Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - Construire l'harmonie et la coexistence entre les religions après la visite apostolique du Papehttp://www.fides.org/fr/news/65602-ASIE_EMIRATS_ARABES_UNIS_Construire_l_harmonie_et_la_coexistence_entre_les_religions_apres_la_visite_apostolique_du_Papehttp://www.fides.org/fr/news/65602-ASIE_EMIRATS_ARABES_UNIS_Construire_l_harmonie_et_la_coexistence_entre_les_religions_apres_la_visite_apostolique_du_PapeAbou Dhabi - « Cela a constitué un moment de joie que de servir et de rencontrer le Pape François. Il s'est agi d'une grande bénédiction de Dieu pour nous tous qui vivons aux Emirats arabes unis » indique à l'Agence Fides Nadeem Lal Bhatti, un catholique pakistanais résidant aux EAU depuis sept ans et actif au sein du groupe de service liturgique de la Cathédrale Saint Joseph d'Abou Dhabi en évoquant la visite apostolique du Pape François dans le pays du 3 au 5 février. « Demeurent dans notre cœur et dans notre esprit les moments mémorables avec le peuple, avec les fidèles de différentes nationalités. Tous on joui d'un climat de fête et d'amitié en ces jours-là, y compris les non chrétiens. Nous continuerons à nous engager afin de construire des ponts d'harmonie et de solidarité » indique-t-il. « Le Pape nous a donné à tous, à la société des Emirats, un message de paix, d'espérance et de fraternité. Après cette visite, nous ressentons que le thème de la tolérance et de la coexistence entre fidèles de religions différentes s'est renforcé dans la vie quotidienne » affirme-t-il en rappelant que les EAU ont fait de 2019 l'Année de la tolérance. « Les EAU accueillent une population de plus de 200 nationalités provenant de différents continent et bien que l'islam soit la religion officiel, le respect et la liberté de culte accordés à toutes les autres fois sont bien connus ».<br />Adonis Panen, un jeune philippin ministre extraordinaire de l'Eucharistie, qui a exercé un service liturgique au cours de la Messe papale, déclare en parlant à Fides : « La visite du Pape dans cette nation a laissé un héritage de joie, parmi les catholiques et aussi parmi le reste de la population. Le climat de joie qui se respirait parmi les personnes qui ont participé à la Messe papale a renforcé l'unité, la paix et l'harmonie aux EAU. Nous en ressentons encore l'écho ».<br />Francis John, un ressortissant indien résidant aux EAU depuis 20 ans, et qui a servi comme bénévole dans le cadre de la visite du Pape, indique à Fides : « Nous avons travaillé intensément pendant deux mois pour préparer tous les aspects logistiques et organisationnels du voyage. C'est le rêve de tout baptisé que de participer à la Messe du Pape. Pour nous qui travaillons aux EAU il s'est agit d'une bénédiction particulière. Dieu nous a accordé cette opportunité et nous la porterons toujours dans notre bagage humain et spirituel ». <br />Thu, 21 Feb 2019 13:31:53 +0100ASIE/NEPAL - L'action du Service des Jésuites pour les Réfugiés en matière d'instruction permettant aux personnes de construire leur avenirhttp://www.fides.org/fr/news/65601-ASIE_NEPAL_L_action_du_Service_des_Jesuites_pour_les_Refugies_en_matiere_d_instruction_permettant_aux_personnes_de_construire_leur_avenirhttp://www.fides.org/fr/news/65601-ASIE_NEPAL_L_action_du_Service_des_Jesuites_pour_les_Refugies_en_matiere_d_instruction_permettant_aux_personnes_de_construire_leur_avenirKatmandu – Les Jésuites au Népal aident les réfugiés à construire leur avenir au travers de l'instruction et du développement social. « J'ai bénéficié d'une instruction rigoureuse. Cela m'a aidé à trouver de nombreuses opportunités nouvelles » déclare à Fides Indra Acharya, ancienne étudiante qui a pu poursuivre ses études grâce au Service des Jésuites pour les Réfugiés . Fille de réfugiés bhoutanais ayant grandi dans un camp de réfugiés au Népal, elle a passé plus de la moitié de sa vie dans une structure fermée. Le JRS Népal gère différents programmes d'instruction, de formation des enseignants, de consultation et d'orientation au profit des jeunes et des handicapés, des écoles maternelles et des cours de formation professionnelle destinés à plus de 50.000 réfugiés.<br />Au début des années 1990, les parents d'Indra Acharya faisaient partie des quelques 100.000 personnes d'ethnie népalaise expulsées du sud du Bhoutan dans le cadre de la politique « une nation, un peuple » promulguée par le gouvernement local. Après avoir perdu leurs terrains, ses parents s'enfuirent et se retrouvèrent dans un camp de réfugiés au Népal, où ils ont passé quelques 20 années de leur vie et où Indra Acharya est née.<br />Indra Acharya et sa famille ont vécu dans des conditions difficiles en tant que réfugiés. « La nourriture manquait et le camp était surpeuplé » indique Indra Acharya. Son père est mort dans le camp par manque de soins médicaux. Indra Acharya indique par ailleurs que son salut a été d'étudier dans une école gérée par le JRS. Elle a poursuivi ses études et, après quelques années, en 2012, elle a été réinstallée avec sa mère aux Etats-Unis, obtenant en 2014 une bourse d'études pour poursuivre ses études à Georgetown. Aujourd'hui, Indra Acharya n'a pas oublié les importantes leçons de vie que les jésuites lui ont impartie dans leur école du JRS au Népal. « Ce n'était pas une simple transmission de notions. Il existait une attention particulière et un soin particulier de chaque personne » explique-t-elle à Fides. Ce service à la personne – indique le JRS – constitue une œuvre évangélique par laquelle la foi chrétienne est témoignée ».<br />A ce jour, l'administration américaine a drastiquement réduit le programme de réinstallation des réfugiés. Quelques 54.000 réfugiés ont été admis dans le pays en 2017 contre près de 85.000 l'année précédente. En 2019, la limite d'admission des réfugiés a été portée à 30.000. Pour Indra Acharya, « il est nécessaire avant tout de changer le cœur des personnes pour changer la politique ». <br />Thu, 21 Feb 2019 13:31:08 +0100ASIE/LIBAN - Nouvelles polémiques à propos de la légalisation du mariage civilhttp://www.fides.org/fr/news/65600-ASIE_LIBAN_Nouvelles_polemiques_a_propos_de_la_legalisation_du_mariage_civilhttp://www.fides.org/fr/news/65600-ASIE_LIBAN_Nouvelles_polemiques_a_propos_de_la_legalisation_du_mariage_civil<br />Beyrouth – La question controversée de la légalisation du mariage civil anime à nouveau le débat public au Liban. Cette fois, la confrontation sur la problématique en question a été rallumée par les récentes déclarations du Ministre de l'Intérieur du nouveau gouvernement, Raya Hassan, qui, ces jours derniers, a indiqué vouloir faire place à la reconnaissance du mariage civil au sein de la législation libanaise, souhaitant un débat approfondi sur la question.<br />Il est bien connu depuis 2013 que l'actuel Premier Ministre, Saad Hariri, n'est pas enclin à s'opposer nettement à la reconnaissance juridique du mariage civil. « Personnellement – eut-il alors à déclarer – je ne voudrais pas que ma fille ait recours à un mariage civil mais je ne peux m'opposer à ce dernier dans mon rôle de Premier Ministre ».