Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/JAPON - Visite du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à Hiroshima « lieu du renouvellement du sacrifice du Christ au XX° siècle »http://www.fides.org/fr/news/62940-ASIE_JAPON_Visite_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_a_Hiroshima_lieu_du_renouvellement_du_sacrifice_du_Christ_au_XX_sieclehttp://www.fides.org/fr/news/62940-ASIE_JAPON_Visite_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_a_Hiroshima_lieu_du_renouvellement_du_sacrifice_du_Christ_au_XX_siecleHiroshima – Hiroshima « est le lieu où le Christ a renouvelé Son sacrifice au XX° siècle ». Hiroshima est pour l’Eglise catholique également « aujourd’hui un nom qui signifie ville de la paix, dans laquelle Dieu n’a pas oublié l’homme, ne s’est pas caché mais où Il habite ». C’est en ces termes que S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a exprimé son regard de foi sur la vocation spirituelle universellement reconnue de la ville japonaise où, le 6 août 1945, fut larguée la première bombe atomique de l’histoire. Il l’a fait dans un discours adressé ce 20 septembre à des prêtres, religieux, religieuses, fidèles consacrés et laïcs de l’Archidiocèse d’Hiroshima qu’il a rencontrés en son quatrième jour de visite au Japon. « Ici – a poursuivi le Cardinal – le Christ crucifié continue, du haut de ce nouveau Golgotha, à admonester tous les peuples », y compris ceux qui, au nom des religions, « fomentent la haine, les divisions et les guerres ». Le rappel à la présence active du Christ dans l’histoire du monde a offert au Cardinal l’occasion de suggérer également aux catholiques de l’Archidiocèse les voies permettant d’accorder de l’espace à « un élan missionnaire renouvelé, selon ce que déclare le Pape François dans l’Evangelii gaudium ». L’Archidiocèse d’Hiroshima s’étend sur un territoire comptant 7 millions d’habitants, dont seulement quelques 20.000 baptisés. « Le Christ est-Il connu ici ? A-t-Il une place ? A-t-Il un salut à proposer ? Le Royaume de Dieu est-il annoncé ici ? Voici – a suggéré le Préfet du Dicastère missionnaire – les questions auxquelles il faut répondre. Alors que nous admirons l’œuvre missionnaire du passé, nous ne pouvons nous poser en simples administrateurs de ces résultats. Si la motivation à la mission vient à manquer, la générosité et le zèle apostolique feront, eux aussi, défaut, tout comme la joie d’évangéliser ».<br />De la gloire, de la grâce et de la vérité apportées par le Christ – a ajouté le Cardinal – « il n’est pas possible d’exclure le Peuple japonais. Dieu ne s’est pas arrêté aux portes de ce pays, qui, bien que noble et cultivé, attend le Royaume de Dieu. Dites aux aveugles, aux sourds, aux malades, aux pauvres, à ceux qui sont sans espérance ou qui souffrent à cause de la division des familles, ou aux drogués et à ceux qui pensent que le suicide constitue la seule voie pour mettre fin à la désolation et au désespoir que pour eux existe une Bonne Nouvelle ».<br />Au cours de sa visite à Hiroshma, le Cardinal Filoni a rendu hommage au Monument de la Paix et de la bombe atomique. Wed, 20 Sep 2017 12:34:13 +0200AMERIQUE/ANTILLES - Déclarations du Chargé d’affaires de la Nonciature apostolique sur la situation critique et les dommages importants dus au passage de l’ouragan Irmahttp://www.fides.org/fr/news/62939-AMERIQUE_ANTILLES_Declarations_du_Charge_d_affaires_de_la_Nonciature_apostolique_sur_la_situation_critique_et_les_dommages_importants_dus_au_passage_de_l_ouragan_Irmahttp://www.fides.org/fr/news/62939-AMERIQUE_ANTILLES_Declarations_du_Charge_d_affaires_de_la_Nonciature_apostolique_sur_la_situation_critique_et_les_dommages_importants_dus_au_passage_de_l_ouragan_IrmaPort of Spain – Constater les dommages du passage des ouragans, réconforter les victimes, organiser les secours : c’est ce que font actuellement les communautés catholiques aux Antilles. « Parmi les récents ouragans qui continuent à s’abattre sur les îles des Caraïbes , le plus grave jusqu’à présent a été sûrement Irma » explique à Fides le Père J. Kaboré, Chargé d’affaires de la Nonciature apostolique à Port of Spain. « L’ouragan Maria, en mouvement ces jours-ci, ici à Trinité et Tobago, est une simple tempête tropicale et semble ne pas provoquer de dommages significatifs pour le moment » affirme le Père Kaborè.<br />« Notre Nonciature apostolique – raconte-t-il à Fides – se trouve en contact constant avec les Eglises locales, en particulier avec les Evêques des îles les plus gravement touchées, dont S.Exc. Mgr Riocreux, de Saint Martin-Saint Barthélemy, S.Exc. Mgr S. Pinder, des Bahamas, et S.Exc. Mgr Llanos, à Antigua et Barbuda. Cette dernière zone semble la plus gravement touchée. Mgr Llanos, Administrateur apostolique du Diocèse de Saint Jean Basseterre, nous a appelé le 19 septembre pour nous aviser qu’il était en visite à Tortola, Virgin Gorda et Anguilla et qu’il était difficile de conserver un contact avec ces îles touchées. S.Exc. Mgr Luigi Secco, de Willemstad, a envoyé des messages courriel relatant la situation. De nombreux groupes catholiques, en particulier la Living Waters Community de Port of Spain, ont été particulièrement actifs en ce qui concerne le soutien aux victimes ».<br />Les Evêques de la région ont diffusé différents messages pour exprimer leur solidarité aux victimes et réclamer des aides, en grande partie de la Conférence épiscopale des Etats-Unis, et ont demandé en outre un moratoire au FMI en ce qui concerne la dette extérieure des Etats touchés. « Les îles de Tortola, Virgin Gorda et Anguilla ont subi des dommages importants – poursuit le Chargé d’affaires – et se trouvent dans une situation véritablement critique. J’estime que Mgr Llanos et ses gens ont un besoin absolu d’assistance. Il m’a assuré qu’il tentera de se tenir en contact autant que possible avec la Nonciature apostolique mais, en ce moment, alors qu’il visite les différentes îles, il n’existe aucune connexion. Les Evêques continuent à être aux côtés des populations. Ils vont trouver les familles et leur apportent du réconfort ».<br />Sur la base du Rapport de la Caribbean Disaster Emergency Management Agency, envoyé à Fides par le Secrétariat de la Conférence épiscopale des Antilles, « la situation est particulièrement compliquée par ce que les Iles Vierges britanniques se trouvent sous le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté et que pour pouvoir procéder aux secours et aux déplacements, les autorisations ad hoc sont nécessaires ». « Pour le moment, nous avons tous besoin d’aide mais plus particulièrement S.Exc. Mgr Llanos et ses gens, du moment que Barbuda a été complètement ravagée et que les îles Tortola, Virgin Gorda et Anguilla ont subi des dommages importants. Je demande à tous de prier pour cette région » conclut le Père Kaboré.<br />Les Diocèses touchés et ayant subi le plus de dommages sont ceux de Saint Jean de Basseterre , la partie nord du Diocèse de Basse-Terre , le nord du Diocèse de Willemstad , la Mission sui iuris de Turks et Caicos et l’Archidiocèse de Nassau . Wed, 20 Sep 2017 12:05:23 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Massacre de réfugiés burundais dans l’est du payshttp://www.fides.org/fr/news/62938-AFRIQUE_RD_CONGO_Massacre_de_refugies_burundais_dans_l_est_du_payshttp://www.fides.org/fr/news/62938-AFRIQUE_RD_CONGO_Massacre_de_refugies_burundais_dans_l_est_du_paysKinshasa – Le bilan des réfugiés burundais tués par les forces de sécurité dans le camp de réfugiés sis près du village de Kamanyola, dans la plaine de Ruzizi, au Sud Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, le 16 septembre, est de 34 morts.<br />Selon les informations envoyées à l’Agence Fides par des sources de l’Eglise locale, la tragédie aurait été provoquée par l’arrestation, dans la nuit du 13 septembre, de quatre ressortissants burundais, accusés de patrouiller l’enceinte du camp dans lequel ils résident armés de bâtons, sans l’autorisation des autorités locales. Les quatre hommes ont initialement été arrêtés par la Direction de l’immigration de Kamanyola puis remis au siège local du service de sécurité, l’Agence de Renseignement nationale .