Fides News - French (Standard)https://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.VATICAN - 10 ans après « Amoris laetitia », Léon XIV : que les familles soient des lieux de soins, de prière et d'accueilhttps://www.fides.org/fr/news/78287-VATICAN_10_ans_apres_Amoris_laetitia_Leon_XIV_que_les_familles_soient_des_lieux_de_soins_de_priere_et_d_accueilhttps://www.fides.org/fr/news/78287-VATICAN_10_ans_apres_Amoris_laetitia_Leon_XIV_que_les_familles_soient_des_lieux_de_soins_de_priere_et_d_accueilCité du Vatican – L’émotion était palpable parmi les participants à la messe célébrée ce matin sur la place Saint-Pierre, alors que les pensées allaient au Pape Léon XIV, opéré hier à la polyclinique Gemelli.<br /><br />Conformément au programme, la messe devait être célébrée par le Souverain Pontife, à l’issue de la rencontre organisée à l’occasion du dixième anniversaire de la publication de l’Exhortation apostolique *Amoris laetitia*, qui se tient au Vatican depuis le 7 octobre. À 10 heures, c’est le Cardinal Luis Antonio Tagle, récemment élu doyen du Collège cardinalice, qui a présidé la liturgie eucharistique.<br /><br />Au cours de la liturgie, au moment de la prière des fidèles, l’assemblée a également prié « pour notre Pape Léon, afin qu’il ressente le réconfort de la présence du Seigneur et le soutien de la prière de toute l’Église, pour qu’il puisse passer une convalescence sereine en vue d’un rétablissement rapide et complet ».<br /><br />Au cours de la messe, le Pro-Préfet du Dicastère missionnaire a prononcé l’homélie préparée par le Souverain Pontife : une invitation à redécouvrir la famille comme première école de l’amour et le visage d’une Église soucieuse d’accompagner, de soutenir et d’accueillir, surtout dans les situations de fragilité.<br /><br />« La joie de l’amour qui se vit dans les familles est aussi la joie de l’Église ».<br /> C’est par les premiers mots de l’exhortation apostolique du Pape François, datée du 19 mars 2016, que s’est ouverte la réflexion de Léon XIV lue par le cardinal Tagle. Dix ans plus tard, cette célébration a offert au Souverain Pontife l’occasion de mettre en avant les fruits du travail accompli sur ce document, d’en assimiler la richesse et d’en traduire les indications dans la vie pastorale.<br /><br />Au cœur de l’homélie, l’« hymne à la charité » de saint Paul, auquel *Amoris laetitia* consacre une longue méditation dans son quatrième chapitre. Le Souverain Pontife a évoqué la joie de l’amour comme le fruit d’un cheminement dans lequel la présence de l’autre permet à chacun de mûrir. « La véritable joie de l’amour est une lente fusion, dans laquelle l’unicité de l’un s’épanouit, dans le don, à travers la présence de l’autre », a écrit Léon XIV. La communion n’efface pas les différences : elle les accueille dans une relation soutenue par la grâce et la disponibilité à se donner.<br /><br />L’Apôtre adressait ses paroles à une communauté riche en dons et en charismes, mais qui avait encore besoin de mûrir dans la charité. Sans amour, a rappelé l’homélie, l’homme risque de devenir « comme du bronze qui résonne ou comme une cymbale qui retentit ».<br />C’est la charité qu’Amoris laetitia invite à reconnaître comme source de la vie familiale et de l’accompagnement des jeunes qui se préparent au mariage. L’homélie a rappelé l’importance des vertus et, parmi celles-ci, de la chasteté, définie dans l’exhortation comme « une condition précieuse pour la croissance authentique de l’amour interpersonnel ». Il a également reconnu l’importance des parcours de formation proposés dans les paroisses et les zones pastorales, tout en avertissant toutefois qu’à eux seuls, ils ne suffisent pas. Car la préparation au mariage doit être précédée et soutenue par une éducation à l’amour qui accompagne toute la croissance, dès l’enfance.<br /> « Apprendre à aimer quelqu’un ne s’improvise pas », observait François, et on ne peut prétendre transmettre ce don à l’issue d’un cours prénuptial.<br />Léon XIV a invité à valoriser et à soutenir les familles qui vivent leur vocation dans les villes et les villages « sans tapage, mais avec une fidélité parfois héroïque ». Leur quotidien constitue un premier apprentissage, précieux et irremplaçable, de la « joie de l’amour ».<br /><br />L’annonce de libération et de guérison de l’Évangile atteint le monde à travers le témoignage quotidien des parents, des enfants, des grands-parents, des jeunes et des personnes âgées, qui n’est pas séparé de la mission ecclésiale. À ce témoignage, le texte a associé la parole de Jésus dans l’Évangile de Jean : « Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »<br /><br />D’où l’invitation à grandir en tant qu’Église qui est une « famille de familles », dans une expérience de sollicitude réciproque qui soutienne les jeunes mariés, les parents accaparés par toutes les urgences liées à l’éducation de leurs enfants, ainsi que les personnes âgées, qu’il faut reconnaître avec gratitude comme des témoins de sagesse et de vertu, même lorsque leurs forces physiques déclinent.<br /><br />Dans ce réseau de relations, ceux qui traversent des situations difficiles et des moments de crise doivent eux aussi trouver un soutien. L’homélie a demandé qu’ils soient entourés d’affection et protégés « des jugements et des préjugés », en rappelant les paroles du rapport final du Synode des Évêques : « Aussi meurtrie qu’une famille puisse être, elle peut toujours grandir à partir de l’amour ». La fragilité n’exclut donc pas la possibilité d’un cheminement, mais interpelle la responsabilité de la communauté.<br /><br />C’est également dans la charité familiale que s’enracinent l’ouverture et le respect de la vie, de la conception à son terme naturel. Le Souverain Pontife a lié cette responsabilité à l’avenir de la société, en soulignant la valeur des familles solides et ouvertes à la vie.<br /><br />L’homélie du Pape Léon XIV, lue par le cardinal Tagle, a fait remarquer que, dans de nombreuses régions du monde, l’habitude de prier ensemble au sein du foyer s’est affaiblie : avant les repas, au début et à la fin de la journée, lors d’occasions particulières. Se référant à *Amoris laetitia*, Léon XIV a exhorté à redécouvrir la spiritualité familiale, la participation à l’Eucharistie dominicale et les rencontres entre familles, afin de se soutenir mutuellement dans la foi et dans les besoins concrets, en faisant l’expérience que la prière et les sacrements sont « une nourriture solide et un remède salutaire ».<br /><br />La célébration a également compris la manifestation publique de la communion ecclésiale accordée par Léon XIV à Sa Béatitude Polis III Nona, Patriarche de Bagdad des Chaldéens, présent à l’Eucharistie. Il ne s’agit pas d’une simple formalité, a souligné le texte, mais d’une réalité vivante enracinée dans la communion eucharistique. Aux fidèles confiés aux soins du Patriarche, « éprouvés depuis longtemps, mais fermes et souvent héroïques » dans leur témoignage de foi, a été assurée l’affection de toute l’Église catholique.<br /><br />La prière finale adressée à la Sainte Famille de Nazareth a confié à Dieu les familles et l’Église tout entière. Reprenant les paroles du Pape François, il a demandé que les foyers soient des lieux de communion, des cénacles de prière et de petites Églises domestiques. Et il a invoqué protection et guérison pour ceux qui souffrent : « Qu’il n’y ait plus jamais dans les familles d’épisodes de violence, de fermeture et de division » et que quiconque a été blessé « soit rapidement réconforté et guéri ». <br /><br />Wed, 14 Oct 2026 15:29:41 +0200ASIE/INDE - Agression lors d'un colloque biblique : l'Association des laïcs catholiques demande l'ouverture d'une enquêtehttps://www.fides.org/fr/news/78288-ASIE_INDE_Agression_lors_d_un_colloque_biblique_l_Association_des_laics_catholiques_demande_l_ouverture_d_une_enquetehttps://www.fides.org/fr/news/78288-ASIE_INDE_Agression_lors_d_un_colloque_biblique_l_Association_des_laics_catholiques_demande_l_ouverture_d_une_enqueteCalcutta - « Nous exprimons notre solidarité envers les fidèles du diocèse de Krishnanagar, de l’Archidiocèse de Calcutta et de toutes les communautés chrétiennes du Bengale occidental. Nous sommes aux côtés de la communauté chrétienne Santhal, dont le droit de pratiquer son culte dans sa propre langue est un droit constitutionnel qui doit être protégé ». C'est ce qu'affirme dans un communiqué transmis à Fides l'« All India Catholic Union » , organisation des laïcs catholiques indiens, qui exprime sa consternation face à l'attaque perpétrée par un groupe de fauteurs de troubles contre l'église catholique Saint-Louis à Jalalkhali, dans la banlieue de Krishnanagar, dans l'État du Bengale occidental, le 9 octobre 2026.<br /><br />Cette agression a interrompu un congrès biblique de quatre jours organisé par la communauté locale des Santhal, du diocèse de Krishnanagar. Plus de 1 900 fidèles, venus de différentes régions de l'État, participaient à cet événement.<br />Selon des témoins oculaires, un groupe d'environ 200 personnes s'est rassemblé près de l'église, scandant des slogans provocateurs. Certains individus ont ensuite fait irruption, armés de bâtons de bambou et de briques, saccageant les décorations et les banderoles, lançant des pierres contre la salle de prière et s’en prenant aux fidèles. La vitre de protection d’une statue de Jésus-Christ a été brisée et au moins six personnes ont été blessées. Les catholiques locaux, qui étaient sortis pour manifester, ont été agressés.<br /><br />L'Évêque de Krishnanagar, Nirmol Vincent Gomes, a qualifié cette agression de « préméditée » et de « l'acte de violence le plus grave jamais subi par son diocèse ». Le diocèse a déposé une plainte officielle auprès de la police de Krishnanagar, en invoquant l’article 25 de la Constitution indienne, qui garantit la liberté de conscience et le droit de professer, de pratiquer et de diffuser librement sa religion. Il est souligné que les fidèles présents étaient tous des chrétiens déjà baptisés ; par conséquent, toute accusation de « prosélytisme » ou de tentative de conversion est sans fondement.<br /><br />Face à cet incident grave, l’AICU demande au gouvernement d’ouvrir une enquête et de rendre public l’état d’avancement de toutes les plaintes officielles déposées concernant les violences à l’encontre des communautés chrétiennes. L’organisation recommande également de consulter les curés, les diocèses et les églises, et de prendre des mesures préventives en cas de menaces crédibles. L’AICU exhorte par ailleurs la Commission nationale des droits de l’homme, la Commission nationale des minorités et la Commission des droits de l’homme du Bengale occidental à ouvrir une enquête indépendante, afin de garantir que la liberté religieuse soit protégée dans chaque État de l’Union.<br /><br />L'incident de Jalalkhali, fait remarquer l'AICU, s'inscrit dans un climat d'hostilité qui, selon l'organisation, s'est intensifié depuis que le Bharatiya Janata Party a pris les rênes du gouvernement du Bengale occidental, en mai 2026. « Il faut se demander si la police et l’administration de l’État sont en mesure ou ont la volonté de protéger les droits constitutionnels des chrétiens et des autres communautés », observe Alexander Anthony, Vice-président national de l’AICU, en annonçant que l’organisation prévoit d’organiser une manifestation publique dans l’État.<br />Anthony souligne que le Bengale-Occidental pourrait rejoindre le Chhattisgarh, l’Odisha et l’Uttar Pradesh sur la liste des États « caractérisés par de fréquents épisodes de violence antichrétienne » et demande « une intervention publique du ministre d’État, afin qu’il affirme clairement que ces violences ne sont pas tolérées ».<br />« Nous observons avec une inquiétude particulière – ajoute-t-il – que les auteurs des violences ont fait référence au récent changement de gouvernement dans l’État. À Barasat, le 12 juillet , des membres de groupes hindous radicaux ont menacé les sœurs salésiennes, affirmant que leur activité ne serait plus autorisée désormais que le Bharatiya Janata Party est au pouvoir au Bengale occidental». Le représentant de l’AICU conclut : « Nous rappelons que les articles 14, 21 et 25 de la Constitution garantissent le droit de toute communauté religieuse en Inde à professer et à pratiquer sa foi ».<br /> <br />Wed, 14 Oct 2026 15:25:37 +0200La mission au-delà des illusions de l’efficacité : sur les traces de la Vénérable Petite Sœur Magdeleine de Jésushttps://www.fides.org/fr/news/78282-La_mission_au_dela_des_illusions_de_l_efficacite_sur_les_traces_de_la_Venerable_Petite_Soeur_Magdeleine_de_Jesushttps://www.fides.org/fr/news/78282-La_mission_au_dela_des_illusions_de_l_efficacite_sur_les_traces_de_la_Venerable_Petite_Soeur_Magdeleine_de_JesusAlger – « Le Seigneur m'a prise par la main et, les yeux fermés, je l'ai suivi ». C’est par ces mots, qui résument l’essence même d’une existence entière consacrée à l’Évangile, que Mgr Diego Sarrió Cucarella, Évêque de Laghouat-Ghardaïa, a publié une nouvelle lettre pastorale pleine de ferveur intitulée « Marcher à la suite du Christ ».<br /><br />Diffusée au cœur du Sahara algérien, cette lettre commémore le cinquième anniversaire de la reconnaissance des vertus héroïques de la Vénérable Petite Sœur Magdeleine de Jésus, fondatrice des Petites Sœurs de Jésus, survenue le 13 octobre 2021.<br /><br />Née à Paris en 1898 sous le nom d’Élisabeth Marie Magdeleine Hutin, la future Petite Sœur Magdeleine a marqué l’histoire de l’Église du XXe siècle par un charisme de fraternité universelle et de proximité radicale avec les plus pauvres et avec le monde musulman. Sa cause de béatification a franchi une étape fondamentale il y a tout juste cinq ans, lorsque le Pape François a autorisé la promulgation du décret sur ses vertus héroïques, confirmant ainsi l’extraordinaire intensité de son témoignage spirituel.<br /><br />La primauté de la relation sur l'efficacité pastorale<br /><br />Le cœur même de la réflexion proposée par Mgr Sarrió Cucarella trouve son ancrage dans un constat profond qui interpelle l’Église d’aujourd’hui : la véritable fécondité de la mission n’est pas liée à une prétention à l’efficacité « mesurable », à l’activisme ou à des stratégies de réussite, mais à la rencontre et à l’union profonde avec le Christ. Dans son texte pastoral, l’Évêque de Laghouat-Ghardaïa rappelle comment la Petite Sœur Magdeleine elle-même, dès ses premiers pas dans le désert algérien à Sidi Boujnan , où la première fraternité a vu le jour en 1939, avait compris que le Seigneur ne l’appelait pas à reproduire une œuvre grandiose ni à s’imposer par la force de la puissance humaine, mais à laisser l’Évangile porter ses fruits à travers le silence, la prière et le partage de la vie quotidienne.