Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Festival international du court-métrage dédié au thème « Jeunesse vivante célébrant la vie et l’amour »http://www.fides.org/fr/news/64626-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Festival_international_du_court_metrage_dedie_au_theme_Jeunesse_vivante_celebrant_la_vie_et_l_amourhttp://www.fides.org/fr/news/64626-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Festival_international_du_court_metrage_dedie_au_theme_Jeunesse_vivante_celebrant_la_vie_et_l_amourPort Moresby – Le II° Festival international du court-métrage s’est tenu le 4 août dernier au Paradise Cinema, Vision City, de Port Moresby.<br />Le Père Ambrose Pereira, SDB, Directeur du Bureau de la Communication de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon l’a qualifiée de « inspiration », commentant le thème du Festival « Jeunesse vivante célébrant la vie et l’amour ».<br />L’invité d’honneur de l’événement était le Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Kurian Matthew Vayalunkal, qu’accompagnaient le Provincial des Salésiens, des directeurs d’instituts, des prêtres, des religieux, des laïcs, des parents et des élèves de différentes écoles de la ville. Au début de la projection, le Nonce a invité tout un chacun à faire usage des moyens de communication de manière responsable. « La mission des moyens de communication est d’informer, d’éduquer et de divertir le public. Nous avons besoin d’utiliser cet instrument vital pour diffuser la Bonne Nouvelle » a-t-il déclaré au public.<br />Parmi les thématiques proposées par les films provenant de différents pays ont émergé celle du Synode dédié aux jeunes : Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, celle de l’Année de la Jeunesse : appelés à la plénitude de la vie et de l’amour, et celle de la Journée mondiale des communications : « La vérité vous fera libres : fausses nouvelles et journalisme pour la paix ».<br />Le film « Ma petite histoire » présenté par la Papouasie Nouvelle Guinée a suscité un grand enthousiasme et une forte émotion. Il reprenait en effet l’expérience de foi, le sacrifice et l’engagement de l’Archevêque de Rabaul, S.Exc. Mgr Francesco Panfilo SDB, âgé de 75 ans, dans le cadre de son ministère pastoral et de l’œuvre d’évangélisation. « L’histoire parle d’un homme qui a touché ma vie de la main du Christ. Je lui suis reconnaissant parce que je sais ne pas devoir aller loin pour trouver Jésus » a déclaré le producteur, Jeffrey Katusele. « Nous ne pouvons pas croire qu’à son âge, il aurait affronté toutes ces difficultés seulement pour porter l’Evangile à la population » a ajouté Ester Maragau, enseignante de la Jubilee Catholic Secondary School.<br />Les représentants des écoles ont souligné l’importance des moyens de communication et la meilleure manière de les utiliser pour partager et communiquer un message au travers du recours à la radio, aux supports papier et aux vidéos.<br />Accueilli par la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, le Festival fait partie des programmes des séminaires dédiés à l’éducation aux moyens de communication organisés pour des élèves sélectionnés de sept écoles : la Jubilee Catholic Secondary School, d’Hohola, le Sacred Heart Teachers College, de Bomana, le Don Bosco Technological Institute de Boroko, la Don Bosco Technical School de Gabutu, la Marianville Secondary School de Bomana, la Limana Vocational School et la Gordons and Caritas Technical School de Boroko.<br />« L’ISFF18 offre aux jeunes naissant « numériques » une chance pour réfléchir sur leur parcours vocationnel » a affirmé le Père Ambrose Pereira, en s’adressant au public. Le Directeur du Bureau de la Communication de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon a été frappé par l’engouement démontré envers les moyens de communication par les élèves et leurs animateurs scolaires. Sat, 18 Aug 2018 15:23:22 +0200AFRIQUE - Elections en Afrique : relever le défi de la paixhttp://www.fides.org/fr/news/64627-AFRIQUE_Elections_en_Afrique_relever_le_defi_de_la_paixhttp://www.fides.org/fr/news/64627-AFRIQUE_Elections_en_Afrique_relever_le_defi_de_la_paixKara – « Les violences politiques au mali et au Zimbabwe, nous pousse à questionner une fois de plus la thématique des élections en Afrique. Ils sont multiples ces pays africains qui ont sombré dans des violences meurtrières à cause des problèmes électoraux » raconte à Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines, commentant les élections du 31 juillet dernier au Zimbabwe après la démission forcée du Président Robert Mugabe.<br />« La récurrence et la constance de ces crises ont fait que les crises post-électorales sont devenues aujourd’hui pour l’Afrique presque des phénomènes naturels voire même culturels puisque comme dit l’adage : « l'habitude est une seconde nature ». C'est malheureux, mais aujourd’hui une élection sans violence en Afrique est perçue comme un évènement majeur, comme un miracle. L'absurde est devenu la norme, et la norme un véritable miracle » poursuit le missionnaire. « A la fin il convient de se poser en toute sincérité et franchise cette fatidique question : À quoi servent vraiment les élections en Afrique ? Faut-il vraiment toujours organiser des élections s'il faut à chaque fois compter nos morts par centaines ?<br /><br />Les raisons d'un tel échec politique en Afrique sont multiples et légions. Manque d'institutions fortes et indépendantes capables de mener à bien les processus électoraux. Nos commissions indépendantes pour les élections sont tous sauf indépendantes ; Manque de patriotisme vrai des populations et des candidats qui font primer toujours l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt de la nation ; Refus de l’échec avec une culture politique ou on gagne nécessairement ; Ingérence trop forte des puissances étrangères et des multinationales dans le jeu politique électoral ; Analphabétisme des populations dont l'ignorance est manipulée à temps et à contre temps par les politiciens surtout à des fins tribaux et claniques.<br />L'Afrique se meurt et s'enlise continuellement dans la pauvreté et la misère à cause de toutes ces d’échéances électorales. Jusqu’à quand allons-nous demeurer acteurs de notre propre destruction ? » se demande le missionnaire ivoirien<br />« Aujourd’hui, plus que jamais la naissance d'une culture politique et surtout électorale sur le continent est primordial. Une culture politique et électorale qui s’enracine dans un système éducatif qui forme des consciences politiques et électorales émancipés de toutes formes de corruption ». Enfin, conclut le Père Zagore, « ce n’est que par la formation rigoureuse des consciences politiques et électorales que nous pourrions donner à l'Afrique des hommes et des femmes prêts à relever le défi de la paix ». Sat, 18 Aug 2018 15:22:35 +0200AMERIQUE/PEROU - Missionnaire jésuite trouvé mort dans une communauté indigène amazoniennehttp://www.fides.org/fr/news/64625-AMERIQUE_PEROU_Missionnaire_jesuite_trouve_mort_dans_une_communaute_indigene_amazoniennehttp://www.fides.org/fr/news/64625-AMERIQUE_PEROU_Missionnaire_jesuite_trouve_mort_dans_une_communaute_indigene_amazonienneLima – Vendredi matin, le corps du Père Carlos Riudavets Montes, prêtre espagnol de la Compagnie de Jésus âgé de 73 ans a été retrouvé sans vie, ligoté et portant des signes de violence au sein de la communauté indigène amazonienne de Yamakentsa. Dans l’après-midi de ce même jour, la Congrégation a rendu publique le fait, faisant état de « son trouble et de sa douleur », affirmant par ailleurs « le rejet de toute forme de violence » et la confiance dans le fait que les autorités puissent tirer au clair les causes et les circonstances dans lesquelles a eu lieu l’assassinat. La Conférence épiscopale du Pérou a présenté quant à elle ses condoléances à la Compagnie de Jésus dans un communiqué portant la signature de S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos, Archevêque de Trujillo et Président de l’organisme. « Le Père Riudavets se dédiait à l’éducation des familles des communautés natives de l’Amazonie » depuis 38 ans, écrit l’Archevêque, demandant aux autorités de trouver les responsables de ce crime. Dans un entretien accordé à la chaîne RPP