Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/EGYPTE - Avis favorable du Synode de l’Eglise copte orthodoxe à la proposition de loi sur la construction des églises en Egypte malgré doutes et désaccordshttp://www.fides.org/fr/news/60627-AFRIQUE_EGYPTE_Avis_favorable_du_Synode_de_l_Eglise_copte_orthodoxe_a_la_proposition_de_loi_sur_la_construction_des_eglises_en_Egypte_malgre_doutes_et_desaccordshttp://www.fides.org/fr/news/60627-AFRIQUE_EGYPTE_Avis_favorable_du_Synode_de_l_Eglise_copte_orthodoxe_a_la_proposition_de_loi_sur_la_construction_des_eglises_en_Egypte_malgre_doutes_et_desaccordsLe Caire – La proposition de loi sur la construction des églises en Egypte, depuis longtemps à l’étude, a obtenu ces jours derniers une adhésion soufferte et pleine de perplexités de la part du Synode de l’Eglise copte orthodoxe. Entre temps, au sein des communautés chrétiennes égyptiennes continuent à exister des interrogations et des ressentiments au point que des groupes de jeunes chrétiens se mobilisent actuellement au travers d’une pétition pour demander à ce que le texte de la proposition de loi soit rejeté et réécrit avant son approbation de la part du Parlement, qui est prévue pour ces prochains jours. Ce qui pose problème sont les amendements au texte ajoutés au cours de la longue et laborieuse phase de rédaction, qui finissent par compliquer le cadre de référence législatif et laissent la porte ouverte aux manœuvres de ceux qui, au niveau local, auraient éventuellement l’intention de maintenir le statu quo et de rendre de facto impossible la construction de nouvelles églises. « La situation est encore objet de controverses – indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Guizeh – et l’approbation du texte par le Parlement n’est pas acquise. La proposition de loi, après plus de dix projets successifs, apparaît pleine de lacunes et entre trop dans les détails techniques, permettant à quiconque d’utiliser encore des prétextes pour empêcher la construction de nouvelles églises. Par exemple, il est dit dans un article que la largeur de l’édifice de culte ne peut dépasser de plus d’une fois et demi celle de la rue adjacente la plus importante. Mais si cette règle convient bien en ville, ce n’est certainement pas le cas dans les villages dont les rues sont d’une largeur de 1,5 m. Même en ce qui concerne les autorisations nécessaires requises de la part des forces de sécurité – ajoute l’Evêque – il est dit que le Patriarcat copte orthodoxe a reçu des assurances verbales qu’une telle disposition ne sera pas appliquée de manière rigide. Mais certains ne se fient pas à de telles promesses et de nombreux musulmans critiquent également la proposition de loi, proposant simplement que les règles pour la construction des mosquées soient applicables également en ce qui concerne la construction des lieux de culte chrétiens ».<br />La nouvelle législation, selon les attentes des chrétiens égyptiens, aurait dû porter à l’abrogation totale des 10 règles introduites en 1934 dans la législation ottomane par le Ministère de l’intérieur, règles qui interdisent entre autre de construire de nouvelles églises près des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles a empêché la construction d’églises dans des villes et des villages habités par des chrétiens, surtout dans les zones rurales de Haute Egypte. <br /><br /><br />Sat, 27 Aug 2016 13:31:36 +0200ASIE/JORDANIE - Appel du Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem en direction des chrétiens jordaniens à l’occasion des électionshttp://www.fides.org/fr/news/60626-ASIE_JORDANIE_Appel_du_Vicaire_patriarcal_pour_la_Jordanie_du_Patriarcat_latin_de_Jerusalem_en_direction_des_chretiens_jordaniens_a_l_occasion_des_electionshttp://www.fides.org/fr/news/60626-ASIE_JORDANIE_Appel_du_Vicaire_patriarcal_pour_la_Jordanie_du_Patriarcat_latin_de_Jerusalem_en_direction_des_chretiens_jordaniens_a_l_occasion_des_electionsAmman – A l’occasion des prochaines élections législatives, prévues pour le 20 septembre prochain, les chrétiens du Royaume hachémite de Jordanie sont appelés à exercer leur droit et leur devoir de vote de manière consciente, en évitant toute forme de vente du consensus électoral, et en opérant avec discernement, en particulier en ce qui concerne le choix des députés à élire aux neuf sièges réservés aux chrétiens. Tels sont les principaux contenus du message que S.Exc. Mgr Maroun Lahham, Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem, vient de diffuser dans le but d’offrir aux Pasteurs et aux fidèles des critères d’orientation relatif à la sélection des candidats aux 60 sièges de la prochaine Assemblée parlementaire. « En ce qui concerne le dernier point – indique Mgr Lahham à l’Agence Fides – j’ai suggéré à tous d’étudier avec attention le curriculum des candidats aux neuf sièges réservés aux chrétiens et en particulier de voir si ces candidats ont fait également partie de la précédente assemblée parlementaire. Il sera bon de vérifier leur conduite politique au cours de leur précédent mandat et de savoir s’ils ont parlé et œuvré pour le bien de l’Eglise. Naturellement, ceux qui ne l’ont pas fait ou qui ont même parlé contre l’Eglise n’ont pas besoin de nos voix et ne peuvent demander l’appui en ayant recours à des arguments ayant trait à la présence chrétienne en Jordanie ». <br /><br /><br />Sat, 27 Aug 2016 11:22:00 +0200ASIE/PAKISTAN - Incursion violente dans un quartier chrétien de Faisalabadhttp://www.fides.org/fr/news/60625-ASIE_PAKISTAN_Incursion_violente_dans_un_quartier_chretien_de_Faisalabadhttp://www.fides.org/fr/news/60625-ASIE_PAKISTAN_Incursion_violente_dans_un_quartier_chretien_de_FaisalabadFaisalabad – Le quartier chrétien de Khushal Town à Faisalabad a fait l’objet d’une attaque ces jours derniers de la part d’une foule de musulmans qui ont causé plusieurs blessés parmi les chrétiens, dont des femmes, quatre jeunes et une personne âgée. Les chrétiens se sont barricadés dans leurs maisons par crainte. Trois jours après les faits, les chrétiens locaux ont déposé plainte devant les autorités de police et de la Commune.