet, ont participé 89 enfants de 10 à 13 ans. De ce total, 54 ont admis avoir peur lorsqu’ils sortent jouer dans la rue. En grandissant environnés par tant de violence, dans des zones où les homicides et les dépendances constituent une réalité quotidienne, ils risquent fort de finir au sein de bandes criminelles. Mon, 24 Jul 2017 11:04:13 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Déclarations de l’Evêque de la Prélature de Cancún-Chetumal après la destruction d’une chapellehttp://www.fides.org/fr/news/62692-AMERIQUE_MEXIQUE_Declarations_de_l_Eveque_de_la_Prelature_de_Cancun_Chetumal_apres_la_destruction_d_une_chapellehttp://www.fides.org/fr/news/62692-AMERIQUE_MEXIQUE_Declarations_de_l_Eveque_de_la_Prelature_de_Cancun_Chetumal_apres_la_destruction_d_une_chapelleCancun – L’Evêque de la Prélature de Cancún-Chetumal, S.Exc. Mgr Pedro Pablo Elizondo Cárdenas, a déclaré hier dans son homélie que les moyens de communication indiquent parfois que le mal est en train de remporter la victoire, parce que la mauvaise nouvelle est celle qui est la plus largement diffusée. En commentant l’Evangile du bon grain et de l’ivraie, proposée dans le cadre de la liturgie de ce XVI° Dimanche du Temps ordinaire, Mgr Elizondo Cárdenas a rappelé qu’en ce qui concerne la sécurité, grave préoccupation de la zone, nous devons tous nous impliquer. « Les touristes continuent à venir parce qu’ils connaissent le cœur des mexicains, parce qu’ils trouvent hospitalité, accueil et que ceci distingue notre service » a affirmé l’Evêque. Cependant, pour parvenir à conserver cette confiance, il faut s’impliquer « parce que la sécurité est l’affaire de tous ».<br />Selon les informations parvenues à Fides, Mgr Elizondo Cárdenas a ensuite fait mention du grave épisode du 18 juillet dernier, intervenu dans un quartier de Cancun et dans le cadre duquel un groupe de personnes a complètement détruit une petite chapelle catholique construite depuis une semaine seulement. « Personne ne peut détruire une construction si ce n’est l’autorité responsable. – a indiqué Mgr Elizondo – Bien que le programme urbain ne soit pas clair, personne ne peut agir de la sorte. Le fait qu’il s’agisse d’une zone verte ou destinée au culte peut être en décidé seulement par la municipalité avec la population de la zone ».<br />L’Evêque a souligné que la chapelle avait été construite après qu’ait été demandée l’autorisation ad hoc à la municipalité. Enfin, il a qualifié d’actes de « violence envers les faibles » ce que font certains environnementalistes et protestants envers l’Eglise catholique dans les petites villes mais tous ont des droits et ces droits doivent être respectés, a-t-il conclu. Mon, 24 Jul 2017 10:16:55 +0200ASIE/INDE - Nomination de l’Evêque de Bettiahhttp://www.fides.org/fr/news/62690-ASIE_INDE_Nomination_de_l_Eveque_de_Bettiahhttp://www.fides.org/fr/news/62690-ASIE_INDE_Nomination_de_l_Eveque_de_BettiahCité du Vatican – Le Saint Père François a nommé aujourd’hui Evêque de Bettiah le Père Peter Sebastian Goveas, Vicaire général du Diocèse de Bhagalpur.<br />Le nouvel Evêque est né le 8 février 1955 à Hosabettu, Hospet, Mangalore, au sein du Diocèse de Mangalore, dans l’Etat du Karnataka. Après ses études secondaires, il est entré au Petit Séminaire régional Saint Jean de Bhagalpur pour devenir prêtre pour le Diocèse de Bhagalpur. Il a effectué ses études philosophiques au Collège Saint Albert de Ranchi et au Collège de l’Etoile du Matin de Barrackpore, au Bengale occidental et ses études théologiques au Collège Saint Albert de Ranchi . Il est titulaire d’une Licence en lettres de l’Université de Calcutta . Il a été ordonné prêtre le 9 décembre 1983 pour le Diocèse de Bhagalpur. Il a servi le Diocèse au sein des charges suivantes : Assistant du Curé de la Paroisse du Christ Roi de Damruhat , Curé à Damruhat , Curé de la Paroisse Saint Pie X de Maheshmunda , Curé de la Paroisse du Sacré-Cœur de Susni , Curé de la Paroisse Sainte Claire de Dakaita . En 2013, il a également été Administrateur de l’école Saint Thomas de Dakaita et en 2014 de l’école Saint Thomas de Damri, Doyen du Doyenné de Lalmatia , Consulteur diocésain à partir de 2008 et membre du Conseil presbytéral à compter de 2009. De 213 à ce jour, il a été Vicaire général du Diocèse de Bhagalpur.