<br />Les réfugiés ont expliqué qu’ils faisaient les rondes nocturnes parce qu’ils avaient été informés d’une probable attaque contre le camp de la part de membres de la milice progouvernementale burundaise, Imbonerakure.<br />Au soir du 15 septembre, les réfugiés burundais ont organisé une manifestation de masse visant à libérer leurs quatre compatriotes détenus, en face du siège de l’ANR. Aux premières heures du 16, la situation a dégénéré, lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur la foule, tuant 34 burundais et en blessant une centaine d’autres. Selon les autorités, les affrontements ont fait un mort et un certain nombre de blessés dans les rangs des forces de sécurité, laissant entendre que, parmi les réfugiés se trouvaient des personnes armées. Selon une note envoyée à Fides, « il est difficile de confirmer l’information selon laquelle ces réfugiés burundais détiendraient des armes, car les agents de sécurité n'auraient jamais capturés de réfugiés burundais avec des armes ; il est plutôt à signaler que les gens font allusion à des Burundais qui viennent opérer dans la Plaine de la Ruzizi en provenance du Burundi et qui ne sont pas des réfugiés burundais se trouvant à Kamanyola ».<br />Les sources de Fides soulignent qu’il existe une méfiance de la population envers les réfugiés burundais alors que les autorités locales n’ont pas fait d’efforts pour les intégrer à la société locale.<br />Plus de 410.000 burundais ont été contraints à se réfugier en RDC et en Tanzanie à cause des violences provoquées par la crise ayant éclaté en 2015 suite à la réélection, pour la troisième fois consécutive, en violation de la Constitution des Accords d’Arusha, du Président Pierre Nkurunziza. Depuis lors, le Burundi vit dans un état de tension permanente du fait des violences commises par les milices progouvernementales et par des groupes de guérilla s’opposant au Président. Wed, 20 Sep 2017 11:26:05 +0200AMERIQUE - Prise de position de l’Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies sur le problème du travail des mineurshttp://www.fides.org/fr/news/62937-AMERIQUE_Prise_de_position_de_l_Observateur_permanent_du_Saint_Siege_aux_Nations_unies_sur_le_probleme_du_travail_des_mineurshttp://www.fides.org/fr/news/62937-AMERIQUE_Prise_de_position_de_l_Observateur_permanent_du_Saint_Siege_aux_Nations_unies_sur_le_probleme_du_travail_des_mineursNew York – La nouvelle recherche conduite conjointement par l’Organisation internationale du travail et par la Fondation Walk Free, en collaboration avec l’Organisation mondiale pour la Migration, révèle l’ampleur réelle de l’esclavage moderne dans le monde.<br />Les données, publiées à l’occasion de la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations unies de ces jours-ci, montrent qu’en 2016, plus de 40 millions de personnes de par le monde ont été victimes d’une forme d’esclavage moderne et que 152 millions d’enfants de 5 à 17 ans travaillent. L’OIT a en outre présenté un rapport associé qui confirme que ces 152 millions d’enfants et adolescents sont contraints à travailler et qu’il ne s’agit pas d’un libre choix de leur part.<br />Les nouvelles estimations prouvent également que les femmes et jeunes filles sont touchées de manière disproportionnée par l’esclavage moderne. Elles représentent 71% des personnes touchées soit près de 29 millions. Les femmes représentent en outre 99% des victimes du travail forcé dans le domaine de la prostitution et 84% dans celui des mariages forcés. L’enquête relève également que, des 40 millions de victimes de l’esclavage moderne, quelques 25 millions sont victimes de travail forcé et 15 millions d’autres de mariages forcés, contractés sans leur accord.<br />Le travail des mineurs continue à être concentré principalement dans le secteur agricole . Près d’un enfant sur cinq travaille dans le tertiaire alors que 11,9% sont employés dans l’industrie.<br />Cette 72ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, dont les premières séances ont eu lieu du 12 au 18 septembre, se conclura le 25 septembre à New York.<br />Le 12 septembre, S.Exc. Mgr Ivan Jurkovic, Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, avait déclaré : « C’est le moment de passer de la loi à l’action », parce que « les formes contemporaines d’esclavage, de servitude, de traite des personnes et de travail forcé doivent être affrontées à la racine ». « Les nouvelles formes d’esclavage doivent être abolies comme ce fut le cas de l’esclavage dans le monde antique : en adoptant une nouvelle vision de l’être humain et de la dignité de sa personne au travers de la législation, de l’instruction et de la conversion des esprits ».<br />Mgr Ivan Jurkovic a conclu son intervention en affirmant que « nous devons tous être conscients de ces situations dramatiques et travailler pour éradiquer les nouvelles formes atroces de l’esclavage humain. Il est toujours plus évident qu’aujourd’hui nous nous trouvons face à un phénomène mondial qui dépasse la compétence d’une ville, d’une communauté ou d’un pays quelconque ». Wed, 20 Sep 2017 10:38:39 +0200ASIE/PAKISTAN - Témoignage d’un enseignant catholique sur le système éducatif pakistanaishttp://www.fides.org/fr/news/62936-ASIE_PAKISTAN_Temoignage_d_un_enseignant_catholique_sur_le_systeme_educatif_pakistanaishttp://www.fides.org/fr/news/62936-ASIE_PAKISTAN_Temoignage_d_un_enseignant_catholique_sur_le_systeme_educatif_pakistanaisFaisalabad – « Au Pakistan, nous assistons à l’échec du système éducatif. La mort de Sharon Masih, le lycéen chrétien lynché par ses camarades de classe dans l’indifférence des enseignants, le montre clairement. Il existe un climat de haine envers les non musulmans. Le milieu scolaire est détérioré. Enfants et jeunes chrétiens et hindous sont victimes des élèves musulmans mais aussi des enseignants ». Telle est la forte dénonciation confiée à l’Agence Fides par Anjum James Paul, enseignant pakistanais catholique et Président de la Pakistan Minorities Teachers’ Association . Anjum James Paul a été le camarade de classe de Shahbaz Bhatti, le Ministre catholique assassiné, et en a partagé l’engagement en faveur des droits fondamentaux et pour la promotion des minorités religieuses dans le pays. Il préside aujourd’hui une association qui effectue des recherches et élabore des études et documents en collaboration avec le Ministère de l’instruction du Pakistan.<br />Anjum James Paul déclare à Fides : « En 14 années de recherches, que nous avons toujours soumis au gouvernement, nous pouvons dire avec certitude que l’intolérance dans les écoles publiques est répandue et que l’homicide de Sharon Masih en constitue un exemple frappant. Il existe des préjudices et de la haine envers les minorités religieuses qui sont instillés au travers des manuels scolaires adoptés par les écoles publiques, manuels qui promeuvent le mépris envers les religions différentes de l’islam. Il est urgent de promouvoir la coexistence et la tolérance dans toutes les écoles, à partir de celles encadrant les enfants les plus jeunes. Ce système éducatif a un fort impact sur la formation et sur les esprits des jeunes et par suite sur l’ensemble de la société. Nous l’avons signalé dans notre Livre Blanc sur l’Instruction, publié voici dix ans ».