<br /><br />À une époque qui exalte la vitesse, la productivité et les résultats mesurables, le témoignage de la Vénérable nous ramène à l’école de Bethléem et de Nazareth. À Bethléem, Dieu choisit la petitesse et la fragilité d’un enfant pour manifester son salut, nous enseignant que la force chrétienne réside dans l’amour qui se donne, et non dans la prétention à dominer la réalité. À Nazareth, le Fils de Dieu partage pendant de longues années la vie ordinaire et cachée des hommes. C’est de là que jaillit le charisme des Petites Sœurs : la présence précède l’action ; l’écoute précède l’enseignement ; l’amour fraternel précède tout projet pastoral.<br /><br />Sur les traces de Charles de Foucauld au Sahara<br /><br />La Lettre pastorale met en lumière le lien spirituel indissoluble qui unissait la Petite Sœur Magdeleine et saint Charles de Foucauld. Bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés en personne – le frère Charles étant décédé en 1916 –, la jeune Magdeleine reconnut dans ses écrits, qu’elle avait découverts grâce au livre de René Bazin , l’idéal évangélique qui brûlait dans son cœur. À l’instar du grain de blé tombé en terre qui meurt pour porter beaucoup de fruit, Charles de Foucauld n’a pas laissé derrière lui de grandes structures efficaces, mais un témoignage d’abandon radical à Dieu, qui s’exprime dans la célèbre prière d’abandon.<br /><br />Reprenant cet héritage spirituel, Mgr Cucarella souligne que l’Église au Sahara, bien que peu nombreuse et enracinée dans une région à majorité musulmane, ne doit pas mesurer sa vitalité à l’aune de logiques de pouvoir ou d’efficacité mondaine. La mission s’accomplit en devenant « prochain », en tissant des liens d’amitié véritable et de respect mutuel, à l’exemple de Jésus qui a choisi d’habiter parmi les hommes.<br /><br />Une joie qui s'épanouit dans le désert<br /><br />Cette perspective trouve son accomplissement dans la joie chrétienne, celle dont la Petite Sœur Magdeleine témoignait par la lumière de son visage et de son sourire. Une joie à l’abri de la banalité, qui n’ignore ni les épreuves ni la solitude, mais qui jaillit de l’expérience que le Seigneur précède toujours ses disciples.<br /><br />En commémorant les cinq ans de la reconnaissance de ses vertus héroïques, le diocèse de Laghouat-Ghardaïa se place à nouveau à l’école de la Vénérable pour redécouvrir que la suite du Christ engendre des attitudes authentiques d’humilité et de docilité : se remettre entre les mains du Père : « Dieu m’a prise par la main et, aveuglément, je l’ai suivi » . Une confiance aveugle, non pas au sens d'un renoncement à la liberté intérieure ou à la capacité de discernement, mais au sens d'une attitude à regarder les choses et le monde qui naît d'une raison éclairée par la foi, en reconnaissant que c'est précisément en s'en remettant à la volonté de Dieu que la vie porte le fruit le plus abondant. Un message qui, parti des sables du Sahara, continue d’éclairer le chemin de l’Église universelle.<br /><br /> <br />Wed, 14 Oct 2026 15:21:55 +0200AFRIQUE/ÉTHIOPIE - Nouvelles tensions entre combats et crise alimentaire : le Tigré pris en étau entre deux arméeshttps://www.fides.org/fr/news/78286-AFRIQUE_ETHIOPIE_Nouvelles_tensions_entre_combats_et_crise_alimentaire_le_Tigre_pris_en_etau_entre_deux_armeeshttps://www.fides.org/fr/news/78286-AFRIQUE_ETHIOPIE_Nouvelles_tensions_entre_combats_et_crise_alimentaire_le_Tigre_pris_en_etau_entre_deux_armeesAdigrat – Près d’un mois s’est écoulé depuis la reprise des combats en Éthiopie, où une alliance de groupes rebelles menée par le Front de libération du peuple du Tigré a lancé une nouvelle offensive, ravivant un conflit qui, entre 2020 et 2022, avait fait des centaines de milliers de victimes.<br /><br />Près de quatre ans après la signature de l’accord de paix de Pretoria, conclu en novembre 2022 dans le but de mettre fin à la guerre dévastatrice au Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, les nouvelles hostilités, déjà signalées ces dernières semaines, s’intensifient . L’armée fédérale éthiopienne contrôle désormais une grande partie de l’est et du centre du Tigré. Selon des sources locales, les forces gouvernementales auraient également pris le contrôle de Zalambessa, une ville d’environ 15 000 habitants située du côté éthiopien de la frontière avec l’Érythrée.<br /><br />« En tant que communauté ecclésiale, nous vivons sous le poids de nombreuses pressions, tensions et angoisses. Mais, par la grâce de Dieu, nous allons de l’avant. La situation ne semble pas des plus favorables. Dans nos avant-postes, toutefois, tout est sous contrôle, tandis que certaines villes connaissent des échanges de tirs sporadiques. » C’est ce qu’a rapporté à l’Agence Fides une source locale qui, pour des raisons de sécurité, a demandé à rester anonyme.<br /><br />Ce nouveau front s'inscrit dans un contexte régional marqué par des relations de plus en plus tendues entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Après des décennies de conflit, les deux pays avaient signé un accord de paix en 2018. Pendant la guerre au Tigré, l'Érythrée avait soutenu le gouvernement fédéral éthiopien contre les forces du TPLF. Depuis lors, cependant, les relations entre Addis-Abeba et Asmara se sont à nouveau détériorées. Parmi les principales sources de tension figure également la question de l’accès de l’Éthiopie à la mer. Addis-Abeba a perdu son accès direct à la côte après l’indépendance de l’Érythrée en 1993, alors qu’elle l’avait conservé pendant des décennies. Le gouvernement éthiopien considère le retour à la mer comme une question stratégique et vitale pour le pays, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre cet objectif par le dialogue et par des moyens pacifiques. La situation géographique des deux pays renforce encore l’importance de ce différend. Le contrôle des zones donnant sur la mer Rouge et des routes commerciales traversant le détroit de Bab el-Mandeb confère en effet à la région un poids géopolitique de premier plan.<br /><br />Outre la reprise des combats, c’est surtout la situation humanitaire qui est préoccupante. Des centaines de milliers de personnes déplacées de l’ouest du Tigré n’ont toujours pas pu regagner leurs foyers, rendant inaccessibles environ 44 % des terres agricoles les plus fertiles de la région. Dans les zones du nord-ouest, du centre et de l’est, où certains agriculteurs ont réussi à rentrer, la population a trouvé des exploitations agricoles et des communautés profondément dévastées par des années de guerre. À cette situation se sont ajoutés les effets de conditions climatiques défavorables. Les premières pluies de saison ont cessé avec près d’un mois d’avance, compromettant la germination des graines et provoquant le dépérissement des cultures dans de nombreux districts. Les pluies nécessaires à la récolte de printemps sont quant à elles arrivées avec plus de cinq semaines de retard dans les zones orientales et méridionales, entrecoupées dans certaines régions par des périodes de sécheresse ayant duré plus d’un mois.<br /><br />Le bilan agricole est lourd : plus de 252 500 hectares de cultures ont été détruits, tandis que 140 districts se trouvent dans des conditions qualifiées de catastrophiques. Plus de 3,5 millions de têtes de bétail risquent en outre de mourir de faim et de maladies, en raison de la disparition des pâturages saisonniers et de l’épuisement des nappes phréatiques. L’échec de la récolte de septembre et l’effondrement du rapport d’échange entre le bétail et les céréales ont encore aggravé la crise. Selon le rapport humanitaire de septembre de la Commission de gestion des risques de catastrophe du Tigré , 3,9 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population de la région, ont eu besoin d’une aide alimentaire d’urgence immédiate. Le risque d’une nouvelle famine plane donc à nouveau sur le Tigré.<br /><br />Ce qui rend la situation encore plus dramatique, ce sont les événements survenus à Mekelle au cours du premier week-end d’octobre. Alors que les forces fédérales avançaient vers la capitale régionale, les forces de la coalition ont abandonné les bâtiments administratifs et les commissariats de police de la ville. Pendant environ 24 heures, Mekelle est restée en proie à un grave vide du pouvoir. Des groupes armés, composés, selon les informations disponibles, en grande partie de détenus libérés après l’abandon soudain d’une prison située à proximité, ont pris d’assaut et pillé des bâtiments gouvernementaux, des bureaux de poste, des galeries d’art et des structures chargées de venir en aide à la population. Le pillage des infrastructures destinées à l’aide humanitaire a été particulièrement grave. Les groupes armés ont pillé les bureaux et les entrepôts de la DRMC, l’organisme régional chargé de coordonner les interventions de secours et de garantir les biens et services essentiels à la population.<br /> <br /><br />Wed, 14 Oct 2026 15:17:30 +0200AFRIQUE/NIGÉRIA - Le diocèse de Gboko ferme quatre établissements à Ihugh pour des raisons de sécuritéhttps://www.fides.org/fr/news/78285-AFRIQUE_NIGERIA_Le_diocese_de_Gboko_ferme_quatre_etablissements_a_Ihugh_pour_des_raisons_de_securitehttps://www.fides.org/fr/news/78285-AFRIQUE_NIGERIA_Le_diocese_de_Gboko_ferme_quatre_etablissements_a_Ihugh_pour_des_raisons_de_securiteAbuja – La scuola secondaria St. Winifred, nota anche come scuola secondaria femminile St. Winifred; la scuola materna ed elementare St. Winifred; l’ospedale St. Thomas, che comprende il centro Salus Mind Care e il servizio di cappellania ospedaliera; e la parrocchia St. Winifred. Sono le quattro strutture della diocesi di Gboko, nello Stato di Benue, nella regione centro-settentrionale della Nigeria, di cui è stata annunciata la chiusura a tempo indeterminato per motivi di sicurezza.<br />La decisione è stata resa pubblica da Mons. William A. Avenya, Vescovo di Gboko, attraverso una lettera pastorale e un decreto datati 12 ottobre e controfirmati dal cancelliere diocesano, rev. Marcellinus Wende. I provvedimenti dispongono la chiusura delle quattro strutture ecclesiastiche situate a Ihugh, nell’area di governo locale di Vandeikya. La sospensione delle attività è entrata in vigore il 12 ottobre e resterà valida fino al ripristino di una pace duratura e al conseguimento di garanzie di sicurezza credibili.<br />Il provvedimento è stato preso «con animo amareggiato, dopo molte preghiere, riflessioni e consultazioni», scrive Mons. Avenya. «Fin dalla sua fondazione, la Chiesa di Gboko ha camminato nella terra dei Tiv come servitrice del Vangelo, costruendo scuole, curando i malati e nutrendo i fedeli con la Parola di Dio e i Sacramenti. A Ihugh, come in molti altri luoghi, questa missione è stata portata avanti con gioia, sacrificio e amore», ricorda il Vescovo.<br />Tuttavia, «a causa delle ripetute molestie, degli attacchi e degli atti di distruzione», la diocesi è stata costretta a sospendere le attività nell’area.<br />Tra gli episodi citati da Mons. Avenya figurano «i ripetuti incendi dei dormitori della St. Winifred Secondary School di Ihugh», verificatisi il 28 ottobre 2025, il 10 e il 15 maggio 2026 e l’11 ottobre 2026. Questi atti, afferma il Vescovo, hanno distrutto gli alloggi degli studenti affidati alle cure della scuola, vanificato anni di lavoro e sacrifici e messo seriamente a rischio la vita e l’incolumità di studenti, insegnanti e personale.<br />Mons. Avenya ricorda inoltre i ripetuti furti nella parrocchia di St. Winifred, gli episodi criminali registrati presso l’ospedale St. Thomas e i disordini verificatisi in occasione della riapertura dell’ospedale, il 21 giugno 2024. In quell’occasione, alcuni membri della comunità avevano esposto cartelli e scandito slogan per manifestare la propria contrarietà alla presenza delle religiose a Ihugh.<br />Mons. Avenya ha descritto questi episodi come parte di una sequenza ricorrente di ostilità e distruzione ai danni delle proprietà ecclesiastiche, sottolineando che tali eventi hanno generato perdite, paura e incertezza tra i lavoratori e i residenti che dipendono dai servizi offerti dalle strutture.<br />Secondo il Vescovo, la diocesi ha tentato più volte di risolvere le controversie pacificamente, attraverso il dialogo e la riconciliazione, coinvolgendo i capi della comunità, le autorità tradizionali, gli anziani, i funzionari governativi e le forze dell’ordine. Questi sforzi, tuttavia, non hanno prodotto risultati apprezzabili ai fini del ripristino di condizioni di sicurezza adeguate.<br />Il decreto dispone il ritiro di tutti i sacerdoti, delle persone consacrate, comprese le religiose, dei catechisti, degli operatori pastorali, degli insegnanti, del personale sanitario e degli altri dipendenti. Nessuno potrà riprendere servizio nelle strutture senza la preventiva autorizzazione scritta del Vescovo.<br />Gli studenti delle scuole interessate potranno proseguire gli studi presso altri istituti cattolici della diocesi, mentre i pazienti saranno indirizzati ad altre strutture sanitarie, assicurando comunque l’assistenza nei casi urgenti. <br />Wed, 14 Oct 2026 11:58:16 +0200AFRIQUE/ÉTHIOPIE - Les tensions persistent, entre affrontements et crise alimentairehttps://www.fides.org/fr/news/78284-AFRIQUE_ETHIOPIE_Les_tensions_persistent_entre_affrontements_et_crise_alimentairehttps://www.fides.org/fr/news/78284-AFRIQUE_ETHIOPIE_Les_tensions_persistent_entre_affrontements_et_crise_alimentaireAdigrat – Près d’un mois s’est écoulé depuis la reprise des combats en Éthiopie, où une alliance de groupes rebelles menée par le Front de libération du peuple du Tigré a lancé une nouvelle offensive, ravivant un conflit qui, entre 2020 et 2022, avait fait des centaines de milliers de victimes.<br /><br />Près de quatre ans après la signature de l’accord de paix de Pretoria, conclu en novembre 2022 dans le but de mettre fin à la guerre dévastatrice au Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, les nouvelles hostilités, déjà signalées ces dernières semaines, s’intensifient . L’armée fédérale éthiopienne contrôle désormais une grande partie de l’est et du centre du Tigré. Selon des sources locales, les forces gouvernementales auraient également pris Zalambessa, une ville d’environ 15 000 habitants située du côté éthiopien de la frontière avec l’Érythrée.