Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AMERIQUE/NICARAGUA - Approbation de la constitution d’une Commission d’enquête sur les violences et nouveaux massacreshttp://www.fides.org/fr/news/64371-AMERIQUE_NICARAGUA_Approbation_de_la_constitution_d_une_Commission_d_enquete_sur_les_violences_et_nouveaux_massacreshttp://www.fides.org/fr/news/64371-AMERIQUE_NICARAGUA_Approbation_de_la_constitution_d_une_Commission_d_enquete_sur_les_violences_et_nouveaux_massacresManagua – Les Evêques du Nicaragua et les membres de l’Alliance civique qui participent au Dialogue national, se sont déclarés « très satisfait » du résultat des négociations sur vérité, justice et droits fondamentaux avec le gouvernement de Daniel Ortega, dont l’intransigeance était sur le point de faire échouer le dialogue.<br />Le 15 juin, au terme d’une session de travail tendue et prolongée a été décidée la création d’une Commission chargée d’enquêter sur les massacres et autres violations des droits fondamentaux commis à compter du 18 avril. L’exécutif a donc accepté l’entrée dans le pays d’une nouvelle mission de la Commission interaméricaine pour les droits fondamentaux, ainsi que de délégations du Haut Commissariat des Nations unies pour les droits fondamentaux ainsi que de l’Union européenne. Le gouvernement a dans tous les cas voulu inclure également l’Organisation des Etats américains alors que le Président Ortega, dans une lettre adressée aux Evêques, a refusé d’accepter la requête principale de la population, à savoir sa démission et des élections anticipées.<br />Le Nicaragua continue cependant à vivre sa pire crise des quarante dernières années alors que la vague de terreur qui a déjà fait plus de 160 morts ne parait pas devoir se calmer. Le climat de défiance envers les autorités, malgré le Dialogue national, grandit toujours davantage. Au cours de la seule journée du 15, deux heures après l’acceptation de la part du gouvernement de la constitution de la Commission de Vérification et Sécurité, un groupe armé a incendié une maison, faisant mourir dans les flammes une famille de quatre adultes et deux enfants pour la seule raison que cette dernière s’était opposée à faire utiliser leur maison aux francs-tireurs. Selon les témoins, le groupe armé était composé de membres de la police et des forces paramilitaires.<br />Le 16 juin, l’Archidiocèse de Managua a envoyé à Fides un communiqué par lequel il condamne ce horrible fait criminel : « Nous regrettons, en particulier en tant que Pasteurs, cet acte de terreur exécrable qui a causé la mort de six personnes dont deux enfants innocents et sans défense, pour lesquels nous exprimons avec affection notre sentiment de proximité et de solidarité aux membres de la famille. Nous exhortons à la fin des violences et des morts perpétrées par ceux qui se cachent lâchement dans l’anonymat. Au nom de Dieu, nous demandons à ce qu’ils mettent immédiatement un terme au massacre d’un peuple sans défense ». Mon, 18 Jun 2018 02:08:39 +0200ASIE/COREE DU SUD - Marche pour la Vie contre la légalisation de l’avortementhttp://www.fides.org/fr/news/64372-ASIE_COREE_DU_SUD_Marche_pour_la_Vie_contre_la_legalisation_de_l_avortementhttp://www.fides.org/fr/news/64372-ASIE_COREE_DU_SUD_Marche_pour_la_Vie_contre_la_legalisation_de_l_avortementSéoul – Les catholiques coréens se mettent en marche pour défendre la vie. Tel est l’esprit de la Marche pour la Vie, manifestation qui a eu lieu dans les rues de Séoul le 16 juin pour dire non à la légalisation de l’avortement et réaffirmer l’engagement en faveur de la protection de la vie naissante.<br />Le peuple coréen est dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle relative à la constitutionnalité de la norme interdisant l’avortement en Corée du Sud. Ainsi que l’a appris Fides, les participants à la Marche pour la Vie ont déclaré la légalité et légitimité de la mesure, se déclarant « prêts à s’opposer à l’abrogation de l’interdiction d’avorter » afin de défendre la vie de la mère et de l’enfant à naître.<br />Arrivés dans la Cathédrale de Séoul, les manifestants ont écouté S.Em. le Cardinal André Yeom Soo-jung, Archevêque de Séoul et Administrateur apostolique de Pyongyang, qui s’est adressé au Peuple de Corée au travers d’un message qui invite à accueillir et respecter la vie. Le Cardinal a ainsi déclaré : « La vie, qui semble si fragile et insignifiante, a un pouvoir extrêmement fort. Nous sommes tous responsables des limites et des conditions sociales qui contraignent des femmes à prendre des décisions irréversibles. L’avortement, toutefois, ne constitue pas le choix le meilleur et pas même une question de choix. Nous devrions chercher à construire une culture qui enseigne à respecter et à aimer la vie tous ensemble ».<br />La Marche pour la Vie constitue un mouvement pour la vie de niveau mondial, lancé dans les années 1970 aux Etats-Unis pour s’opposer à la légalisation de l’avortement et en faveur de la protection de la vie naissante. En Corée, existe une Fédération d’organisations ayant pour but d’établir la juste culture en faveur de la vie, soulignant la valeur et la dignité de toute vie. Certaines organisations de la société civile insistent pour abroger l’interdiction d’avorter sur la base des droits à l’autodétermination des femmes. Selon la communauté catholique en Corée, l’abrogation de cette interdiction d’avorter ne constitue pas le bon moyen pour respecter les droits des femmes. Mon, 18 Jun 2018 02:08:06 +0200AFRIQUE/ETHIOPIE - Prise de position du Patriarche de l’Eglise orthodoxe d’Ethiopie contre les mariages précoceshttp://www.fides.org/fr/news/64374-AFRIQUE_ETHIOPIE_Prise_de_position_du_Patriarche_de_l_Eglise_orthodoxe_d_Ethiopie_contre_les_mariages_precoceshttp://www.fides.org/fr/news/64374-AFRIQUE_ETHIOPIE_Prise_de_position_du_Patriarche_de_l_Eglise_orthodoxe_d_Ethiopie_contre_les_mariages_precocesAddis Abeba – L’Eglise orthodoxe Tawahedo d’Ethiopie intensifiera les interventions et les cours de formation et de sensibilisation afin de mettre en garde les familles contre les effets néfastes produits par la pratique sociale des mariages précoces, qui survit encore dans différentes zones rurales du pays. C’est ce qu’a indiqué le Patriarche de cette Eglise éthiopienne, Mathias I, Eglise qui est l’une des Eglises orientales les plus antiques de celles dénommées préchalcédoniennes, en ce que n’ayant pas accepté les décisions du Concile de Chalcédoine. Mathias I a relancé l’engagement de son Eglise à lutter contre le phénomène des « épouses enfants », présentant ces jours derniers un nouveau livre en langue amharique qui expose les critères selon lesquels l’Eglise considère la question des mariages précoces. La publication du volume fait partie d’une campagne de sensibilisation financée notamment grâce à des fonds provenant de l’ONU et de l’église de Norvège.