Noticias, la responsable scolaire du district, Gumercinda Duire, a indiqué que le corps du missionnaire avait été retrouvé à l’aube par la cuisinière sur le sol de sa résidence, située dans l’école Valentin Salegui de la communauté indigène précité sise dans le district de Yamakai-éntsa, en province de Bagua, sur le territoire du Vicariat apostolique de Jaén. « Le prêtre était très aimé. Ce qui lui est arrivé est très étrange » a ajouté Gumercinda Duire. Sat, 11 Aug 2018 10:18:06 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Un moine de Saint Macaire inculpé du meurtre de son Abbé Evêquehttp://www.fides.org/fr/news/64624-AFRIQUE_EGYPTE_Un_moine_de_Saint_Macaire_inculpe_du_meurtre_de_son_Abbe_Evequehttp://www.fides.org/fr/news/64624-AFRIQUE_EGYPTE_Un_moine_de_Saint_Macaire_inculpe_du_meurtre_de_son_Abbe_EvequeLe Caire – L’égyptien Wael Saad Tawadros, qui était jusqu’à quelques jours en arrière moine du Monastère copte orthodoxe Saint Macaire, a été identifié par l’autorité judiciaire égyptienne comme l’auteur du meurtre de l’Evêque copte orthodoxe Epiphanius, Abbé de ce même Monastère, trouvé mort aux premières heures du Dimanche 29 juillet au sein du Monastère en question. Selon ce qu’indiquent les moyens de communication égyptiens, l’ancien moine aurait confessé son crime, révélant avoir tué son Abbé à l’aide d’une barre de fer.<br />Le 5 août dernier, Wael Saad Tawadros, jusque là moine du Monastère Saint Macaire sous le nom de religion d’Isaiah al Makary, avait été expulsé du Monastère et dépouillé de l’habit monastique au travers d’une mesure approuvée par le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II. A l’ancien moine, il avait été demandé de se repentir pour le salut de son âme et, dans un premier temps, ainsi que l’indiquait l’Agence Fides , les porte-parole officiels de l’Eglise copte orthodoxe avaient démenti que les mesures prises à son encontre aient pu être mises en relation avec la mort de l’Abbé Epiphanius.<br />Aux premières heures du Dimanche 29 juillet, le corps de l’Evêque Epiphanius avait été découvert dans une marre de sang à l’intérieur du Monastère, sur le trajet menant de sa cellule à l’église, où il se rendait pour commencer la journée par l’office des matines avant la Messe dominicale . Agé de 64 ans, né à Tanta, médecin de formation, l’Abbé Epiphanius était entré au Monastère Saint Macaire, dans la région de Wadi Natrun, en 1984 et avait été ordonné prêtre en 2002. Chercheur, il avait travaillé à la traduction du grec à l’arabe de plusieurs livres de la Bible. Les moines de Saint Macaire l’avaient élu Abbé à la majorité le 3 février 2013. Disciple de Matta el Meskin – père spiritual et figure clef de l’histoire récente de l’Eglise copte orthodoxe – l’Evêque Epiphanius vivait des rapports de communion spirituelle intenses avec des amis et des communautés monastiques de l’Eglise catholique. Sat, 11 Aug 2018 10:00:37 +0200ASIE/TURKMENISTAN - « La poésie, témoignage silencieux de l’amour de Dieu » selon le Supérieur de la Missio sui iuris du Turkménistanhttp://www.fides.org/fr/news/64623-ASIE_TURKMENISTAN_La_poesie_temoignage_silencieux_de_l_amour_de_Dieu_selon_le_Superieur_de_la_Missio_sui_iuris_du_Turkmenistanhttp://www.fides.org/fr/news/64623-ASIE_TURKMENISTAN_La_poesie_temoignage_silencieux_de_l_amour_de_Dieu_selon_le_Superieur_de_la_Missio_sui_iuris_du_TurkmenistanAshgabat – « Il existe une catégorie de personnes non croyantes qui parvient à se poser des questions sur sa propre existence après s’être approchée au langage poétique, parce que la poésie pose des questions que la mathématique et la physique ne stimulent pas. Une fois, une dame m’a raconté avoir décidé de recevoir le baptême après avoir lu l’un de mes recueils de poésies. Ceci m’a fait comprendre qu’être un prêtre poète est utile. La poésie est pour moi un témoignage silencieux de l’amour de Dieu ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides le Père Andrzej Madej OMI, Supérieur de la Missio sui iuris du Turkménistan à la veille de la publication de son dernier recueil de poésies en polonais intitulé littéralement Sous l’aile de l’ange.<br />L’Oblat de Marie Immaculée explique encore à Fides : « J’écris des poésies depuis près de 50 ans et, en de nombreux moments de ma vie, le Seigneur m’a démontré que je devais continuer à le faire. Lorsque j’étais séminariste à Rome, au début des années 1970, le Supérieur des Oblats de Marie Immaculée, un grand théologien, utilisait souvent le langage poétique dans ses homélies et ses catéchèses. C’est là que j’ai appris que le symbolisme constitue un excellent instrument de prédication. Je suis un prêtre qui fait usage de la poésie pour être encore plus fortement et plus profondément prêtre ».<br />Le Père Madej publie un recueil de poésies par an. Ses pièces sont écrites en polonais mais sont souvent traduites en russe, ce qui les rend accessibles également aux fidèles du Turkménistan. « Ma mission est de demeurer parmi les personnes. C’est pourquoi je n’ai pas le temps de traduire les poésies mais quelques-uns des fidèles connaît le russe et me demande des mises à jour sur les derniers textes. Quelques-uns savent aussi lire le polonais et sert ainsi d’interprète à l’intérieur de la communauté » raconte-t-il.<br />Le religieux exerce son ministère au Turkménistan depuis 1997, lorsque Saint Jean Paul II institua la Missio sui iuris au travers de laquelle renaquit l’Eglise catholique locale. Pendant 13 ans, la présence des Oblats ne fut admise que comme représentation de l’Ambassade du Vatican. Au début, les rencontres de la communauté avaient lieu dans des maisons privées et la Messe était célébrée sur le territoire diplomatique de la Nonciature apostolique d’Ashgabat. En 2010, le gouvernement turkmène reconnut officiellement la présence catholique. La communauté catholique locale, constituée de quelques 200 fidèles, se réunit dans la chapelle de la Transfiguration du Seigneur, dans la capitale, Ashgabat, et est desservie par deux prêtres des Oblats de Marie Immaculée. Le Turkménistan compte 5 millions d’habitants à 90% musulmans. Sat, 11 Aug 2018 13:39:10 +0200ASIE/SYRIE - Réouverture du Monastère Sainte Thècle à Maalulahttp://www.fides.org/fr/news/64622-ASIE_SYRIE_Reouverture_du_Monastere_Sainte_Thecle_a_Maalulahttp://www.fides.org/fr/news/64622-ASIE_SYRIE_Reouverture_du_Monastere_Sainte_Thecle_a_MaalulaMaalula – Le Monastère orthodoxe Sainte Thècle, sis dans la petite ville syrienne de Maalula, sera bientôt rouvert également aux visites des pèlerins et des touristes. En effet, les travaux de reconstruction et de restauration sont désormais presque achevés, tentant de réparer les graves dégâts infligés au lieu de culte au cours de la période allant de septembre 2013 à mars 2014 pendant laquelle le village rupestre de Maalula a été sous le joug des milices islamiques antigouvernementales, dans le cadre de l’une des phases les plus intenses du conflit syrien.<br />Ainsi que cela avait été indiqué en son temps par l’Agence Fides , une contribution importante à la reconstruction du Monastère Sainte Thècle est parvenue de l’Association des anciens combattants russe Boevoe Bratstvo . Des moyens de communication russes indiquent que les religieuses sont déjà retournées au monastère, désormais habitable à 90% et que les travaux de reconstruction et de restauration seront achevés au cours de ces prochaines semaines.<br />Maalula, sise à 55 Km au nord-est de Damas, est connue dans le monde entier comme l’un des endroits où est encore parlé l’araméen, la langue de Jésus. Elle comprend tant le Monastère Sainte Thècle que le sanctuaire dédié aux Saints Serge et Bacchus, qui dépend de l’Eglise gréco-catholique de rite melkite. Le 3 décembre 2013, 13 religieuses gréco-orthodoxes de Sainte Thècle avaient été enlevées de leur monastère en compagnie de trois de leurs collaboratrices. L’enlèvement se conclut heureusement le Dimanche 9 mars 2014 lorsque les religieuses et leurs trois salariées furent libérées en territoire libanais. La libération intervint notamment grâce à la médiation des services de renseignement libanais et du Qatar et eut comme contrepartie la remise en liberté de 153 femmes détenues dans des prisons syriennes. Fri, 10 Aug 2018 12:41:20 +0200ASIE/PAKISTAN - Un laïc catholique élu à l’Assemblée provinciale du Sindhhttp://www.fides.org/fr/news/64621-ASIE_PAKISTAN_Un_laic_catholique_elu_a_l_Assemblee_provinciale_du_Sindhhttp://www.fides.org/fr/news/64621-ASIE_PAKISTAN_Un_laic_catholique_elu_a_l_Assemblee_provinciale_du_SindhKarachi – Le laïc catholique Anthony Naveed est le seul membre chrétien de la nouvelle Assemblée de la province du Sindh, dans le sud du Pakistan. Choisi par le Pakistan People Party , il sera présent au sein de l’Assemblée en question au titre de la législature 2018-2023. D’autres partis politiques ont choisi des candidats de religion hindoue pour les autres sièges réservés aux minorités religieuses au sein de cette même Assemblée.