Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/MALAWI - Expression de la solidarité de l’Episcopat aux victimes des inondationshttp://www.fides.org/fr/news/65894-AFRIQUE_MALAWI_Expression_de_la_solidarite_de_l_Episcopat_aux_victimes_des_inondationshttp://www.fides.org/fr/news/65894-AFRIQUE_MALAWI_Expression_de_la_solidarite_de_l_Episcopat_aux_victimes_des_inondationsLilongwe – « Nous sommes ici pour porter notre solidarité et pour faire face aux responsabilités qui sont les nôtres en ce qui concerne l’aide aux personnes qui sont dans le besoin » a déclaré S.Exc. Mgr Thomas Luke Msusa, Archevêque de Blantyre et Président de la Conférence épiscopale du Malawi , au cours de la visite d’une délégation de l’ECM aux victimes des inondations du mois de mars causées par le passage du cyclone Idai.<br />En parlant aux personnes accueillies dans les camps d’évacués de Makina, Matiya et Mwalija, Mgr Msusa a déclaré que « les Evêques comprennent les difficultés que vous traversez. Dès lors, nous avons demandé aux partenaires du Développement catholique – AED, Cordaid, Sign of Hope, et les Caritas d’Australie et de Corée au travers de la Caritas Internationalis - de nous aider afin que nous puissions à notre tour vous secourir. Nous les remercions dans la mesure où, au travers de leur aide, nous pourrons résoudre certains de vos problèmes ».<br />Grace aux ressources déjà disponibles, la Conférence épiscopale, par l’intermédiaire de la Catholic Development Commission , construira 450 maisons, 150 dans chacun des districts les plus touchés que sont Zomba, Chikwawa et Phalombe. Le projet prévoit en outre la fourniture en eau potable au travers du creusement de puits.<br />Les inondations de mars ont fait au moins 57 morts, les personnes touchées par les conséquences des fortes pluies étant environ 1 million – dont la moitié d’enfants – dans 14 districts. Sat, 13 Apr 2019 10:52:42 +0200ASIE - Un continent de martyrshttp://www.fides.org/fr/news/65892-ASIE_Un_continent_de_martyrshttp://www.fides.org/fr/news/65892-ASIE_Un_continent_de_martyrsLes martyrs sont la semence au travers de laquelle l’Eglise a fleuri au travers de l’histoire du salut et aujourd’hui, leur mémoire continue à guider les fidèles partout où la mission chrétienne est mise en danger par des désagréments, des injustices et des souffrances. A ce propos, le cas de l’Asie est paradigmatique. Le martyre est mysticisme, extase. Généralement, nous nous concentrons sur l’aspect douloureux du martyre mais sa dimension la plus significative est l’expérience intime du martyre du Christ au moment du don de soi. Il s’agit d’une reddition extatique au Seigneur qui aime. C’est le moment culminant de son choix de vie. Le martyr dit oui au Maître qui reprend sa vie. Il ne s’agit pas d’un moment craint mais ambitionné. Ainsi nous voyons les personnes au sein de l’Eglise primitive se consigner spontanément au bourreau, accueillant sans peur l’expérience extatique, qui implique nécessairement le sacrifice suprême. Ainsi nous voyons la première communauté chrétienne qui célèbre le dies natalis de la victime qui entre dans une nouvelle vie en compagnie du Christ.<br />Ce fut cette compréhension du martyre qui renforça la fidélité au sein de la communauté des croyants et la communauté chrétienne a grandi. Ainsi que le cria Tertullien : « Le sang des martyrs est semence de chrétiens ». Ainsi, il arriva qu’en concomitance avec le nombre croissant de martyrs sous l’empire romain, la foi chrétienne se répandit d’un bout à l’autre de l’empire et au-delà. Les chrétiens ont également souffert de graves persécutions en Perse, en Ethiopie et ailleurs mais le troupeau s’étendit dans toutes les directions. Sur le continent oriental, sont nées de nouvelles communautés chrétiennes en Asie centrale, en Chine, dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://omnisterra.fides.org/articles/view/116">Pour continuer à lire l’approfondissement dédié aux Martyrs de l’Asie sur le site d’Omnis Terra (en anglais)</a>Sat, 13 Apr 2019 08:13:34 +0200ASIE/INDONESIE - Appel de l’Archevêque de Djakarta en faveur de la bonne politique et contre la corruption et la violencehttp://www.fides.org/fr/news/65891-ASIE_INDONESIE_Appel_de_l_Archeveque_de_Djakarta_en_faveur_de_la_bonne_politique_et_contre_la_corruption_et_la_violencehttp://www.fides.org/fr/news/65891-ASIE_INDONESIE_Appel_de_l_Archeveque_de_Djakarta_en_faveur_de_la_bonne_politique_et_contre_la_corruption_et_la_violenceDjakarta – « Il faut distinguer entre bonne politique, dans le sens le plus élevé du terme, et la querelle électorale. En Indonésie, la bonne politique est masquée par la corruption déferlante qui implique hommes politiques, officiers, fonctionnaires civils et corps gouvernementaux. N’ayant plus de conscience morale, la population a perdu confiance en eux ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Ignatius Suharyo, Archevêque de Djakarta et Président de la Conférence épiscopale d’Indonésie, à la veille des élections qui se tiendront le 17 avril alors que, dans les moyens de communication de masse, règne un débat enflammé entre les différentes factions au comble de la campagne électorale.<br />« La bonne politique – rappelle l’Archevêque – signifie participer à la compétition électorale de manière loyale et gérer le pouvoir de manière honnête et transparente au profit de tous les citoyens. Lorsque sont communes et répandues de mauvaises pratiques de violence et de corruption, se vérifie une crise morale généralisée. Les citoyens ne savent plus distinguer le bien du mal. En l’absence d’un guide moral, les personnes ne peuvent exercer une bonne vie sociale ».<br />« Dans cette situation, l’Eglise devrait encourager les laïcs catholiques, animés par les valeurs de la bonne politique, à s’impliquer dans les structures de gouvernement. En ce sens, l’implication des catholiques en politique devrait être pratiquée y compris de nos jours » indique-t-il, remarquant la présence de 151 candidats catholiques sur les listes électorales.<br />La politique peut et doit également être animée par un « sain nationalisme » explique-t-il, entendant ce terme de manière « inclusive » en tant que protection de la nation plutôt que par une idéologie nationaliste qui veut même exploiter le fanatisme religieux pour conquérir le pouvoir au détriment des minorités religieuses.<br />La nation, explique-t-il, appartient à tous les citoyens, quelque soit la religion qu’ils professent. Mgr Suharyo cite à ce propos « l’icône missionnaire » du Père Franciscus Georgius Josephus van Lith SJ , jésuite néerlandais et premier missionnaire en Indonésie, lequel, en vivant à Java, n’hésita pas à soutenir, en 1922, les javanais dans leur vive confrontation avec les autorités néerlandaises ayant colonisé l’archipel. Ce même esprit, rappelle l’Archevêque, se retrouve également en la personne de S.Exc. Mgr Albertus Soegijapranata SJ, premier Evêque indonésien autochtone qui a gouverné l’Archidiocèse de Semarang.