<br />Ainsi que l’a appris Fides, le motif de cet assaut a été une controverse née après un banal accident de la route intervenu le 19 août entre un chrétien et un motard musulman. De là le litige et le désir de vengeance s’étant concrétisé, après quelques jours, par la tentative de punition collective à l’encontre du quartier chrétien, suivant un schéma se répétant souvent au Pakistan et qui par le passé a causé de graves dommages aux personnes et aux biens. La police locale a promis de protéger le quartier et pour l’heure aucune autre conséquences négatives ne sont à signaler à Faisalabad. <br /><br />Sat, 27 Aug 2016 11:02:09 +0200ASIE/INDE - Pasteur protestant malmené par des militantshttp://www.fides.org/fr/news/60624-ASIE_INDE_Pasteur_protestant_malmene_par_des_militantshttp://www.fides.org/fr/news/60624-ASIE_INDE_Pasteur_protestant_malmene_par_des_militantsNew Delhi – Un dénommé Sunny Tyagi, converti au Christianisme et devenu pasteur protestant, a été roué de coups par une foule de radicaux hindous qui a fait irruption dans une habitation privée où se déroulait une rencontre de prière, habitation sise dans le district de Gonda de l’Etat indien de l’Uttar Pradesh. C’est ce qu’indique à Fides le Président du Conseil global des chrétiens indiens , Sajan K. George.<br />Le 26 août, vers 08.00 locales, le pasteur Sunny Tyagi de l’église de l’Assemblée des croyants conduisait une liturgie au domicile d’un croyant lorsque, à l’improviste, dix militants radicaux hindouistes ont fait irruption dans l’habitation dérangeant et interrompant la rencontre, menaçant les fidèles et rouant de coups le pasteur, dénonçant à grands cris une présumée œuvre de prosélytisme.<br />« Le pasteur – explique Sajan K. George – n’était engagé dans aucune activité criminelle et ne faisait rien d’inconstitutionnel. Il a été malmené sans aucun motif et sans aucune provocation de sa part. Il s’agit là d’un acte de violence gratuite et d’une violation de la liberté religieuse garantie par la Constitution indienne. Le Conseil global des chrétiens indiens condamne fermement ce qui s’est passé et demande à la Commission nationale pour les droits fondamentaux d’enquêter et de rendre la justice ». <br />Sat, 27 Aug 2016 09:28:14 +0200AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Dénonciation de l’usage politique de la police contre le Ministre des Finances de la part du Jesuit Institute South Africahttp://www.fides.org/fr/news/60623-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Denonciation_de_l_usage_politique_de_la_police_contre_le_Ministre_des_Finances_de_la_part_du_Jesuit_Institute_South_Africahttp://www.fides.org/fr/news/60623-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Denonciation_de_l_usage_politique_de_la_police_contre_le_Ministre_des_Finances_de_la_part_du_Jesuit_Institute_South_AfricaJohannesburg – « Le Jesuit Institute South Africa est sérieusement préoccupé par ce qui semble constituer un harcèlement continuel du Ministre des Finances, Pravin Gordhan de la part des « Hawks » » affirme un communiqué parvenu à l’Agence Fides. Rappelons que les « hawks » constituent l’unité chargée des enquêtes de la police sud-africaine, spécialisée dans la répression de la criminalité organisée et des délits financiers.<br />Pravin Gordhan a été convoqué par l’unité en question pour être entendu dans le cadre d’une enquête portant sur un abus présumé qu’il aurait commis en faisant usage d’une unité de renseignement du Ministère des Finances pour recueillir des informations financières sur différents hommes politiques, dont le Président, Jacob Zuma.<br />Les Jésuites, après avoir rappelé que l’annonce de la convocation du Ministre a provoqué une chute de l’évaluation de la fiabilité financière de l’Afrique du Sud de laquelle dépendent les taux d’intérêts, « avec de lourdes conséquences, en particulier pour les plus pauvres », affirment que ce dernier fait « a renforcé l’impression que les Hawks étaient utilisés comme des agents politiques par le Président Zuma et/ou par des personnes de son entourage, pour obtenir un accès illimité aux deniers publics, en particulier en ce qui concerne l’affaire des centrales nucléaires et de la South African Airways ».<br />Les Jésuites rappellent en outre que J. Zuma avait limogé le précédent Ministre des Finances, Nhlanha Nene , « avec de lourdes conséquences sur l’économie ». « Une fois encore, le gouvernement du Président Zuma démontre un leadership autoréférentiel qui ne se préoccupe pas du bien commun. Arrêtez-vous maintenant, Monsieur le Président, arrêtez ce racket et mettez au premier plan l’économie du pays, en difficulté. Cela pourrait être la dernière possibilité de démontrer que vous êtes préoccupé par le bien commun » conclut le communiqué. <br />Fri, 26 Aug 2016 13:03:57 +0200AFRIQUE/ZIMBABWE - Dispersion par la police d’une marche de protestation par la suite autorisée par la Cour Suprêmehttp://www.fides.org/fr/news/60622-AFRIQUE_ZIMBABWE_Dispersion_par_la_police_d_une_marche_de_protestation_par_la_suite_autorisee_par_la_Cour_Supremehttp://www.fides.org/fr/news/60622-AFRIQUE_ZIMBABWE_Dispersion_par_la_police_d_une_marche_de_protestation_par_la_suite_autorisee_par_la_Cour_SupremeHarare - La police a dispersé en faisant usage de gaz lacrymogènes les manifestants qui s’apprêtaient à participer ce jour, 26 août, à une marche de protestation à Harare, capitale du Zimbabwe. L’intervention de la police a eu lieu avant la décision de la Cour Suprême qui a déclaré la marche légitime. Elle avait été promue par 18 partis politiques et organisations sociales. Parmi les responsables de l’opposition, était présent Morgan Tsvangirai, responsable du Movement for Democratic Change . La manifestation avait été organisée afin de protester contre la Commission électorale indépendante, accusée d’être conditionnée par le Président, Robert Mugabe, et pour demander que les élections de 2018 soient supervisées par des observateurs internationaux.