<br />Ainsi que l’a appris Fides, s’adressant à plus de 500 personnes réunies en l’église Saint Pierre de Karachi à la fin de la Messe d’action de grâce célébrée ad hoc pour confier à Dieu son service dans le monde politique, Anthony Naveed a déclaré : « Je suis reconnaissant envers Dieu qui m’a donné la possibilité de servir le Pakistan et la communauté chrétienne. Je suis reconnaissant au Président du PPP, Bilawal Bhutto Zardari, pour m’avoir confié cette responsabilité au sein de l’Assemblée provinciale » et d’ajouter, les larmes aux yeux : « Je suis heureux d’avoir été baptisé et confirmé en cette Eglise, d’avoir servi cette Eglise depuis ma jeunesse et je commence aujourd’hui, en tant que catholique, mon service en tant que membre de l’assemblée provinciale ».<br />Anthony Naveed est titulaire d’une maîtrise en sciences politiques obtenue en 1990, militant à ce moment-là dans les rang de la People's student Federation , organisation estudiantine du PPP à Karachi. Il a également été membre actif de la Commission diocésaine de la Jeunesse de l’Archidiocèse de Karachi de 1998 à 2005, représentant ce même Archidiocèse à la JMJ de Toronto , en 2002.<br />Après 15 ans de militance politique, il a été élu vice conseiller dans la ville de Jamshed en 2005 et prêté service jusqu’en 2010 dans cette même ville. Grâce à son engagement, le chef de cabinet du Ministre pour le Bureau chargé de l’harmonie interreligieuse du Sindh, Syed Murad Ali Shah, a fait d’Anthony Naveed son assistant en 2016.<br />Anthony Naveed remarque, en parlant à l’Agence Fides : « Je me concentre actuellement sur l’application de la mesure prévoyant de réserver 5% des postes de travail dans l’administration aux minorités religieuses. Je travaillerai pour obtenir 5 postes réservés à des étudiants issus des minorités dans les Universités et je m’engagerai en faveur du développement des minorités religieuses au Pakistan », ajoutant « Je suis la vision de la défunte Benazir Bhutto afin de servir les minorités pauvres et nécessiteuses, rejetées et opprimées au Pakistan ». Anthony Naveed observe par ailleurs que les minorités au Pakistan affrontent de nombreux défis, tels que la protection de leurs droits et la discrimination, affirmant : « Je crois que le PPP est le seul parti politique qui veuille réellement protéger les droits des minorités et qui travaille pour le développement des minorités ».<br />En avril dernier, le chrétien Anwar Lal Din, lui aussi du PPP, est devenu le premier Sénateur chrétien dans la province du Sindh . Fri, 10 Aug 2018 11:56:43 +0200ASIE/PHILIPPINES - Engagement de l’Eglise en faveur de la réhabilitation des toxicomanes en parallèle avec la campagne antidrogue du gouvernementhttp://www.fides.org/fr/news/64620-ASIE_PHILIPPINES_Engagement_de_l_Eglise_en_faveur_de_la_rehabilitation_des_toxicomanes_en_parallele_avec_la_campagne_antidrogue_du_gouvernementhttp://www.fides.org/fr/news/64620-ASIE_PHILIPPINES_Engagement_de_l_Eglise_en_faveur_de_la_rehabilitation_des_toxicomanes_en_parallele_avec_la_campagne_antidrogue_du_gouvernementManille – Le Père Luciano Airel Felloni, missionnaire argentin oeuvrant aux Philippines depuis vingt ans, a lancé dans sa Paroisse du Diocèse de Novaliches, dans les environs de Manille, un engagement sérieux visant à réhabiliter les toxicomanes et à les aider à vivre une vie significative et digne. Telle est l’approche que l’Eglise aux Philippines propose en réponse à la campagne antidrogue lancée par le Président philippin, Rodrigo Duterte qui, depuis son élection en juin 2016, a mobilisé les forces de l’ordre pour résoudre de manière forte le problème de la drogue dans le pays. La stratégie de son administration, basée sur la peur et l’action des forces de l’ordre, fait l’objet de nombreuses critiques. Depuis le début de sa présidence, 33 personnes sont tuées par la police en moyenne chaque jour – soit plus de 4.500 présumés toxicomanes au total – mais ont également été enregistrées 23.500 exécutions sommaires perpétrées par des équipes de gardes privés de sécurité. La très grande majorité des victimes sont des pauvres ne pouvant pas se permettre d’accéder aux programmes de réhabilitation privés.<br />Avec pour toile de fonds ce phénomène, de nombreux prêtres et religieux de tout le pays, comme le Père Felloni, ont mis sur pieds des programmes de réhabilitation et de récupération des toxicomanes. Certaines communautés cherchent à parer les échecs du gouvernement. En septembre 2016, le Père Felloni, alors que le nombre de présumés toxicomanes tués au sein de sa communauté continuait à augmenter, a commencé à travailler avec les responsables civils locaux en lançant un programme ambulatoire de récupération dans sa Paroisse.<br />« Nous nous sommes demandé ce que nous pouvions faire à notre niveau pour aider une campagne contre la drogue mais en oeuvrant de manière juste, en défense de la dignité de chaque personne et pour être réellement utile à la communauté » explique le Père Felloni à Fides.<br />Initialement, le projet a rencontré l’hostilité de la police et le scepticisme des toxicomanes eux-mêmes. En un an, le nombre des personnes inscrites dans ce cadre a atteint les 40 et, après que le groupe du Père Felloni ait achevé avec succès le premier cycle semestriel du programme de récupération et désintoxication, la confiance a augmenté.<br />L’engagement du Père Felloni vise à réintégrer les anciens toxicomanes dans la société, en les aidant à « vivre une bonne vie ». A côté de cette expérience, nombreuses sont les contributions et interventions des Paroisses, organismes et organisations de l’Eglise catholique allant dans ce sens sur l’ensemble du territoire philippin, contributions qui aident les toxicomanes à sortir du tunnel de la drogue.<br />L’Eglise catholique aux Philippines a à plusieurs reprises sollicité le gouvernement afin qu’il modifie son approche dans sa guerre contre la drogue, les Evêques affirmant que le juste chemin ne consistait pas dans la suppression physique mais dans la réhabilitation, la récupération et la réinsertion dans le tissus social des personnes tombées dans le piège de la dépendance. Fri, 10 Aug 2018 11:22:26 +0200AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire : un pas considérable vers la paixhttp://www.fides.org/fr/news/64619-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Liberation_des_prisonniers_politiques_en_Cote_d_Ivoire_un_pas_considerable_vers_la_paixhttp://www.fides.org/fr/news/64619-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Liberation_des_prisonniers_politiques_en_Cote_d_Ivoire_un_pas_considerable_vers_la_paixAbidjan – Le 6 Août 2018, à la veille de la fête d’indépendance du 7 Août 2018, le Président de la république de Cote d’Ivoire a décidé d’amnistier près de 800 prisonniers politiques dont la femme de l’ancien président de la république jugé actuellement à la CPI pour crimes de guerre.<br />« Une décision politique qui intervient dans un contexte sociopolitique tendue et ou presque toutes les couches sociales et politiques demandaient avec insistance la libération des prisonniers politiques en prison depuis les violences post-électorales de 2011 en vue d’un processus de réconciliation véritable » indique à Fides le Père Donald Zagore, prêtre ivoirien de la Société des Missions africaines.<br />« En effet, la Côte-d’Ivoire depuis le coup d’état armée de 1999 est entrée dans un cercle infernal de division, et de violence sociopolitique – poursuit le missionnaire – partant de l’éclatement d’une rébellion armée sanglante et meurtrière en 2002 aux violences post-électorales en 2011 qui selon la communauté internationale a fait près de 3000 morts ».