<br />La proposition du nouveau Ministre de l'Intérieur visant à rouvrir une confrontation sur le mariage civil a reçu l'appui transversal de différents représentants politiques, à commencer par celui du responsable druze Walid Junblatt et de l'ancien Président de la République, Amin Gemayel. Cependant, divers représentants tant religieux que politiques ont d'ores et déjà manifesté leur contrariété face à la perspective de la reconnaissance juridique du mariage civil. La position la plus nettement négative arrive de Dar Al Fatwa, l'instance autorisée de l'islam sunnite libanais, qui a réaffirmé son opposition, déclarant que le mariage civile « contredit de manière radicale » les lois sur le mariage inspirées à la charia. De son coté, le Père Abdo Abu Kassem, responsable du Centre d'information catholique, a réaffirmé que, sur ce point, chrétiens et musulmans libanais sont unis et que l'Eglise catholique ne peut appuyer une législation qui ne reconnaîtrait pas le mariage comme sacrement. Des considérations analogues ont été exprimées au cours d'une homélie par l'Archevêque maronite de Beyrouth, S.Exc. Mgr Boulos Matar. Certains représentants du parti chiites Hezbollah, tels que le parlementaire Ehab Hamadeh, ont, eux aussi, rejeté l'hypothèse d'une légalisation du mariage civil en tant que contraire aux critères juridiques fondés sur la charia. Sur cette même ligne, se situe le Président du Parlement, le chiite Nabih Berri, selon qui il n'existe aucune place pour ouvrir des négociations politiques sur une telle question.<br />Au Liban, où coexistent 18 confessions religieuses différentes, chaque communauté règle les unions conjugales selon ses propres traditions spécifiques.<br />Une précédente phase de confrontation sur la question du mariage civil avait eu lieu au Liban entre la fin de 2012 et le début de 2013. Alors, ainsi que l'avait indiqué l'Agence Fides , la discussion publique s'était rallumée lorsqu'un couple de jeunes appartenant à des familles musulmanes chiites avaient signé son contrat de mariage civil devant un avocat et non pas devant une Cour religieuse, le déposant ensuite auprès du Conseil du Ministère de l'Intérieur dans l'attente d'un avis officiel.<br />Jusqu'ici, les couples libanais désireux de célébrer leur mariage selon un rite civil recourent à l'escamotage de se marier civilement à Chypre pour faire ensuite enregistrer leur union au Liban. Dans ce cadre, le grand mufti Mohammad Rashid Qabbani, plus haute autorité chiite libanaise, avait émis une fatwa visant à sommer tous les hommes politiques et ministres musulmans de s'abstenir de soutenir toute forme d'encadrement légal du mariage civil s'ils ne voulaient pas être considérés comme apostats. Les Evêques maronites, de leur coté, avaient alors réaffirmé, dans un communiqué officiel, que l'éventuelle approbation du mariage civil au Liban aurait comporté nécessairement l'amendement de l'article 9 de la Constitution et que, dans tous les cas, « le mariage constitue l'un des sacrements de l'Eglise et le mariage civil ne peut le remplacer ». <br />Thu, 21 Feb 2019 13:30:12 +0100AMERIQUE/HAITI - Témoignages de Jésuites sur la situation locale et la nécessité urgente d'un dialogue nationalhttp://www.fides.org/fr/news/65599-AMERIQUE_HAITI_Temoignages_de_Jesuites_sur_la_situation_locale_et_la_necessite_urgente_d_un_dialogue_nationalhttp://www.fides.org/fr/news/65599-AMERIQUE_HAITI_Temoignages_de_Jesuites_sur_la_situation_locale_et_la_necessite_urgente_d_un_dialogue_nationalPort-au-Prince - « Après huit jours de silence, alors que la pays est à feu et à sang, le Président de la République, Jovenel Moïse, a pris la parole pour ne rien dire ou pire encore, pour jeter de l'huile sur le feu ». C'est ce que dénonce dans un communiqué énergique le Supérieur des Jésuites à Haïti, le Père Jean Denis Saint-Félix. Intitulé « Catastrophe humanitaire, irresponsabilité de nos dirigeants et urgence du dialogue national », le texte a été transmis à l'Agence Fides. Selon le prêtre, le discours du Président a provoqué au sein de la population « déception, répugnance, colère et honte » notamment parce qu'il ne contenait aucune annonce de mesures destinées à faire face à la crise qui a paralysé le pays, le jetant dans le chaos et dans l'urgence humanitaire.<br />Citant des analystes politiques et sur la base de ses propres connaissances, le Père Saint-Félix cite les revendications populaires non écoutées : lutte contre le fort coût de la vie, pour la justice sociale, contre la perte du pouvoir d'achat, la dévaluation de la monnaie, la justice et contre la corruption. La presse et les institutions illustrent la détérioration de la situation socioéconomique avec des hôpitaux et des centres sanitaires privés d'oxygène depuis plusieurs jours, des supermarchés aux étals vides, un manque croissant d'accès à l'eau courante, à la nourriture et aux soins médicaux urgents. Par ailleurs, « les enfants des familles à bas revenu meurent de faim dans de nombreux quartiers pauvres du pays » indique le religieux, qui se demande « quelle peut être la porte de sortie et jusqu'où arrivera le Président de la République ».<br />Pour le Père Saint-Félix, le Président Moïse doit quitter le pouvoir « et pas seul dans la mesure o+ les autres personnalités de l'Etat sont également inadaptés et corrompues ». Le concept exprimé dans une note signée par les représentants de l'Eglise, des communautés protestantes et anglicanes adressée aux principaux protagonistes de cette situation dramatique est identique. Pour le Jésuite, cette crise semble toutefois offrir une possibilité qui doit être saisie rapidement. « Le temps du dialogue réclamé par toutes les strates de la société haïtienne est arrivé. Il est impossible de l'ignorer ». Il en énonce les caractéristiques. Il doit s'agir d'un dialogue « national et inclusif », qui requiert la participation « d'hommes et de femmes honnêtes, compétents et crédibles » qui mène à « une nouvelle Constitution, à des institutions réellement républicaines, à une véritable réforme économique et au procès contre Petro-Caribe » qui impliquerait une quinzaine de Ministres ainsi que l'actuel Chef de l'Etat.<br />Le pays ne changera pas si continuent à faire défaut « une prise de conscience et un engagement patriotique ferme et sincère, visant à construire une société plus juste, équitable et prospère ». Les « braves gens » qui demeurent enfermées chez elles doivent sortir de leur silence et de leur rôle de spectateurs. Outre le rôle de la presse, le Père Saint-Félix rappelle les responsabilités des religieux et des intellectuels dans la recherche de la justice et de la dignité. « Nous, Jésuites haïtiens, ferons notre devoir pour entrer en contact avec tous les secteurs de la vie nationale et proposer ensemble un espace dans lequel réfléchir sur les mécanismes actuels de ce dialogue nécessaire ». Dans ce but, conclut le religieux, « nous désirons mobiliser toutes nos ressources, tant humaines que matérielles, nos contacts et nos talents, tant nationaux qu'internationaux », citant pour exemple « les Collèges et Universités jésuites qui ont participé à des processus analogues dans des pays tels que le Salvador et la Colombie ». <br />Thu, 21 Feb 2019 13:28:50 +0100AFRIQUE/MAROC - Dieu en prisonhttp://www.fides.org/fr/news/65598-AFRIQUE_MAROC_Dieu_en_prisonhttp://www.fides.org/fr/news/65598-AFRIQUE_MAROC_Dieu_en_prisonFez – La prison peut être non pas un enfer ou un lieu de désespoir mais un espace où Dieu rencontre l'homme blessé et souffrant. Elle peut même devenir un lieu où rendre témoignage de sa foi. C'est ce dont est convaincu le Père Matteo Revelli, prêtre de la Société des Missions africaines et Curé de la Paroisse Saint François d'Assise de Fez, référant à Fides une de ses récentes expériences en la matière. « Je suis allé rendre visite aux détenus de la prison de Fez. Trois d'entre eux, qui seront libérés dans les prochains jours, m'ont remis un paquet plutôt lourd contenant 3 Bibles froissées » raconte le Curé.