Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AMERIQUE/PEROU - Espoir de conséquences politiques positives de la visite apostolique du Saint-Père au Pérouhttp://www.fides.org/fr/news/63602-AMERIQUE_PEROU_Espoir_de_consequences_politiques_positives_de_la_visite_apostolique_du_Saint_Pere_au_Perouhttp://www.fides.org/fr/news/63602-AMERIQUE_PEROU_Espoir_de_consequences_politiques_positives_de_la_visite_apostolique_du_Saint_Pere_au_PerouPuno – « La présence et la voix du Pape constituent une consolation pour nous tous et nous sommes pleinement d’accord lorsqu’il dit que le cri des pauvres est le cri de la Pachamama, la Terre Mère. Nous, andins, nous pensons que la terre est un être vivant, qui prend soin de nous et nous accueille jusqu’à la mort. Attendu que l’on n’écoute pas les peuples indigènes, les ONG et toutes ces institutions qui, malgré leurs nombreuses limites, cherchent à donner voix à ces peuples, nous espérons que, pour le moins, la voix du Saint-Père sera écoutée ». C’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides Sœur Patricia Ryan, membre de l’équipe de Droits fondamentaux et moyen environnement , un organisme non gouvernemental d’inspiration chrétienne de l’Eglise dans le sud des Andes. Ce groupe trouve son inspiration – selon ses membres – dans la Parole de Dieu et est engagé dans la défense de la vie et de la dignité humaine, y compris dans la défense des droits des populations indigènes et de la terre mère.<br />« L’activité minière informelle mais aussi celle de nature légale ou formelle, ne provoque pas seulement une contamination environnementale mais contamine tout l’être humain. Elle contamine l’intelligence des personnes et constitue un véritable mauvais traitement », comme cela est le cas dans certaines des zones où les droits fondamentaux des personnes sont constamment violés. « Etre une fillette de 12 ans et être belle dans ce contexte – explique avec douleur Sœur Patricia Ryan – veut dire souvent être enlevée et vivre en esclave. Nous cherchons actuellement à apporter de l’aide, avec les moyens dont nous disposons, et la voix du Saint-Père est sans aucun doute une aide énorme pour ce cri de notre terre, de nos peuples, parce qu’elle pourra avoir des répercussions dans le monde politique ».<br />« Nous tous, membres des réseaux qui se dédient à ces thèmes liés à l’extraction minière et aux communautés rurales, avons eu recours au Pape comme à la plus haute autorité de l’Eglise. Nous lui avons porté notre voix, notre expérience dans la lutte pour les droits dans cette partie de l’Amérique, pour le mettre au courant de ce qui se passe en ces lieux. C’est pourquoi nous nourrissons de grandes attentes par rapport à ce qui pourra arriver après la visite et pour les changements qui pourront se vérifier, y compris au niveau politique » ajoute Sœur Patricia Ryan, en démontrant son espérance en ce qui concerne la visite du Pape et son intérêt pour ces terres. « Même s’il n’est pas arrivé jusqu’à Puno – indique la religieuse, en expliquant que nombre des habitants de la zone qui sont paysans et mineurs de villages très modestes et éloignés, considèrent le Pape comme très lointain – au fond, il est arrivé dans nos cœurs, parce que nous lui sommes très reconnaissants pour l’ensemble de ses paroles et pour [l’Encyclique] Laudato Si’ ainsi que pour tout ce qu’il fait actuellement en faveur des peuples indigènes et de la terre mère ». Sat, 20 Jan 2018 20:43:14 +0100AMERIQUE/PEROU - Lancement de la préparation du Synode pour l’Amazonie au travers de la visite du Papehttp://www.fides.org/fr/news/63601-AMERIQUE_PEROU_Lancement_de_la_preparation_du_Synode_pour_l_Amazonie_au_travers_de_la_visite_du_Papehttp://www.fides.org/fr/news/63601-AMERIQUE_PEROU_Lancement_de_la_preparation_du_Synode_pour_l_Amazonie_au_travers_de_la_visite_du_PapePuerto Maldonado – Le Pape François a écrit l’histoire. « Le Pape avait eu des rencontres de grande proximité avec les identités culturelles indigènes, en particulier lors de ses rencontres avec les mouvements populaires et lors de certains de ses voyages » indique à l’Agence Fides Mauricio López, Secrétaire exécutif du Réseau ecclésial pan-amazonien . « Cependant, la rencontre avec quelques 3.000 responsables – hommes et femmes – des peuples amazoniens, qui a eu lieu à Puerto Maldonado, a une portée capitale ». Le Pape a confirmé la pleine citoyenneté des peuples indigènes amazoniens au sein de l’Eglise, en scellant l’alliance pour la sauvegarde de leurs cultures, des ressources naturelles et de leur survie elle-même. « La reconnaissance de ces peuples – qui ne pourront jamais être considérés comme une minorité mais comme d’authentiques interlocuteurs – a déclaré le Pape François – nous rappelle que nous ne sommes pas les maîtres absolus de la Création. Il est urgent d’accueillir l’apport essentiel qu’ils offrent à l’ensemble de la société » parce que « leur cosmovision et leur sagesse ont beaucoup à nous apprendre. Tous les efforts que nous faisons pour améliorer leur vie seront toujours bien peu de chose ».<br />Mauricio López indique à Fides : « Déjà, en tant que rédacteur du document final de la grande assemblée des Evêques latino-américain d’Aparecida – dans lequel le thème de l’Amazonie apparaît avec profondeur et clarté – le futur Pape François avait manifesté attention et proximité envers ses problématiques ».<br />Attendu que les signes, au sein des cultures indigènes, comptent beaucoup, la distribution des espaces au sein du palais des sports de Puerto Maldonado montrait de manière suggestive la valeur reconnue par l’Eglise à cette instance sur laquelle le Pape lui-même a insisté en disant « j’ai fortement désiré cette rencontre. J’ai voulu commencer ici » la visite au Pérou. « Le Saint-Père, en tant que représentant de l’Eglise – explique Mauricio López – était accompagné et entouré par les anciens sages de ces peuples. Ensuite, sur un second cercle, se trouvaient les membres des différents peuples amazoniens et seulement après, sur un troisième cercle, les représentants de l’Eglise et du gouvernement ».<br />A Puerto Maldonado, l’Eglise « a rendu possible une rencontre entre les différentes spiritualités et identités des nationalités amazoniennes avec la foi chrétienne », illustre Mauricio López, qui considère le message comme ayant « une force extraordinaire ». Le Pape a dénoncé à nouveau, rappelle-t-il, « un modèle de développement économique qui produit des morts et des exclus et a adressé un « appel en vue de la reconnaissance et de l’affirmation des cultures autochtones » qui constituent « un modèle de développement humain intégral ». Pour l’Eglise, cet engagement n’est pas nouveau mais est continu dans le temps, souvent de manière solitaire, contre tous et au travers de nombreux martyrs depuis l’arrivée des premiers missionnaires.<br />Dans la soirée, comme annoncé publiquement par le Pape, s’est accompli le premier pas dans la préparation du Synode spécial pour l’Amazonie, à savoir un Conseil pré-synodal d’une journée et demi pour lequel S.Em. le Cardinal Baldisseri, Secrétaire général du Synode des Evêques, membre de la délégation pontificale, a convoqué par l’intermédiaire du REPAM, les huit Evêques d’Amazonie – tous présents à l’exception de celui de la Guyane française – des représentants du CELAM , de la Conférence latino-américaine des Religieux et de la Caritas, afin de recueillir des opinions en vue du Synode, qui se tiendra en octobre 2019. Sat, 20 Jan 2018 20:42:23 +0100AMERIQUE/PEROU - Un nouvel élan pour la mission en provenance des martyrs péruvienshttp://www.fides.org/fr/news/63595-AMERIQUE_PEROU_Un_nouvel_elan_pour_la_mission_en_provenance_des_martyrs_peruvienshttp://www.fides.org/fr/news/63595-AMERIQUE_PEROU_Un_nouvel_elan_pour_la_mission_en_provenance_des_martyrs_peruviensChimbote – Le 9 août 1991, les Pères Michal Tomaszek et Zbigniew Strzalkowski, deux jeunes franciscains conventuels polonais provenant de Cracovie, qui, depuis deux ans, vivaient dans les Andes péruviennes, portant l’Evangile à la population de Pariacoto, furent enlevés par un commando d’une vingtaine de guérilleros de l’organisation révolutionnaire maoïste Sentier lumineux. Les miliciens firent irruption dans le village et dans leur petit couvent, les emmenèrent et, immédiatement après, au terme d’un procès sommaire, les tuèrent dans la campagne voisine, sur le lieu qu’eux-mêmes avaient dénommé « Saint Damien » et où ils se retiraient en prière. Les guérilleros motivèrent le meurtre des deux religieux en ces termes : « Ils trompent le peuple en distribuant des aliments de la Caritas, qui est impérialisme ; en récitant le rosaire, au travers du culte des Saints, de la Messe et de la lecture de la Bible, ils prêchent la paix et ainsi endorment la population ».<br />Peu de jours après, à peu de distance de ce lieu, sur le territoire du même Diocèse de Chimbote, un autre missionnaire, le Père Alessandro Dordi, prêtre italien de 60 ans, depuis 11 ans au Pérou, appartenant à la Communauté missionnaire du Paradis, subit le même sort, tombant dans une embuscade du Sentier lumineux. Après avoir célébré la Messe à Vinzos, petit village de la vallée du fleuve Santa, sur la route, sa voiture fut arrêtée par des hommes au visage masqué. Les deux catéchistes qui l’accompagnaient furent chassés et le Père Dordi fut tué. Nous étions le 25 août 1991.