<br />Par le passé, surtout à cause de l’ignorance et de l’inconséquence – a déclaré notamment le Patriarche orthodoxe – il n’existait pas de précautions suffisantes pour freiner une telle praxis et ses effets néfastes. Cependant, l’Eglise a maintenant l’intention de sensibiliser les fidèles de manière adéquate pour faire en sorte que cet usage soit totalement abandonné et ne se perpétue pas parmi les jeunes générations. « Dieu – a souligné Mathias I – a créé le genre humain avec une dignité supérieure à toutes les autres créatures. Dès lors, ceux qui cherchent à abaisser cette dignité s’opposent à la loi de Dieu ».<br />Selon les données fournies notamment par l’UNICEF, le nombre de mariages précoces a diminué pour arriver à 12 millions chaque année. Au cours de ces dix dernières années, un tiers des mariages précoces au niveau mondial a eu lieu en Afrique subsaharienne alors qu’au cours de la décennie précédente, la part de l’Afrique était d’un cinquième du total. Cependant, en Ethiopie – qui par le passé était l’un des cinq pays d’Afrique comprenant une forte incidence de mariages précoces – des données positives s’enregistrent d’ores et déjà et le nombre de ce genre de mariages a diminué de 30% au cours de la dernière décennie. Mon, 18 Jun 2018 02:07:16 +0200AFRIQUE/OUGANDA - Déclarations de l’Archevêque de Gulu sur l’action de l’Eglise dans la situation actuellehttp://www.fides.org/fr/news/64373-AFRIQUE_OUGANDA_Declarations_de_l_Archeveque_de_Gulu_sur_l_action_de_l_Eglise_dans_la_situation_actuellehttp://www.fides.org/fr/news/64373-AFRIQUE_OUGANDA_Declarations_de_l_Archeveque_de_Gulu_sur_l_action_de_l_Eglise_dans_la_situation_actuelleRome – « Le nord de l’Ouganda vit actuellement dans le calme. La menace de la LRA concerne le passé attendu que ce groupe de guérilla n’est plus présent en Ouganda mais s’est déplacé dans un certain nombre de zones de pays voisins comme la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et la République centrafricaine » indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr John Baptist Odama, Archevêque de Gulu et Président de la Conférence épiscopale d’Ouganda, à Rome dans le cadre de la visite Ad Limina. « Cela ne signifie cependant pas que nous devons abaisser la garde. La situation doit être constamment suivie de manière à éviter que la LRA ne revienne en Ouganda » ajoute l’Archevêque.<br />L’armée de la résistance du Seigneur a sévi pendant des décennies dans le nord de l’Ouganda et en particulier sur le territoire de l’Archidiocèse de Gulu, terrorisant la population civile, contrainte pendant longtemps à se réfugier dans les églises et des camps protégés pour échapper aux violences des guérilleros. La LRA est tristement célèbre pour la capture d’enfants contraints à devenir miliciens après avoir subi de très lourds conditionnements psychologiques.<br />C’est pourquoi, affirme Mgr Odama, « l’Eglise continue à assister les populations afin de guérir les profondes blessures infligées durant toutes ces années par la LRA tant au niveau matériel que, surtout, au niveau psychologique et spirituel. Nous organisons des séminaires de construction de la paix et des groupes de travail interreligieux pour offrir un soutien aux personnes qui ont besoin d’assistance. Nous investissons également dans l’Université catholique du Sacré-Cœur de Gulu pour affronter les problématiques les plus graves de l’après-guerre, à savoir les traumatismes psychologiques et psychiatriques. Cela ne concerne pas seulement la population du nord de l’Ouganda mais celle de l’ensemble du pays et même de pays voisins tels que le Soudan du Sud, la RDC et la Centrafrique. Nous cherchons par suite de renforcer l’enseignement universitaire afin de former des psychologues qui oeuvrent pour soutenir la population ».<br />« Les causes ayant provoqué la naissance de la LRA concernent le mauvais gouvernement que nous avons connu par le passé – déclare Mgr Odama. Grâce aux efforts de nos militaires, la LRA a été chassée du nord de l’Ouganda mais les conditions qui ont décrété sa naissance continuent à exister, en particulier l’extrême pauvreté de la zone, qui doit être affrontée de manière décidée. Il existe cependant des signes d’amélioration concrets qui permettent d’espérer, comme par exemple la construction de nouvelles routes et le renforcement du réseau électrique » conclut Mgr Odama. Mon, 18 Jun 2018 02:06:28 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Election du plus jeune Président colombienhttp://www.fides.org/fr/news/64370-AMERIQUE_COLOMBIE_Election_du_plus_jeune_President_colombienhttp://www.fides.org/fr/news/64370-AMERIQUE_COLOMBIE_Election_du_plus_jeune_President_colombienBogotá – Le candidat de centre-droit Ivan Duque est le nouveau Président colombien. Responsable du Centre démocratique, il a remporté le ballottage des élections présidentielles qui a eu lieu hier, Dimanche 17 juin, contre le candidat de la gauche radicale, l'ancien guérillero Gustavo Petro Urrego. Sur la base des résultats définitifs, diffusés par la Commission électorale au terme du dépouillement, Ivan Duque a obtenu 54,07% des suffrages contre 41,7% à Gustavo Petro.<br />La Conférence épiscopale de Colombie avait répété avec insistance au cours de ces derniers jours à voter « en conscience dans la liberté et de manière responsable », dans un pays où l’abstentionnisme s’est établi historiquement au-dessus des 50%.<br />De manière très semblable à ce qu’ils avaient déjà affirmé à la veille du premier tour, le 27 mai – dans le cadre duquel aucun candidat n’avait obtenu la majorité prévue, I. Duque obtenant 39,14% et G. Petro 25,08%, les Evêques ont répété avant le ballottage : « Pourquoi voter ? Parce qu’il s’agit d’un droit et d’un devoir moral » qui a de fortes répercussions sur la vie de notre pays. « Le vote représente la participation de chacun dans la construction des différents environnements de la vie nationale ». Ne pas voter équivaut à « nier un service au développement intégral de notre patrie ».<br />Ivan Duque, 41 ans, devient ainsi le plus jeune président colombien. Sa victoire, selon des analystes de la presse internationale, est due à la promesse d’apporter des « changements structurels » au sein de l’accord de paix de 2006 qui a mis un terme au conflit le plus long d’Amérique latine, ayant duré plus d’un demi-siècle et ayant fait plus de 250.000 morts, des milliers de disparus et quelques 7 millions d’évacués et de réfugiés. <br />Mon, 18 Jun 2018 02:05:30 +0200ASIE/TIMOR EST - Les Jésuites et la promotion de l'inclusion sociale et de l'instructionhttp://www.fides.org/fr/news/64369-ASIE_TIMOR_EST_Les_Jesuites_et_la_promotion_de_l_inclusion_sociale_et_de_l_instructionhttp://www.fides.org/fr/news/64369-ASIE_TIMOR_EST_Les_Jesuites_et_la_promotion_de_l_inclusion_sociale_et_de_l_instructionDili - Promotion de la dignité humaine, de l'inclusion sociale et de l'éducation religieuse constituent les trois priorités du plan pastoral et missionnaire de la période 2019-2023 au sein de l'Eglise à Timor Est. Comme l'a appris l'Agence Fides, 50 responsables et opérateurs pastoraux, laïcs, religieuses et missionnaires Jésuites et leur collaborateurs à Timor Est ont tenu ces jours derniers un séminaire pour élaborer les lignes fondamentales et les objectifs porteurs de la présence et de la mission des Jésuites au sein de la nation.