<br />« L'un d'entre eux m'a remis une grande et vieille Bible, pesant au moins 1,5 Kg, aplatie, grasse, collante, soulignée, avec des pages manquantes » ajoute le missionnaire. « Ensuite, il m'a attiré à l'écart pour me confier que cette Bible était restée avec lui pendant 20 ans. Il l'avait gagné comme premier prix d'un concours de culture biblique dans son pays et l'avait portée avec lui, la lisant toujours au cours de ses voyages aventureux au travers du monde, à la recherche de la fortune ».<br />« Pendant des années, il avait transporté de la cocaïne dans sa valise, d'un pays d'Amérique latine en direction de l'Europe ou de l'Afrique – poursuit le Père Revelli. Il m'a confessé qu'en signe de respect, il n'a jamais osé transporter cette Bible dans la cocaïne valise que la drogue. Un jour, il a été arrêté durant son dernier voyage de transit au Maroc où il a passé 9 ans et dont il connaît seulement l'aéroport et les deux prisons dans lesquelles il a séjourné en compagnie d'autres y compris des marocains. Lorsqu'il sortira de prison, il connaîtra à la perfection le dialecte marocain et la Bible. Il me confie que cette Bible a été son unique soutien au cours de sa détention et que maintenant il n'a plus besoin de ce livre écrit parce qu'entre temps, il l'a appris par cœur. Il me la confie afin que je la donne par la suite à un autre détenu ». Le missionnaire a ajouté, ému, qu'en prenant « cette Bible grasse et aplatie et en regardant ma propre Bible, bien ordonnée et bien propre, j'en ai presque eu honte ». Cette Bible évoque la vie d'un homme qui a rencontré la Parole de Dieu en prison. Aujourd'hui, comme lui, d'autres détenus peuvent faire cette même expérience grâce au soutien spirituel humble et désintéressé que des prêtres, des religieux et des laïcs offrent aux détenus de Fez. <br />Thu, 21 Feb 2019 13:27:24 +0100AFRIQUE/CAMEROUN - Enlèvement et libération de 170 élèves de l'école catholique de Kumbo de la part des indépendantistes anglophoneshttp://www.fides.org/fr/news/65597-AFRIQUE_CAMEROUN_Enlevement_et_liberation_de_170_eleves_de_l_ecole_catholique_de_Kumbo_de_la_part_des_independantistes_anglophoneshttp://www.fides.org/fr/news/65597-AFRIQUE_CAMEROUN_Enlevement_et_liberation_de_170_eleves_de_l_ecole_catholique_de_Kumbo_de_la_part_des_independantistes_anglophonesYaoundé – Un nouvel enlèvement de masse d'élèves d'une école dans la zone anglophone du Cameroun perpétré par es guérilleros demandant l'indépendance du reste du pays est malheureusement à déplorer. Le 26 février, des hommes armés non identifiés sont entrés sur le campus du Collège Saint Augustin de Kumbo, dans la région du nord-ouest du pays, peu après 06.00 locales, enlevant 170 élèves, 2 gardes de sécurité, un enseignant et trois de ses enfants.<br />Les personnes enlevées ont été libérées dans l'après-midi du Dimanche 17 février et accueillies en la Paroisse Saint Paul de Kikaikom. De là, elles ont été transférées par les autorités du Diocèse de Kumbo sur le campus du Collège. Suite à ce grave épisode, l'école a été fermée de manière temporaire.<br />Un communiqué du Diocèse affirme que « S.Exc. Mgr George Nkuo, Evêque de Kumbo, et les autorités scolaires du Collège Saint Augustin déplorent cet épisode et sympathisent avec les jeunes enlevés et leurs familles. Ils remercient tous ceux qui ont été proches des familles des personnes enlevées et les personnes de bonne volonté qui ont apporté leur soutien moral au cours de ces deux journées de grave préoccupation et d'angoisse ».<br />Le 5 novembre dernier, les indépendantistes avant enlevé environ 80 élèves de l'école secondaire presbytérienne de Bamenda, chef-lieu e la région du nord-ouest. Les jeunes avaient été libérés quelques jours plus tard . <br />Thu, 21 Feb 2019 13:25:44 +0100AMERIQUE/NICARAGUA - Le Rosaire missionnaire des détenus et timides signaux de sortie de crisehttp://www.fides.org/fr/news/65596-AMERIQUE_NICARAGUA_Le_Rosaire_missionnaire_des_detenus_et_timides_signaux_de_sortie_de_crisehttp://www.fides.org/fr/news/65596-AMERIQUE_NICARAGUA_Le_Rosaire_missionnaire_des_detenus_et_timides_signaux_de_sortie_de_criseManagua – Une « campagne de prière pour Hans Josué Gaitán Sandino et les autres prisonniers politiques injustement détenus » est actuellement promue par les Oeuvres pontificales missionnaires du Nicaragua au travers de son compte Facebook. Hans Josué Gaitan Sandino est l'un des nombreux jeunes incarcérés au cours des manifestations et de la répression de ces dix derniers mois. Il était Conseiller et animateur de l'Enfance missionnaire dans la Paroisse Sainte Marie Reine de la Paix de l'Archidiocèse de Managua. Depuis le 10 septembre dernier, il a été détenu près la prison de la préfecture et se trouve désormais dans la prison modèle de Tipitapa.<br />La publication de l'Enfance missionnaire indique : « Témoignages et photographies confirment que Hans Josué Gaitan Sandino récite le Rosaire missionnaire avec ses codétenus, qu'il leur apprend à prier, à louer Dieu par le chant et ceci tous les jours, deux fois par jours lorsque se présentent des difficultés particulières ». En outre, indique le texte, « dans de nombreuses Paroisses, les animateurs et les enfants de l'Enfance missionnaire prient pour lui et pour les autres détenus de telle sorte que le Seigneur les renforce dans leur tribulation ». Est enfin reportée la citation de l'Evangile selon Saint Matthieu « Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux ».<br />Au Nicaragua, les Oeuvres pontificales missionnaires disposent d'une présence particulièrement enracinée, l'Enfance missionnaire étant par ailleurs active au travers de ses groupes et de ses initiatives missionnaires dans de très nombreuses Paroisses de la nation. L'action pastorale des enfants, des adolescents et des jeunes a relancé une solidarité très fortement ressentie au niveau continental.<br />La situation dans le pays demeure tendue, même si s'enregistrent de récents signaux d'une possible ouverture. Au cours de ces derniers jours, S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, Archevêque de Managua et Président de la Conférence épiscopale, en compagnie du Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Stanislaw Sommertag, ont participé à une rencontre des représentants du gouvernement avec les entrepreneurs au cours de laquelle a été exposée la gravité de la situation de crise. Le communiqué diffusé au terme de la réunion affirme : « au cours d'un échange ouvert d'opinions, a été confirmée la nécessité d'une compréhension afin de lancer des négociations au travers d'une rencontre inclusive, sérieuse et franche ».