Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/IRAQ - Commémoration du XIII° anniversaire de l'enlèvement et de l'assassinat de l’Archevêque chaldéen de Mossoulhttp://www.fides.org/fr/news/69690-ASIE_IRAQ_Commemoration_du_XIII_anniversaire_de_l_enlevement_et_de_l_assassinat_de_l_Archeveque_chaldeen_de_Mossoulhttp://www.fides.org/fr/news/69690-ASIE_IRAQ_Commemoration_du_XIII_anniversaire_de_l_enlevement_et_de_l_assassinat_de_l_Archeveque_chaldeen_de_MossoulMossoul – Alors qu'ils se préparent à accueillir le Pape François, les chrétiens irakiens font mémoire de S.Exc. Mgr Paulos Faraj Rahho, Archevêque chaldéen de Mossoul, à l'occasion du XIII° anniversaire de son enlèvement et de son assassinat, certains demandant à reprendre l’enquête afin de clarifier les énigmes qui entourent encore sa mort.<br />Le 29 février 2008, la voiture dans laquelle se trouvait l’Archevêque fut attaquée par un commando d'inconnu alors qu'il venait de sortir de l'église du Saint Esprit où il avait célébré le pieux exercice du Chemin de Croix. Son chauffeur et ses deux collaborateurs furent immédiatement tués alors que l’Archevêque était enlevé. Après deux jours de négociations serrées en vue de sa libération, son corps sans vie était retrouvé le 12 mars dans les environs d'un cimetière abandonné du district de Karama. Les causes de sa mort n'ont jamais été élucidées d'une manière définitive. Maintenant, alors que Mossoul également s’apprête à accueillir le Pape François dans le cadre de sa visite apostolique en Irak, le site d'information ankawa.com lance un appel en vue de la réouverture de l’enquête concernant cet enlèvement afin de chercher à faire la lumière sur les responsables de cet événement criminel qui porta à la mort de l’Archevêque chaldéen de la ville.<br />Après 2003 et l'opération militaire conduite par une coalition emmenée par les Etats-Unis ayant produit la chute du régime baathiste, la ville de Mossoul fut le théâtre d'une escalade de violences, de crimes et d'enlèvements qui prirent pour cible de manière accentuée les membres des communautés chrétiennes locales.<br />En septembre 2016, le Synode des Evêques chaldéens avait mis à l'ordre du jour d'une de ses réunions la nécessité d'introduire les procès en Béatification pour martyre de S.Exc. Mgr Rahho, du Père Raghiid Aziz Ganni et de Sœur Cecilia Moshi Hanna, tuée à Bagdad en 2002.<br />En mai 2018 , la Congrégation pour la Cause des Saints a concédé le Nihil obstat nécessaire pour débuter le procès en béatification et canonisation du Père Raghiid Ganni, prêtre chaldéen irakien, et de trois diacres - Basman Yousef Daud, Wahid Hanna Isho et Gassan Isam Bidawid – tués le 3 juin 2007 par un commando d’hommes armés à Mossoul près l’église chaldéenne du Saint Esprit. <br />A la fin octobre 2019, s'est conclue à Bagdad la phase diocésaine de la Cause de Béatification et la déclaration de martyre des 48 Serviteurs de Dieu massacrés le 31 octobre 2010 à Bagdad par un commando terroriste qui attaqua l'église syro catholique de Notre-Dame du Perpétuel secours. Mon, 01 Mar 2021 12:59:27 +0100AFRIQUE/RD CONGO - 32 civils tués en une semaine au Nord Kivuhttp://www.fides.org/fr/news/69689-AFRIQUE_RD_CONGO_32_civils_tues_en_une_semaine_au_Nord_Kivuhttp://www.fides.org/fr/news/69689-AFRIQUE_RD_CONGO_32_civils_tues_en_une_semaine_au_Nord_KivuKinshasa – Trente-deux civils ont été tués en une semaine dans le nord-est de la République démocratique du Congo, entre l'Ituri et le Nord-Kivu . C'est ce que communique le CEPADHO selon lequel les attaques doivent être attribuées aux terroristes d'origine ougandaise de l'ADF/MTM . Outre les victimes, sont à déplorer différents enlèvements ainsi que la disparition d'autres personnes.<br />Les dernières attaques remontent à la nuit du 27 au 28 février à Kainama, dans le nord-est du territoire de Beni, dans la province du Nord Kivu. Dans ce cadre, les terroristes de l'ADF/MTM ont tué un homme et un enfant et incendié six habitations alors qu'à Bwakardi, en Ituri, les djihadistes ont massacré 7 civils et livré aux flammes deux maisons, saccageant les autres à la recherche de nourriture et d'objets de valeur.<br />Le Nord Kivu est la province orientale de la République démocratique du Congo dans laquelle, le 22 février, ont été tués l'Ambassadeur d'Italie à Kinshasa, S.E. Luca Attanasio, le carabinier qui lui servait d'escorte, Vittorio Iacovacci, et leur chauffeur congolais, Mustafa Milambo .<br />Depuis des décennies, la zone vit dans l'insécurité à cause de la présence de centaines de groupes armés. Pour cela, indique le communiqué envoyé à l'Agence Fides, « le CEPADHO encourage l'initiative du Président de la République et Président de l'Union africaine s'agissant de l'organisation du sommet pour la paix en Afrique, afin de lutter contre l'émergence du terrorisme au niveau continental ». « Notre organisation demande à ce que, au cours u sommet, soit affrontée la question du terrorisme à Beni et en Irumu, en encourageant les Etats amis de la RDC à prendre en considération le fait de soutenir notre armée dans la lutte contre la menace commune : l'ADF/ MTM, allié du prétendu « Etat islamique ». Mon, 01 Mar 2021 12:33:41 +0100ASIE/THAILANDE - X° Anniversaire de la présence des missionnaires xavériens au service des pauvres et des derniers, « en témoignant l'Evangile de Jésus »http://www.fides.org/fr/news/69688-ASIE_THAILANDE_X_Anniversaire_de_la_presence_des_missionnaires_xaveriens_au_service_des_pauvres_et_des_derniers_en_temoignant_l_Evangile_de_Jesushttp://www.fides.org/fr/news/69688-ASIE_THAILANDE_X_Anniversaire_de_la_presence_des_missionnaires_xaveriens_au_service_des_pauvres_et_des_derniers_en_temoignant_l_Evangile_de_JesusBangkok - « Tout a commencé en 2007 lorsque, au cours du Chapitre général, fut décidée l'ouverture d'une nouvelle présence missionnaire en Asie. En temps de crise, marqués par la diminution des vocations, le vieillissement du personnel et la situation difficile dans certaines missions, ce fut un signe d'espérance pour tout l'Institut, appelé à repartir et à se repositionner dans un nouveau contexte mondial et ecclésial. De là le choix de la Thaïlande, où les deux premiers Xavériens sont arrivés en janvier 2012 ». C'est ce qu'indique dans le cadre d'un entretien accordé à l'Agence Fides le Père Alex Brai, missionnaire xavérien, évoquant la manière dont les fils spirituels de Saint Guido Maria Conforti ont fait leurs premiers pas dans le pays. « Comme tout début – indique le Père Brai – le nôtre a, lui aussi, été rempli d'espérance et de confiance mais dans le même temps, il a été hérissé de difficultés. Nous avons dédié les deux premières années exclusivement à l'étude de la langue, en fréquentant des cours dans des écoles spécifiquement pour étrangers et en nous exerçant constamment afin de prononcer complètement des sons absents de notre alphabet. Une autre réalité avec laquelle nous avons dû nous confronter – poursuit-il – a éré le bouddhisme. En Thaïlande, il s'agit d'un phénomène culturel avant que d'une religion. Le missionnaire observe : « Ceci est pour nous un aspect fascinant mais aussi un défi que de parvenir à entrer dans un monde aussi différent, avec des visions et des mentalités inhabituelles, sans pour cela nous laisser guider par des préjudices culturels et religieux ».<br />C'est surtout parmi les plus nécessiteux et les non-chrétiens que les missionnaires xavériens choisissent de témoigner l'Evangile de Jésus en Thaïlande. « Fidèles au charisme de notre Institut – explique le Père Brai – nous nous sommes engagés à collaborer dans l’œuvre d'Evangélisation parmi les villages du nord, à la frontière avec le Myanmar. Au début de notre présence, le nombre des familles catholiques était d'environ 70. Outre à gérer la vie de cette petite communauté chrétienne – poursuit-il – nous avons pris contact avec les villages des alentours où n'existait aucune présence chrétienne. Au travers de notre aide dans les écoles, des visites aux malades et d'un certain nombre d'activités s'adressant aux enfants, surtout dans les villages les plus pauvres, nous connaissons actuellement la réalité et nous nous faisons connaître ».<br />A Bangkok, les religieux œuvrent dans les bidonvilles. « Ici aussi, la charité du Christ nous pousse – indique le Père Brai – à nous faire plus proches des pauvres, des derniers et des exclus. Chaque jour, nous visitons les malades, les personnes âgées, les enfants en difficulté, privés de parents ou de quelqu'un qui s'occupe d'eux ».