<br />Le Président de la PMTA poursuit : « Ces dernières années, ont été réalisés quelques progrès et changements positifs mais ce n’est pas suffisant. Il existe un cadre de discrimination institutionnalisé envers les non musulmans qui est très dangereux. Il faut couper les racines de l’extrémisme et promouvoir avec une plus grande attention et un plus fort engagement une réforme globale des programmes scolaires. Les références idéales sont : le fameux discours de 1947 d’Ali Jinnah, fondateur du Pakistan, sur la protection et la liberté des minorités religieuses ainsi que la récente décision de la Cour Suprême qui, le 19 juin 2014, a ordonné au gouvernement pakistanais de s’engager et d’adopter des mesures concrètes pour la protection et la promotion des minorités religieuses, en garantissant des droits égaux à l’ensemble des citoyens ». Tue, 19 Sep 2017 14:08:58 +0200ASIE/JAPON - Visite du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à Nagasaki (2)http://www.fides.org/fr/news/62935-ASIE_JAPON_Visite_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_a_Nagasaki_2http://www.fides.org/fr/news/62935-ASIE_JAPON_Visite_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_a_Nagasaki_2Nagasaki – Les missionnaires qui introduisirent l’Evangile au Japon ne mirent pas en danger leur propre vie « seulement pour annoncer le Christ en tant que sage extraordinaire ou gourou de la vie morale ou encore promoteur de bien-être social ». Ils étaient prêts à sacrifier leur existence seulement parce qu’ils voulaient faire connaître « le mystère de Jésus, Fils de Dieu, qui offre Sa vie pour racheter l’homme de sa solitude existentielle, de la pauvreté du péché et de l’esclavage qui l’humilient ». C’est ce qu’a rappelé S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, au cours de l’homélie prononcée durant la Messe qu’il a célébré le 19 septembre en la Cathédrale de Nagasaki, au troisième jour de son voyage au Japon. « Des décennies après que l’Evangile ait été porté au Japon – a relevé le Cardinal – nous voyons aujourd’hui un danger, à savoir celui de relativiser tant la mission de l’Eglise, qui est de porter l’Evangile, que la personne même du Christ. Par exemple, certains préfèrent parler du Christ comme d’un sage qui montre une juste règle de vie ou comme d’une personne bonne, qui aidait les pauvres et les marginalisés de la société de son temps. En voulant voir la figure du Christ comme celle d’un philanthrope, on risque de percevoir également la mission de l’Eglise comme celle d’une grande organisation humanitaire mondiale ».<br />Les œuvres caritatives et la diffusion des enseignements moraux – a rappelé le Cardinal – sont des manifestations indispensables de la vocation missionnaire de l’Eglise mais ne peuvent être séparées de leur source. « Si nous réfléchissons sur l’histoire de plus de quatre siècles depuis l’arrivée de Saint François Xavier à Kagoshima – a ajouté le Préfet du Dicastère missionnaire, faisant référence à la première arrivée du Message évangélique au Japon – nous comprenons que, pour ce grand missionnaire, annoncer le nom de Jésus au Japon répondait au profond désir de porter sur cette terre l’annonce de l’amour et de la compassion de Dieu, parce que le peuple japonais, bien que noble et cultivé, était privé de la révélation de Dieu ». Aujourd’hui encore – a ajouté le Cardinal Filoni – « nous sommes appelés à une grande mission envers cette humanité pauvre, souffrante, détruite par la haine, l’envie, les avortements, les guerres les plus atroces, les violences à l’encontre des plus pauvres, la drogue et la dépendance mortelle du succès et de l’argent ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://www.fides.org/it/attachments/view/file/OMELIA_del_Card._Filoni_Nagasaki_19-09-2017_.docx">Texte intégral de l'homélie du Cardinal Filoni</a>Tue, 19 Sep 2017 13:53:50 +0200AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Lettre pastorale de la Conférence épiscopale contre les crimes de guerrehttp://www.fides.org/fr/news/62934-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Lettre_pastorale_de_la_Conference_episcopale_contre_les_crimes_de_guerrehttp://www.fides.org/fr/news/62934-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Lettre_pastorale_de_la_Conference_episcopale_contre_les_crimes_de_guerreJuba – « Notre pays n’es pas en paix. La population a peur. La guerre civile, que nous avons souvent décrite comme privée de toute justification morale, se poursuit ». La situation en question a poussé les Evêques du Soudan du Sud à rédiger une Lettre pastorale, parvenue à Fides, dans laquelle ils se plaignent des attaques perpétrées à l’encontre des civils tant de la part du gouvernement que de l’opposition, lançant l’alarme sur la dimension ethnique que le conflit a pris . « Malgré nos appels adressés à toutes les parties, factions et individus visant à bloquer la guerre, on continue à tuer, à enlever, à saccager, à faire évacuer la population, à attaquer les églises et à détruire des propriétés dans tout le pays. Dans certaines villes, les civils sont prisonniers à cause de l’insécurité qui règne dans les rues environnantes » peut-on lire dans le document. La population n’a pas de lieu sûr où se mettre à l’abri des violences. « Même lorsque qu’elle est venue chercher refuge dans nos églises ou dans les camps de réfugiés des Nations unies, elle a continué à subir des abus de la part des forces de sécurité. Nombreux sont ceux qui ont été contraints à fuir dans les pays limitrophes » ont déclaré les Evêques qui, aux vues de l’augmentation de la haine dans le pays, qualifient de « crimes de guerre » tout type de violence – homicide, torture et viol – concernant des civils. « La population a été amassée dans les maisons qui ont ensuite été livrées aux flammes. Les corps des victimes ont été jetés dans des réservoirs infectés. Il existe un manque total de respect de la vie humaine ».<br />En outre, l’Episcopat catholique déclare qu’il entreprendra une approche « plus dynamique » afin de progresser et que sera poursuivi l’effort et l’engagement visant à demeurer en contact avec d’autres églises chrétiennes pour tenter de trouver une paix durable. « Au travers du Plan d’action pour la Paix de notre Conseil des églises du Soudan du Sud – peut-on lire dans le communiqué parvenu à Fides – nous entendons rencontrer personnellement non seulement avec le Président mais également les Vice-présidents, les Ministres, les parlementaires, les responsables de l’opposition et les hommes politiques, les fonctionnaires et les militaires de toutes les parties concernées et quiconque disposant selon nous du pouvoir de changer en mieux notre pays. Il est de notre intention de les rencontrer, non pas une seule fois mais à chaque fois que cela sera nécessaire, pour entreprendre une action et pas seulement pour dialoguer ». En juin dernier, le Saint-Siège avait annoncé l’initiative « le Pape pour le Soudan du Sud » qui a permis la mise en place d’un fond vatican devant être utilisé dans le pays d’Afrique pour l’instruction, la santé et l’agriculture . Tue, 19 Sep 2017 13:34:48 +0200ASIE/COREE DU SUD - Appel des responsables religieux et politique en faveur de la paix en Coréehttp://www.fides.org/fr/news/62933-ASIE_COREE_DU_SUD_Appel_des_responsables_religieux_et_politique_en_faveur_de_la_paix_en_Coreehttp://www.fides.org/fr/news/62933-ASIE_COREE_DU_SUD_Appel_des_responsables_religieux_et_politique_en_faveur_de_la_paix_en_CoreeSéoul – Signer et appliquer le cessez-le-feu, négocier un traité de paix, établir une ère de réconciliation durable dans la péninsule coréenne : telles sont les requêtes contenues dans un appel de paix spécial signé par 2.000 personnes de différentes nationalités, ethnies et religions réunies à Séoul dans le cadre du Sommet de l’Alliance mondiale de Paix des Religions de Paix qui s’est achevé hier, 18 septembre. A l’événement, ont participé plus de 50 responsables politiques et chefs de plus de 30 pays du monde ainsi que plus de 680 responsables religieux – dont des chrétiens de toutes confessions – provenant de 120 pays. L’Alliance vise à renforcer le réseau entre responsables et communautés religieuses existant de par le monde afin de contribuer à la paix sur la planète.<br />Le texte de l’appel, envoyé à l’Agence Fides, affirme que « les responsables religieux doivent unir leurs mains, se référant à l’unique Créateur, afin de porter à terme toutes les guerres et de laisser la paix dans le monde en tant qu’héritage pour les générations futures ». Dans ce but, il est demandé aux représentants de l’ONU « les plus grands efforts possibles pour émaner un droit international qui garantisse la cessation de toutes les guerres et contribue à la paix dans le monde ». Les signataires, responsables politiques et religieux, s’engagent à coopérer et à encourager les populations de leurs pays respectifs « à l’action pour atteindre la paix dans le monde ». « La paix ne s’obtient pas au travers de l’effort individuel, mais grâce à l’engagement commun et à l’unité de nombre de personnes qui travaillent ensemble ». A la cérémonie de clôture du Sommet, qui a eu lieu hier au Parc olympique de Séoul, étaient présentes plus de 200.000 personnes de différentes communautés religieuses, qui se sont à leur tour engagées à devenir « des messagers de paix ».