<br />Le Diocèse de Bettiah, érigé en 1998, est suffragant de l’Archidiocèse de Patna. Son territoire a une superficie de 10.689 Km2 pour une population de 14.594.534 habitants dont 5.996 catholiques. Il comprend 13 Paroisses, 55 prêtres dont 36 religieux, 43 religieux non prêtres, 133 religieuses et 15 grands séminaristes. Sat, 22 Jul 2017 08:13:34 +0200AMERIQUE/BRESIL - Poursuite de la pastorale missionnaire parmi les populations indigènes Bororo et Xavanteshttp://www.fides.org/fr/news/62689-AMERIQUE_BRESIL_Poursuite_de_la_pastorale_missionnaire_parmi_les_populations_indigenes_Bororo_et_Xavanteshttp://www.fides.org/fr/news/62689-AMERIQUE_BRESIL_Poursuite_de_la_pastorale_missionnaire_parmi_les_populations_indigenes_Bororo_et_XavantesMato Grosso – Les Bororo, connus également sous le nom de Parrudos, constituent un peuple indigène de l’Etat brésilien amazonien du Mato Grosso, et se distinguent par la production d’objets d’artisanat et de peintures sur le corps de haut niveau artistique. Les Xavantes constituent un autre groupe ethnique amérindien vivant au Mato Grosso. Ils sont quelques 800 et se définissent « vraies personnes », pratiquant comme rite d’initiation le perçage des oreilles. Les Salésiens exercent depuis des années leur mission pastorale tant au milieu des Bororo que des Xavantes, deux communautés culturellement et historiquement distantes, qui vivent isolées de la société.<br />Selon les informations diffusées par l’Agence ANS, au cours du mois dernier, 60 indigènes Xavantes ont participé au Cours pour Opérateurs pastoraux Xavantes 2017, tenu au sein de la Paroisse itinérante Saint Dominique Xavier du village de Sainte Claire – Terre indigène Parabubure, sur le territoire de la commune de Campinápolis. Le cours avait pour but principal de former les responsables de l’animation liturgique des communautés.<br />Pour les Bororo, les missionnaires salésiens ont organisé la Semaine de la Culture Bororo, qui a eu lieu près l’école indigène publique Koregedu Paru, du village de Côrrego Grande – Terre indigène Teresa Cristina. L’ouverture de l’événement, le 11 juillet, a été filmée et documentée par les Bororo eux-mêmes afin d’être transmise par les moyens de communication. A par ailleurs été montée un murales de grandes dimensions avec des ouvrages originaux Bororo, des photographies et des travaux scolaires. Les enfants et les jeunes étaient vêtus et ornés de tous les éléments traditionnels. De nombreux produits locaux ont été servis pour l’occasion, alors que les hauts parleurs diffusaient des musiques traditionnelles interrompues de temps à autre par les propos de l’ancien du village, José Américo Akaru Kurireu, ou du chef du village, Bruno Tawie. Sat, 22 Jul 2017 08:13:09 +0200AMERIQUE/CHILI - Appel du Président de la Conférence épiscopale et du Président de la Caritas en faveur de la défense de la dignité des enfants du Chilihttp://www.fides.org/fr/news/62686-AMERIQUE_CHILI_Appel_du_President_de_la_Conference_episcopale_et_du_President_de_la_Caritas_en_faveur_de_la_defense_de_la_dignite_des_enfants_du_Chilihttp://www.fides.org/fr/news/62686-AMERIQUE_CHILI_Appel_du_President_de_la_Conference_episcopale_et_du_President_de_la_Caritas_en_faveur_de_la_defense_de_la_dignite_des_enfants_du_ChiliSantiago – « Nous souhaitons, sous la conduite des autorités du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, passer du contexte actuel d’indignation, de critiques et d’accusations réciproques à des mesures urgentes et claires mettant au centre le bien-être et la vie des enfants, conscients du fait que ces derniers sont des sujets de droits et que le soin de leur dignité devrait constituer une priorité effective pour l’action de l’Etat en tant que garant de leurs droits, tout comme de la société dans son ensemble ». C’est ce qu’écrivent Leurs Excellences NN.SS. Santiago Silva Retamales et Pedro Ossandón Buljevic, respectivement Evêque aux Armées et Président de la Conférence épiscopale du Chili et Evêque auxiliaire de Santiago et Président de la Pastorale sociale Caritas, dans un document intitulé « L’engagement urgent en faveur de la dignité de nos enfants ».