<br />« Dix ans après notre arrivée en Thaïlande – conclut le religieux – les problèmes à résoudre sont encore nombreux et les défis à relever multiples. A notre petit niveau, avec l'aide de Dieu, nous sommes sûrs que notre présence, le partage dans la simplicité et notre proximité fraternelle, constituent les bases en vue de la construction d'un avenir meilleur ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.youtube.com/watch?v=NfDxa-ny7uI&ab_channel=AgenziaFides">Vidéo de l'entretien avec le Père Alex Brai sur la chaine YouTube de l'Agence Fides</a>Mon, 01 Mar 2021 12:05:10 +0100AFRIQUE/SOUDAN - Appel à la prudence de la part du Comité sanitaire locale malgré une légère baisse du nombre des contaminations par Covid-19http://www.fides.org/fr/news/69687-AFRIQUE_SOUDAN_Appel_a_la_prudence_de_la_part_du_Comite_sanitaire_locale_malgre_une_legere_baisse_du_nombre_des_contaminations_par_Covid_19http://www.fides.org/fr/news/69687-AFRIQUE_SOUDAN_Appel_a_la_prudence_de_la_part_du_Comite_sanitaire_locale_malgre_une_legere_baisse_du_nombre_des_contaminations_par_Covid_19Khartoum - « La pandémie est encore grave et la situation globale instable et préoccupante dans la région ». Tel est l'avertissement donné par le Comité suprême pour les urgences sanitaires du Soudan. Malgré une légère diminution du nombre des cas de contamination et des morts dus au Covid-19 – indique une note dudit Comité parvenue à l'Agence Fides – il est plus que jamais nécessaire d'appliquer des mesures de prévention rigoureuses en particulier dans les écoles, d'effectuer des contrôles sanitaires dans les aéroports, aux postes de frontière terrestres et maritimes ».<br />Le Ministère de la Santé de l'Etat de Khartoum a affirmé « un manque évident de mise en œuvre des précautions sanitaires de la part de la majeure partie des parents, des départements et des élèves », invitant l'ensemble de la communauté à prendre au sérieux la situation et à la gérer avec prudence.<br />En vue d'une reprise en sécurité des activités publiques, le Comité a recommandé de surveiller l'application des précautions sanitaires et de revoir les sanctions liées à leurs violations.<br />Le département chargé des urgences et le contrôle épidémiologique du Ministère de la Santé de Khartoum a confirmé l'enregistrement de 15 cas de Covid-19 le 17 février alors que la capitale a continué à être caractérisée par le plus grand nombre de cas avérés par rapport au reste des localités, pour un total général de 6.474.<br />Selon le rapport général, entre le 22 octobre 2020 et le 16 février 2021, le seul Etat d'El Gezira a enregistré 2.177 cas suspects, dont 983 cas positifs et 206 morts. Mon, 01 Mar 2021 11:37:42 +0100ASIE/MYANMAR - Supplications d'une religieuse en faveur des jeunes manifestants menacés par la police et prière de l’Archevêque de Yangon en vue de la « transfiguration de la nation »http://www.fides.org/fr/news/69686-ASIE_MYANMAR_Supplications_d_une_religieuse_en_faveur_des_jeunes_manifestants_menaces_par_la_police_et_priere_de_l_Archeveque_de_Yangon_en_vue_de_la_transfiguration_de_la_nationhttp://www.fides.org/fr/news/69686-ASIE_MYANMAR_Supplications_d_une_religieuse_en_faveur_des_jeunes_manifestants_menaces_par_la_police_et_priere_de_l_Archeveque_de_Yangon_en_vue_de_la_transfiguration_de_la_nationMyitkyina – Une religieuse est descendue dans la rue dans la ville de Myitkyina, capitale du Kachin, dans le Nord du Myanmar, en suppliant à genoux les forces de sécurité de ne pas ouvrir le feu sur les jeunes manifestants qui participent à des cortèges pacifiques. Sœur Ann Nu Thawng, de la Congrégation de Saint François Xavier, institut de droit diocésain de Myitkyina, est l'icone de la journée d'hier, 28 février, marquée par la dure répression de la police qui, selon l'ONU, a ouvert le feu, tuant 18 personnes et faisant plus de 30 blessés au niveau national.<br />« Dans la zone de Myitkyina, jusqu'ici les manifestations ont toujours été pacifiques et sans incidents. Cependant, hier, des épisodes de violence risquaient de faire précipiter la situation » indique à Fides Joseph Kung Za Hmung, Directeur de Gloria News Journal, premier journal catholique sur Internet au Myanmar. « L'action de la religieuse et la réponse de la police qui s'est arrêtée devant les supplications de la religieuse, ont surpris nombre d'entre nous. Sœur Ann Nu Thawng est aujourd’hui un modèle pour les responsables de l'Eglise : Evêques et prêtres sont appelés à sortir de leurs zones de confort et à prendre exemple de son courage » affirme-t-il. Il remarque par ailleurs que nombre de non catholiques ont également fait l'éloge de Sœur Ann Nu Thawng, dont l'intervention est devenue rapidement virale sur les réseaux sociaux. « Plus de 100 manifestants ont pu trouver refuge dans son couvent. Elle les a sauvés d'un passage-à-tabac et de l'arrestation de la part de la police » indique le Directeur du Gloria News Journal.<br />En commentant dans son homélie d'hier, II° Dimanche de Carême, la crise sociale et politique du pays, S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo, Archevêque de Yangon, a noté : « L'Evangile de la Transfiguration est si actuel, qu'il réverbère les événements de ces jours-ci : quelle transfiguration cherchons-nous aujourd’hui au Myanmar ? Si nous la cherchons, toute la confusion, l'obscurité, la haine s'en iront et notre pays, la fameuse terre de l'or, sera transfiguré en une terre de paix et de prospérité ».<br />« Au cours du dernier mois – a continué le Cardinal – nous avons imploré tout un chacun : la paix est la seule voie et elle est possible. Le Pape François a demandé la résolution de tous les conflits par le biais du dialogue. Ceux qui veulent le conflit ne souhaitent pas le bien de cette nation. Devenons tous Elie qui proclame la paix en allumant une lampe d'espérance dans les ténèbres ». Le Cardinal a ensuite prié pour la nation qui « a vu tant de souffrance, tant de guerres et tant de morts », déclarant : « Comme Abraham, nous cherchons une terre promise. La terre promise arrive lorsque nous sommes prêts à sacrifier ce que nous considérons très cher ».<br />Il a conclu ainsi son message : « La conversion constitue le message central du Carême. Défions-nous nous-mêmes. Voyons-nous sous un jour meilleur. Il existe un nouveau monde possible, un nouveau Myanmar possible, une nation sans conflits est possible si cette nation se transfigure dans la gloire qu'elle mérite. Faisons de la paix notre destin, pas le conflit. Les armes sont inutiles. Il faut se réarmer au travers de la réconciliation et du dialogue. Le Mont Tabor du Myanmar doit être gravi avec patience, tolérance si nous voulons assister à cette transfiguration. Le mal doit disparaître mais il ne peut être détruit par un autre mal ».<br />L'armée birmane a pris le pouvoir le 1er février au travers d'un coup d'Etat, en proclamant l'Etat d'urgence pour un an après avoir accusé de fraudes électorales dans le cadre du scrutin de novembre 2020 la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi, par ailleurs arrêtée. Mon, 01 Mar 2021 11:25:17 +0100AMERIQUE/GUATEMALA - Elire des Administrateurs de la justice fiables, préparés et indépendants de tout type de pressionhttp://www.fides.org/fr/news/69685-AMERIQUE_GUATEMALA_Elire_des_Administrateurs_de_la_justice_fiables_prepares_et_independants_de_tout_type_de_pressionhttp://www.fides.org/fr/news/69685-AMERIQUE_GUATEMALA_Elire_des_Administrateurs_de_la_justice_fiables_prepares_et_independants_de_tout_type_de_pressionGuatemala – Face aux « difficultés évidentes et prolongées » concernant l'élection des membres des Cours de justice suprême, d'appel et de Constitutionnalité, les Evêques, en tant que citoyens et Pasteurs de l'Eglise, proposent leurs réflexions dans un communiqué intitulé « Le Seigneur aime la justice » , parvenu à l'Agence Fides.<br />Tout d'abord, la Présidence de la Conférence épiscopale met en évidence le fait que « tout pays qui veut vivre selon l'Etat de droit a besoin d'un système d'administration de la justice fiable, adapté à la loi et exercé par des personnes honnêtes, honorables, qui connaissent le Droit et indépendantes face aux pressions de tout type de la part de tout groupe ou personne ». Ils relèvent en outre la nécessité que les opérateurs de la justice « ne soient ni élus ni imposés par des organisations liées ouvertement ou non à la criminalité organisée et au trafic de drogue ».<br />Dans leurs réflexions, les Evêques rappellent ensuite que l'élection des juges et des magistrats établie par la Constitution de 1985 « a été balayé par un grand nombre d’intérêts, le plus souvent illégaux, lorsqu'ils n'étaient pas ouvertement délictueux et criminels » lesquels font mourir actuellement la justice et son administration au Guatemala tout comme la confiance qui était reposée en elle.