<br />Entre temps, la péninsule coréenne vit dans un climat de tension croissante. Alors que le régime de Kim Jong-Un entend accélérer sa transformation en puissance nucléaire, les Etats-Unis ont déclaré que « existe également l’option militaire ». En réponse aux tirs de missiles de Pyongyang, ils se sont livrés à une action démonstrative, en simulant un bombardement dans les cieux de la péninsule coréenne. La Chine et la Russie ont, elles aussi, débuté des manœuvres navales dans les environs de la Corée du Nord. Dans cette situation, affirment les responsables religieux, « un effort en faveur de la paix est toujours plus urgent ». Tue, 19 Sep 2017 13:09:50 +0200ASIE/JAPON -Visite à Nagasaki du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peupleshttp://www.fides.org/fr/news/62932-ASIE_JAPON_Visite_a_Nagasaki_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peupleshttp://www.fides.org/fr/news/62932-ASIE_JAPON_Visite_a_Nagasaki_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_PeuplesNagasaki – Au Japon, il est nécessaire de « reprendre la mission au profit des non chrétiens ». Sont nécessaires des prêtres, des religieux, des religieuses et des laïcs « qui mettent sous les yeux des non chrétiens l’identité de Jésus au travers de leur propre vie, s’approchant de tous avec patience et dans l’amitié » et qu’ils fassent l’expérience, toujours avec gratitude, du fait que, dans cette œuvre apostolique « l’essentiel est accompli par la Grâce, c’est-à-dire par Dieu ». C’est en ces termes que S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a défini les urgences et les caractéristiques fondamentales de la mission à laquelle est appelée l’Eglise au sein de l’archipel nippon, en cette phase de la vie du pays. Il l’a fait dans un discours adressé le 19 septembre à des prêtres, des religieux, des religieuses et des fidèles, consacrés et laïcs, de l’Archidiocèse de Nagasaki, qu’il a rencontré au troisième jour de sa visite pastorale au Japon.<br />Dans son intervention, le Cardinal, citant Saint Paul, a débuté en rappelant que l’identité propre des chrétiens consiste dans le fait d’être « revêtus du Christ » par l’intermédiaire du Baptême, et semble sans comparaison avec les identités qui procèdent des appartenances sociales, ethniques ou d’un autre type. Au Japon également, ainsi qu’en témoignent les persécutions du passé, « le fait de vivre cette identité de grâce devint, en quelques années, un très dur défi à relever, parce que cela n’allait pas toujours en syntonie avec une culture qui valorise le concept d’uniformité harmonique. Des réactions analogues – a remarqué le Préfet du Dicastère missionnaire – existèrent également « à Jérusalem, tout comme à Rome et en Grèce à l’époque des Apôtres et pas seulement au cours des premiers siècles de l’Eglise », parce que « la foi au Christ a toujours été considérée dans toute société traditionnelle comme une révolution ». Cependant, l’œuvre apostolique ne s’est jamais arrêtée ou laissée intimider par les oppositions de ceux qui perçoivent le Christianisme « comme un élément étranger qui menace l’harmonie de la société ». Le caractère missionnaire – a remarqué le Cardinal – « est une passion, comme un amour éperdu. Il ne peut être contrôlé. Il prend et marque toute la vie. Il n’est pas de rationalité qui refroidisse et tue cette ardeur ».<br />L’authentique dynamisme apostolique – a suggéré dans son intervention le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples – embrasse et valorise toujours les traits positifs de toute culture et de toute tradition humaine. « Je pense – a ajouté le Cardinal, se référant à la situation locale – au sérieux de l’engagement lorsqu’un japonais entreprend une mission, à la fierté de l’appartenance en tant qu’aspect identitaire, à l’amour pour la nature et à son respect, à la noblesse de certaines valeurs morales traditionnelles ». Mais cette attitude de sympathie et de valorisation des trésors de sagesse des différents peuples n’épuise par en soi l’ampleur et la richesse de l’aventure missionnaire à laquelle sont appelés tous les chrétiens. Au Japon également – a remarqué le Préfet du Dicastère missionnaire – il faut « reprendre la mission au profit des non chrétiens » qui a comme paradigme impérissable « le pèlerinage de Jésus, débuté en Galilée, poursuivi dans les régions de Tyr, Sidon et de la Décapole, terres païennes, et conclu en Judée ». De cette reprise missionnaire souhaitée dans l’archipel japonais – a ajouté le Cardinal Filoni – « les difficultés présentes ne disparaîtront pas par magie dans un proche avenir, vue l’accélération de la sécularisation de la société. Toutefois, il ne faut pas se résigner face à l’immensité des problèmes parce que l’essentiel est accompli par la Grâce, c’est-à-dire par Dieu. Dieu aime les japonais et connaît les problèmes et les angoisses de ce peuple ». Tue, 19 Sep 2017 12:51:54 +0200AMERIQUE/GUATEMALA - Lutte populaire contre la corruption et condamnation de l’impunité de la part de la Conférence épiscopalehttp://www.fides.org/fr/news/62931-AMERIQUE_GUATEMALA_Lutte_populaire_contre_la_corruption_et_condamnation_de_l_impunite_de_la_part_de_la_Conference_episcopalehttp://www.fides.org/fr/news/62931-AMERIQUE_GUATEMALA_Lutte_populaire_contre_la_corruption_et_condamnation_de_l_impunite_de_la_part_de_la_Conference_episcopaleGuatemala – Le Guatemala traverse l’un des pires moments de sa vie démocratique. Presque toutes les institutions du pays se sont déclarées opposées au Congrès de la République, qui a annoncé la réforme du Code Pénal, refusant de retirer son immunité parlementaire au Président, Jimmy Morales, quelques jours seulement après sa convocation, de la part du bureau du Procureur général de la Commission anticorruption des Nations unies pour irrégularités durant la campagne électorale qui l’a portée à la Présidence.<br />La voix de l’Eglise est l’une des plus écoutée par l’opinion publique et le document de la Conférence épiscopale jouit d’une forte diffusion en ces heures. Fides le reporte intégralement ci-après dans une traduction effectuée par ses soins :<br />« Face à la honteuse réforme du Code pénal promue par le Congrès de la République le 13 septembre, la Conférence épiscopale du Guatemala exprime ce qui suit :<br />1. Elle rejette cet acte arbitraire qui promeut l’impunité et récompense la corruption.<br />2. Elle condamne cet acte comme l’un des plus oppressifs commis par le Congrès de la République qui, malheureusement, représente l’ensemble du corps des législateurs du pays.<br />3. Elle s’indigne suite à l’abus de l’honorabilité du Congrès de la République de la part de législateurs qui, par leurs actions, mettent le Congrès dans une position indéfendable.<br />4. Nous appelons les citoyens à exprimer de manière plus forte leur réprobation envers cette violation indicible de la légitimité au profit des criminels ».<br />Le document en question porte la signature de S.Exc. Mgr Gonzalo de Villa SI, Evêque de Sololá-Chimaltenango et Président de la Conférence épiscopale du Guatemala.<br />Presque tous les organismes sociaux du pays ont confirmé leur participation à la grève nationale prévue pour le 20 septembre contre la corruption et les autorités qui ont créé cette crise nationale. Syndicats, étudiants, ouvriers, paysans, associations de commerçants et même les associations d’indigènes les plus représentatives du pays seront présents pour réclamer la démission du Président Jimmy Morales et des membres corrompus du Congrès. <br />Le Guatemala a vécu des semaines d'intense confrontation politique après la tentative réalisée par le Président, Jimmy Morales, d'expulser Ivan Velázquez, Président de la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala , un organisme de l'ONU, en le déclarant persona non grata. La Cour constitutionnelle du Guatemala a cependant suspendu la décision du Président Morales, la déclarant illégale.