<br />En Indonésie, entre temps, le climat politique s’est surchauffé et, à la veille des élections, le Général Prabowo Subianto, adversaire du Président sortant, Joko Widodo, a ouvertement sollicité au cours des derniers comices électoraux à contester le résultat du scrutin – alors que les sondages le donnent favori – invitant à des soulèvements et des révoltes populaires au lendemain des élections. Cet appel a été jugé grave et irresponsables par divers observateurs dans la mesure où il pourrait être porteur d’explosions de violence généralisée. Sat, 13 Apr 2019 08:13:08 +0200AMERIQUE/BRESIL - « La mission dans le monde d’aujourd’hui, un appel adressé à tous les chrétiens » pour les Scalabrinienshttp://www.fides.org/fr/news/65890-AMERIQUE_BRESIL_La_mission_dans_le_monde_d_aujourd_hui_un_appel_adresse_a_tous_les_chretiens_pour_les_Scalabrinienshttp://www.fides.org/fr/news/65890-AMERIQUE_BRESIL_La_mission_dans_le_monde_d_aujourd_hui_un_appel_adresse_a_tous_les_chretiens_pour_les_ScalabriniensBrasilia – « L’évangélisation dans ce grand pays qu’est le Brésil requiert d’énormes ressources humaines pour tout projet ecclésial et social » indique à l’Agence Fides le Père Mario Geremia, Supérieur de la Communauté des Missionnaires scalabriniens au sein de l’Archidiocèse de São Sebastião de Rio de Janeiro. En illustrant la Campagne de fraternité, l’initiative de Carême organisée chaque année par l’Eglise au Brésil, le missionnaire affirme : « Notre action entend construire, avec les Eglises locales et les mouvements sociaux, des espaces de réflexion et d’incitation à l’action missionnaire ». Sont ainsi organisés des séminaires, des études bibliques, des laboratoires, des tables rondes, des manifestations publiques, des cortèges et des « dialogues directs avec les autorités publiques locales afin de concrétiser l’action évangélisatrice » ajoute-t-il.<br />Une question et un défi crucial que l’Eglise se trouve à relever actuellement concerne l’accueil des migrants provenant du Venezuela. « A ce jour, ce sont environ 3,4 millions de personnes qui ont été contraintes à quitter leur pays – affirme le Supérieur. Au Brésil, en décembre dernier, le nombre des vénézuéliens était de 1.102.000. Pour faire face à cette crise humanitaire, les missionnaires scalabriniens ont pensé à mettre en place deux Centres intégrés d’attention aux migrants dans l’Etat de Roraima, à la frontière avec le Venezuela. « Les structures – explique le missionnaire – comprennent un service de logement, de distribution de nourriture, de formation au travail, d’assistance sanitaire primaire, d’assistance légale, de soutien aux mineurs et d’accompagnement psychologique et spirituel ».<br />Cette année, en octobre, seront célébrés tant le Mois missionnaire extraordinaire que l’Assemblée extraordinaire du Synode des Evêques pour l’Amazonie, rappelle le missionnaire. En pensant au chemin missionnaire de l’Eglise, le Supérieur locale relève que « la mission dans le monde d’aujourd’hui constitue un appel et un engagement s’adressant à tous les chrétiens, à tous les baptisés. Il est nécessaire d’avoir une grande sensibilité, de sympathiser et de solidariser avec tout ce que sont les besoins des autres ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.youtube.com/channel/UCMwvng3Okf0e9w3XSMawHWg">Pour voir l'entretien avec le Père Mario Geremia sur la chaine Youtube de l'Agence Fides</a>Sat, 13 Apr 2019 13:29:01 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Fermeture de quatre centres d’accueil pour les migrants et action de l’Eglise et des ONGhttp://www.fides.org/fr/news/65888-AMERIQUE_MEXIQUE_Fermeture_de_quatre_centres_d_accueil_pour_les_migrants_et_action_de_l_Eglise_et_des_ONGhttp://www.fides.org/fr/news/65888-AMERIQUE_MEXIQUE_Fermeture_de_quatre_centres_d_accueil_pour_les_migrants_et_action_de_l_Eglise_et_des_ONGTijuana – Voici seulement quelques heures, le jury du prix World Press Photo 2019 a récompensé comme meilleure cliché de l’année « la fillette qui pleure à la frontière » de John Moore. L’image symbole de 2018 a été faite le 12 juin 2018 à McAllen, Texas, petite ville sise à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, suscitant immédiatement une grande émotion, et étant reprise par tous les moyens de communication internationaux. Le drame représenté était clair à savoir la séparation des mineurs de leurs familles qui arrivaient à la frontière américaine. Le cliché montrait en effet une enfant du Honduras, Yanela Sanchez, pleurant sous les jambes de sa mère, Sandra, alors qu’elle est fouillée par un agent de la police des frontières.<br />Après sa publication, les autorités frontalières américaines ont émis un communiqué affirmant que Yanela Sanchez ne faisaient pas partie des milliers de familles qui avaient été séparées à la frontière. Toutefois l’indignation publique concernant les mesures de séparation des mineurs de leurs familles de la part de l’administration américaine contraignit le Président Donald J. Trump à revoir les dispositions en la matière.<br />La situation réelle racontée par ce cliché se poursuit un an après : les caravanes ne cessent d’arriver à la frontière mexicaine avec les Etats-Unis. Au cours de ces dernières heures, parviennent à Fides des nouvelles particulièrement alarmantes en provenance du Mexique. Sur la base de la nouvelle politique de l’immigration du gouvernement mexicain, basée sur le respect des droits fondamentaux des étrangers en transit dans le pays, l’Institut national des migrations a en effet récemment fermé les centres publics destinés aux migrants sis à Morelia, Acapulco, Nogales et Reynosa, « en l’absence des conditions minimales d’accueil et de fourniture de service » comme indiqué par la note envoyée à Fides. La responsabilité de la fourniture de logement et de vivres aux migrants en transit du sud au nord du pays retombe par suite sur les rares ONG présentes et sur l’Eglise. Bien que quelques municipalités des villes frontalières telles que Tijuana, disposent d’une Commission pour les migrants, dans la pratique, ce sont les Eglises locales et quelques organisations de la société civile qui, au travers des aumônes et des offrandes des fidèles et des dons des particuliers, parviennent à accueillir et à nourrir les migrants, nationaux et étrangers.<br />Dans la seule ville de Tijuana, la préférée des villes mexicaines pour ceux qui cherchent à entrer aux Etats-Unis, sont actives 17 maisons du migrant gérée par l’Eglise et des ONG mais leurs capacités sont saturées à cause du retour en masse des personnes originaires d’Amérique centrales ayant cherché asile aux Etats-Unis et revenus au Mexique dans l’attente du traitement de leur demande.