<br />"Pour réaliser les objectifs de la mission évangélique, les catholiques sont appelés à oeuvrer en collaboration avec le gouvernement local, en travaillant pour promouvoir la dignité humaine, le développement social et renforcer l'éducation religieuse à tous les niveaux, s'engager en faveur du bien commun" a déclaré à Fides le Père Violanto Soares SI. L'un des aspects importants est "d'accompagner le développement et la croissance de la jeunesse, qui représente l'avenir du pays et de la société" a déclaré Karen Yao, un responsable des jeunes.<br />Timor Est a souffert beaucoup à cause de l'instabilité politique au cours de ces dernières années, après la lutte pour l'indépendance du Portugal en 1975 puis de l'Indonésie en 2002. "Un autre effort est donc l'action en faveur de la réconciliation au sein de la société", fauteur de bien-être social, économique et religieux, a déclaré le Père Herculaneum Moniz SI. <br />Timor Est, avec ses 1,2 millions d'habitants, à 98% chrétiens, est devenu le deuxième pays catholique d'Asie, après les Philippines, héritage de son statut d'ancienne colonie portugaise. Les principales religions présentes sur le territoire sont le Catholicisme , le Protestantisme , l'islam . Le pays compte trois Diocèses:: Dili, Baucau et Maliana. <br />Mon, 18 Jun 2018 02:04:16 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Les réfugiés colombiens au centre de l'attention de l'Eglisehttp://www.fides.org/fr/news/64368-AMERIQUE_COLOMBIE_Les_refugies_colombiens_au_centre_de_l_attention_de_l_Eglisehttp://www.fides.org/fr/news/64368-AMERIQUE_COLOMBIE_Les_refugies_colombiens_au_centre_de_l_attention_de_l_EgliseBogotá – Du 17 au 24 juin, à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié du 20 juin, l'Eglise catholique en Colombie accueillera pour un déjeuner de solidarité quelques 300 migrants, en majorité vénézuéliens, et leur fournira des kits de propreté. L'initiative est animée par la Red Clamor Colombie, créée en 2017 pour coordonner l'action pastorale de différentes organisations de l'Eglise catholique en Amérique latine et aux Caraïbes dans les domaines de l'accueil, de la protection et de l'intégration des migrants, des réfugiés et des évacués. En outre, elle fait partie de la campagne mondiale intitulée En partageant le voyage, lancée par le Pape François.<br />Ce même Pape François a rappelé lors de l'Angelus d'hier la Journée du réfugié, souhaitant que les Etats impliqués dans les consultations de ces jours-ci visant à l'adoption d'un pacte mondial sur les réfugiés "parviennent à une entente pour assurer, avec responsabilité et humanité, l'assistance et la protection de ceux qui sont forcés de quitter leur pays", rappelant que "chacun d'entre nous est aussi appelé à être proche des réfugiés, à trouver avec eux des moments de rencontre, à valoriser leur contribution afin qu'ils puissent mieux s'insérer dans les communautés qui les reçoivent".<br />Selon le communiqué parvenu à l'Agence Fides, le 19 juin, la Communauté des Soeurs adoratrices de Bogotá accueillera un groupe de 15 migrantes en situation de vulnérabilité et de précarité économique, exposées à la violence, à la discrimination et à l'exploitation sexuelle. Le 20 juin, au Centre pour les migrants de l'Archidiocèse de Bogotá, les missionnaires scalabriniennes ont organisé une Messe suivie d'un déjeuner au profit de 80 immigrés vénézuéliens et évacués colombiens. Le 21 juin, l'Archidiocèse de Bogotá offrira un déjeuner fraternel et des activités culturelles à 150 vénézuéliens immigrés. En outre, au cours de cette semaine de solidarité, le Conseil épiscopal latino-américain , la Caritas Colombie, le Service des Jésuites pour les réfugiés d'Amérique latine et des Caraïbes, la Conférence latino-américaine des religieux et les Pères bénédictins offriront des kits pour l'hygiène aux participants.<br />Ces initiatives font partie du projet "Ponts de solidarité - Plan pastoral intégré pour l'assistance aux migrants vénézuéliens en Amérique du Sud", en réponse à l'appel lancé par le Pape François. Huit Conférences épiscopales d'Amérique du Sud ont uni leurs forces pour trouver des solutions à l'émigration massive de vénézuéliens fuyant leur propre pays. En Colombie, le projet soutient les migrants vulnérables au travers de l'assistance et de l'accompagnement psychosocial et spirituel, y compris au travers d'actions de défense légale, outre à développer des rencontres de réflexion et de possibles intervenions relatives à la crise humanitaire traversée par les migrants vénézuéliens. Mon, 18 Jun 2018 02:03:20 +0200AFRIQUE/MALAWI - Soutien à l’agriculture du continent africain de la part des Œuvres pontificales missionnaires africaines et américaineshttp://www.fides.org/fr/news/64367-AFRIQUE_MALAWI_Soutien_a_l_agriculture_du_continent_africain_de_la_part_des_OEuvres_pontificales_missionnaires_africaines_et_americaineshttp://www.fides.org/fr/news/64367-AFRIQUE_MALAWI_Soutien_a_l_agriculture_du_continent_africain_de_la_part_des_OEuvres_pontificales_missionnaires_africaines_et_americainesLilongwe – « Nous ne pouvons pas nous attendre toujours la traditionnelle aide de l’étranger, qui vise la consommation, pour nous faire sortir de la pauvreté. L’Eglise en Afrique doit sortir de la dépendance des donations étrangères, qui ne sont pas soutenables à long terme, pour atteindre l’autofinancement ou l’autosuffisance au travers d’investissement comme dans l’agroalimentaire » a affirmé S.Exc. Mgr Thomas Msusa, Archevêque de Blantyre, dans le cadre d’un colloque sur l’entreprenariat agricole en Afrique qui s’est tenu les 12 et 13 juin au Centre pastoral Msamba de Lilongwe, au Malawi.<br />S’adressant aux jeunes entrepreneurs agricoles africains, le représentant des Œuvres pontificales missionnaires des Etats-Unis, John O'Neil, les a encouragés à ne jamais perdre le professionnalisme, l’enthousiasme et l’esprit de communauté dont ils ont fait preuve jusqu’à présent.<br />« Vous, les jeunes, vous vivez actuellement la partie difficile de l’initiative et nous apprécions votre engagement. Ne perdez pas votre élan et votre inspiration. Vous êtes ainsi proches des solutions des problèmes de l’Afrique et cette rencontre l’a démontré. Nous vous remercions pour avoir fait de cette initiative une réalité » a déclaré John O'Neil.<br />« L’Afrique est un continent riche qui a été détruit par de mauvaises élites, des guerres civiles, la corruption et la diffusion du virus du SIDA. Le moment du changement est venu, afin de nous nourrir et de fournir de la nourriture au monde. L’Eglise a véritablement besoin d’un changement de mentalité et nous laissons que le soutien des Œuvres pontificales missionnaires des Etats-Unis puissent constituer notre motivation. Nous devons construire la capacité de l’Eglise locale à utiliser les ressources disponibles et à générer de la richesse de manière à être en mesure de donner » a affirmé le Père Bundi, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Kenya.