Dépêches de Fides en Françaishttp://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence Fidesen-usASIE/SYRIE - Destruction de l’église mémorial du génocide arménien de Deir el-Zor de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »http://www.fides.org/fr/news/38485-ASIE_SYRIE_Destruction_de_l_eglise_memorial_du_genocide_armenien_de_Deir_el_Zor_de_la_part_des_djihadistes_du_pretendu_Etat_islamiquehttp://www.fides.org/fr/news/38485-ASIE_SYRIE_Destruction_de_l_eglise_memorial_du_genocide_armenien_de_Deir_el_Zor_de_la_part_des_djihadistes_du_pretendu_Etat_islamiqueDeir el-Zor – Les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont détruit une église arménienne de Deir el-Zor, la ville à majorité kurde qu’ils ont conquise ces derniers jours. La nouvelle, diffusée par des témoins locaux, a été confirmée par le Ministre des Affaires étrangères arménien, Edward Nalbandian, qui a condamné comme « une horrible barbarie » la destruction de l’église où étaient conservés les restes de victimes du Génocide arménien.<br />L’église avait été consacrée en 1991 en tant que mémorial du Génocide et comprenait également un musée conservant les restes de victimes des massacres subis voici un siècle par les arméniens en territoire ottoman, massacres particulièrement concentrés justement dans la zone désertique autour de Deir el-Zor.<br />Au sein du gouvernorat de Deir el-Zor, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont tué, en août dernier, des centaines de membres des tribus locales et ont également combattu, ces mois derniers, les miliciens islamistes d’al-Nusra afin de s’assurer le contrôle de la zone, riche en pétrole. Mon, 22 Sep 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Plus de 70.000 enfants accusés de sorcellerie et maltraitéshttp://www.fides.org/fr/news/38484-AFRIQUE_RD_CONGO_Plus_de_70_000_enfants_accuses_de_sorcellerie_et_maltraiteshttp://www.fides.org/fr/news/38484-AFRIQUE_RD_CONGO_Plus_de_70_000_enfants_accuses_de_sorcellerie_et_maltraitesKinshasa – Plus de 70.000 enfants congolais ont été torturés, abandonnés et tués sous l’accusation de sorcellerie. Dans la seule région de Kinshasa, 30.000 enfants de rue ont été éloignés de leurs familles pour ce motif. Une bonne partie de la population, des enseignants aux professions libérales en passant par les responsables religieux, croit à la sorcellerie. Il s’agit d’un phénomène fortement répandu dans la culture bantoue et difficile à éradiquer, selon les plaintes de différentes organisations engagées dans la lutte contre ce phénomène . Les principaux bourreaux de ces jeunes sont leurs parents eux-mêmes, des proches et les prédicateurs de certaines églises indépendantes qui ne connaissent ni structure hiérarchique ni doctrine religieuse. Les « pasteurs » de ces églises reçoivent des donations de la part des membres de la famille allant de 300 à 2.000 dollars pour chacun des « exorcismes » pratiqués. Certains des « exorcismes » consistent à enfermer les victimes chez elles pendant des jours sans nourriture et sans eau pour les « préparer » à se libérer des esprits mauvais. Les enfants sont ensuite présentés au « pasteur » qui commence un rite fait de cris, de chants et de danses qui se poursuivent tant que les enfants ne tombent pas par terre, épuisés et étourdis. Les activistes qui luttent contre la pratique de la magie noire se trouvent face à l’indifférence générale, au silence et à la passivité des autorités et accusent la police de faire obstacle à ce que ces cas fassent l’objet de plaintes. Mon, 22 Sep 2014 00:00:00 +0200ASIE/TERRE SAINTE - Pour le Conseil des Evêques catholiques, la reconnaissance de l’identité araméenne vise à « séparer les chrétiens palestiniens des autres palestiniens »http://www.fides.org/fr/news/38482-ASIE_TERRE_SAINTE_Pour_le_Conseil_des_Eveques_catholiques_la_reconnaissance_de_l_identite_arameenne_vise_a_separer_les_chretiens_palestiniens_des_autres_palestinienshttp://www.fides.org/fr/news/38482-ASIE_TERRE_SAINTE_Pour_le_Conseil_des_Eveques_catholiques_la_reconnaissance_de_l_identite_arameenne_vise_a_separer_les_chretiens_palestiniens_des_autres_palestiniensJérusalem – La décision du Ministère de l’Intérieur israélien d’encourager l’ajout du qualificatif « araméen » au mot « chrétien », pour remplacer le qualificatif « arabe » qui figure sur les cartes d’identité des chrétiens palestiniens en Israël est dénoncé comme une « tentative de séparer les chrétiens palestiniens des autres palestiniens » par le Conseil des Evêques catholiques de Terre Sainte dans un document publié par la Commission Justice et Paix de ce même Conseil.<br />Selon ce qu’indique la presse israélienne, le 16 septembre dernier, le Ministre de l’Intérieur israélien a signé une mesure visant à reconnaître l’identité araméenne comme identité nationale distincte venant s’ajouter au registre des nationalités présentes dans le pays. La décision a été prise explicitement afin de permettre à 200 familles chrétiennes de s’identifier comme appartenant à l’antique nationalité et pouvoir ainsi s’enregistrer comme araméens plutôt que comme arabes sur leurs documents d’identité.