<br />Les responsables des centres en question calculent que, dans l’ensemble, ils prennent soin de quelques 1.200 personnes par jour, mexicains et étrangers. Par exemple, le centre salésien du Père Chava fournit chaque jour le petit déjeuner et de 800 à 1.500 repas seulement sur la base de la solidarité arrivant de la communauté mexicaine qui donne nourriture, médicaments, subsides financiers et service bénévole. Un autre exemple est fourni par l’église Ambassadeur de Jésus, qui est devenue l’un des plus vastes dortoirs de Tijuana, laquelle accueille actuellement 250 personnes . Fri, 12 Apr 2019 13:31:27 +0200AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Les sud-soudanais frappés par le geste posé par le Pape en leur nomhttp://www.fides.org/fr/news/65889-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Les_sud_soudanais_frappes_par_le_geste_pose_par_le_Pape_en_leur_nomhttp://www.fides.org/fr/news/65889-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Les_sud_soudanais_frappes_par_le_geste_pose_par_le_Pape_en_leur_nomJuba – « Les sud-soudanais ont été positivement choqués de voir le Pape François supplier les hommes politiques sud-soudanais, se mettant à genoux devant eux et leur baisant les pieds. La vidéo et les images de l’événement font actuellement le tour des télévisions, des réseaux sociaux et des téléphones intelligents de tout un chacun » indique à l’Agence Fides Sœur Elena Balatti, missionnaire combonienne présente à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Hier, 11 avril, au terme de la retraite spirituelle les responsables politiques du Soudan du Sud , organisée à la Domus Sanctae Marthae du Vatican, le Pape François s’est agenouillé devant eux leur lançant un appel pour l’avenir du nouvel Etat qui naitra le 12 mai, embrassant les pieds du Président de la République, Salva Kiir Mayardit, et des Vice-présidents présents, dont Riek Machar et Rebecca Nyandeng De Mabior.<br />« La population reconnait et apprécie fortement les efforts que le Saint-Père, les Evêques et toute l’Eglise locale déploient pour la paix au Soudan du Sud » déclare la religieuse. « Nous avons tous été frappés par l’insistance du Pape à rappeler aux hommes politiques leurs responsabilités vis-à-vis d’un peuple qui souffre beaucoup, qui a subi de nombreux deuils, outre le fait que certains ont dû quitter leur pays. C’est pour cela qu’il s’est agenouillé. Il l’a fait au nom du peuple sud-soudanais. Il s’agit d’un geste très fortement apprécié par les personnes ici, au Soudan du Sud » conclut la missionnaire. Fri, 12 Apr 2019 13:47:47 +0200AFRIQUE - Adieu au Père Paolo Costantini, missionnaire et journalistehttp://www.fides.org/fr/news/65887-AFRIQUE_Adieu_au_Pere_Paolo_Costantini_missionnaire_et_journalistehttp://www.fides.org/fr/news/65887-AFRIQUE_Adieu_au_Pere_Paolo_Costantini_missionnaire_et_journalisteTreviglio – Missionnaire et journaliste, voilà comment se définissait Paolo Costantini, ancien Directeur de l’Agence de presse des Missionnaires d’Afrique à Bruxelles puis de la revue Africa. Le Père Costantini, 78 ans, est mort l’improviste dans la nuit du 11 au 12 avril à Treviglio . Il était entré très jeune au Séminaire où il avait connu les Pères Blancs, décidant de dépenser sa vie religieuse en tant que missionnaire. Envoyé d’abord en Algérie puis au Zaïre , il passa de longues années en Afrique avant d’être envoyé en Belgique. A Bruxelles, il travailla au sein de l’Agence de Presse des Missionnaires d’Afrique. Revenu en Italie, il fut destiné à Treviglio, où il s’occupait de la rédaction et de l’administration de la revue Africa,<br />« J’ai vécu ma vocation missionnaire d’abord en Afrique puis dans les moyens de communication, des expériences qui m’ont enrichi et auxquelles je tiens de la même manière » avait-il déclaré ces jours derniers lors d’une rencontre de rédaction à Treviglio. Le Père Costantini était un prêtre authentique, porteur d’une spiritualité simple et profonde. Il a toujours été attentif aux valeurs évangéliques qu’il transmettait à ceux qui étaient proches par sa vie et son exemple professionnel de l’information sérieux et compétent.<br />Ces capacités l’avaient convaincu à mener la délicate transition portant la revue Africa à une nouvelle présentation qui ne voit plus dans les Pères Blancs les porteurs de la propriété. « Les Pères Blancs sont peu nombreux et âgés – avait-il déclaré à plusieurs reprises – mais je ne veux pas que la revue meure. Il est juste que l’histoire continue, menée par des laïcs qui y croient », une vision prophétique laissée en héritage à ses confrères et aux lecteurs d’Africa. Fri, 12 Apr 2019 12:46:02 +0200AFRIQUE/NIGER - Polémiques sur le sort du missionnaire italien enlevé en septembre dernier entre gouvernement burkinabé et missionnaireshttp://www.fides.org/fr/news/65886-AFRIQUE_NIGER_Polemiques_sur_le_sort_du_missionnaire_italien_enleve_en_septembre_dernier_entre_gouvernement_burkinabe_et_missionnaireshttp://www.fides.org/fr/news/65886-AFRIQUE_NIGER_Polemiques_sur_le_sort_du_missionnaire_italien_enleve_en_septembre_dernier_entre_gouvernement_burkinabe_et_missionnairesNiamey – « Nous sommes surpris dans la mesure où ici, on n’en a pas parlé du tout » indique à l’Agence Fides le Père Mauro Armanino, missionnaire de la Société des Missions africaines depuis la capitale du Niger, Niamey, à propos de l’annonce faite par Rémis Dandjinou, Ministre des Communications du Burkina Faso. Selon ce dernier, il existerait des nouvelles certaines selon lesquelles le Père Pier Luigi Maccalli, SMA, missionnaire italien enlevé au Niger dans la nuit du 17 au 18 septembre dernier, serait en vie. Selon le Ministre, le prêtre a été d’abord emmené au Burkina puis de nouveau au Niger.<br />Le Ministre burkinabé, dans un entretien accordé à un organe d’information italien, a ajouté savoir qu’était également vivant Luca Tacchetto, ingénieur originaire de Padoue disparu en décembre dernier au Burkina Faso avec sa compagne de voyage canadienne.<br />« De manière informelle, nous savions que le Père Maccalli devait se trouver quelque part au Burkina Faso » déclare le Père Armanino. « De ce reportage, il ressort maintenant qu’il aurait été ramené au Niger alors que l’autre otage italien se trouverait au Mali. Cependant, de tout cela, ici, au Niger, rien ne s’est su. Je ne sais quel est le fondement des déclarations du représentant du gouvernement burkinabé. J’espère naturellement qu’il soit fiable mais nous n’avons ni confirmations ni démentis à cet égard ».<br />Sur le fait que les otages auraient été transportés entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali, le Père Armanino affirme ne pas en être surpris. « Il n’y a rien de nouveau – indique-t-il. Il est bien connu que, dans le triangle entre ces trois pays existent des trafics et des passages de personnes, allant des réfugiés aux groupes armés. Nous-mêmes pensions que le Père Maccalli avait été porté au Mali. Maintenant, nous apprenons qu’il se trouverait au Niger. Je le répète, nous n’en sommes pas surpris ».