<br />Le sang des deux jeunes franciscains polonais et du prêtre diocésain italien, venus sur ces terres pour annoncer le Christ, s’est par la suite mêlé à celui de dizaines de milliers de victimes innocentes du conflit intérieur qui a opposé, à partir de 1981, les formations du Sentier lumineux, d’inspiration maoïste, aux opérations militaires de l’armée.<br />Les trois missionnaires, unis par le martyre, considérés comme les premiers martyrs du Pérou, l’ont été également dans la reconnaissance de l’Eglise, ayant été béatifiés le 5 décembre 2015 à Chimbote, en présence de 30.000 fidèles. Dans son message pour la circonstance, l’Evêque de Chimbote, S.Exc. Mgr Angelo Francisco Simon Piorno, expliqua l’expression choisie pour la devise de la béatification. « Martyrs de la foi et de la charité, témoins de l’espérance ». « Martyrs de la foi, parce qu’elle a été ce qui a leur a donné la force d’affronter la mort imminente et martyrs de la charité parce que toute leur vie a été dédiée aux communautés rurales, au contact avec les personnes qui vivent dans la pauvreté et la marginalisation. Pour ces raisons, ils deviennent non seulement pour notre Diocèse mais pour toute l’Eglise au Pérou, des témoins de l’espérance ».<br />Lors de sa visite au Pérou, le Pape François ne pourra se rendre sur le lieu du martyre. Toutefois, il connaît bien l’épisode et il a approuvé, le 3 février 2015, leur martyre in odium fidei. Au cours de la Journée mondiale de la Jeunesse de Cracovie de juillet 2016, le Pape a accompli une brève visite à l’église Saint François, où sont vénérées les reliques des deux martyrs franciscains, prononçant en ce lieu une prière pour la paix. « Rendus forts par l’exemple des Bienheureux martyrs du Pérou, Zbigniew et Michele, que Tu as rendu de valeureux témoins de l’Evangile, au point qu’ils ont offert leur sang, nous demandons le don de la paix et l’éloignement de nous de la paix du terrorisme ».<br />« Les deux missionnaires franciscains peuvent, à juste titre, être considérés comme des modèles à proposer aux jeunes en chemin vers le Synode d’octobre prochain dédié aux jeunes, à la foi et au discernement vocationnel » souligne à l’Agence Fides Alberto Friso, journaliste qui a approfondi la vie, la formation, le choix de vocation et la mort violente des deux religieux polonais. « Il s’agit en effet de deux jeunes, ayant la trentaine, depuis peu ordonnés prêtres, qui ont fondé la présence des Frères conventuels au Pérou. Leur choix radical, le désir de suivre le Christ, la signification d’une vie dépensée pour les autres peuvent dire beaucoup aux jeunes d’aujourd’hui ».<br />Un autre aspect de syntonie avec le magistère du Pape François est perçu par Alberto Friso dans le thème des périphéries et de la pauvreté. « Les Andes péruviennes étaient sans doute la périphérie de la périphérie du monde et ces missionnaires ont choisi de vivre, pauvres parmi les pauvres, mais toujours forts dans la foi et pleins d’amour ». Ils se dédièrent à la difficile mission de prendre soin, sous tous les points de vue, de la population de différents villages. Partout, ils ont laissé le souvenir de leur humilité, de leur pauvreté, de leur affabilité, de leur capacité à s’engager pour le bien commun, la vie communautaire, pour la paix et pour la promotion de l’homme au travers de l’espérance authentique qui vient de l’Evangile ».<br />Le Père Dordi se trouvait sur la même ligne. Avec l’aide de la Caritas Espagne, il ouvrit un centre pour la promotion de la femme, organisa une association pour les mères de famille, leur fournissant les instruments nécessaires aux menus travaux manuels de couture mais également des cours de premiers soins, d’hygiène et de santé. De l’analyse attentive de la documentation qui a porté à leur béatification, il est clair qu’ils furent assassinés parce que les guérilleros du Sentier lumineux considéraient l’œuvre pastorale et la foi un obstacle à leur propagande. Le Père Dordi avait, à plusieurs reprises, reçu des menaces de mort mais il n’abandonna pas sa mission. « Une terre qui a été arrosée par le sang des martyrs est appelée à générer de nouveaux chrétiens sur l’exemple de l’Evangile » a affirmé l’Evêque de Chimbote, et cette terre continue à offrir au monde de nouveaux missionnaires qui poursuivent l’œuvre d’évangélisation et de promotion de l’homme, aujourd’hui confirmée par le Successeur de Saint Pierre. Sat, 20 Jan 2018 20:40:38 +0100AFRIQUE/CAMEROUN - Une Eglise vivante s’efforçant de constituer un élément d’union nationalehttp://www.fides.org/fr/news/63594-AFRIQUE_CAMEROUN_Une_Eglise_vivante_s_efforcant_de_constituer_un_element_d_union_nationalehttp://www.fides.org/fr/news/63594-AFRIQUE_CAMEROUN_Une_Eglise_vivante_s_efforcant_de_constituer_un_element_d_union_nationaleRome – « Au sud du Cameroun, le pourcentage de catholiques est très élevé. Il existe un grand nombre de Paroisses bien organisées et dotées de bonnes structures. J’ai vu des églises toutes neuves et d’autres en construction. Le sud dispose d’un nombre de prêtres supérieur à ses besoins alors qu’ils manquent dans le nord du pays » déclare à l’Agence Fides le Père Fernando Domingues, missionnaire combonien et Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de Saint Pierre Apôtre, qui vient de revenir d’une série de rencontres avec l’Eglise locale du Cameroun.<br />Le Père Domingues a accordé l’entretien suivant à Fides :<br /><br />Comment peut-on gérer un nombre aussi élevé de vocations concentrées dans une seule partie du pays ?<br />J’ai suggéré de constituer des Fidei Donum internes de manière à ce que les Diocèses qui ont abondance de prêtres puissent aider ceux du nord.<br />En effet, dans certains Diocèses du sud, les Paroisses sont presque saturées de prêtres, tant il est vrai que le Vicaire général m’a déclaré avoir peine à trouver une place pour les nouveaux prêtres, notamment parce qu’une Paroisse ne peut subvenir qu’aux besoins d’un seul prêtre et a donc des difficultés à en soutenir deux ou trois.<br />L’Eglise au Cameroun peut en outre prendre pour exemple Baba Simon, dans le siècle Simon Mpeke , un prêtre du sud du Cameroun qui, à la fin des années 1950, avait demandé à être envoyé dans une zone de première évangélisation dans le nord du Cameroun, sise au sein du Diocèse de Maroua-Mokolo. Baba Simon a rendu un témoignage magnifique tant en termes d’engagement missionnaire de première évangélisation que de vie aux côtés de la population locale. Il se déplaçait pieds nus, ayant choisi de s’habiller comme les personnes pauvres qu’il évangélisait. Le Diocèse de Maroua-Mokolo a entamé son procès de béatification et les Evêques du Cameroun le proposent comme modèle de prêtre diocésain plein d’esprit missionnaire vécu de manière presque héroïque.<br />La seconde indication que je me suis permis d’offrir à l’Eglise au Cameroun a été que, vue l’abondance des séminaristes, les Evêques, en compagnie des formateurs, ont la possibilité de choisir les meilleurs candidats au sacerdoce, vu que ce dernier n’est pas un droit de la personne mais un service à l’Eglise, une ligne de tendance qui est déjà en place. Le problème est de trouver les modalités selon lesquelles est possible un processus d’accompagnement personnel de chaque séminariste de manière à ce que soit possible un discernement qui aide les candidats à comprendre si, effectivement, le Seigneur les appelle au sacerdoce ou bien à une autre vocation.<br /><br />Dans cette situation, les Congrégation missionnaires sont-elles encore présentes au Cameroun ?<br />Oui mais pas dans le sud. Cependant il s’agit de présences spécialisées : des Directeurs spirituels ou des enseignants dans les Séminaires alors que les Paroisses gérées par les missionnaires sont vraiment peu nombreuses, vue l’abondance du clergé local. Au nord en revanche, vu le manque de prêtres locaux, il existe encore de la place pour des activités missionnaires de première évangélisation et d’assistance aux Paroisses.<br />En ce qui concerne les activités missionnaires des prêtres camerounais, il n’existe pas de mouvement organisé de Fidei Donum à envoyer à l’étranger mais de nombreuses initiatives sur base individuelle visant à envoyer hors du Cameroun des prêtres locaux dans d’autres pays. Il existe encore une forte présence de Congrégations missionnaires qui ont différents candidats locaux qui constituent une force missionnaire qui œuvre tant au Cameroun qu’en d’autres pays. Il s’agit d’une réalité très importante, tant il est vrai qu’au Cameroun, justement, a eu lieu ces jours-ci un symposium africain sur la vie religieuse, qui a vu la participation de S.Em. le Cardinal João Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique, suivi par l’Assemblée des Supérieurs et Supérieures majeurs.