<br />Le document de la Commission Justice et Paix des Evêques catholiques de Terre Sainte, datant lui aussi du 16 septembre, dénonce une opération artificielle et politiquement orientée poussant à récupérer dans un passé lointain des peuples du Moyen-Orient une identité nationale distincte à attribuer aux chrétiens présents en Israël. « La langue araméenne- peut-on lire dans le document parvenu à l’Agence Fides – a été la langue des juifs pendant des siècles. Ce fut le cas jusqu’au retour de la langue hébraïque seulement à la fin du XIX° siècle, et jusqu’à aujourd’hui. Les arabes, dans les pays du Levant, ont parlé à travers l’histoire et les siècles, l’araméen, le grec et l’arabe jusqu’à ce que l’arabe se stabilise. Aujourd’hui en Israël, nous sommes palestiniens arabes. Si cette tentative de séparer les chrétiens palestiniens des autres palestiniens, consiste à vouloir défendre les chrétiens ou les protéger, selon ce que prétendent certaines autorités israéliennes, nous déclarons : rendez-nous d’abord nos maisons, nos terrains et nos villages, que vous nous avez confisqué. Deuxièmement : la meilleure protection pour nous sera de nous laisser avec notre peuple. Troisièmement : la meilleure protection pour nous sera que vous entriez sérieusement sur le chemin de la paix ». <br />La prise de position épiscopale contient également un appel « aux quelques chrétiens palestiniens en Israël qui soutiennent cette idée » et sont prêts à revendiquer une identité nationale araméenne pour abandonner leur arabité et pouvoir ainsi se voir garantir l’accès au service militaire dans l’armée israélienne : « Il n’est pas possible – peut-on lire dans le document – que vous fassiez du mal à votre peuple pour satisfaire vos intérêts personnels du moment. Dans votre attitude, vous ne faites du bien ni à vous-mêmes ni à Israël. Israël a besoin du chrétien à qui le Christ a dit : « Bienheureux les artisans de paix », et non pas bienheureux à celui qui se défigure et défigure son identité ». Mon, 22 Sep 2014 00:00:00 +0200ASIE/PAKISTAN - Appel des chrétiens au gouvernement contre la campagne de recrutement menée par le prétendu « Etat islamique » au Pakistanhttp://www.fides.org/fr/news/38481-ASIE_PAKISTAN_Appel_des_chretiens_au_gouvernement_contre_la_campagne_de_recrutement_menee_par_le_pretendu_Etat_islamique_au_Pakistanhttp://www.fides.org/fr/news/38481-ASIE_PAKISTAN_Appel_des_chretiens_au_gouvernement_contre_la_campagne_de_recrutement_menee_par_le_pretendu_Etat_islamique_au_PakistanLahore – Le prétendu « Etat islamique », formation djihadiste opérant en Irak et en Syrie, a distribué des opuscules à Peshawar et dans les provinces pakistanaises situées à la frontière avec l’Afghanistan, invitant au recrutement et faisant appel à la population locale afin qu’elle soutienne la création d’un califat islamique. Ainsi que l’a appris Fides, la nouvelle a suscité une vive préoccupation au sein de la société civile pakistanaise, surtout parmi les jeunes chrétiens et les organisations qui défendent les droits fondamentaux. Il a ainsi été demandé au gouvernement de mettre un terme à la diffusion de la propagande du prétendu « Etat islamique ».<br />L’avocat chrétien Sardar Mushtaq Gill, qui partage la préoccupation concernant la diffusion d’une idéologie désirant infecter la société pakistanaise explique à Fides : « Le Pakistan connaît déjà une situation à risque à cause de la présence de groupes extrémistes et terroristes, du faible respect de la liberté religieuse et de la discrimination des minorités. Face à la nouvelle de l’arrivée du prétendu « Etat islamique », de nombreux jeunes chrétiens sont venus m’exprimer leur angoisse. Je les ai rassurés, en disant que Dieu est avec nous et qu’il pourvoit à ses enfants ».<br />Toutefois, affirme Maître Gill, « nous ne pouvons pas ignorer la menace croissante du prétendu « Etat islamique » au Pakistan. En tant que chrétiens, nous pouvons jouer notre rôle dans la société, dans le domaine de la culture et de l’édition afin de lutter contre cette idéologie de mort, en proposant une vision basée sur des valeurs telles que le respect de la vie, la dignité de tout homme, les droits fondamentaux et l’harmonie. Espérons que le gouvernement pakistanais apportera une réponse efficace au niveau fédéral, provincial ou local empêchant le prétendu « Etat islamique » de pénétrer au Pakistan ». Mon, 22 Sep 2014 00:00:00 +0200AMERIQUE/ETATS UNIS - Dans l’attente de la réforme, les familles de migrants demeurent diviséeshttp://www.fides.org/fr/news/38480-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Dans_l_attente_de_la_reforme_les_familles_de_migrants_demeurent_diviseeshttp://www.fides.org/fr/news/38480-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Dans_l_attente_de_la_reforme_les_familles_de_migrants_demeurent_diviseesLaredo – L’Evêque de Laredo , S.Exc. Mgr James Anthony Tamayo, s’est plaint du fait que la réforme de la politique de l’immigration n’a pas encore été adoptée et que les autorités fédérales continuent donc à séparer de nombreuses familles, du fait de leur situation irrégulière. La note envoyée à l’Agence Fides par une source locale reprend les propos de l’Evêque : « A Laredo, nous continuons à aider les familles de ressortissants d’Amérique centrale qui arrivent pour chercher à rejoindre leur parents se trouvant aux Etats-Unis. Peut-être tous ne savent-ils pas que la migration s’est réduite de manière significative et qu’il n’arrive plus que de 5 à 10 familles par jour et non plus comme auparavant plus de 100 par jour ».<br />Mgr Tamayo a improvisé une conférence de presse hier, après la Messe dominicale, informant que ces migrants sont assistés en leur procurant de la nourriture, des vêtements et un endroit où se laver et pouvoir chercher à contacter leurs familles aux Etats-Unis. Il a ajouté qu’il travaille avec l’administration américaine et les autres églises afin de trouver une solution définitive au problème de l’immigration clandestine.<br />« En tant qu’Eglise, nous devons répondre à cette situation d’urgence et chercher à aider notre prochain mais ceci requiert également une modification des lois des Etats-Unis afin que le regroupement familial ne soit plus aussi long – a déclaré Mgr Tamayo. Actuellement, les familles ont besoin d’environ 10 ans pour répondre aux critères requis et pouvoir finalement se retrouver et nous savons que ces critères d’admissibilité sont trop rigides. La solution la plus pratique que nous voyons est l’adoption d’une réforme de la politique de l’immigration. Ce pays a besoin de nombreux travailleurs dans les campagnes, dans les hôtels et les restaurants, dans le bâtiment et ces personnes veulent seulement travailler ».