<br />La rencontre a réuni des universitaires, des Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires et des experts agronomes de Tanzanie, du Kenya, du Burundi, de l’Ouganda, de Zambie, du Ghana, du Rwanda, du Nigeria, du Malawi, ainsi que les Œuvres pontificales missionnaires des Etats-Unis, qui patronnaient l’initiative. Sat, 16 Jun 2018 10:30:06 +0200ASIE/MYANMAR - Nouvel appel à la trêve dans le cadre du conflit en cours dans l’Etat Kachinhttp://www.fides.org/fr/news/64366-ASIE_MYANMAR_Nouvel_appel_a_la_treve_dans_le_cadre_du_conflit_en_cours_dans_l_Etat_Kachinhttp://www.fides.org/fr/news/64366-ASIE_MYANMAR_Nouvel_appel_a_la_treve_dans_le_cadre_du_conflit_en_cours_dans_l_Etat_KachinYangon – Dans diverses zones de l’Etat Kachin du Myanmar, Etat birman comptant une population à majorité chrétienne, le conflit entre l’armée et l’armée pour l’indépendance kachine s’intensifie actuellement. C’est ce qu’indique dans une note envoyée à l’Agence Fides le Jesuit Refugee Service engagé dans l’assistance aux évacués. Les Eglises locales et les ONG lancent un fort appel en faveur de la cessation des hostilités et de la reprise des négociations.<br />Les partenaires du JRS dans la région continuent à accompagner les évacués dans des lieux sûrs, à organiser diverses activités pour les enfants, à faire des visites aux familles arrivées depuis peu dans les camps. Le JRS collabore en outre à l’évaluation des besoins les plus immédiats dans les zones à plus forte présence d’évacués, en tenant compte en particulier des besoins éducatifs. Avant la reprise des hostilités, le JRS soutenait les organisations partenaires qui oeuvraient dans l’Etat Kachin en offrant des services éducatifs dans les camps d’évacués, prenant en charge les frais de scolarité des élèves, fournissant du matériel didactique et assurant les salaires des enseignants et leur formation.<br />Suite aux lourds bombardements d’artillerie et aux incursions aériennes des forces armées birmanes, des milliers de civils – surtout des femmes et des enfants – ont abandonné leurs villages. Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, au cours du seul mois d’avril de cette année, plus de 6.800 personnes ont évacué leurs domiciles.<br />Au total, dans les camps institués sur tout le territoire de l’Etat Kachin, vivent aujourd’hui plus de 100.000 évacués.<br />Eglises locales, organisations sans but lucratif, certains organismes gouvernementaux, Croix Rouge du Myanmar et donateurs privés continuent à répondre à l’arrivée d’évacués toujours nouveaux en offrant nourriture et logement. Les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées font partie des personnes les plus vulnérables. Les parents ayant fui avec leurs enfants se préoccupent pour leur instruction, dans la mesure où il n’est pas clairement établi qu’il sera permis aux enfants évacués de fréquenter l’école publique dans leur actuel lieu de résidence. Sat, 16 Jun 2018 09:36:00 +0200ASIE/PHILIPPINES - « Au-delà de toutes frontières », 15.000 jeunes au GenFest des Focolari, pour la première fois en Asiehttp://www.fides.org/fr/news/64365-ASIE_PHILIPPINES_Au_dela_de_toutes_frontieres_15_000_jeunes_au_GenFest_des_Focolari_pour_la_premiere_fois_en_Asiehttp://www.fides.org/fr/news/64365-ASIE_PHILIPPINES_Au_dela_de_toutes_frontieres_15_000_jeunes_au_GenFest_des_Focolari_pour_la_premiere_fois_en_AsieManille – Plus de 15.000 jeunes provenant du monde entier, y compris de jeunes philippins provenant des 86 Diocèses du pays, se retrouveront dans le cadre du GenFest, le festival des jeunes organisé par le Mouvement des Focolari, qui se tiendra à Manille du 6 au 8 juillet prochain.<br />« Il s’agit d’une rencontre de jeunes de 18 à 34 ans qui veulent montrer au monde que la fraternité universelle, un monde uni, constitue un idéal pour lequel il vaut la peine de vivre » a déclaré à Fides Avam Inocencio, organisateur du GenFest. « C’est la première fois qu’il se tiendra en Asie et hors d’Europe » a-t-il expliqué.<br />L’événement naît de l’intuition prophétique de Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari. Il a débuté en 1973 et en est maintenant à sa XI° édition. Au fil des ans, le GenFest est devenu un grand festival d’idées, de pensées et d’actions qui « inspirent des milliers de jeunes à changer leur vie, leur avenir et enfin le monde » expliquent les organisateurs en présentant l’événement. Le GenFest valorise des manifestations artistiques, musicales, de danse, des expositions, des forums et des rencontres.<br />La Conférence épiscopale des Philippines a accueilli avec joie l’événement et différents Evêques ont encouragé les jeunes catholiques à soutenir et fréquenter le GenFest. « Il serait beau d’envoyer des délégués de chaque Paroisse à ce grand événement » a affirmé S.Exc. Mgr Honesto F. Ongtioco, Evêque de Cubao.<br />L’édition 2018, intitulée « Au-delà de toute frontière » vise à « planter des semences d’unité dans les cœurs de tous les participants afin qu’après l’événement, ils puissent être inspirés à porter l’unité partout où ils se trouvent, en particulier dans les Paroisses auxquelles ils appartiennent » ajoute Avam Inocencio. Le titre « veut souligner quelles sont les frontières à surmonter au niveau personnel et social » – peut-on lire dans la présentation. Le thème a été choisi « dans le but d’ouvrir les esprits et les cœurs des participants » afin d’aller au-delà des barrières de l’ethnie, de la religion et de la culture. Sat, 16 Jun 2018 09:07:41 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Les fils spirituels de Don Guanella, aux côtés des handicapés, rebus de la sociétéhttp://www.fides.org/fr/news/64364-AFRIQUE_RD_CONGO_Les_fils_spirituels_de_Don_Guanella_aux_cotes_des_handicapes_rebus_de_la_societehttp://www.fides.org/fr/news/64364-AFRIQUE_RD_CONGO_Les_fils_spirituels_de_Don_Guanella_aux_cotes_des_handicapes_rebus_de_la_societeKinshasa – Ils sont rejetés par leurs familles et exclus de la société. En République démocratique du Congo, les jeunes handicapés mentaux vivent dans une condition de marginalisation. Pour eux n’existe aucun réseau de structures publiques, ce qui fait qu’ils deviennent les derniers des derniers. Depuis quelques années cependant, à leurs côtés se trouvent les Pères guanélliens, une petite Congrégation religieuse fondée entre la fin du XIX° et le début du XX° siècle par le Père Luigi Guanella, un prêtre italien.<br />« Le soutien aux handicapés – explique à Fides le frère Franco Lain – constitue une partie importante de notre charisme mais l’engagement en faveur des jeunes handicapés mentaux au Congo est né presque par hasard au début des années 2000. Depuis longtemps, nous nous occupions des jeunes vivant dans les rues de la capitale du pays, Kinshasa. Nous les recueillions et leur offrions des soins, une assistance, en cherchant à les réinsérer en famille ou à les rendre autonomes par le travail. Certains de ces jeunes souffraient de troubles mentaux liés à des traumatismes – accidents, violences… - à l’épilepsie et au mal-être. Les familles les rejetaient et il était difficile de les réinsérer dans la société. Nous avons ainsi décidé d’intervenir ».