<br /><br />Les régions anglophones du pays sont depuis longtemps en état d’agitation et ont même déclaré une indépendance symbolique. Comment l’Eglise vit-elle cette situation ?<br />Pour des raisons historiques, la très grande majorité de l’Eglise est francophone. Il existe cependant deux zones, dans le nord-ouest et dans le sud-ouest, qui sont anglophones et qui, du point de vue social, sentent depuis longtemps un besoin d’autonomie qui a débouché récemment sur une tendance indépendantiste. Au niveau de la Conférence épiscopale, il existe un effort visant à la construction de la communion ecclésiale entre les deux composantes linguistiques. Par exemple, lors du dernier Séminaire annuel des Evêques du Cameroun, auquel j’ai participé, était très clair l’engagement visant à faire en sorte que tous puissent tout comprendre, les différents documents étant rédigés en français et en anglais. Où cela était nécessaire, il existait une traduction simultanée directe. L’Eglise s’efforce d’être un élément d’union nationale. Notre nouveau Directeur national , qui est anglophone, me disait que, lorsqu’il est en présence de francophones, il cherche toujours à parler français et les francophones s’efforcent quant à eux de lui parler en anglais. Sat, 20 Jan 2018 20:38:58 +0100AMERIQUE/PEROU - La corruption, le « fléau social » dévastant le continent latino-américain selon le Papehttp://www.fides.org/fr/news/63600-AMERIQUE_PEROU_La_corruption_le_fleau_social_devastant_le_continent_latino_americain_selon_le_Papehttp://www.fides.org/fr/news/63600-AMERIQUE_PEROU_La_corruption_le_fleau_social_devastant_le_continent_latino_americain_selon_le_PapeLima - La corruption est le « virus social » qui infecte les peuples et les démocraties latino-américaines. Elle se répand comme « cette autre forme – souvent subtile – de dégradation environnementale qui contamine progressivement tout le tissu vital » et tout « ce qu’on peut faire pour lutter contre ce fléau social mérite le plus grand des soutiens et des aides ». C’est ce qu’a déclaré le Pape François dans le discours prononcé dans l’après-midi du 19 janvier à Lima, dans la cour d’honneur du Palais du Gouvernement, en présence du Président péruvien, Pedro Kuczynsky, des autorités du pays et de représentants de la société civile ainsi que du Corps diplomatique.<br />Dans son intervention, le Pape a voulu signaler la corruption en tant que pathologie sociale qui contamine et affaiblit la coexistence civile en Amérique latine. Se référant à la situation péruvienne en particulier, le Souverain Pontife a attiré l’attention surtout sur la dilapidation de la terre, « ressources naturelles sans lesquelles aucune forme de vie n’est possible », mettant en cause « un modèle de développement déjà dépassé mais qui continue à engendrer de la dégradation humaine, sociale et environnementale ». « La dégradation de l’environnement, hélas, ne peut être séparée de la dégradation morale de nos communautés. Nous ne pouvons pas les penser comme deux questions distinctes ». Comme exemple des agressions de l’environnement naturel se transformant en facteur de dégradation humaine et sociale, le Pape a indiqué le phénomène de « l’exploitation minière clandestine » qui « est devenue un danger qui détruit la vie des personnes; les forêts et les rivières sont dévastées en même temps que toute la richesse qu’ils possèdent. Tout ce processus de dégradation implique et promeut des organisations, à l’extérieur des structures légales, qui dégradent beaucoup de nos frères en les soumettant à la traite – nouvelle forme d’esclavage -, au travail informel, à la délinquance ».<br />Pour endiguer et lutter contre ces processus dévastateurs – a indiqué le Pape dans son discours – il est nécessaire « d’écouter, de reconnaître et de respecter les personnes et les populations locales comme des interlocuteurs valables » vues qu’elles « maintiennent un lien direct avec la terre, elles connaissent ses temps ainsi que ses processus et connaissent, par conséquent, les effets catastrophiques qu’au nom du développement sont en train de provoquer de nombreux projets ».<br />Parmi les ressources et les motifs d’espoir pour l’avenir du Pérou, le Pape a également fait référence aux trésors de sainteté chrétienne qui ont enrichi l’histoire du peuple péruvien : « Je suis heureux aussi d’un fait historique: savoir que dans ce pays l’espérance a un visage de sainteté. Le Pérou a engendré des saints qui ont ouvert des chemins de foi pour tout le continent américain. Et pour n’en nommer qu’un seul, Martin de Porres, fils de deux paysans, a montré la force et la richesse qui jaillissent chez les personnes quand elles s’affermissent dans l’amour » Sat, 20 Jan 2018 11:40:50 +0100AMERIQUE/PEROU - Dénonciation des politiques perverses défendant la nature en oubliant les hommes de la part du Pape en Amazoniehttp://www.fides.org/fr/news/63599-AMERIQUE_PEROU_Denonciation_des_politiques_perverses_defendant_la_nature_en_oubliant_les_hommes_de_la_part_du_Pape_en_Amazoniehttp://www.fides.org/fr/news/63599-AMERIQUE_PEROU_Denonciation_des_politiques_perverses_defendant_la_nature_en_oubliant_les_hommes_de_la_part_du_Pape_en_AmazoniePuerto Maldonado – Les peuples originaires de l’Amazonie « n’ont jamais été aussi menacés sur leurs territoires qu’ils le sont présentement ». Ce qui met en danger leur survie sont « le néo-extractivisme et la forte pression des grands intérêts économiques qui convoitent le pétrole, le gaz, le bois, l’or, les monocultures agro-industrielles ». Mais les dangers viennent également de la « la perversion de certaines politiques qui promeuvent la ‘‘conservation’’ de la nature sans tenir compte de l’être humain et, concrètement, de vous, frères amazoniens qui y habitez ». C’est ce qu’a déclaré le Pape François, s’adressant à quelques 4.000 représentants des peuples amazoniens réunis au Colisée de la Mère de Dieu à Puerto Maldonado, deuxième étape de son voyage apostolique au Pérou. Le Pape a soulevé le voile sur les « mouvements qui, au nom de la conservation de la forêt, accaparent de grandes superficies de terre et en font un moyen de négociation, créant des situations d’oppression des peuples autochtones pour lesquels, le territoire et les ressources naturelles qui s’y trouvent deviennent ainsi inaccessibles. Cette problématique – a ajouté le Pape - asphyxie vos populations et provoque la migration des nouvelles générations face au manque d’alternatives locales. Nous devons rompre avec le paradigme historique qui considère l’Amazonie comme une réserve inépuisable des États sans prendre en compte ses population ».<br />L’ensemble de l’intervention du Souverain Pontife a voulu documenter le fait que la défense de la nature et de la terre « n’a d’autre finalité que la défense de la vie » et que cette « option primordiale pour la vie » se manifeste dans la sollicitude préférentielle envers les plus faibles qui, dans le contexte amazonien – a expliqué le Pape – sont ce qu’il est convenu d’appeler les Peuples indigènes en isolement volontaire , ceux qui se sont retirés dans les lieux les plus inaccessibles de la forêt amazonienne pour pouvoir vivre en liberté et qui doivent maintenant être défendus comme « frères les plus vulnérables». Leur présence – a affirmé le Pape « nous rappelle que nous ne pouvons pas disposer des biens communs au rythme de l’avidité et de la consommation ». Il faut reconnaître et accueillir l’apport essentiel qu’ils offrent à toute la société, sans « faire de leurs cultures l’idéal d’un état naturel ni non plus une espèce de musée d’un genre de vie d’antan ».<br />Les peuples autochtones menacés par le « colonialisme culturel »<br />Parmi les agressions et les violences subis par les peuples autochtones d’Amazonie, le Pape François a rappelé les souffrances dérivant « des déversements d’hydrocarbures qui menacent sérieusement la vie de vos familles et contaminent votre milieu naturel » et le trafic de personnes lié au phénomène des extractions minières illégales rendues possibles grâce à une main-d’œuvre rendue esclave ainsi que les abus sexuels perpétrés sur femmes et adolescents. Le Pape a également mis en cause « les nouveaux colonialismes » idéologiques qui risquent d’anéantir les traditions propres des peuples autochtones, se référant explicitement à la campagne de contrôle démographique au travers de méthodes de stérilisation que des organismes internationaux cherchent à imposer également en Amazonie. « Aux moments de crise par le passé, face aux différents impérialismes – a déclaré le Pape – la famille des peuples autochtones a été le meilleur rempart de la vie. Un effort spécial nous est demandé pour ne pas nous laisser attraper par les colonialismes idéologiques sous le couvert de progrès qui imprègnent peu à peu en dissipant les identités culturelles et en établissant une pensée uniforme, unique… et fragile ».