<br />Le texte, parvenu à l’Agence Fides, indique que « émerge à nouveau parmi nous la douleur pour les nombreux enfants violés dans leurs droits, qui, au lieu de recevoir protection de la part de notre société et des organes de l’Etat, sont touchés par de graves situations de maltraitance, d’abus et même par la mort ». La situation du SENAME et des autres organismes « est un drame qui s’étend depuis des décennies et démontre une grave responsabilité, non seulement de la part des pouvoirs de l’Etat mais de l’ensemble de la société chilienne. Clairement, nous ne sommes pas parvenus à prendre soin de nos enfants, les jeunes actuels et futurs ».<br />Cette grave réalité a été dénoncée à plusieurs reprises par le passé par des personnes et des institutions et également par l’Eglise. « Nous avons à cœur que soient accueillies les propositions qui ont été présentées depuis des années en la matière » écrivent les Evêques, se référant entre autre à la capacité d’affronter la complexité de la situation des enfants, au manque de ressources – les estimations indiquant que les subventions de l’Etat couvrent à peine de 40 à 60% des besoins réels – au manque de standards qualitatifs pour une gestion correcte des agences partenaires, à la faiblesse de l’actuelle loi en matière d’adoption, à l’augmentation des problèmes de santé mentale et des troubles psychiques chez les mineurs violés n’ayant pas reçu de réponse ad hoc, à un projet de travail qui renforce la capacité des familles et des communautés en matière de prévention, d’accueil et d’insertion des enfants violés dans leurs droits et à la garantie pour le SENAME de disposer des ressources nécessaires.<br />« Dans ce scénario – écrivent les Evêques – il est important de relever que l’apport d’améliorations partielles à un système qui doit être repensé jusque dans ses bases ne suffit pas et que sont nécessaires des changements particulièrement radicaux afin de répondre à une mission aussi délicate ». Dans la partie conclusive du document, les Evêques expriment leur satisfaction suite aux efforts accomplis par les institutions chiliennes en ce qui concerne le bien-être et l’intégrité des plus marginalisés et des plus vulnérables ainsi que pour leur engagement en matière de respect de leur dignité et de leurs droits. « Pendant des décennies, de nombreuses institutions religieuses ont réalisé leur mission évangélisatrice au service et dans l’accompagnement de l’enfance et de la jeunesse violée, au milieu de difficultés complexes de financement et d’obstacles de différente nature que le système met à notre action. Nous demeurons convaincus qu’une partie de notre mission évangélisatrice consiste dans l’accueil des plus petits du Seigneur et dans le fait de nous efforcer de leur offrir des milieux sains, sûrs et fiables afin qu’ils grandissent et contribuent au bien commun du Chili ». Sat, 22 Jul 2017 08:12:46 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Retrait de la MONUSCO de Walikale et crainte d’une vague de violence sur placehttp://www.fides.org/fr/news/62691-AFRIQUE_RD_CONGO_Retrait_de_la_MONUSCO_de_Walikale_et_crainte_d_une_vague_de_violence_sur_placehttp://www.fides.org/fr/news/62691-AFRIQUE_RD_CONGO_Retrait_de_la_MONUSCO_de_Walikale_et_crainte_d_une_vague_de_violence_sur_placeKinshasa – La population est sur le qui-vive au sein du territoire de Walikale, en province du Nord Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, après l’annonce de la fermeture de cinq bases des Casques bleus de la MONUSCO .