<br /><br />Ce nouveau front de guerre s’inscrit dans un contexte régional marqué par des relations de plus en plus tendues entre l’Éthiopie et l’Érythrée. Après des décennies de conflit, les deux pays avaient signé un accord de paix en 2018. Pendant la guerre au Tigré, l’Érythrée avait soutenu le gouvernement fédéral éthiopien contre les forces du TPLF. Depuis lors, cependant, les relations entre Addis-Abeba et Asmara se sont à nouveau détériorées. Parmi les principales sources de tension figure également la question de l’accès de l’Éthiopie à la mer. Addis-Abeba a perdu son accès direct à la côte après l’indépendance de l’Érythrée en 1993, alors qu’elle l’avait conservé pendant des décennies. Le gouvernement éthiopien considère le retour à la mer comme une question stratégique et vitale pour le pays, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre cet objectif par le dialogue et des moyens pacifiques. La situation géographique des deux pays renforce encore l’importance de ce différend. Le contrôle des zones donnant sur la mer Rouge et des routes commerciales traversant le détroit de Bab el-Mandeb confère en effet à la région un poids géopolitique de premier plan.<br /><br />Outre la reprise des combats, c’est surtout la situation humanitaire qui est préoccupante. Des centaines de milliers de personnes déplacées de l’ouest du Tigré n’ont toujours pas pu regagner leurs foyers, rendant inaccessibles environ 44 % des terres agricoles les plus fertiles de la région. Dans les zones du nord-ouest, du centre et de l’est, où certains agriculteurs ont réussi à rentrer, la population a trouvé des exploitations agricoles et des communautés profondément dévastées par des années de guerre. À cette situation se sont ajoutés les effets de conditions climatiques défavorables. Les premières pluies de saison ont cessé avec près d’un mois d’avance, compromettant la germination des graines et provoquant le flétrissement des cultures dans de nombreux districts. Les pluies nécessaires à la récolte de printemps sont quant à elles arrivées avec plus de cinq semaines de retard dans les zones orientales et méridionales, entrecoupées dans certaines régions par des périodes de sécheresse ayant duré plus d’un mois.<br />Le bilan agricole est lourd : plus de 252 500 hectares de cultures ont été détruits, tandis que 140 districts se trouvent dans des conditions qualifiées de catastrophiques. Plus de 3,5 millions de têtes de bétail risquent en outre de mourir de faim et de maladies, en raison de la disparition des pâturages saisonniers et de l’épuisement des nappes phréatiques. L’échec de la récolte de septembre et l’effondrement du rapport d’échange entre le bétail et les céréales ont encore aggravé la crise. Selon le rapport humanitaire de septembre de la Commission de gestion des risques de catastrophe du Tigré , 3,9 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population de la région, ont eu besoin d’une aide alimentaire d’urgence immédiate. Le risque d’une nouvelle famine plane donc à nouveau sur le Tigré.<br /><br />Ce qui rend la situation encore plus dramatique, ce sont les événements survenus à Mekelle au cours du premier week-end d’octobre. Alors que les forces fédérales avançaient vers la capitale régionale, les forces de la coalition ont abandonné les bâtiments administratifs et les commissariats de police de la ville. Pendant environ 24 heures, Mekelle est restée en proie à un grave vide du pouvoir. Des groupes armés, composés, selon les informations disponibles, en grande partie de détenus libérés après l’abandon soudain d’une prison située à proximité, ont pris d’assaut et pillé des bâtiments gouvernementaux, des bureaux de poste, des galeries d’art et des structures chargées de venir en aide à la population. Le pillage des infrastructures destinées à l’aide humanitaire a été particulièrement grave. Les groupes armés ont pillé les bureaux et les entrepôts de la DRMC, l’organisme régional chargé de coordonner les interventions de secours et de garantir les biens et services essentiels à la population.<br /> <br />Wed, 14 Oct 2026 11:57:44 +0200ASIE/KAZAKHSTAN - Semer l'avenir dans les steppes : la mission éducative de l'« école du berger »https://www.fides.org/fr/news/78283-ASIE_KAZAKHSTAN_Semer_l_avenir_dans_les_steppes_la_mission_educative_de_l_ecole_du_bergerhttps://www.fides.org/fr/news/78283-ASIE_KAZAKHSTAN_Semer_l_avenir_dans_les_steppes_la_mission_educative_de_l_ecole_du_bergerpar Paolo Affatato<br /><br />Korneewka — Dans un petit village du nord du Kazakhstan, une école continue d’investir dans l’avenir : il s’agit de l’école Saint-Laurent de Korneewka, un projet éducatif né il y a trente ans de l’intuition d’un prêtre allemand et qui s’est développé jusqu’à devenir une référence pour plus de deux cents élèves. Ici, l’éducation est aussi un moyen d’offrir aux enfants et aux adolescents la possibilité d’imaginer une vie différente, de découvrir leurs talents et de devenir des personnes capables d’assumer des responsabilités au sein de la famille et de la société.<br />C’est le père Leopold Kropfreiter, prêtre de la communauté des Serviteurs de Jésus et de Marie et directeur de l’école depuis 2018, qui raconte cette expérience à l’Agence Fides. Arrivé au Kazakhstan en 2008, après ses premières années de service pastoral et son expérience en tant que directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires, le père Leopold connaît bien les défis d’un vaste territoire, marqué par les distances et les transformations sociales. L'école est située dans une petite localité d'environ 2 500 habitants, dans le nord du pays, à environ 120 kilomètres de Petropavlovsk. Dans un contexte rural, garantir une éducation de qualité signifie offrir aux jeunes les outils nécessaires pour construire leur avenir, même lorsque les perspectives locales sont limitées.<br /><br />L'école San Lorenzo est née d'une initiative de catholiques et, s'inspirant de la vision chrétienne de l'éducation, c'est une école privée conventionnée avec l'État kazakh, qui reconnaît son parcours éducatif. « Nous ne pouvons pas l’appeler école catholique », explique le père Leopold Kropfreiter, « mais nous essayons de transmettre une vision chrétienne de l’homme, à travers l’éducation, l’éthique et la formation de la personne ». Cette identité est ouverte au dialogue : parmi les élèves et le personnel, on trouve des catholiques, des orthodoxes, des protestants et des musulmans, de différentes nationalités.<br />L’histoire de San Lorenzo commence en 1996, comme le raconte le père Leopold à Fides : « Après la fin de l’Union soviétique et la réorganisation du pays, le père Lorenz Gawol, prêtre allemand arrivé au Kazakhstan en 1991, s’est retrouvé face à un choix. De nombreuses familles d’origine allemande vivaient dans la région, dont beaucoup étaient catholiques. Le prêtre avait contribué à la vie de la communauté et à la fondation de paroisses, mais ensuite, dans les années 1990, de nombreux Allemands étaient rentrés en Allemagne. Devait-il rester ou partir ? La réponse s’est imposée en observant les enfants et les jeunes restés sur place. »<br />« Une possibilité était de retourner lui aussi en Allemagne ; une autre consistait à essayer d’aider le pays, les enfants et les jeunes du coin à recevoir une bonne éducation, mais aussi une base morale solide et une sorte d’éducation chrétienne. » C’est cette deuxième voie qui a donné naissance à l’école, ouverte en septembre 1996 avec à peine onze enfants, devenus en quelques années plus de deux cents, âgés de cinq à dix-huit ans.<br /><br />Éducation et opportunités pour les jeunes<br /><br />L'école San Lorenzo fait partie du système éducatif kazakh et accorde une attention particulière à la formation du caractère, à la responsabilité et à l'épanouissement humain. Le programme scolaire public est complété par des activités sportives, artistiques, musicales et artisanales, dans un parcours qui comprend également la maternelle et l'internat pour les élèves venant de localités éloignées.<br />« Un élément distinctif – raconte le père Leopold – est l'enseignement des langues. L’allemand, en particulier, occupe une place centrale depuis la fondation de l’établissement, notamment en raison des liens historiques de la région avec la population d’origine allemande. Depuis 2009, l’école participe au programme DSD, qui permet aux élèves de se préparer aux examens du diplôme de langue allemande, dont les certifications sont reconnues en Allemagne et en Autriche. C’est une opportunité concrète de poursuivre ses études à l’étranger et d’élargir ses perspectives professionnelles ».<br />« Les familles envoient leurs enfants à l’école parce qu’elles en apprécient la valeur », observe le prêtre. « Tout d’abord, je pense que c’est parce qu’elle est très abordable, dans la mesure où il s’agit également d’un projet social. Et ensuite, pour la qualité de l’enseignement ». Le résultat est visible chez les jeunes qui ont pu poursuivre leur parcours éducatif en Europe : selon le directeur, environ 25 à 30 anciens élèves étudient actuellement en Allemagne et en Autriche.<br />Mais la portée de ces opportunités ne se limite pas à la possibilité de partir à l’étranger : pour le père Léopold, « le résultat le plus important est que les jeunes puissent découvrir des capacités et des possibilités qui, sans cela, risqueraient de rester cachées. La formation ouvre des horizons, renforce l’estime de soi et aide à choisir son chemin avec plus de liberté ».<br /><br />Un témoignage chrétien ouvert à tous<br /><br />La dimension missionnaire de l’école transparaît dans la vie quotidienne. Le corps enseignant est composé de laïcs de différentes confessions religieuses : catholiques, orthodoxes, protestants et musulmans. Les élèves, quant à eux, sont issus de familles et de traditions diverses. « L’école devient ainsi un véritable lieu de rencontre, où le témoignage chrétien passe par l’accueil, la qualité de l’enseignement et le partage de la vie », explique-t-il.<br />« Le plus important, c’est qu’ils ne me voient pas seulement comme le directeur de l’école. Ils m’appellent “Père” », raconte Léopold. « Les élèves reconnaissent et qualifient l’établissement de “l’école du Pasteur”, et il l’est en tant que lieu où le parcours éducatif s’enracine dans une vision chrétienne de l’être humain. »<br />« Au cours de l’année – raconte le directeur –, nous célébrons tous ensemble différentes fêtes chrétiennes, de la Saint-Martin à Noël. La fête de Saint-Martin s’accompagne d’une procession à cheval, tandis que la représentation de Noël, avec la crèche, mobilise toute la communauté scolaire et est également très appréciée dans le village. Ce sont des moments qui permettent de découvrir les traditions et les symboles de la foi chrétienne sans que les élèves d’autres religions aient à renoncer à leur propre identité ».<br /><br />Le père Léopold rappelle le témoignage d’une ancienne élève musulmane qui s’est installée en Autriche : « Lorsque son fiancé catholique lui a dit que, étant musulmane, elle avait peut-être été traitée avec hostilité dans cette école chrétienne kazakhe, elle a répondu en racontant une expérience tout à fait différente : elle avait participé avec joie aux célébrations de Noël et avait même incarné Marie lors de la pièce de théâtre de la nuit de Noël. La jeune fille défendait fièrement l’éducation qu’elle avait reçue dans notre école et en expliquait l’esprit d’accueil et d’interculturalité ».<br />Pour le directeur, des épisodes comme celui-ci montrent qu’une école inspirée par l’Évangile peut être un lieu de dialogue et de respect mutuel : « Nous avons la possibilité d’entrer en contact avec des personnes qui ne sont pas chrétiennes, de dialoguer et peut-être de leur parler de Jésus. Ou de leur donner un bon exemple, un exemple chrétien, ce qui est très important ».<br />« Le témoignage missionnaire, dans ce contexte, consiste à rendre visible une conception de la personne qui reconnaît à chacun dignité, liberté et possibilité de croissance. L’éducation devient ainsi un lieu de rencontre entre la foi et la vie, où la foi chrétienne peut être découverte à travers des relations concrètes », rapporte-t-il.<br /><br />Préparer l'avenir, notamment grâce à la technologie<br /><br />L'école San Lorenzo se tourne vers l'avenir, notamment en matière d'innovation. En 2026, dans le cadre d’un programme visant à étendre l’informatique aux zones rurales du Kazakhstan, l’école a lancé des cours consacrés aux compétences numériques, en se dotant d’ordinateurs et en organisant des séminaires de formation sur l’intelligence artificielle. Le père Léopold raconte avec enthousiasme que « les élèves s’initient à la programmation et s’essaient à la création d’applications et de jeux à l’aide d’outils d’intelligence artificielle ».<br />Ce projet revêt une importance particulière dans un petit village, où l’accès aux nouvelles technologies peut contribuer à réduire l’écart avec les centres urbains. Offrir aux jeunes des compétences numériques, c’est les préparer à un monde du travail et du savoir en pleine mutation, en leur donnant les moyens de ne pas être exclus des opportunités de l’avenir.<br />Korneewka souffre toutefois de l’exode progressif des jeunes vers d’autres localités : « De nombreuses familles partent parce qu’elles ne trouvent pas suffisamment de perspectives d’avenir, et le nombre d’enfants en âge scolaire a tendance à diminuer », reconnaît le père Leopold. La pérennité de l’école dépendra également de la capacité à maintenir le projet en vie et à garantir la présence d’élèves.<br />L’établissement est soutenu par les communautés des Serviteurs de Jésus et de Marie et des sœurs franciscaines de Vöcklabruck, ainsi que par des organisations ecclésiales et missionnaires, telles que « Aide à l’Église en détresse » et les « Œuvres Pontificales Missionnaires ». Le projet repose sur les dons et sur le travail d’une communauté éducative au sein de laquelle religieux et laïcs partagent la responsabilité de la formation.<br /><br />Le père Léopold espère que des expériences similaires verront le jour dans d’autres régions du Kazakhstan, « comme dans la capitale Astana ou dans d’autres villes, où une école de ce type pourrait devenir un laboratoire de dialogue interculturel et interreligieux ». « L’école Saint-Laurent – explique-t-il – malgré sa petite taille et les difficultés liées au contexte rural, démontre qu’un projet éducatif peut avoir un impact sur la vie des gens et offrir un témoignage chrétien ouvert à la société ».<br />L’établissement continue de semer l’avenir dans la steppe à travers les langues, la culture, la technologie, la formation humaine et la rencontre entre différentes traditions : une œuvre missionnaire qui aide les jeunes Kazakhs à imaginer et à construire leur propre avenir.