<br />Une Eglise au visage indigène<br />Les urgences et les menaces qui pèsent sur la vie des populations amazoniennes – a déclaré le Pape François – devraient pousser les autorités politiques à « des instances institutionnelles de respect, de reconnaissance et de dialogue avec les peuples natifs, en assumant et en sauvegardant la culture, la langue, les traditions, les droits et la spiritualité qui leur sont propres ». Le Successeur de l’Apôtre Pierre a rappelé les « initiatives d’espérance » de ceux qui proposent que « les peuples autochtones eux-mêmes ainsi que les communautés soient les gardiens des forêts, et que les ressources produites par la sauvegarde de ces forêts reviennent comme bénéfice à leurs familles, pour l’amélioration de leurs conditions de vie, pour la santé et l’éducation de leurs communautés ».<br />En particulier, l’école et l’éducation des peuples autochtones – a souhaité le Pape – devraient représenter un domaine d’engagement prioritaire pour les autorités politiques, dans le but de respecter et d’intégrer comme un bien de toute la Nation leur « sagesse ancestrale ». L’Eglise, elle aussi – a indiqué le Pape, en introduisant un signe de ce que sera l’esprit qui animera le Synode des Evêques pour l’Amazonie convoqué pour octobre 2019 – est appelée à confirmer et à renouveler sa prédilection pour les populations autochtones, qui a marqué son chemin en Amérique latine depuis l’époque de Saint Toribio de Benavente Motoliniac, franciscain cité par le Pape. « Que de missionnaires, hommes et femmes – a rappelé le Pape - se sont dépensés pour vos peuples et ont défendu vos cultures ! Ils l’ont fait, en s’inspirant de l’Évangile. Le Christ s’est incarné aussi dans une culture, la culture juive, et à partir d’elle, il s’est offert à nous comme nouveauté pour tous les peuples, de façon que chacun, à partir de son identité, se retrouve personnellement en Lui ». Ne succombez pas aux essais, perceptibles, visant à déraciner la foi catholique de vos peuples . « Il est nécessaire – a-t-il ajouté – que les peuples autochtones modèlent culturellement les Églises locales amazoniennes. Aidez vos évêques, aidez vos missionnaires, afin qu’ils se fassent l’un d’entre vous, et ainsi en dialoguant ensemble, vous pourrez façonner une Église avec un visage amazonien et une Église avec un visage indigène ». Sat, 20 Jan 2018 22:10:31 +0100ASIE/INDONESIE - Promotion de la paix et de la non violence de la part des catholiques contre l’instrumentalisation de la foihttp://www.fides.org/fr/news/63598-ASIE_INDONESIE_Promotion_de_la_paix_et_de_la_non_violence_de_la_part_des_catholiques_contre_l_instrumentalisation_de_la_foihttp://www.fides.org/fr/news/63598-ASIE_INDONESIE_Promotion_de_la_paix_et_de_la_non_violence_de_la_part_des_catholiques_contre_l_instrumentalisation_de_la_foiDjakarta – La communauté catholique a un rôle important à jouer en Indonésie en matière de promotion de la paix et de l’harmonie et contre toute instrumentalisation politique de la religion. C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides Nat Widiasari, enseignant de communication à l’Université catholique Atma Jaya de Djakarta.<br />« Dans certaines parties de la nation, l’harmonie religieuse est vécue tranquillement. Ailleurs, les tensions religieuses entre les différentes communautés constituent une condition latente, à cause de la présence de responsables musulmans fondamentalistes, qui désirent polariser la société sur une base religieuse, pour des motifs politiques ou autres » indique l’enseignant, remarquant le risque d’instrumentalisation de la foi. « Le gouvernement, en collaboration avec les groupes de la société civile, cherche à désamorcer de telles tendances malsaines et souligne l’harmonie religieuse en tant que présupposé pour travailler ensemble en faveur du bien et du développement communs » explique Nat Widiasari.<br />En Indonésie, la tradition ethnique est fortement présente et « les normes de la tradition sont plus importantes que les normes religieuses » remarque le professeur. Dans un pays à majorité islamique, la communauté catholique, poursuit-il, « constitue une partie importante des minorités religieuses et contribue à orienter les baptisés en ce qui concerne les questions relatives aux relations entre les communautés, en suggérant des routes d’engagement en faveur de la paix, de la justice sociale et du dialogue interreligieux. Sa contribution est précieuse dans le pays, tant au niveau individuel que collectif ».<br />L’Indonésie compte la plus importante population islamique du monde. Sur une population totale de 243 millions de personnes, dont 87% de musulmans, les chrétiens représentent environ 10% - 7% de protestants soit 17 millions de personnes et 3% de catholiques soit 7 millions d’âmes. Fri, 19 Jan 2018 13:21:54 +0100AFRIQUE/MALAWI - Mort d’un prêtre suite aux blessures subies dans le cadre d’une attaque de bandits de grand cheminhttp://www.fides.org/fr/news/63597-AFRIQUE_MALAWI_Mort_d_un_pretre_suite_aux_blessures_subies_dans_le_cadre_d_une_attaque_de_bandits_de_grand_cheminhttp://www.fides.org/fr/news/63597-AFRIQUE_MALAWI_Mort_d_un_pretre_suite_aux_blessures_subies_dans_le_cadre_d_une_attaque_de_bandits_de_grand_cheminLilongwe – Le Père Tony Mukomba, de l’Archidiocèse de Blantyre, est mort au soir du 17 janvier à l’hôpital privé de Mwaiwathu, au Malawi, après avoir été grièvement blessé par un groupe de bandits.<br />La semaine passée, la voiture du Père Mukomba avait été bloquée par des hommes armés à Nguludi alors qu’il se rendait à Blantyre.<br />Le prêtre a été bandé et traîné par les bandits qui l’ont sauvagement frappé pour lui extorquer de l’argent.<br />Les obsèques du Père Mukomba se tiendront demain, 20 janvier, en la Cathédrale de Limbe. La Messe sera célébrée par S.Exc. Mgr Thomas Luke Msusa, Archevêque de Blantyre. Fri, 19 Jan 2018 12:58:26 +0100AMERIQUE/BRESIL - Une centaine d’indigènes brésiliens et leurs Evêques présents à Puerto Maldonadohttp://www.fides.org/fr/news/63596-AMERIQUE_BRESIL_Une_centaine_d_indigenes_bresiliens_et_leurs_Eveques_presents_a_Puerto_Maldonadohttp://www.fides.org/fr/news/63596-AMERIQUE_BRESIL_Une_centaine_d_indigenes_bresiliens_et_leurs_Eveques_presents_a_Puerto_MaldonadoPorto Velho – La visite du Pape François à Puerto Maldonado, en dehors des frontières nationales, est vue comme une présence en Amazonie de la part des populations indigènes et de l’Eglise de la région. En ce sens, l’arrivée de peuples indigènes de différents pays est prévue, dont celle d’une caravane comprenant 100 brésiliens indigènes qui, selon Rose Padilha, Coordinatrice du Conseil missionnaire indigène de l’Amazonie occidentale, est en préparation depuis un mois.<br />Les peuples autochtones brésiliens seront accompagnés par un certain nombre d’Evêques, dont S.Exc. Mgr Roque Paloschi, Archevêque de Porto Velho, capitale de l’Etat amazonien de Rondonia, et Président du Conseil missionnaire indigène . L’Evêque a déclaré à Fides que « le Successeur de Pierre vient seulement pour une réunion du frère avec les frères et sœurs de cette région, et, surtout, parce qu’il veut écouter les peuples indigènes » remarquant que la présence du Pape peut « aider nos Eglises particulières à élargir leur cœur vers cette présence en compagnie des premiers habitants des terres amérindiennes ».<br />Lui fait écho S.Exc. Mgr Joaquín Pertiñez, Evêque de Rio Branco, qui a déclaré à Fides : « Nous sommes très content d’accueillir le Pape dans notre réalité amazonienne et d’écouter sa grande préoccupation pour nos peuples, pour notre terre, pour l’Amazonie, déjà exprimée dans l’Encyclique Laudato Sì, au travers de la convocation d’un Synode pour l’Amazonie et par le choix de Puerto Maldonado comme centre de la région amazonienne pour cette rencontre avec les populations indigènes de notre région ».<br />Avec la rencontre de Puerto Maldonado, le Président du CIMI souligne l’importance du Synode qui « constituera un moment très spécial, comme l’a dit le Pape, pour trouver de nouvelles voies d’évangélisation dans cette région, pour avoir une présence qualifiée parmi les peuples amazoniens, afin que l’Eglise soit toujours davantage une Eglise en sortie, une Eglise samaritaine, une Eglise accueillante et au service, une Eglise capable de respecter les semina Verbi présentes dans les cultures de cette région ».<br />Enfin, l’Archevêque de Porto Velho confie ce moment et les futurs travaux de l’Eglise en Amazonie à « Marie, Mère de Jésus, vénérée sous de si nombreux titres en cette grande région amazonienne enchantée, afin qu’elle nous aide à ramer dans les fleuves et dans les ruisseaux dans l’espoir d’être toujours fidèles à Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie ». Fri, 19 Jan 2018 12:53:46 +0100ASIE/PAKISTAN - Mort de Razia Joseph, activiste catholique des droits fondamentauxhttp://www.fides.org/fr/news/63593-ASIE_PAKISTAN_Mort_de_Razia_Joseph_activiste_catholique_des_droits_fondamentauxhttp://www.fides.org/fr/news/63593-ASIE_PAKISTAN_Mort_de_Razia_Joseph_activiste_catholique_des_droits_fondamentauxFaisalabad – Ce 19 janvier auront lieu, à 15.00 locales, à Faisalabad, les obsèques de Razia Joseph, catholique et activiste des droits fondamentaux, foudroyée le 17 janvier par un infarctus. Elle était fondatrice et directrice de la Woman shelter organization, un refuge destiné aux femmes abandonnées, victimes de mauvais traitements et d’abus, forcées à se marier ou vitriolées. « Son exemple est précieux. Au cours de sa vie, elle a fait beaucoup pour protéger les femmes pakistanaises victimes de violence physique et morale et le Pakistan a vraiment grand besoin de cet engagement. Rendons grâce à Dieu de nous l’avoir donnée » déclare à l’Agence Fides le Père Emmanuel Parvez, prêtre de Faisalabad qui a collaboré avec la défunte.