<br />« Entre autre, le porte-parole du gouvernement de Ouagadougou n’a pas parlé du Père Joël Yougbaré, le prêtre du Burkina Faso ayant disparu le Dimanche 17 mars dans le nord du pays » souligne le Père Armanino. « La semaine prochaine, cela fera un mois qu’il a été enlevé. Il est compréhensible de parler des deux otages italiens mais n’oublions pas non plus le prêtre locale duquel on ne sait rien » conclut le Père Armanino. Fri, 12 Apr 2019 12:20:29 +0200ASIE/COREE DU SUD - Déclaration d’inconstitutionnalité de l’interdiction de l’avortement et caractère de péché de ce dernier réaffirmé par les Evêqueshttp://www.fides.org/fr/news/65885-ASIE_COREE_DU_SUD_Declaration_d_inconstitutionnalite_de_l_interdiction_de_l_avortement_et_caractere_de_peche_de_ce_dernier_reaffirme_par_les_Evequeshttp://www.fides.org/fr/news/65885-ASIE_COREE_DU_SUD_Declaration_d_inconstitutionnalite_de_l_interdiction_de_l_avortement_et_caractere_de_peche_de_ce_dernier_reaffirme_par_les_EvequesSéoul – Les Evêques de Corée du Sud expriment leur « profond regret » suite à la décision de la Cour constitutionnelle qui a déclaré illégitime l’interdiction de l’avortement contenue dans une loi de 1953 encore en vigueur. Dans une décision historique rendue hier, 11 avril, la Cour a établi que l’interdiction d’avorter en vigueur dans le pays est inconstitutionnelle. Selon les normes en vigueur, les femmes ayant avorté peuvent faire l’objet d’amendes et de peines de prison, à l’exception des avortements pratiqués après viol, inceste ou présentant des dangers pour leur santé. La Cour a établi que la loi devra être révisée d’ici la fin 2020.<br />« La décision de la Cour constitutionnelle nie le droit fondamental du fœtus à vivre, alors Evêques de Corée qu’il s’agit d’une créature n’ayant pas la capacité de se défendre » affirme un communiqué des Evêques de Corée parvenu à Fides et signé par le Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Igino Kim Hee-jung. « En outre la responsabilité d’une grossesse non voulue est assignée aux seules femmes exemptant injustement les hommes » relève le texte.<br />« L’avortement est un péché comme l’est le fait de tuer pour tout motif une vie innocente dans le sein maternel. Tel est l’enseignement de l’Eglise qui ne peut jamais justifier une telle pratique » rappelle le communiqué.<br />Les Evêques remarquent que « l’Eglise en République de Corée continuera à offrir soutien et assistance aux femmes et aux hommes qui, dans les difficultés ou la souffrance, se trouvent à devoir vaincre la tentation de l’avortement en disant oui à la naissance d’une vie ». En outre, le texte affirme que « les portes de l’Eglise demeurent ouvertes aux femmes qui souffrent de blessures émotives, spirituelles et physiques et ont besoin de réconciliation et de guérison à cause de l’avortement ».<br />Les Evêques confirment que l’Eglise fera tout son possible pour « soutenir et promouvoir la vie », rappelant que « protéger la vie du moment de sa conception à la mort naturelle est de la responsabilité de tous les membres de notre société ». L’Eglise en Corée exhorte enfin « vivement le pouvoir législatif et l’exécutif à introduire des lois et des institutions qui encouragent les femmes et les hommes en des circonstances difficiles à choisir la vie plutôt que la mort ».<br />A Séoul, deux manifestations différentes ont eu lieu après la décision de la Cour, l’une de citoyens contraires à l’interdiction de l’avortement, favorable à la décision de la Cour et l’autre de personnes favorables au maintien du statu quo et donc de l’interdiction qui a suscité au cours de ces dernières année un vif débat au sein de l’opinion publique. Fri, 12 Apr 2019 11:44:46 +0200AFRIQUE/ZAMBIE - Nomination du Recteur du Séminaire philosophique Saint Augustin sis dans le Diocèse de Kabwehttp://www.fides.org/fr/news/65884-AFRIQUE_ZAMBIE_Nomination_du_Recteur_du_Seminaire_philosophique_Saint_Augustin_sis_dans_le_Diocese_de_Kabwehttp://www.fides.org/fr/news/65884-AFRIQUE_ZAMBIE_Nomination_du_Recteur_du_Seminaire_philosophique_Saint_Augustin_sis_dans_le_Diocese_de_KabweCité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 7 février 2019, a nommé Recteur du Grand Séminaire philosophique interdiocésain Saint Augustin sis dans le Diocèse de Kabwe, en Zambie, le Père Patrick Banda, du clergé diocésain de Chipata .<br />Le nouveau Recteur est né le 9 novembre 1975 à Petauke et a été ordonné prêtre le 6 juillet 2003 pour le Diocèse de Chipata. Après avoir fréquenté le Petit Séminaire Sainte Marie de Chipata, il a étudié la Philosophie et la Théologie au Grand Séminaire Saint Augustin de Mpima. Il a obtenu une Licence en Philosophie près l’Université pontificale urbanienne de Rome en 2012. Après son ordination, il a été Administrateur paroissial, Curé et Coordinateur de la Pastorale diocésaine. Depuis 2012, il était membre de l’équipe des enseignants et formateurs du Grand Séminaire Saint Augustin duquel il occupait les fonctions de Recteur depuis 2018. Fri, 12 Apr 2019 10:14:02 +0200VATICAN - De la nécessité d’une politique mondiale concrète à partir des paroles du Pape selon la Supérieure générale des Sœurs missionnaires scalabrinienneshttp://www.fides.org/fr/news/65883-VATICAN_De_la_necessite_d_une_politique_mondiale_concrete_a_partir_des_paroles_du_Pape_selon_la_Superieure_generale_des_Soeurs_missionnaires_scalabrinienneshttp://www.fides.org/fr/news/65883-VATICAN_De_la_necessite_d_une_politique_mondiale_concrete_a_partir_des_paroles_du_Pape_selon_la_Superieure_generale_des_Soeurs_missionnaires_scalabriniennesRome – « Les paroles du Pape François témoignent combien il serait opportun que les pays du monde arrêtent la construction de leurs murs – idéaux et réels – pour mettre en place une réelle politique contre le trafic des êtres humains, énorme crime contre l’humanité. Derrière cette conduite, se trouve la criminalité organisée qui exploite les rêves des plus pauvres pour les déstabiliser et garantir le maintien de leurs affaires ». C’est en ces termes que s’exprime Sœur Neusa de Fatima Mariano, Supérieure générale des Sœurs missionnaires scalabriniennes, au terme de la Conférence internationale contre le trafic d’êtres humains promue par la Section Migrants et Réfugiés du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral ayant eu lieu à Rome du 8 au 11 avril.<br />Les quelques 200 participants étaient Evêques, prêtres, religieux et religieuses, coordinateurs de projets et opérateurs pastoraux, représentants d’organisations catholiques et de fondations, experts du phénomène provenant de différentes parties du monde. Le but de l’événement était de faciliter l’échange d’expériences, de points de vue et de pratiques efficaces pour affronter cette plaie.<br />Recevant hier les participants à la Conférence au terme des travaux, le Pape François a réaffirmé que « toutes les actions qui se proposent de restaurer et de promouvoir notre humanité et celle des autres sont conformes à la mission de l’Eglise, en tant que continuation de la mission salvifique du Christ et cette valeur missionnaire est évidente dans la lutte contre toute forme de traite et dans l’engagement visant au rachat des survivants… Beaucoup s’est fait et se fait actuellement mais beaucoup reste encore à faire ». Le Pape a ensuite cité « nos nombreux frères et sœurs, victimes innocentes de la réification de la personne humaine, disons le mot sans honte, réification de la personne humaine. Nous devons le dire parce que cela correspond à la vérité. Je vous encourage à persévérer dans cette mission, souvent risquée et anonyme ».