<br />Les guanélliens possède un domaine sur le Plateau de Bateke, un environnement agricole, avec de nombreux petits villages, à 100Km de Kinshasa. Il s’agit d’un lieu serein, loin de la vie frénétique de la capitale. Ils y transférèrent un premier groupe de jeunes handicapés et commencèrent avec eux un parcours de réhabilitation, sachant qu’actuellement le nombre des hôtes de la structure est de 25. « Les conditions de vie de ces personnes sont dramatiques » poursuit le frère Lain. « Des croyances locales et la prédication des sectes, se qualifiant malheureusement elles aussi de chrétiennes, les accusent d’être liés aux esprits mauvais et porteurs de malheurs, raison pour laquelle ils sont éloignés de leurs communautés, roués de coups et parfois brûlés vifs ».<br />En République démocratique du Congo, il existe seulement six hôpitaux psychiatriques pour un total de 500 lors. Les médecins et les infirmiers font eux aussi défaut : le pays ne compte que 34 neuropsychiatres et 33 psychiatres. Presque tous ces professionnels de la santé mentale travaillent dans la capitale et peu nombreux sont présents en zones rurales.<br />Les Pères guanélliens accueillent les jeunes qui sont épouvantés et fragiles. « Il est nécessaire de leur garantir – souligne le frère Lain – un environnement transmettant sérénité et confiance. La localité dans laquelle nous les accueillons nous est de grande utilité dans la mesure où elle n’a ni murs ni barrières. Aux alentours, il n’y a que des champs. Les personnes qui s’en occupent les traitent avec douceur. De cette manière, les hôtes se sentent chez eux ».<br />Ils sont ensuite préparés au travail. « Nous cherchons à comprendre quelles sont les aptitudes de chacun – spécifie le religieux – et de les orienter vers les activités qu’ils préfèrent : agriculture, élevage, artisanat. Ce sont de petits travaux mais ils les aident à reprendre confiance en eux-mêmes tout en cherchant à les réinsérer dans la société ».<br />Les Pères guanélliens s’interrogent actuellement sur l’avenir de la structure et sur la manière dont poursuivre leur œuvre avec des jeunes qui deviennent des hommes. « Nous concevons actuellement un projet consistant à cultiver des champs de manioc autour de la communauté et à construire un moulin pour produire de la farine » explique le frère Lain. Le projet est cependant encore sur le papier. La situation politique et sociale de la nation n’offre par les garanties nécessaires pour créer quelque chose de nouveau. « Espérons que le proche avenir nous offre une plus grande stabilité qui nous permette de mettre en œuvre nos idées » conclut-il. Sat, 16 Jun 2018 08:44:50 +0200AFRIQUE/BURUNDI - Soins et assistance au profit de la minorité ethnique Batwa, les pygmées oubliéshttp://www.fides.org/fr/news/64363-AFRIQUE_BURUNDI_Soins_et_assistance_au_profit_de_la_minorite_ethnique_Batwa_les_pygmees_oublieshttp://www.fides.org/fr/news/64363-AFRIQUE_BURUNDI_Soins_et_assistance_au_profit_de_la_minorite_ethnique_Batwa_les_pygmees_oubliesBujumbura – Les Batwas, ethnie qui représente 2% de la population du Burundi, à majorité Hutu, représentent une communauté encore fortement discriminée dans un pays qui a été déchiré par la guerre civile jusqu’en 2005 et demeure l’un des plus arriérés et des plus pauvres du monde. Cette communauté est reconnue par la Constitution nationale comme le troisième groupe ethnique, aux côtés des Hutus et des Tutsis. Il s’agit d’une minorité qui ne jouit d’aucun droit. La majorité de ses membres est analphabète et vit dans des habitations très précaires. Avec la diminution des sources de revenus traditionnelles telles que la chasse, les travaux de ferronnerie et de céramique, cette population survit en grande partie en mendiant.<br />Pour faire face à cette urgence, diverses initiatives ont été prises par l’Eglise et la société civile afin de prendre soin de cette « minorité oubliée ». S.Exc. Mgr Joachim Ntahondereye, Evêque de Muyinga, promeut le développement des pygmées batwas à Gisanze, en poursuivant une œuvre lancée par le Père Fiore D’Alessandri, SX, mort à Gisanze pour aider ces « pauvres parmi les pauvres ». L’Eglise locale promeut la scolarisation des enfants et s’occupe de la construction de petites habitations permettant aux familles de quitter leurs cabanes malsaines dans la forêt. L’objectif est de contribuer au bien-être de cette petite ethnie des pygmées batwa, oubliée de tous.<br />Les Missionnaires d’Afrique au Burundi sont engagés eux aussi dans l’amélioration des conditions de logement des Batwas. Le projet pour le logement des batwas consiste à garantir un terrain communautaire pour des dizaines de familles, en les libérant ainsi de la condition de semi esclavage dans laquelle elles se trouvent.<br />Un autre projet de solidarité, dénommé Harambee – « Tous ensemble » en swahili – entend aider 100 femmes batwas de 18 à 30 ans qui désirent offrir à leurs enfants la possibilité de faire des études. Cinquante seront les enfants qui bénéficieront de l’initiative. En effet les études représentent pour eux la seule possibilité de se construire un avenir meilleur.<br />La note parvenue à l’Agence Fides indique enfin que le projet, promu par l’Organisation SOS Réseau Associatif de Femmes pour le Droit et le Développement , vie à aider la population de la commune de Mutimbuzi, forte de 70.000 habitants, en contribuant à la scolarisation des enfants et à la promotion socioéconomique des femmes. Fri, 15 Jun 2018 13:36:13 +0200ASIE/IRAQ - Vœux du Patriarche de Babylone des Chaldéens aux musulmans pour la fête de l’Aid al Fitr et participation à un dîner marquant la fin du ramadanhttp://www.fides.org/fr/news/64362-ASIE_IRAQ_Voeux_du_Patriarche_de_Babylone_des_Chaldeens_aux_musulmans_pour_la_fete_de_l_Aid_al_Fitr_et_participation_a_un_diner_marquant_la_fin_du_ramadanhttp://www.fides.org/fr/news/64362-ASIE_IRAQ_Voeux_du_Patriarche_de_Babylone_des_Chaldeens_aux_musulmans_pour_la_fete_de_l_Aid_al_Fitr_et_participation_a_un_diner_marquant_la_fin_du_ramadanBagdad – Dans la soirée du 14 juin, le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, a participé à un dîner organisé près l’église chaldéenne de Mar Korkis, sise à Bagdad, à l’occasion de la fin du ramadan. Ce repas marquant la fin du jeûne quotidien a vu la participation de chrétiens, de musulmans, de mandéens et de sabéens, ainsi que de représentants des autorités locales et de l’Ambassadeur de l’Etat de Palestine en Irak.