<br />« Dans le processus de réconciliation engagé par le pouvoir actuel, la justice était le principe fondamental de base sur lequel devrait se construire cette réconciliation nationale. Il s’est avéré malheureusement que l’appareil judiciaire ivoirien restait dans une logique d’impartialité flagrante en pratiquant la justice des vainqueurs. Ce qui faisait de la justice non plus un instrument de justice et de réconciliation mais un instrument d’injustice et de division » commente le prêtre.<br />« Dans un tel contexte la paix n’était vraiment plus possible. La seule issue de sortie était la politique d’amnistie afin de libérer tous les prisonniers politiques en vue d’un dialogue franc pour une réconciliation vraie. Les appels ont été lancés par toutes les couches sociales, politiques et religieuses, pour que la libération des prisonniers politiques soit une réalité concrète. L’Eglise de Cote d’Ivoire par la voix de ses évêques s’y est beaucoup investit. Aujourd’hui en amnistiant les prisonniers politiques, un grand pas fut fait pour une réconciliation vraie et définitive même si le chemin reste encore long. La vérité est que le peuple de Côte d’Ivoire a énormément soif de la paix et de la réconciliation ». Fri, 10 Aug 2018 10:44:43 +0200AFRIQUE/ETHIOPIE - Témoignage du Vicaire apostolique de Harar après la vague de violence dans l’est du payshttp://www.fides.org/fr/news/64618-AFRIQUE_ETHIOPIE_Temoignage_du_Vicaire_apostolique_de_Harar_apres_la_vague_de_violence_dans_l_est_du_payshttp://www.fides.org/fr/news/64618-AFRIQUE_ETHIOPIE_Temoignage_du_Vicaire_apostolique_de_Harar_apres_la_vague_de_violence_dans_l_est_du_paysHarar – La tension se calme actuellement après des jours d’actes de vandalisme à l’encontre des différentes communautés ethniques de la Région somalienne, dans l’est de l’Ethiopie . Les violences ont intéressé le chef-lieu, Jijiga, ainsi que d’autres villes de la région.<br />« Je me trouvais le 4 août à Jijiga pour la bénédiction d’une chapelle construite sur un terrain périphérique se trouvant à quelques 5 Km du chef-lieu. M’accompagnaient 300 catholiques dont une soixantaines de Dire Dawa et Harar » raconte à Fides S.Exc. Mgr Angelo Pagano, Vicaire apostolique de Harar, se trouvant impliqué dans ce qui s’est transformé en un événement tragique.<br />« Après la Messe et avant la bénédiction finale, nous avons l’habitude de faire une procession avec le Très Saint Sacrement exposé dans un ostensoir autour de la chapelle, sur le terrain de la mission mais nous avons été bloqués par un incendie s’étant développé dans une église orthodoxe située à 50 m de distance. Des jeunes armés de bâtons avançaient vers nous et ont commencé à nous lancer des pierres. Une fois retirés les ornements liturgiques, nous sommes allés voir ce qui se passait avec un ancien du village. Nous sommes parvenus à parler avec des jeunes qui, dans tous les cas, nous ont intimés de nous en aller. En rentrant, nous avons rencontré un prêtre qui, malheureusement, était déjà mort et un autre, blessé, que nous sommes parvenus à évacuer jusqu’à notre complexe. Nous avons été assiégés pendant quelques six heures. Bien que nous ayons appelé la police somalienne, nous n’en avons pas vu l’ombre. Nous sommes parvenus à faire partir quelques personnes à bord de 4 ou 5 voitures alors qu’une voiture a été attaquée et touchée par des projectiles sans toutefois que des blessés aient été a déploré, ses occupants ayant dû prendre la fuite à pieds. L’un de nos chrétiens, arrivé avec un militaire, nous a escorté avec quatre autres voitures et nous sommes arrivés à Jijiga au cours de la nuit. Le lendemain, nous avons réalisé que, dans 7 ou 8 endroits de notre Vicariat de Harar – d’une superficie de 266.000 Km2 – ont été incendiées 8 à 10 églises orthodoxes, tués des prêtres, des diacres et des personnes qui exerçaient des fonctions dans les églises. Nous nous en sommes sortis relativement bien quant à nous. Ce sont nos frères orthodoxes qui ont vraiment beaucoup souffert » commente l’Evêque.<br />« Nous avons senti le Seigneur très proche de nous. Il a été le seul à nous aider. Nous n’avions rien à offrir aux 500 personnes que nous avons accueilli dans notre complexe de la mission catholique. Grâce à la collaboration de tous et des cinq prêtres de notre Vicariat, nous sommes parvenus, avec les orthodoxes, à donner à manger à tous, en nous sentant une famille » poursuit le Père Pagano qui, comme toutes les personnes présentes, a vécu une situation très difficile.<br />« Le lundi suivant, le Président de la Région des Somaliens, Abdi Illey – ajoute le Père Pagano – a convoqué les responsables religieux dont moi-même. Il a déclaré vouloir la paix et nous a prié de dire à nos chrétiens de ne pas se venger parce qu’il sait que ceux qui ont perpétré ces actes de vandalisme ne sont autres que des voleurs. Je suis intervenu en indiquant que, selon moi, il ne s’était pas agi de simples voleurs mais d’un épisode de guerre de religion et qu’il aurait dû voir comment se sont comportés les rebelles somaliens et comment ils ont attaqué seulement des lieux de culte et tué seulement des chrétiens. Je lui ai également indiqué que, ainsi que lui nous avait invité à répandre la paix, cela devrait être également fait par les responsables musulmans depuis leurs minarets. Ensuite, il a fallu conclure la rencontre et s’en aller à toute allure ».<br />« Depuis deux ans, je me trouve dans cette région et j’ai constaté qu’à la fin de chaque année se vérifient des épisodes de ce type. En septembre 2016, en octobre 2017 et maintenant en août 2018- Ceci me fait penser toujours davantage qu’il s’agit d’attaques préparées dans des zones toujours différentes du même Vicariat. Il est pour moi impossible que des épisodes de violence se répètent toujours dans notre zone. Nous faisons grandement confiance à notre nouveau Président du gouvernement qui, jusqu’à présent a toujours été présent et continue de travailler pour la paix de notre peuple. Abdi Illey a été contraint de démissionner et a été arrêté même si nous craignons des répercussions. La triste conséquence immédiate est que de nombreux chrétiens ont commencé à quitter la zone pour se réfugier à Harar et dans les alentours » conclut le Vicaire apostolique. Thu, 09 Aug 2018 13:36:56 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Prière des coptes orthodoxes pour le Patriarche et les monastères après le meurtre de l’Abbé de Saint Macaire dans le cadre du « jeûne de Notre-Dame »http://www.fides.org/fr/news/64617-AFRIQUE_EGYPTE_Priere_des_coptes_orthodoxes_pour_le_Patriarche_et_les_monasteres_apres_le_meurtre_de_l_Abbe_de_Saint_Macaire_dans_le_cadre_du_jeune_de_Notre_Damehttp://www.fides.org/fr/news/64617-AFRIQUE_EGYPTE_Priere_des_coptes_orthodoxes_pour_le_Patriarche_et_les_monasteres_apres_le_meurtre_de_l_Abbe_de_Saint_Macaire_dans_le_cadre_du_jeune_de_Notre_DameLe Caire – Les chrétiens coptes orthodoxes du monde entier vivent actuellement la quinzaine du « jeûne de Notre-Dame » en priant d’une manière particulière pour leur Patriarche, Tawadros II, et pour les Monastères du pays, après l’assassinat de l’Evêque Abbé du Monastère Saint Macaire, Epiphanios, assassiné dans son monastère au matin du Dimanche 29 juillet. Ce temps de prière et de jeûne s’achèvera le 22 août, date à laquelle l’Eglise copte orthodoxe célèbre l’Assomption de Notre-Dame. Entre temps, l’enquête sur les auteurs et le mobile du meurtre de l’Evêque Epiphanios se poursuit sans que pour l’heure il n’ait été procédé à aucune arrestation ou inculpation.