<br />« L’engagement de l’Eglise, des religieuses scalabriniennes à leur niveau, est constant et veut constituer un service de sensibilisation, de défense et d’accompagnement – ajoute la Supérieure générale des Sœurs missionnaires scalabriniennes dans la note envoyée à Fides. Nos gouvernements – ceux du monde entier – devraient faire propre l’invitation du Souverain Pontife en réalisant un parcours concret contre le trafic d’êtres humains. Un engagement sur ce front signifie éviter les morts en mer, l’exploitation, les violences et veut dire garantir à tous un avenir vraiment meilleur. Les innombrables gestes de solidarité, l’extraordinaire générosité de certaines municipalités, Paroisses, de chrétiens représentent également une lutte contre la traite. Nous ne pouvons pas croire que nous nous sentons l’âme en paix face à tout cela. Il est urgent de faire faire des choix qui apportent l’espérance à tout homme et femme sur la terre. Un seul pays ne peut certes pas tout. Une unité réelle est nécessaire ». Fri, 12 Apr 2019 09:32:48 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Près de 900 églises régularisées par le gouvernement en moins de trois anshttp://www.fides.org/fr/news/65882-AFRIQUE_EGYPTE_Pres_de_900_eglises_regularisees_par_le_gouvernement_en_moins_de_trois_anshttp://www.fides.org/fr/news/65882-AFRIQUE_EGYPTE_Pres_de_900_eglises_regularisees_par_le_gouvernement_en_moins_de_trois_ansLe Caire – Le processus de légalisation de lieux de culte chrétiens construits par le passé sans les autorisations requises continue à avancer en Egypte, tout comme la concession d’autorisations en vue de la construction de nouvelles églises. Au cours du mois dernier, le comité ad hoc du gouvernement a légalisé après vérification de conformité 111 autres lieux de culte, portant à 984 le nombre total des églises chrétiennes régularisées, restaurées ou construites ex novo en moins de trois ans, à compter de l’approbation de la nouvelle loi sur la construction et la gestion des lieux de culte, le 30 aout 2016.<br />Les églises soumises à la Commission gouvernementale constituée ad hoc sont surtout celles construites avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la construction et la gestion des lieux de culte . Le travail de la Commission gouvernementale en question consiste à vérifier si des milliers d’églises et lieux de prière chrétiens construits par le passé sans les permis requis respectent les standards établis par la nouvelle loi. La vérification se traduit généralement par la régularisation des lieux de culte, qui sont déclarés conformes aux paramètres définis par les nouvelles dispositions juridiques.<br />Au cours de ces dernières décennies, de nombreux lieux de culte chrétiens avaient été construits de manière spontanée, en l’absence de l’ensemble des autorisations nécessaires. Aujourd’hui encore, de tels édifices réalisés par les communautés chrétiennes locales sans autorisations légales continuent de temps à autre à être utilisés comme prétexte par des groupes islamistes pour fomenter des violences sectaires à l’encontre des chrétiens.<br />La loi sur les lieux de culte d’aout 2016 a représenté dans tous les cas un progrès par rapport aux 10 règles introduites en 1934 dans la législation ottomane par le Ministère de l’intérieur, règles qui interdisaient entre autre de construire de nouvelles églises près des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles a empêché la construction d’églises dans des villes et des villages habités par des chrétiens, surtout dans les zones rurales de Haute Egypte. Thu, 11 Apr 2019 14:10:30 +0200ASIE - Cinquante ans d’évangélisation pour Radio Veritashttp://www.fides.org/fr/news/65881-ASIE_Cinquante_ans_d_evangelisation_pour_Radio_Veritashttp://www.fides.org/fr/news/65881-ASIE_Cinquante_ans_d_evangelisation_pour_Radio_VeritasManille – Au travers de la présence de nombreux Evêques d’Asie, cette semaine a lieu à Manille la célébration du cinquantenaire de Radio Veritas, la station radiophonique gérée par l’Eglise en Asie qui a tant fait pour l’Evangélisation du continent.<br />Les trois journées de commémoration – du 10 au 12 avril –ont débuté en présence des représentants de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie à l’Université Saint Thomas de Manille, alors que le Nonce apostolique aux Philippines, S.Exc. Mgr Gabriele Giordano Caccia, a célébré une Messe d’action de grâce, concélébrée par S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, Archevêque de Manille.<br />Un monument commémorant ce cinquantenaire est inauguré ce jour, 11 avril au complexe de Radio Veritas sis à Quezon City, où est prévu également l’inauguration d’un musée de Radio Veritas Asie en présence de personnes et d’institutions ayant soutenu la station au cours de ses 50 ans d’activité. Parmi les autres célébrations qui suivront se trouve une Messe célébrée par l’Archevêque de Fribourg , S.Exc. Mgr Stephan Burger, et concélébrée par le Président de la FABC et Archevêque de Yangon , S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo.<br />L’événement veut rappeler l’idée et la décision relatives à la fondation de Radio Veritas Asie au cours d’une Assemblée de 100 Evêques d’Asie et d’Australie, en 1958, avant que le Concile Vatican II ne proclame l’ouverture de l’Eglise en matière d’usage des moyens de communication de masse pour l’Evangélisation. Après dix années de préparation technique et éditoriale, le 11 avril 1969, grâce au soutien d’organismes catholiques allemands, débutèrent officiellement les transmissions de Radio Veritas, le siège choisi étant Quezon City, dans la zone métropolitaine de Manille, siège qui fut inauguré par S.Em. le Cardinal Antonio Samorè, arrivé du Vatican, et par l’Archevêque de Manille de l’époque, S.Em. le Cardinal Rufino Santos.<br />« Célébrer notre Jubilé nous sert aujourd’hui à réaffirmer notre constant dévouement à l’annonce de la vérité du Christ, dans la fidélité à l’Evangile et au magistère du Pape » a indiqué à l’Agence Fides le Père Anton Pascual, Président de Radio Veritas.<br />La station a reçu le Ramon Magsaysay Award, prix pour le journalisme et la communication grâce à sa couverture de l’assassinat de Benigno Aquino en 1983 et de la révolte pacifique de 1986 qui porta à la chute de la dictature de Ferdinado Marcos. Les organisateurs citent « le rôle crucial en matière de dénonciation d’un pouvoir oppressif et de restauration de la foi des citoyens en la démocratie ».<br />En 1991, Radio Veritas s’est dédoublée entre la station commerciale homonyme et Radio Veritas Asie qui a poursuivi les transmissions en ondes courtes sur le continent asiatique. Elle s’est ensuite déplacée sur une plateforme numérique en 2007 et, plus récemment, en streaming et sur les réseaux sociaux. Thu, 11 Apr 2019 14:02:01 +0200AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Conséquences potentielles de la chute du Président soudanais sur l’accord de paix au Soudan du Sudhttp://www.fides.org/fr/news/65880-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Consequences_potentielles_de_la_chute_du_President_soudanais_sur_l_accord_de_paix_au_Soudan_du_Sudhttp://www.fides.org/fr/news/65880-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Consequences_potentielles_de_la_chute_du_President_soudanais_sur_l_accord_de_paix_au_Soudan_du_SudJuba – La chute du Président soudanais, Omar Hasan Ahmad al-Bashir, pourrait avoir des conséquences imprévues sur l’accord de paix au Soudan du Sud. C’est ce que craignent des observateurs des questions soudanaises et sud-soudanaises. « Le Revitalised Agreement on the Resolution of Conflict in South Sudan signé le 12 Septembre à Addis Abeba par le Président du Soudan du Sud et par le responsable des rebelles, l’ancien Vice-président Riek Machar, a eu comme grands appuis politiques internationaux le Président ougandais, Yoweri Museveni, et son homologue soudanais, al-Bashir » explique un correspondant de l’Agence Fides qui demande à ne pas être cité pour des raisons de sécurité.