<br /><br /><br />Wed, 14 Oct 2026 11:56:11 +0200JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS - Le père James Lengarin, Supérieur Général de la Consolata : « Ce n’est pas nous qui sauvons le monde, mais l’amour de Dieu »https://www.fides.org/fr/news/78279-JOURNEE_MONDIALE_DES_MISSIONS_Le_pere_James_Lengarin_Superieur_General_de_la_Consolata_Ce_n_est_pas_nous_qui_sauvons_le_monde_mais_l_amour_de_Dieuhttps://www.fides.org/fr/news/78279-JOURNEE_MONDIALE_DES_MISSIONS_Le_pere_James_Lengarin_Superieur_General_de_la_Consolata_Ce_n_est_pas_nous_qui_sauvons_le_monde_mais_l_amour_de_Dieupar Paolo Affatato<br /><br />Rome – Cette année, le père James Bhola Lengarin, Supérieur Général des Missionnaires de la Consolata, célébrera la Journée Mondiale des Missions dans un lieu à forte valeur symbolique : l’Éthiopie, ce pays que Saint Joseph Allamano, fondateur de son institut religieux, avait qualifié de « grand rêve missionnaire ». « Je célébrerai la centième Journée missionnaire en Éthiopie, aux côtés de nos missionnaires et des communautés locales », raconte-t-il lors d’un entretien avec l’Agence Fides. Il s’y rendra pour la visite canonique, mais cette présence revêt une signification qui va au-delà des engagements institutionnels : « L’Éthiopie revêt une importance particulière », explique-t-il. « Allamano n’a jamais pu s’y rendre en personne, mais il souhaitait atteindre le peuple éthiopien et poursuivre l’œuvre d’évangélisation entamée par le cardinal Guglielmo Massaia. Célébrer là-bas le centenaire de la Journée missionnaire mondiale – dit Lengarin – sera pour nous l’occasion de rendre grâce pour le chemin parcouru, d’écouter la réalité actuelle et de renouveler notre engagement pour l’avenir de la mission. »<br /><br />Le père Lengarin, prêtre kényan âgé de 55 ans, a été élu Supérieur Général de l’Institut des Missions de la Consolata le 12 juin 2023 lors du XIVe Chapitre général ; il est le premier Africain à diriger l’Institut. Au cours de son parcours, il a occupé divers postes pastoraux au Kenya, notamment à Radio Waumini à Nairobi et au sanctuaire de la Consolata. Il a été Administrateur Régional et, de 2017 à 2023, Vice-Supérieur Général.<br /> <br /><br />En terre d’Afrique, et plus précisément dans une région longtemps convoitée par Allamano, le premier Africain à la tête de la Consolata célèbre les cent ans de la JMM dans l’esprit indiqué par le Pape Léon XIV dans son message pour la JMM, « Uns dans le Christ, unis dans la mission » : Lengarin considère ce centenaire « non pas comme une simple commémoration, mais comme une invitation à la communion, à la coresponsabilité et à un nouvel élan missionnaire ».<br /><br />Pour le père Lengarin, les cent ans de la Journée Mondiale des Missions témoignent d’une transformation profonde de la conscience missionnaire de l’Église : « Nous sommes passés – observe-t-il – d’une conception de la mission comme un mouvement partant de certains pays chrétiens vers des contrées lointaines à une prise de conscience plus profonde que toute l’Église est missionnaire et que chaque baptisé est un disciple missionnaire ». Le Concile Vatican II, l’essor des Églises locales, le rôle actif des laïcs, le dialogue œcuménique et interreligieux ont progressivement modifié la géographie de la mission : « Aujourd’hui, il n’y a plus seulement des pays qui envoient et des pays qui reçoivent : tous donnent et tous reçoivent ». C’est pourquoi ce centenaire « n’est pas seulement un souvenir, mais un appel à une nouvelle ère missionnaire ».<br /><br />La signification de l’expression « ad gentes » s’est elle aussi élargie, note-t-il : elle ne désigne pas seulement le fait d’aller vers un autre continent, vers des peuples non chrétiens, mais « de sortir de soi-même, de sa propre culture, de ses certitudes, pour aller à la rencontre de peuples, de contextes et de personnes là où l’Évangile n’est pas connu ou n’est plus perçu comme une bonne nouvelle ». La distance, explique le Supérieur général de la Consolata, peut être géographique, mais aussi « humaine, culturelle, religieuse, existentielle ». C’est une perspective qui préserve intact le charisme de l’Institut : aller vers les lieux les plus pauvres, les plus vulnérables, les migrants, les réalités dans lesquelles la présence de l’Église est la plus fragile.<br /><br />C’est de là que naît également une compréhension différente des « nouvelles périphéries missionnaires » : il s’agit « des zones marquées par les guerres, des routes migratoires et des camps de réfugiés, des peuples autochtones et des minorités oubliées, des communautés touchées par les crises environnementales, mais aussi des grandes villes traversées par la solitude, les inégalités et la perte de sens ». Et puis, il y a le « continent numérique », où de nombreux jeunes « ne trouvent plus de langage ecclésial compréhensible ». Dans ces lieux, observe Lengarin, même là où l’annonce explicite n’est pas possible, « l’Évangile se témoigne à travers la présence humble, respectueuse et fidèle des missionnaires ».<br /><br />La mission commence donc par l’écoute : « On part de l’écoute, du partage de la vie, du service sans discrimination et aussi du fait de se laisser évangéliser par ceux que l’on rencontre », note-t-il. Et les œuvres de charité, qui, dans la vie des missionnaires, accompagnent l’écoute, « ne sont ni une stratégie pour parvenir à l’annonce, ni un substitut à celle-ci : elles sont la manifestation de l’amour de Dieu ». Lorsque la confiance s’installe et que l’autre demande « la raison de notre espérance », raconte-t-il, « alors il est possible de prononcer avec simplicité et foi le nom de Jésus ». L’objectif est de créer « des chemins de consolation, de justice, de paix et d’espérance ».<br /><br />C’est également dans cette perspective que s’inscrit le dialogue interreligieux. Pour Lengarin, celui-ci « fait partie de la mission, car évangéliser ne signifie pas “conquérir”, mais témoigner du Christ avec respect et vérité ». « Dialoguer ne signifie pas renoncer à sa propre identité, mais la vivre sans crainte, en reconnaissant les germes de bien que l’Esprit suscite chez les personnes et dans les différentes traditions religieuses », rappelle-t-il. Dans la mission des religieux de la Consolata, ce dialogue passe concrètement par la collaboration en faveur de la paix, l’éducation, les soins aux malades, la défense de la dignité humaine et l’amitié avec les adeptes d’autres religions : « Le dialogue de la vie – souligne-t-il – précède souvent le dialogue théologique et lui donne toute sa crédibilité ».<br /><br />La mission aujourd’hui, observe-t-il, « est de plus en plus circulaire ». Les Églises de tradition chrétienne ancienne accueillent aujourd’hui des missionnaires venus d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. « Cela nous oblige à dépasser l’idée selon laquelle certaines Églises seraient toujours des maîtres et d’autres toujours des destinataires », note-t-il. « Les missionnaires venus du Sud apportent une foi jeune, de nouvelles sensibilités pastorales et une richesse culturelle qui peut transformer même les Églises qui les accueillent. Ce qui compte – dit Lengarin –, ce n’est pas d’où nous venons, mais vers qui nous sommes envoyés et comment nous pouvons servir ensemble ».<br />Cette réciprocité concerne également les laïcs. La coresponsabilité, observe le Supérieur général, « ne découle pas simplement de la nécessité d’avoir davantage de bénévoles, mais elle naît du baptême ». « Les laïcs – précise le Supérieur général – ne sont pas seulement des collaborateurs du clergé ou des religieux, mais des acteurs de la mission au sein de la famille, au travail, dans la culture, en politique et dans l’économie. C’est pourquoi il faut les impliquer dans le discernement et les décisions, dans la formation spirituelle et missionnaire, en reconnaissant les dons des femmes, des hommes et des jeunes. Il faut réfléchir, décider et agir ensemble. »<br /><br />Le chemin missionnaire passe, en définitive, par la communion. Se référant au message du Pape Léon XIV à l’occasion du centenaire de la JMM, Lengarin insiste sur le fait que « la première responsabilité de l’Église est de maintenir vivante l’unité spirituelle et fraternelle » : « La communion est la source et le fruit de la mission ». Lorsque les conflits, les polarisations et la méfiance prévalent, le témoignage perd de sa force.<br />En particulier au sein des communautés internationales de la Consolata, « l’unité ne signifie pas l’uniformité : elle naît de la prière commune, de l’Eucharistie, de l’écoute patiente, de la correction fraternelle et de la volonté d’apprendre à connaître des langues, des sensibilités et des modes de vie différents. Les différences culturelles, si elles sont accueillies comme un don, peuvent devenir un témoignage prophétique : des personnes différentes peuvent former une seule famille dans le Christ et une seule communauté missionnaire ».<br /><br />D’où vient donc la force de continuer à partir ? « L’amour est la substance de la mission », répond Lengarin, en se référant à nouveau au message du Pape pour la Journée Mondiale des Missions. « La source quotidienne, c’est l’union avec le Christ, dans la Parole, dans l’Eucharistie, dans la prière et dans la fraternité. Dans la spiritualité de la Consolata, l’Eucharistie est la source et le sommet de l’évangélisation. Mais la force vient aussi des pauvres, en qui le Christ se rend présent, et de la présence silencieuse de Marie Consolée ». « Dans les moments difficiles, ajoute-t-il, une prise de conscience essentielle revient : ce n’est pas nous qui sauvons le monde. Le missionnaire est appelé à rester aux côtés des personnes, avec fidélité, en laissant l’amour de Dieu s’exprimer à travers de petits gestes concrets et persévérants ».<br /><br />À l’occasion du centenaire de la JMM, Lengarin adresse aux jeunes un appel simple et fort, en disant à chacun d’entre eux : « Lève-toi » : « Lève-toi de l’indifférence, de la peur de se tromper et de l’idée que ta vie ne doit être construite que pour toi-même ». La mission ne commence pas lorsqu’on part pour un autre continent, mais lorsqu’on se laisse toucher par la vie du Christ : « N’ayez pas peur – dit-il aux jeunes – de poser de grandes questions à Dieu et de vous laisser bousculer. Le monde a besoin de votre courage, de votre créativité et de votre capacité à tisser des liens ». Et ceux qui ne ressentent pas d’appel missionnaire particulier peuvent commencer par la proximité : « La rencontre ouvre des chemins que nous n’avions pas prévus ».<br /><br />Le premier Africain à la tête de la Consolata arrive en Éthiopie, animé par la conviction que la mission reste avant tout un mouvement qui consiste à sortir de soi-même pour aller vers le prochain. Cette terre, dont rêvait le fondateur, devient aujourd’hui aussi le lieu d’où contempler une mission qui, au cours d’un siècle d’histoire, a évolué mais qui conserve son essence même : le don de l’Évangile du Christ au monde.<br />Aujourd’hui, l’Institut des Missionnaires de la Consolata compte 948 missionnaires, présents sur quatre continents et dans 33 pays : 613 en Afrique, 203 en Europe, 125 dans les Amériques et 7 en Asie ; parmi eux, 680 prêtres, 26 frères, 15 évêques et 228 étudiants profès. <br /><br /><br />Tue, 13 Oct 2026 14:33:48 +0200AFRIQUE/RDC CONGO - Joseph Kabila à la tête du nouveau mouvement politico-militaire FRNhttps://www.fides.org/fr/news/78278-AFRIQUE_RDC_CONGO_Joseph_Kabila_a_la_tete_du_nouveau_mouvement_politico_militaire_FRNhttps://www.fides.org/fr/news/78278-AFRIQUE_RDC_CONGO_Joseph_Kabila_a_la_tete_du_nouveau_mouvement_politico_militaire_FRNKinshasa – L’ancien président Joseph Kabila est à la tête du nouveau mouvement politico-militaire annoncé le 12 octobre à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo . Le Front pour la refondation de la nation succède au M23, mouvement armé pro-rwandais, et à son bras politique, l’Alliance du fleuve Congo . Depuis au moins trois ans, ces forces contrôlent de vastes zones des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, y compris leurs capitales respectives, Goma et Bukavu.<br /><br />Kabila est secondé par Corneille Nangaa, ancien candidat aux élections présidentielles de 2023 et coordinateur de l’AFC, ainsi que par Bertrand Bisimwa, chef du M23.<br /><br />Emanuel Sultani Makenga conserve son poste de chef d’état-major général de la branche armée, avec le rang de vice-président. Freddy Kaniki assume la fonction de secrétaire général, tandis que Benjamin Mbonimpa, responsable des négociations de l’AFC/M23 dans le cadre du processus de paix de Doha, devient Secrétaire Général Adjoint.<br /><br />La création de ce nouveau mouvement politico-militaire a suscité la consternation en RDC. En effet, la déclaration annonçant sa naissance stipule que le FRN succède à l’AFC et prévoit simultanément la dissolution de cette dernière.<br /><br />L’AFC/M23 avait signé l’accord-cadre de paix de Doha, au Qatar, le 15 novembre 2025. On se demande désormais comment la nouvelle entité, qui a pris la relève de l’AFC/M23, entend adhérer à cet accord et honorer les engagements déjà pris.<br /><br />L’accord-cadre, conclu entre le gouvernement de la RDC et le mouvement rebelle AFC/M23 grâce à la médiation du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine et du président togolais Faure Gnassingbé, ne consacre pas une paix définitive. Il définit toutefois une feuille de route et une méthode pour tracer le cadre des futures négociations, dans le but de surmonter la crise dans l’est du pays.<br /><br />La création de ce nouvel organisme politico-militaire avait été anticipée par le rapport des experts des Nations unies publié en juillet. Ce document soulignait un rapprochement de plus en plus étroit entre l’AFC/M23 et Joseph Kabila et laissait entrevoir une réorganisation du mouvement, avec un changement de nom et la prise éventuelle d’un rôle de premier plan par l’ancien président. <br />Tue, 13 Oct 2026 14:22:06 +0200ASIE - « Dans l’amour du Christ, priez pour le Saint-Père » : les fidèles d’Asie expriment leur solidarité envers le Pape Léon XIVhttps://www.fides.org/fr/news/78277-ASIE_Dans_l_amour_du_Christ_priez_pour_le_Saint_Pere_les_fideles_d_Asie_expriment_leur_solidarite_envers_le_Pape_Leon_XIVhttps://www.fides.org/fr/news/78277-ASIE_Dans_l_amour_du_Christ_priez_pour_le_Saint_Pere_les_fideles_d_Asie_expriment_leur_solidarite_envers_le_Pape_Leon_XIVNew Delhi – « Dans l’amour du Christ, priez pour le Saint-Père ». Tel est l’appel qui résonne au sein des communautés catholiques d’Asie, alors que le Pape Léon XIV doit subir une intervention chirurgicale à la polyclinique Agostino Gemelli de Rome. De l’Inde au Myanmar, des Philippines à la Thaïlande, jusqu’aux Églises d’Asie centrale, Évêques, prêtres, religieux et fidèles s’unissent dans la prière, en célébrant le Rosaire, l’Eucharistie et l’Adoration, avec des intentions particulières qui expriment la communion des Églises asiatiques avec le Successeur de Pierre.