<br />La Cour Suprême a autorisé la manifestation qui devrait par suite se tenir de 12.00 à 16.00 locales. Il s’agit de la première manifestation publique voyant la participation de tous les groupes d’une opposition jusqu’ici fortement divisée. Des divisions apparaissent par ailleurs à l’intérieur du camp présidentiel, vue la participation à la marche de l’ancien Vice-président, Joice Mujuru, qui guide une fronde interne au parti de Robert Mugabe.<br />La protestation politique et sociale au Zimbabwe a toujours été liée à l’usage des réseaux sociaux en ce qui concerne l’organisation des manifestations et d’autres formes de révolte. Le mouvement de contestation virtuel #ThisFlag, du pasteur protestant Evan Mawarire, est le plus connu de ceux qui utilisent les réseaux sociaux . Environ deux tiers des habitants du pays sont jeunes, nés après 1980. Les jeunes sont habitués à l’usage des téléphones portables intelligents et ne conservent pas le souvenir de la lutte de libération conduite par le ZANU-PF, parti de Robert Mugabe, maintenant âgé de 92 ans. Ils demeurent donc en grande partie indifférents à la rhétorique employée par le « père de la patrie » dont la politique au cours des 15 dernières années a provoqué un effondrement économique et social. <br />Fri, 26 Aug 2016 12:31:32 +0200ASIE/MONGOLIE - Prochaine ordination du premier prêtre autochtonehttp://www.fides.org/fr/news/60621-ASIE_MONGOLIE_Prochaine_ordination_du_premier_pretre_autochtonehttp://www.fides.org/fr/news/60621-ASIE_MONGOLIE_Prochaine_ordination_du_premier_pretre_autochtoneOulan-Bator – L’Eglise catholique en Mongolie est prête à accueillir son premier prêtre autochtone : le Révérend Diacre Joseph Enkh sera en effet ordonné prêtre par S.Exc. Mgr Wenceslao Padilla, CICM, Préfet apostolique d’Oulan-Bator, en la Cathédrale Saints Pierre et Paul de cette ville le Dimanche 28 août à 10.00 locales. Ainsi que l’a appris Fides, le futur prêtre a choisi en vue de son ordination la devise « qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour et qu’il me suive » . « Plus de 1.500 personnes ont confirmé qu’elles participeront à la célébration qui constituera véritablement un moment spéciale pour l’Eglise en Mongolie et pour toute la société » déclare à Fides le Père Prosper Mbumba, CICM, missionnaire congolais en Mongolie. « La communauté catholique en Mongolie, renée en 1992 et qui compte aujourd’hui plus de 1.000 baptisés, avec son premier prêtre autochtone, disposera d’un nouvel enthousiasme et développera un plus grand sens d’appartenance. L’Eglise a longtemps été considérée en effet comme étrangère, la foi étant importée par les missionnaires. Maintenant, cette idée pourra changer » explique le Père Mbumba.<br />Parmi les hôtes d’honneur, on comptera le Nonce apostolique en Corée du Sud et en Mongolie, S.Exc. Mgr Osvaldo Padilla, et l’Evêque de Daejeon , S.Exc. Mgr Lazzaro You, ordinaire du Diocèse dans lequel le Révérend Diacre Joseph Enkh a passé ses années de formation et d’études au Séminaire.<br />Le Révérend Diacre Joseph Enkh a été ordonné diacre le 11 décembre 2014 à Daejeon , où il a reçu sa formation initiale et est retourné en Mongolie en janvier de cette année. Depuis lors, il mène son expérience pastorale en exerçant son ministère dans différentes Paroisses de Mongolie, où actuellement sont présents, dans l’ensemble, une vingtaine de missionnaires et 50 religieuses de 12 Congrégations, engagés au sein de six Paroisses. Au soir du 29 août, le Père Joseph Enkh célébrera sa première Messe en cette même Cathédrale Saints Pierre et Paul d’Oulan-Bator. <br /><br />Fri, 26 Aug 2016 11:35:10 +0200OCEANIE/AUSTRALIE - Satisfaction de l’Eglise après l’annonce de la fermeture du camp de rétention des immigrés de Manus Islandhttp://www.fides.org/fr/news/60620-OCEANIE_AUSTRALIE_Satisfaction_de_l_Eglise_apres_l_annonce_de_la_fermeture_du_camp_de_retention_des_immigres_de_Manus_Islandhttp://www.fides.org/fr/news/60620-OCEANIE_AUSTRALIE_Satisfaction_de_l_Eglise_apres_l_annonce_de_la_fermeture_du_camp_de_retention_des_immigres_de_Manus_IslandSydney – Le camp de rétention de Manus Island , structure gérée par le gouvernement australien au centre de fortes polémiques suite au traitement réservé aux migrants et aux clandestins qui entendent atteindre les côtes australiennes en provenance en grande partie des pays asiatiques limitrophes fermera ses portes. La décision, annoncée par le Premier Ministre de Papouasie Nouvelle Guinée, Peter O'Neill, et par le Ministre australien chargé de l’Immigration, Peter Dutton, a suscité la satisfaction de l’Eglise catholique en Australie ainsi que de la société civile qui, par le passé, avaient critiqué à plusieurs reprises les conditions de vie dans cette île et dans l’immense camp de rétention.<br />Le Père Maurizio Pettena, Directeur du Bureau des migrants au sein de la Conférence épiscopale australienne, affirme, dans une note envoyée à Fides, que « l’Eglise accueille favorablement la décision de fermer le centre, où se trouvent depuis plus de trois ans des personnes en détention ». « De nombreux groupes religieux et communautés catholiques en Australie sont prêts à offrir de l’assistance à ceux qui présentent la condition de réfugié. Nous exhortons le gouvernement à faire tout ce qui est en son pouvoir afin de trouver rapidement une solution en termes d’habitation à ces personnes. Nous sommes préoccupés parce que ceux qui ont été identifiés comme de vrais réfugiés pourraient ne pas trouver de pays d’accueil. L’Eglise catholique s’oppose à un camp de détention à durée indéterminée et à des réponses politiques qui ne respectent pas la dignité des personnes ayant besoin d’aide ». « Il est impératif que la dignité de la personne humaine soit toujours prise en compte en premier » poursuit-il. « Les gouvernements ont la responsabilité de gérer les flux migratoires mais l’actuelle approche du gouvernement australien devient moralement répugnante et devrait changer ».