<br />« C’est d’ailleurs ce dernier qui a donné le coup de pouce final pour convaincre les partis à signer l’accord, en se rendant personnellement à Juba et en invitant à son tour MM. Kiir et Machar à Khartoum. L’intérêt soudanais est clair : le pétrole, dont la production grâce aux accords de paix, a pu reprendre à partir des puits rouverts. Les analystes sud-soudanais se demandent maintenant si un éventuel changement de gouvernement à Khartoum ne provoquerait pas un retrait de l’appui soudanais au R-ARCSS, notamment à cause d’une période de confusion au Soudan. Dans ce cas, le nouveau gouvernement accorderait la priorité à des questions intérieures, éloignant son attention du voisin méridional. Au Soudan du Sud pourraient ainsi se déchainer une instabilité ultérieure ».<br />Au Vatican, près la Domus Sanctae Marthae, est en cours du 10 au 11 avril, une retraite spirituelle qui voit la participation des plus hautes autorités civiles et ecclésiastiques du Soudan du Sud : le Président, Salva Kiir Mayardit, et quatre des cinq Vice-présidents désignés : Riek Machar Teny Dhurgon, James Wani Igga, Taban Deng Gai et Rebecca Nyandeng De Mabior.<br />« L’initiative de cette retraite a naturellement eu un vaste écho au Soudan du Sud » indique une autre source de Fides. « Les commentaires des personnes sont généralement positifs et surtout elles apprécient la disponibilité du Pape. Il existe cependant un certain scepticisme quant à l’attitude d’hommes politiques qui, depuis des années, ont le pouvoir entre leurs mains mais ne l’ont pas utilisé pour le bien de la population ».<br />« Le fait que la guerre soit véritablement finie sera prouvé par la création du gouvernement d’unité nationale prévu par les accords de paix » poursuit la source. « Malheureusement, certains groupes n’ont pas signé le R-ARCSS et par suite il n’est pas possible de dire que la guerre est complètement achevée. Au cours de ces deux dernières semaines, aucun affrontement n’a été enregistré mais le conflit demeure latent. D’ailleurs, dans leur dernier document, les Evêques du Soudan du Sud ont dénoncé la lenteur dans l’application de l’accord de paix . La situation peut dans tous les cas s’améliorer. Espérons que la rencontre au Vatican puisse contribuer à des développements positifs pour le Soudan du Sud ». Thu, 11 Apr 2019 13:30:17 +0200AMERIQUE/NICARAGUA - L’Evêque auxiliaire de Managua appelé à Rome pour une période à l’approche du premier anniversaire de la crisehttp://www.fides.org/fr/news/65879-AMERIQUE_NICARAGUA_L_Eveque_auxiliaire_de_Managua_appele_a_Rome_pour_une_periode_a_l_approche_du_premier_anniversaire_de_la_crisehttp://www.fides.org/fr/news/65879-AMERIQUE_NICARAGUA_L_Eveque_auxiliaire_de_Managua_appele_a_Rome_pour_une_periode_a_l_approche_du_premier_anniversaire_de_la_criseManagua – « Je remercie le Pape François qui, après avoir confirmé mon ministère et mon style épiscopal, m’a demandé de me rendre à Rome pour quelque temps. Je porte dans mon cœur de Pasteur la joie, les douleurs, les peines et les espoirs de mon peuple du Nicaragua. Merci à tous pour votre affection ». C’est ce qu’a écrit S.Exc. Mgr Silvio José Baez, Evêque auxiliaire de Managua, hier après la conférence de presse au cours de laquelle, en compagnie de S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, son Archevêque, ils ont informé la presse du fait que Mgr Baez aurait été travailler pendant un certain temps à Rome. L’Evêque auxiliaire de Managua, selon la communication du Cardinal Brenes, partira après les célébrations de la Semaine Sainte.<br />A la conférence de presse, Mgr Baez a raconté que, lorsqu’il a rencontré le Saint-Père au Vatican, la semaine passée, le pape « ne m’a fait aucune réflexion, pas un seul reproche ou une correction. Pour moi, cela a constitué la conformation de Pierre à son frère ». L’Evêque carme a exprimé sa tristesse de quitter le Nicaragua : « En toute sincérité, en ce moment, j’éprouve une grande douleur dans mon cœur, la douleur de ne pas pouvoir être physiquement avec mon bien-aimé peuple nicaraguayen en particulier avec le Saint peuple de Dieu fidèle pour lui annoncer de vive voix l’Evangile et lui offrir, par ma proximité pastorale, une parole de réconfort et de prophétie ».<br />Nombreuses ont été les réactions à la nouvelle, parvenues également à Fides, lesquelles relient cette décision à la crise complexe que traverse le pays depuis un an. Plusieurs personnalités ont exprimé leur amertume. Ainsi, l’ancien Vice-président nicaraguayen et écrivain, Sergio Ramírez, a qualifié le départ de Mgr Baez « d’exil forcé » ajoutant que lui et tous ceux qui ont dû s’en aller à cause de la crise sociopolitique reviendront lorsque reviendra la démocratie.<br />« Mgr Baez quittera le Nicaragua mais le Nicaragua ne quittera pas Mgr Baez » écrivent un millier de suiveurs de l’Evêque, très suivi sur les réseaux sociaux, où croyants et non croyants lui ont exprimé leur proximité et leur soutien, s’attendant à ce qu’il continue avec le même engagement à œuvrer pour son peuple nicaraguayen.<br />La situation politique au Nicaragua se trouve dans l’impasse. Le Dialogue national est suspendu à la demande de l’Alliance civique qui pose comme condition sine qua non pour le reprendre la libération de l’ensemble des prisonniers politiques. L’Eglise, au travers du Nonce apostolique au Nicaragua. S.Exc. Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, présent en tant qu’unique témoin international, a toujours indiqué dans le dialogue sincère constitue la voie de la résolution de la crise.<br />De son côté, le gouvernement n’a pas accompli de pas décisifs en ce qui concerne l’application des accords signés le 29 mars dernier avec l’Alliance civique et pour parvenir à un accord définitif. Les demandes de l’opposition n’ont pas été acceptées : éloignement du pouvoir du Président Orteha, élections anticipés et libération des plus de 600 prisonniers politiques. Cette situation comportera également des conséquences économiques, notamment à cause des sanctions décidées par l’administration américaine. Dans le cadre de la politique internationale, est attendu « l’anniversaire de la crise » - le 18 avril prochain – pour voir si la démocratie reviendra au Nicaragua, mais la situation actuelle ne semble pas laisser beaucoup d’espoir en la matière. Luis Almagro, Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, a lancé le 11 janvier le processus visant à appliquer au Nicaragua la Charte démocratique du continent américain, avec le soutien des Etats-Unis. Thu, 11 Apr 2019 12:58:32 +0200ASIE/PAKISTAN - Expression de solidarité envers les chrétiens tués au Nigeria de la part d’une Assemblée interreligieusehttp://www.fides.org/fr/news/65878-ASIE_PAKISTAN_Expression_de_solidarite_envers_les_chretiens_tues_au_Nigeria_de_la_part_d_une_Assemblee_interreligieusehttp://www.fides.org/fr/news/65878-ASIE_PAKISTAN_Expression_de_solidarite_envers_les_chretiens_tues_au_Nigeria_de_la_part_d_une_Assemblee_interreligieuseLahore – Condamner les massacres et exprimer leur pleine solidarité envers les chrétiens du Nigeria, c’est dans cet esprit, ainsi que l’a appris l’Agence Fides, ces jours derniers la Commission pour le Dialogue interreligieux et l’œcuménisme de la Conférence épiscopale du Pakistan a organisé une rencontre interreligieuse à laquelle ont participé différents responsables chrétiens et musulmans. Tous ont rappelé les massacres intervenus au cours de ces derniers mois dans le grand pays d’Afrique.