<br />L'Evêque auxiliaire de l'Archidiocèse de Managua, S.Exc. Mgr Silvio José Báez, a commenté la possibilité d'une réouverture du dialogue national, en soulignant que devraient exister des conditions fondamentales à cet égard. « Il existe des pré conditions pour permettre le dialogue, la première étant la libération des prisonniers politiques. Il ne peut exister de dialogue national si des jeunes, des étudiants, des paysans, des journalistes sont en prison » a déclaré l'Evêque depuis son compte personnel sur Twitter. <br />Thu, 21 Feb 2019 13:24:34 +0100ASIE/PALESTINE - Poursuite des négociations avec les étudiants dans le cadre de la crise de l’Université de Bethléemhttp://www.fides.org/fr/news/65595-ASIE_PALESTINE_Poursuite_des_negociations_avec_les_etudiants_dans_le_cadre_de_la_crise_de_l_Universite_de_Bethleemhttp://www.fides.org/fr/news/65595-ASIE_PALESTINE_Poursuite_des_negociations_avec_les_etudiants_dans_le_cadre_de_la_crise_de_l_Universite_de_BethleemBethléem – Les problèmes qui risquent de faire échouer le semestre universitaire en cours près l’Université de Bethléem n’ont pas encore été résolus. L’Université, gérée par les Frères des Ecoles chrétiennes et relancée dans les années 1970 notamment grâce à Saint Paul VI en tant qu’instrument de formation des jeunes palestiniens de la ville natale de Jésus, connait un moment difficile, marqué par une forte opposition entre autorités administratives et représentants des étudiants à propos de l’augmentation des couts de gestion et de celle des frais de scolarité demandés aux étudiants inscrits aux cours. « Aujourd’hui encore – indique à l’Agence Fides Michel Sansur, Vice-président exécutif de l’Université - nous négocions avec les représentants des étudiants afin de trouver une solution aux problèmes et de les convaincre tous à retourner dans les salles de cours et à reprendre leur formation. Si cela ne devait pas être le cas, le Ministère de l’Education palestinien a annoncé qu’il annulera le semestre de notre Université attendu que ne s’est pas tenu le nombre minimum d’heures de cours requis pour reconnaitre la validité universitaire des cours ».<br />La crise de l’Université de Bethléem a connu une accélération au cours de ces dernières semaines. Le 6 février dernier, le Frère Peter Bray, Vice-chancelier de l’Université, avait annoncé la suspension sine die des cours du semestre de printemps – qui a débuté le 18 janvier dernier – à cause des interruptions répétées des cours de la part des membres du sénat des étudiants. Les représentants des étudiants ont considéré jusqu’ici infructueuses les négociations engagées avec l’administration universitaire pour faire face à « l’augmentation des frais de scolarité des facultés de Sciences infirmières et de la formation » et restaurer les formes d’échelonnement desdits frais de scolarité demandés aux étudiants.<br />L’augmentation des frais de scolarité est entrée en vigueur en 2016. L’Université de Bethléem affirme que la moitié du cout des cours est financé sur fonds extérieurs. Une lettre publiée récemment par les autorités universitaires affirme également que l’Université catholique « devrait recevoir chaque année 1,3 millions d’USD de la part de l’Autorité palestinienne mais qu’il n’en est rien ».<br />Sur cette situation difficile pèsent l’augmentation des couts des activités de formation effectuées au sein de l’Université – comme celles près des structures sanitaires palestiniennes – et par suite de manière indirecte également les diminutions des financements et des aides à l’Autorité palestinienne disposés par l’actuelle Administration américaine.<br />En janvier 2018 – indiquent les sources officielles du Patriarcat latin de Jérusalem – les Etats-Unis ont gelé 65 millions d’USD d’aides sur un total de 125 millions destiné à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient et le 25 aout, ils ont diminué de 200 millions d’USD les aides à l’Autorité palestinienne destinées en particulier au gouvernement, à la santé publique, à l’instruction et au financement de la société civile. Wed, 20 Feb 2019 13:26:20 +0100VATICAN - Entretien avec le Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples en marge du premier Cour de formation des Formateurs institué par ladite Congrégationhttp://www.fides.org/fr/news/65594-VATICAN_Entretien_avec_le_Secretaire_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_en_marge_du_premier_Cour_de_formation_des_Formateurs_institue_par_ladite_Congregationhttp://www.fides.org/fr/news/65594-VATICAN_Entretien_avec_le_Secretaire_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_en_marge_du_premier_Cour_de_formation_des_Formateurs_institue_par_ladite_CongregationCité du Vatican – « Le premier Cour de formation des Formateurs institué par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples en collaboration avec l’Université pontificale urbanienne s’insère dans le cadre et dans la préparation du Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François pour octobre prochain. Le cours entend en effet contribuer à alimenter l’esprit et la passion missionnaire au sein des jeunes Eglises des cinq continents ». C’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, qui a présidé à l’inauguration de l’initiative en donnant la bienvenue aux participants au nom du Préfet, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, et de tous les Supérieurs de la Congrégation. Au cours participent 25 Recteurs et Vice-recteurs provenant de Séminaires des cinq continents.<br />« Nous sommes convaincus que l’avenir de l’Eglise dépende de la qualité de ses prêtres – explique l’Archevêque à Fides. C’est pourquoi notre Dicastère estime que la formation, et en particulier la formation sacerdotale, constitue une priorité, s’engageant fortement dans le soutien non seulement des formateurs mais aussi des structures de formation présentes dans les territoires de mission. Ceci a lieu selon différentes modalités : les visites du Préfet aux Séminaires à l’occasion de ses voyages, l’action de l’Œuvre pontificale de Saint Pierre Apôtre, le service que rend l’Université pontificale urbanienne aux Instituts qui lui sont affiliés ».<br />A Rome, l’action de la Congrégation dans le domaine de la formation s’exprime au travers de l’Université pontificale urbanienne et des 5 Collèges qui accueillent des étudiants des cinq continents : le Collège urbanien pour les Séminaristes, les Collèges Saint Paul, Saint Pierre et Saint Joseph pour les prêtres et le Collège Mater Ecclesiae pour les religieuses.<br />« La décision de lancer un cours de formation destiné aux formateurs – poursuit Mgr Rugambwa – se situe dans la droite ligne du cours de mise à jour destiné aux professeurs des Grands Séminaires et des Instituts affiliés à l’Université pontificale urbanienne, qui a débuté dès l’Année universitaire 2012-2013. Maintenant, en continuant à dédier le premier semestre – octobre-février – au cours de mise à jour des enseignants, un trimestre – mi-février-mi-mai – sera réservé à la formation des formateurs ».<br />L’Archevêque explique à Fides le triple but de ce cours : « Offrir une préparation adéquate pour prendre la direction d’un Séminaire, renforcer les capacités de formation, mettre à jour les participants en ce qui concerne les défis et les besoins actuels afférant à la formation sacerdotale. Dans ce but, est proposé un programme comprenant des cours magistraux sur différents aspects de la formation mais aussi des exercices pratiques et des travaux de groupe avec échanges d’expérience ».<br />S’adressant aux Recteurs et Vice-recteurs présents, Mgr Rugambwa, qui a également célébré la Messe d’inauguration du cours, a déclaré : « L’avenir de l’Eglise en Afrique, en Asie et en Amérique latine est entre vos mains. Vous avez la responsabilité importante de donner à vos Diocèses des prêtres signes, bien préparés sur un plan humain, culturel et spirituel, capables de mener l’Evangélisation. Aujourd’hui, il est nécessaire de former des prêtres selon le cœur de Dieu, c’est-à-dire des prêtres qui reflètent une image vivante de Jésus-Christ, Chef et Pasteur de l’Eglise ».