<br />« Les scandales continuels relatifs aux personnes liés aux processus électoraux d'intégration des Cours constituent un drame qui met en discussion l'existence même de l'Etat de droit dans le pays » avertissent les Evêques, qui exhortent : « En tant qu'Eglise, dans la recherche du bien commun comme norme suprême de la coexistence, nous exhortons les responsables, actifs et passifs, au sein des processus électoraux des Cours, à contribuer à rendre possible la crédibilité de l'administration d de la justice et du juste choix de ses administrateurs ».<br />Enfin, ils invoquent Dieu afin qu'Il illumine et soutienne « ceux qui peuvent contribuer au renforcement de la justice au Guatemala, justice que notre peuple désire et que le Guatemala mérite ». Mon, 01 Mar 2021 09:47:15 +0100AMERIQUE/PEROU - Prise de position de l'Episcopat face au premier cas d'autorisation de l'euthanasie au Pérou de la part de l'autorité judiciairehttp://www.fides.org/fr/news/69684-AMERIQUE_PEROU_Prise_de_position_de_l_Episcopat_face_au_premier_cas_d_autorisation_de_l_euthanasie_au_Perou_de_la_part_de_l_autorite_judiciairehttp://www.fides.org/fr/news/69684-AMERIQUE_PEROU_Prise_de_position_de_l_Episcopat_face_au_premier_cas_d_autorisation_de_l_euthanasie_au_Perou_de_la_part_de_l_autorite_judiciaireLima – La voix de l'Eglise ne pouvait manquer face au premier cas d'euthanasie dans l'histoire du Pérou. L'autorité judiciaire a ordonné au Ministère de la Santé et de la Prévoyance « de respecter la décision d'Ana Estrada Ugarte de mettre fin à sa vie au travers de la procédure technique de l'euthanasie ». Ceci a été annoncé sur le compte Twitter de l'institution qui a également publié la décision en faveur de la personne précitée.<br />La réponse de la Conférence épiscopale du Pérou concernant ce cas a été confiée à un communiqué officiel transmis à Fides, dans lequel il est réaffirmé que « l'Eglise, à l'imitation de Jésus, le Bon Samaritain, sera toujours présente, prendra soin et accompagnera les malades, dans la certitude que toute la vie humaine est inaliénable et a une valeur infinie parce qu'elle est un don de Dieu ».<br />Selon les Evêques, « la terrible expérience de la pandémie que nous subissons actuellement et qui a causé la mort de milliers de péruviens, nous a unis dans l'inlassable effort visant à sauver la vie et toute la vie jusqu'au dernier moment, sans aucune distinction ou exception, parce que nous sommes poussés par l'amour du prochain et à reconnaître en tout patient le Christ Lui-même qui souffre dans la chair du frère ».<br />Pendant deux ans environs, Ana Estrada Ugarte est devenue une activiste de sa cause au travers du blog « Ana recherche une mort digne ». Toutefois, dans le pays, l'acte visant à mettre un terme à la vie d'une personne qui demande expressément et consciemment la mort constitue un crime punissable par une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de réclusion.<br />La législation péruvienne ne prévoit pas de « droit à une mort digne » mais une décision de constitutionnalité de premier degré a autorisé l'euthanasie en faveur de la psychologue Ana Estrada Ugarte sur la base d'une interprétation des droits fondamentaux. Agée de 43 ans, elle souffre depuis 30 ans d'une maladie dégénérative et les magistrats ont disposé que ceux qui pratiquent l'euthanasie ne sera pas accusé d'homicide par pitié prévue le Code pénal. « Nous avons atteint l'objectif » a commenté à ce propos Ana Estrada Ugarte elle-même qui a souligné que sa lutte est justifiée « pour être libres ».<br />La décision a divisé l'opinion publique suite aux interventions de certaines institutions au point que le délégué chargé des questions constitutionnelles au sein du Bureau du Défenseur civique, Percy Castillo, a précisé que, même si la décision du juge Ramirez devait faire l'objet d'un appel, l'organisme continuera à appuyer les demandes de la psychologue. « Il ne s'agit ici que du premier degré mais il pourrait aussi être le dernier si les Ministères de la Santé et de la Justice devaient décider de ne pas recourir en appel » a déclaré Maître Quesada, Avocat du Bureau du Défenseur civique, ajoutant espérer que « cela n'intervienne pas parce que les institutions, en tant qu'Etat, doivent respecter les droits fondamentaux et les avocats, en tant que défenseurs de l'Etat, devraient y adhérer ».<br />Les Evêques réaffirment que « l'euthanasie constituera toujours un chemin erroné parce qu'elle constitue une attaque contre le droit inaliénable à la vie, qu'elle cause directement la mort d'un être humain et par suite consiste en un acte intrinsèquement mauvais en toutes occasions et circonstances ». Rappelant les principes constitutionnels, le document précise que « le but suprême de la société et de l'Etat est la défense de la personne humaine et le respect de sa dignité à savoir le soin, le respect et la promotion de la vie de sa conception à son terme naturel. Dès lors, aucune autorité ne peut légitimement l'imposer ou la permettre. Il est contradictoire et ne devrait être toléré le fait qu'un organe de l'Etta péruvien cherche à modifier une loi constitutionnelle et à promouvoir des actions contraires à ce principe sacré » souligne le document des Evêques. Mon, 01 Mar 2021 09:27:24 +0100AMERIQUE/HAITI - Situation à la limite de l'insécurité alimentaire pour quelques 4 millions de personneshttp://www.fides.org/fr/news/69681-AMERIQUE_HAITI_Situation_a_la_limite_de_l_insecurite_alimentaire_pour_quelques_4_millions_de_personneshttp://www.fides.org/fr/news/69681-AMERIQUE_HAITI_Situation_a_la_limite_de_l_insecurite_alimentaire_pour_quelques_4_millions_de_personnesPort-au-Prince – Dans son dernier rapport au Secrétaire général de l'ONU sur la situation à Haïti, publié ces jours derniers, le Secrétaire de la Commission spéciale pour Haïti indique en ce qui concerne les servies sociaux de base et la résilience des familles, que la détérioration de la situation économique, la production agricole inférieure à la moyenne et l'insécurité persistantes ont miné le progrès du développement et encore aggravé la situation humanitaire déjà préoccupante à Haïti.<br />Selon l'Haiti Humanitarian Needs Overview relative à 2021, est prévu pour mars de cette année un total de 4,4 millions de presonnes qui auront besoin d'assistance humanitaire au cours de l'année. Pour répondre à ces besoins, le plan de réponse humanitaire 2021-2022, qui sera lancé au début mars, s'adresse à 1,5 millions de personnes les plus vulnérables dans 65 des 146 communes de l'Etat.<br />Pour financer ce plan, seront nécessaires 235,6 millions d'USD. La majeure partie des besoins humanitaires à Haïti sont chroniques et dus à des déficits en matière de développement. Il est par suite de la plus haute importance de concrétiser les liens entre action humanitaire, développement et paix afin de réduire les facteurs de risque et de vulnérabilité qui sont à l'origine des besoins humanitaires.<br />En cette situation humanitaire difficile, les taux d'insécurité alimentaire et de malnutrition ont augmenté au cours de cette dernière année. L'inflation, les faibles rendement des récoltes dus à des pluies inférieures à la normale et les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 ont réduit le pouvoir d'achat des familles les plus pauvres et leurs capacités d'accès à la nourriture bien que les prix des produits alimentaires aient légèrement diminué au cours des derniers mois de la période de référence à cause de la dépréciation du dollar américain vis-à-vis de la gourde haïtienne.<br />Malgré cette baisse des prix, la dernière analyse basée sur l'Integrated Food Security Classification Framework montre que quelques 4 millions de personnes souffraient de grave insécurité alimentaire entre août 2020 et février 2021.<br />A Haïti, l'insécurité et les enlèvements sont à l'ordre du jour depuis longtemps. Personnes au sein des strates sociales du pays n'est épargné, ce qui crée une peur diffuse au sein de la population haïtienne. Dès que la nuit tombe, les rues sont pratiquement vides.