<br />La population guatémaltèque a vu dans l'intervention de la Cour un progrès dans la lutte contre la corruption. Le Président Morales fait actuellement l'objet d'une enquête pour avoir reçu des financements illicites. Pour se défendre, il s'est appuyé sur le nationalisme et sur la menace de l'usage de la force pour ne pas déstabiliser le pays et le reléguer dans l'incertitude politique et démocratique. Tue, 19 Sep 2017 12:09:08 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Problèmes de santé pour la religieuse missionnaire enlevée au Mali en févrierhttp://www.fides.org/fr/news/62930-AMERIQUE_COLOMBIE_Problemes_de_sante_pour_la_religieuse_missionnaire_enlevee_au_Mali_en_fevrierhttp://www.fides.org/fr/news/62930-AMERIQUE_COLOMBIE_Problemes_de_sante_pour_la_religieuse_missionnaire_enlevee_au_Mali_en_fevrierBogotá – Selon la Police nationale colombienne, Sœur Gloria Cecilia Narvaez, la religieuse de nationalité colombienne de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée enlevée en février dernier à Karangasso, dans le sud du Mali , se trouve dans un état de santé précaire. Le Général Fernando Murillo, Directeur des Groupes d’action unifiée pour la liberté personnelle de la Police nationale, a fait un certain nombre de déclarations à la radio colombienne RCN dans lesquelles il affirme que la religieuse aurait des problèmes de santé : « Elle est vivante mais son état de santé n’est pas bon. Elle a des problèmes à une jambe et à un rein ».<br />Le Général a également indiqué qu’est en préparation une deuxième mission des GAULA dans le pays africain afin de recueillir le plus possible d’informations pouvant contribuer à la libération de la religieuse, toujours avec l’aide des organismes internationaux.<br />Au moment de l’enlèvement, le Père Edmond Dembele, Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Mali, avait déclaré à Fides : « Les ravisseurs sont arrivés le 7 février au soir en motocyclette dans un lieu écarté un peu éloigné du village où se trouvait Sœur Cecilia Narváez Argoti et ses consoeurs. Ils ont poursuivi leur chemin à pieds pour ne pas donner l’alarme et ont fait irruption dans le centre missionnaire, volant l’argent et le matériel informatique qui s’y trouvait. Après avoir enlevé la religieuse, ils ont pris la fuite à bord de l’ambulance du centre médical pour aller reprendre les motocyclettes sur lesquelles ils se sont ensuite enfuis. L’ambulance a été abandonnée sur place avec les ordinateurs volés » . Tue, 19 Sep 2017 10:56:48 +0200ASIE/JAPON - Discours du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples aux Séminaristes japonais sur l’annonce de l’Evangile, acte de grande charitéhttp://www.fides.org/fr/news/62929-ASIE_JAPON_Discours_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_aux_Seminaristes_japonais_sur_l_annonce_de_l_Evangile_acte_de_grande_charitehttp://www.fides.org/fr/news/62929-ASIE_JAPON_Discours_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_aux_Seminaristes_japonais_sur_l_annonce_de_l_Evangile_acte_de_grande_chariteFukuoka – L’annonce de l’Evangile « est un acte de grande charité envers les frères qui attendent la lumière ». Il promet à tous de pouvoir faire l’expérience du « don extraordinaire et généreux de la grâce rédemptrice et de la miséricorde », qui est entré dans le monde depuis que Jésus nous a révélé que Dieu « est un Père généreux et même prodigue dans le fait de concéder gratuitement Sa Grâce ». Un tel Mystère révélé de gratuité représente une « nouveauté joyeuse » qui ne tombe pas sous le coup d’objections à caractère culturel ou religieux. Il représente également la source de toute vocation sacerdotale authentique, donnant également aux prêtres de demain la force de persévérer dans un monde marqué par la « culture du provisoire ». Ce sont les points que le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, a soumis à l’attention des Séminaristes du Séminaire de Fukuoka, qu’il a rencontré dans la soirée du 18 septembre. Le rendez-vous avec les Séminaristes a représenté un moment important du programme de la visite que le Cardinal effectue au Japon.<br />Dans son intervention, le Préfet du Dicastère missionnaire a pris pour base l’objection qui a marqué notamment au Japon l’annonce de l’Evangile. « Dans le célèbre roman historique d’Endo Shusaku, intitulé Le Silence, qui est maintenant également un film connu – a rappelé le Cardinal Filoni – il est écrit que les gouvernants de l’époque posaient aux missionnaires substantiellement la même question : pourquoi nous portez-vous une religion étrangère et nous demandez-vous de croire en votre Dieu ? Nous aussi, nous avons une culture et une religion, qui sont très nobles et très dignes. Qu’a de plus le Christianisme qui ne soit pas déjà contenu dans la culture confucéenne ou au sein de la tradition shintoïste, taoïste et bouddhiste ? ». Le cœur de la nouveauté chrétienne – a indiqué le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples – est l'annonce d'un salut donné gratuitement par Dieu au travers du Mystère de l'Incarnation, de la Mort et de la Résurrection du Christ. "Toute l'humanité, y compris le Peuple japonais, a besoin de ce don extraordinaire et généreux de la grâce rédemptrice et de la miséricorde. En d’autres termes, tous ont besoin de ce salut que la loi du karma ne peut donner mais qui se trouve seulement en ce Dieu que Jésus Christ nous a révélé ».<br />Aux futurs prêtres japonais, le Cardinal a rappelé la grande mission qui consiste à « être des collaborateurs de Dieu dans l’annonce de cette nouveauté joyeuse à votre peuple », une mission à embrasser en faisant confiance non pas à des stratégies humaines rusées mais à cette même Grâce qui a fait fleurir en eux la vocation au sacerdoce. « Il est vrai – a reconnu le Cardinal Filoni – que les prêtres, les religieux et vous en tant que Séminaristes du Japon, êtes peu nombreux. Mais la force du sel et de la lumière ne vient pas de la quantité mais de l’authenticité. Les Apôtres étaient à peine une douzaine mais grâce au zèle et à la puissance de la Grâce du Christ, ils ont porté partout le Message de l’Evangile ». Mon, 18 Sep 2017 14:02:41 +0200ASIE/PHILIPPINES - Libération du Vicaire de la Préfecture apostolique territoriale de Marawi et de la mosquéehttp://www.fides.org/fr/news/62928-ASIE_PHILIPPINES_Liberation_du_Vicaire_de_la_Prefecture_apostolique_territoriale_de_Marawi_et_de_la_mosqueehttp://www.fides.org/fr/news/62928-ASIE_PHILIPPINES_Liberation_du_Vicaire_de_la_Prefecture_apostolique_territoriale_de_Marawi_et_de_la_mosqueeManille – « Nous sommes très heureux de la libération du Père Chito . Nous rendons grâce au Seigneur et nous remercions tous ceux qui, de par le monde, ont prié pour son salut. Nous félicitons les efforts de l’armée philippine qui, dans le cadre d’une action dangereuse et difficile, fait actuellement tout ce qui est en son pouvoir pour protéger la vie des otages ». C’est en ces termes, transmis à l’Agence Fides, que l’Evêque de la Préfecture apostolique territoriale de Marawi, S.Exc. Mgr Edwin De La Pena, a accueilli la nouvelle de la libération du Vicaire de la Préfecture apostolique territoriale, le Père Teresito Suganob, dit Chito, libéré dans la nuit du 16 au 17 septembre en compagnie d’un autre otage, grâce à une action des militaires participant au siège de Marawi, ville occupée le 23 mai dernier par les militants du groupe Maute, qui a ensuite juré fidélité au prétendu « Etat islamique ».<br />Les Evêques et communautés catholiques des Philippines ont également exprimé leur grande joie, diffusant des messages à l’enseigne du slogan « Bienvenu parmi nous, Père Chito ». Les responsables et communautés islamiques de l’île de Mindanao ont également fait part de leur satisfaction.