<br />« Vos Séminaires – a conclu le Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples – servent à former des disciples missionnaires, amoureux du Maitre, des Pasteurs avec l’odeur des brebis, qui vivent au milieu d’elles pour les servir et leur porter la miséricorde de Dieu. C’est pourquoi il est nécessaire que chaque prêtre se sente toujours un disciple en chemin, nécessitant constamment d’une formation intégrale, entendue comme configuration continuelle au Christ. Soyez conscients que le service que vous rendez à la formation sacerdotale est un moyen excellent de participer à l’action missionnaire de l’Eglise ». Wed, 20 Feb 2019 13:02:20 +0100AFRIQUE/MADAGASCAR - Forte prise de position de l’Eglise après la mort du Père Ratodisoa, victime d’une brutale agression après avoir porté la communion à un maladehttp://www.fides.org/fr/news/65593-AFRIQUE_MADAGASCAR_Forte_prise_de_position_de_l_Eglise_apres_la_mort_du_Pere_Ratodisoa_victime_d_une_brutale_agression_apres_avoir_porte_la_communion_a_un_maladehttp://www.fides.org/fr/news/65593-AFRIQUE_MADAGASCAR_Forte_prise_de_position_de_l_Eglise_apres_la_mort_du_Pere_Ratodisoa_victime_d_une_brutale_agression_apres_avoir_porte_la_communion_a_un_maladeAntananarivo – L’Eglise catholique monte au créneau. Suite au décès du Père Nicolas Ratodisoa, victime d’une attaque à main armée à Mahitsy le 9 février et a succombé à ses blessures cinq jours plus tard, l’Archidiocèse d’Antananarivo, par le biais de S.Exc. Mgr Odon Razanakolona, a annoncé qu’il allait déposer une plainte contre le décès de ce prêtre qui œuvrait au centre de formation Soanavela.<br />Selon le Père Ludovic Rabenatoandro, Vicaire général de l’Archidiocèse d’Antananarivo, qui a fait état du témoignage rendu par le Père Ratodisoa quelques jours avant de mourir, aux alentours de 18.30 du 9 février, alors qu’il se trouvait sur sa motocyclette, il a été arrêté par des bandits sur la route pour Mahitsy, un petit centre rural sis à 30 Km seulement de la capitale. Le prêtre rentrait au centre de Soanavela après avoir porté la communion à un malade.<br />Après lui avoir extorqué le liquide qu’il possédait, ont ouvert le feu sur le prêtre en tirant dans le dos. Une fois à terre, ils en ont piétiné le corps, qui a également été pris à coups de pieds. Avant de quitter les lieux, les bandits ont ouvert le feu une seconde fois contre lui, le frappant à la colonne vertébrale.<br />Dans le cadre de cette embuscade routière, une seconde personne a également trouvé la mort.<br />Mgr Odon Razanakolona a accusé la police d’être inefficace et complice, affirmant que certains agents de police sont connivents avec les criminels, auxquels ils loueraient leurs armes. Dans le cas de l’embuscade dont a été victime le Père Ratodisoa, l’Archevêque souligne que la gendarmerie nationale de cette commune ne répondait pas à l’appel de détresse de la population, ne se rendant que tardivement sur le lieu de l’embuscade. Cette situation ne serait pas isolée parce qu’auparavant dans d’autres attaques dans les environs de la commune, la population de Mahitsy aurait déjà porté plainte contre ce manque de réactivité.<br />La Commission épiscopale Justice et Paix a exhorté elle aussi la police à adopter des mesures pour combattre efficacement l’insécurité croissante qui caractérise le pays.<br />Pour l’instant, huit personnes sont déjà arrêtées dans le cadre de cette affaire. Sur décision du secrétaire de la gendarmerie nationale auprès du ministère de la Défense, le premier responsable de la gendarmerie de Mahitsy a déjà été destitué de son poste alors que certains gendarmes de cette localité feraient actuellement l’objet des enquêtes par rapport à cette attaque. Wed, 20 Feb 2019 12:09:24 +0100ASIE/INDE - Augmentation de la violence à l’encontre des chrétiens en Indehttp://www.fides.org/fr/news/65592-ASIE_INDE_Augmentation_de_la_violence_a_l_encontre_des_chretiens_en_Indehttp://www.fides.org/fr/news/65592-ASIE_INDE_Augmentation_de_la_violence_a_l_encontre_des_chretiens_en_IndeNew Delhi – Au cours du mois de janvier dernier, ont eu lieu 29 épisodes de violence à l’encontre de chrétiens indiens dans 13 Etats du sous-continent. Au nombre des blessés se trouvent 26 femmes et 25 enfants. Dans aucun de ces cas une plainte n’a été déposée. Il s’agit de données communiquées à l’Agence Fides par les bénévoles de l’United Christian Forum Helpline, la ligne téléphonique active dans le pays pour écouter et enregistrer les cas de violences, menaces et intimidations de diverses natures concernant des communautés chrétiennes. « Les données ne s’écartent pas beaucoup de la tendance de 2018, qui a enregistré une moyenne de 20 incidents par mois soit près d’un cas par jour » indique, dans un entretien accordé à l’Agence Fides Maitre Tehmina Arora, Avocat et militant des droits fondamentaux, par ailleurs consultant légal de l’ONG Alliance Defending Freedom , qui réalise ce service. Maitre Arora cite un épisode récent. « Une rencontre de prière dans une maison de Kotra Tehsil, au sein du district d’Udaipur, dans l’Etat du Rajasthan, a été interrompue par des extrémistes hindous qui lançaient des pierres et criaient des slogans contre les chrétiens faisant référence à de fausses accusation de conversions. Jusqu’ici la police n’a entrepris aucune action pas plus qu’une plainte n’a été déposée contre les coupables ».<br />Selon l’avocat, « si les forces politiques ne cessent pas d’encourager les personnes à se faire justice par elles-mêmes, la culture de la violence de masse et de l’impunité deviendra la norme ». La tendance à ne pas déposer plaintes contre les auteurs de violences « démontre la complicité tacite entre les auteurs des violences et la police qui naturellement jouit du patronage de responsables ou de fonctionnaires politiques locaux » relève-t-il.<br />L’Etat de l’Uttar Pradesh continue à détenir le record du plus grand nombre d’épisodes de violence à l’encontre des chrétiens. Sur un total de 29 signalés en janvier sur l’ensemble du territoire indien, neuf ont été perpétrés dans l’Etat précité. Le modus operandi de tous les cas en question est le même : une foule accompagnée par la police arrive sur le lieu où se tient une rencontre de prière, en commençant par crier des slogans et en malmenant les fidèles réunis, femmes et enfants compris. Ensuite, les pasteurs sont arrêtés ou placés en détention par la police sous de fausses accusations de conversion forcée. « Certaines forces qui planifient actuellement ces actes, instiguent à la haine envers une communauté particulière afin de créer une polarisation » dénonce A.C. Michael, Directeur d’ADF Inde.<br />« Dans l’Etat du Chhattisgarh également, les fidèles d’un village ont été expulsés de leur communauté simplement parce que disciples de la foi chrétienne » ajoute A.C. Michael, qui raconte à Fides d’autres cas de violence. Dans certains lieux des Etats d’Himachal Pradesh et du Tamil Nadu, des chrétiens ont été entrainés de force en direction des temples hindous et les extrémistes ont étalés des cendres sur leur front, les contraignant à adorer les dieux hindous. Dans l’Etat du Karnataka, un pasteur qui se déplaçait tranquillement à bicyclette a été frappé à la tête à l’aide d’une verge de fer et abandonné sur place avec de graves blessures à la tête. Toujours dans cet Etat, une foule a livré aux flammes des matériaux de construction conservés sur le chantier d’une église en cours d’édification et le pasteur de cette même église a subi des brulures. Wed, 20 Feb 2019 11:49:06 +0100AFRIQUE - Protection des mineurs et nécessité d'une « pastorale de miséricorde pour les pécheurs »http://www.fides.org/fr/news/65591-AFRIQUE_Protection_des_mineurs_et_necessite_d_une_pastorale_de_misericorde_pour_les_pecheurshttp://www.fides.org/fr/news/65591-AFRIQUE_Protection_des_mineurs_et_necessite_d_une_pastorale_de_misericorde_pour_les_pecheursKara – « L’Eglise ne doit en aucun cas être complice du mal » affirme à Fides le Père Donald Zagore, théologien de la Société des Missions africaines, en vue de la rencontre de haut niveau dédiée au thème « la protection des mineurs dans l’Eglise » devant se dérouler au Vatican du 21 au 24 février.