<br />La Conférence épiscopale d’Haïti déplore quant à elle le fait que le pays, totalement invivable, se trouve sur le bord de l'explosion : « La vie quotidienne du peuple haïtienne se réduit à la mort, aux homicides, à l'impunité ret à l'insécurité. Le mécontentement est partout, dans presque tous les secteurs. Certaines questions sont presque impossibles à gérr comme le fait d'établir un conseil électoral provisoire ou encore rédiger une nouvelle Constitution » . Par suite, ce ne sont pas seulement les dévastations qui rendent le pays totalement invivable – déplorent les Evêques – qui estiment cette situation inacceptable. Sat, 27 Feb 2021 14:24:46 +0100AFRIQUE/RD CONGO - Poursuite des massacres de civils après l'assassinat de l'Ambassadeur d'Italie à Kinshasahttp://www.fides.org/fr/news/69680-AFRIQUE_RD_CONGO_Poursuite_des_massacres_de_civils_apres_l_assassinat_de_l_Ambassadeur_d_Italie_a_Kinshasahttp://www.fides.org/fr/news/69680-AFRIQUE_RD_CONGO_Poursuite_des_massacres_de_civils_apres_l_assassinat_de_l_Ambassadeur_d_Italie_a_KinshasaKinshasa – Le massacre silencieux de civils innocents se poursuit au Nord Kivu, la province orientale de la République démocratique du Congo où le 22 février dernier ont été tués l'Ambassadeur d'Italie à Kinshasa, S.E. Luca Attanasio, le carabinier qui lui servait d'escorte, Vittorio Iacovacci, et leur chauffeur congolais, Mustafa Milambo . <br />« C'est avec une grande déception que nous reportons la nouvelle de trois attaques perpétrées par les terroristes de l'ADF/MTM entre le 23 et le 24 février dernier » indique une note envoyée à l'Agence Fides par le CEPADHO , une ONG locale qui dénonce depuis des années documente les attaques contre la population civile du Nord Kivu. Les forces démocratiques alliées, groupes d'origine ougandaise a pris depuis quelques années la dénomination Madinat Tawhid wa-l-Muwahidin , se rapprochant des groupes djihadistes du Proche-Orient, même si sa présumée affiliation au prétendu « Etat islamique » fait l'objet de controverses et de spéculations.<br />Selon le CEPADHO, les attaques ont été perpétrées dans les territoires de Beni – au Nord-Kivu – d'Irumu – en Ituri – et ont causé au moins 23 morts parmi les civils dont 17 à Kisima dans le secteur de Ruwenzori, un à Oicha , 2 à Kokola dans le secteur de Beni-Mbau dans le territoire de Beni et 3 à Kpolimumu dans le territoire d'Irumu.<br />La triple attaque a eu lieu le lendemain du massacre de cinq civils à Musandba – à 5 km au nord-ouest d'Oicha – dans le secteur de Beni-Mbau – et d'une série d'embuscades sur l'axe routier Beni-Kasindi. Sat, 27 Feb 2021 13:49:09 +0100ASIE/KAZAKHSTAN - Témoignage du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires à propos de fraternité et mission sur les réseaux sociauxhttp://www.fides.org/fr/news/69679-ASIE_KAZAKHSTAN_Temoignage_du_Directeur_national_des_OEuvres_pontificales_missionnaires_a_propos_de_fraternite_et_mission_sur_les_reseaux_sociauxhttp://www.fides.org/fr/news/69679-ASIE_KAZAKHSTAN_Temoignage_du_Directeur_national_des_OEuvres_pontificales_missionnaires_a_propos_de_fraternite_et_mission_sur_les_reseaux_sociauxAstana - « La révolution numérique nous a porté à vivre dans un monde nouveau, distancié, que nous ne sommes pas parvenus à rendre meilleur : les problèmes du quotidien normal ont été transposés et peut-être amplifiés dans l'espace numérique. C'est pourquoi il est important d'utiliser les réseaux sociaux de manière compétente et consciente en distinguant entre ce qui est utile et ce qui est nocif et en promouvant une culture de l'amitié et de la fraternité ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides le Père Leopold Kropfreiter, SJM, missionnaire autrichien et Directeur des Œuvres pontificales missionnaires au Kazakhstan, à propos de l'utilisation consciente des moyens de communication numériques dans l'environnement social et culturel de l'Asie centrale. Dans un message envoyé à l'Agence Fides, le missionnaire, s'adressant surtout aux jeunes, indique : « Il faut se demander constamment si, en ligne, nous nous comportons de manière correcte, nous rappelant que notre voisin sur les réseaux sociaux n'est pas un numéro anonyme mais une personne comme nous. Saint François d'Assise, qui a vécu à une époque marquée par de graves crises sociales, politiques et ecclésiastiques, nous invite par son exemple à vivre selon une nouvelle perspective qui transcende toutes les frontières idéologiques et spatiales. Dans ses admonestations, il qualifie de Bienheureux celui qui aime et respecte l'autre qu'il soit loin ou proche de lui. Ces paroles simples et mémorables peuvent nous guider aussi dans les relations numériques pour aimer et respecter l'autre comme s'il était proche de nous ».<br />Selon le Père Kropfreiter, les algorithmes qui réglementent les interactions sur les réseaux sociaux pourraient porter à des attitudes de fermeture et de narcissisme numérique, auxquelles il est nécessaire de répondre au travers d'une culture de l'ouverture. « Dans la vie quotidienne, nous rencontrons constamment des personnes différentes de nous. Souvent les choses doivent être discutées et de la confrontation peut naître un enrichissement. Sur les réseaux sociaux, la situation est différente. Nous savons que les mécanismes mathématiques qui les règlent suggèrent des amis, des groupes, des organisations, des publicités qui correspondent à nos préférences. Le danger est que le mot social soit mis de coté et que notre groupe ne soit rien d'autre que notre ego élargi, un miroir dans lequel nous voyons seulement ce qui nous plaît. Cependant la communication réelle, le dialogue, le respect et l'amitié sont possibles seulement si nous sommes en mesure d'aller au-delà de nous-mêmes et de nous ouvrir au monde des autres ».<br />Le thème de la communication est très fortement ressenti à l'intérieur de l'Eglise au Kazakhstan. Il représente une priorité pour la Conférence épiscopale qui, depuis deux ans déjà, a créé une cellule opérationnelle chargée de raconter la vie de l'Eglise au travers des moyens innovants. C'est justement dans cette perspective qu'au cours de ces dernières semaines, le Diocèse d'Almaty, avec le soutien de l'Union pontificale missionnaire, a organisé le cycle de séminaire sur Internet « Les réseaux sociaux pour l'Evangélisation en Asie centrale » qui avaient pour but de former des compétences et une conscience en matière d'utilisation de ces moyens. Sat, 27 Feb 2021 13:20:33 +0100ASIE/PAKISTAN - Enlèvement d'une étudiante chrétienne dans le contexte d'une augmentation des cas au Pendjabhttp://www.fides.org/fr/news/69678-ASIE_PAKISTAN_Enlevement_d_une_etudiante_chretienne_dans_le_contexte_d_une_augmentation_des_cas_au_Pendjabhttp://www.fides.org/fr/news/69678-ASIE_PAKISTAN_Enlevement_d_une_etudiante_chretienne_dans_le_contexte_d_une_augmentation_des_cas_au_PendjabGujranwala – La police du Pakistan a reçu une plainte concernant l'enlèvement d'une étudiante chrétienne de Lahore dans le but de la contraindre à un mariage islamique. Mehwish Bibi, étudiante au Collège féminin de la ville de Gujranwala, a quitté son domicile le 18 février dernier à 08.10 locales pour se rendre au collège en question mais ne l'a jamais regagné. Sa famille a déposé plainte pour enlèvement de personne et induction forcée au mariage. Ainsi que cela a été indiqué à Fides, Patras Masih, père de la jeune fille affirme dans le cadre de sa plainte : « Nous recherchions notre fille et nous avons commencé à demander aux personnes. Deux chrétiens, Masih et Akram Masih, nous ont indiqué avoir vu un musulman, Muhammad Sabir, l'enlever en la menaçant avec une arme de poing et avec l'aide de deux complices. Selon les témoins, les trois hommes ont contraint ma fille à entrer dans un fourgon blanc. Nous demandons aux agents de police de retrouver ma fille le plus vite possible. Nous désirons la justice et une punition sévère pour les coupables ».<br />Khalid Shahzad, activiste pour la défense des droits fondamentaux et des minorités religieuses, commente pour Fides : « Il est triste de devoir prendre acte du énième épisode d'enlèvement d'une jeune chrétienne. Dans la province du Pendjab, nous assistons à l'augmentation du nombre des cas d'enlèvements de femmes appartenant à des minorités religieuses. Il est tragique que personne n'ait cherché à bloquer les ravisseurs pendant qu'ils enlevaient une jeune chrétienne. Les familles chrétiennes vivent dans l'appréhension et craignent chaque jour que leurs filles soient victimes d'enlèvements ».