<br />Le 27 juin 2013, le Sénat américain a approuvé le projet de loi S. 744 qui prévoit la naturalisation des immigrés en situation irrégulière arrivés aux Etats-Unis avant le 31 décembre 2011 n’ayant pas de précédents pénaux. Toutefois, à cause de désaccords entre démocrates et républicains, la Chambre des Représentants n’a pas encore fixé de date pour la discussion du texte en vue de son approbation définitive . Mon, 22 Sep 2014 00:00:00 +0200VATICAN - Discours du Pape aux Evêques récemment nommés : appelés à donner « un authentique élan missionnaire » aux Communauté diocésaineshttp://www.fides.org/fr/news/38479-VATICAN_Discours_du_Pape_aux_Eveques_recemment_nommes_appeles_a_donner_un_authentique_elan_missionnaire_aux_Communaute_diocesaineshttp://www.fides.org/fr/news/38479-VATICAN_Discours_du_Pape_aux_Eveques_recemment_nommes_appeles_a_donner_un_authentique_elan_missionnaire_aux_Communaute_diocesainesCité du Vatican – « L’Eglise a besoin de Pasteurs, c’est-à-dire de serviteurs, d’Evêques qui sachent se mettre à genoux devant les autres pour leur laver les pieds. Des Pasteurs proches des gens, des pères et des frères humbles, patients et miséricordieux, qui aiment la pauvreté… Vous êtes appelés à surveiller sans relâche le troupeau qui vous est confié, pour le conserver uni et fidèle à l’Evangile et à l’Eglise. Efforcez-vous de donner un authentique élan missionnaire à vos Communautés diocésaines afin qu’elles grandissent toujours plus au travers de nouveaux membres… Soyez proches de vos prêtres, prenez soin de la vie religieuse, aimez les pauvres ». Telles sont les consignes que le Saint-Père François a donné aux Evêques récemment nommés qu’il a rencontré samedi 20 septembre au terme du Séminaire de mise à jour organisé à leur intention par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, Evêques qui étaient accompagnées par le Préfet du Dicastère missionnaire, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni.<br />Le Pape a souligné combien l’on perçoit aujourd’hui « le besoin impérieux d’une conversion missionnaire… qui concerne tout baptisé et toute Paroisse mais que, naturellement, les Pasteurs sont appelés à vivre et à témoigner en premier ». C’est pourquoi il a exhorté les Evêques à orienter leur vie et leur ministère épiscopal vers « cette transformation missionnaire qui interpelle aujourd’hui le Peuple de Dieu ».<br />Le Pape a eu une pensée particulière pour les Confrères Evêques absents pour différents motifs : « J’envoie à tous un salut fraternel et bénissant. Comme je voudrais, par exemple, que les Evêques chinois ordonnés au cours des années récentes soient présents à la rencontre de ce jour ! Au fonds de mon cœur, cependant, j’espère que ce jour n’est pas lointain ! Je désire leur assurer non seulement ma et notre solidarité mais également celle de l’Episcopat mondial afin que, dans la foi commune, ils sentent que, si parfois ils peuvent avoir l’impression d’être seuls, plus forte est la certitude que leurs souffrances porteront du fruit – et un grand fruit – pour le bien de leurs fidèles, de leurs compatriotes et de toute l’Eglise ». Dans le climat du chemin synodal sur la famille, le Pape François a enfin encouragé les Evêques à « promouvoir la pastorale familiale, afin que les familles, accompagnées et formées, puissent toujours mieux contribuer à la vie de l’Eglise et de la société ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://www.fides.org/ita/attachments/view/file/Ud_Sem_Cep_20092014.doc">Texte intégral du discours du Saint-Père (en italien)</a>Mon, 22 Sep 2014 00:00:00 +0200ASIE/INDE - Appel du Secrétaire de la Commission Justice, Paix et Développement de la Conférence épiscopale en faveur de la liberté religieuse des dalitshttp://www.fides.org/fr/news/38478-ASIE_INDE_Appel_du_Secretaire_de_la_Commission_Justice_Paix_et_Developpement_de_la_Conference_episcopale_en_faveur_de_la_liberte_religieuse_des_dalitshttp://www.fides.org/fr/news/38478-ASIE_INDE_Appel_du_Secretaire_de_la_Commission_Justice_Paix_et_Developpement_de_la_Conference_episcopale_en_faveur_de_la_liberte_religieuse_des_dalitsBhopal – « Il est urgent de protéger le droit des dalits de professer et de pratiquer leur propre religion au Madhya Pradesh ». Tel est l’appel éploré parvenu à Fides en provenance du Secrétaire de la Commission Justice, Paix et Développement de la Conférence épiscopale indienne, le Père Charles Irudayam. Ce dernier explique à Fides : « Les dalits du district de Shivpuri, au Madhya Pradesh n’ont pas de liberté. Lorsqu’ils prétendent en disposer, ils sont traités comme des criminels. Leur vie est un véritable esclavage. Il s’agit d’un affront pour toute société civilisée. Il faut restaurer les libertés fondamentales des dalits et leur garantir une vie digne car ils sont des citoyens indiens comme les autres ».<br />La Commission Justice, Paix et Développement de la Conférence épiscopale indienne a envoyé une lettre aux Commissions nationales pour les Minorités et pour les droits fondamentaux, demandant une intervention urgente. Le Père Irudayam signale « de graves violations des droits et des libertés fondamentales. Les dalits qui déclarent vouloir se convertir à l’islam ou au Christianisme sont agressés et soumis de force à des rites de purification pour retourner à l’hindouisme. La communauté, outre à l’ignominie du fait d’être intouchable, subit de lourdes coercitions et intimidations de la part des groupes extrémistes hindous, qui empêchent d’embrasser une foi de son choix ».<br />La Commission demande au gouvernement et aux organes préposés d’intervenir immédiatement afin de garantir la vie des dalits et de protéger leur liberté de changer de foi et de professer et pratiquer leur religion. Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/SIERRA LEONE - Témoignage de l’Archevêque de Freetown à propos de la communauté catholique à l’époque de l’Ebolahttp://www.fides.org/fr/news/38477-AFRIQUE_SIERRA_LEONE_Temoignage_de_l_Archeveque_de_Freetown_a_propos_de_la_communaute_catholique_a_l_epoque_de_l_Ebolahttp://www.fides.org/fr/news/38477-AFRIQUE_SIERRA_LEONE_Temoignage_de_l_Archeveque_de_Freetown_a_propos_de_la_communaute_catholique_a_l_epoque_de_l_EbolaFreetown – « L’épidémie d’Ebola n’a pas eu d’effets jusqu’ici sur la présence des fidèles à l’église même s’il existe une crainte diffuse d’être infectés par le virus. Les personnes continuent à venir à l’église comme elles le faisaient avant l’épidémie. Nous avons composé des prières spécifiques pour invoquer l’assistance divine dans notre lutte contre l’épidémie, qui sont récitées à toutes les Messes dans tout le pays ». C’est ce qu’affirme S.Exc. Mgr Edward Tamba Charles, Archevêque de Freetown, capitale de la Sierra Leone, l’un des Etats africains les plus fortement touchés par le virus où, pendant trois jours, jusqu’au lundi 22 septembre à 07.00, la population doit rester à son domicile pour éviter une diffusion ultérieure de la contamination.<br />L’Agence Fides a demandé à l’Archevêque de décrire comment la communauté catholique vit actuellement cette situation d’urgence sanitaire. « L’épidémie a débuté dans le district de Kailahun – raconte Mgr Charles – mais elle a bientôt fait sentir sa présence dans tout le pays, à l’exception du district de Koinadugu qui, jusqu’ici, n’a pas enregistré de cas d’Ebola. Cela signifie que l’Eglise catholique a été elle aussi touchée de différentes manières même si aucun prêtre ni aucun religieux ou religieuse n’a jusqu’ici contracté le virus. Un certain nombre de fidèles laïcs sont cependant morts dans les deux épicentres de l’épidémie, à Kailahun et à Kenema ».<br />« Les Mouvements du Renouveau charismatique – poursuit l’Archevêque – ont organisé des veillées de prière durant toute la nuit pour invoquer l’aide de l’Esprit Saint en ce moment terrible de notre histoire nationale. Comme cela est naturel, la majeure partie des prières de cette période est liée à l’épidémie d’Ebola et à son enraiement rapide. Nous avons également utilisé ses moments de prière pour sensibiliser les fidèles à la nature du virus Ebola, à la manière dont il se transmet et aux modalités permettant d’éviter la contamination ».<br />A cause de l’épidémie, la réouverture des écoles et collèges a été renvoyée sine die, ce qui a également des conséquences sur les cours de catéchisme et sur les rencontres dominicales, qui impliquent en majorité des étudiants.<br />En ce qui concerne les initiatives spécifiques de la communauté catholique en faveur des personnes se trouvant en isolement, l’Archevêque explique : « initialement, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène avait donné l’impression qu’il aurait apporté tout le soutien nécessaire aux personnes hospitalisées dans les centres Ebola de Kenema et de Kailahun et à celles se trouvant en quarantaine à leurs domiciles ou dans des communautés dans différentes parties du pays. Ainsi les familles et les groupes ne se sont pas préoccupés. Lorsque cependant, il a été constaté que les patients ne reçoivent pas beaucoup de soutien en termes d’alimentation et d’autres nécessités, les familles et les groupes ont commencé à envoyer de la nourriture et d’autres choses aux centres d’isolement. Je sais que le Programme alimentaire mondial fournit actuellement de la nourriture à ces centres. Caritas Freetown a fourni de la nourriture aux orphelins et aux veuves de l’épidémie alors que la Société Saint Vincent de Paul de l’Archidiocèse de Freetown s’apprête à acheminer une grande quantité de produits alimentaires en direction du Diocèse de Kenema pour les patients affectés par l’Ebola et pour les autres personnes contaminées ». Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0200ASIE/SINGAPOUR - Pour l’Archevêque de Singapour, « pour relever le défi de la sécularisation, nous avons décidé de restituer sa centralité à la famille »http://www.fides.org/fr/news/38476-ASIE_SINGAPOUR_Pour_l_Archeveque_de_Singapour_pour_relever_le_defi_de_la_secularisation_nous_avons_decide_de_restituer_sa_centralite_a_la_famillehttp://www.fides.org/fr/news/38476-ASIE_SINGAPOUR_Pour_l_Archeveque_de_Singapour_pour_relever_le_defi_de_la_secularisation_nous_avons_decide_de_restituer_sa_centralite_a_la_familleSingapour – « Pour relever le défi de la sécularisation, que la société de Singapour affronte actuellement, et qui concerne les croyants de toutes les religions, nous avons décidé de restituer sa centralité à la famille ». C’est ce qu’a affirmé dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides S.Exc. Mgr William Goh, Archevêque de Singapour à la veille de l’Assemblée extraordinaire du Synode des Evêques dédiée aux défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation, qui se tiendra au Vatican en octobre. « Singapour – explique-t-il – est un pays post-moderne, industrialisé, dans lequel la sécularisation se ressent fortement. Il faut cependant dire que nous nous trouvons dans un pays asiatique et les asiatiques sont des personnes en soi spirituelles. Aujourd’hui, notre priorité est de renouveler la foi, en construisant une Eglise fondée sur l’Evangile et missionnaire ». Afin de donner un nouvel élan à l’évangélisation, il poursuit : « le chemin consiste à renforcer le clergé et à parier sur la formation du laïcat. Nous avons institué une Commission spécifique parce que nous désirons que les laïcs soient impliqués et protagonistes de la vie pastorale. De cette manière, l’Eglise s’ouvre davantage au dialogue avec la société ».<br />L’Archevêque affirme : « Dans ce processus, il est essentiel d’accorder la centralité à la famille. Dans le Diocèse, il existe différentes réalités de mouvements et associations dédiés à l’amour familial. Nous les avons réunis au sein d’une coordination unique pour harmoniser la pastorale et l’évangélisation. Le chemin de foi au sein de la famille est décisif pour l’avenir de l’Eglise ». Mgr Goh conclut : « Une attention particulière doit être accordée aux jeunes, surtout dans les écoles et sur les campus afin que, de là, commence le parcours de formation d’un bon leadership de l’Eglise de demain, avec des personnes de foi et d’action ». Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0200ASIE/PAKISTAN - Mémoire et demande de dédommagements un an après l’attentat contre l’église anglicane de tous les saints de Peshawarhttp://www.fides.org/fr/news/38475-ASIE_PAKISTAN_Memoire_et_demande_de_dedommagements_un_an_apres_l_attentat_contre_l_eglise_anglicane_de_tous_les_saints_de_Peshawarhttp://www.fides.org/fr/news/38475-ASIE_PAKISTAN_Memoire_et_demande_de_dedommagements_un_an_apres_l_attentat_contre_l_eglise_anglicane_de_tous_les_saints_de_PeshawarPeshawar – Messes, veillées de prière et rencontres dans tous les Diocèses du Pakistan marqueront le premier anniversaire du grave attentat perpétré le 22 septembre 2013 contre l’église anglicane de tous les saints de Peshawar. Ainsi que l’a appris Fides, les chrétiens pakistanais se réuniront pour commémorer les victimes. En de nombreux lieux, s’élèvera un appel en faveur de la paix alors que la nation traverse des jours difficiles, marqués par la crise politique.<br />Les fidèles pakistanais se souviennent également que, un an après, le gouvernement n’a toujours pas tenu sa promesse relative au dédommagement des victimes de l’attentat. Dans une note envoyée à Fides, l’ONG internationale Christian Solidarity Worldwide rappelle qu’en juin dernier, la Cour suprême avait invité l’exécutif à donner suite à la légitime requête de compensation. Une décision de la Cour ordonnait au gouvernement de dédommager rapidement les victimes, remarquant le besoin d’une « force de police militaire spéciale ayant pour mission de protéger les lieux de culte des minorités ».<br />Dans le cadre de ce qui est amplement reconnu comme la pire attaque contre une église de l’histoire du Pakistan, deux kamikazes se firent exploser l’un après l’autre alors que l’église était bondée de quelques 600 fidèles. Les morts furent au nombre de 85 et les blessés de 150. Malgré les promesses d’aide, les victimes doivent encore recevoir un soutien adéquat et n’ont pu recevoir de soins médicaux adaptés, particulièrement coûteux, du fait de leur condition d’indigence. Le gouvernement pakistanais n’a pas encore tenu sa promesse de destiner 200 millions de roupies à un fonds de secours destiné aux orphelins et aux veuves. CSW demande « justice et une juste compensation », invitant le gouvernement à s’engager dans la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme. Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0200EUROPE/POLOGNE - Vers le Congrès missionnaire national de 2015 : des laïcs impliqués dans l’œuvre missionnairehttp://www.fides.org/fr/news/38474-EUROPE_POLOGNE_Vers_le_Congres_missionnaire_national_de_2015_des_laics_impliques_dans_l_oeuvre_missionnairehttp://www.fides.org/fr/news/38474-EUROPE_POLOGNE_Vers_le_Congres_missionnaire_national_de_2015_des_laics_impliques_dans_l_oeuvre_missionnaireCzestochowa – « Des laïcs dans l’œuvre missionnaire de l’Église » – tel est le slogan d’une rencontre des Œuvres Pontificales Missionnaires et des autres milieux missionnaires en Pologne, qui a eu lieu au Séminaire diocésain de Czestochowa du 15 au 17 septembre, voyant la participation d’une centaine de personnes, Directeurs diocésains des Œuvres pontificales missionnaires, chargés des missions des Congrégations religieuses et animateurs missionnaires laïcs. Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, le Père Tomasz Atlas, Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires en Pologne a ouvert la réunion en invitant les participants à chercher ensemble des moyens pour gagner des laïcs à la coopération missionnaire.<br />Des orateurs – prêtres diocésains et religieux, ont présenté des champs de la coopération avec des fidèles laïques dans le domaine des missions, des exemples d’une coopération dans l’animation missionnaire, l’École des animateurs missionnaire , des ateliers missionnaires et le volontariat missionnaire. Ont également pris la parole un certain nombre de missionnaires laïcs qui ont parlé de leurs expériences.<br />Il y avait aussi du temps pour les témoignages des animateurs missionnaires laïques qui ont parlé des leurs expériences dans le travail au profit des missions.<br />Au cours des trois journées de travail, les participants à la rencontre ont prié ensemble pour les missions. S.Exc. Mgr Waclaw Depo, Archevêque de Czestochowa, a présidé l’Eucharistie le 16 septembre. La réunion s’est achevée par une Messe célébrée par S.Exc. Mgr Jerzy Mazur, Président de la Commission Épiscopale pour les missions qui a en outre présidé la dernière partie de la rencontre consacrée à la préparation du IV° Congrès National Missionnaire prévu du 12 au 14 juin 2015. Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/TOGO - Milliers d’enfants maltraités ou tués parce qu’accusés d’être des sorciershttp://www.fides.org/fr/news/38473-AFRIQUE_TOGO_Milliers_d_enfants_maltraites_ou_tues_parce_qu_accuses_d_etre_des_sorciershttp://www.fides.org/fr/news/38473-AFRIQUE_TOGO_Milliers_d_enfants_maltraites_ou_tues_parce_qu_accuses_d_etre_des_sorciersKara - En 2013, dans la région de Kara, au Togo, des milliers d’enfants ont fait l’objet de mauvais traitements et ont été tués parce que considérés comme des sorciers. C’est ce qui ressort du document intitulé « Enfants accusés de sorcellerie dans la région de Kara » que l’organisation espagnole Missions salésiennes présentera prochainement. L’étude, élaborée par la responsable des Projets de Missions Salésiennes, dont l’Agence Fides a eu connaissance, démontre les causes et les conséquences de cette réalité qui frappe de nombreux enfants qui vivent aujourd’hui dans la Maison Don Bosco de Kara. La présentation de ce travail fait partie intégrante de la campagne dénommée Yo No Soy Bruja promue par l’organisation dans le but de sensibiliser les familles, la société, les gouvernements et la communauté internationale afin que les agresseurs ne demeurent pas impunis. Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0200AMERIQUE/HONDURAS - Projets hydroélectriques et droits des petites communautéshttp://www.fides.org/fr/news/38472-AMERIQUE_HONDURAS_Projets_hydroelectriques_et_droits_des_petites_communauteshttp://www.fides.org/fr/news/38472-AMERIQUE_HONDURAS_Projets_hydroelectriques_et_droits_des_petites_communautesChiquila – Le Centre pour l’Etude de la Démocratie du Honduras met en garde contre les problèmes que les communautés disséminées le long des fleuves commencent à connaître suite au développement hydroélectrique dans le Département de Santa Barbara, la région sise au nord-ouest du Honduras. Récemment, le CESPAD a présenté une étude relative à la zone de Chiquila réalisée au cours de la période janvier-juin 2014 intitulée « Barrages hydroélectriques et exclusion : un conflit social dans les vallées du nord de Santa Barbara », dans laquelle il analyse les catastrophes et les conséquences négatives du projet hydroélectriques Chamelecon 280 de l’entreprise Generacion Electrica S.A. , qui travaille dans la région depuis un an.<br />Selon la note parvenue à l’Agence Fides, l’étude prouve que la réalisation des projets hydroélectriques comporte des problèmes environnementaux et crée des conflits sur le territoire. Les communautés qui y habitent sont victimes de ces conflits en ce qu’elles ne reçoivent aucun avantage significatif et qu’elles ne sont pas même consultées à propos des interventions sur leurs terres. Les intérêts des grandes sociétés qui travaillent à ces projets seraient opposés à ceux des communautés locales, vu que la gestion des barrages et des fleuves répond à des intérêts financiers et politiques alors que les communautés ont besoin de ces sites et de ces fleuves pour leur subsistance. Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/GUINEE BISSAU - Lettre des Evêques relative à la sensibilisation et à la prévention de l’épidémie d’Ebolahttp://www.fides.org/fr/news/38471-AFRIQUE_GUINEE_BISSAU_Lettre_des_Eveques_relative_a_la_sensibilisation_et_a_la_prevention_de_l_epidemie_d_Ebolahttp://www.fides.org/fr/news/38471-AFRIQUE_GUINEE_BISSAU_Lettre_des_Eveques_relative_a_la_sensibilisation_et_a_la_prevention_de_l_epidemie_d_EbolaBissau – « Préoccupés par la menace réelle représentée par le virus, nous invitons toutes nos communautés à chercher toujours plus d’informations sur l’évolution de la situation et à continuer à mettre en pratique toutes les mesures nécessaires afin d’éviter la diffusion du virus ». C’est ce qu’écrivent les Evêques de Guinée Bissau – Leurs Excellences NN.SS. José Câmnate na Bissign, Evêque de Bissau, et Pedro Carlos Zilli, Evêque de Bafatà – dans une Lettre aux fidèles relative à la diffusion du virus Ebola. Dans le texte, envoyé à l’Agence Fides par la Curie de Bissau, les Evêques invitent à mettre des seaux contenant de l’eau et du désinfectant à l’entrée des églises et des lieux de rencontre afin que tous puissent se laver les mains, à éviter les rassemblement, à recevoir la Communion dans la main et à ne pas s’échanger le baiser de paix au cours de la célébration de la Messe.<br />Les deux Evêques apprécient l’action du gouvernement, des organismes internationaux et des communautés religieuses visant à prévenir l’épidémie en Guinée Bissau et remarquent avec satisfaction « le grand effort » fait par les communautés paroissiales en matière de sensibilisation. « Au travers de Caritas Guinée Bissau, de la Commission Justice et Paix et de Radio Sol Mansi – poursuit le texte – un programme de formation sera développé afin de permettre à nos communautés de participer activement à la sensibilisation et à la prévention de l’épidémie d’Ebola et d’autres épidémies. Que toutes les Paroisses et les missions soient ouvertes aux lignes directrices qui seront fournies ». Le communiqué conclut : « En tant que chrétiens, enracinés dans la foi, continuons à demander au Seigneur qu’Il éloigne cette maladie de nos pays et nous aide à trouver des formes de solidarité concrète envers les populations les plus touchées. Confiants dans le Dieu de la vie, relevons ce défi avec clairvoyance et courage ». Fri, 19 Sep 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Prochaine reprise des transmissions de Radio Bakhita, mais sans contenus politiqueshttp://www.fides.org/fr/news/38470-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Prochaine_reprise_des_transmissions_de_Radio_Bakhita_mais_sans_contenus_politiqueshttp://www.fides.org/fr/news/38470-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Prochaine_reprise_des_transmissions_de_Radio_Bakhita_mais_sans_contenus_politiquesJuba – Les émissions de Radio Bakhita, promue par l’Archidiocèse de Juba, capitale du Soudan du Sud, reprendront prochainement. C’est ce que déclare à l’Agence CISA de Nairobi, le Directeur de la station, Albino Tokwaro, qui a précisé que les autorités lui ont interdit tout contenu politique. Le 16 août, les autorités locales avaient imposé la fermeture de la station et arrêté son Rédacteur en chef, Ochan David Nicholas, relâché par la suite et ce suite à la transmission par la radio de la nouvelle selon laquelle le 15 août, les troupes régulières fidèles au Président Salva Kiir avaient combattu, dans l’Etat de Bentiu, les milices liées à l’ancien vice-président Riek Machar . « Les clefs du siège de la radio nous ont été restituées le 12 septembre et nous attendons actuellement l’approbation de l’Archevêque pour reprendre les transmissions » a déclaré le Directeur de la station, ajoutant que, suite aux avertissements du service de sécurité, « la radio centrera ses programmes sur le développement et l’éducation ».