<br />Ce dîner a ouvert la fête de l’Aid al Fitr, qui marque la fin du ramadan. Le Patriarche de Babylone des Chaldéens a également, au cours de ces dernières heures, adressé, « au nom de l’Eglise », un Message de félicitations « aux sœurs et frères musulmans » à l’occasion de cette fête. Dans ce message, diffusé par les moyes de communication officiels du Patriarcat et parvenu à l’Agence Fides, le Patriarche de Babylone des Chaldéens – qui sera créé Cardinal par le Pape François le 28 juin prochain – fait également appel aux vainqueurs des élections législatives du 12 mai dernier en leur demandant d’être « prêts à se sacrifier par amour pour l’Irak et pour la population irakienne » et de prendre leurs responsabilités « afin de sauver notre pays de la crise politique et sociale actuelle qui est dangereuse ». S.B. Louis Raphaël I Sako demande en outre à ce que soit surmonter l’impasse post-électorale et que soit résolues les controverses issues des accusations et soupçons de fraudes électorales, qui risquent de paralyser la vie institutionnelle et politique du pays. « Les chrétiens – a-t-il affirmé – prient actuellement dans toutes les églises afin qu’existe bientôt un gouvernement solide, capable de conduire l’Irak vers le port de la paix ». Fri, 15 Jun 2018 12:56:06 +0200AFRIQUE/OUGANDA - Préoccupation des Evêques suite à une vague d’enlèvements concernant surtout des femmeshttp://www.fides.org/fr/news/64361-AFRIQUE_OUGANDA_Preoccupation_des_Eveques_suite_a_une_vague_d_enlevements_concernant_surtout_des_femmeshttp://www.fides.org/fr/news/64361-AFRIQUE_OUGANDA_Preoccupation_des_Eveques_suite_a_une_vague_d_enlevements_concernant_surtout_des_femmesRome – « Nous remarquons avec une forte préoccupation l’augmentation du nombre d’épisodes d’enlèvement, de criminalité organisé et de meurtres dans notre pays » affirment les Evêques d’Ouganda dans la déclaration finale, parvenue à l’Agence Fides, de leur Assemblée plénière qui s’est achevée le 8 juin.<br />« Nous demandons au gouvernement et à toutes les forces de sécurité de redoubler leurs efforts afin de protéger els vies et les propriétés des ougandais » écrivent les Evêques, qui lancent un appel aux criminels afin qu’ils « cessent de commettre des actes criminels insensés et respectent la vie humaine ».<br />Des informations recueillies par Fides, il ressort qu’au cours des quatre premiers mois de cette année, la police ougandaise a enregistré 42 cas d’enlèvement visant à l’extorsion dans l’ensemble du pays et surtout dans la zone de la capitale, Kampala. La majeure partie des victimes de ces actes sont des femmes et des enfants, sachant que le versement de la rançon de la part de leurs familles ne garantit pas toujours leur retour.<br />La vague d’enlèvements a suscité une forte émotion parmi la population. Le 6 juin dernier, une vigoureuse protestation a vu des activistes déposer des cercueils vides face au Parlement pour dénoncer l’inaction des forces de l’ordre.<br />Les Evêques se déclarent en outre contraires au National Biosafety Act approuvé par le Parlement en 2017 et qui doit encore être promulgué par le Président. La loi en question permettra l’usage d’organismes génétiquement modifiés. Selon l’Episcopat, le texte dans sa forme actuelle n’offre par les garanties adéquates pour protéger la santé humaine et l’environnement des effets négatifs de ces organismes et « ouvre les portes aux sociétés qui, en pratique, rendront nos petits agriculteurs esclaves en créant une dépendance au travers de l’usage exclusif de leurs semences génétiquement modifiées et de leurs pesticides ». Les Evêques recommandant la modification de la loi ou son retrait afin que soit adopté un nouveau texte.<br />Ensuite, les Evêques lancent un appel en faveur du secours des personnes qui ont cherché refuge en Ouganda. Un million de sud-soudanais se trouvent actuellement dans le nord, sur les territoires du Diocèse d’Arua et de l’Archidiocèse de Gulu, alors que des milliers de réfugiés sont arrivés dans les Diocèses de Kasese, Hoima et Fort Portal en provenance de République démocratique du Congo et du Burundi. L’Eglise porte assistance à ces personnes au travers de la Caritas Ouganda qui collabore avec différentes ONG et avec le gouvernement. Cependant, les Evêques se plaignent d’un certain nombre d’épisodes de corruption et de mauvaise gestion des fonds destinés aux réfugiés.<br />La Conférence épiscopale ougandaise annonce enfin la prochaine création d’une chaîne de télévision catholique dénommée Uganda Catholic Television après le nihil obstat de la Commission chargée des Communications. Fri, 15 Jun 2018 12:43:21 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Déclarations de l’Archevêque de Bogotà concernant la Coupe du monde de footballhttp://www.fides.org/fr/news/64360-AMERIQUE_COLOMBIE_Declarations_de_l_Archeveque_de_Bogota_concernant_la_Coupe_du_monde_de_footballhttp://www.fides.org/fr/news/64360-AMERIQUE_COLOMBIE_Declarations_de_l_Archeveque_de_Bogota_concernant_la_Coupe_du_monde_de_footballBogotà – « Dans une équipe, tous doivent jouer ensemble en faisant chacun ce qui nous appartient. Il s’agit d’une image de ce que devrait être notre existence, y compris en famille et dans la société. Nous devons apprendre à travailler ensemble comme une équipe, en cherchant de faire en sorte que chacun mette le meilleur de soi au service de tous, de manière à ce que nous remportions tous la victoire ». C’est ce qu’a affirmé, au début de la Coupe du monde de football S.Em. le Cardinal Ruben Salazar Gómez, Archevêque de Bogotà, dans une vidéo diffusée par la Conférence épiscopale colombienne et signalée à l’attention de l’Agence Fides. Le Cardinal compare le match de football à la réalité de la famille et de la société, où il existe un entraîneur qui fait bouger chacun des joueurs pour donner vie, dans leur ensemble, à une véritable action.<br />Le Cardinal a souligné que « le football est une passion, quelque chose qui bouge les masses et les foules du monde. Nous tous qui sommes impliqués en quelque mesure en regardant les matchs, en éprouvant de la joie pour notre équipe, nous nous sentons frères ». Du moment que la Coupe du monde de football est une compétition très forte, où seule une équipe remportera la victoire, il a invité tout un chacun à vivre cet événement sportif de manière adulte, avec passion mais sans manifestations violentes.<br />« C’est un peu l’image de la vie qui parfois n’est pas si claire. Tous ne peuvent pas remporter la victoire de la même manière. Cependant, nous devons tous vivre en paix, vivre comme des frères et accepter ces capacités comme un enseignement permanent pour travailler ensemble » a encore déclaré le Cardinal, qui a souhaité aux colombiens de faire trésor de la Coupe du monde de football et de réfléchir sur ce que ce championnat pourra apporter à notre vie personnelle. Fri, 15 Jun 2018 12:21:15 +0200ASIE/INDE - Préparation de la commémoration du X° anniversaire des massacres antichrétiens de la part de l’Eglise d’Orissahttp://www.fides.org/fr/news/64359-ASIE_INDE_Preparation_de_la_commemoration_du_X_anniversaire_des_massacres_antichretiens_de_la_part_de_l_Eglise_d_Orissahttp://www.fides.org/fr/news/64359-ASIE_INDE_Preparation_de_la_commemoration_du_X_anniversaire_des_massacres_antichretiens_de_la_part_de_l_Eglise_d_OrissaBhubaneswar – L’Eglise qui est dans l’Etat indien d’Orissa, dans l’est du pays, se prépare actuellement à célébrer de manière solennelle la commémoration des victimes des massacres antichrétiens de 2008. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, à cette occasion sera célébrée une Messe commémorative dans le district de Kandhamal, théâtre des massacres, en collaboration avec la Conférence épiscopale d’Inde . <br />Une lettre de l’Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar rappelle que la persécution antichrétienne intervenue à Kandhamal en 2008 arrive à son X° anniversaire le 25 août prochain. Dans la missive, parvenue à Fides, l’Archevêque, S.Exc. Mgr John Barwa, SVD, remarque : « Dans le livre de l’Ecclésiaste, il est dit qu’il existe un temps pour chaque chose. Nous y croyons. Dieu avait une raison et un but pour avoir permis les persécutions de Kandhamal en 2008. Ainsi que l’écrit Saint Paul , nous sommes persécutés mais pas abandonnés, abattus mais non écrasés ».