<br />Parmi les participants se trouvait le Maulana Muhammad Asim Makhdoom, qui a exprimé sa solidarité aux chrétiens du Nigeria, alors que le Père Francis Nadeem OFM Cap, Secrétaire exécutif de la Commission pour le Dialogue interreligieux et l’œcuménisme de la Conférence épiscopale du Pakistan, faisant preuve d’une grande douleur pour la mort violente de chrétiens au Nigeria et le massacre de musulmans en Nouvelle Zélande, a déclaré que « la communauté internationale se doit de prendre acte de ce qui se passe actuellement au Nigeria », faisant appel aux responsables gouvernementaux et de la communauté internationale.<br />Le Père Nadeem a ensuite affirmé que « les responsables politiques pakistanais doivent apprendre de l’exemple donné par le Premier Ministre néozélandais qui, après le massacre de Christchurch, a fait tout son possible pour soutenir et consoler la communauté musulmane ». Un appel éploré a également été adressé aux moyens de communication de masse afin qu’ils « jouent un rôle actif et positif au Nigeria, au Pakistan et dans le monde entier en ce qui concerne la protection de l’humanité et des croyants de toutes les religions ». Le Père Nadeem a assuré que la Commission pour le Dialogue interreligieux et l’œcuménisme de la Conférence épiscopale du Pakistan et tous les responsables religieux qui en font partie rejette tout type d’homicide au nom de la religion et continuera à apporter sa contribution à la société pakistanaise en promouvant la paix et l’harmonie. Thu, 11 Apr 2019 12:20:36 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Témoignage du Directeur diocésain des Œuvres pontificales missionnaires sur la reprise de la vie de l’Eglise à Maiduguri après les violences de ces dernières annéeshttp://www.fides.org/fr/news/65877-AFRIQUE_NIGERIA_Temoignage_du_Directeur_diocesain_des_OEuvres_pontificales_missionnaires_sur_la_reprise_de_la_vie_de_l_Eglise_a_Maiduguri_apres_les_violences_de_ces_dernieres_anneeshttp://www.fides.org/fr/news/65877-AFRIQUE_NIGERIA_Temoignage_du_Directeur_diocesain_des_OEuvres_pontificales_missionnaires_sur_la_reprise_de_la_vie_de_l_Eglise_a_Maiduguri_apres_les_violences_de_ces_dernieres_anneesRome – « Nous rendons grâce à Dieu pour la situation actuelle à Maiduguri qui s’est améliorée au cours de ces derniers mois » indique dans un entretien accordé à l’Agence Fides le Père Patrick Solomon Zaku, Directeur diocésain des Œuvres pontificales missionnaires de Maiduguri et Coordinateur national de l’ Œuvre de la Propagation de la Foi au Nigeria, qui participe actuellement au Cours de formation en vue du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain au Centre international d’Animation missionnaire de Rome.<br />Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno, dans le nord du Nigeria, a constitué pendant des années l’épicentre des violences de la secte islamiste Boko Haram. Ainsi que l’explique le Père Zaku, « au cours des 9 dernières années, Boko Haram a perpétré différents attentats contre les civils dans notre zone. Le pic a été atteint entre 2014 et 2016 lorsque plus de 22 Paroisses du Diocèse ont été capturées par Boko Haram, devenant de facto des territoires contrôlés par l’organisation terroriste alors que des dizaines de milliers d’autres personnes ont été contraintes à prendre la fuite, allant vivre dans des camps. Grace à l’amélioration des conditions de sécurité, plusieurs familles d’évacués ont pu revenir chez elles ».<br />« L’Eglise a immédiatement offert un soutien aux personnes évacués notamment parce que, pour nombre d’entre eux, la Paroisse ou une autre structure ecclésiastique est le premier endroit où elles ont cherché refuge » déclare le prêtre. « Dans la ville de Maiduguri, nous avons créé des camps d’accueil temporaires pour les évacués provenant de villages limitrophes même si la majeure partie des évacués des zones plus reculées de notre Diocèse ont été accueillis dans le Diocèse de Yola, grâce à une forte mobilisation et à la disponibilité de l’Evêque du lieu. Au moins 2.000 évacués environ ont ainsi été accueillis dans la Cathédrale de Yola ».<br />Le Père Zaku souligne que « au cours de ces 9 ou 10 dernières années, au sein du seul Diocèse de Maiduguri Boko Haram a infligé des dommages incalculables à l’Eglise : plus d’une centaine d’églises, de Paroisses et de stations missionnaires ont été incendiées et détruites outre de nombreuses écoles, dispensaires et hôpitaux, sans compter les nombreux prêtres, catéchistes et simples fidèles tués au cours de ces années ».<br />Les violences n’ont cependant pas entamé l’effort missionnaire de l’Eglise. « Malgré les violences et les menaces, nous avons continué à proclamer l’Evangile » déclare le Père Zaku. « Au mépris des attaques de Boko Haram, les Curés ont continué à administrer les sacrements et à se rendre régulièrement à l’église avec les fidèles pour célébrer la Messe. Même les personnes évacuées se trouvant dans des camps de fortune n’ont pas perdu la foi. Moi-même, en 204, ai été évacué parce que ma Paroisse avait été capturée par Boko Haram et j’ai continué à célébrer la Messe avec les autres évacués qui accouraient en masse pour y participer » conclut le prêtre. Thu, 11 Apr 2019 11:55:28 +0200AMERIQUE/BOLIVIE - Baptisés et missionnaires : préparation de la Journée de l’Enfance missionnairehttp://www.fides.org/fr/news/65876-AMERIQUE_BOLIVIE_Baptises_et_missionnaires_preparation_de_la_Journee_de_l_Enfance_missionnairehttp://www.fides.org/fr/news/65876-AMERIQUE_BOLIVIE_Baptises_et_missionnaires_preparation_de_la_Journee_de_l_Enfance_missionnaireLa Paz – En vue de la Journée nationale de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaires qui, en Bolivie, a lieu le 5 mai, III° Dimanche de Pâques, les Œuvres pontificales missionnaires ont publié le matériel d’animation dédié au thème de cette année à savoir « Nous sommes baptisés, nous sommes missionnaires » en référence à celui du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain.<br />« Le Pape François nous demande de vivre cette année comme une année très particulière : celle au cours de laquelle le mois d’octobre sera un mois missionnaire. Cependant cette année doit être également une année entièrement missionnaire » écrit S.Exc. Mgr Eugenio Scarpellini, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Bolivie, en présentant les subsides dans le communiqué parvenu à Fides. « Ceci signifie que notre engagement en tant que disciples de Jésus doit être fortement redoublé afin d’atteindre tous nos amis, camarades, familles, voisins, amis de la Paroisse – poursuit-il. Ainsi que cela est caractéristique de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaires, nous n’oublions pas d’ouvrir nos cœurs avec affection et de manière solidaire à tous les enfants et adolescents du monde, à ceux qui souffrent, qui se trouvent dans des territoires en guerre, qui ont faim, subissent des violences domestiques ou au sein de la société, aux enfants malades et à ceux qui ne peuvent être aisément soignés ».<br />Le matériel préparé en vue de l’animation missionnaire des enfants et adolescents est regroupé en quatre rubriques : catéchèses missionnaires sur le thème « Nous sommes baptisés, nous sommes missionnaires », Spiritualité missionnaire « Nous vivons avec Jésus notre baptême », Projection missionnaire « Par le baptême, nous sommes envoyés », vie de groupe « renouvelant avec joie notre baptême ». Pour chaque rubrique, sont indiquées des notes méthodologiques, des versets de la Bible, des prières, des engagements concrets, des chants etc.<br />Le subside présente également deux figures de témoins ayant vécu leur baptême de manière missionnaire : le Saint Mgr Oscar Romero et Nazaria Ignacia March Mesa. Sont aussi proposées des suggestions sur la manière dont vivre le Mois missionnaire extraordinaire et sur l’itinéraire de préparation de l’Eglise en Bolivie outre la Prière du Mois missionnaire extraordinaire. En conclusion, sont reportées les statistiques de l’Eglise avec les données relatives à la population mondiale, au nombre des catholiques, des opérateurs pastoraux, des Circonscriptions ecclésiastiques dépendant de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Thu, 11 Apr 2019 10:27:47 +0200AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Alarme d’un missionnaire suite aux dévastations environnementales causées par les mines d’orhttp://www.fides.org/fr/news/65874-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Alarme_d_un_missionnaire_suite_aux_devastations_environnementales_causees_par_les_mines_d_orhttp://www.fides.org/fr/news/65874-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Alarme_d_un_missionnaire_suite_aux_devastations_environnementales_causees_par_les_mines_d_orBangui – « Depuis deux mois, autour de Bozoum, une entreprise chinoise a ouvert au moins 17 chantiers en vue de la recherche de filons d’or. Ils entrainent la déviation du fleuve Ouham et des engins de chantier explorent le fond de son lit » écrit sur son blog le Père Aurelio Gazzera, missionnaire carmélitain. Bozoum se trouve dans l’ouest de la République centrafricaine. « Il est impressionnant de voir la catastrophe créée : des montagnes de gravier, des trous pleins d’eau, le cours du fleuve endommagé, l’eau polluée – avec un probable usage de mercure pour faciliter la découverte de l’or. « Entre machines et carburant, j’ai calculé une dépense quotidienne de 30.000 € au moins et combien doivent-ils gagner pour accepter de dépenser autant ? » se demande le missionnaire qui a envoyé à l’Agence Fides d’ultérieurs approfondissements.<br />« Nous avions été surpris par la présence du Premier Ministre Sarandji à Bozoum début décembre puis, à la fin de janvier. En trois ans, il n’était jamais venu, évitant même la zone, considérée comme peu favorable à l’actuel Président. La raison de sa venue en janvier a été l’inauguration de l’édifice de la brigade des mines, réhabilité par la compagnie chinoise qui a ouvert les sites de recherche de l’or.<br />Nous nous étions déjà posé quelques questions en voyant arriver une douzaine d’engins et un flux constant de gros camions citernes de 30.000 litres de capacité chacun. Nom de l’entreprise : inconnu ! Ils sont arrivés avec des ouvriers de Gallo – à 50 km de Bouar sur l’axe Bouar-Baboua – où beaucoup avaient déjà travaillé avant de venir à Bozoum. Dans cette zone, le nombre des sites exploités était plus important que les autorisations concédées. Au plan écologique, une partie de la forêt a été dévastée, les sites ont été laissés à l’état brut, avec des trous et des montagnes de terre passées au tamis selon des témoins locaux et le témoignage d’un chef des gardes forestiers de Bouar.<br />Les autorités font semblant de ne rien savoir et l’or part en direction du Cameroun chaque semaine. A la frontière il n’y a étrangement aucun contrôle et rien ne rentre dans les caisses de l’Etat alors même que ce dernier devrait avoir à cœur le bien commun et non pas les intérêts de ceux qui sont au pouvoir » conclut le Père Gazzera. Wed, 10 Apr 2019 13:53:36 +0200ASIE/JORDANIE - Déclarations du Monarque réitérant sa position sur les chrétiens partie intégrante du tissu du monde arabehttp://www.fides.org/fr/news/65873-ASIE_JORDANIE_Declarations_du_Monarque_reiterant_sa_position_sur_les_chretiens_partie_integrante_du_tissu_du_monde_arabehttp://www.fides.org/fr/news/65873-ASIE_JORDANIE_Declarations_du_Monarque_reiterant_sa_position_sur_les_chretiens_partie_integrante_du_tissu_du_monde_arabeAmman – Les chrétiens « font partie intégrante du tissus du monde arabe » et la Jordanie continuera à s’engager en faveur de la protection des propriétés ecclésiastiques. C’est ce qu’a réaffirmé le Roi Abdallah II de Jordanie en recevant le 10 avril à Amman le Patriarche d’Antioche des syro orthodoxes, Ignace Ephrem II. Lors de la rencontre, le roi a souligné que la Monarchie hachémite continuera à jouer son rôle historique en ce qui concerne la protection et le soin des Lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem.<br />Le Royaume de Jordanie n’a jamais caché sa physionomie d’Etat musulman. Au sein de la nation, gouvernée par une dynastie légitimant son pouvoir sur la base de sa descendance directe de Mahomet, les théories laïcistes et progressistes du nationalisme panarabe n’ont jamais pris pieds, alors qu’elles se répandaient depuis les années 1970 dans les pays voisins, de la Syrie à l’Egypte en passant par l’Irak.<br />L’alliance entre religion islamique et institutions de l’Etat se met en place sans problèmes. Le grand mufti et les imams des mosquées sont nommés par le pouvoir civil qui contrôle leur activité. Les hauts dignitaires islamiques sont consultés pour juger la conformité des décisions gouvernementales aux préceptes coraniques.<br />Les chrétiens du cru n’ont jamais soulevé d’objections de principe face à la légitimation islamique des institutions, se limitant à profiter de l’application modérée des règles coraniques de la part des régnants. L’islam est religion d’Etat mais la Constitution de 1952 reconnait l’égalité de tous les jordaniens devant la loi, sans discriminations fondées « sur la race, la discipline et la religion ». Sont garanties « la liberté d’expression de toutes les formes de culte et de religion en accord avec les coutumes observées en Jordanie » ainsi que la liberté d’enseignement.<br />Le Roi Abdallah II revendique périodiquement son rôle de protecteur des Lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem. Wed, 10 Apr 2019 13:26:46 +0200