<br />« En cette Année de la Miséricorde, alors que de nombreux migrants cherchent asile en Australie en compagnie des réfugiés, nous devons vivre une culture de la rencontre, de l’accueil et de l’acceptation, au niveau personnel et communautaire » écrit S.Exc. Mgr Vincent Nguyen Van Long, OFM Conv, dans un message diffusé à l’occasion de la Journée du migrant et du réfugié du 28 août. L’Evêque, délégué de la Conférence épiscopale pour la pastorale des migrants et des réfugiés, a rappelé l’exemple du Pape François qui a visité l’île grecque de Lesbos au mois d’avril et « a porté avec lui 12 réfugiés syriens musulmans dont les maisons avaient été détruites par la guerre ». « En cette Journée – a-t-il affirmé – nous sommes invités à ouvrir nos cœurs aux souffrances des autres », à l’enseigne de « la compassion, qui signifie littéralement souffrir avec et qui est le signe distinctif du Christianisme » à redécouvrir et à « vivre en cette Année jubilaire de la Miséricorde ». <br />Fri, 26 Aug 2016 11:04:48 +0200AFRIQUE/TCHAD - Nomination de l’Archevêque de N’Djaménahttp://www.fides.org/fr/news/60619-AFRIQUE_TCHAD_Nomination_de_l_Archeveque_de_N_Djamenahttp://www.fides.org/fr/news/60619-AFRIQUE_TCHAD_Nomination_de_l_Archeveque_de_N_DjamenaCité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 20 août 2016, a nommé Archevêque de l’Archidiocèse de N’Djaména, au Tchad, S.Exc. Mgr Edmond Djitangar, jusqu’alors Evêque de Sarh.<br />S.Exc. Mgr Edmond Djitangar est né le 2 novembre 1952 à Bekoro, dans le Diocèse de Doba. Après avoir fréquenté le Petit Séminaire St. Pierre de Sarh, il a achevé ses études de Philosophie et de Théologie aux Grands Séminaires de Nkolbison et de Koumi . Il a été ordonné prêtre le 30 décembre 1978. Il a obtenu une Licence en Ecriture Sainte à l’Institut pontifical biblique de Rome. Revenu au Tchad en 1985, outre à son service pastoral dans un certain nombre de Paroisses, il a également revêtu les fonctions d’enseignant en Ecriture Sainte, de Directeur du Centre diocésain de formation des Catéchistes et de Vicaire général de Sarh. Elu Evêque du Diocèse de Sarh le 11 octobre 1991, il a reçu la consécration épiscopale le 2 février 1992. En octobre 2009, il a été Secrétaire spécial de la II° Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des Evêques. <br /><br /><br />Fri, 26 Aug 2016 10:11:00 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Communiqué du Président de la Conférence épiscopale sur la nécessité d’illustrer les accords pour construire une Colombie réconciliée et en paixhttp://www.fides.org/fr/news/60618-AMERIQUE_COLOMBIE_Communique_du_President_de_la_Conference_episcopale_sur_la_necessite_d_illustrer_les_accords_pour_construire_une_Colombie_reconciliee_et_en_paixhttp://www.fides.org/fr/news/60618-AMERIQUE_COLOMBIE_Communique_du_President_de_la_Conference_episcopale_sur_la_necessite_d_illustrer_les_accords_pour_construire_une_Colombie_reconciliee_et_en_paixBogotà – « Nous accueillons dans l’espérance l’opportunité qui s’ouvre de mettre fin au conflit armé qui a marqué l’histoire du pays pendant plus de cinquante ans ». Ainsi s’expriment les Evêques de Colombie dans le communiqué portant la signature du Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Luis Castro Quiroga, Archevêque de Tunja, émis à l’occasion de la clôture des colloques de paix ayant eu lieu à Cuba.<br />Dans le texte parvenu à Fides, les Evêques soulignent la nécessité d’illustrer les contenus des accords de paix de manière à ce que tous soient ainsi préparés en vue de la consultation référendaire du 2 octobre prochain. Responsables politiques, organisations civiques, responsables des moyens de communication et peuple colombien en général sont invités à promouvoir « une réflexion sereine dans un climat de dialogue et de respect, animée à tout moment par l’engagement en faveur de la construction de la paix, en pensant toujours au bien du pays, au-delà des intérêts sectoriels ou particuliers ».<br />Renouvelant l’invitation déjà adressée au terme de leur 101ème Assemblée générale de participer au référendum en exprimant un vote « responsable, informé et de conscience », les Evêques appellent tous les catholiques – Diocèses, Paroisses, Congrégations religieuses, Séminaires, groupes et petites communautés ecclésiales – à « intensifier la prière pour la paix dans notre pays et à discerner, à la lumière de la Parole de Dieu, le chemin qui nous porte à être des artisans de paix ». Ils invitent enfin « tous les frères et sœurs de bonne volonté » à surmonter « toute forme de violence et à travailler unis en vue de la construction d’une Colombie réconciliée et en paix ». <br />Fri, 26 Aug 2016 09:51:31 +0200AFRIQUE/OUGANDA - Prise de position de l’Archevêque de Tororo contre « la violence domestique, principal défi lancé à la famille »http://www.fides.org/fr/news/60617-AFRIQUE_OUGANDA_Prise_de_position_de_l_Archeveque_de_Tororo_contre_la_violence_domestique_principal_defi_lance_a_la_famillehttp://www.fides.org/fr/news/60617-AFRIQUE_OUGANDA_Prise_de_position_de_l_Archeveque_de_Tororo_contre_la_violence_domestique_principal_defi_lance_a_la_familleKampala – « Nous avons toutes les formes de violence domestique et personne n’est épargné : enfants, étudiants, mères, pères » dénonce S.Exc. Mgr Emmanuel Obbo, Archevêque de Tororo, en Ouganda, dans un entretien accordé à CANAA .<br />Selon Mgr Obbo, la violence domestique est le principal défi lancé à la famille dans son Archidiocèse.<br />Les formes de violence domestique sont diverses : des maris qui frappent leurs épouses, mais dans certains cas le contraire ; des violences sur les enfants, y compris des cas d’incestes alors que « les jeunes filles – déclare Mgr Obbo – ne sont pas libres de vivre au sein de la société ».<br />La violence familiale est si répandue que, selon l’Archevêque, elle est devenue « une forme de vie » causée par le manque d’acceptation de sa propre situation personnelle. « Les gens – explique Mgr Obbo – ne sont pas satisfaits de la manière dont ils vivent et veulent voir des améliorations tout en n’étant pas capables de les percevoir en eux-mêmes. Dès lors, ils deviennent frustrés ».