<br />« Dans toutes ses difficultés, l’Eglise fait continuellement l’expérience de la présence puissante et de l’accompagnement de Dieu. Prions afin que le Saint Esprit illumine les Eglises persécutées afin qu’elles grandissent continuellement dans la foi » ajoute le texte en annonçant la Messe solennelle du 25 août, qui aura un caractère commémoratif et à laquelle sont invités Cardinaux, Archevêques, Evêques, prêtres, religieux et fidèles afin de se souvenir de « ceux qui ont donné la vie pour le Seigneur et Son Evangile » et de prier « pour que leurs vies puissent nous inspirer et nous encourager » écrit l’Archevêque.<br />L’Eglise en Orissa invite les Evêques de la CBCI à « s’unir à nous dans la prière en cette occasion privilégiée, sacrée et mémorable ». « Je vous exhorte également à prier sans vous lasser pour la cause des martyrs de Kandhamal. Puisse Saint Thomas, le Saint Patron de l’Archidiocèse, intercéder pour nous afin que nous puissions être guéris de nos blessures et vivre en harmonie et en paix comme frères et sœurs, enfants du Dieu unique » conclut la lettre. Fri, 15 Jun 2018 11:48:19 +0200AMERIQUE/NICARAGUA - Réponse du Chef de l’Etat à la proposition des Evêques et nouvelle convocation du Dialogue nationalhttp://www.fides.org/fr/news/64358-AMERIQUE_NICARAGUA_Reponse_du_Chef_de_l_Etat_a_la_proposition_des_Eveques_et_nouvelle_convocation_du_Dialogue_nationalhttp://www.fides.org/fr/news/64358-AMERIQUE_NICARAGUA_Reponse_du_Chef_de_l_Etat_a_la_proposition_des_Eveques_et_nouvelle_convocation_du_Dialogue_nationalManagua – Les Evêques du Nicaragua ont indiqué avoir reçu le 12 juin la réponse du Président de la République, Daniel Ortega, à leur proposition visant à sortir du grave conflit politique et social qui paralyse le pays depuis quelques deux mois , ce qui a permis une nouvelle convocation de la formation plénière du Dialogue national pour aujourd’hui, 15 juin, au Séminaire Notre-Dame de Fatima.<br />Selon le communiqué de la Conférence épiscopale, parvenu à l’Agence Fides, lequel est signé par le Président de l’organisme, S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, Archevêque de Managua, et par son Vice-président, S.Exc. Mgr Pablo Schmitz, Evêque de Bluefields, au cours de la réunion d’aujourd’hui, « nous ferons connaître à la communauté, nationale et internationale, la proposition que nous avons présentée au Président et la lettre que ce dernier nous a envoyé avec sa réponse, que nous soumettrons au débat afin de rechercher un consensus qui corresponde au désir de justice, de démocratisation et de paix exprimé par la population ».<br />Les réunions du Dialogue national, au sein duquel l’Eglise locale est présente en qualité de médiatrice et de témoin, avaient été suspendues le 31 mai après la violente répression perpétrée par des forces qui soutiennent le gouvernement. Les Evêques, se faisant porte-parole des sentiments de la majorité de la population, avaient présenté, le 7 juin, au Président Ortega leurs propositions visant à mettre un terme à cette situation dramatique qui paralyse actuellement le pays. Au bilan provisoire des victimes, qui a dépassé les 140 morts, viennent s’ajouter au moins quatre personnes mortes la nuit dernière à Masatape, à 30 Km de Managua, dans le cadre des assauts lancés par des unités anti-émeutes et des groupes armés progouvernementaux au cours des manifestations et de la grève générale contre le Président.<br />Dans leur communiqué, les Evêques se sont déclarés reconnaissants « aux nicaraguayens qui font confiance à la médiation que nous menons et à la communauté internationale qui nous soutient dans ce travail, que nous effectuons en tant que Pasteurs du peuple de Dieu qui nous est confié, et que nous accompagnons dans ses tristesses, ses souffrances, ses espérances et ses aspirations pour construire un pays dans la paix, la justice et la liberté ». Fri, 15 Jun 2018 10:00:55 +0200ASIE/MYANMAR - Déclarations de l’Archevêque de Yangon sur la situation au Myanmarhttp://www.fides.org/fr/news/64357-ASIE_MYANMAR_Declarations_de_l_Archeveque_de_Yangon_sur_la_situation_au_Myanmarhttp://www.fides.org/fr/news/64357-ASIE_MYANMAR_Declarations_de_l_Archeveque_de_Yangon_sur_la_situation_au_MyanmarSydney – « La paix au Myanmar constitue un engagement primaire. Il ne concerne pas seulement le Myanmar mais le monde entier. Il pourrait devenir un exemple pour le reste du onde : un pays dans lequel 135 groupes ethniques différents reconnus coexistent après de longs conflits laissés derrière eux ». C’est ce qu’affirme dans une note envoyé à l’Agence Fides S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo, Archevêque de Yangon, actuellement en visite en Australie, à l’invitation de Catholic Missio Australie, la Direction nationale australienne des Œuvres pontificales missionnaires.<br />Le Cardinal a rappelé la pensée d’Aung San Suu Kyi, l’actuel Ministre des Affaires étrangères du pays, qui affirme : « Nous ne pouvons pas laisser le lourd fardeau des conflits sur les épaules des jeunes générations », avant d’affronter les critiques qui lui sont adressées par des observateurs internationaux. Dans ce cadre, le Cardinal remarque : « Aung San Suu Kyi est le Myanmar. Il existe une identification si forte qu’elle dépasse la politique. Elle a souffert avec son peuple. Elle n’a pas été pliée par la souffrance et l’a plutôt transformée en une lutte pour la liberté, dans l’espérance d’un changement au travers de la non violence, du silence, de l’action responsable qui respecte également les délais de l’histoire afin de ne pas revenir à la peur, à la dictature, à la violence.<br />Le Cardinal note encore : « Nous vivons l’histoire douloureuse des conflits qui est aujourd’hui portée au jour, en particulier celui existant dans l’Etat de Rakhine, où une population musulmane souffre ou encore dans l’Etat Kachin, où ce sont les chrétiens qui souffrent. Des centaines de milliers de victimes de la violence se trouvent devant nos yeux. Dans l’équilibre difficile entre la démocratie encore inachevée et le rôle politique de l’armée, nous suivons les efforts du gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi en ce qui concerne le rapatriement des musulmans dans l’Etat de Rakhine, le cessez-le-feu, le processus de réconciliation et de paix ayant débuté au travers de la Conférence de Panglong du XXI° siècle. Le gouvernement encourage le dialogue et le pluralisme religieux, en visant un développement durable et en ayant pour but un fédéralisme qui promeuve l’inclusion et l’autonomie ».<br />Le Cardinal reconnaît aussi une « profonde communion existant entre Aung San Suu Kyi et son peuple », rappelant que, « dans son discours au pays du 1er avril, Aung San Suu Kyi, à l’occasion du deuxième anniversaire de son gouvernement, a demandé d’être unis pour relever les défis, l’unité concernant les rapports entre le gouvernement et les particuliers, entre les partis et la société civile, entre les groupes ethniques, religieux et même vis-à-vis de l’armée ».