<br />Selon des sources de Fides, lorsque la crise politique a éclaté au Soudan du Sud, en décembre dernier, les pressions sur les moyens de communication locaux se sont accentuées, afin de limiter la diffusion de nouvelles non agrées par le gouvernement. Fri, 19 Sep 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Reconstruction de la part de l’armée d’une école catholique dévastée par les islamistes à Beni Suefhttp://www.fides.org/fr/news/38469-AFRIQUE_EGYPTE_Reconstruction_de_la_part_de_l_armee_d_une_ecole_catholique_devastee_par_les_islamistes_a_Beni_Suefhttp://www.fides.org/fr/news/38469-AFRIQUE_EGYPTE_Reconstruction_de_la_part_de_l_armee_d_une_ecole_catholique_devastee_par_les_islamistes_a_Beni_SuefBeni Suef – L’école primaire de Beni Suef, gérée par les religieuses franciscaines du Cœur Immaculé de Marie, qui avait été incendiée et détruite au cours des assauts islamiques subis par les églises et les écoles chrétiennes durant les désordres d’août 2013, a été remise à temps pour débuter l’année scolaire, qui commence demain. La reconstruction de l’école de cette ville située à 115 Km du Caire, a été assurée par l’armée égyptienne qui, après la flambée de violence perpétrée par les groupes salafistes ou proches des Frères musulmans, avait annoncé son intention de réparer les édifices chrétiens dévastés. « La semaine passée – indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Adel Zaki OFM, Vicaire épiscopal d’Alexandrie pour les catholiques de rite latin – a été organisée une grande fête au cours de laquelle de nombreux anciens élèves, chrétiens et musulmans, ont manifesté leur reconnaissance pour le travail effectué depuis tant d’années par les religieuses. La croix de l’école, proche de la gare, était bien visible également des passagers des trains de passage. La réouverture de l’établissement d’enseignement a représenté en quelque sorte une occasion de réconciliation entre chrétiens et musulmans de la zone, sous le signe de la reconnaissance partagée pour l’engagement des religieuses au service de l’ensemble de la population du gouvernorat ». Fri, 19 Sep 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Dénonciation de l’Evêque de Maiduguri après la prise de 25 villes de la part de Boko Haramhttp://www.fides.org/fr/news/38468-AFRIQUE_NIGERIA_Denonciation_de_l_Eveque_de_Maiduguri_apres_la_prise_de_25_villes_de_la_part_de_Boko_Haramhttp://www.fides.org/fr/news/38468-AFRIQUE_NIGERIA_Denonciation_de_l_Eveque_de_Maiduguri_apres_la_prise_de_25_villes_de_la_part_de_Boko_HaramAbuja - Boko Haram a pris le contrôle de 25 villes du nord-est du Nigeria. C’est ce qu’affirme S.Exc. Mgr Oliver Dashe Doeme, Evêque de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno menacée par l’avancée des groupes islamiques. Mgr Doeme, qui a été contraint à se réfugier, en compagnie de milliers de fidèles, dans la Paroisse Sainte Thérèse de Yola, dans l’Etat d’Adamawa , a tracé un bilan de l’action de Boko Haram au cours de la réunion de la Conférence épiscopale qui a eu lieu à Warri, dans le delta du Niger.<br />Dans une déclaration dont une copie est parvenue à l’Agence Fides, l’Evêque de Maiduguri – dont le Diocèse s’étend sur les Etats de Borno, de Yobe et sur certaines zones de l’Etat d’Adamawa où les actions de Boko Haram sont les plus intenses – a affirmé que les dévastations accomplies par la secte islamiste au cours de ce dernier mois peuvent être comparées à celles du prétendu « Etat islamique » en Irak et en Syrie.<br />« Des milliers de personnes ont été contraintes à se réfugier dans les grottes, sur les montagnes et dans les forêts. Les quelques-uns qui ont réussi à fuir sont assistés par les amis à Maiduguri, Mubi et Yola. Des milliers ont fui au Cameroun et vivent dans des conditions misérables ».<br />Mgr Doeme insiste sur l’armement sophistiqué dont dispose le groupe islamiste depuis ces derniers mois – blindés, armes anti-chars et anti-aériennes, munitions en grande quantité – alors qu’il accuse les militaires d’être demeurés « tièdes » face à la menace représentée par la secte.<br />L’Evêque remarque enfin que, bien que les violences de Boko Haram frappent tant les chrétiens que les musulmans, « il existe un fonds religieux à l’ensemble du problème Nous pouvons être craintifs, demeurer en silence et incapables de parler d’un plan visant à islamiser le nord du Nigeria ou l’ensemble du Nigeria. Mais ce à quoi nous assistons actuellement dans le nord de l’Adamawa constitue une confirmation claire de la poursuite de cet objectif » a conclu Mgr Doeme.<br />L’armée a affirmé ces derniers jours avoir infligé de lourdes pertes à Boko Haram, au point que, selon les autorités, la secte islamiste projetterait actuellement une série d’attentats dans d’autres Etats nigérians afin de détourner l’attention des pertes subies dans le nord-est. Fri, 19 Sep 2014 00:00:00 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Défi pour l’Evêque de Puerto Leguízamo-Solano : porter l’Evangile dans le contexte amazonienhttp://www.fides.org/fr/news/38467-AMERIQUE_COLOMBIE_Defi_pour_l_Eveque_de_Puerto_Leguizamo_Solano_porter_l_Evangile_dans_le_contexte_amazonienhttp://www.fides.org/fr/news/38467-AMERIQUE_COLOMBIE_Defi_pour_l_Eveque_de_Puerto_Leguizamo_Solano_porter_l_Evangile_dans_le_contexte_amazonienRome – « Bien que la réalité se présente comme étant plutôt interculturelle, l’Eglise catholique demeure l’unique institution qui jouisse de crédibilité ». C’est en ces termes que s’exprime S.Exc. Mgr Joaquin Humberto Pinzón Güiza, IMC, Vicaire apostolique de Puerto Leguízamo-Solano que l’Agence Fides a rencontré à Rome, où il participe au Séminaire pour les Evêques nouvellement nommés organisé par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.