<br />Ainsi que l’a appris Fides, à compter de 1997, au sein de la structure créée par Razia Joseph, ont été accueillies des centaines de femmes, chrétiennes, musulmanes et hindoues, ayant échappé à la violence et recevant là un soutien matériel, psychologique, spirituel et légal.<br />Razia Joseph, 60 ans, en avait passé 38 à se dépenser en faveur des plus pauvres, en particulier des femmes et des enfants. Elle était pleine d’énergie pour dénoncer les crimes contre les personnes sans défense et pour s’activer afin de surmonter les discriminations. Malgré de nombreuses menaces reçues au fil des ans et des problèmes physiques qui l’accompagnaient désormais depuis longtemps, elle n’a jamais fait un pas en arrière pour redonner leur dignité à ses assistées au Pakistan et à l’étranger.<br />En décembre dernier, elle était parvenue à pérorer sa cause à Bruxelles face à une centaine de parlementaires européens. L’engagement politique du reste ne lui était pas étranger, au point qu’elle avait été élue au Parlement pakistanais, où, toutefois, elle n’était restée qu’un an, en 2011, dans la mesure où – disait-elle – « il n’existe pas les conditions pour changer les choses. Je me suis battue pour les droits des femmes mais sans succès » Elle est alors retournée le faire dans la rue, en développant de nouveaux projets avec son organisation, au sein de laquelle travaille une belle équipe d’éducateurs, de formateurs et de bénévoles qui continueront maintenant son œuvre méritoire.<br />La Woman shelter organization fondée par Razia Joseph réalise des interventions sociales très variées. Pour les enfants, l’association a fondé une petite école primaire qui accueille les écoliers les plus pauvres de la zone. Sont également significatifs les cours de scolarisation destinés aux enfants travailleurs, en particulier les producteurs de briques en argile. L’initiative a, en quatre ans, impliqué un millier de ces enfants.<br />Pour les femmes, la plus récente nouveauté a été les programmes visant à la formation de sages-femmes qui, de 2000 à ce jour, a permis à quelques 500 jeunes femmes d’acquérir des compétences de base en obstétrique. Les projets en faveur de la scolarisation des femmes concernent également des domaines professionnels tels que cours de broderie et de couture, d’esthéticienne et de coiffeuse – comme d’usage au Pakistan – et d’informatique. Quelques 4.500 femmes en ont d’ores et déjà bénéficié.<br />Nombreux sont ceux qui apprécient son engagement, pastoral et social, tant au Pakistan que dans les pays d’Europe et qui la soutenaient. Fri, 19 Jan 2018 12:15:51 +0100AMERIQUE/VENEZUELA - Prise de position de la Conférence épiscopale sur le meurtre d’Oscar Perez, « un horrible massacre comprenant des exécutions sommaires »http://www.fides.org/fr/news/63592-AMERIQUE_VENEZUELA_Prise_de_position_de_la_Conference_episcopale_sur_le_meurtre_d_Oscar_Perez_un_horrible_massacre_comprenant_des_executions_sommaireshttp://www.fides.org/fr/news/63592-AMERIQUE_VENEZUELA_Prise_de_position_de_la_Conference_episcopale_sur_le_meurtre_d_Oscar_Perez_un_horrible_massacre_comprenant_des_executions_sommairesCaracas – La Conférence épiscopale du Venezuela a qualifié de massacre l’opération de police déclenchée le 15 janvier dans le cadre de laquelle ont été tuées 9 personnes dont l’ancien officier de police Oscar Pérez, qui s’était rebellé au gouvernement de Nicolás Maduro. La CEV a transmis à Fides une déclaration publique par laquelle elle « dénonce l’horrible massacre comprenant des exécutions sommaires et la mort de civils dans le cadre d’actions engagées par des forces militaires ».<br />« Cet acte nous place face au délabrement et au manque de respect de la dignité et des droits fondamentaux de chaque personne » peut-on lire dans le document de la CEV, qui demande aux autorités de mener une enquête sur l’opération en question. Les Evêques du Venezuela contestent « le manque de résolution pacifique du conflit face à un cas de demande de reddition ; l’absence de magistrats du Parquet dans le cadre de la procédure et l’usage de groupes civils armés » dans le cadre de l’opération défendue par l’exécutif.<br />Les Evêques demandent au Parquet « de garantir la remise aux familles des corps des défunts » qui n’a pas encore eu lieu 72 heures après l’opération de police. Cela évitera « ainsi la crémation, sans leur autorisation, permettant de déterminer ainsi la cause de la mort ».<br />Oscar Pérez s’était rebellé au gouvernement du Président Maduro en juin dernier, lorsqu’il avait survolé Caracas avec un hélicoptère de la police scientifique et ouvert le feu sur deux édifices publics sans causer ni morts ni blessés. A ce moment, les jeunes étudiants manifestaient dans les rues de Caracas et ces manifestations se sont soldées par de nombreux morts et blessés . Depuis lors, de manière clandestine, Oscar Perez avait tourné plusieurs vidéos dans lesquelles il demandait une révolte populaire contre le gouvernement du Président Maduro. Le mois dernier, il était entré de force, avec ses hommes, dans une base militaire, dérobant des armes et contestant aux militaires leur loyauté envers le Président Maduro. Avant d’être tué, l’ancien agent de 36 ans a transmis diverses vidéos sur les réseaux sociaux en demandant à traiter sa reddition pour sauver la vie de civils innocents qui se trouvaient dans la maison dans laquelle il s’était barricadé, à a El Junquito, à la périphérie de Caracas.<br />Bien qu’hier soir le Tribunal Suprême de Justice nommé par l’Assemblée nationale ait condamné l’action de la police et des militaires, la nouvelle de l’exécution d’Oscar Perez a provoqué la confusion au sein de la société vénézuélienne et un étrange sens de remord. Amnesty International a, elle aussi, condamné le fait et, avec d’autres organismes de défense des droits fondamentaux, demandé des explications au gouvernement du Président Maduro.<br />Si ce dernier avait pensé envoyer au travers de cette action un message fort au pays concernant les risques que courent les potentiels disciples d’Oscar Perez, les vidéos qui continuent à être visualisables sur les réseaux sociaux concernant la demande de reddition du même Oscar Perez provoquent actuellement une réaction complètement opposée… Fri, 19 Jan 2018 10:28:16 +0100ANALYSE /OMNIS TERRA - Entretien avec l’Archevêque émérite de San Paolo, « un modèle de développement basé sur l’Evangile pour l’Amazonie »http://www.fides.org/fr/news/63591-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Entretien_avec_l_Archeveque_emerite_de_San_Paolo_un_modele_de_developpement_base_sur_l_Evangile_pour_l_Amazoniehttp://www.fides.org/fr/news/63591-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Entretien_avec_l_Archeveque_emerite_de_San_Paolo_un_modele_de_developpement_base_sur_l_Evangile_pour_l_AmazonieSan Paolo – « Le modèle de développement actuellement appliqué en Amazonie par les gouvernements, les grandes entreprises publiques et l’initiative privée est dommageable et dévastateur pour la réalité environnementale et les peuples indigènes. L’Eglise peut et doit participer au débat sur ces questions, à partir de l’Evangile ». C’est ainsi que s’exprime l’Archevêque émérite de San Paolo, S.Em. le Cardinal Claudio Hummes, Président du Réseau ecclésial pan-amazonien du CELAM et de la Commission pour l’Amazonie de la Conférence épiscopale du Brésil, dans le cadre d’un entretien à l’Agence Fides dédié à la manière dont les Eglises locales se préparent à l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques qui les concerne, alors qu’ils affrontent chaque jour de difficiles défis missionnaires et sociaux.<br /> <br />Comment l’Eglise au Brésil se prépare-t-elle au Synode spécial pour l’Amazonie ?<br />La décision du Pape François de réaliser un Synode spécial pour l’Amazonie et son annonce du 15 octobre sur la Place Saint-Pierre constituent un motif de grande joie et de signes de gratitude de la part des catholiques du Brésil, en particulier de ceux d’Amazonie. Cette réponse vivace de notre part représente le premier pas en vue de la préparation du Synode. Ensuite, la Conférence épiscopale brésilienne dispose d’une Commission pour l’Amazonie et le CELAM accueille le siège du Réseau ecclésial pan-amazonien . Naturellement, ces organismes, en compagnie des Diocèses et des autres juridictions ecclésiastiques d’Amazonie, sont plus directement chargés de contribuer à la préparation du Synode. Il existe déjà un grand mouvement, en termes de rencontres, dans la région. La visite du Pape en Amazonie péruvienne, à Puerto Maldonado, le 19 janvier et sa rencontre avec des centaines d’indigènes et avec les Evêques représentant les 9 pays de la pan-amazonie constituera certainement un fort élan initial de cette préparation.