<br />Selon des sources médiatiques égyptiennes, au cours de ces dernières heures des représentants de l’Eglise copte orthodoxe auraient demandé à l’autorité judiciaire la confidentialité des résultats partiels de l’enquête, évitant indiscrétions et fuites de nouvelles finissant par alimenter la confusion. Au cours de ces derniers jours, avait circulé la rumeur – reprise par les moyens de communication et s’étant par la suite révélé privée de fondement – de la présumée arrestation d’un collaborateur du Monastère qui avait également les fonctions de chauffeur de l’Evêque défunt. Ont également été diffusées des rumeurs non vérifiées selon lesquelles les caméras de surveillance placées dans le Monastère ne fonctionnaient pas et n’ont donc pu fournir aucun élément utile à la résolution du cas. Pendant ce temps, dans les milieux de la diaspora copte en Amérique du Nord circulaient également des alarmes d’origine indéterminée – réfutées également par le juriste copte Naguib Gabriel – selon lesquelles les forces de sécurité égyptiennes avaient torturé des moines du Monastère Saint Macaire pour leur extorquer des informations utiles à l’enquête, violant dans le cadre de perquisitions invasives même les zones les plus sacrées du Monastère.<br />Entre temps, dans son dernier sermon hebdomadaire de mercredi, Tawadros II a eu des paroles de gratitude envers la réalité du monachisme copte, se déclarant confiant dans le fait que les communautés monastiques demeureront dans les déserts égyptiens « jusqu’à la fin du monde » et qu’elles continueront à offrir également aux générations futures les richesses de leurs dons spirituels, qui ne peuvent être gaspillés par les faiblesses, les erreurs, les péchés et les crimes de personnes particulières. « La foi chrétienne – a déclaré le Patriarche copte orthodoxe – est protégée par le Seigneur et n’a pas besoin d’autres protecteurs ». Thu, 09 Aug 2018 13:06:25 +0200ASIE/PAKISTAN - Le sens du Cardinalat selon l’Archevêque de Karachi, « un appel à prier et à servir mon peuple et l’Eglise universelle »http://www.fides.org/fr/news/64616-ASIE_PAKISTAN_Le_sens_du_Cardinalat_selon_l_Archeveque_de_Karachi_un_appel_a_prier_et_a_servir_mon_peuple_et_l_Eglise_universellehttp://www.fides.org/fr/news/64616-ASIE_PAKISTAN_Le_sens_du_Cardinalat_selon_l_Archeveque_de_Karachi_un_appel_a_prier_et_a_servir_mon_peuple_et_l_Eglise_universelleKarachi – « Je n’ai pas été choisi parce que le plus capable. Tel est le plan de Dieu pour moi : Le servir près du Saint-Père. Il s’agit d’une responsabilité et d’un appel à prier et à servir davantage. Les personnes me disent que mon élévation à la dignité de Cardinal constitue un honneur pour l’Eglise et pour le Pakistan. Dès lors, j’exhorte tous les fidèles à me soutenir par leur prière afin que je puisse remplir les responsabilités qui me seront confiées ». C’est ainsi que S.Em. le Cardinal Joseph Coutts a parlé alors que, revenu au Pakistan après la célébration du Consistoire au cours duquel il a été créé Cardinal, le 28 juin dernier, les messages de félicitations continuent à arriver de la part de responsables civils et religieux.<br />« Pour moi, l’élévation à la dignité cardinalice signifiera faire davantage pour mon peuple et pour l’Eglise universelle » indique à Fides le Cardinal. Le Père Saleh Diego, Vicaire général de l’Archidiocèse de Karachi, indique quant à lui à Fides que des personnes, des groupes de laïcs, des responsables politiques, des fonctionnaires et du personnel des ONG rendent encore visite à l’Archevêque pour lui présenter leurs félicitations. Le Cardinal a prévu de rendre visite à l’ensemble des Paroisses de l’Archidiocèse.<br />L’Archevêque rappelle l’accueil joyeux reçu : lors de son arrivée en provenance de Rome, plus de 200 motocyclettes l’ont escorté de l’aéroport à la Cathédrale Saint Patrick et le long du parcours, des fidèles en vêtements traditionnels, portant des guirlandes et des bouquets de fleurs ainsi que des pétales ont constitué le cadre de son voyage.<br />« Je suis heureux de ces messages et de ces visites que je reçois de tout le pays et pas seulement des chrétiens mais aussi de nombreux groupes non chrétiens. Il s’agit d’un moment pour se réjouir mais pour moi, c’est aussi une grave responsabilité. J’invite tous les fidèles à me soutenir par leurs prière » a ensuite déclaré le Cardinal Coutts à une foule de plus de 5.000 personnes réunies en la Cathédrale Saint Patrick.<br />Le Cardinal a célébré la Messe d’action de grâce pour son élévation à la dignité cardinalice, Messe qui a été concélébrée par tous les Evêques du Pakistan. Selon le Décret pontifical, il est titulaire de l’église Saint Bonaventure au Palatin à Rome. Thu, 09 Aug 2018 10:59:40 +0200ASIE/COREE DU SUD - Vers la Journée coréenne de la Jeunessehttp://www.fides.org/fr/news/64615-ASIE_COREE_DU_SUD_Vers_la_Journee_coreenne_de_la_Jeunessehttp://www.fides.org/fr/news/64615-ASIE_COREE_DU_SUD_Vers_la_Journee_coreenne_de_la_JeunesseSéoul – C’est l’Archidiocèse de Séoul qui accueillera la IV° Journée de la Jeunesse de Corée qui se déroulera du 11 au 15 août autour du thème « C’est moi, n’ayez pas peur » . « L’expérience fera confluer sur Séoul près de 2.000 jeunes catholiques provenant des 16 Diocèses coréens. Au travers de cette opportunité de partager leurs expériences de vie, tous les participants trouveront la possibilité d’être confirmés dans leur foi et de répondre à l’appel de la part du Christ » affirme une note envoyée à Fides par le Bureau des Communications de l’Archidiocèse de Séoul, alors que les préparatifs battent leur plein à différents niveaux.<br />Le programme, élaboré sur le modèle de celui des Journées mondiales de la Jeunesse, comprend une Messe d’ouverture – qui sera célébrée le 12 août par S.Em. le Cardinal André Yeom Soo-jung, Archevêque de Séoul et Administrateur apostolique de Pyongyang – un pèlerinage sur les lieux sacrés de la capitale – comme le sanctuaire des martyrs – des catéchèses tenues par les Evêques diocésains, un Festival de la Culture dans la Cathédrale de Myeongdong, divers concerts et une Veillée de prière avec la communauté de Taizé, en présence de son Prieur, le frère Alois, sachant que la Messe de clôture sera célébrée le 15 août. Les jeunes participants seront accueillis dans des familles ayant donné leur disponibilité au sein des diverses Paroisses de la capitale.<br />Suivant la philosophie des JMJ, l’Eglise en Corée célèbre son IV° événement après la I° Journée de la Jeunesse de Corée qui a eu lieu à Jeju en 2007, la II° s’étant déroulée à Uijeongbu en 2010 et la III° à Daejeon, en 2014 en présence du Pape François. A cette occasion, la Journée en question coïncida avec la Journée de la Jeunesse d’Asie. Wed, 08 Aug 2018 13:09:54 +0200AFRIQUE/ETHIOPIE - Eglises incendiées et prêtres assassinés dans la Région des Somalienshttp://www.fides.org/fr/news/64614-AFRIQUE_ETHIOPIE_Eglises_incendiees_et_pretres_assassines_dans_la_Region_des_Somalienshttp://www.fides.org/fr/news/64614-AFRIQUE_ETHIOPIE_Eglises_incendiees_et_pretres_assassines_dans_la_Region_des_SomaliensAddis Abeba – Le Patriarche de l’Eglise orthodoxe Tewahedo d’Ethiopie, Matthias I, et le Saint Synode de cette même Eglise, ont décidé d’offrir les 16 jours de jeûne et de prière qui précèdent la Solennité liturgique de la Dormition de Notre-Dame – célébrée le 15 août – pour invoquer le don de la paix et de la réconciliation à Jijiga et dans la région des Somaliens après les violences à caractère ethnique qui ont eu lieu ces derniers jours faisant une trentaine de victimes. Cette même Eglise orthodoxe a payé un prix fort dans le cadre de cette spirale de violence. Selon des informations fournies par les moyens de communication locaux, au moins sept églises orthodoxes ont fait l’objet d’assauts et ont été incendiées, les sources locales évoquant également le meurtre de six prêtres orthodoxes et de plusieurs fidèles.<br />Les affrontements ont débuté à la fin de la semaine passée lorsque des hommes armés des milices Livu d’ethnie somalienne, aux ordres d’Abdi Illey – Président de la Région des Somaliens – ont tenté d’interrompre une rencontre entre les membres du Parlement régional et des représentants de la ville de Dire Daua ayant l’intention de dénoncer la violation des droits fondamentaux dans la région. Les épisodes de violence ont provoqué l’intervention de l’armée éthiopienne qui a déployé ses troupes notamment autour des sièges institutionnels, y compris le siège du Parlement régional et le Palais présidentiel d’Abdi Illey. Il s’est agi d’une intervention massive à laquelle ont fait suite des attaques contre des objectifs liés à des ethnies minoritaires perpétrées par des membres des milices Livu. La spirale de la violence a accentué également les contrastes entre l’administration régionale et le gouvernement d’Addis Abeba, portant également à la démission du Président de la Région, Abdi Illey, qui, au cours de ces dernières heures – ainsi que l’indiquent les moyens de communication locaux – a par ailleurs été arrêté et placé en garde-à-vue par les autorités d’Addis Abeba. Depuis longtemps, la Région des Somaliens apparaît instable. Le Premier Ministre fédéral, Abyi Ahmed, a voulu accomplir dans cette zone du pays sa première visite après son installation au début d’avril dernier.