<br />Depuis longtemps, les communautés chrétiennes demandent au gouvernement de bloquer le phénomène de violence, d'enlèvement et de conversion forcée de mineures chrétiennes. L'impunité encourage de tels crimes. Selon des données confirmées à l'Agence Fides par la Commission nationale Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan, chaque année sont enregistrés environ 1.000 cas de plaintes pour enlèvements de jeunes chrétiennes et hindoues, arrachées à leurs familles pour être mariées après une conversion forcée à l'islam. Sat, 27 Feb 2021 10:37:23 +0100AMERIQUE/REP.UBLIQUE DOMINICAINE - Message de l'Episcopat pour la fête de l'Indépendance et construction de la fraternité aujourd’hui sur le sol dominicainhttp://www.fides.org/fr/news/69677-AMERIQUE_REP_UBLIQUE_DOMINICAINE_Message_de_l_Episcopat_pour_la_fete_de_l_Independance_et_construction_de_la_fraternite_aujourd_hui_sur_le_sol_dominicainhttp://www.fides.org/fr/news/69677-AMERIQUE_REP_UBLIQUE_DOMINICAINE_Message_de_l_Episcopat_pour_la_fete_de_l_Independance_et_construction_de_la_fraternite_aujourd_hui_sur_le_sol_dominicainSanto Domingo – « Que signifie construire la fraternité sur le sol dominicain aujourd'hui ? » : telle est la question que pose la Conférence épiscopale de République dominicaine dans son Message publié aujourd'hui à l'occasion de la fête de l'indépendance nationale, qui se célèbre le 27 février.<br />Dans le document parvenu à l'Agence Fides intitulé « Montrons au monde que nous sommes des frères » , les Evêques rappellent la dernière Encyclique du Pape François, Omnes fratres, et s'en inspirent pour proposer des points de réflexion en les adaptant à la situation nationale. Le premier chapitre souligne que « l'esprit de fraternité se construit chez soi ». Chacun est appelé « à construire l'esprit fraternel au sein de la famille ans laquelle il lui revient de vivre, indépendamment de la manière dont elle est composée. Ceux qui n'ont pas eu la grâce de grandir dans une famille stable pourraient être accueillies par des familles bien consolidées ». Dès lors, les Evêques encouragent la Pastorale de la famille, au travers des Universités, à tenir un Symposium ouvert, dans le but de « jeter les bases d'une authentique politique publique familiale pour la société dominicaine ».<br />Dans le deuxième chapitre, ils rappellent que « la fraternité se démontre dans la protection de la vie et non pas dans la légalisation de l'avortement ». La position de l'Eglise peut être considérée comme obscurantiste, ennemie de la science. En réalité, « l'opposition à la légalisation de l'avortement constitue un cri d'alarme, tout comme d'autres, à l'encontre d'une société organisée en grande partie sur des valeurs utilitaristes ».<br />Dans leur Message, les Evêques évoquent également le thème de la migration, « signe de nos temps » dans le chapitre intitulé « Fraternité universelle », invitant à être attentifs « à ne pas cultiver un sentiment national exacerbé qui porte à exclure l'étranger ou le différent, encore moins au nom de la foi chrétienne ». Une coexistence socialement saine, imprégnée de fraternité, se manifeste dans la manière dont sont traitées les personnes migrantes, rappellent les Evêques, en citant leurs précédents messages.<br />« La corruption rompt la fraternité en tant que nation » est le titre du quatrième chapitre dans lequel l'Episcopat traite le thème qui a mobilisé la société civile dominicaine au cours de ces dernières années. « Il nous plairait que cette indignation à l'encontre de certains hommes politiques s'accompagne d'une révision de la vie personnelle à tous les niveaux et dans tous les milieux pour ne pas tomber dans la mauvaise habitude de voir seulement le fétu de paille dans les yeux des autres ». La corruption de l'Etat blesse la sensibilité universelle, « qui requiert un traitement égal pour tous les êtres humains et mine directement l'intégrité de l'ensemble de la société en tant qu'elle dévie les fonds nécessaires pour mettre en œuvre les politiques sociales ».<br />Dans le dernier chapitre, intitulé comme l'ensemble du Message comme les vers de Juan Pablo Duarte, les Evêques rappellent que, « aujourd'hui comme hier, l'indépendance demeure une mission qui doit être accomplie avec patience et courage, suivant le droit qui est propre de tous les peuples ». Dans son Encyclique, le Pape définit une nouvelle catégorie de la Doctrine sociale de l'Eglise, une nouvelle attitude à cultiver, qui appelle « amitié sociale » qui est la base de la fraternité universelle, comprenant une série d'attitudes différentes. « La joie, l'accueil et l'hospitalité sont au nombre des caractéristiques plus importantes du peuple dominicain » reconnaissent les Evêques, en soulignant combien de telles attitudes se sont accrues au cours de la pandémie.<br />Le message dénonce par suite les moyens de communication numériques « qui par leur caractère instantané transmettent un autre virus, peut-être pire à savoir l'info-démie des fausses nouvelles, qui peuvent nous faire sentir plus fragiles, projetés à chercher des solutions désespérées et irrationnelles... « Les fausses nouvelles virales infectent d'individualisme et d'agressivité à une vitesse insolite » soulignent les Evêques, qui avertissent que la pandémie de Covid-19 ne pourra être battue sans remettre en question l'usage des réseaux sociaux ».<br />Dans sa conclusion, le message réaffirme : « Ce qui concerne tout un chacun ne peut qu'être résolu ensemble. Est par suite nécessaire la collaboration de tout citoyen. La pandémie nous frappe tous. Nous avons perdu des êtres chers. Les pertes financières sont palpables. Nous sommes contraints par des mesures sanitaires.... Cependant la foi nous invite à cultiver une saine espérance face à cette douloureuse situation. Y compris au milieu de la souffrance, nous devons savoir rendre grâce pour tant de solidarité, de dévouement, d'amour fraternel, d'aide privée et publique. Ceci révèle le visage le meilleur de notre peuple, de sorte que nous pouvons affirmer que, dans nos cœurs, nous avons accueilli l'invitation du célèbre poète Juan Pablo Duarte:… et au monde démontrons que nous sommes des frères ». Fri, 26 Feb 2021 14:35:51 +0100AFRIQUE/NIGERIA - Nouveaux enlèvements d'élèves du secondaire féminin au Nigeriahttp://www.fides.org/fr/news/69676-AFRIQUE_NIGERIA_Nouveaux_enlevements_d_eleves_du_secondaire_feminin_au_Nigeriahttp://www.fides.org/fr/news/69676-AFRIQUE_NIGERIA_Nouveaux_enlevements_d_eleves_du_secondaire_feminin_au_NigeriaAbuja – Quelques 300 élèves de la GGSS Jangebee Secondary School sise dans l'Etat de Zanfara, dans le nord-est du Nigeria, ont été enlevées par des hommes armés dans la nuit du 25 février. C'est ce qu'affirment les enseignants et les parents des jeunes filles, selon lesquels une centaine d'hommes armés arrivés à bord de tout-terrains et sur des motocyclettes sont entrés dans l'établissement aux alentours de minuit. Les autorités de l'Etat de Zamfara affirment ne pas connaître le nombre exact des personnes enlevées.<br />Ce nouvel enlèvement de masse intervient une semaine après celui perpétré le 16 février dans un autre établissement de l'enseignement secondaire sis à Kagara, dans l'Etat du Niger, au nord du Nigeria, dans le cadre duquel 27 élèves, un enseignant et six membres de sa famille ont été enlevés par des hommes armés. Un ultérieur signe de la dégénération de la situation sécuritaire dans de vastes zones du Nigeria est représenté par la mort, en date du 23 février, de 16 personnes au moins dans le cadre d'une attaque au mortier et à la grenade à fusil contre les faubourgs de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno. L’attaque en question a été revendiquée dans une vidéo de Jamā’at Ahl as-Sunnah lid-Da’wah wa’l-Jihād, la branche de Boko Haram commandée par Abubakar Shekau. <br />L'échec de la part des autorités fédérales et de celles des différents Etats en matière de garantie de la sécurité publique fait actuellement augmenter le nombre des milices d'autodéfense promues par les communautés locales, un phénomène qui contribue à affaiblir l'unité nationale ainsi que cela a été dénoncé récemment par les Evêques du Nigeria, les tendances à l'autodéfense se diffusant rapidement sur le terrain. De nombreux groupes ethniques sonnent actuellement bruyamment les tambours de guerre, demandant non seulement davantage d'autonomie mais aussi la renonciation définitive à une nation dans laquelle ils ont perdu toute confiance et tout sens d'appartenance. Les demandes de sécession sur base ethnique ne devraient pas être ignorées ou prises à la légère » avertissent les Evêques dans une déclaration portant la signature de Leurs Excellences NN.SS. Augustine Obiora Akubeze et Camillus Raymond Umoh, respectivement Archevêque de Benin City et Président de la Conférence épiscopale du Nigeria , et Evêque d'IIkot Ekpene et Secrétaire de ce même organisme . Selon les Evêques, « le Nigeria est sur au bord de l'effondrement » et risque l'explosion. Fri, 26 Feb 2021 13:27:59 +0100ASIE/IRAQ - Une prière confiant « entre les mains du Seigneur » le voyage apostolique du Pape de la part du Patriarcat de Babylone des