<br />Le prêtre a été sauvé par les militaires après que l’armée ait reconquis la mosquée de Bato, l’une des places fortes du groupe Maute, sise dans le centre de la ville. Comme l’indiquent des sources militaires, les terroristes, engagés dans une fusillade avec des militaires, ont abandonné les otages, qui sont parvenus à s’enfuir.<br />L’armée philippine resserre son étau dans le cadre de la dernière phase du siège et a plusieurs fois invité les djihadistes à se rendre. On estime à quelques 80 – dont les deux responsables du groupe, Isnilon Hapilon et Omarkhayam Maute – le nombre des combattants restants dans le centre de Marawi, sachant qu’ils détiennent encore une quarantaine d’otages. La bataille qui fait rage depuis plus de trois mois a fait jusqu’à présent 860 morts dont 660 dans les rangs des terroristes et 147 dans ceux des militaires. La ville apparaît défigurée par la guerre urbaine, conduite également à l’aide de bombardements. Selon les estimations du gouvernement, la reconstruction de Marawi coûtera plus de 50 milliards d’USD, sachant que la ville comptait quelques 200.000 habitants, en grande majorité musulmans, actuellement tous évacués dans les alentours. Mon, 18 Sep 2017 13:10:26 +0200ASIE/SYRIE - Rencontre entre le Président syrien et les participants au rassemblement annuel de la Jeunesse organisé par l’Eglise syro orthodoxehttp://www.fides.org/fr/news/62927-ASIE_SYRIE_Rencontre_entre_le_President_syrien_et_les_participants_au_rassemblement_annuel_de_la_Jeunesse_organise_par_l_Eglise_syro_orthodoxehttp://www.fides.org/fr/news/62927-ASIE_SYRIE_Rencontre_entre_le_President_syrien_et_les_participants_au_rassemblement_annuel_de_la_Jeunesse_organise_par_l_Eglise_syro_orthodoxeDamas – Les chrétiens en Syrie « ne sont ni des hôtes, ni des oiseaux migrateurs ». Ils « font partie de l’origine de la nation et, sans eux, la Syrie multiforme que nous connaissons, n’existe plus ». C’est en ces termes que le Président syrien, Bachar al-Assad, s’est exprimé le Dimanche 17 septembre, en rencontrant dans une salle de la Damascus Hall une délégation nourrie des participants au rassemblement annuel de la Jeunesse organisé par l’Eglise syro orthodoxe. Répondant aux questions posées par certains des jeunes présents, le Président syrien a qualifié de « manquée » la tentative des « extrémistes » visant à frapper les chrétiens syriens pour les expulser du pays, affirmant que cette opération faisait partie d’un projet plus vaste visant à « diviser la région en Etats sectaires pour justifier l’existence de l’Etat hébreu ».<br />A la rencontre avec les jeunes chrétiens, le Président Assad était accompagné par le Patriarche syro orthodoxe, Ignace Ephrem II. Trois Evêques et de nombreux moines et prêtres de cette même Eglise syro orthodoxe ont par ailleurs pris part au rassemblement.<br />Ces derniers temps, le Président Assad a manifesté en différentes occasions sa proximité aux hauts responsables de l’Eglise syro orthodoxe. Au début de ce mois, ainsi que l’Agence Fides en a fait mention , le Président syrien avait également effectué une visite au siège temporaire du Monastère syro orthodoxe de la Sainte Croix, en voie de construction dans la ville de Saydnaya, étant dans ce cas accompagné par son épouse, Asma, et par d’autres membres de sa famille. A cette occasion, ils avaient rencontré les enfants accueillis à la Maison du Petit Ange, orphelinat soutenu par l’Eglise syro orthodoxe, prenant leur déjeuner avec eux et les moines et moniales du Monastère. Mon, 18 Sep 2017 12:25:33 +0200AFRIQUE/TOGO - Appel des Evêques du Togo en faveur du retour à la Constitution de 1992http://www.fides.org/fr/news/62926-AFRIQUE_TOGO_Appel_des_Eveques_du_Togo_en_faveur_du_retour_a_la_Constitution_de_1992http://www.fides.org/fr/news/62926-AFRIQUE_TOGO_Appel_des_Eveques_du_Togo_en_faveur_du_retour_a_la_Constitution_de_1992Lomé – « Les réformes constitutionnelles revêtent une importance particulière sans lesquelles il est impossible de ramener la paix et la cohésion sociale dans notre Pays », écrivent les Evêques du Togo dans la Lettre pastorale sur la situation du pays, bouleversé par de fortes contestations populaires visant à demander une limitation du nombre des mandats présidentiels, de manière à permettre une alternance au sommet de l’Etat, gouverné depuis 2005 par le Président Faure Gnassingbé Eyadéma, fils du Général Gnassingbé Eyadéma, lui-même Chef de l’Etat pendant 38 ans et ce jusqu’à sa mort .<br />« La Conférence des Évêques du Togo – poursuit le document parvenu à l’Agence Fides – exprime sa vive inquiétude face aux nouvelles qui lui parviennent au sujet de répressions en cours dans notre Pays ainsi que d’appels à la haine ethnique à travers les réseaux sociaux ».<br />Les Evêques condamnent les violences commises par les forces de sécurité « sur les populations dans certaines localités de notre Pays, après les manifestations des 6 et 7 septembre 2017 et l’usage excessif de la force contre des concitoyens, parfois jusque dans leurs propres domiciles ».<br />La Lettre pastorale appelle en outre l’armée à demeurer neutre, « en évitant toute immixtion dans le débat politique, conformément à notre Constitution ».<br />Après avoir exhorté les responsables politiques, de la majorité et de l’opposition, ainsi que la population à ne pas céder aux appels de la violence, les Evêques concluent leur document en invitant tout un chacun à prier pour la paix.<br />Commentant cette Lettre pastorale, S.Exc. Mgr Nicodème Anani Barrigah-Benissan, Evêque d’Atakpamé, et ancien Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, a rappelé que ladite Commission avait remis, en février 2012, au Président Faure Gnassingbé Eyadéma un rapport contenant 68 recommandations « pour consolider la démocratie et pacifier le climat social », recommandations qui n’ont cependant pas été suivies.<br />« Nous, Evêques, pensons qu’il faut lancer un débat sur les réformes conformément à la Constitution de 1992, afin de résoudre la situation de manière à aller ensuite de l’avant » a-t-il conclu.<br />La Constitution de 1992 avait été approuvée suite à une vague de contestations qui avait contraint le père de l’actuel Président, le Général Gnassingbé Eyadema, à ouvrir une saison démocratique, caractérisée par le multipartisme et à limiter à deux le nombre maximum de mandats présidentiels. Dix ans après, le Parlement avait éliminé cette limite du nombre de mandats pour permettre à Faure Gnassingbé Eyadéma de se porter à nouveau candidat après avoir dépassé ladite limite. Mon, 18 Sep 2017 12:10:01 +0200ASIE/PAKISTAN - Parallèle entre les cas de condamnations de chrétiens pour blasphème de la part d’un Avocat chrétienhttp://www.fides.org/fr/news/62925-ASIE_PAKISTAN_Parallele_entre_les_cas_de_condamnations_de_chretiens_pour_blaspheme_de_la_part_d_un_Avocat_chretienhttp://www.fides.org/fr/news/62925-ASIE_PAKISTAN_Parallele_entre_les_cas_de_condamnations_de_chretiens_pour_blaspheme_de_la_part_d_un_Avocat_chretienLahore – « Il a été qualifié de « choora », un appellatif méprisant utilisé pour définir les chrétiens pakistanais en les identifiant avec la castes des balayeurs ou des intouchables. Il a par ailleurs été roué de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive pour avoir pris de l’eau à l’aide d’un conteneur que seuls les élèves musulmans pouvaient utiliser, par discrimination et par mépris, parce que considéré comme intouchable. Son cas rappelle celui d’Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème. Elle aussi a été accusée pour un verre d’eau. Les deux cas sont tragiques et représentent une honte pour le pays ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien, se référant à la triste histoire de Sharon Masih, lycéen chrétien du Pendjab, tué par ses camarades de classe le 30 août dernier . Le cas est arrivé à la une des journaux et a même été discuté devant le Parlement pakistanais comme un exemple de la discrimination qui est alimentée dès les bancs de l’école.<br />Maître Gill implique également l’enseignant qui a déclaré à la police « n’avoir pas vu le passage à tabac parce que lisant le journal ». Il explique : « Rana Surbland Khan, enseignant musulman de la classe, qui était titulaire au sein du Lycée où a eu lieu l’homicide, a appuyé la violence. Il a en effet déclaré à la classe que les élèves chrétiens n’auraient pas pu boire d’eau provenant du frigidaire présent dans la salle suite aux plaintes des élèves musulmans ».