<br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://omnisterra.fides.org/articles/view/81">Pour lire l'entretien complet sur le site d'Omnis Terra</a>Fri, 19 Jan 2018 09:54:53 +0100AMERIQUE/CHILI - Pas de joie chrétienne en cas de refus des autres selon le Pape à Iquiquehttp://www.fides.org/fr/news/63590-AMERIQUE_CHILI_Pas_de_joie_chretienne_en_cas_de_refus_des_autres_selon_le_Pape_a_Iquiquehttp://www.fides.org/fr/news/63590-AMERIQUE_CHILI_Pas_de_joie_chretienne_en_cas_de_refus_des_autres_selon_le_Pape_a_IquiqueIquique – L’ouverture envers les migrants et les étrangers est un signe que le Christ opère actuellement en nos cœurs, en accomplissant son « miracle » alors qu’au contraire, « nous savons bien qu’il n’y a pas de joie chrétienne lorsque des portes se ferment ; il n’y a pas de joie chrétienne lorsqu’on fait sentir aux autres qu’ils sont de trop ou que parmi nous ils n’ont pas leur place ». C’est ce qu’a affirmé le Pape François dans le cadre de l’homélie de la Messe célébrée sur le Campus Lobito d’Iquique, capitale de la région de Tarapacá, donnant sur l’Océan Pacifique, au cours de la dernière étape de son voyage au Chili. En se basant sur la péricope évangélique des Noces de Cana, proclamée durant la Messe, le Pape a mis en évidence la prompte sollicitude démontrée par Marie pour prendre en charge les difficultés des mariés. Cette sollicitude – a voulu indiquer le Pape est familière aux peuples du nord du Chili qui, notamment grâce à la dévotion populaire, se conforment presque aux sentiments et aux actions de la Mère de Dieu. « Vous savez – a dit le Pape s’adressant aux fidèles - célébrer en chantant et en dansant « la paternité, la providence, la présence amoureuse et constante de Dieu. Elle engendre des attitudes intérieures rarement observées ailleurs au même degré : patience, sens de la croix dans la vie quotidienne, détachement, ouverture aux autres, dévotion » ». Notre-Dame – a déclaré le Pape se référant aux dévotions mariales vivant dans cette partie du Peuple de Dieu « Marie est la Vierge de Tirana ; la Vierge Ayquina à Calama ; la Vierge de Las Peñas à Arica, qui [nous] accompagne dans nos ennuis de famille inextricables, ceux-là mêmes qui semblent nous étouffer le coeur, afin de s’approcher des oreilles de Jésus et de lui dire : regarde, « ils n’ont pas de vin ». ».<br />La région d’Iquique est une terre marquée par une forte immigration, habituée à accueillir des flux de migrants à la recherche d’une vie meilleure. Les familles qui y arrivent, en particulier lorsqu’elles sont contraintes à quitter leurs terres parce qu’elles n’ont pas le nécessaire pour vivre – a déclaré le Pape – sont semblables à la « Sainte Famille qui a dû traverser des déserts pour pouvoir survivre ». Le Souverain Pontife a exprimé l’espérance que les populations locales conservent l’habitude de l’hospitalité qui les caractérisent, en continuant à se conformer à la sollicitude active de Notre-Dame envers ceux qui se trouvent dans le besoin et en continuant également à « profiter » de la sagesse et des bonnes choses que les migrants portent avec eux. « Comme Marie à Cana – a déclaré le Pape – n’ayons pas peur d’élever la voix pour dire : « ils n’ont pas de vin ». Le cri du peuple de Dieu, le cri du pauvre, sous forme de prière et qui élargit le coeur et nous enseigne à être attentifs. Soyons attentifs à toutes les situations d’injustice et aux nouvelles formes d’exploitation qui conduisent beaucoup de nos frères à perdre la joie de la fête Soyons attentifs à la précarisation du travail qui détruit des vies et des foyers. Soyons attentifs à ceux qui tirent profit de la situation irrégulière de beaucoup de migrants, parce qu’ils ne connaissent pas la langue ou n’ont pas les papiers en ‘‘règle’’. Soyons attentifs au manque de toit, de terre et de travail pour de nombreuses familles. Et comme Marie, disons avec foi : ils n’ont pas de vin ».<br />L’accueil des étrangers, des migrants et la sollicitude envers ceux qui sont dans le besoin, dans la perspectives des œuvres de miséricorde, a été définie par le Pape non pas comme un effort volontariste mais comme le signe et l’effet du changement opéré en nous par le Christ. « Laissons – a déclaré le Souverain Pontife en conclusion de son homélie – Jésus achever le miracle, en transformant nos communautés et nos coeurs en signe vivant de sa présence, qui est joyeuse et festive, car nous avons fait l’expérience que Dieu-est-avec- nous, parce que nous avons appris à l’héberger parmi nous. Joie et fête contagieuses qui nous conduisent à ne laisser personne hors de l’annonce de cette Bonne Nouvelle ». Thu, 18 Jan 2018 20:44:12 +0100AMERIQUE/CHILI - Soutien du Pape à l’Université catholique, établissement ayant pour mission la fourniture d’une instruction de qualitéhttp://www.fides.org/fr/news/63589-AMERIQUE_CHILI_Soutien_du_Pape_a_l_Universite_catholique_etablissement_ayant_pour_mission_la_fourniture_d_une_instruction_de_qualitehttp://www.fides.org/fr/news/63589-AMERIQUE_CHILI_Soutien_du_Pape_a_l_Universite_catholique_etablissement_ayant_pour_mission_la_fourniture_d_une_instruction_de_qualiteSantiago du Chili – « Nous lancerons une sorte de longue exégèse, au sein de diverses instances, sur ce que nous a dit le Saint-Père » déclare à l’Agence Fides le Pr. Patricio Bernedo, Doyen d’Histoire, Géographie et Sciences politiques de l’Université pontificale catholique du Chili après le dense discours du Pape François au siège central de la PUCC. Le Doyen se déclare surpris pour le « message long et fort » que le Saint-Père a adressé au monde de la culture et de l’éducation. « Ce qui m’a surtout interpellé a été sa recommandation sur une recherche de la connaissance conjuguant de manière cohérente la raisons, l’amour et l’action, ce qui constitue un concept très profond ainsi qu’un défi ». Il a déclaré en effet : « Il est nécessaire d’enseigner à penser ce que l’on sent et ce que l’on fait, à sentir ce que l’on pense et fait et à faire ce que l’on pense et sent ». La PUCC « est née de la nécessité de renforcer l’identité catholique au sein d’un Etat qui approuvait des lois libérales au travers desquelles il prétendait marginaliser le catholicisme dans le domaine de l’éducation » explique le Doyen. Il illustre par ailleurs le motif des remerciements du Pape au Recteur, Ignacio Sánchez, en ce qui concerne sa « défense de l’identité catholique » de l’institution. « Au cours de ses 130 ans, la PUCC s’est toujours trouvée face à cette mission qui est aujourd’hui présente dans nos amphithéâtres. Dans la société et dans ses rapports avec l’Etat, la PUCC promeut une éducation de qualité à la portée de tous, selon ce qui a été demandé coram populo par les étudiants dans les rues en 2006, en 2011 et dont on discute aujourd’hui, à savoir une éducation gratuite et de qualité. Elle est active dans le débat public qui étudie comment parvenir à ce résultat. Le Ministère de l’Education écoute mais, à la fin, boycotte l’instruction privée » se plaint le Professeur. Actuellement, affirme-t-il, les écoles publiques sont largement sous le niveau de celles à statut privé. « La PUCC accueille les étudiants ayant les meilleures notes, y compris ceux qui proviennent des familles les plus riches du pays – reconnaît le Doyen – mais depuis quelques années, elle a mis en place un système de bourses d’études pour les moins fortunés disposant de bons résultats scolaires ». Au travers de programmes de pastorale universitaire, dont le Pape a fait l’éloge hier, la PUCC contribue à « élever au moins un peu le niveau éducatif des plus nécessiteux, aide à leur construire des maisons plus dignes, à prendre soin de leur santé – la santé publique étant un secteur critique au niveau des activités sociales du Chili – pour ne citer que quelques exemples ». « Il s’agit d’un aspect qui ressort avec clarté du travail des enseignants, des étudiants et des personnels administratifs de la PUCC ». Thu, 18 Jan 2018 13:53:40 +0100AFRIQUE - Le chômage en Afrique, « un véritable crime contre l’humanité »http://www.fides.org/fr/news/63588-AFRIQUE_Le_chomage_en_Afrique_un_veritable_crime_contre_l_humanitehttp://www.fides.org/fr/news/63588-AFRIQUE_Le_chomage_en_Afrique_un_veritable_crime_contre_l_humaniteSoaudè – En Afrique, il est très difficile de trouver un travail. Le phénomène du chômage sur ce continent concerne quelques 32 millions de jeunes et la situation empirera à cause de la forte différence existant entre la croissance démographique et les possibilités d’emploi. Actuellement, la moitié de la population africaine a moins de 14 ans. « L’un des premiers besoins de notre époque est la recherche d’un travail. Le taux de chômage dans de nombreux pays d’Afrique est véritablement très élevé » déclare à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, missionnaire de la Société des Missions africaines .