<br /><br />En Inde, le Cardinal Filipe Neri Ferrão, Président de la Conférence des Évêques catholiques de l’Inde et Archevêque de Goa et Daman, a adressé une lettre demandant à tous les diocèses, paroisses, communautés religieuses et institutions catholiques de prier pour la santé du Souverain Pontife et de soutenir son ministère à la tête de l’Église universelle. « En ce mois consacré au Saint Rosaire – a-t-il souhaité –, que les catholiques intensifient leur prière mariale, tant personnelle que communautaire, en confiant le Saint-Père à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église. » « Que ces prières soient l’expression sincère de notre amour filial, de la communion ecclésiale et de notre proximité spirituelle avec le Successeur de Pierre », a-t-il écrit, en souhaitant que le Seigneur accorde au Souverain Pontife « la guérison, la paix et la force ».<br /><br />Au Myanmar également, la Conférence des Évêques catholiques a lancé un appel national à la prière. Dans un message daté du 12 octobre, le Cardinal Charles Bo, Archevêque de Yangon et président de la Conférence, ainsi que Mgr Basilio Athai, Archevêque de Taunggyi et Vice-président de la Conférence épiscopale, ont exhorté les prêtres, les religieux et religieuses, les éducateurs, les enseignants et les fidèles laïcs à offrir des prières spéciales pour le Pape Léon XIV.<br />Les Évêques ont demandé d’accompagner le Souverain Pontife en cette période de soins et d’attente, en priant pour le succès de l’intervention chirurgicale et pour son rétablissement complet et rapide. Cet appel revêt une signification particulière pour une Église qui traverse des épreuves et des difficultés : confrontée à des défis tels que la guerre et la pauvreté, la communauté ecclésiale birmane se serre spirituellement autour du Successeur de Pierre dans une prière commune, capable de surmonter les distances géographiques et d’unir les cœurs. « Dans l’amour du Christ, priez pour le Saint-Père », peut-on lire dans le texte des évêques,<br /><br />Aux Philippines, la Conférence épiscopale s’est mobilisée par l’intermédiaire de son président, l’Archevêque de Lipa Gilbert Garcera, qui a demandé aux Évêques et aux prêtres d’offrir l’intention de la messe pour le bon déroulement de la visite du Pape. Les communautés religieuses, les familles et les laïcs ont été invités à réciter le rosaire et à accompagner cette prière par des sacrifices et des actes quotidiens de charité. Dans ce pays asiatique à majorité catholique, la participation mobilise l’ensemble du tissu ecclésial et la prière pour le Pape s’inscrit dans les pratiques de dévotion qui accompagnent le cheminement des fidèles.<br /><br />En Thaïlande, les responsables de l’Église catholique ont invité les communautés à exprimer leur proximité spirituelle avec le Pape Léon XIV, en confiant à Jésus-Christ le travail de l’équipe médicale de la polyclinique Gemelli. Rappelant que le mois d’octobre est également le « mois marial », l’Évêque de Chiang Mai, Mgr Peter Suphot Roeksujarit, a invoqué en particulier la protection de la Bienheureuse Vierge Marie, afin que le Souverain Pontife puisse ressentir l’affection et le soutien des fidèles du monde entier en cette période d’épreuve.<br /><br />En Asie centrale, dans des pays où les catholiques forment de très petites communautés comptant souvent à peine quelques centaines de fidèles, les responsables ecclésiastiques ont invité les paroisses et les missions à organiser des chaînes de prière pour le Souverain Pontife ; les baptisés y incluent des intentions spéciales pour la santé du Saint-Père. Dans la cathédrale d’Astana, au Kazakhstan, où l’Adoration perpétuelle est célébrée jour et nuit depuis 2002, les fidèles ont une intention de prière particulière pour le Pape Léon XIV.<br /><br />En Corée du Sud, des chaînes de prière ont été organisées dans les paroisses, avec des intentions particulières lors des messes quotidiennes et dominicales. En particulier, en s’ancrant profondément dans leur identité spirituelle et dans les paroles prononcées par le Souverain Pontife lors de la récente audience du 5 octobre, les Évêques ont invité les fidèles à demander l’intercession des martyrs coréens afin de donner force et santé au Pape Léon XIV. Et, alors que l’Église coréenne est activement engagée dans l’organisation des Journées Mondiales de la jeunesse de Séoul 2027, les mouvements et groupes de jeunes offrent leurs prières et leurs activités préparatoires comme un signe concret d’affection filiale et de proximité envers le Successeur de Pierre.<br /><br />Du côté de l'Église au Japon, le lendemain même de l'annonce du Pape , le Cardinal Tarcisio Isao Kikuchi, archevêque de Tokyo, a été reçu en audience privée par le Pape Léon XIV au Vatican. Le Cardinal Kikuchi a pu exprimer en personne au Saint-Père l’affection, la solidarité spirituelle et les promesses de prière de tous les catholiques du Japon. Les diocèses et les paroisses du pays se sont mobilisés pour promouvoir des intentions de prière spéciales lors des célébrations liturgiques et pour soutenir spirituellement le pape en vue de son agenda international très chargé.<br /><br />Les initiatives venues d’Asie montrent une Église unie dans la prière, où les distances n’empêchent pas la communion et où des baptisés de différentes nations, cultures et ethnies s’unissent pour confier à Dieu la personne et le ministère du Pape, témoignant ainsi du lien spirituel profond qui unit les Églises d’Asie à l’Évêque de Rome.<br /> <br />Tue, 13 Oct 2026 14:20:21 +0200AFRIQUE - Les Églises africaines aux côtés du Pape Léon XIV : prières et vœux de bon rétablissement à l'occasion de son opération chirurgicalehttps://www.fides.org/fr/news/78280-AFRIQUE_Les_Eglises_africaines_aux_cotes_du_Pape_Leon_XIV_prieres_et_voeux_de_bon_retablissement_a_l_occasion_de_son_operation_chirurgicalehttps://www.fides.org/fr/news/78280-AFRIQUE_Les_Eglises_africaines_aux_cotes_du_Pape_Leon_XIV_prieres_et_voeux_de_bon_retablissement_a_l_occasion_de_son_operation_chirurgicaleRome – Les Églises africaines se mobilisent aux côtés du Pape Léon XIV, qui s’apprête à subir une intervention chirurgicale visant à retirer une masse pulmonaire.<br />Au nom des Évêques africains, le Président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar , le Cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque de Kinshasa, a adressé un message de vœux au Saint-Père.<br />« Ayant appris la prochaine intervention chirurgicale de Sa Sainteté, je tiens, au nom du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar et de tout le Peuple de Dieu à travers l’Afrique et ses îles, à exprimer notre sincère proximité et notre solidarité dans la prière », écrit le Cardinal.<br />La Conférence épiscopale catholique du Nigeria a également publié un communiqué dans lequel elle exprime « sa solidarité et sa proximité dans la prière envers le Saint-Père, le Pape Léon XIV », à la suite de l’annonce faite lors de l’Angélus du dimanche 11 octobre 2026, au cours duquel le Souverain Pontife a fait savoir qu’il subirait dans les prochains jours une intervention chirurgicale visant à retirer un petit nodule pulmonaire.<br />« Reconnaissants pour le diagnostic précoce de cette pathologie, nous assurons au Saint-Père l’amour, le soutien et les prières ferventes des fidèles catholiques du Nigeria.<br />Nous invitons les prêtres, les religieux et les fidèles laïcs de tous nos diocèses à prier pour le Saint-Père, en particulier lors de la célébration de la Sainte Messe et par la récitation du Rosaire, en invoquant le bon déroulement de l’intervention, un prompt rétablissement, ainsi que la sagesse et la compétence pour l’équipe médicale qui le prendra en charge.<br />Que Dieu Tout-Puissant lui accorde la guérison, la paix et une vigueur renouvelée dans son ministère. Nous le confions à l’intercession maternelle de la Bienheureuse Vierge Marie, Santé des malades.<br />C’est par ces mots que les Évêques nigérians concluent leur message, assurant au Souverain Pontife la proximité et le soutien spirituel de la communauté catholique du pays. <br />Tue, 13 Oct 2026 14:14:47 +0200Leone XIV lors du colloque de la Fondation vaticane Jean-Paul Ier : la paix est une mission quotidiennehttps://www.fides.org/fr/news/78281-Leone_XIV_lors_du_colloque_de_la_Fondation_vaticane_Jean_Paul_Ier_la_paix_est_une_mission_quotidiennehttps://www.fides.org/fr/news/78281-Leone_XIV_lors_du_colloque_de_la_Fondation_vaticane_Jean_Paul_Ier_la_paix_est_une_mission_quotidienneRome – « Préserver la paix et la faire grandir est pour chacun de nous une responsabilité et, en même temps, une mission qu’il faut cultiver avec patience dans tous les domaines de notre vie quotidienne ». Tel est l’appel lancé par le Pape Léon XIV dans le télégramme lu par le Cardinal Pietro Parolin lors de l’ouverture du colloque international « Jean-Paul Ier : Iustitia et Pax. Préserver et promouvoir la paix dans ce monde troublé », organisé aujourd’hui, 13 octobre, par l’Université Pontificale Grégorienne.<br />Ce colloque est le troisième organisé à l’Université grégorienne par la Fondation vaticane Jean-Paul Ier. Une journée d’études – a souligné Stefania Falasca, vice-présidente de la Fondation vaticane – qui a mis en évidence l’actualité de l’enseignement du Pape Luciani, ainsi que sa force spirituelle et son intensité prophétique face aux enjeux et aux urgences – telles que celles concernant les souffrances infligées aux peuples par les guerres – auxquelles l’Église est appelée à faire face à toutes les époques.<br />Au cœur des travaux, l’enseignement du Pape Luciani sur la paix et la nature de l’action diplomatique du Saint-Siège, que le Secrétaire d’État a décrite, en rappelant les paroles et l’œuvre de Jean-Paul Ier, comme une action qui naît d’un regard de foi, et non d’une prétention à jouer un rôle géopolitique de premier plan.<br />Dans son message, Léon XIV lie la construction de la paix au respect de la personne et à la justice : « Nous sommes bien conscients que la paix n’est pas seulement l’absence de guerre. Saint Augustin en parle comme du fruit de la tranquillitas ordinis. Elle présuppose le respect de la dignité et des droits fondamentaux de chaque personne ainsi que la solidarité entre les peuples. Dans cette perspective, la justice devient une condition essentielle. »<br />Le Souverain Pontife souligne que le magistère du bienheureux Jean-Paul Ier contient un enseignement qui interpelle également la vie quotidienne : « Le bienheureux Jean-Paul Ier, avec son langage simple et direct, insistait sur la nécessité de l’engagement personnel, de la fraternité et de la charité pour construire des relations humaines fondées sur la confiance. La paix internationale naît au sein de la famille, à l’école, dans la communauté, pour s’étendre ensuite aux institutions ».<br />D’où l’invitation à ne pas considérer la paix comme une question réservée aux responsables politiques et institutionnels. « Très chers, je pense que la leçon de Jean-Paul Ier peut être relue aujourd’hui comme une invitation à ne pas considérer la paix comme une idée abstraite, confiée uniquement à ceux qui sont chargés de la haute mission de garantir aux nations la stabilité et l’harmonie sociale », écrit Léon XIV. Le message évoque donc la protection des plus fragiles, le pardon, l’écoute et la reconnaissance de l’autre, l’éducation au dialogue sincère et la nécessité de redonner à la fraternité une dimension concrète, ecclésiale, sociale et politique.<br />Le thème du colloque reprend le dernier des six « nous voulons » avec lesquels Jean-Paul Ier a esquissé le programme de son Pontificat dans le message radiophonique Urbi et Orbi du 27 août 1978, au lendemain de son élection : « nous voulons enfin favoriser toutes les initiatives louables et bonnes susceptibles de préserver et de renforcer la paix dans ce monde troublé ». Quarante-huit ans plus tard, Mgr Parolin a souligné que ces revendications, bien qu’appartenant à un contexte historique précis, restent « terriblement d’actualité ».<br />Dans son intervention, le Secrétaire d’État a mis en évidence deux axes fondamentaux de l’engagement de Luciani en faveur de la paix au cours des trente-quatre jours de son pontificat : l’attention portée au différend entre le Chili et l’Argentine concernant la souveraineté des îles du canal de Beagle et le soutien aux pourparlers de Camp David. Ces derniers, qui se sont déroulés du 5 au 17 septembre 1978, ont réuni le président américain Jimmy Carter, le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin.<br />La clé pour comprendre cet engagement, a expliqué Parolin, transparaît déjà dans l’allocution de Jean-Paul Ier au Corps diplomatique du 31 août 1978. Dans ce discours, « Luciani, s’affranchissant de toute prétention à jouer un rôle de premier plan sur la scène géopolitique, définit précisément la nature et la spécificité de l’action diplomatique du Saint-Siège comme une action qui jaillit d’un regard de foi ». L’intervention du Cardinal inscrit ainsi l’activité diplomatique du pape Luciani dans le sillage de la Constitution conciliaire *Gaudium et spes* et du magistère de Paul VI : un service de la paix nourri par la charité, dans lequel la dimension religieuse n’est pas dissociée de l’attention concrète portée aux conflits et aux possibilités de les surmonter.<br />Les sources relatives aux contacts avec le président des États-Unis témoignent également de cette attention. « Comme le montre l’édition critique des textes et documents du Pontificat, avec la synopsis complète et la genèse des interventions écrites et prononcées, établie par le Comité scientifique de la Fondation », a rappelé Parolin, « Jean-Paul Ier a entretenu une correspondance confidentielle et directe avec le président Carter ainsi qu’un contact constant avec les chancelleries internationales afin de favoriser le règlement du conflit israélo-arabe ». Le Cardinal a par ailleurs signalé la redécouverte du texte d’une lettre adressée par Luciani au président américain.<br />Outre ces contacts confidentiels, Mgr Parolin a évoqué les interventions publiques de Jean-Paul Ier et, en particulier, l’Angélus du 10 septembre 1978, pendant les négociations de Camp David, au cours duquel il avait invité à prier ensemble pour la paix. « Jean-Paul Ier a donc joué un rôle à forte portée symbolique et diplomatique précisément au cours de ces semaines de septembre qui ont vu se dessiner l’issue positive des accords de paix de Camp David, négociés sous la médiation du président Carter », a affirmé le Secrétaire d’État.<br /><br />La reconstitution de ces aspects du Pontificat s’inscrit dans le cadre des travaux de recherche menés par la Fondation vaticane Jean-Paul Ier, créée en février 2020. Mgr Parolin a rappelé que l’activité de la Fondation s’inscrit dans la continuité du travail sur les sources mené pendant plus d’une décennie dans le cadre de la cause de canonisation. La redécouverte critique des documents et des textes originaux permet de préserver le patrimoine des écrits d’Albino Luciani et d’approfondir son héritage théologique, ecclésial, culturel et spirituel, ouvrant ainsi une nouvelle page dans les études consacrées au Pontife.