<br />L’Archidiocèse a lancé une campagne contre la violence domestique, à laquelle participent les familles qui sont sorties de cette situation et qui, maintenant, par leur témoignage et leur service, aident d’autres familles à surmonter leurs propres divisions. <br />Thu, 25 Aug 2016 13:07:50 +0200AFRIQUE/GHANA - Conférence de la Caritas dédiée à l’accaparement des terres comme menace ou possibilité de développementhttp://www.fides.org/fr/news/60616-AFRIQUE_GHANA_Conference_de_la_Caritas_dediee_a_l_accaparement_des_terres_comme_menace_ou_possibilite_de_developpementhttp://www.fides.org/fr/news/60616-AFRIQUE_GHANA_Conference_de_la_Caritas_dediee_a_l_accaparement_des_terres_comme_menace_ou_possibilite_de_developpementAccra – « Démasquer l’accaparement des terres au Ghana, rétablir les conditions de vie et ouvrir la route aux objectifs de développement durable » : tel est le titre du forum organisé par Caritas Ghana sous les auspices de la Conférence épiscopale locale qui s’est ouvert le 23 août à Accra.<br />Au cours des travaux, seront discutés les résultats d’une recherche de six mois réalisée par Caritas Ghana en collaboration avec le Centre for Indigenous Knowledge on Development et l’Africa Faith and Justice Network .<br />Dans son rapport au forum, le Père Aniedi Okure, Directeur exécutif de l’Africa Faith and Justice Network, rappelle que l’Afrique est le continent le plus visé par les acquisitions de terrains à grande échelle. « Plus de 10 millions d’hectares, en majeure partie dans les pays d’Afrique orientale et occidentale, ont été achetés par des investisseurs du Proche-Orient à la recherche de lieux de production de nourriture et de fourrage, par des investisseurs britanniques et provenant d’Asie en vue de la production de carburants biologiques, par des sociétés privées en vue de la production de sucre, de riz, de caoutchouc, d’huile de palme etc. ainsi que pour des pâturages ».<br />Les conséquences pour les communautés locales sont lourdes dans la mesure où les terrains achetés par les investisseurs étrangers étaient, très souvent, des terres communautaires utilisées pour la culture des céréales destinées à la consommation locale. En outre, ces terrains se trouvent en grande partie le long des cours d’eau et sont parmi les plus fertiles, se trouvant par ailleurs dans des zones densément peuplées où il est facile de recruter des travailleurs au salaire minimum afin de produire des céréales et autres destinés non pas à la consommation locale mais à l’exportation.<br />Par conséquent, les populations locales perdent leur autosuffisance alimentaire, devenant dépendantes des salaires offerts par les investisseurs étrangers qui, souligne le Père Okure, ont à l’esprit leurs propres intérêts et non pas ceux des populations locales, bien qu’ils promettent souvent d’apporter le développement et affirment travailler pour le bien des communautés locales.<br />Le prêtre affirme que l’accaparement des terrains provoque déjà des conflits entre les communautés locales qui voient se restreindre leurs espaces vitaux. Le Père Okure cite le cas d’une zone de Sierra Leone où une communauté qui a vendu ses terres communes à des investisseurs étrangers n’a désormais pas même l’espace nécessaire à la sépulture de ses membres, ayant dû, pour l’assurer, envahir les terrains d’une communauté limitrophe, causant des tensions avec ses voisins. <br />Thu, 25 Aug 2016 12:54:35 +0200ASIE/INDE - Justice pour les chrétiens massacrés en Orissahttp://www.fides.org/fr/news/60615-ASIE_INDE_Justice_pour_les_chretiens_massacres_en_Orissahttp://www.fides.org/fr/news/60615-ASIE_INDE_Justice_pour_les_chretiens_massacres_en_OrissaNew Delhi – Huit ans après les massacres antichrétiens qui bouleversèrent l’Etat indien de l’Orissa ayant débuté le 25 août 2008 exactement, les victimes n’ont pas encore obtenu justice. Ainsi que l’observe, dans le cadre d’un entretien accordé à Fides, l’intellectuel catholique indien John Dayal, ancien Président national de la All India Catholic Union, « le récent retour à la maison du Père de l’Archevêque émérite de Cuttack-Bhubaneswar, S.Exc. Mgr Raphael Cheenath, correspond avec les jours où nous commémorons le martyre du plus grand groupe de chrétiens en Inde depuis de nombreux siècles ». L’Eglise catholique indienne, pour sa part, célèbre déjà depuis l’an dernier, le 30 août, la Journée des Martyrs, et entend promouvoir la cause de béatification visant à reconnaître officiellement le martyre des victimes.<br />« Dans une vague de violence ciblée contre les dalits et les communautés tribales du district de Kandhamal, les militants fondamentalistes hindous pénétrèrent dans l’arrière-pays, tuant à l’aveuglette les personnes qui s’y trouvaient. Ils exploitèrent l’impunité garantie par l’Etat et la possible complicité de la police et d’autres organes de gouvernement. Le défunt Archevêque a lutté pour la justice pendant toute sa vie mais de nombreux crimes doivent encore faire l’objet d’enquêtes. La recherche de la justice se poursuit » rappelle John Dayal.<br />Le 25 août 2008, la violence à l’encontre de la communauté chrétienne de Kandhamal a causé la mort d’une centaine de chrétiens même si le gouvernement ne reconnaît officiellement que 38 victimes. On estime à environ 5.600 le nombre des maisons ayant été saccagées et incendiées alors que 300 églises et autres lieux de culte étaient détruits. Plus de 50.000 fidèles s’enfuirent dans les bois et ont commencé à mener une vie d’évacués afin de survivre au nettoyage ethnique.<br />Nombre de survivants à ces violences doivent encore se voir rendre justice. Le 2 août, la Cour Suprême de l’Inde a ordonné au gouvernement de l’Etat de l’Orissa de réexaminer 315 cas de violence, tous signalés à la police mais n’ayant pas fait l’objet d’une enquête adéquate.