<br />Le Père de Sharon Masih affirme également que l’incident « est basé sur le fanatisme religieux » et a signalé la responsabilité de l’enseignant « pour avoir incité à la violence ». Peu après l’incident, en effet, certains camarades de classe de Sharon Masih ont indiqué à leurs parents que le jeune chrétien avait été roué de coups « pour avoir pris de l’eau et bu de la même carafe utilisée par les élèves musulmans ».<br />Sharon Masih était le seul élève chrétien de sa classe. Les membres de sa famille affirment que « ses camarades de classe ont cherché un prétexte pour le malmener et les enseignants n’ont rien fait pour mettre fin à la violence ».<br />Le 12 septembre dernier, le parlementaire chrétien Khalil George a parlé devant le Parlement pakistanais de ce cas de lynchage, proposant d’intituler à Sharon Masih le Lycée dans lequel a eu lieu l’homicide . Mon, 18 Sep 2017 11:49:36 +0200AFRIQUE/TOGO - Témoignage d’une missionnaire sur le SIDA, « nouvelle lèpre touchant notamment de nombreux enfants »http://www.fides.org/fr/news/62924-AFRIQUE_TOGO_Temoignage_d_une_missionnaire_sur_le_SIDA_nouvelle_lepre_touchant_notamment_de_nombreux_enfantshttp://www.fides.org/fr/news/62924-AFRIQUE_TOGO_Temoignage_d_une_missionnaire_sur_le_SIDA_nouvelle_lepre_touchant_notamment_de_nombreux_enfantsKolowaré – « Nous assistons plus de 800 personnes à l’aide de thérapies antirétrovirales dont 50 sont des enfants. Le SIDA, comme la lèpre, crée une discrimination et souvent un rejet de la part de la famille en ce qu’il est considéré comme une maladie honteuse. Se sont surtout les femmes qui sont abandonnées, lorsqu’elles sont gravement malades ». C’est ce que raconte à Fides Sœur Antonietta Profumo, responsable du Centre sanitaire de Kolowarè, dans le centre du Togo. La religieuse, qui appartient à la Congrégation de Notre-Dame des Apôtres , explique : « Dieu n’a pas créé les ponts, Il nous a donné des mains. La sagesse africaine me rappelle que ce que nous pouvons faire est très important ; que nous devons regarder la vie avec un cœur ouvert, avec un grand sens de responsabilité, en faisant, en toute circonstance, ce qui est dans nos possibilités. Nos mains sont guidées et soutenues par la Providence qui arrive à nous par de nombreux chemins différents mais toujours pour nous aider à édifier quelque chose de beau et de bon. C’est ce que j’apprends chaque jour ici, à Kolowarè, dans la vie animée et parfois convulsive de notre Centre sanitaire ».<br />La religieuse de poursuivre : « Nous sommes une petite communauté de trois religieuses soutenue et accompagnée par les médecins et par le personnel qui collabore généreusement avec nous et nous permet d’accueillir, de soigner et d’accompagner de nombreux malades, surtout des femmes, des enfants et des handicapés. Les activités stables et programmées sont souvent troublées par l’imprévu qui est toujours à la porte et requiert de nous créativité et disponibilité ».<br />A Kolowaré, le Centre sanitaire a été créé dans les années 1940 en tant que léproserie afin d’accueillir les personnes affectées par la lèpre, de leur fournir logement, alimentation et un peu de dignité. « Des centaines de lépreux ont été accueillis ici. Nombre sont morts. Aujourd’hui, il reste 46 personnes âgées fragiles, presque toutes présentant de graves handicaps et souvent rejetées par leurs familles. Depuis 2009, nous nous occupons également des malades du SIDA, dont le nombre augmente chaque jour. Nous avons ouvert un service pour la prévention, le soin et l’accompagnement de ces malades et nous accordons une attention particulière aux femmes enceintes séropositives afin de prévenir la transmission de la mère à l’enfant » continue Sœur Profumo. « Depuis quelques années, notre attention est tournée vers les enfants. Nombre d’entre eux sont orphelins de l’un ou de leurs deux parents et ceux qui ne le sont pas ont des parents séropositifs. Ces enfants sont fragiles, immunodéprimés et par suite sujets à de nombreuses infections. Ils sont en outre souvent négligés et représentent toujours un problème supplémentaire pour la famille, déjà pauvre. Depuis trois ans, avec les infirmiers et grâce à l’aide de nombreuses personnes, notre Centre les accueillent et en prend soin. En outre, chaque mois, nous donnons un kit alimentaire afin d’encourager la famille à venir suivre la thérapie » ajoute la missionnaire. « Au début de l’année scolaire – explique-t-elle – nous donnons le nécessaire permettant de fréquenter l’école. Au cours des vacances de Noël, de Pâques et d’été, par rotation de 15 jours, ces enfants viennent au Centre pour y vivre ensemble. Une bonne alimentation, une bonne hygiène et les médicaments pris correctement aident ces enfants à retrouver un peu de leur santé fragile. Un médecin les visite et nous faisons toutes les analyses de laboratoire pour un contrôle. Cette méthode que nous avons choisi a permis de ne pas enregistrer de mort d’enfants en 2016 ».<br />« Nous, religieuses, conscientes du grand don qu’est notre consécration au Seigneur, nous cherchons à passer les journées en faisant le bien et nous rencontrons chaque jour différentes occasions de constituer un soutien, un réconfort et une aide pour de nombreux pauvres qui ne trouvent pas de solutions à leurs problèmes » conclut la religieuse. Mon, 18 Sep 2017 11:23:47 +0200EUROPE/POLOGNE - Comment intéresser et impliquer les jeunes dans la mission ?http://www.fides.org/fr/news/62923-EUROPE_POLOGNE_Comment_interesser_et_impliquer_les_jeunes_dans_la_missionhttp://www.fides.org/fr/news/62923-EUROPE_POLOGNE_Comment_interesser_et_impliquer_les_jeunes_dans_la_missionCzestochowa – « L’aimant qui attire les jeunes vers un groupe missionnaire consiste dans la possibilité de faire quelque chose de bien pour une autre personne, en particulier pour une personne du même âge, dans les pays de mission. L’action doit toutefois être accompagnée par une préparation spirituelle adéquate ». C’est ce qu’a remarqué le Père Janusz Talik, Directeur diocésain des Œuvres pontificales missionnaires du Diocèse de Bielsko-Zywiec , qui a fourni son témoignage dans le cadre de la rencontre des Directeurs diocésains des Œuvres pontificales missionnaires de Pologne et des Représentants des Instituts religieux et organismes missionnaires polonais, ayant réuni une centaine de personnes les 12 et 13 septembre derniers au Séminaire diocésain de Czestochowa.<br />« Le thème de l’animation missionnaire et de la formation missionnaire des jeunes en Pologne a constitué le thème de la réunion » indique à l’Agence Fides Mgr Tomasz Atlas, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, qui a invité les participants à s’engager dans une recherche commune des moyens permettant d’impliquer les jeunes en faveur des missions. Les deux grands événements mondiaux qui se préparent actuellement et auront pour protagonistes les jeunes, à savoir le Synode des Evêques dédié au thème « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », qui aura lieu en octobre 2018, et la Journée mondiale de la Jeunesse de Panama, en janvier 2019, ont servi de toile de fond à la rencontre.<br />Le Président de la Commission épiscopale pour les Missions, S.Exc. Mgr Jerzy Mazur, Evêque d’Elk, a rappelé les initiatives prises par la jeunesse, et soulevé différents problèmes, le principal étant la manière dont atteindre les jeunes au travers d’un message missionnaire et d’animer, dans un esprit missionnaire, la Pastorale des étudiants. La formation missionnaire des jeunes à l’occasion de la Journée mondiale de la Jeunesse a constitué le thème de l’intervention du Père Emil Parafiniuk, Directeur du Bureau national d’organisation de la JMJ, qui a souligné la nécessité pour la jeunesse polonaise de se préparer à la JMJ de Panama au travers d’une formation missionnaire, dans la mesure où elle ira à la rencontre d’une société se trouvant dans l’attente de l’Evangile. L’expérience du Bénévolat missionnaire de l’Œuvre pontificale missionnaire de la Propagation de la Foi a été illustrée par le Père Maciej Bedzinski, Secrétaire national des Œuvres pontificales de la Propagation de la Foi et de Saint Pierre Apôtre, alors que le Père Dawid Stelmach, Directeur diocésain des Œuvres pontificales missionnaires de l’Archidiocèse de Poznan, a attiré l’attention sur l’efficacité du témoignage direct des missionnaires et sur les immenses possibilités offertes par les rencontres dans les écoles pour faire ouvrir les esprits des jeunes à la mission.