<br />« Le Vicariat a été érigé récemment, pour être précis le 21 février 2013, et j’en ai été nommé Evêque le jour même, de sorte que nous avons à peine commencé ce chemin en tant qu’Eglise locale » raconte Mgr Pinzón, qui décrit la réalité dans laquelle il œuvre. « Il existe trois aspects positifs qui me semblent d’importance vitale. Le premier est l’héritage missionnaire que j’ai trouvé, c’est-à-dire l’action missionnaire réalisée par les missionnaires Capucins catalans qui a été continuée par les Missionnaires de la Consolata. Ils nous ont laissé une richesse notamment en termes de structures, ce qui a permis de créer cette nouvelle juridiction ecclésiastique. Il s’agit d’un héritage d’une inestimable valeur missionnaire ! Le deuxième aspect important est constitué par la bonne disposition de la population envers la religion et le message de l’Evangile que nous proposons. Je dois dire à ce propos que, dans la zone, l’Eglise catholique jouit d’une grande crédibilité et continue d’en disposer sur ce territoire bien qu’il soit très éloigné de la capitale de la Colombie ».<br />« Le troisième aspect – conclut le Vicaire apostolique – est la possibilité d’annoncer l’Evangile dans le contexte amazonien, avec toute l’importance que revêt le territoire de l’Amazonie. Je tiens à spécifier que je me réfère à l’aspect interculturel, parce qu’il existe de nombreuses communautés indigènes dans cette zone qui n’ont pas encore reçu l’Evangile et cela représente un grand défi pour nous ».<br />Le Vicariat apostolique de Puerto Leguízamo-Solano se trouve dans le sud de l’Amazonie colombienne et son territoire comprend une partie des départements de Putumayo, Caqueta’ et Amazonas, dans l’axe des fleuves homonymes, et une partie de la frontière entre l’Equateur et le Pérou. Il s’étend sur 64.000 Km2 et compte une population de 46.000 habitants dont 36.000 catholiques. Les Paroisses sont au nombre de 6, les religieux prêtres sont 7 et les religieuses 8. Fri, 19 Sep 2014 00:00:00 +0200AMERIQUE/PEROU - Meurtre d’un responsable indigène luttant contre le déboisement de la forêt amazoniennehttp://www.fides.org/fr/news/38466-AMERIQUE_PEROU_Meurtre_d_un_responsable_indigene_luttant_contre_le_deboisement_de_la_foret_amazoniennehttp://www.fides.org/fr/news/38466-AMERIQUE_PEROU_Meurtre_d_un_responsable_indigene_luttant_contre_le_deboisement_de_la_foret_amazonienneLima - Edwin Chota, l’un des responsables de la tribu des indiens Ashaninka du Haut Tamaya, au Pérou, a été tué en compagnie de trois autres membres de son ethnie dans la zone située à la frontière entre le Brésil et le Pérou. Les quatre personnes s’étaient rendues au Brésil pour rencontrer les autres communautés indiennes afin de chercher à lutter ensemble contre le déboisement illégal de la forêt amazonienne et le trafic de stupéfiants. Elles étaient parvenues à rencontrer les autres activistes mais, sur le chemin du retour, elles ont rencontré des bûcherons ou des trafiquants de drogue qui les ont tué à l’aide de fusils. « Tant que nous n’aurons pas la propriété de la terre, les bûcherons ne respecteront pas notre propriété. Ils nous menacent. Ils nous intimident et ils sont armés ». avait déclaré par le passé Edwin Chota qui, depuis un an, avait indiqué au gouvernement de Lima que lui et d’autres chefs de la communauté Ashaninka avaient subi des menaces de mort à cause de leur combat contre le déboisement. Après de nombreuses années de batailles légales, Edwin Chota avait obtenu la certification de sa communauté natale mais ses plaintes contre les activités illégales des bûcherons sur ses terres et dans les environs n’avaient pas reçu la juste attention. Fri, 19 Sep 2014 00:00:00 +0200ASIE/PAKISTAN - Meurtre d’un professeur universitaire musulman accusé de blasphèmehttp://www.fides.org/fr/news/38465-ASIE_PAKISTAN_Meurtre_d_un_professeur_universitaire_musulman_accuse_de_blasphemehttp://www.fides.org/fr/news/38465-ASIE_PAKISTAN_Meurtre_d_un_professeur_universitaire_musulman_accuse_de_blasphemeKarachi – Un universitaire musulman libéral et modéré qui avait été accusé de blasphème suite à un discours tenu au cours d’une visite aux Etats-Unis a été assassiné hier à Karachi. Muhammad Shakil Auj était le doyen des études islamiques de l’Université publique de Karachi. Il était connu pour ses positions d’ouverture, de dialogue, de tolérance et de respect des droits de tous. Des hommes armés à moto ont pris pour cible la voiture qu’il conduisait, l’atteignant au cou et à la tête. Auj est mort sur le coup. Ainsi que l’indiquent des sources de Fides, la semaine passée, un autre chercheur musulman, Masood Baig, a été, lui aussi tué, par des inconnus. Muhammad Shakil Auj, 54 ans, avait déposé au cours des mois derniers différentes plaintes auprès des autorités de police suite aux menaces de mort qu’il avait commencé à recevoir après un discours tenu aux Etats-Unis en 2012. Quatre de ses collègues, professeurs de l’Université de Karachi, l’avaient accusé de blasphème pour les affirmations contenues dans ce discours. Un imam de Karachi avait émis une fatwa contre l’enseignant, l’accusant de blasphème et réclamant sa mort.<br />Des groupes et des organisations de sauvegarde des droits fondamentaux ainsi que des Commissions et associations chrétiennes réaffirment que la loi est souvent manipulée et utilisée dans le cadre de vengeances personnelles ou professionnelles. Ainsi que l’a appris Fides, Muhammad Shakil Auj sera commémoré demain, 20 septembre, au cours de la convention organisée par le Centre pour la Paix de Lahore, fondé et dirigé par le Père James Channan,OP, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, convoquée par l’ONU. La célébration est organisée par six importantes organisations engagées dans la promotion du dialogue, de la paix et de l’harmonie dont la Commission pour le Dialogue interreligieux de la Conférence épiscopale. Y participeront S.Exc. Mgr Sebastian Shaw, Archevêque de Lahore, et Hafiz Tahir Mehmood Asharfi, chercheur musulman bien connu, par ailleurs activiste des droits fondamentaux. Ils lanceront ensemble un appel afin de réaffirmer l’urgence de construire la paix et l’harmonie au sein de la société. Fri, 19 Sep 2014 00:00:00 +0200