<br />L’Archevêque conclut : « Aung San Suu Kyi incarne un message de cohérence, de force et d’unité mais aussi de responsabilité pour son pays. Elle mène à bien une mission. Son silence, que les moyens de communication occidentaux ne comprennent pas, n’est pas muet : il parle de manière calme, peut-être à la manière birmane, du respect pour une histoire de lutte et de douleur, qu’elle connaît bien puisque c’est sa vie, sa famille, son histoire, une histoire d’attente silencieuse du peuple du Myanmar face à un mur très élevé surmonté de barbelés. Le silence exprime la cohérence y compris dans la discipline de l’esprit, face aux difficultés de la politique et de l’information ». Thu, 14 Jun 2018 13:10:40 +0200AFRIQUE/SOUDAN - Les religieuses combonniennes, un engagement en faveur de l’instruction, de l’intégration et de la coexistence religieusehttp://www.fides.org/fr/news/64356-AFRIQUE_SOUDAN_Les_religieuses_combonniennes_un_engagement_en_faveur_de_l_instruction_de_l_integration_et_de_la_coexistence_religieusehttp://www.fides.org/fr/news/64356-AFRIQUE_SOUDAN_Les_religieuses_combonniennes_un_engagement_en_faveur_de_l_instruction_de_l_integration_et_de_la_coexistence_religieuseOmdurman – L’avenir du pays se trouve entre les mains des nouvelles génération et une bonne préparation, non seulement en termes de connaissances acquises, constitue la base permettant de construire une société respectueuse du bien commun. C’est ce qu’explique Sœur Freweini Ghebreab, missionnaire combonienne et responsable du projet « Ecole de filles Comboni » d’Omdurman, dans une note parvenue à l’Agence Fides. Dans la ville, sise à quelques kilomètres seulement de Khartoum, vivent des familles évacuées, retenues une fois encore dans le nord à cause des désordres et des conflits présents au Soudan du Sud.<br />L’objectif de l’école de filles Comboni est de garantir une éducation intégrale qui confirme la dignité de la personne et offre une sécurité dans la vie outre à préparer au plan académique, pour que les élèves puissent comprendre au mieux leur rôle dans la société et au sein de la famille. Fréquentée par des écolières, des collégiennes et des lycéennes chrétiennes et musulmanes de 5 à 17 ans, elle compte quelques 100 élèves dans le primaire et 25 autres dans le secondaire, qui sont aidées à payer leurs frais de scolarité annuels, l’uniforme ainsi que le matériel scolaire. Les religieuses missionnaires comboniennes, qui mènent cette activité depuis près d’un siècle, offrent la possibilité d’une instruction à des fillettes et des jeunes filles de la ville et de la périphérie, estimant que l’instruction constitue un droit pour tous, riches et pauvres.<br />Déjà en mai dernier, les missionnaires comboniennes avaient lancé le projet « Instruction à Omdurman » pour « favoriser la culture et faire croître la dignité d’un peuple en vivant les valeurs humaines et chrétiennes de la liberté, de la justice et de la dignité humaine ». Le projet s’adresse aux familles pauvres qui n’ont pas les moyens d’envoyer leurs filles à l’école. Du fait de la guerre au Soudan du Sud en effet, de nombreuses familles chrétiennes cherchent refuge au Soudan, cherchant une école chrétienne pour leurs enfants. Au défi éducatif, les religieuses ajoutent également la mission encore plus élevée de tenter d’assurer l’intégration et la coexistence religieuse. Thu, 14 Jun 2018 12:45:00 +0200ASIE/INDE - Valeurs de la Constitution indienne enseignées dans les écoles catholiques par l’Eglisehttp://www.fides.org/fr/news/64355-ASIE_INDE_Valeurs_de_la_Constitution_indienne_enseignees_dans_les_ecoles_catholiques_par_l_Eglisehttp://www.fides.org/fr/news/64355-ASIE_INDE_Valeurs_de_la_Constitution_indienne_enseignees_dans_les_ecoles_catholiques_par_l_EgliseNew Delhi – Il faut lire, commenter et enseigner aux nouvelles générations le Préambule de la Constitution indienne dans les écoles et ceci se fera à partir des milliers d’écoles gérées par l’Eglise catholique en Inde. C’est ce qu’indique le Bureau pour l’Education et la Culture de la Conférence épiscopale d’Inde dans un document parvenu à l’Agence Fides. Le document en question arrive à un moment politique où le gouvernement nationaliste du Barathiya Janata Party, aux affaires au niveau fédéral, promeut des politiques qui tendent à transformer l’Inde en une nation mono religieuse.<br />« Le Bureau de la Conférence épiscopale chargé de l’Instruction et de la Culture a envoyé des directives aux institutions éducatives afin qu’elles enseignent les valeurs constitutionnelles à leurs élèves, en promouvant un véritable patriotisme, l’intégration nationale et l’amour du pays » confirme à Fides le Père Jose Manipadam OSDB, Secrétaire national dudit Bureau, qui a transmis le document aux responsables des institutions éducatives catholiques de toute la nation.<br />L’Eglise – a-t-il expliqué – entend contribuer à enseigner aux jeunes générations les valeurs constitutionnelles, alors que les partis nationalistes hindous font des efforts pour changer la Constitution et promouvoir l’idéologie de l’hindutva, qui prêche pour l’Inde « une religion, une culture et une nation ».<br />Ainsi que l’a appris Fides, les Evêques et responsables catholiques engagés dans le domaine éducatif ont accueilli favorablement cette indication, soulignant « la nécessité pour les écoles chrétiennes d’enseigner la Constitution et de promouvoir une éducation civique qui comprenne les valeurs de la Charte » a déclaré S.Exc. Mgr Calist Soosa Pakiam, Archevêque de Trivandrum et Président du Conseil épiscopal catholique du Kerala. Il qualifie par ailleurs de « hautement dangereuses » les tentatives faites par certains groupes de « semer la haine et la peur au sein de la société comme autant de raccourcis pour parvenir au pouvoir politique ».<br />Le Père Manipadam OSDB affirme avoir pris l’initiative après que certains Evêques aient demandé explicitement à son Bureau d’intervenir pour contribuer à inculquer les valeurs de la Constitution chez les jeunes, de manière à « faire émerger l’authentique sens du nationalisme indien, le sain patriotisme basé sur les valeurs constitutionnelles ».<br />Au plan opérationnel, l’initiative connaîtra quatre phases. Au cours de la première, les élèves seront encouragés à mémoriser le préambule. Dans la deuxième, il leur sera expliqué sa signification, en guidant les élèves dans le cadre de discussions de groupe, de rédactions et de recherches. La troisième phase aura pour centre l’expression « Nous peuple de l’Inde », citée par la Charte, dont sera souligné la signification en termes de pluralisme culturel et religieux de la nation. Enfin, sera approfondie la signification de mots clefs du Préambule, tels que « souverain », « socialiste », « laïc », « démocratique » et « républicain » ainsi que ceux de « justice », « liberté », « égalité », « fraternité » et « citoyenneté ». Thu, 14 Jun 2018 12:03:40 +0200