<br />Les Présidents des Conférences épiscopales du monde entier se réuniront avec une délégation de religieux et religieuses pour affronter ce phénomène tragique et trouver des réponses et des solutions immédiates. « L’engagement de l’Eglise par ce sommet extraordinaire montre combien de fois l’Eglise toute entière et le Pape François en particulier veulent que justice soit faite » explique le Père Zagore.<br />« Le grand défi pour l’Eglise est certes de montrer sa sollicitude aux victimes mais aussi de ne pas abandonner les coupables. La justice n’exclut pas la miséricorde. Que l’Eglise ne laisse pas être obnubilée par son noble souci de justice au point d’oublier sa vocation première qui est d’être miséricordieuse. Comme le Christ, elle a la mission fondamentale d’aller à la recherche de la brebis perdue, d’attendre impatiemment le retour de l’enfant prodigue, d’être le médecin venu pour ceux qui ne se portent pas bien, d’être l’Eglise des justes et aussi des pécheurs ».<br />« Une pastorale d’accompagnement, d’écoute, de sollicitude, construite fondamentalement sur la miséricorde de Dieu, pour tous ces clercs, qui aujourd’hui se retrouvent au banc des accusés est plus que jamais nécessaire. L’Eglise ne doit pas avoir honte ses fils dont la dignité fut déchue par la force du péché, mais elle doit travailler à ce que dans la justice et la vérité, ils continuent de sentir sur eux ce regard miséricordieux de Dieu. Dieu hait le péché, mais aime le pécheur » relève le missionnaire.<br />« L’Eglise doit toujours garder à l’esprit que le péché n’est pas seulement ponctuel, mais que le péché est une possibilité permanente de l’homme. En effet, dans les affaires humaines, le pire n’est pas toujours sûr, mais il est hautement probable. Etre le gardien des choses les plus saintes n’empêche pas forcement de les méconnaitre et même d’en abuser ». Wed, 20 Feb 2019 11:13:17 +0100AMERIQUE/MEXIQUE - Les jeunes protagonistes de la vie sociale et ecclésiale au travers de l’engagement et de la créativité dans le cadre du programme Xt2http://www.fides.org/fr/news/65590-AMERIQUE_MEXIQUE_Les_jeunes_protagonistes_de_la_vie_sociale_et_ecclesiale_au_travers_de_l_engagement_et_de_la_creativite_dans_le_cadre_du_programme_Xt2http://www.fides.org/fr/news/65590-AMERIQUE_MEXIQUE_Les_jeunes_protagonistes_de_la_vie_sociale_et_ecclesiale_au_travers_de_l_engagement_et_de_la_creativite_dans_le_cadre_du_programme_Xt2Mexico – « Nous avons deux objectifs fondamentaux : aider les jeunes à trouver le sens de leur vie et leur vocation en se sachant aimés et écoutés et, d’autre part à être incisifs dans la recherche du bien commun de la société au travers d’actions concrètes qui aident le monde à être meilleur, à commencer par notre ville ». C’est en ces termes que le Père Álvaro Lozano, Directeur de la Commission de la Pastorale des Jeunes et des Vocations de l’Archidiocèse de Mexico, résume, dans un entretien accordé à l’Agence Fides, le but du « projet Xt2 ».<br />Il s’agit de la fusion des deux pastorales – des jeunes et des vocations – voulue par S.Em. le Cardinal Carlos Aguiar Retes, Archevêque de Mexico, afin de répondre plus efficacement aux multiples besoins et attentes des jeunes. « Service, passion et miséricorde » constitue le triptyque choisi pour le logo du programme en question. Le Père Lorano explique que la proposition entend « dynamiser les cellules de Pastorale des Jeunes », véritables « communautés ecclésiales de base des jeunes » et apporter de la vitalité à tout le processus pastoral et missionnaire au travers de projets conjoints.<br />Pour définir ce processus, le groupe a conduit, à la demande de l’Archevêque, une profonde analyse de l’état des pastorales intéressées, en interrogeant plus de 300 personnes, centres et institutions juvéniles et consolide actuellement la formation des jeunes animateurs. Les programmes – liturgie, accompagnement et écoute, réseaux sociaux, mission juvénile et action sociale – ont été non seulement « pensés par les jeunes pour les jeunes mais ont également été réalisés ensemble, en écoutant leurs propositions et leurs attentes ».<br />Xt2 vise à renforcer les quelques 200 groupes de jeunes déjà existant sur le territoire de l’Archidiocèse mais ne veut pas se limiter aux Paroisses. L’un de ses objectifs est de créer des centres juvéniles dans d’autres lieux fréquentés par les jeunes, ainsi qu’une mission près « les écoles, les bars et les discothèques » et autres endroits fréquentés par les jeunes, dans le cadre d’une « sorte de pastorale de rue » et au travers d’initiatives de travail solidaire. Les Centres d’écoute constituent l’une des premières nouveautés activées. « Ils assurent la promotion de l’union entre tous ceux qui sont disposés à aider les jeunes – explique le prêtre – afin qu’ils se sentent écoutés et aidés pour parvenir à trouver un sens plus profond à leur vie. Il existe déjà plus de 100 Congrégations religieuses, mouvements familiaux et instituions qui ont uni leurs forces pour consolider les Centres déjà en fonction et pour en ouvrir d’autres » affirme le Père Lozano. « Prochainement, un centre sera également ouvert sur Internet » souligne-t-il.<br />La ligne de l’action sociale « a elle aussi débuté avec une certaine intensité – indique le Père Lozano – au travers de l’assistance à des personnes présentant des vulnérabilités et en particulier au travers d’un grand événement destiné aux enfants et aux jeunes handicapés qui a réuni nombre d’entre eux, mobilisant de très nombreux jeunes bénévoles ». A également été lancée l’organisation des Missions de la Semaine Sainte. « Depuis que tout a commencé – affirme le prêtre – les jeunes ont pris les rênes de tout, alors que nous les accompagnons », remarquant que le nouvel élan et « une majeure conscience et décision » dans l’action pastorale ont été le fruit de la participation de beaucoup à la Journée mondiale de la Jeunesse de Panama. Wed, 20 Feb 2019 10:37:01 +0100AMERIQUE/COLOMBIE - Assassinat d’un prêtre venant en aide aux réfugiés vénézuélienshttp://www.fides.org/fr/news/65589-AMERIQUE_COLOMBIE_Assassinat_d_un_pretre_venant_en_aide_aux_refugies_venezuelienshttp://www.fides.org/fr/news/65589-AMERIQUE_COLOMBIE_Assassinat_d_un_pretre_venant_en_aide_aux_refugies_venezueliensBogotá – Aux alentours de 19.00 locales, le 18 février, dans le quartier de Tierra Buena de Patio Bonito, dans la localité de Kennedy, au sud de la capitale colombienne, Bogotá, a été assassiné le Père Carlos Ernesto Jaramillo, âgé de 65 ans. Le Parquet enquête actuellement sur ce crime.<br />Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, les résidents du complexe de copropriété au sein duquel résidait le prêtre, qui venait en aide aux réfugiés vénézuéliens, ont affirmé que plusieurs de ces jeunes auraient tué le prêtre pour le détrousser. Un mineur soupçonné de l’homicide et arrêté par la police a déclaré aux autorités que le prêtre aurait tenté d’abuser de lui, une version sur laquelle travaillent les enquêteurs.