<br />Avant le lancement des travaux, le Cardinal a annoncé la nomination du professeur Carlo Ossola au poste de coprésident du Comité scientifique de la Fondation vaticane Jean-Paul Ier. Il est confié à M. Ossola la tâche de contribuer, dans la poursuite des objectifs statutaires, à la définition des orientations scientifiques, culturelles et éditoriales de la Fondation, « avec une pleine confiance en ses compétences scientifiques de haut niveau et dans l’espoir d’un engagement fructueux au service de la Fondation et de la mémoire de Jean-Paul Ier ».. Tue, 13 Oct 2026 14:12:57 +0200Rome, Sassari, le monde : la naissance de la Journée Mondiale des Missions en cinq étapeshttps://www.fides.org/fr/news/78276-Rome_Sassari_le_monde_la_naissance_de_la_Journee_Mondiale_des_Missions_en_cinq_etapeshttps://www.fides.org/fr/news/78276-Rome_Sassari_le_monde_la_naissance_de_la_Journee_Mondiale_des_Missions_en_cinq_etapespar Marie-Lucile Kubacki<br /><br />Cité du Vatican – Une journée pour intégrer la mission dans le quotidien des paroisses, à travers la prière, la découverte de communautés lointaines et le partage des offrandes. C’est en s’inspirant de cette idée évocatrice que, le 14 avril 1926, Pie XI approuva l’instauration de la Journée Mondiale des Missions.<br /><br />Par cette initiative, le pape Ratti accueillait et faisait sienne une demande émanant de l’Œuvre Pontificale de la Propagation de la Foi. Mais son intuition avait pris forme en puisant dans l’effervescence missionnaire qui, à cette époque, faisait vibrer toute l’Église et trouvait également son expression dans les initiatives des communautés locales. Parmi celles-ci, la communauté du diocèse sarde de Sassari représentait à cette époque un véritable laboratoire de formation et de coopération missionnaire : une réalité dans laquelle la décision pontificale allait trouver un terrain fertile et une expérience déjà vivante à partir de laquelle se développer.<br /><br />1. De « Maximum illud » à « Rerum Ecclesiae »<br /><br />Benoît XV, dans sa Lettre apostolique « Maximum illud » de 1919, avait rappelé la nécessité de soustraire l’évangélisation aux intérêts nationaux et de favoriser la formation du clergé local. Pie XI développa ces orientations. En 1922, avec le motu proprio « Romanorum Pontificum », le transfert à Rome de l’Œuvre de la Propagation de la Foi et la reconnaissance pontificale des Œuvres Missionnaires ont renforcé le caractère universel de la coopération. Les ressources collectées devaient répondre aux besoins des missions, au-delà des appartenances nationales. L’encyclique « Rerum Ecclesiae », du 28 février 1926, précisa la responsabilité de l’ensemble du peuple chrétien : Évêques, prêtres et fidèles étaient appelés à coopérer par la prière, le soutien matériel et la promotion des vocations. Cette participation s’accompagnait de la volonté de former des prêtres et des communautés religieuses locales, afin que, dans les territoires de mission, grandissent des Églises appelées à cheminer dans l’histoire de leurs peuples par leurs propres moyens. La mission ne devait donc pas rester un engagement réservé à ceux qui partaient. C’était une responsabilité à cultiver également dans les diocèses et les paroisses, à travers la connaissance de la vie des autres communautés et la disponibilité à les soutenir.<br /><br />C'est dans ce contexte que s'inscrit la création de la Journée Mondiale des Missions.<br /><br />2. De l’Exposition missionnaire à la création de Fides<br /><br />L’Exposition missionnaire du Vatican de l’Année Sainte 1925 a mis en lumière cette dimension universelle. Organisée à l’initiative de Pie XI, elle présentait l’expansion des missions catholiques dans leur interaction vitale et toujours inédite avec les traditions culturelles, artistiques et spirituelles des peuples rencontrés.<br /><br />Plus de 100 000 œuvres provenant du monde entier furent exposées dans vingt-six pavillons. Comme le rappellent les comptes rendus du colloque international « Un siècle après l’Exposition missionnaire du Vatican, tournant d’un monde glocal », qui s’est tenu les 5 et 6 novembre 2025, l’événement a attiré plus d’un million de visiteurs. Ce colloque, organisé par l’Université Pontificale Urbanienne, l’Université IULM, les Musées du Vatican et le Comité pontifical des sciences historiques, a remis en lumière la signification de cette rencontre entre l’expérience missionnaire et la connaissance des cultures.<br /><br />C'est dans ce même contexte que Fides a vu le jour. Selon l'histoire de l'Agence, elle a été fondée le 5 juin 1927 à l'initiative du Conseil Supérieur Général de l'Œuvre Pontificale de la Propagation de la Foi, avec la bénédiction de Pie XI. Faire connaître les missions par le biais de la presse devait favoriser la coopération spirituelle, les vocations et le soutien matériel. L’information devenait ainsi l’un des moyens de rapprocher le cœur des gens de la vie de l’Église dans le monde.<br /><br />3. Sassari, un laboratoire au sein des séminaires<br /><br />À Sassari, cette sensibilité avait des racines concrètes. C’est ce que raconte don Diego Pinna, interviewé par Fides, professeur chargé de cours aux facultés de théologie et d’histoire et du patrimoine culturel de l’Église de l’Université Pontificale Grégorienne, ancien recteur du séminaire archiépiscopal de Sassari. Pour replacer les choses dans leur contexte, Don Pinna évoque l’image de la Sardaigne en tant qu’« île missionnaire », grâce à la présence de nombreuses communautés religieuses et, en particulier, des Vincentiens engagés dans les séminaires. Selon le récit de don Pinna, ces milieux cultivaient chez les jeunes l’intérêt pour l’évangélisation des peuples. Les récits des missionnaires, la lecture de publications et la prière faisaient découvrir des réalités lointaines à des jeunes destinés, dans de nombreux cas, à servir dans les diocèses de l’île.<br />La formation missionnaire ne coïncidait pas nécessairement avec la préparation au départ : elle aidait à comprendre le ministère sacerdotal dans la perspective de l’Église universelle.<br /><br />Le Cercle missionnaire « Saint François Xavier » du Séminaire de Sassari a lui aussi vu le jour, au début des années 1920, dans ce but. Don Pinna souligne son lien avec la communauté locale : les séminaristes menaient une vie retirée au sein du Séminaire, mais sortaient pour animer les liturgies à la cure du Rosaire, au centre-ville. Grâce à ce service, la sensibilité cultivée au cours de leur formation touchait également les fidèles. L’hebdomadaire catholique « Libertà » rend compte de cette activité. En mai 1926, le Cercle organisa un triduum au Rosaire et publia un numéro spécial consacré aux missions. La prière s’accompagnait de la diffusion de périodiques et de la collecte de dons : le séminaire devenait ainsi un point de jonction entre la formation des futurs prêtres et la participation de la ville.<br /><br />4. Mars 1927 : un enthousiasme déjà palpable<br /><br />Lorsque Mgr Luigi Drago, président du Conseil central des Œuvres Pontificales Missionnaires arriva à Sassari en mars 1927 en compagnie du père Grimaldi, jésuite ayant déjà été missionnaire en Chine, la Journée mondiale avait déjà été décidée, même si la nouvelle n’avait pas encore été annoncée dans la ville. Comme le raconte don Pinna, les deux hommes trouvèrent un Cercle missionnaire actif et une communauté engagée : un terrain fertile où l’initiative voulue par Pie XI pouvait prendre racine et se développer, en s’inscrivant dans une expérience de prière et de coopération déjà bien vivante.<br />Le triduum du 17 au 19 mars fut suivi de la fête missionnaire du 20 et d’autres rencontres. Le programme combinait des célébrations dans l’église Sainte-Catherine, des réunions d’étude et des conférences accompagnées de projections au Théâtre municipal. Des prêtres, des religieuses, des associations catholiques, des étudiants et des fidèles des villages voisins y participèrent. Le journal « Libertà » du 25 mars attribuait une grande partie de la préparation aux séminaristes et rapportait la réponse des délégués romains, remerciés d’avoir apporté un nouvel élan missionnaire : « À Sassari, nous avons trouvé l’enthousiasme pour les missions ». Pour don Pinna, c’est cette expérience qui donne toute sa substance à la tradition locale qui reconnaît en Sassari un laboratoire de l’inspiration missionnaire.<br />Un élément mérite une attention particulière : l’aide matérielle aux missions. Comme le rappelle don Pinna, on s’est inspiré à Sassari du modèle de la Journée pour l’Université catholique, lancée en 1924, comme exemple de mobilisation commune pour la collecte de dons. La prière s’accompagnait ainsi d’un soutien concret, impliquant toute la communauté dans la coopération missionnaire.<br /><br />5. Une journée commune de prière et de partage<br /><br />La demande adressée à Pie XI par le Conseil supérieur général de l’Œuvre Pontificale de la Propagation de la Foi prévoyait une « journée de prières et de promotion des missions » dans tous les diocèses, paroisses et instituts catholiques. Acceptée le 14 avril 1926, elle fixait cette journée à l’avant-dernier dimanche d’octobre, qui précédait alors la fête du Christ-Roi. La prière en constituait le cœur, tout comme la prédication missionnaire, les adhésions à l’Œuvre et les offrandes. Le rescrit prévoyait l’ajout de la prière « Pro propagatione Fidei » dans les messes et une indulgence plénière aux conditions indiquées. Cette nouvelle célébration ne devait ni se substituer aux fêtes missionnaires locales, ni empêcher les autres quêtes prescrites. Comme le rappelle don Pinna, le document fut publié dans les « Acta Apostolicae Sedis » du 15 janvier 1927. Le journal « Libertà » en fit état le 29 avril et accompagna ensuite la préparation de la célébration à Sassari du 23 octobre. Les chroniques décrivent les offices et les offrandes provenant des paroisses, du séminaire, de l’hôpital et des communautés religieuses.<br />Sassari montre ainsi comment une initiative universelle pouvait trouver un écho favorable au sein d’une communauté déjà prête à coopérer. Séminaristes, prêtres, familles et malades y participaient selon leurs moyens. La Journée voulue par Pie XI donnait à ces gestes un rendez-vous commun, invitant les communautés catholiques à regarder au-delà de leurs propres frontières et à soutenir ensemble l’annonce de l’Évangile. Tue, 13 Oct 2026 02:44:23 +0200100 ANS DEPUIS L'ORDINATION DES 6 PREMIERS ÉVÊQUES CHINOIS - L'Évêque Filippo Zhao Huaiyi et le diocèse de Xuanhuahttps://www.fides.org/fr/news/78273-100_ANS_DEPUIS_L_ORDINATION_DES_6_PREMIERS_EVEQUES_CHINOIS_L_Eveque_Filippo_Zhao_Huaiyi_et_le_diocese_de_Xuanhuahttps://www.fides.org/fr/news/78273-100_ANS_DEPUIS_L_ORDINATION_DES_6_PREMIERS_EVEQUES_CHINOIS_L_Eveque_Filippo_Zhao_Huaiyi_et_le_diocese_de_XuanhuaCent ans après l’ordination des six premiers Évêques chinois consacrés à l’époque moderne , l’Agence Fides consacre une série de fiches documentaires à ces successeurs des apôtres et à leurs diocèses, qui ont été au cœur de cet événement décisif dans le cheminement de l’Église catholique en Chine.<br /><br />§§§
<br /><br />du Professeur Liu Zhiqing<br /><br />Zhangjiakou - Le diocèse de Xuanhua fut la quatrième circonscription ecclésiastique en Chine confiée à la direction d’un membre du clergé chinois. Il fut érigé le 10 mai 1926 en tant que vicariat apostolique de Xuanhua. Son premier Évêque, Philippe Zhao Huaiyi, fait partie du groupe des six Évêques chinois consacrés par le Pape Pie XI dans la basilique du Vatican il y a cent ans, le 28 octobre 1926 à Rome.<br />Philippe Zhao avait été nommé Vicaire Apostolique de Xuanhua par le pape Pie XI le 13 mai 1926.<br /><br />1. Histoire du diocèse<br /><br />Le 10 mai 1926, le Vicariat apostolique de Xuanhua fut séparé du Vicariat Apostolique de Pékin.<br /><br />Le Vicariat Apostolique de Pékin était alors confié à la Congrégation de la Mission , d’origine française. À l’époque, l’Évêque de Pékin était le Lazariste français Stanislas-François Jarlin .<br /><br />Selon ce qu’écrivit plus tard dans ses mémoires le Cardinal Celso Costantini, qui avait été nommé en 1922 par Pie XI premier délégué pontifical en Chine, le diocèse de Pékin comptait alors près de 300 000 catholiques baptisés. Il n’y avait que 23 prêtres français, tandis que les prêtres chinois étaient plus d’une centaine.<br />Xuanhua était considéré comme le « jardin » du diocèse de Pékin, et on n’y comptait que trois prêtres français. Pourtant, face à la perspective d’y ériger une circonscription ecclésiastique et de la confier à un Évêque chinois, plusieurs missionnaires français se montraient perplexes et réticents.<br />Selon les statistiques ecclésiastiques, en 1925, le Vicariat Apostolique de Pékin comptait 285 300 catholiques baptisés et 170 prêtres, dont 114 Chinois et 56 étrangers. Le clergé chinois représentait donc 67,06 % du total.<br /><br />Selon l’Annuaire de l’Église catholique en Chine de 1925, le Vicariat Apostolique de Pékin était divisé en cinq grands districts ecclésiastiques : Pékin, Jingnan, Suqiao, Jingdong et Xuanhuafu .<br /><br />Le décanat de Xuanhua comprenait 13 paroisses : Xuanhuafu, Nihewan, Xihey­ing, Shuangshuzi, Nantun, Zhifanggou, Dongcheng, Lingluo, Yongningcheng, Xixiaozhuang, Shangzhuangzi, Zhangjiakou et Shangyingzhuangzi. On y comptait 31 063 catholiques et 16 prêtres, dont 11 Chinois et 5 étrangers.<br /><br />Le 10 mai 1926 fut institué le vicariat apostolique de Xuanhua. Au moment de sa création, le nouveau vicariat comptait 18 membres du clergé chinois, y compris le vicaire apostolique, et 20 religieuses chinoises.<br /><br />D’après les statistiques de 1927, le nouveau vicariat apostolique de Xuanhuafu semblait déjà organisé en quatre décanats, avec 13 paroisses disposant de prêtres résidents.<br /><br />En 1927, le délégué apostolique en Chine, Celso Costantini, fonda précisément à Xuanhua la première congrégation religieuse entièrement composée de prêtres du clergé chinois, la Congrégation des Disciples du Seigneur . Le siège de la congrégation fut établi dans le village de Penyao, à l’extérieur de la porte nord de Xuanhua.<br /><br />Le 11 avril 1946, le vicariat apostolique de Xuanhua fut élevé au rang de diocèse de Xuanhuafu.<br /><br />Selon les statistiques rapportées par Zhao Qingyuan dans sa « Chronologie de la subdivision des diocèses catholiques en Chine et de la succession de leurs évêques », en 1940, le diocèse comptait 258 églises et chapelles, 43 prêtres chinois et 36 027 catholiques.