<br />Rythmée par la Messe célébrée par Mgr Mazur et par la consécration à Notre-Dame de Czestochowa de l’activité missionnaire de l’Eglise en Pologne de la part de Mgr Atlas, la rencontre a vu également la présentation des programmes annuels d’activités des quatre Œuvres pontificales missionnaires et des différents organismes missionnaires dépendant de la Commission épiscopale pour les Missions.<br />Parmi les conclusions des travaux de groupe sur la formation missionnaire des jeunes, souligne Mgr Atlas, les plus importantes ont été le fait d’encourager les catéchistes en ce qui concerne la formation missionnaire en organisant des séminaires pour attirer les jeunes en direction des missions au travers d’une expérience personnelle vivante et d’utiliser les réseaux sociaux qui impliquent plus aisément les jeunes en ce qui concerne le soutien aux missions. A également été proposée la création d’un Musée missionnaire interactif. Mon, 18 Sep 2017 10:32:05 +0200AFRIQUE/BURUNDI - Nouvel appel des Evêques à surmonter la crise politique par le recours au dialogue inclusifhttp://www.fides.org/fr/news/62922-AFRIQUE_BURUNDI_Nouvel_appel_des_Eveques_a_surmonter_la_crise_politique_par_le_recours_au_dialogue_inclusifhttp://www.fides.org/fr/news/62922-AFRIQUE_BURUNDI_Nouvel_appel_des_Eveques_a_surmonter_la_crise_politique_par_le_recours_au_dialogue_inclusifBujumbura – « Le dialogue inclusif représente le seul chemin pour retrouver la paix » affirment les Evêques du Burundi dans leur Message publié au terme de leur Assemblée plénière et lu dans l’ensemble des Paroisses du pays au cours des Messes dominicales du 10 septembre.<br />« Nous insistons encore une fois sur le fait que le dialogue inclusif doit être privilégié dans l’intérêt supérieur de la nation, afin de barrer la route à tous ceux qui veulent entreprendre la voie de la guerre » peut-on lire dans le document parvenu à l’Agence Fides.<br />« Nous invitons tous ceux qui sont impliqués dans la crise à participer au dialogue sous la conduite d’un facilitateur et nous faisons part de notre inquiétude suite au fait que le dialogue a des difficultés à se concrétiser ».<br />L’appel des Evêques arrive au moment où la crise politique burundaise ayant explosé en avril 2015 suite à l’annonce de la candidature à un troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza, au mépris de la Constitution et des accords de paix d’Arusha prévoyant la possibilité de deux mandats présidentiels seulement, se trouve dans une impasse. Après la réélection de Pierre Nkurunziza, en juillet 2015, les violences et la répression se sont accentuées, poussant plus de 425.000 burundais à se réfugier dans les pays limitrophes. Déjà en 2015 , les Evêques avaient demandé « un dialogue inclusif » comprenant les responsables de l’opposition contraints à l’exil, de manière à lancer des négociations réelles pour surmonter la crise. Jusqu’à présent cependant, le gouvernement s’est limité à dialoguer avec des forces n’étant pas totalement représentatives de l’ensemble de la réalité politique et sociale du pays.<br />Du mois d’avril 2015 à ce jour, la crise a causé la mort de 500 à 2.000 personnes, selon des sources de l’ONU et d’ONG, outre des centaines de disparus et de personnes torturées.<br />Le 4 septembre dernier, les experts chargés par l’ONU de mener une enquête sur les violations des droits fondamentaux au Burundi ont demandé à la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête « le plus vite possible » sur les abus commis par des officiers et agents des forces de sécurité burundaises, accusés d’exécutions sommaires, de détentions arbitraires, de tortures et de violences sexuelles. Sat, 16 Sep 2017 12:57:41 +0200ASIE/PHILIPPINES - Point de situation sur la situation à Marawi avec l’Evêque de la Prélature territorialehttp://www.fides.org/fr/news/62921-ASIE_PHILIPPINES_Point_de_situation_sur_la_situation_a_Marawi_avec_l_Eveque_de_la_Prelature_territorialehttp://www.fides.org/fr/news/62921-ASIE_PHILIPPINES_Point_de_situation_sur_la_situation_a_Marawi_avec_l_Eveque_de_la_Prelature_territorialeRome – « La situation à Marawi est toujours critique mais nous nourrissons l’espoir qu’elle pourra se résoudre de manière positive. Nous disposons de nouvelles encourageantes. Nous savons que nos otages catholiques sont vivants et nous avons reçu des assurances de la part de l’armée qu’ils ne seront pas traités comme des dommages collatéraux mais que tout le possible sera fait pour les sauver. Le Président Duterte a lui aussi déclaré que la mosquée à l’intérieur de laquelle se trouvent les quelques rebelles restants et les otages ne sera pas bombardée. Selon l’armée, les opérations militaires sont chirurgicales. Nous continuons à prier et à espérer ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Edwin De La Pena, Evêque de la Prélature territoriale de Marawi, sise dans l’île philippine de Mindanao, faisant le point sur la situation locale, alors que l’armée philippine poursuit le siège d’une petite partie de la ville, occupée voici plus de trois mois par des militants djihadistes s’étant autoproclamés fidèles au prétendu « Etat islamique ». L’Evêque remarque : « Même dans cette situation de douleur et de destruction, nous pouvons dire avec foi que l’avenir de Marawi sera sûrement rose, parce que, tous ensemble, musulmans et chrétiens, avec l’aide de nombreux donateurs internationaux, nous reconstruirons la ville et un tissu social fait d’harmonie interreligieuse et de solidarité ».<br />L’Evêque fait partie des signataires d’une déclaration solennelle intitulée « Un cri de paix pour Mindanao » rédigée au terme d’une rencontre promue par la Communauté de Sant’Egidio à Rome, à laquelle a notamment participé l’Archevêque de Cotabato, S.Em. le Cardinal Orlando Quevedo, et le président du Front de libération islamique moro, Al Hajj Murad Ebrahim, mouvement islamique présent à Mindanao.<br />Le texte dénonce « l’impuissance et l’indignation » existant alors que, dans la ville de Marawi, « augmente quotidiennement le nombre de morts parmi les combattants et les civils ». Par ailleurs, trois défis liés à la paix à Mindanao sont signalés dans ce cadre : « l’extrémisme violent et le terrorisme, les incertitudes concernant l’application du processus politique de paix et le rôle crucial des responsables religieux et des communautés dans la reconstruction et le développement de Marawi ».<br />Les responsables chrétiens et musulmans des Philippines réaffirment que « le conflit de Marawi n’est pas une guerre religieuse. Il s’agit d’une guerre contre le terrorisme et l’extrémisme violent », rappelant « les nombreuses histoires d’assistance réciproque entre musulmans et chrétiens ». Ils invitent par ailleurs à promouvoir « l’inclusion de l’éducation à la paix à tous les niveaux de nos écoles et communautés », s’engageant à « construire une culture de paix basée sur l’intégrité personnelle, le respect des droits fondamentaux, le dialogue interculturel, le soin de l’environnement, la coexistence pacifique et l’éradication de la pauvreté ». Ils se font ensuite promoteurs du dialogue interreligieux « en tant que moyen pour comprendre et apprécier les autres cultures et religions et pour améliorer la coopération ».<br />La déclaration adresse enfin un appel aux législateurs et au gouvernement afin qu’ils « accordent la priorité à l’approbation de la Bangsamoro Basic Law », loi cadre devant instituer une nouvelle région autonome musulmane dans l’île de Mindanao. Sat, 16 Sep 2017 12:35:25 +0200