<br />L’ONG Christian Solidarity Worldwide, dans une note envoyée à Fides, affirme : « La décision de la Cour Suprême de rouvrir 315 cas est une première étape. Nous demandons au gouvernement fédéral et de l’Etat de garantir que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et paient pour leurs actions. Ce qui s’est passé à Kandhamal ne doit pas être oublié et nous devrons persister à demander d’affronter l’injustice ». <br />Thu, 25 Aug 2016 12:29:38 +0200ASIE/PAKISTAN - Initiatives de la Caritas pour ne pas oublier les victimes du massacre de Pâqueshttp://www.fides.org/fr/news/60614-ASIE_PAKISTAN_Initiatives_de_la_Caritas_pour_ne_pas_oublier_les_victimes_du_massacre_de_Paqueshttp://www.fides.org/fr/news/60614-ASIE_PAKISTAN_Initiatives_de_la_Caritas_pour_ne_pas_oublier_les_victimes_du_massacre_de_PaquesLahore – Les familles touchées par ce qu’il est convenu d’appeler le massacre de Pâques sont encore en difficulté et c’est pourquoi la Caritas de Lahore se prodigue afin de les aider à affronter le quotidien et à récupérer des ressources régulières garantissant leur autonomie financière et leur dignité. Ainsi que cela a été indiqué à Fides par la Caritas de Lahore, parmi ses récentes initiatives, l’organisme a distribué quatre petits moyens de transport à moteur servant de mini-taxis aux familles impliquées dans le massacre tout en continuant à offrir un soutien financier en ce qui concerne l’assistance médicale pour les personnes blessées ayant encore besoin de soins.<br />L’Archevêque de Lahore, S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw, a remis personnellement les petits moyens de locomotion qui permettront aux familles de lancer une activité économique de base afin de permettre la subsistance de la communauté familiale. « Par ce petit geste, nous voulons montrer que l’Eglise catholique est aux côtés des victimes en cette période difficile. Nous exprimons également notre gratitude au gouvernement fédéral et provincial, aux organisations de la société civile et au département de la santé qui continuent à aider les personnes encore hospitalisées » a déclaré l’Archevêque. « Chaque citoyen de cette terre splendide doit contribuer à la promotion de la fraternité et de la paix » a-t-il conclu. Les responsables de la Caritas, Amjad Gulzar, Directeur exécutif national de Caritas Pakistan, et Rojar Noor Alam, Coordinateur des programmes du Diocèse de Lahore, ont exprimé leur gratitude à tous les participants à la cérémonie de remise des véhicules, les encourageant à « demeurer unis et déterminés dans toutes les situations difficiles et à avoir toujours foi dans la Providence de Dieu ». <br />Thu, 25 Aug 2016 10:37:49 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Mort de huit personnes dans l’attaque de l’habitation d’une personne ayant sauvé un étudiant accusé de blasphèmehttp://www.fides.org/fr/news/60613-AFRIQUE_NIGERIA_Mort_de_huit_personnes_dans_l_attaque_de_l_habitation_d_une_personne_ayant_sauve_un_etudiant_accuse_de_blasphemehttp://www.fides.org/fr/news/60613-AFRIQUE_NIGERIA_Mort_de_huit_personnes_dans_l_attaque_de_l_habitation_d_une_personne_ayant_sauve_un_etudiant_accuse_de_blasphemeAbuja – Huit personnes ont trouvé la mort dans l’attaque perpétrée contre l’habitation d’un homme qui avait secouru un étudiant accusé de blasphème dans la ville de Zamfara, au nord du Nigeria.<br />L’étudiant, un musulman s’étant converti au Christianisme, est accusé d’avoir insulté la religion islamique et a été violemment frappé par certains de ces collègues, qui l’avaient laissé inanimé au sol, le croyant mort.<br />Un musulman faisant partie de ses connaissances lui avait alors porté secours et l’avait emmené à l’hôpital. Ses agresseurs, une fois pris connaissance du fait, ont pris la direction de l’hôpital pour l’agresser de nouveau. Une autre personne est cependant arrivée à temps pour transporter le blessé en lieu sûr.<br />Le groupe d’assaillants ne trouvant pas l’étudiant à l’hôpital s’est alors dirigé vers l’habitation du premier secouriste, l’incendiant et tuant les huit personnes qui s’y trouvaient. Selon la police, l’homme qui avait porté secours à l’étudiant pas plus que son épouse ne figurent au nombre des victimes. <br /><br /><br /><br />Wed, 24 Aug 2016 12:51:42 +0200AFRIQUE/ZAMBIE - Une chaîne de télévision et deux radios liées à l’opposition suspendues après la réélection du Président sortanthttp://www.fides.org/fr/news/60612-AFRIQUE_ZAMBIE_Une_chaine_de_television_et_deux_radios_liees_a_l_opposition_suspendues_apres_la_reelection_du_President_sortanthttp://www.fides.org/fr/news/60612-AFRIQUE_ZAMBIE_Une_chaine_de_television_et_deux_radios_liees_a_l_opposition_suspendues_apres_la_reelection_du_President_sortantLusaka – L’autorité pour les télécommunications de Zambie a suspendu la licence d’une chaîne de télévision et de deux radios liées à l’opposition, en affirmant qu’elles ont constitué un risque pour la paix et la stabilité au cours de la campagne électorale pour les élections présidentielles et législatives du 11 août dernier, remportées de justesse par le Président sortant, Edgar Lungu.<br />Son rival, Hakainde Hichilema, a fait recours en affirmant que les élections avaient été truquées.<br />Les moyens de communication ayant fait l’objet de la mesure de suspension sont : Muvi TV, principale chaîne de télévision privée du pays, ainsi que Komboni Radio et Radio Itezhi Tezhi.<br />Avant le scrutin, S.Exc. Mgr Evans Chinyama Chinyemba, OMI, Evêque de Mongu, avait dénoncé les moyens de communication contrôlés par l’Etat à cause d’un comportement non correct, ayant abouti à un appui inconditionnel apporté au parti aux affaires dans le cadre de la campagne électorale .<br />Dans leur Lettre pastorale relative aux élections, les Evêques locaux avaient exhorté tous les citoyens de Zambie « à comprendre que le vote est l’un de leurs droits et devoirs fondamentaux. Il constitue également un devoir chrétien. Nous prions afin que tout citoyen vote dans un esprit d’honnêteté, en évitant les pots-de-vin et les fraudes. Nous prions enfin pour que tous les votants, les responsables des partis et leurs cadres aient dans leur cœur la passion nécessaire et l’engagement visant à construire la paix et qu’ils évitent toute forme de violence ».