<br /><br />2. Les Évêques du diocèse<br /><br />Le premier Évêque de Xuanhua fut Philippe Zhao Huaiyi , également connu sous le nom de Bingyi. Il naquit le 4 octobre 1880 dans le village de Zhengfusi, à Changxindian, dans la banlieue ouest de Pékin. Deux de ses frères étaient également prêtres.<br />Le 7 novembre 1893, il entra au petit séminaire de l’église de Beitang à Pékin. Il fut ordonné prêtre le 27 février 1904. Il enseigna ensuite pendant quatre ans au séminaire préparatoire de Pékin, exerça une activité missionnaire à Xuanhua pendant deux ans et demi, puis fut curé de Xin'an, dans le territoire de Jingzhao, pendant dix ans, et directeur du collège Yuying de Pékin pendant quatre ans.<br /><br />Le 8 janvier 1923, il devint secrétaire de langue chinoise du premier délégué apostolique en Chine, l’Archevêque Celso Costantini.<br /><br />Immédiatement après la création du Vicariat Apostolique de Xuanhua , Zhao Huaiyi fut nommé, le 13 mai, par le pape Pie XI premier Vicaire Apostolique, avec le titre d’Évêque de Vaga. Le 28 octobre 1926, dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, il fut consacré Évêque par le pape Pie XI, faisant partie du groupe des six premiers clercs chinois venus à Rome pour être consacrés Évêques, recevant la succession apostolique des mains de l’Évêque de Rome, le Successeur de l’Apôtre Pierre.<br />Philippe Zhao mourut à Xuanhua moins d’un an plus tard, le 14 octobre 1927, à l’âge de 47 ans.<br />Après la mort prématurée de Philippe Zhao, le 28 mars 1928, le prêtre Pierre Cheng Youyou fut nommé Vicaire Apostolique de Xuanhua. Il est décédé le 25 août 1935.<br /><br />Le 7 juillet 1936, le prêtre Joseph Zhang Runbo est devenu Vicaire Apostolique de Xuanhua ; il a démissionné le 20 novembre 1947 pour raisons de santé.<br /><br />Le 8 janvier 1948, le prêtre Pierre Wang Muduo fut nommé Évêque du diocèse de Xuanhua. Arrêté, il fut envoyé dans des camps de travail.<br /><br />3. Développement du diocèse<br /><br />Le diocèse de Xuanhua est issu du doyenné de Xuanhua du Vicariat Apostolique de Pékin. Après 24 ans de développement, le nombre de fidèles a atteint environ 36 000. À la fin de cette période, le clergé comptait 53 membres chinois, dont 1 évêque ; on comptait également 43 religieuses chinoises.<br /><br />Les statistiques relatives à la croissance du diocèse au cours de cette période, enregistrées année par année, sont présentées dans le tableau ci-dessous.<br /><br />Tableau des statistiques pastorales du diocèse de Xuanhua, 1926–1950<br /><br /><div ><table ><thead><tr><th rowspan="2" >Periodo/Anno</th><th rowspan="2" >Vescovi</th><th colspan="2" >Sacerdoti</th><th colspan="2" >Religiose</th><th rowspan="2" >Popolazione<br></th><th rowspan="2" >Fedeli cattolici</th></tr><tr><th >Stranieri</th><th >Cinesi</th><th >Straniere</th><th >Cinesi</th></tr></thead><tbody><tr><td >1926-1927</td><td >1</td><td ></td><td >17</td><td ></td><td >20</td><td >1.7</td><td >27644</td></tr><tr><td >1927-1928</td><td >1</td><td >17</td><td >31</td><td ></td><td >31</td><td >1.6</td><td >27431</td></tr><tr><td >1928-1929</td><td >1</td><td >14</td><td >30</td><td ></td><td >26</td><td >1.6</td><td >27644</td></tr><tr><td >1929-1930</td><td >1</td><td >2</td><td >22</td><td ></td><td >28</td><td >1.6</td><td >28644</td></tr><tr><td >1930-1931</td><td >1</td><td >3</td><td >23</td><td ></td><td >29</td><td >1.6</td><td >28649</td></tr><tr><td >1933</td><td >1</td><td >5</td><td >26</td><td ></td><td >29</td><td >1.6</td><td >30120</td></tr><tr><td >1934</td><td >1</td><td >2</td><td >24</td><td ></td><td >34</td><td >1.6</td><td >31561</td></tr><tr><td >1935</td><td >1</td><td >3</td><td >44</td><td ></td><td >30</td><td >1.7</td><td >32215</td></tr><tr><td >1936</td><td >1</td><td >2</td><td >36</td><td ></td><td >25</td><td >1.7</td><td >33056</td></tr><tr><td >1937</td><td >1</td><td >2</td><td >41</td><td ></td><td >34</td><td >1.7</td><td >34199</td></tr><tr><td >1938</td><td >1</td><td >2</td><td >41</td><td ></td><td >34</td><td >1.7</td><td >34109</td></tr><tr><td >1939</td><td >1</td><td >2</td><td >47</td><td ></td><td >30</td><td >1.7</td><td >34232</td></tr><tr><td >1940</td><td >1</td><td >2</td><td >52</td><td ></td><td >33</td><td >1.7</td><td >35241</td></tr><tr><td >1941</td><td >1</td><td >2</td><td >51</td><td ></td><td >33</td><td >1.7</td><td >36027</td></tr><tr><td >1942</td><td >1</td><td >3</td><td >54</td><td ></td><td >34</td><td >1.7</td><td >36723</td></tr><tr><td >1943</td><td >1</td><td >2</td><td >52</td><td ></td><td >43</td><td >1.7</td><td >36902</td></tr><tr><td >1947</td><td >1</td><td >2</td><td >52</td><td ></td><td >43</td><td >1.7</td><td >36902</td></tr><tr><td >1948</td><td >1</td><td >2</td><td >52</td><td ></td><td >43</td><td >1.7</td><td >36900</td></tr><tr><td >1949</td><td >1</td><td >2</td><td >52</td><td ></td><td >43</td><td >1.7</td><td >36900</td></tr><tr><td >1950</td><td >1</td><td ></td><td >52</td><td ></td><td >43</td><td >1.7</td><td >36000</td></tr></tbody></table></div><br /><br />Source: Les missions de Chine et du Japon, Les missions de Chine, Annuaire des Missions Catholiques de Chine.<br /><br />Mon, 12 Oct 2026 14:51:20 +0200De Sonsón-Rionegro à Mitú : « Nous sommes partis en pensant apporter quelque chose. Nous sommes revenus en nous rendant compte que nous avions beaucoup reçu »https://www.fides.org/fr/news/78274-De_Sonson_Rionegro_a_Mitu_Nous_sommes_partis_en_pensant_apporter_quelque_chose_Nous_sommes_revenus_en_nous_rendant_compte_que_nous_avions_beaucoup_recuhttps://www.fides.org/fr/news/78274-De_Sonson_Rionegro_a_Mitu_Nous_sommes_partis_en_pensant_apporter_quelque_chose_Nous_sommes_revenus_en_nous_rendant_compte_que_nous_avions_beaucoup_recupar Laura Gómez Ruiz<br /><br />Sonsón – Pour rejoindre certaines communautés du vicariat apostolique de Mitú, en Amazonie colombienne, il faut naviguer sur les fleuves, traverser la forêt et parcourir de longues distances dans un territoire où les voies de communication sont rares.<br />Dans le département du Vaupés, l’une des régions les plus vastes et les plus complexes de Colombie, vivent de nombreux peuples autochtones qui conservent leurs langues, leurs traditions et leurs modes d’organisation. Dans ce contexte, les distances conditionnent également l’accompagnement pastoral des communautés. La présence, l’écoute et le partage de la vie quotidienne revêtent ainsi une signification particulière en tant que formes d’évangélisation. C’est dans cette réalité que, en juin dernier, 54 missionnaires du diocèse de Sonsón-Rionegro ont vécu une expérience de mission partagée avec une communauté sœur.<br />Ils ne sont pas partis uniquement pour proposer des activités pastorales. « Nous aurions pu penser que nous allions mener une mission. Au fil des jours, nous avons compris qu’en réalité, nous étions là pour vivre une rencontre », raconte à Fides le père Renzo Baltazar Martínez Ramírez, délégué épiscopal pour la pastorale missionnaire et directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires du diocèse de Sonsón-Rionegro, en Antioquia, en Colombie.<br /><br />Le diocèse de Sonsón-Rionegro a été le premier de sa province ecclésiastique à mener une mission en présentiel dans le Vicariat Apostolique de Mitú, dans le cadre du jumelage entre les deux Églises. Cinquante-quatre missionnaires – prêtres, religieuses et laïcs – ont pris part à cette première expérience ; ils ont été envoyés dans les communautés relevant des paroisses de la cathédrale de Marie Immaculée, de Notre-Dame de Fatima, de saint Paul l’Apôtre et de la quasi-paroisse de Sainte Laura Montoya. Au cours de ces journées, ils ont rendu visite à des familles, rencontré des enfants et des jeunes, accompagné des personnes malades, célébré des liturgies, proposé des moments de catéchèse et animé des moments d’écoute communautaire.<br />L’objectif était de commencer à donner une forme concrète à une relation entre des Églises désireuses de se connaître, de partager leurs expériences et d’assumer ensemble la responsabilité de la mission.<br />Le fruit de ces journées ne se mesure pas uniquement à l’aune des activités menées. Pour le père Renzo, « lorsqu’on envisage de partir en mission, on court le risque de se demander avant tout ce que l’on va apporter. En revanche, lorsqu’on comprend qu’on va à la rencontre d’une communauté sœur, la première question change : que venons-nous recevoir ? ».<br /><br />La mission comme échange de dons<br /><br />Mitú se trouve dans une région amazonienne caractérisée par une grande diversité culturelle et par les difficultés liées aux distances et à la configuration du territoire. La présence de la communauté ecclésiale dans cette région s’appuie sur plus d’un siècle d’histoire missionnaire et s’est développée en étroite collaboration avec les communautés autochtones.<br />Le jumelage entre Églises particulières vise précisément à faire en sorte que cette relation ne se limite pas à des interventions ponctuelles, mais devienne un chemin de connaissance mutuelle, de collaboration et de coresponsabilité missionnaire.<br />Pour ceux qui sont venus d’Antioquia, cette réalité a soulevé une question qui est devenue l’une des clés de lecture de cette expérience : « Qui évangélise qui ? ». « Nous pouvons arriver dans une communauté en pensant que c’est nous qui apportons l’Évangile. Mais l’Évangile est arrivé avant nous. Dieu était déjà là », affirme le prêtre. Il ne s’agit pas d’une question rhétorique. Cela signifie reconnaître, explique-t-il, que le missionnaire lui-même a besoin de se laisser évangéliser : « Il doit se laisser surprendre. Il doit reconnaître qu’il existe des façons de vivre la foi capables de l’interpeller ».<br />La rencontre a ainsi permis d’aller au-delà d’une vision de la coopération missionnaire comprise uniquement comme une aide. Une Église « peut avoir besoin de missionnaires et, en même temps, être elle-même maîtresse de mission. Elle peut recevoir de l’aide et offrir de l’espoir. Elle peut demander des ressources et offrir son propre témoignage », observe le père Renzo.<br />À côté de la question « Que pouvons-nous faire pour Mitú ? », une autre a donc émergé : « Que peut nous apprendre Mitú ? ». Pour le prêtre, c’est lorsque ces deux questions se rencontrent que la coopération commence à se transformer en communion.<br /><br />Écouter avant de parler<br /><br />L’une des premières leçons de la mission a été d’apprendre à écouter : l’histoire des communautés, ceux qui assurent le service pastoral dans le vicariat – prêtres, religieux, agents pastoraux et responsables –, mais aussi les peuples autochtones. « Écouter ne signifie pas simplement recueillir des informations. Cela signifie reconnaître que Dieu peut nous parler à travers l’autre », explique-t-il.<br />Parmi les souvenirs les plus marquants des missionnaires figure la rencontre dans la « Maloca », cette grande maison qui, selon le peuple autochtone et ses traditions, peut être un lieu de rassemblement communautaire, de célébration et de transmission du savoir. Partager un repas dans cet espace a permis aux visiteurs de découvrir la valeur de la table en tant que lieu de rencontre et de communauté et, à partir de leur propre expérience chrétienne, de la mettre en relation avec la « table eucharistique ».<br />Dans ce contexte, le terme « eucharistiser » a pris une signification particulière : c’est ainsi que le père Renzo exprime l’appel à traduire dans la vie quotidienne ce qui est célébré dans l’Eucharistie, à savoir faire de sa propre existence un don pour les autres. « L’Eucharistie nous rassemble, mais elle nous met aussi en chemin. Elle fait de nous une seule chose pour nous envoyer vers les autres », explique le prêtre. La devise choisie pour la mission, « Avec Jésus, ramer ensemble vers la vie en abondance », exprime précisément cette idée. Ramer exige de la coordination, de la patience, de l’engagement et une direction commune. « Nous ne ramons pas simplement parce que nous avons un projet pastoral. Nous ramons parce qu’Il nous rassemble et nous envoie », affirme-t-il.<br /><br />L'expérience en Amazonie et la dimension « ordinaire » de la mission<br /><br />La mission ne s’est pas achevée avec le retour en Antioquia. Cette expérience a amené les missionnaires à porter un regard neuf sur leur propre Église locale. « Après avoir observé les distances à Mitú, nous avons dû nous pencher sur les nôtres », reconnaît le père Renzo. Qui sont ceux qui sont proches et qu’ils n’ont pas encore rencontrés ? Qui vit en périphérie des paroisses ? Quelles sont les personnes physiquement proches, mais pastoralement éloignées ? « Celui qui s’aventure loin apprend à porter un regard différent sur ce qui est proche », affirme-t-il.<br />Pour le prêtre, le défi consiste désormais à faire en sorte que les questions nées au cours de la mission ne restent pas confinées à la réflexion personnelle, mais contribuent à repenser la manière dont le diocèse vit sa mission évangélisatrice.<br />Cette expérience a revêtu une signification particulière pour le diocèse de Sonsón-Rionegro, qui a choisi, pour la période 2026-2030, une perspective pastorale axée sur une Église synodale, fondée sur la communion, la participation et la mission. La rencontre avec Mitú a permis de cheminer aux côtés d’une autre Église, de l’écouter, de partager ses propres dons et de reconnaître également ce qu’elle peut offrir. C’est pourquoi, comme le fait remarquer le père Renzo, « revenir ne signifie pas en finir. Le défi consiste à faire en sorte que la mission ne se réduise pas à un souvenir, mais devienne un processus capable de porter ses fruits » au sein de la communauté qui a envoyé les missionnaires.<br /><br />Un parcours qui se poursuit<br /><br />L’expérience de Mitú s’inscrit dans un parcours plus large de coopération missionnaire entre les Églises particulières de Colombie. Pour Sonsón-Rionegro, la prochaine étape sera le Congrès du centenaire du DOMUND, que le diocèse célébrera du 16 au 18 octobre 2026 à La Ceja del Tambo, sur le thème « Un en Christ, unis dans la mission ».<br />Après l’expérience de Mitú, ces mots prennent une signification concrète pour les missionnaires. L’unité entre les Églises ne se construit pas seulement à travers des documents ou des projets, mais en cheminant ensemble, en s’écoutant et en reconnaissant que chaque Église a quelque chose à recevoir et quelque chose à offrir. « Nous sommes partis en pensant apporter quelque chose. Nous sommes revenus en découvrant que nous avions beaucoup reçu », conclut le père Renzo.