<br />« Le prêtre était une excellente personne. Il invitait les personnes à venir à la Messe. La nuit dernière, il se trouvait en compagnie de deux jeunes dans son appartement lorsque, à l’improviste, nous avons été avertis du fait que l’un d’entre eux s’était enfui, les mains couvertes de sang. Lorsque nous sommes allés voir, nous avons trouvé le prêtre blessé » a déclaré l’un des voisins. Les secours l’ont transporté à la Clinique d’Occident où il est arrivé en l’absence de signes vitaux, suite aux nombreuses blessures d’arme blanche qu’il avait reçues. La police analyse actuellement les vidéos de surveillance en ce qu’il existerait un troisième suspect. Les témoignages diffusés par les moyens de communications locaux qualifient tous le Père Jaramillo de bon prêtre, dévoué à son ministère, qui avait eu également différentes expériences missionnaires. Wed, 20 Feb 2019 09:14:37 +0100AMERIQUE/BOLIVIE - Démission du Vicaire apostolique de Reyeshttp://www.fides.org/fr/news/65588-AMERIQUE_BOLIVIE_Demission_du_Vicaire_apostolique_de_Reyeshttp://www.fides.org/fr/news/65588-AMERIQUE_BOLIVIE_Demission_du_Vicaire_apostolique_de_ReyesCité du Vatican – Le Saint-Père François en date du 18 février 2019 a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Vicariat apostolique de Reyes présentée par S.Exc. Mgr Carlos Bürgler, C.SS.R. Wed, 20 Feb 2019 08:38:15 +0100ASIE/PHILIPPINES - Prise de position de l’Archevêque de Manille dans la perspective des élections législatives de mi-mandathttp://www.fides.org/fr/news/65587-ASIE_PHILIPPINES_Prise_de_position_de_l_Archeveque_de_Manille_dans_la_perspective_des_elections_legislatives_de_mi_mandathttp://www.fides.org/fr/news/65587-ASIE_PHILIPPINES_Prise_de_position_de_l_Archeveque_de_Manille_dans_la_perspective_des_elections_legislatives_de_mi_mandatManille – Il faut mettre le pays « entre de bonnes mains, des mains généreuses et solidaires, afin que la société philippine soit meilleure, « accueillante comme le sein d’une mère qui contient la vie ». Telle est la vision de S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, Archevêque de Manille qui, ainsi que l’a appris l’Agence Fides, a exprimé son point de vue sur la situation du pays en vue des prochaines élections de mi-mandat qui se tiendront dans le pays en mai prochain dans le but d’élire les membres de la Chambre des représentants ainsi que 12 Sénateurs et de renouveler les titulaires des charges administratives régionales, provinciales et communales.<br />Le Cardinal a parlé au cours de la Messe célébrée dans la cadre de la Marche pour la vie qui s’est achevée cette année au Memorial Circle de Quezon City. Dans ce cadre, il a déclaré : « Espérons que cette marche pour la vie puisse être une marche pour construire une société accueillante, comme un sein maternel, un espace partagé harmonieusement par des personnes, des communautés, des responsables. Nous désirons que notre société devienne comme un utérus qui donne la vie » afin que « les mains de ceux qui y vivent soient généreuses et non pas avides ».<br />Le Cardinal a rappelé que « Jésus a enseigné et montré la logique du don : l’action de proximité et la charité requièrent un engagement de solidarité généreux envers les autres ». « Une petite quantité de pain, si elle passe entre les bonnes mains, se multipliera » a-t-il expliqué, commentant la péricope évangélique de la multiplication des pains. « D’autre part, 7.000 pains, s’ils sont gérés par des personnes avides ne suffiront pas même pour quatre personnes » a-t-il poursuivi. « Ce sont les mains qui tuent et ceci constitue un dommage non seulement pour la société mais aussi pour la Création qui se prend généreusement soin de nous » a-t-il déclaré.<br />A l’événement étaient présents de très nombreux jeunes. La Marche pour la vie, au travers de laquelle l’Eglise aux Philippines met l’accent chaque année sur l’importance du respect de la vie et de la dignité inaliénable de tout être humain, a eu lieu le 16 février, y compris dans les villes de Dagupan, Tarlac, Cebu, Ormoc et Cagayan de Oro, ainsi qu’à Palo et Palompon.<br />Se référant aux élections du mois de mai prochain, l’Evêque de Borongan, S.Exc. Mgr Crispin Varquez, a lui aussi invité les fidèles à voter « de manière responsable afin de corriger les valeurs déformées qui ont caractérisé les élections précédentes ». Selon Mgr Varquez, « les personnes apporteront leurs suffrages à des hommes politiques inspirés par le bon gouvernement ».<br />« Le moment est venu de demander un changement réel » a-t-il remarqué, en rappelant qu’à l’occasion des précédentes élections, les provinces les plus pauvres du pays ont été caractérisées par un phénomène de vente des voix. « Cette corruption systémique – a-t-il souligné – mine l’émergence de candidats crédibles. C’est pourquoi il faut se livrer à un juste discernement et élire des candidats qui aient le bien commun comme principale préoccupation ». Tue, 19 Feb 2019 13:50:20 +0100OCEANIE/AUSTRALIE - Conférence en vue du Mois missionnaire extraordinaire, « un seul cœur, de nombreuses voix »http://www.fides.org/fr/news/65585-OCEANIE_AUSTRALIE_Conference_en_vue_du_Mois_missionnaire_extraordinaire_un_seul_coeur_de_nombreuses_voixhttp://www.fides.org/fr/news/65585-OCEANIE_AUSTRALIE_Conference_en_vue_du_Mois_missionnaire_extraordinaire_un_seul_coeur_de_nombreuses_voixSydney – « L’intention se trouvant à la base de ce Mois missionnaire extraordinaire institué par le Pape François est de cultiver un esprit de conversion missionnaire en chacun d’entre nous ainsi que dans la vie et l’activité pastorale de l’Eglise. La conférence « Mission, un seul cœur, de nombreuses voix » représente une opportunité fondamentale pour se préparer à vivre ce moment extraordinaire ». C’est ce qu’affirme dans une note envoyée à l’Agence Fides Peter Gates, Vice-directeur national de Catholic Mission, Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires d’Australie, en introduisant la conférence qui se déroulera à Sydney du 13 au 15 mai prochains, considérée comme une étape importante en Australie s’agissant des thèmes relatifs aux défis lancés à la mission de l’Eglise.<br />L’initiative, qui fait partie des événements proposés en vue du Mois missionnaire extraordinaire que l’Eglise catholique vivra en octobre prochain, verra la participation de plus de 450 personnes de tous les Diocèses de la nation, lesquelles seront impliquées dans un programme caractérisé par des éléments artistiques et créatifs, par des séminaires interactifs, des classes de haute formation et un point de situation sur les thèmes de l’inclusion, de la rencontre et du dialogue.<br />Au nombre des intervenants, se trouve en particulier S.Exc. Mgr Paul Tighe, Secrétaire du Conseil pontifical pour la Culture, qui mettra en évidence le rôle central d la technologie dans la diffusion de l’Evangile et des messages pour la mission. Selon Mgr Tighe, les réseaux sociaux ont aujourd’hui une importance centrale dans la mesure où ils représentent un instrument de conversation dans un monde constamment connecté. « L’Eglise doit se rendre compte du fait que les réseaux sociaux constituent le principal moyen d’être présents au monde moderne pour impliquer les nouvelles générations et entrer dans leur conscience ».