Chaldéenshttp://www.fides.org/fr/news/69675-ASIE_IRAQ_Une_priere_confiant_entre_les_mains_du_Seigneur_le_voyage_apostolique_du_Pape_de_la_part_du_Patriarcat_de_Babylone_des_Chaldeenshttp://www.fides.org/fr/news/69675-ASIE_IRAQ_Une_priere_confiant_entre_les_mains_du_Seigneur_le_voyage_apostolique_du_Pape_de_la_part_du_Patriarcat_de_Babylone_des_ChaldeensBagdad – Le Patriarcat de Babylone des Chaldéens vient de rendre public par ses moyens de communication officiels une prière visant à remettre entre les mains du Seigneur le prochain voyage apostolique du Pape François en Irak, prévu du 5 au 8 mars en suppliant le Saint Esprit du Christ de venir soutenir et illuminer ses gestes et ses paroles durant son voyage, touchant également les cœurs de tous ceux qui le rencontreront et l'écouteront durant sa visite apostolique. La prière a été diffusée en adressant à tous l'invitation à la réciter chaque jour de la semaine qui précédera le début du voyage. « Seigneur – indique le texte de la courte prière – nous te confions le voyage en Irak du Pape François à compter du 5 mars. Que le Saint Esprit soit dans ses gestes et dans ses paroles et dans les cœurs de ceux qui le rencontrent et l'écoutent afin que se répandent les dons de l'encouragement, de la consolation, de la rencontre entre ethnies, cultures et religions différentes avec l'engagement de faire des pas courageux en direction de la réconciliation et de la collaboration pour le bien commun » : La prière demande également à ce que « soit donné à l'Eglise en Irak le réconfort, la lumière et la force afin de ne jamais nous lasser à construire des liens de fraternité et de paix ». La prière s'achève par une invocation qui élargit le regard à l'ensemble du Proche-Orient : « Seigneur libères l'Irak et les pays du Proche-Orien de la haine et de la violence ».<br />Des neuvaines et des rencontres de prière sont convoquées dans le monde entier pour confier à Notre-Dame et à l'Esprit Saint le prochain voyage en Irak du Pape François. « La population chrétienne en Irak – a écrit notamment S.Em. le Cardinal Blaise Joseph Cupich, Archevêque de Chicago, en annonçant à partir de son compte Twitter les intentions de prière de la neuvaine promue dans son Archidiocèse – comptait, avant l'invasion américaine de 2003, 1,5 millions de personnes alors qu'elle est réduite maintenant à moins de 400.000. Nous commençons aujourd'hui une neuvaine de prière afin que la visite apostolique du Pape du 5 au 8 mars dans ce pays soit féconde et que lui tout comme tous les autres soient préservés de tout danger ». Fri, 26 Feb 2021 13:06:30 +0100ASIE/MYANMAR - Crise de l'Etat suite à la campagne de désobéissance civile et initiative de prière de chrétiens en faveur de la justice et de la paixhttp://www.fides.org/fr/news/69674-ASIE_MYANMAR_Crise_de_l_Etat_suite_a_la_campagne_de_desobeissance_civile_et_initiative_de_priere_de_chretiens_en_faveur_de_la_justice_et_de_la_paixhttp://www.fides.org/fr/news/69674-ASIE_MYANMAR_Crise_de_l_Etat_suite_a_la_campagne_de_desobeissance_civile_et_initiative_de_priere_de_chretiens_en_faveur_de_la_justice_et_de_la_paixYangon - « Parmi la population existe la détermination mais aussi la préoccupation en ces heures. L'Etat se délite sous l'action du mouvement de désobéissance civile. Les bureaux de l'administration d'Etat sont fermés ou ne fonctionnent pas. Sur tout le territoire, y compris dans les périphéries et les villages, la population n'accepte pas ou ne reconnaît pas les responsables ou les autorités de district nommés par les militaires. Pour les mesures de sécurité ordinaire, ce sont les ressortissants eux-mêmes qui y pourvoient de manière personnelle. Nous sommes dans une phase difficile et délicate mais la population est convaincue et désire continuer à mener des protestations pacifiques en faveur de la démocratie ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides Joseph Kung Za Hmung, laïc catholique birman, Directeur du journal catholique birman Gloria News Journal, décrivant l'atmosphère de tension sociale que connaît actuellement le Myanmar, alors que les manifestations populaires pour contester le coup d'Etat du 1er février se poursuivent.<br />Face à ce scénario d'une nation au bord de l'implosion, les milices répondant aux militaires, armés de bâtons, de pierres et de couteaux, ont cherché à semer la terreur parmi la foule pacifique qui, depuis désormais trois semaines, ne cesse pas de protester, montrant une adhésion massive au Mouvement de désobéissance civile qui concerne désormais tout le pays.<br />La présence des provocateurs a créé des affrontements sporadiques et fait croître le nombre des victimes. Selon l'Assistance Association for Political Prisoners- Burma, le nombre des personnes tuées par les forces de l'ordre ou par des miliciens est de huit. Certaines d'entre elles sont mortes parce que n'ayant pas été soignées de manière adéquate mais seulement transportés dans les hôpitaux militaires. Entre temps, Facebook a censuré tous les comptes liés à l'armée birmane et a interdit les annonces de société contrôlées par les militaires sur ses plates-formes.<br />Entendu par l'Agence Fides, S.Exc. Mgr Alexander Pyone Cho, Evêque Pyay, suffragant de Yangon, explique : « Nous vivons le temps du Carême au cours de laquelle tout chrétien est invité à utiliser les armes de la prière, du jeûne et de la charité. Ceci est la route que nous suivrons en tant que chrétiens. Ceci est le chemin que nous indique le Christ crucifié. Nos communautés catholiques du Myanmar, qui représentent un peu plus de 1% de la population totale, prient actuellement dans toutes les églises avec le chapelet et l'Adoration eucharistique demandant à Dieu une solution pacifique à la crise que traverse le pays ». « Les jeunes – indique l'Evêque de Pyay – désirent un avenir de liberté, de justice et de démocratie et n'acceptent pas ceux qui ont pris le pouvoir par la force. En tant que Pasteurs, nous avons demandé conjointement avec les responsables bouddhistes et d'autres religions birmans à ce que soient ouvertes des négociations. Reprendre la voie du dialogue est urgent pour le bien et la prospérité du pays. Le Myanmar a besoin d'abandonner toute violence et de parcourir les voies de la justice et de la paix ». Fri, 26 Feb 2021 12:44:07 +0100AFRIQUE/DJIBOUTI - Les chrétiens et la pandémie entre solidarité réciproque et redécouverte des valeurs humaines fondamentaleshttp://www.fides.org/fr/news/69673-AFRIQUE_DJIBOUTI_Les_chretiens_et_la_pandemie_entre_solidarite_reciproque_et_redecouverte_des_valeurs_humaines_fondamentaleshttp://www.fides.org/fr/news/69673-AFRIQUE_DJIBOUTI_Les_chretiens_et_la_pandemie_entre_solidarite_reciproque_et_redecouverte_des_valeurs_humaines_fondamentalesDjibouti – Covid-19, inondations dévastatrices dans certaines zones d'Hirshebelle, du Sud-ouest, du Jubbaland et du Puntland, et une nouvelle infestation de sauterelles ont constitué les trois facteurs qui ont déchaîné la crise et aggravé l'état des principaux piliers de l'économique somalienne au cours de ces derniers mois. En réponse à la pandémie, des bénévoles et des opérateurs de la Caritas de Somalie sont intervenus à Mogadiscio, à Garowe et à Bosaso au travers de programmes d'information par l'intermédiaire de la télévision locale du Puntland et de la distribution de matériel de prévention dans ces trois zones.<br />A Djibouti, les données officielles fournies par le Ministère de la Santé local quant à la diffusion du corona virus indiquent au 21 février un total de 6 024 cas positifs, 5 873 guérisons et 63 morts, en majorité des patients de plus de 70 ans déjà hospitalisés avec de très graves pathologies en cours. « Nous pouvons dire que, du point de vue sanitaire, la pandémie se développe très lentement, notamment grâce aux interventions ponctuelles des autorités » écrit à l'Agence Fides Sara Ben Rached, bénévole et responsable de la Caritas de Somalie et opératrice de la Caritas de Djibouti en compagnie de S.Exc. Mgr Giorgio Bertin, Evêque de Djibouti et Administrateur apostolique de Somalie. « Sur la base des déclarations ministérielles, dans cette zone, le virus semble avoir une agressivité réduite et ne produirait pas les symptômes dévastateurs constatés en Europe mais, dans de nombreux cas, les patients, bien que positifs au test, se trouvent être totalement asymptomatiques. Dans le même temps – explique-t-elle – la société semble s’être divisée en deux factions, d'une part les personnes les plus riches et instruites qui respectent les mesures de précaution imposées par le gouvernement et de l'autre le plus grand nombre qui tend à ne pas respecter les mesures de prévention, notamment parce que les familles très nombreuses croyant peu ou pas à l'existence d'une urgence pandémique au niveau mondial ».