<br />« Par exemple, en Côte-d’Ivoire, quelques 23% de la population sont privés d’emploi. En Afrique du Sud, ce phénomène touche 27,3% de la population, 18% au Gabon et 29,8% en Gambie, seulement pour citer quelques chiffres. Ce qu’il y a de plus dramatique est qu’il est difficile même de trouver les emplois qui ressemblent de près à de l’exploitation, pour ne pas parler des plus dignes, tant ils sont devenus rares » poursuit le missionnaire.<br />« Il s’agit d’un problème sociale mais aussi anthropologique pour les africains. Il est grotesque de devoir reconnaître que, alors que l’exploitation de l’homme a toujours été considérée comme un crime, il existe encore quelque chose de pire. En effet, actuellement, le manque d’exploitation semble paradoxalement une véritable régression. Combien de personnes aujourd’hui seraient-elles disposer à remplir le pire des emplois pour avoir un revenu et n’en trouvent pas un ? » fait remarquer le Père Zagore.<br />« Il est véritablement épouvantable – souligne le missionnaire – de voir que l’homme ne sert plus à rien, pas même à une quelconque forme d’exploitation. L’homme est aujourd’hui perçu comme superflu. Il est détruit. Malheureusement, comme le disait la critique littéraire française, Viviane Forrester, de nombreux hommes et femmes résultent « incompatibles avec une société dont ils sont dans tous les cas les produits les plus naturels ». Malheureusement, affirme l’écrivain, nous sommes passés du phénomène de l’exploitation à celui de l’exclusion.<br />Le Père Zagore conclut : « Au-delà de la simple question du chômage, c’est l’identité même de l’homme africain, sa nature intrinsèque d’être humain qui est soumise. Voila pourquoi, plus que jamais, la lutte contre le chômage, contre ce crime, doit occuper une place prééminente dans l’activité missionnaire ». Thu, 18 Jan 2018 13:32:27 +0100AFRIQUE/EGYPTE - Présence des Patriarches d’Antioche des Maronites et copte orthodoxe à la Conférence d’al-Azhar dédiée à Jérusalemhttp://www.fides.org/fr/news/63587-AFRIQUE_EGYPTE_Presence_des_Patriarches_d_Antioche_des_Maronites_et_copte_orthodoxe_a_la_Conference_d_al_Azhar_dediee_a_Jerusalemhttp://www.fides.org/fr/news/63587-AFRIQUE_EGYPTE_Presence_des_Patriarches_d_Antioche_des_Maronites_et_copte_orthodoxe_a_la_Conference_d_al_Azhar_dediee_a_JerusalemLe Caire – Le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, et le Catholicos arménien apostolique, Aram I, constituent les représentants les plus en vue des Eglises d’Orient qui ont participé à la Conférence internationale sur Jérusalem en cours au Caire à l’initiative de l’Université al-Azhar, le plus important centre universitaire de l’islam sunnite, sous le titre : « L’identité arabe de la Ville Sainte et son message ».<br />Dans son intervention, le Patriarche copte orthodoxe a insisté sur le lien existant fatalement entre les perspectives de paix au Proche Orient et le respect des droits nationaux du peuple palestinien. « La véritable paix – a notamment déclaré Tawadros II – ne deviendra réalité que lorsque l’on ne mettra un terme à la violence, aux menaces et toutes les promesses faites sans tenir compte des sentiments des musulmans et des chrétiens, dans le monde et dans notre région ». Pour sa part, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, a rappelé la position du Saint-Siège qui, bien que n’intervenant pas directement dans les disputes concernant la souveraineté territoriale de Jérusalem, a réaffirmé à plusieurs reprises, le droit du peuple palestinien à disposer d’un Etat, dans le respect des résolutions de l’ONU qui rejettent l’annexion israélienne de l’ensemble de la Ville Sainte.<br />Les participants à la Conférence proviennent de 86 pays différents, dont un grand nombre, participants et intervenants, chrétiens et musulmans, provenant du Liban. On notera en particulier la présence de l’ancien Premier Ministre, Fouad Siniora, de l’ancien Ministre de la Culture, Taqrek Mitri, du Secrétaire général du Comité pour le dialogue entre chrétiens et musulmans, Mohammad Sammak, et de l’ancien Président libanais, Amin Gemayel. A la conférence a également pris part le Président palestinien, Mahmud Abbas.<br />Déjà annoncée en juillet dernier, après tensions et violences des semaines précédentes autour de l’esplanade des mosquées et des lieux saints musulmans , la Conférence aurait dû se tenir dès septembre. Après son report, la décision de l’Administration américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël a ramené la Ville Sainte au centre de tensions locales et internationales, contribuant à augmenter l’intérêt de la Conférence promue par Al Azhar. <br />A la Conférence en question ont également participé le Nonce apostolique en Egypte, S.Exc. Mgr Bruno Musarò, et le Secrétaire personnel du Souverain Pontife, Mgr Yoannis Lahzi Gaid, qui a lu, le 17 janvier au matin, le texte en arabe d’un message envoyé par le Pape François. Dans son message, le Souverain Pontife a réaffirmé que le Saint-Siège « ne cessera de rappeler avec urgence la nécessité d’une reprise du dialogue entre israéliens et palestiniens en vue d’une résolution négociée, finalisée à la coexistence pacifique de deux Etats à l’intérieur des frontières concordées entre eux et internationalement reconnues, dans le plein respect de la nature particulière de Jérusalem, dont la signification va au-delà de toute considérations relatives aux questions territoriales ». Thu, 18 Jan 2018 13:11:05 +0100AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Appel des Evêques contre « un avenir sombre pour nos enfants en cas de non changement de la situation »http://www.fides.org/fr/news/63586-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Appel_des_Eveques_contre_un_avenir_sombre_pour_nos_enfants_en_cas_de_non_changement_de_la_situationhttp://www.fides.org/fr/news/63586-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Appel_des_Eveques_contre_un_avenir_sombre_pour_nos_enfants_en_cas_de_non_changement_de_la_situationBangui – « Quelle est l’espérance de notre pays en ce début d’année ? » se demandent les Evêques de République centrafricaine dans le message publié au terme de leur Assemblée plénière, Dimanche 14 janvier.<br />Il s’agit d’une question légitime vu la situation dramatique du pays qui a émergé au cours des travaux de l’Assemblée. Les Evêques tracent un cadre attristant des conditions de sécurité, tout en reconnaissant « les efforts de consolidation de la paix au niveau national avec le début de la restauration de l’autorité de l’Etat au travers de la nomination de Préfets et de Sous-préfets ».<br />« Malheureusement – affirme le message envoyé à l’Agence Fides – au plan social, les événements douloureux survenus ces derniers temps dans certaines préfectures comme le Haut-Mbomou, Mbomou, Haute-Kotto, Basse-Kotto, Ouaka, Nana-Gribizi, Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré, nous font croire que notre pays continue de s’enfoncer dans l’abime. Les meutes armées créent toujours l’anarchie et imposent leurs lois, aux populations civiles fatiguées, qui ne savent plus d’où leur viendra le secours. Dans nos diocèses nous sommes témoins au quotidien de cette triste réalité et déplorons le fait que notre pays soit toujours sous l’emprise des bravades et des intrusions des milices armées qui ne veulent pas que la guerre s’arrête ».<br />« Les bandes armées se livrent encore à des razzias et des massacres, des viols et des rackets des populations civiles. Des villages sont vandalisés et brûlés. Des habitants sont torturés et tués sans vergogne » dénoncent encore les Evêques.<br />En Centrafrique, est présente depuis des années la MINUSCA, mission de Casques bleus de l’ONU destinée à aider les autorités locales à rétablir les conditions de sécurité. Cependant les Evêques se plaignent de « la lenteur et l’inaction de certains contingents de la MINUSCA dans leur rôle de maintien de la paix », au point que « souhaitent ardemment le redéploiement de nos forces de défense et de sécurité ; malheureusement, à peine redéployés, certains éléments de ces forces excellent déjà dans les ‘‘rackets’’ ironiquement appelés formalités, au même titre que les groupes armés ».<br />L’insécurité et le sens d’abandon de l’Etat se traduit par le manque de structures sanitaires et éducatives. Ce sont les jeunes qui en font les frais, au point que les Evêques affirment que « ,’avenir des enfants de notre pays est incertain et très sombre ». « Les jeunes filles et garçons sont exposés à toutes sortes de violence entre autres, les abus sexuels de toutes sortes et l’enrôlement forcé dans les groupes armés ». L’Eglise également a subi des attaques et des persécutions, dont « l’agression lâche et criminelle de l’abbé Blaise Bissialo à la Paroisse Christ-Roi de Tokoyo à Bangassou et toutes les tentatives d’intimidation des agents pastoraux ».