<br />Pour le moment – indiquent les sources officielles de l’Eglise orthodoxe Tewahedo d’Ethiopie – plus de 20.000 éthiopiens évacués sont nourris et assistés par les Paroisses orthodoxes de Jijiga.<br />L’Eglise orthodoxe Tewahedo d’Ethiopie, guidée par le Patriarche Matthias I, est la seule Eglise autochtone et de dérivation apostolique directe en Afrique sub-saharienne. « La clef de l’unité entre les Eglises – a déclaré le Patriarche éthiopien orthodoxe après avoir rencontré le Pape François à Rome le 29 février 2016 – se trouve aujourd’hui dans l’œcuménisme des martyrs ». Wed, 08 Aug 2018 12:56:17 +0200AMERIQUE/BRESIL - Menaces contre les personnes assistant les immigrés vénézuéliens et réouverture de la frontièrehttp://www.fides.org/fr/news/64613-AMERIQUE_BRESIL_Menaces_contre_les_personnes_assistant_les_immigres_venezueliens_et_reouverture_de_la_frontierehttp://www.fides.org/fr/news/64613-AMERIQUE_BRESIL_Menaces_contre_les_personnes_assistant_les_immigres_venezueliens_et_reouverture_de_la_frontiereBoa Vista – Aux menaces de mort envers des membres du Service des Jésuites pour les Migrants et Réfugiés et aux attaques médiatiques contre des représentants de l’Eglise catholique, l’Eglise répond par « un refus de toute incitation à la violence et à l’intolérance ». Ainsi que l’a appris Fides, ces jours derniers ont été diffusés de nombreux messages xénophobes et haineux dans le cadre d’un lynchage virtuel d’un avocat de SJMR et d’un religieux. Le communiqué du Diocèse de Roraima, cosigné par d’autres organismes ecclésiaux, illustre les faits. « Au cours de ces derniers jours, a été divulguée par les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle un collaborateur de nos services informe un groupe de familles d’immigrés vénézuéliens sur les mesures légales concernant l’expulsion d’un immeuble ou d’un terrain occupé. Ces familles habitaient en effet de manière pacifique une maison abandonnée » sise dans la périphérie de la capitale de l’Etat, Boa Vista, « et avaient reçues des informations qui faisaient état de leur obligation de quitter les lieux ». « Au Brésil, l’action de l’Etat est réglementée par une série de mesures formelles visant à préserver les droits fondamentaux des personnes et ce en particulier dans des situations de vulnérabilité sociale – poursuit la lettre – et c’est ce que ce collaborateur était en train d’expliquer ».<br />Toutefois, « des personnes de mauvaises foi ont divulgué récemment » cette vidéo sous le titre « Des ONG soutenues par le PT enseignent à des immigrés vénézuéliens comment envahir les maisons des brésiliens ». L’Eglise locale précise qu’il « s’agit d’une manipulation politique ». Le Brésil entre en campagne électorale et l’on assiste à des attaques répétées contre l’Eglise et les immigrés. La chaîne qui a diffusé la vidéo appartient à un candidat du Parti Patriote, qui soutient la candidature présidentielle de Jair Bolsonaro.<br />Dans le cadre d’une conférence de presse, le Diocèse de Roraima a expliqué les faits à l’opinion publique. Par ailleurs, 37 autres institutions ont signé le communiqué alors que la Conférence épiscopale du Brésil a exprimé sa « solidarité et son soutien à toutes les actions de l’Eglise visant à garantir une vie digne aux réfugiés et aux migrants ». Le Diocèse adresse un appel à la société de l’Etat de Roraima « composée d’immigrés provenant de bien des lieux, mosaïque de cultures et d’histoires différentes, afin qu’elle affirme que nous sommes une société accueillante et ouverte ». Il demande en outre « un usage responsable et adulte des réseaux sociaux afin qu’ils puissent être un véhicule d’union et de solidarité et ne servent pas à seconder des positions et des discours xénophobes et violents ».<br />Entre temps, hier mardi, le Tribunal fédéral d’appel de Roraima a annulé la mesure prise par le juge Helder Girão Barreto, qui avait causé la suspension de l’entrée et de l’admission d’immigrés vénézuéliens tant que ne serait pas rétablit « un équilibre numérique » dans le processus d’incorporation d’étrangers dans le pays. Pour la Cour, « fermer la frontière signifie ne pas reconnaître l’immigré vénézuélien comme égal au citoyen brésilien ». Wed, 08 Aug 2018 11:37:21 +0200ASIE/INDONESIE - Témoignage d’un prêtre à propos du besoin d’aides humanitaires et du désespoir des survivants après le séismehttp://www.fides.org/fr/news/64612-ASIE_INDONESIE_Temoignage_d_un_pretre_a_propos_du_besoin_d_aides_humanitaires_et_du_desespoir_des_survivants_apres_le_seismehttp://www.fides.org/fr/news/64612-ASIE_INDONESIE_Temoignage_d_un_pretre_a_propos_du_besoin_d_aides_humanitaires_et_du_desespoir_des_survivants_apres_le_seismeMataram – « Un énorme travail de secours est nécessaire pour les milliers de personnes frappées par le récent séisme ayant eu lieu sur l’île touristique de Lombok » indique à l’Agence Fides le Père Laurencius Maryono, Curé de la Paroisse Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Mataram, capitale de la province de Nusa Tenggara occidentale, remarquant que des milliers de personnes ont été victimes du séisme du 5 août qui, selon des sources gouvernementales, a provoqué la mort d’au moins 105 personnes.<br />« Les personnes souffrent beaucoup actuellement. Elles ont besoin de vêtements, de nourriture, d’eau, de médicaments et d’autres biens pour survivre au lendemain de la catastrophe – remarque le Père Maryono. Les évacués dorment dans les rues et sont en proie à une grande angoisse et une grande tristesse » ajoute-t-il.<br />Dans l’esprit de la population plane encore le souvenir du tsunami dévastateur de 2004 qui a provoqué la mort de 168.000 personnes en Indonésie. Le séisme a détruit des maisons et des vies en ce vaste archipel, provoquant l’évacuation de plus de 84.000 personnes selon le porte-parole de l’Agence pour la prise en charge des catastrophes naturelles, Sutopo Purwo Nugroho. Les agences humanitaires internationales et les pays du monde entier ont commencé à envoyer des aides destinées aux survivants. « Le défi qui doit être relever par les secours est énorme » remarque le prêtre.<br />La Caritas Indonésie et le Catholic Relief Services se sont mobilisés pour solliciter des fonds internationaux en provenance du monde entier et contribuent à l’action d’aide humanitaire à différents niveaux. En outre, « les hôpitaux catholiques de tout le pays ont envoyé du personnel médical et paramédical dans la zone touchée afin de prêter service » remarque pour Fides Sœur Paulina, de la Congrégation des Sœurs missionnaires Servantes de l’Esprit Saint. Wed, 08 Aug 2018 10:44:18 +0200ASIE/IRAQ - Procession des chrétiens de Karamles pour leur retour chez eux quatre ans après l’invasion djihadistehttp://www.fides.org/fr/news/64611-ASIE_IRAQ_Procession_des_chretiens_de_Karamles_pour_leur_retour_chez_eux_quatre_ans_apres_l_invasion_djihadistehttp://www.fides.org/fr/news/64611-ASIE_IRAQ_Procession_des_chretiens_de_Karamles_pour_leur_retour_chez_eux_quatre_ans_apres_l_invasion_djihadisteKaramles – Des centaines de chrétiens irakiens ont participé au soir du 6 août à une procession qui a traversé les rues de Karamles, petite ville de la plaine de Ninive traditionnellement habitée par des chrétiens. Au travers de ce geste communautaire, les chrétiens de Karamles ont voulu faire mémoire des événements qui, dans la nuit du 6 au 7 août 2014 contraignirent des dizaines de milliers de chrétiens à quitter les villes et les villages de la plaine de Ninive face à l’avancée des miliciens djihadistes du prétendu « Etat islamique ».