<br />Sara Ben Rached raconte : « Les autorités gouvernementales, à compter du 23 mars 2020, à savoir à peine cinq jours après que le premier cas de positivité au Covid-19 ait été décelé, jusqu'au 17 mai 2020, avaient verrouillé l'ensemble de la ville, bloquant immédiatement le culte public, les déplacements des personnes par voie de terre, de mer et d'air, suspendant les activités d'enseignement de tous les niveaux, fermant toute activité commerciale à l'exception de celles présentant un caractère indispensable comme les épiceries, les pharmacies et la restauration - mais seulement pour la consommation alimentaire. En outre, depuis les premiers mois, avait été entreprise une campagne d'information en vue de la prévention, de la contamination, au travers d'affiches, de messages vidéo par le biais de la télévision et des principaux réseaux sociaux et même d'un message audiovisuel en différentes langues au début de chaque appel téléphonique. L'Etat avait également organisé une campagne massive de distribution d'aides de première nécessité pour les plus défavorisés. En collaboration avec le Ministère de la femme et de la famille, et l'Union européenne, la Caritas de Djibouti a mené un projet en vue de la protection de 80 enfants de 6 à 18 ans, en général vivant dans les rues , lesquels ont séjourné près la structure de la Caritas au cours de l'ensemble de la période de quarantaine. « Avec les enfants, nous avons réalisé des activités récréatives sans jamais les faire quitter la structure, leur assurant la nourriture, les soins médicaux et l'assistance qualifiée nuit et jour – écrit la bénévole. Ce projet a comporté d'énormes efforts dus à la nature remuante des enfants, renforcée par les inondations de la fin d'avril 2020 qui ont également intéressé le siège du projet. Toutefois, la charité des personnes a été et demeure notable. Nous pouvons compter sur l'aide de nombreux particuliers, des militaires italiens, allemands, espagnols et français, toujours prêts à tendre la main au travers d'une donation en nourriture et marchandises ou aides directes ».<br />Sara Ben Rached souligne que, comme dans d'autres parties du monde, à Djibouti également sont redécouvertes et se renforcent toujours plus des valeurs telles que la solidarité réciproque, l'assistance de la part du prochain et du voisin, quelles que soient leurs réelles capacités économiques. « D'un point de vue social, cette urgence nous pousse actuellement à redécouvrir des valeurs humains de base, à affermir les rapports interpersonnels et à revoir la frénésie de la vie moderne ». L'Etat de Djibouti, avec 113.700 tests effectués, se trouve dans le haut du tableau continental en ce qui concerne le nombre de test par million d'habitants.<br />En novembre dernier, suite au passage du cyclone Gati, qui a intéressé 120.000 personnes dans la région semi-autonome du Puntland, la Caritas de Somalie est intervenue à Bosaso et à Alula au travers de la distribution de vivres, de couvertures et de tentes. Fri, 26 Feb 2021 12:01:55 +0100EUROPE/ESPAGNE - La réflexion sur l'Union pontificale missionnaire au centre de la rencontre annuelle des Œuvres pontificales missionnaires d'Espagnehttp://www.fides.org/fr/news/69672-EUROPE_ESPAGNE_La_reflexion_sur_l_Union_pontificale_missionnaire_au_centre_de_la_rencontre_annuelle_des_OEuvres_pontificales_missionnaires_d_Espagnehttp://www.fides.org/fr/news/69672-EUROPE_ESPAGNE_La_reflexion_sur_l_Union_pontificale_missionnaire_au_centre_de_la_rencontre_annuelle_des_OEuvres_pontificales_missionnaires_d_EspagneMadrid – La XVII° Rencontre des Œuvres pontificales missionnaires d'Espagne a débuté et cette fois, elle a lieu en modalités numériques vue la situation sanitaire. Sa réflexion porte principalement sur l'une des quatre Œuvres pontificales missionnaires, à savoir l'Union pontificale missionnaire. Cette rencontre annuelle, organisée par les Œuvres pontificales missionnaires et par la Commission pour les Missions de la Conférence épiscopale, offre un espace de rencontre et de formation à tous ceux qui travaillent à l'animation locale et à la gestion des Œuvres pontificales missionnaires au niveau national. Les inscrits à l'initiative sont au nombre de 127 et participent par le biais de la plate-forme Zoom les 25 et 26 février, échangeant des expériences.<br />Au cours de ces dernières années, cette rencontre a passé en revue au cours de chaque édition l'une des quatre Œuvres pontificales missionnaires, l'Union pontificale missionnaire étant la dernière à prendre en considération. Cette œuvre, au centre de la réunion de cette année, est sans doute la plus méconnue en ce qu'elle ne dispose d'une Journée qui lui soit propre bien qu'elle offre une formation missionnaire essentielle au peuple de Dieu et propulse en quelque sorte les trois autres Œuvres. Le Saint Pape Jean Paul II l'a qualifié « d’âme » des Œuvres pontificales missionnaires.<br />La rencontre a débuté par un moment de prière et un mot de bienvenue de S.Exc. Mgr Francisco Pérez, Archevêque de Pampelune et Tudela, Président de la Commission épiscopale espagnole pour les Missions et la Coopération entre les Eglises. Le Père José María Calderón, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d'Espagne, a remercié pour le travail effectué par tout un chacun au cours de cette année compliqué dans la mesure où grâce à l'action de tous les Diocèses ont dans tous les cas pu avoir lieu les campagnes missionnaires et les initiatives prévues et ce malgré la pandémie ayant éclaté en mars 2020.<br />L'intervention d'ouverture a été tenue par le Père Fernando García Rodríguez, SX, Supérueur généal des Missionnaires xavériens sous le titre « François et l'esprit de l'Union pontificale missionnaire ». Après avoir examiné le Magistère pontifical concernant l'Union pontificale missionnaire, le Père Fernando García s'est concentré sur le Message que le Pape François a adressé à l'Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires en mai dernier. Le Pape a rappelé que l'acteur principal de la mission est l'Esprit Saint et que la mission naît d'un cœur qui aime et a trouvé le Christ. Dans le même temps, le Pape a indiqué le caractère urgent du renouvellement des Œuvres pontificales missionnaires afin d'éviter toute tentation d'autoréférentialité et de fonctionnalisme.<br />Ainsi que cela a été mis en évidence par le Supérieur général des Xavériens dans ce message, le Pape a demandé aux Œuvres pontificales missionnaires de revenir aux origines et de trouver des modalités nouvelles et créatives pour développer le charisme basé sur le binôme prière-coopération et l'insérer plus encore dans le tissus des Paroisses et des Eglises locales. Fri, 26 Feb 2021 09:54:57 +0100EUROPE DU NORD - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaireshttp://www.fides.org/fr/news/69671-EUROPE_DU_NORD_Nomination_du_Directeur_national_des_OEuvres_pontificales_missionnaireshttp://www.fides.org/fr/news/69671-EUROPE_DU_NORD_Nomination_du_Directeur_national_des_OEuvres_pontificales_missionnairesCité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, a nommé en date du 15 novembre 2020 au poste de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires dans les nations d'Europe du Nord pour un quinquennat , M. Ivan Sovic.<br />Le nouveau Directeur national est âgé de 34 ans. Il a étudié la Philosophie et la Théologie à l'Université de Sarajevo de 2004 à 2011 avant de se spécialiser en Organisation et gestion à Zaghreb en 2014. Il a géré le Centre juvénile Jean Paul II de Sarajevo et a fait partie de l'équipe d'organisation de la visite apostolique du Pape François dans cette même ville . Depuis 2017, il est gestionnaire de projet et Assistant pastoral de l'Evêque du Diocèse de Reykjavik, en Islande. Thu, 25 Feb 2021 14:00:23 +0100ASIE/INDE - Approbation d'une nouvelle loi anti-conversion religieuse de la part de l'Etat de l'Uttar Pradeshhttp://www.fides.org/fr/news/69670-ASIE_INDE_Approbation_d_une_nouvelle_loi_anti_conversion_religieuse_de_la_part_de_l_Etat_de_l_Uttar_Pradeshhttp://www.fides.org/fr/news/69670-ASIE_INDE_Approbation_d_une_nouvelle_loi_anti_conversion_religieuse_de_la_part_de_l_Etat_de_l_Uttar_PradeshLucknow - L'Uttar Pradesh, l'Etat le plus peuplé du nord de l'Inde, fort d'une population de 204 millions d'habitants, a approuvé hier, 24 février, le projet de loi qui interdit la conversion religieuse par des moyens frauduleux ou liée à tout autre moyen indu dont le mariage. L'Assemblée législative de l'Uttar Pradesh a approuvé « le projet de loi portant interdiction de conversion religieuse 2021 » qui remplacera l'ordonnance promulguée en novembre dernier. Les violations sont punies par la réclusion jusqu'à un maximum de 10 ans alors que les amendes en matière de transgression sont au plus de 50.000 roupies indiennes .