<br />La Conférence épiscopale demande à la communauté internationale de « continuer à accompagner et soutenir le processus de paix en Centrafrique » et aux ONG de « passer de la phase des urgences à celle du relèvement et du développement », alors qu’elle adresse un appel pressant aux groupes armés afin que « mettre fin aux crimes de tout genre et aux souffrances de nos compatriotes, aux pillages des ressources naturelles et au dysfonctionnement de l’Etat ». Thu, 18 Jan 2018 12:42:27 +0100ANALYSE/OMNIS TERRA - Visite apostolique du Pape au Pérou, pays polarisé et ayant besoin de réconciliationhttp://www.fides.org/fr/news/63585-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Visite_apostolique_du_Pape_au_Perou_pays_polarise_et_ayant_besoin_de_reconciliationhttp://www.fides.org/fr/news/63585-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Visite_apostolique_du_Pape_au_Perou_pays_polarise_et_ayant_besoin_de_reconciliationLa visite du Pape François en terre inca arrive à un moment critique et par suite se trouve être providentielle. D’un côté, se trouve la dure réalité des victimes de la côte nord du Pérou, à cause de la dévastation provoquée par le typhon El Nino au début de 2017, que le Souverain Pontife visitera lorsqu’il arrivera à Trujillo. Différents secteurs du monde politique et de la société elle-même relèvent le lent processus de la part de l’Etat en ce qui concerne l’application d’un plan de reconstruction visant à aider les 10.508 personnes qui vivent sous plus de 2.000 tentes distribuées en 34 camps, selon les informations fournies par l’Institut national de la Protection civile.<br />A l’agenda pontificale, est également inscrite une étape à Puerto Maldonado, capitale de la région de Madre de Dios qui, bien qu’elle soit l’une des plus riches en matières premières, est toutefois également l’une des plus agitées par le trafic de drogue et par les mines illégales. Les plus faibles et les plus vulnérables sont les victimes de ce système inique : des personnes sont amenées à travailler en ayant recours à la tromperie à l’extraction d’or ou des jeunes filles croyant avoir la possibilité de faire des études ou de travailler dans une maison, finissent dans les filets des réseaux de proxénétisme <br />Face à la crise et à l’instabilité politique qu’a porté ce qu’il est convenu d’appeler la vague d’Odebrecht – du nom du scandale homonyme – et à la forte polarisation, accentuée par la grâce concédée à l’ancien Président, Alberto Fujimori, les actes de mobilisation sociale promus par différents secteurs du monde politique sont toujours plus fréquents. Au milieu de ce panorama d’instabilité, le Pérou se prépare à recevoir le Saint-Père et comme l’a assuré S.Em. le Cardinal Juan Luis Cipriani, le Pape « vient nous unir, parce que nous devons être honnêtes : nous avons un tissus social un peu fragmenté, avec des lacunes, rapiécé ». <br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://omnisterra.fides.org/articles/view/80">Pour continuer la lecture de l’analyse sur le site d’Omnis Terra</a>Thu, 18 Jan 2018 12:12:01 +0100AMERIQUE/PEROU - Vers la bénédiction de la part du Pape de dévotions locales et d’images patronales ayant permis la survie du Catholicisme au Pérouhttp://www.fides.org/fr/news/63584-AMERIQUE_PEROU_Vers_la_benediction_de_la_part_du_Pape_de_devotions_locales_et_d_images_patronales_ayant_permis_la_survie_du_Catholicisme_au_Perouhttp://www.fides.org/fr/news/63584-AMERIQUE_PEROU_Vers_la_benediction_de_la_part_du_Pape_de_devotions_locales_et_d_images_patronales_ayant_permis_la_survie_du_Catholicisme_au_PerouLima – Le Seigneur de la Mer et la Notre-Dame du Carmel seront les premières images religieuses à accueillir le Pape François lorsqu’il arrivera au Pérou, cet après-midi. En outre, les images de Saint Martin de Porres, de Sainte Rose de Lima et de Saint Juan Masias seront placées le long de son premier itinéraire. Le thème de la présence des images sacrées a été discuté dans le cadre de différentes rencontres de coordination et de logistique qui ont été tenues par les autorités ecclésiales qui organisent depuis des mois la visite apostolique du Saint-Père. Ceci est dû à l’importance que ces images revêtent à l’intérieur de la religiosité péruvienne.<br />A ce propos, José Antonio Benito Rodríguez, Secrétaire de l’Académie péruvienne d’Histoire de l’Eglise, explique à l’Agence Fides que, dans les différents musées péruviens, il est possible de se rendre compte « combien les images sacrées ont été fondamentales pour la catéchèse et la dévotion. Il suffit de jeter un coup d’œil dans l’une de nos églises pour voir davantage de religiosité populaire. Dans nos parcs et sur nos marchés également est bien visible la diffusion des images » déclare José Antonio Benito Rodríguez, qui est également professeur à l’Université catholique Sedes Sapientiae et à l’Université pontificale et civile de Théologie de Lima.<br />Le Pr. José Antonio Benito Rodríguez, citant le Pape Benoît XVI, souligne que la piété est « le trésor précieux de l’Eglise catholique en Amérique latine » et que, par suite, « elle mérite notre respect et notre affection, parce qu’elle reflète la soif de Dieu que seuls le pauvre et le simple peuvent connaître ». L’historien a expliqué à Fides que « la religiosité quotidienne est le résultat de la synthèse des croyances et pratiques ordinaires de la société qui sont incarnées dans la culture d’un peuple ».<br />Les cinq Confraternités de Madre de Dios et de Cusco qui seront bénies par le Pape François demain, 19 janvier, à Puerto Maldonado, expressions de la dévotion locale, sont celles du Seigneur de Qoyllority, du Seigneur de Torrechayoc, du Seigneur de Huanca et la Confraternité de la Très Sainte Croix et du Seigneur des Miracles, sont les images trouveront place sur l’esplanade où le pape s’adressera à 100.000 personnes. José Antonio Benito Rodríguez explique que les profils de ces Confraternités et les images sont des expressions populaires répondant « à l’amour pour le Christ souffrant, le Dieu de la compassion, du pardon et de la réconciliation, le Dieu qui s’est donné ».<br />De son côté, Luis Benavente, analyste politique a indiqué à Fides que, « au Pérou, il existe une série d’icônes et d’images universelles de la religion catholique, comme les Cœurs de Jésus et de Notre-Dame, qui viennent s’ajouter aux images locales et particulières qui sont typiques des zones andines du Pérou. Ces images populaires – poursuit-il – sont très importantes au Pérou et le Pape François fait bien de venir les bénir et de les accueillir parce que ce sont elles qui ont tenues la flamme du Catholicisme allumée au Pérou ». Thu, 18 Jan 2018 11:48:35 +0100AMERIQUE/CHILI - Témoignages de jeunes à l’écoute du Pape désignant Jésus Christ comme source de la joiehttp://www.fides.org/fr/news/63583-AMERIQUE_CHILI_Temoignages_de_jeunes_a_l_ecoute_du_Pape_designant_Jesus_Christ_comme_source_de_la_joiehttp://www.fides.org/fr/news/63583-AMERIQUE_CHILI_Temoignages_de_jeunes_a_l_ecoute_du_Pape_designant_Jesus_Christ_comme_source_de_la_joieSantiago du Chili – « Le Pape François nous a expliqué un nouveau concept de maturité, celle des idées et des rêves que nous réalisons contre le pessimisme des adultes ou de nous-mêmes, qui nous fait penser que le monde ne changera pas. Il nous a invité, justement, à mûrir nos rêves en les réalisant, à ne pas perdre la joie, nous en révélant la source en la personne de Jésus Christ. Il nous a aussi fortement interpellé afin que nous ayons voix au chapitre au sein de l’Eglise. C’est pourquoi nous, les jeunes, devons nous faire entendre ». C’est un déferlement de paroles que celles de Pablo Sandoval, jeunes de la capitale du Chili actif dans un mouvement ecclésial que recueille l’Agence Fides. Pablo Sandoval fait partie des 60.000 jeunes chiliens présents sur l’esplanade du sanctuaire de Maipú. « Le Pape a souligné que l’Eglise a besoin de nous » ajoute Consuelo Huerta, une autre jeune engagée au sein de l’Archidiocèse de Santiago, interrogée par l’Agence Fides.<br />Les deux jeunes mettent en évidence la confiance que le Saint-Père fait aux jeunes, les invitant à se demander ce qu’ils peuvent faire pour les autres, pour ensuite se donner sans craintes. Avec eux, le Pape est apparu très à son aise, presque relaxé. « Il a plaisanté en disant : je vous ai obligé à quitter votre canapé hein ? Mais il nous a ensuite fait comprendre que tout ce que nous pouvons donner aux autres est quelque chose d’important » indique Consuelo Huerta. Pour elle, le message du Pape, durant ces journées chiliennes, a été « très courageux, dans un langage très clair. Maintenant, il appartient à chacun d’entre nous de le comprendre et d’agir en conséquence ». Elle se réfère « à l’invitation à l’unité, à la justice envers les peuples indigènes, au fait d’être humble – il a demandé pardon à la société pour les aberrations et les erreurs commises. Le Pape François a donné l’exemple en démontrant qu’il faut recommencer après s’être trompé, sans ressasser sur ses propres limites mais toujours prêts à aller de l’avant, en mission ». De son côté, Pablo Sandoval a été frappé par les gestes posés par le Pape, comme la visite à la tombe de « l’Evêque des pauvres », S.Exc. Mgr Enrique Alvear, premier acte du Saint-Père sur la terre du Chili, ou encore la rencontre avec les détenues. De tels gestes, conclut-il, incarnent « le message évangélique de la proximité vis-à-vis des pauvres et des plus nécessiteux ». Thu, 18 Jan 2018 11:12:39 +0100