<br />Selon le responsable d’une radio communautaire de la zone, Radio 7sur7.cd, des messages préoccupés des habitants continuent à parvenir à la station. La population se prépare à abandonner le territoire par crainte que le retrait des casques bleus ne s’accompagne d’une recrudescence des violences perpétrées par les différents groupes armés actifs sur zone. Certains habitants ont créé des barrages routiers afin d’empêcher aux casques bleus de passer mais, selon Radio 7sur7.cd, le retrait des troupes de l’ONU du territoire serait en cours.<br />Le 19 juillet, un communiqué de la MONUSCO a annoncé la fermeture au 31 de ce mois de cinq bases de casques bleus dans les territoires de Walikale, Masisi et Lubero. Il s’agit des bases de Walikale-centre et de Bunyapuri – dans le territoire de Walikale – de Masisi-centre et de Nyabiondo – dans le territoire de Masisi – et de celle de Luofu – dans le territoire de Lubero.<br />Ces jours derniers, 23 associations de la société civile opérant à Walikale avaient envoyé une lettre au représentant du Secrétaire général de l’ONU en RDC pour demander à ce que le retrait des casques bleus du territoire fasse l’objet d’une révision.<br />La fermeture des bases rentre ans le cadre de la réduction de 19.815 à 16.215 militaires de la MONUSCO décidée par la résolution 2348 approuvée le 31 mars dernier par le Conseil de Sécurité de l’ONU. <br /><br />Sat, 22 Jul 2017 08:12:21 +0200AFRIQUE/ZAMBIE - Hommage aux missionnaires de la part de l’Archevêque de Lusaka à l’occasion des 125 ans de présence catholique dans le payshttp://www.fides.org/fr/news/62688-AFRIQUE_ZAMBIE_Hommage_aux_missionnaires_de_la_part_de_l_Archeveque_de_Lusaka_a_l_occasion_des_125_ans_de_presence_catholique_dans_le_payshttp://www.fides.org/fr/news/62688-AFRIQUE_ZAMBIE_Hommage_aux_missionnaires_de_la_part_de_l_Archeveque_de_Lusaka_a_l_occasion_des_125_ans_de_presence_catholique_dans_le_paysLusaka – « Nous devons rendre un profond hommage aux missionnaires, hommes et femmes des divers Instituts religieux et séculiers, qui ont consacré leur vie, sans s’épargner, à la transmission de la torche de la Foi chrétienne » a affirmé S.Exc. Mgr Telesphore-George Mpundu, Archevêque de Lusaka et Président de la Conférence des Evêques catholiques de Zambie , à l’occasion des célébrations du 125ème Anniversaire de l’arrivée de l’Eglise en Zambie.<br />« Nous, bienheureux héritiers de cette merveilleuse aventure, payons avec joie notre dette de gratitude envers Dieu en cette occasion solennelle » a ajouté Mgr Mpundu, qui a rendu hommage également aux fidèles locaux qui ont aidé les premiers missionnaires à propager la foi, en particulier en tant qu’interprètes, catéchistes et enseignants formés par ces mêmes missionnaires.<br />L’Etat a, lui aussi, voulu rendre hommage à la contribution apportée par l’Eglise catholique au développement du pays au cours de ces 125 ans. « L’Eglise catholique a continué à constituer un partenaire fort et fiable du gouvernement, non seulement en offrant des services sociaux mais également en soutenant le développement intégral » a affirmé le Vice-président zambien, Inonge Wina, soulignant la contribution de l’Eglise en ce qui concerne l’annulation de la dette extérieure du pays.<br />Inonge Wina a en outre remercié les différents Instituts éducatifs et sanitaires catholiques qui ont complété ceux de la puissance publique et surtout pour les soins et les attentions au travers desquels l’Eglise aide les personnes souffrantes et les plus pauvres, en n’excluant personne.