<br />La Zambie, dont la principale ressource est constituée par les exportations de cuivre et de manganèse, traverse actuellement une grave crise économique due à la baisse des cours des matières premières qui ont provoqué la fermeture de mines, la hausse du chômage et des prix des denrées alimentaires. <br />Wed, 24 Aug 2016 12:32:28 +0200ASIE/INDE - Miséricorde au-delà des frontières et des barrièreshttp://www.fides.org/fr/news/60611-ASIE_INDE_Misericorde_au_dela_des_frontieres_et_des_barriereshttp://www.fides.org/fr/news/60611-ASIE_INDE_Misericorde_au_dela_des_frontieres_et_des_barrieresNew Delhi – Etre miséricordieux signifie aller au-delà des frontières et des barrières : tel est le sens de la rencontre interreligieuse organisée ces jours derniers à Wadala, l’un des principaux quartiers de Mumbai, dans l’Etat indien du Maharashtra. Au sein de la Paroisse de Notre-Dame des Sept Douleurs, se sont réunis intervenants, intellectuels, experts, théologiens de différentes religions afin de réfléchir au « thème merveilleux de la miséricorde qui embrasse le cœur de tout homme et de toute femme sans distinctions d’aucune sorte, de religion, d’éthiques, de cultures » remarque dans un entretien accordé à Fides Sœur Teresa Joseph FMA, Secrétaire du Bureau pour le dialogue interreligieux et pour l’œcuménisme de la Conférence épiscopale indienne.<br />« La rencontre est partie du thème Miséricordieux comme le Père, devise de cette Année Sainte – indique la religieuse – et a trouvé des déclinaisons dans l’hindouisme, comme l’a illustré le Pr. Harsha Badkar du Wilson College, qui a montré comment les fidèles de cette religion « doivent chercher la miséricorde et l’étendre à tous ». Le Pr. Shilpa a, quant à lui, parlé du jainisme, soulignant que ce dernier unit « la liberté et la responsabilité. Tous sont encouragés à agir de manière équitable » et ceci constitue un aspect de la miséricorde. A Zuhair Nathani est revenue la tâche de parler de la miséricorde dans l’islam, qui « la relie à l’amour de la mère envers un enfant » a-t-il déclaré. Parlant de zoroastrisme, le Pr. Rustom a rappelé que « la miséricorde dans ce culte est un attribut de Dieu omniscient ». La miséricorde et la justice sont les deux faces d’une même médaille, ont remarqué les participants. « La miséricorde de Dieu dépasse toute frontière » a rappelé de son côté le Père Vivian D 'Souza, Curé de la Paroisse de Notre-Dame des Sept Douleurs, citant le Pape François. « Le nom de Dieu est miséricorde. Jésus est l’Incarnation de l’amour et de la miséricorde du Père. L’amour et la miséricorde invitent chacun d’entre nous à être inclusifs et à n’interrompre la relation avec personne ».<br />« La miséricorde va au-delà des frontières » ont partagé les présents, remarquant que « les œuvres de miséricorde font partie du style de vie des croyants de différentes religions ». <br />Wed, 24 Aug 2016 12:00:02 +0200AFRIQUE/MALAWI - Témoignage d’un missionnaire sur la situation au Malawihttp://www.fides.org/fr/news/60610-AFRIQUE_MALAWI_Temoignage_d_un_missionnaire_sur_la_situation_au_Malawihttp://www.fides.org/fr/news/60610-AFRIQUE_MALAWI_Temoignage_d_un_missionnaire_sur_la_situation_au_MalawiLilongwe – « Désormais, il est difficile de faire le compte. Cela arrive dans tous les villages et de plus en plus fréquemment. Les obsèques précédées de longues veillées au cours de la nuit et les tristes processions quotidiennes représentent les signaux les plus évidents que le Malawi est un pays qui meurt, même s’il le fait lentement » affirme le Père Piergiorgio Gamba, missionnaire montfortain, qui a envoyé à l’Agence Fides un témoignage dramatique concernant la situation du pays, frappé par la sécheresse, ce qui a aggravé les très mauvaises conditions économiques, causées en grande partie par une mauvaise administration de la chose publique.<br />« Parmi les premiers à mourir se trouvent les personnes âgées, grands-pères et grands-mères qui survivent difficilement en temps normal mais qui ne parviennent plus à faire face aux maladies endémiques telles que le paludisme, avec lequel ils avaient pourtant appris à coexister.<br />Le manque de nourriture est la cause première de ces obsèques qui surviennent à échéances constantes.<br />Ce sont les personnes âgées qui ne peuvent plus s’assurer un plat de polenta et les quelques légumes que, par le passé, quelques personnes charitables leur portaient.<br />Le manque de nourriture n’est cependant pas la seule cause du dépérissement des personnes âgées. Les hôpitaux n’ont pas grand-chose à offrir et, outre à être terriblement surpeuplés, ils manquent même des niveaux minimaux d’assistance.<br />Les Universités du Malawi traversent l’une des périodes les plus difficiles de leur histoire. L’augmentation des frais de scolarité que très peu pouvaient se permettre de payer déjà par le passé se trouvent maintenant à leur maximum historique, arrivant à plus de 1.000 €uros par an alors que la population ne parvient pas à disposer d’un dollar par jour. L’instruction supérieure est désormais réservée aux seuls riches. Plus de 50% des étudiants ne fréquentent plus les cours alors que le nombre des élèves des écoles primaires et des établissements d’enseignement secondaire connaît une grande expansion bien que n’existe pas encore de scolarité obligatoire, le manque de manuels ayant atteint des niveaux impressionnants, jusqu’à constituer la principale cause d’absentéisme et d’abandon de la part des élèves.<br />La carence d’énergie électrique est désormais un fait dont il faut tenir compte. Les pays d’Afrique sub-saharienne consomme 181 KW par personne et par an contre 6.500 en Europe. Mais ce minimum n’est plus garanti. Le lac Malawi n’a plus suffisamment d’eau pour produire les 360 MW qui constituent la totalité de la production électrique du pays en périodes fastes et pendant encore au moins 6 mois, l’électricité continuera à manquer pendant 12 heures par jour.