<br />La procession a été précédée par une réflexion sur la douleur et la souffrance qui ont accompagné et suivi ce dramatique exode de masse, lues à la lumière du mystère de la croix. A également été lue la péricope évangélique dans laquelle Jésus promet de prier Son Père pour qu’Il envoie à Ses disciples l’Esprit Saint, le Consolateur. Ensuite de quoi a débuté la procession aux flambeaux, sachant que tout au long du parcours, les participants ont récité le Psaume 150 en célébrant avec gratitude de cette manière le nouveau départ représenté dans leurs vies par le retour dans leurs villages et leurs maisons après les années du joug djihadiste.<br />Karamles, tout comme les autres villages et villes qui parsèment la plaine de Ninive, représentaient des places fortes historiques des communautés chrétiennes autochtones sur le territoire de ce qui fut la Mésopotamie. Autour de cette plaine de Ninive est cultivé depuis longtemps, par certains secteurs des communautés chrétiennes irakiennes, le projet d’une région autonome à assigner aux chrétiens de manière à réaliser, au moins en partie, le rêve ancestral d’un foyer national réservé aux communautés chaldéennes, assyriennes et syriaques.<br />Au cours de la nuit du 6 au 7 août 2014, des dizaines de milliers de chrétiens fuirent aussi vite que possible Qaraqosh, Karamles, Talkief, Bartalla et les autres centres habités de la zone, trouvant pour une bonne part refuge au Kurdistan irakien, après que l’armée irakienne et les milices kurdes présentes sur zone se soient retirées devant l’avancée des djihadistes. Au cours de ces dernières années, aucune initiative ou déclaration « en défense des chrétiens irakiens » n’a manqué de faire référence à la nécessité de garantir et de défendre le retour des baptisés chaldéens, syriaques et assyriens dans les villes et villages de la plaine de Ninive.<br />Après la défaite définitive des djihadistes du prétendu « Etat islamique » circulent des informations discordantes et difficilement vérifiables sur la consistance du retour des habitants chrétiens évacués de la plaine de Ninive dans leurs villes et villages d’origine. A Karamles, les 300 familles chrétiennes revenues en décembre dernier ont déjà pu célébrer ensemble les dernières Solennités liturgiques de Noël et de Pâques. Tue, 07 Aug 2018 12:18:19 +0200ASIE/INDE - Dixième anniversaire de la plus importante violence antichrétienne de l’histoire de l’Indehttp://www.fides.org/fr/news/64610-ASIE_INDE_Dixieme_anniversaire_de_la_plus_importante_violence_antichretienne_de_l_histoire_de_l_Indehttp://www.fides.org/fr/news/64610-ASIE_INDE_Dixieme_anniversaire_de_la_plus_importante_violence_antichretienne_de_l_histoire_de_l_IndeKandhamal – La campagne de massacres antichrétiens en Orissa a eu lieu en 2008 et il s’est agi de la plus ample vague de violence à l’encontre des croyants de toute l’histoire de la nation. Aujourd’hui, la population du district de Kandhamal, dans l’Etat indien de l’Orissa, théâtre des massacres, a encore besoin de soins et réclame la justice.<br />« Nous espérons que vous vous souvenez du génocide qui a eu lieu en Orissa en 2008. Après à peine huit jours de la célébration du Jour de l’Indépendance, l’Inde a été témoin du plus grave attaque à l’encontre d’une communauté religieuse de son histoire. Depuis 2009, la population de Kandhamal célèbre le 25 août comme Journée de mémoire des victimes. Cette année marquera le dixième anniversaire des violences » relève l’équipe du National Solidarity Forum, réseau rassemblant plus de 70 organisations indiennes comprenant des militants, des prêtres, des religieux, des avocats et des fidèles chrétiens et hindous.<br />Selon les données fournies à Fides par le National Solidarity Forum, au cours de la vague de violences en question 393 églises et lieux de culte appartenant aux chrétiens d’origine tribale et dalits ont été détruits, quelques 6.500 maisons rasées, plus de 100 personnes tuées, plus de 40 femmes victimes de viols, de harcèlement et d’humiliations et diverses institutions éducatives, sociales et sanitaires saccagées. Plus de 12.000 enfants ont perdu l’opportunité d’avoir une instruction. Plus de 56.000 personnes furent contraintes à quitter Kandhamal et à se réfugier dans la forêt. Ont également été signalés plusieurs cas de conversion forcée du Christianisme à l’hindouisme accomplis par le groupe extrémiste hindou Sangh Parivar. Les évacués de Kandhamal sont désormais éparpillés dans différentes parties du pays. Nombre d’entre eux ne peuvent revenir dans les villages d’origine et ont été contraints à se refaire une vie en cherchant un logement et un travail en dehors de leur district d’origine.<br />« Il est très important de noter que la population originaire de Kandhamal ne s’est jamais livrée à la violence par plus qu’elle n’y a répondu. Après dix années de violences et de brimades, les survivants de Kandhamal luttent encore pour la paix, la justice et l’harmonie » relève le Forum dans une note envoyée à Fides.<br />Ainsi que l’a également dénoncé l’Eglise catholique en Orissa, le dédommagement fourni par le gouvernement aux parents des victimes et aux survivants de la vague de violence a été minime. Plus de 3.300 plaintes ont été déposées mais seuls 820 cas sont finis au Tribunal. Parmi ceux-ci, 247 ont été archivés, sans qu’aucun coupable ne soit désigné pour diverses raisons, telles que le manque de preuves ou de témoins. Le reste des cas est encore pendant devant les tribunaux de première instance alors que de nombreux procès se sont déjà conclus par des acquittements. Si l’on considère le rapport entre plaintes et procès, seulement 1% d’entre elles ont trouvé une conclusion processuelle.<br />Le 2 août 2016, une décision de la Cour Suprême a reconnu que le quantum et la mesure du dédommagement aux parents des victimes et aux survivants n’étaient pas satisfaisants. « Dès lors, ceux qui ont été exclus de la liste de compensation doivent être immédiatement réadmis. Ceci comprend le dédommagement des familles de nombre de ceux qui ont été tués, un dédommagement pour la destruction de maisons et de propriétés, un dédommagement pour les édifices et les églises, pour les institutions et les ONG » relève le Forum.<br />La Haute Cour a trouvé inquiétant le fait que 315 cas de violence communautaire aient été archivés et a demandé au gouvernement de l’Etat de réexaminer ces cas. Cependant, ce processus n’a pas encore débuté. Pour assurer la justice aux survivants des massacres de Kandhamal, le National Solidarity Forum pour les victimes de l’Orissa demande aujourd’hui « une équipe spéciale pour contrôler les cas et les procès, la protection des témoins contre les intimidations et une enquête libre et équitable pour rouvrir les cas archivés.<br />« Aujourd’hui, aucun des criminels responsables des violences ne se trouve en prison. Les assassins, les violeurs, les pilleurs se trouvent en liberté alors que sept chrétiens innocents sont encore incarcérés injustement », accusés de l’homicide du responsable hindou qui a déclenché les violences.<br />Dans ce contexte, le - National Solidarity Forum et l’Association des survivants de Kandhamal lancent un appel « à ceux qui croient en la laïcité, la démocratie, la justice, la paix et l’harmonie afin qu’ils observent une Journée pour les victimes de Kandhamal le 25 août prochain » ou dans les jours proches de cette date. La Journée sera observée le 28 à Kandhamal et le 29 à Bhubaneshwar en présence de plus de 10.000 personnes.<br />Au cours de l’événement et dans le cadre de diverses célébrations, sera demandé de soutenir et d’appliquer la justice pour les victimes au travers de l’identification des coupables et de la reconstruction des maisons et églises détruites. Il est également demandé d’instituer une « Commission pour les minorités de l’Orissa » afin de « conjurer à l’avenir des décisions tendancieuses et de protéger des processus décisionnels harmonieux et participatifs envers les citoyens de toute religion ». Tue, 07 Aug 2018 11:43:08 +0200AMERIQUE/PEROU - Indigènes en isolement volontaire mis en danger par de nouvelles routes passant en Amazoniehttp://www.fides.org/fr/news/64609-AMERIQUE_PEROU_Indigenes_en_isolement_volontaire_mis_en_danger_par_de_nouvelles_routes_passant_en_Amazoniehttp://www.fides.org/fr/news/64609-AMERIQUE_PEROU_Indigenes_en_isolement_volontaire_mis_en_danger_par_de_nouvelles_routes_passant_en_AmazonieLima – « Sans l’accord des peuples indigènes de la zone et sans même les consulter, la province de Purus approuve actuellement la construction de routes dans la zone » signale à l’Agence Fides Ismael Vega, Directeur du Centre amazonien d’Anthropologie appliquée , association fondée en 1974 par les neuf Diocèses de la jungle péruvienne en tant qu’institution au service des populations marginalisées et exclues d’Amazonie, en particulier les indigènes. Ismael Vega précise que la construction des infrastructures en question se base sur la loi sur les routes approuvée par le Parlement en janvier dernier. « En approuvant cette norme qui déclare priorité et intérêt national la construction de routes nationales et la maintenance de routes en terre battue dans la région de Ucayali , le Parlement met de nouveau en sérieux danger la vie des peuples indigènes amazoniens et en particulier de ceux qui vivent en isolement volontaire ou qui se trouvent dans la phase initiale de contact vivant dans la province en question ».