<br />Les célébrations du 125ème Anniversaire de l’Eglise catholique en Zambie ont débuté le 6 août 2016 et se sont achevées le 15 juillet dernier au travers d’une Messe solennelle à laquelle ont participé toutes les Congrégations missionnaires présentes dans le pays ainsi que des milliers de fidèles. Sat, 22 Jul 2017 08:11:55 +0200EUROPE/ESPAGNE - Le défi : continuer à évangéliser le monde du travailhttp://www.fides.org/fr/news/62687-EUROPE_ESPAGNE_Le_defi_continuer_a_evangeliser_le_monde_du_travailhttp://www.fides.org/fr/news/62687-EUROPE_ESPAGNE_Le_defi_continuer_a_evangeliser_le_monde_du_travailAvila – « Nos défis consistent à continuer à évangéliser le monde du travail, en annonçant la Bonne Nouvelle, qui comporte le projet d’humanisation que Dieu a pour chacun, et en mettant la personne, créée à Son image et à Sa ressemblance, au centre de toutes les préoccupations ». Il s’agit là d’un extrait du document final du Séminaire international et de l’Assemblée générale du Mouvement mondial des Travailleurs chrétiens , tenus du 15 au 21 juillet à l’Université de Mystique d’Avila, auxquels ont participé les délégués de 42 nations ainsi que des autorités, des experts et des responsables des organisations de travailleurs et des syndicats .<br />Le MMTC fête cette année ces 50 ans d’engagement, ainsi que le rappelle le document final. « Nous rendons grâce à Dieu pour ces 50 ans de présence chrétienne dans le monde du travail et de cheminement aux côtés de nombre de nos frères travailleurs, en partageant leurs satisfactions et leurs espoirs, leurs joies et leurs douleurs.<br />Nous sommes accompagnés dans notre évangélisation par le Pape François qui, dans son message aux participants à cette rencontre, par l’intermédiaire de l’Evêque d’Avila, nous invite à un « élan renouvelé visant à porter l’Evangile dans le monde du travail et également pour que la voix des travailleurs continue à résonner dans l’Eglise » et à « combattre afin que tous vivent selon leur dignité et que personne ne soit exclu » ».<br />Conscient de ses limites propres mais également de l’engagement d’autres réalités importantes, « le Mouvement mondial des Travailleurs chrétiens désire continuer à grandir, en collaboration avec d’autres réalités, afin de construire un monde plus juste, plus solidaire et plus soutenable. Nous offrons notre engagement, notre travail et nos luttes, à tous les travailleurs du monde au niveau local, régional et mondial, afin de répondre à notre mission évangélisatrice et, par conséquence, d’adapter l’organisation du MMTC pour mieux répondre à cette mission ».<br />Est ensuite énumérée une série d’engagements dont : le renforcement de l’engagement, de la formation et de la révision de vie, en cohérence avec la foi au Christ Jésus, l’Evangile et la Doctrine sociale de l’Eglise ; la promotion du rapport entre mouvements et pastorale ; l’analyse de la situation régionale des travailleurs et travailleuses, en dénonçant les violations des droits et en protégeant la dignité de la personne ; la promotion de l’égalité des chances entre hommes et femmes dans tous les secteurs ; l’invitation à tous les mouvements des travailleurs chrétiens à participer à la Journée mondiale pour la dignité du travail ; la volonté d’avoir un travail digne pour tous ; la revendication vis-à-vis des Etats d’un salaire social ou d’un revenu universel de citoyenneté pour éviter que ne soient marginalisés des millions de personnes, dans le cas où l’accès à un travail digne ne pourrait être garanti. Sat, 22 Jul 2017 08:11:31 +0200ASIE/IRAQ - Déclarations du Patriarcat de Babylone des Chaldéens à propos de l’évolution de la situation de la plaine de Ninivehttp://www.fides.org/fr/news/62684-ASIE_IRAQ_Declarations_du_Patriarcat_de_Babylone_des_Chaldeens_a_propos_de_l_evolution_de_la_situation_de_la_plaine_de_Ninivehttp://www.fides.org/fr/news/62684-ASIE_IRAQ_Declarations_du_Patriarcat_de_Babylone_des_Chaldeens_a_propos_de_l_evolution_de_la_situation_de_la_plaine_de_NiniveBagdad – Il existe « une tentative visant à mettre les mains sur les villes de la plaine de Ninive au travers de luttes publiques ou de manœuvres occultes » qui « a des effets négatifs sur les populations autochtones de cette terre ». C’est en ces termes précis que le Patriarcat de Babylone des Chaldéens intervient sur l’affaire qui, au cours de ces derniers mois, fait toujours davantage de la plaine de Ninive