<br />Outre l’Evêque irlandais, interviendront également dans ce cadre Sœur Carol Zinn SSJ, Directrice exécutif de la Conférence sur le leadership des religieuses, Ravina Waldren, responsable catholique indigène de l’Archidiocèse de Brisbane, et Robert Fitzgerald, membre de la Commission productivité du gouvernement australien. Tue, 19 Feb 2019 11:52:17 +0100AFRIQUE/MAROC - En prière devant le Crucifix en clous du Père Maccallihttp://www.fides.org/fr/news/65584-AFRIQUE_MAROC_En_priere_devant_le_Crucifix_en_clous_du_Pere_Maccallihttp://www.fides.org/fr/news/65584-AFRIQUE_MAROC_En_priere_devant_le_Crucifix_en_clous_du_Pere_MaccalliFez – L’enlèvement du Père Luigi Maccalli, missionnaire italien au Niger, et le manque de nouvelle sur son sort depuis le 17 septembre dernier, continue à alimenter la prière, les souvenirs, la solidarité et l’espérance en vue de sa libération. Parmi les multiples témoignages, celui du Père Matteo Revelli, confrère de la Société des Missions africaines et Curé de la Paroisse Saint François d’Assise de Fez, lequel a raconté à Fides qu’en 2003, le Père Maccalli lui avait rendu visite à Fez en qualité de Conseiller de la province italienne de la Société des Missions africaines. « A cette occasion – se souvient le Père Revelli – il m’avait fait don d’un petit crucifix fait de clous entrecroisés, finement unis par un fil de fer. L’ensemble exprime une impression d’austérité et de beauté. Son père, Giovanni, avait été l’artiste auteur de ce crucifix. Il avait appris à le faire et, durant les soirées d’hiver, il passait son temps à ces modestes œuvres d’art qui étaient ensuite remises en Afrique à des catéchistes et même à moi. Je l’ai retiré de l’armoire pour le déposer sur l’autel de ma chapelle, où je prie souvent également avec les étudiants, pour me souvenir du Père Maccalli, dans une cabane à la porte clouée, signe que, dans le véritable Amour, les épines et les clous ne peuvent manquer. Nous tous, nous prions pour lui et espérons pouvoir le revoir ». Tue, 19 Feb 2019 11:32:21 +0100AFRIQUE/BURKINA FASO - Le sang du Père Antonio César, semence de chrétiens et de jeunes vocations au service du Royaumehttp://www.fides.org/fr/news/65583-AFRIQUE_BURKINA_FASO_Le_sang_du_Pere_Antonio_Cesar_semence_de_chretiens_et_de_jeunes_vocations_au_service_du_Royaumehttp://www.fides.org/fr/news/65583-AFRIQUE_BURKINA_FASO_Le_sang_du_Pere_Antonio_Cesar_semence_de_chretiens_et_de_jeunes_vocations_au_service_du_RoyaumeRome – « Un homme bon et un homme de Dieu qui, comme le Seigneur, a passé sa vie « en faisant le Bien », surtout au milieu de son bien-aimé peuple africain ». C’est en ces termes que le Recteur majeur des Salésiens, le Père Ángel Fernández Artime, décrit, dans une lettre à tous ses confrères et à la Famille salésienne dans le monde, le Père Antonio César Fernández, immédiatement après avoir appris « la très douloureuse nouvelle » de son assassinat au Burkina Faso .<br />Dans la lettre parvenue à l’Agence Fides, le Père Fernández Artime rappelle que « notre confrère missionnaire salésien Antonio César Fernández a été assassiné le 15 février à 15.00 locales par trois coups de feu au cours d’une attaque djihadiste intervenue à 40 Km de la frontière sud du Burkina Faso. Heureusement, les deux autres confrères qui étaient en sa compagnie ont survécu à l’assaut. Ils provenaient de Lomé , où ils avaient célébré la première session du Chapitre d’Inspectorat de l’Afrique occidentale francophone ».<br />« Chers confrères, nombre de fois au cours de l’année, je reçois la nouvelle de la mort pour causes naturelles de confrères salésiens. Cela fait partie de la vie et arrivera aussi pour nous. En ces cas-là, nous rendons grâce au Seigneur pour tant de vies merveilleuses, consommées généreusement », souligne le Recteur majeur des Salésiens. « A votre confrère Antonio César, en revanche, la vie a été arrachée, ôtée sans aucun motif. Un homme bon et un homme de Dieu qui, comme le Seigneur, a passé sa vie « en faisant le Bien » surtout au milieu de son bien-aimé peuple africain ». Le Père Antonio César avait 72 ans, dont 55 de profession religieuse et 46 de sacerdoce ministériel. « Voici quelques mois, nous l’avions rencontré au Burkina Faso, dans sa communauté de Ouagadougou, où il était Directeur et Curé » rappelle le Père Fernández Artime qui ajoute : « Le Père César s’ajoute à de nombreux autres martyrs de l’Eglise d’aujourd’hui de par le monde – dont des Salésiens et des membres de notre Famille salésienne ».<br />Le Père Fernández Artime conclut en invitant tout un chacun « à rendre grâce au Seigneur pour la vie merveilleuse de notre confrère, le Père Antonio César. Nous vous invitons également à demander au Père qu’Il aide cette humanité qui est Sienne à mettre fin à cette escalade de violence qui fait seulement du mal. Daigne le Bon Dieu que son sang, versé en terre d’Afrique, soit semence de chrétiens, de disciples fidèles de Jésus et de jeunes vocations au service du Royaume. Cher César, repose en paix ». Tue, 19 Feb 2019 11:21:04 +0100AFRIQUE/NIGERIA - Réactions d’un Evêque après le report des électionshttp://www.fides.org/fr/news/65581-AFRIQUE_NIGERIA_Reactions_d_un_Eveque_apres_le_report_des_electionshttp://www.fides.org/fr/news/65581-AFRIQUE_NIGERIA_Reactions_d_un_Eveque_apres_le_report_des_electionsAbuja – « Le processus électoral est géré par des êtres humains et des erreurs peuvent être faites. Par suite, cessons de nous plaindre ». C’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Paulinus Chukwuemeka Ezeokafor, Evêque d’Awka, qui a exhorté les nigérians à cesser de rechercher la responsabilité du report des élections générales qui devaient avoir lieu le 16 février et ont été reportées, à quelques heures de l’ouverture des urnes, au samedi suivant, 23 février.<br />Mahmood Yakubu, Président de la Commission électorale indépendante a revendiqué la « pleine responsabilité » du retard logistique concernant la préparation des élections, affirmant qu’organiser le scrutin dans un pays dont les infrastructures présentent des carences ou sont en ruine constitue « un énorme défi ».<br />Malgré cette prise de responsabilité du Président de la Commission électorale indépendante, le report du vote a suscité de fortes protestations de la part de la population et en particulier de ceux qui étaient revenus dans leur Etat d’origine pour voter.<br />Le geste de Mahmood Yakubu a reçu les éloges de S.Exc. Mgr Ezeokafor qui a déclaré : « Il n’est pas besoin de demander la tête du Président de la Commission électorale indépendante, qui a démontré de vouloir le bien des nigérians et qui est le seul en ce moment à pouvoir mener à terme cette mission ». Mgr Ezeokafor a exhorté les nigérians à soutenir l’action de la Commission électorale indépendante de manière à avoir des élections libres, justes et crédibles. « Les nigérians doivent conserver foi en la Commission électorale indépendante parce qu’il s’agit du seul organisme en mesure de nous permettre de choisir nos responsables ».<br />Le mécontentement a en outre été accru par la décision de cette même Commission électorale indépendante de diviser le scrutin en deux phases. Ainsi, si le 23 février se tiendront les élections présidentielles et législatives, celles des gouverneurs ont été reportées du 2 au 9 mars, soulevant de fortes polémiques quant aux coûts des opérations électorales.<br />« Nous devons cesser de calculer les coûts et devons bien plutôt être zélés et voter pour les personnes que nous voulons, peu importe le sacrifice que nous devons affronter » conclut Mgr Ezeokafor. Mon, 18 Feb 2019 13:01:59 +0100