<br />Le projet de loi prévoit que personne ne se convertisse, directement ou indirectement d'une religion à une autre par le biais de l'usage ou de la pratique de fausses déclarations, de force, suite à une influence indue, par la coercition, suite à des promesses, à des actions de persuasion ou à tout autre moyen frauduleux, ni au travers du mariage. Selon le texte, un mariage sera déclaré « nul et invalide » si la conversion religieuse l'a pour unique but alors que ceux qui désirent changer de religion après le mariage devront s'adresser au magistrat du district.<br />La charge de la preuve concernant l'absence de recours à la force ou à des moyens frauduleux pour obtenir la conversion retombera sur la personne accusée de l'acte et sur la personne convertie. Une personne victime d'une conversion illégale ou ses parents et membres de la famille peuvent déposer plainte devant les autorités de police en signalant un cas et en réclamant l'ouverture d'une enquête.<br />Le Premier Ministre d'Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, membre du Bharatiya Janata Party , le parti nationaliste hindou aux affaires dans l'Etat, a déclaré que la législation entend lutter contre les présumées tentatives de conversion de femmes hindoues à l'islam sous la forme de mariage que les activistes radicaux hindous appellent « djihad de l'amour ».<br />Récemment, le Madhya Pradesh, Etat du centre de l'Inde lui aussi gouverné par le BJP, a adopté une loi anti-conversion pour contrôler le phénomène du changement de religion au travers des mariages entre personnes de religions différentes. Par le passé, l'Orissa, l'Arunachal Pradesh, le Tamil Nadu, le Gujarat, le Rajasthan, le Chhatisgarh, le Jharkhand, l'Himachal Pradesh et l'Uttrakhand ont introduit des lois spéciales similaires pour interdire les conversions par la force, la fraude et le mariage.<br />Les organisations de défense des droits fondamentaux, les responsables de l'Eglise et d'autres activistes de la société civile ont exprimé leur profonde préoccupation suite au nombre croissant d'Etats qui optent actuellement en faveur de lois anti-conversion en Inde, lois qui sont souvent manipulées et utilisées de manière incorrecte pour pénaliser les minorités religieuses ou les missionnaires.<br />S.Exc. Mgr Joseph Pamplany, Evêque auxiliaire de Tellichéry et membre de la Commission pour la Doctrine de la Conférence épiscopale d'Inde, a affirmé que « de telles lois vont à l'encontre de l'esprit de la Constitution indienne qui garantit à tout citoyen la possibilité de professer, de proclamer et de prêcher librement toute religion de son choix suivant sa conscience ». Selon l'Evêque, les lois anti-conversion « sous le prétexte de contrôler la conversion sur la base de compliments ou par la force, prennent pour cible les minorités religieuses, en particulier les chrétiens et les musulmans ».<br />Shibu Thomas, activiste chrétien engagé dans la documentation des cas de violence à l'encontre des chrétiens en Inde, a déclaré à Fides que « tous les Etats indiens devraient abroger leurs lois anti-conversion en ce qu'elles portent atteinte au droit constitutionnellement reconnu à toute personne de choisir sa religion ».<br />Le recensement indien de 2011 a montré que, sur une population totale de 1,3 milliards d'habitants, les hindous représentent 80% de la population totale contre 14% environ pour les musulmans et 2,3% pour les chrétiens . Thu, 25 Feb 2021 13:50:41 +0100ASIE/LIBAN - Division des partis sur la proposition de Conférence de l'ONU sur la crise libanaise lancée par le Patriarche d'Antioche des Maroniteshttp://www.fides.org/fr/news/69669-ASIE_LIBAN_Division_des_partis_sur_la_proposition_de_Conference_de_l_ONU_sur_la_crise_libanaise_lancee_par_le_Patriarche_d_Antioche_des_Maroniteshttp://www.fides.org/fr/news/69669-ASIE_LIBAN_Division_des_partis_sur_la_proposition_de_Conference_de_l_ONU_sur_la_crise_libanaise_lancee_par_le_Patriarche_d_Antioche_des_MaronitesBeyrouth – Les forces politiques libanaises commencent à manifester des interprétations et des positions différentes et parfois divergentes face à la proposition – formulée au cours de ces dernières semaines par le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Béchara Boutros Raï – relative à l'organisation d'une Conférence internationale sous l'égide de l'ONU afin de chercher des solutions urgentes à la crise institutionnelle, sociale et politique que connaît le pays, évitant ainsi l'effondrement systémique du pays et réaffirmant au niveau international la neutralité libanaise par rapport aux conflits et axes de pouvoir mondiaux et régionaux opposés.<br />Le 7 février dernier, le Cardinal avait pour la première fois appelé de ses vœux la convocation d'une Conférence internationale chargée de consolider les bases institutionnelles et politiques de la nation. Quelques jours plus tard, le 16, le responsable du parti chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, sans citer le Cardinal, a affirmé que toute tentative d'internationaliser la crise du Liban équivaudrait à une « déclaration de guerre », se prêtant à devenir un instrument en vue d'ingérences extérieures dans les affaires interne, y compris militaires, autorisées par l'ONU avec le risque de rallumer les dynamiques conflictuelles qui, par le passé, avaient conduit à la guerre civile. Dans son discours H. Nasrallah s'est explicitement référé au Chapitre VII de la Charte des Nations-unies qui définit les conditions dans lesquelles le Conseil de Sécurité de l'ONU peut adopter des mesures coercitives et utiliser des moyens militaires « pour conserver ou restaurer la paix et la sécurité internationales ».<br />Au cours de la journée d'hier, 24 février, des représentants des Forces libanaises, formation conduite par Samir Geagea et du Parti socialiste progressiste, présidé par Walid Jumblatt, se sont rendus au siège patriarcal de Bkerké pour exprimer leur appui à la proposition du Patriarche d'Antioche des Maronites. Aujourd'hui, 25 février, ont été reçus par le Cardinal des représentants du Courant patriotique libre, parti fondé par l'actuel Chef de l'Etat, le Général Michel Aoun, et actuellement allié au Hezbollah. Au cours de sa rencontre avec le Cardinal, cette dernière délégation a tenu, elle aussi, à affirmer sa « non contrariété » à la proposition du Pstriarche d'Antioche des Maronites, ajoutant que cette proposition doit devenir l'objet d'une « entente interne » avant d’être présentée à l'ONU. Hier, une délégation de cette même formation avait également été reçue par le Nonce apostolique au Liban, S.Exc. Mgr Joseph Spiteri, afin de lui présenter un mémorandum sur le rôle des chrétiens libanais dans le contexte pluraliste du pays et de l'ensemble du Proche-Orient. Entre temps, l'ancien Ministre du Travail, Sejaan Azzi, dans le cadre de déclarations reprises par la presse libanaise, a précisé que le processus souhaité par le Patriarche en ce qui concerne la convocation d'une Conférence internationale ne pourra se réaliser que grâce à la patience et que l'objectif à long terme du Patriarche d'Antioche des Maronites est « une conférence semblable à celle ayant conduit à la neutralité de l'Autriche et de la Confédération helvétique ».<br />Des analystes libanais consultés par Fides estiment que seul une explication interne sur les termes et les contenus des propositions du Patriarche d'Antioche des Maronites en ce qui concerne tant la neutralité libanaise que ls Conférence internationale pourra conduire à une recomposition du cadre politique, évitant que ces propositions ne soient l'objet de choix tactiques de la part des coalitions et forces géopolitiques en présence. Les propositions du Cardinal – soulignent les analystes consultés par Fides – n'entendent pas lancer un processus de refondation nationale mais plutôt à consolider les bases de l'actuel pacte national libanais basé sur les accords de Taeff ayant mis un terme à la guerre civile. Font partie de ce pacte national la neutralité du Libam par rapport aux axes de pouvoir mondiaux et régionaux, la participation égalitaire des chrétiens et des musulmans aux charges politiques et institutionnelles, l'absorption des milices par l'armée et l'application du programme de déconcentration politique et administrative du pays, laquelle n'a pas encore été appliquée dans les faits. Thu, 25 Feb 2021 13:23:32 +0100