<br />Le grand mal qui afflige le Malawi demeure cependant la corruption. Les derniers changements imposés par le gouvernement, par le chef de l’armée, aux dirigeants locaux, comme à la police, qui est toujours plus violente, semblent avoir été effectués en fonction des élections de 2019 et non pas du bien commun. Souvent, les rappels du Président lui-même, adressés aux responsables religieux, soulignent la dégradation morale. « Pourquoi sommes-nous devenus un peuple corrompu ? Pourquoi les albinos sont-ils tués ? Pourquoi nous haïssons-nous réciproquement et nous envions-nous les uns les autres ? ». Alors que ces questions sont appropriées, c’est le manque de leadership de la part de l’Etat à amener le pays à devenir un Etat en faillite, un pays privé de présent et d’avenir. Le rappel le plus important concerne alors la responsabilisation de la population qui, seule, peut devenir le facteur décisif pour un changement positif ». <br />Tue, 23 Aug 2016 13:35:43 +0200AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Message des Evêques à l’issue des élections municipaleshttp://www.fides.org/fr/news/60609-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Message_des_Eveques_a_l_issue_des_elections_municipaleshttp://www.fides.org/fr/news/60609-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Message_des_Eveques_a_l_issue_des_elections_municipalesJohannesburg – « Le déroulement pacifique des élections est de bon augure pour la stabilité de notre système politique » affirment les Evêques sud-africains dans un Message par lequel ils expriment leur joie suite au bon déroulement des élections municipales du 3 août dernier .<br />« La population d’Afrique du Sud peut être légitimement fière du fait que les élections locales ont été qualifiées par tous de libres et de correctes. La démocratie en tant que telle a vaincu » affirment les Evêques qui se félicitent du travail de la Commission électorale indépendante et expriment leur gratitude « à la Commission Justice et Paix et aux différents observateurs de notre Eglise qui ont servi la nation de manière patriotique. Nous rendons grâce à Dieu pour la maturité croissante de notre démocratie et nous félicitons tous les partis politiques pour avoir accepté le résultat ».<br />Du scrutin en question, le principal parti d’opposition, la Democratic Alliance , est sorti renforcé alors que l’ANC , parti historique de Nelson Mandela, aux affaires depuis 1994, a subi un fort tassement.<br />« Le résultat électoral – écrivent les Evêques – pourrait être l’annonce d’une nouvelle phase dans l’histoire de notre démocratie, comprenant des gouvernements de coalition, des politiques d’opposition réalistes et une majeure responsabilité dans l’exercice du pouvoir ».<br />C’est pourquoi il est demandé « aux différents partis d’éviter de développer la mentalité du vainqueur qui prend tout. Notre pays doit faire face à des problèmes sociaux dramatiques : le chômage, l’inégalité, le racisme, la violence, l’usage de drogues et les familles lacérées ». Les hommes politiques sont sollicités afin de prendre soin de ces plaies en se souvenant que « la qualité de la vie de la nation se mesure sur la base de l’attention prêtée aux pauvres, aux enfants de tous âges et à toutes les personnes marginalisées ».<br />« Dans le cadre de ces élections, notre population a parlé. Elle demande un changement. Elle attend un service et elle est lasse de la corruption, de la mauvaise administration et du fait d’être ignorée. Dieu sera avec nous si nous créons un avenir fondé sur le respect de la dignité humaine » concluent les Evêques. <br />Tue, 23 Aug 2016 12:30:14 +0200ASIE/MYANMAR - Appel de l’Archevêque de Yangon en faveur d’une conférence de paix inclusive à l’égard des minorités ethniqueshttp://www.fides.org/fr/news/60608-ASIE_MYANMAR_Appel_de_l_Archeveque_de_Yangon_en_faveur_d_une_conference_de_paix_inclusive_a_l_egard_des_minorites_ethniqueshttp://www.fides.org/fr/news/60608-ASIE_MYANMAR_Appel_de_l_Archeveque_de_Yangon_en_faveur_d_une_conference_de_paix_inclusive_a_l_egard_des_minorites_ethniquesYangon – Parmi les questions à affronter après un demi-siècle de gouvernement militaire au Myanmar se trouve la longue traînée de conflits entre l’armée et des groupes ethniques minoritaires vivant au sein de la nation. « Il est très important que le nouveau gouvernement promeuve une paix durable avec ces groupes » affirme S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo, Archevêque de Yangon, dans une note envoyée à Fides. « Le gouvernement cherche actuellement à résoudre cette situation mais la construction de la paix demandera du temps ». Une paix authentique « se construit seulement en incluant les principales parties intéressées et non pas en les laissant en dehors de la prochaine conférence de paix du Myanmar » a-t-il poursuivi, invitant tout un chacun à « réaffirmer leur volonté de travailler en faveur de la réconciliation ».<br />« Les responsables, les groupes armés, les partis politiques ont tous l’obligation morale de poursuivre un chemin de paix » note le Cardinal, exhortant à impliquer également dans ce processus les organisations qui n’ont pas signé la trêve dans l’attente de la Conférence de Panglong du XXI° siècle, un événement particulièrement attendu qui se tiendra le 31 août prochain. La Conférence constituera un moment au cours duquel le gouvernement, actuellement entre les mains de la Ligue pour la Démocratie, entend remettre au centre de l’agenda les colloques de paix avec les groupes ethniques qui combattent depuis des années pour l’autonomie.<br />Selon le Cardinal, il s’agit là d’une étape historique en ce que la nouvelle Conférence est la première depuis le 12 février 1947, lorsque la Birmanie naquit, le document de la conférence d’alors ayant été signé par quatre groupes ethniques : Bamar, Chin, Kachin et Shan. Selon les observateurs, la perspective d’une réconciliation nationale pourrait prendre la forme d’un Etat fédéral. <br /><br />Tue, 23 Aug 2016 10:38:34 +0200