<br />Ismael Vega a déjà souligné ces mois derniers que « cette nouvelle menace à l’égard des peuples indigènes et de l’Amazonie a été publiée dans la Gazette officielle à trois jours de distance des déclarations du Pape François à Puerto Maldonado, où il a affirmé que ces peuples sont aujourd’hui en danger à cause des grands projets d’infrastructure et de la politique d’extraction ». La norme du consensus préalable prévue par la Convention n° 169 de l’Organisation internationale du travail « a été ratifiée par le Pérou en 2011 mais, concrètement, elle n’est pas appliquée et les peuples indigènes ne sont pas consultés » affirme, dans un entretien accordé à l’Agence Fides Mónica Villanueva, Directrice de la communication du Centre culturel dominicain pour les droits des indigènes José Pío Aza et ancien Président de SIGNIS Amérique latine et Caraïbes.<br />La loi en question, approuvée par le Congrès le 15 décembre dernier, n’a pas fait l’objet d’observations ni de veto de la part de l’exécutif et, après le délai prévu par la Constitution, a été promulguée par le Parlement. « On cherche actuellement d’y déroger – confirme Ismael Vega à Fides – mais pour l’heure, seule la Commission parlementaire pour les Peuples andins, amazoniens, afro-péruviens, de l’Environnement et de l’Ecologie s’est prononcée à cet égard alors que le parti de Keiko Fujimori bloque le débat portant sur la dérogation ».<br />Le Président de la Commission, Marco Arana, a déclaré que « la loi porte atteinte aux droits des peuples en isolement volontaires, qui vivent dans des conditions d’extrême vulnérabilité ». « La norme concerne directement trois réserves indigènes, deux réserves territoriales, trois parcs nationaux et un parc provincial » rappelle-t-il. Le Ministère de la Culture, dont les compétences comprennent la protection des peuples indigènes, avait lui aussi manifesté une ferme contrariété à cette proposition de loi au cours du débat pour ce même motif. Tue, 07 Aug 2018 10:49:15 +0200AMERIQUE/COLOMBIE -Appel du Président de la Caritas Colombie à mettre un terme aux meurtres de responsables sociaux en communautarisant les responsabilitéshttp://www.fides.org/fr/news/64606-AMERIQUE_COLOMBIE_Appel_du_President_de_la_Caritas_Colombie_a_mettre_un_terme_aux_meurtres_de_responsables_sociaux_en_communautarisant_les_responsabiliteshttp://www.fides.org/fr/news/64606-AMERIQUE_COLOMBIE_Appel_du_President_de_la_Caritas_Colombie_a_mettre_un_terme_aux_meurtres_de_responsables_sociaux_en_communautarisant_les_responsabilitesBogotá – 311 responsables sociaux assassinés en deux ans et demi : tel est le bilan dramatique divulgué au début du mois de juillet par le Bureau du Défenseur du Peuple de Colombie, données qui se réfèrent à la période allant du 1er janvier 2017 au 30 juin 2018. Pour faire face à cette urgence, la Caritas, en compagnie du Parquet général de la République, d’USAID – Agence américaine pour le développement international – de l’Organisation nationale indigène de Colombie, de l’Association nationale des Afro-colombiens évacués , d’autres organisations de la société civile et de moyens de communication nationaux tels que Caracol TV, Blu Radio et El Espectador, promeut actuellement la campagne « Libérons la vie » destinée à rendre visibles et à protéger les responsables sociaux dans tout le pays.<br />L’élimination physique de ceux-ci a augmenté après la signature des accords de paix avec les FARC dans la mesure où les territoires auparavant occupés par la guérilla en question sont devenus des no man’s land à la merci de la lutte entre factions criminelles. « Nous ressentons actuellement l’impact du meurtre de nos responsables sociaux – a déclaré S.Exc. Mgr Héctor Fabio Henao, Evêque de Libano-Honda et Président de la Caritas Colombie et du Comité national du Conseil de paix dans une émission en direct sur les réseaux sociaux à laquelle l’Agence Fides a participé. « Dans une société qui a souffert d’un conflit aussi long – a poursuivi le Président de la Caritas – le sens d’humanité, la capacité à entrer en contact avec la souffrance et la capacité à être solidaire se réduisent ». C’est pourquoi les responsables communautaires constituent « des personnes clefs qui prennent sur elles avec beaucoup de générosité les besoins concrets des communautés auxquelles elles se donnent corps et âme » parce qu’elles ressentent une forte appartenance et s’identifient à elles. Leur service est « un apostolat ».<br />Ils sont également nécessaires en vue de la cohésion du tissu social. « Je constate que n’existent pas de communautés réelles là où les personnes communiquent seulement au travers des réseaux sociaux ». « La société a besoin de responsables dans tous les domaines et ceux qui se font un drapeau des droits sociaux » tels que l’accès à l’eau, à la terre ou aux voies de communication, « assurent une dynamique permanente de recherche d’une alternative de vie possible pour les personnes les plus vulnérables » a affirmé Mgr Henao. Il a surtout insisté sur la nécessité de « communautés protectrices » qui identifient « les points faibles d’exposition à des risques » et établissent des protocoles d’autoprotection personnels et communautaires comme antidote à la violence. Une solution encore plus efficace est constituée par la construction d’une « communautarisation des responsabilité », possible lorsque l’on cherche la cohésion de la communauté, a indiqué S.Exc. Mgr Henao à Fides, de manière à ce que « ce ne soit pas une personne seule qui tire toutes les autres mais qu’existe un collectif qui débatte des problématiques, y réfléchisse et cherche des solutions et propose des objectifs ».<br />En cela, l’élimination physique d’une personne devient inutile parce que n’existeraient plus de responsables solitaires. Le contact avec les autorités est également fondamental, contact que la Caritas et les Conseils de Paix promeuvent « parce qu’ont été adoptées des mesures de sécurité qui ne sont pas connues ». En ce sens, l’Evêque demande un effort « bien supérieur » à l’Etat visant à assurer l’efficacité de telles normes au niveau local. Face à la résignation de nombre de personnes, la réponse est « la forte détermination à exercer la citoyenneté pour reconstruire la nation ». Pour vaincre la tentation de l’absence d’espérance, l’Evêque cite « des exemples très intéressants de communautés qui ont décidé avec fermeté d’opérer de grandes transformations et y sont parvenues ». « Ceci apporte la lumière. Il faut ensuite insister sur le fait de créer la confiance entre les acteurs locaux et les autorités en dialoguant et en construisant des ponts ». « La peur est très présente au sein des communautés » indique-t-il mais il existe aussi « beaucoup de ténacité », témoignée par les Conseils de Paix locaux, « de la part de communautés indigènes, afro-colombiennes et paysannes, désireuses de construire des environnements protégés, des communautés solides » et des propositions de coexistence pacifique sérieuses.<br />A propos de la suspension des négociations de paix entre le gouvernement et la guérilla de l’ELN jusqu’à la prise de fonction du nouvel exécutif, Mgr Henao a admis que la nouvelle le préoccupe, surtout à cause de la non reconduction du cessez-le-feu, mais il n’abandonne pas l’espérance et fait état de la nécessité de « continuer à travailler pour résoudre la situation par le biais du dialogue ». Mon, 06 Aug 2018 09:47:07 +0200