une « zone disputée » à laquelle sont liés des enjeux géopolitiques comme la possible future proclamation de l’indépendance de la Région autonome du Kurdistan irakien. Dès maintenant – indique le Patriarcat de Babylone des Chaldéens dans un communiqué diffusé par ses propres canaux officiels – on assiste à une forme rampante de « contrôle/invasion » qui « annihile actuellement les droits légitimes des autochtones et les poussent à émigrer ou à exclure l’idée de retourner chez eux ». Malgré les discours rassurants réitérés de la part de représentants politiques sur le respect des droits à l’autodétermination des chrétiens – indique le communiqué parvenu également à l’Agence Fides – les mesures mises en œuvre sur le terrain semblent « exaspérées et inquiétantes ». Sont ainsi prises des décisions contraignantes par-dessus la tête des populations locales, alors que le seul moyen juste de procéder consiste à « écouter la voix des personnes du cru, de respecter leur droit à choisir la bonne personne au bon endroit et au bon moment ».<br />Le Patriarcat de Babylone des Chaldéens invite les hommes politiques et les fonctionnaires à ne prendre des décisions qu’après avoir écouté les populations locales de chaque ville de la plaine de Ninive et à affronter la reconstruction attendue après la fuite devant l’avancée des milices du prétendu « Etat islamique » en impliquant les sages représentants de ces villes, afin de prendre des décisions appropriées, y compris celles concernant la nécessité de modifier des administrations locales ou la définition d’une « carte spécifique future de la région » dans le cadre d’une phase au cours de laquelle de nombreuses circonstances semblent confuses et indéchiffrables. Entre temps, le Patriarcat de Babylone des Chaldéens qualifie d’inappropriées de nombreuses prises de positions de chrétiens ne vivant pas dans la région et faites notamment depuis l’étranger qui finissent, par leurs interférences, par renforcer la confusion et la conflictualité ethnique et religieuse.<br />Le communiqué du Patriarcat de Babylone des Chaldéens ne fait pas référence à des faits spécifiques mais il semble clair qu’il fait allusion au cas d’Alqosh , la petite ville de la plaine de Ninive historiquement habitée par des chrétiens et dont le Conseil de la province irakienne de Ninive a destitué le maire chrétien, Abdul Micha, suite à des accusations de corruption, le remplaçant par un dirigeant politique local proche du Parti démocratique du Kurdistan . La destitution du maire a été décidée par Bashar al Kiki, Président du Conseil de la province de Ninive et lui aussi membre du PDK. La nouvelle a suscité des préoccupations et des réactions négatives au sein des communautés chrétiennes autochtones et parmi les habitants chrétiens d’Alqosh, en grande partie encore loin de leurs maisons et se trouvant en tant qu’évacués au Kurdistan irakien ou dans d’autres zones du Proche-Orient, après avoir dû fuir devant l’avancée des milices du prétendu « Etat islamique » en août 2014. Les quelques chrétiens déjà revenus à Alqosh ont par ailleurs organisé des manifestations publiques, notamment appuyées par le Parti communiste irakien, contre une décision que divers observateurs interprètent comme une confirmation des projets concernant la plaine de Ninive et l’ensemble de la province homonyme faits par le gouvernement de la Région autonome du Kurdistan irakien, lequel a programmé pour le 25 septembre prochain un référendum visant à proclamer la sécession unilatérale de la région en question. Des hommes politiques irakiens, tels que le parlementaire Yonadam Kanna, Secrétaire général du Mouvement démocratique assyrien, ont dénoncé, dans de récents entretiens, des pressions et des opérations politiques de la part de forces régionales à l’égard des minorités locales, chrétiens compris, visant à pousser les populations de la plaine de Ninive à soutenir la future indépendance du Kurdistan irakien. Fri, 21 Jul 2017 13:21:02 +0200