<br /><br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/it/attachments/view/file/Deplian.jpeg">Brochure du colloque organisé à l'occasion du centenaire du DOMUND</a>Mon, 12 Oct 2026 14:43:22 +0200AFRIQUE/SOUDAN - Darfour : la guerre aggrave la crise humanitaire et sanitairehttps://www.fides.org/fr/news/78275-AFRIQUE_SOUDAN_Darfour_la_guerre_aggrave_la_crise_humanitaire_et_sanitairehttps://www.fides.org/fr/news/78275-AFRIQUE_SOUDAN_Darfour_la_guerre_aggrave_la_crise_humanitaire_et_sanitaireEl Fasher - Le Darfour reste l’un des principaux épicentres de la guerre qui, depuis 2023, ravage le Soudan, opposant les Forces armées soudanaises aux Forces de soutien rapide . Plus de trois ans après le début des hostilités, la situation humanitaire et sanitaire ne cesse de se détériorer. La population civile est exposée à la violence, aux déplacements massifs, à la famine et aux maladies.<br />Les RSF contrôlent une grande partie du Darfour. La prise d’El Fasher, chef-lieu du Darfour-Nord, s’est accompagnée de graves violences contre la population civile . Les Nations Unies ont dénoncé des massacres et des violences sexuelles, en particulier à l’encontre de certaines communautés non arabes.<br />La guerre a fait au total des dizaines de milliers de morts et contraint plus de 13 millions de personnes à quitter leur foyer dans tout le Soudan. Dans plusieurs régions du Darfour et du Kordofan, le risque de famine persiste. La situation est encore aggravée par les réseaux de soutien extérieurs aux deux factions, qui continuent d’alimenter les opérations militaires.<br />Face à l'aggravation de la situation d'urgence, l'Organisation mondiale de la santé a demandé une augmentation urgente des ressources allouées à l'aide sanitaire et humanitaire. L'organisation souligne également la nécessité de garantir un accès humanitaire sûr, continu et sans entraves, indispensable pour permettre aux intervenants d'atteindre les communautés les plus vulnérables et d'étendre leurs interventions. Les besoins du Darfour dépassent désormais largement les ressources disponibles. La situation est particulièrement grave à Tawila, où plus de 700 000 personnes déplacées sont confrontées à de graves pénuries en matière de services de santé et de nutrition, ainsi qu’en matière d’approvisionnement alimentaire, d’eau, d’assainissement et de protection. Tawila est l’une des manifestations les plus dramatiques d’une situation d’urgence qui touche l’ensemble du Darfour. L’insécurité persistante, les nouveaux déplacements forcés, l’insuffisance des infrastructures essentielles et les flambées récurrentes de maladies mettent en danger des millions de personnes.<br />Selon l’Organisation internationale pour les migrations , environ 65 % des 8,6 millions de personnes déplacées à l’intérieur du Soudan se concentrent au Darfour.<br />À la guerre s'ajoutent les effets des conditions climatiques difficiles. Le manque de précipitations enregistré en 2026 a gravement endommagé les récoltes, notamment dans le Darfour du Nord et de l'Ouest. La réduction des ressources en eau qui en a résulté a entraîné une hausse du coût de l'eau et contraint de nombreuses communautés à parcourir des distances de plus en plus longues pour s'en procurer. Une situation qui risque d’aggraver encore davantage l’insécurité alimentaire et hydrique et de perdurer jusqu’en 2027.<br />Dans les camps de déplacés du Darfour du Sud, où l’aide est particulièrement limitée, des foyers de maladies, notamment de diarrhée et de paludisme, ont également été signalés. L'accès insuffisant à l'eau potable, aux services d'assainissement et aux soins médicaux accroît le risque d'une nouvelle urgence sanitaire.<br />Le Darfour s'étend sur une grande partie de la frontière occidentale du Soudan et est devenu le principal théâtre de la guerre entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide . Pour des millions de civils, la guerre ne représente plus seulement une menace immédiate pour leur sécurité, mais une épreuve prolongée pour leurs conditions de survie fondamentales.<br /> <br />Mon, 12 Oct 2026 14:38:16 +0200L'Égypte, le Soudan, l'Érythrée et la Somalie se réunissent pour discuter des tensions et des questions en suspens dans la Corne de l'Afriquehttps://www.fides.org/fr/news/78271-L_Egypte_le_Soudan_l_Erythree_et_la_Somalie_se_reunissent_pour_discuter_des_tensions_et_des_questions_en_suspens_dans_la_Corne_de_l_Afriquehttps://www.fides.org/fr/news/78271-L_Egypte_le_Soudan_l_Erythree_et_la_Somalie_se_reunissent_pour_discuter_des_tensions_et_des_questions_en_suspens_dans_la_Corne_de_l_AfriqueEl Alamein - Alors que les tensions géopolitiques et les conflits internes secouent la Corne de l’Afrique, les présidents de l’Égypte, de la Somalie et de l’Érythrée, ainsi que le chef du Conseil de transition du Soudan, se sont réunis dimanche 4 octobre à El Alamein pour discuter des principaux problèmes qui affligent la région. La rencontre : Au cours de cette rencontre, certaines des positions adoptées par les quatre pays ont été réaffirmées, tant en ce qui concerne la situation interne de certains d’entre eux que la situation au niveau régional.<br /><br />À l’issue de la réunion, un bref communiqué a été publié, réaffirmant les principes suivants à respecter pour apaiser les tensions et prévenir de nouveaux conflits : le respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale telles que définies par le droit international ; le respect de l’intégrité territoriale du Soudan et le soutien aux institutions de ce pays ; le respect de l’intégrité territoriale de la Somalie et le soutien à sa lutte contre le terrorisme ; le respect de la liberté de navigation en mer Rouge ; la coopération en matière d’exploitation des eaux fluviales, à commencer par celles du Nil.<br /><br />La déclaration finale fait état des positions des quatre pays participants sur des questions qui ne figuraient pas explicitement à l’ordre du jour. Par exemple, celles liées à l’activisme politique de l’Éthiopie au niveau régional ou au rôle que le Somaliland – État autoproclamé dans la partie nord de la Somalie – tente de se forger.<br />La question éthiopienne figure sans aucun doute en tête des préoccupations des quatre présidents présents au sommet. Entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan, il y a la question du fonctionnement du Gerd, ce barrage sur le Nil dont la construction s’est achevée en 2015 et que Le Caire accuse de réduire l’exploitation égyptienne du Nil. Dans un pays où la majeure partie de la population est concentrée le long des rives du fleuve, la question de l’accès à l’eau est pour l’Égypte l’un des enjeux régionaux les plus importants.<br />Pour le Soudan, la déclaration finale du sommet représente un soutien politique au niveau régional, notamment pour le Conseil de transition qui, dans le contexte de la guerre civile, est dirigé par les forces armées soudanaises. Dans ce contexte, le Conseil de transition soudanais a accusé le gouvernement éthiopien de soutenir l’organisation paramilitaire des Forces de soutien rapide, accusation rejetée par Addis-Abeba. Enfin, pour l’Érythrée, la question concerne la récente flambée du conflit dans le Tigré. Les deux pays s’affrontent actuellement, l’Érythrée étant alliée aux milices tigréennes et à d’autres groupes locaux.<br />Pour la Somalie, le soutien obtenu lors du sommet sert à réaffirmer que tout effort de sécession de la part de la région du Somaliland ne sera pas soutenu par les pays de la région. Dans ce cas également, c’est toutefois la position de l’Éthiopie qui suscite des inquiétudes. Addis-Abeba cherche depuis des années à obtenir un accès à la mer Rouge et au golfe d’Aden, qui était jusqu’à présent garanti par Djibouti. Pour l’Éthiopie, la possibilité d’accéder au port de Berbera, l’infrastructure retenue pour l’accès au golfe d’Aden, représente une opportunité de diversifier ses voies d’accès et de disposer d’une alternative à l’accès via Djibouti.<br />Cet intérêt pour l’infrastructure située au Somaliland rend les relations entre l’Éthiopie et la Somalie assez tendues, car il est perçu comme un soutien direct aux revendications sécessionnistes du Somaliland.<br />Le sommet a réaffirmé certains points de convergence entre les intérêts des quatre États, mais il ne peut pour l’instant être considéré comme l’embryon d’une alliance. Une telle éventualité ne pourrait prendre forme qu’à la suite d’une aggravation générale potentielle et redoutable de la situation sécuritaire dans la région, avec la fusion éventuelle des conflits qui tourmentent déjà et déstabilisent l’ensemble de la région. Sun, 11 Oct 2026 03:01:25 +0200ASIE/KAZAKHSTAN - Le nouvel Évêque de Karaganda : « La mission, c’est d’aller à la rencontre de ceux qui n’ont pas connu le Christ ou qui ont vu leur foi s’affaiblir »https://www.fides.org/fr/news/78265-ASIE_KAZAKHSTAN_Le_nouvel_Eveque_de_Karaganda_La_mission_c_est_d_aller_a_la_rencontre_de_ceux_qui_n_ont_pas_connu_le_Christ_ou_qui_ont_vu_leur_foi_s_affaiblirhttps://www.fides.org/fr/news/78265-ASIE_KAZAKHSTAN_Le_nouvel_Eveque_de_Karaganda_La_mission_c_est_d_aller_a_la_rencontre_de_ceux_qui_n_ont_pas_connu_le_Christ_ou_qui_ont_vu_leur_foi_s_affaiblirpar Paolo Affatato<br /><br />Karaganda – « La mission ne consiste pas à organiser un nombre toujours plus grand d’événements. Parfois, la mission se manifeste ainsi : un prêtre parcourt de nombreux kilomètres pour célébrer la Sainte Messe, pour parler aux gens, pour les écouter et simplement pour être avec eux. Et la missio ad gentes signifie avant tout aller à la rencontre de ceux qui n’ont pas encore rencontré le Christ, de ceux qui ne savent rien de Lui ou, peut-être, de ceux qui ont vu leur foi se refroidir ou s’estomper avec le temps ». C’est ce qu’affirme Piotr Pytlovany dans une interview accordée à l’Agence Fides. Il sera ordonné Évêque du diocèse de Karaganda le 10 octobre, dans la cathédrale Notre-Dame de Fatima, Mère de tous les peuples, située dans cette ville kazakhe.<br />Établie en tant qu’administration apostolique en 1991, puis élevée au rang de diocèse en 1999 par le pape Jean-Paul II, le diocèse de Karaganda englobe les régions de l’est du Kazakhstan, s’étendant sur une superficie d’environ 711 000 kilomètres carrés . La communauté catholique compte environ 8 500 fidèles, guidés par une vingtaine de prêtres et une trentaine de religieuses qui animent une vingtaine de paroisses.<br />Originaire de Pologne, Piotr Pytlovany, ordonné prêtre en 1994, s'est installé au Kazakhstan dès 1995 en tant que prêtre fidei donum. Il y a dirigé plusieurs paroisses et a été recteur du Grand Séminaire interdiocésain de Karaganda entre 2011 et 2018. Avant sa nomination comme évêque, il était curé de la cathédrale d’Astana et porte-parole officiel de la Conférence épiscopale d’Asie centrale. À la veille de son ordination, l’Agence Fides lui a posé quelques questions :<br /><br />Comment avez-vous accueilli l'appel à diriger le diocèse de Karaganda et que souhaiteriez-vous perpétuer du ministère de votre prédécesseur ? En quoi vos années de service missionnaire au Kazakhstan influenceront-elles votre style de direction ?<br /><br />Je considère l’appel au ministère épiscopal avant tout comme un appel de Dieu et une nouvelle responsabilité envers l’Église. Il ne s’agit pas d’un honneur ou d’une fonction : cela concerne les personnes, les communautés et l’avenir de l’Église qui m’a été confiée.<br />Je vis et exerce mon ministère au Kazakhstan depuis plus de trente ans ; ce pays est donc devenu ma patrie. J’ai eu l’occasion de découvrir l’Église non seulement dans les grandes villes, mais aussi dans les petites communautés rurales, souvent très éloignées les unes des autres. Grâce à cette expérience, j’ai compris une chose simple : l’Église sur terre ne repose pas sur des structures, mais sur la foi de personnes concrètes.<br />Je souhaite poursuivre tout ce qui a été accompli de bon et de fécond par mes prédécesseurs : la prise en charge des petites communautés, la formation des prêtres et des laïcs, l’attention portée aux vocations, aux familles, aux jeunes, aux malades et à ceux qui souffrent. Il est également important pour moi que l’Église soit présente aux côtés des personnes dans la vie publique. C’est pourquoi la collaboration avec les autorités civiles sur des questions qui contribuent au bien commun, ainsi que le développement d’initiatives sociales conjointes avec des représentants d’autres communautés chrétiennes et d’autres religions, font partie de mes priorités.<br />Dans le même temps, je souhaiterais que nous devenions de plus en plus une Église qui va à la rencontre des gens, au lieu de se contenter d’attendre qu’ils viennent à l’église. Pour moi, c’est la suite naturelle du chemin que j’ai moi-même cherché à suivre toutes ces années.<br /><br />Comment préserver l'unité au sein d'une communauté catholique composée de fidèles d'origines culturelles et linguistiques diverses ?<br /><br />Je crois que la diversité n’est pas un problème pour l’Église au Kazakhstan, mais un don. L’histoire de ce pays a réuni des personnes de nationalités, de langues et de cultures différentes. Cette riche diversité fait partie de notre réalité et, en même temps, démontre que l’Église catholique est véritablement universelle.<br />La langue, les traditions et l’histoire de chaque communauté doivent, bien sûr, être respectées. Cependant, il est important que les gens aient le sentiment que nous ne sommes pas des groupes distincts de Polonais, d’Allemands, d’Ukrainiens, de Russes ou de Kazakhs ; nous formons une seule Église, unie autour de Jésus-Christ. L’origine nationale ne doit pas devenir un obstacle entre nous.<br />Il me semble qu’ici, au Kazakhstan, on peut comprendre avec une clarté particulière la signification du mot « catholique » : universel. L’Église catholique n’appartient pas à une seule nation. Il y a en elle une place pour chaque personne. En même temps, il n’est pas nécessaire d’abandonner ses racines culturelles ; au contraire, celles-ci peuvent enrichir l’ensemble de la communauté.<br />Je souhaite que mon ministère contribue à l’unité : entre prêtres, personnes consacrées et fidèles laïcs, ainsi qu’entre les générations et les peuples.<br /><br />Que signifie aujourd’hui la « missio ad gentes » dans un diocèse aussi vaste que celui de Karaganda, où les catholiques ne constituent qu’une petite minorité ?<br /><br />Pour moi, la « missio ad gentes » signifie avant tout aller à la rencontre de la personne : de ceux qui n’ont pas encore rencontré le Christ, de ceux qui ne savent rien de Lui ou, peut-être, de ceux qui ont vu leur foi se refroidir ou s’estomper avec le temps.<br />Dans notre vaste diocèse de Karaganda, cela signifie également être prêt à être présent là où il y a très peu de catholiques, parfois seulement une poignée de croyants. D’un point de vue purement humain, on pourrait se demander : vaut-il la peine de maintenir une présence pour eux ? Dans la perspective de l’Évangile, la réponse est évidente : oui, car chaque personne est infiniment précieuse aux yeux de Dieu. S’il y a, en un lieu donné, ne serait-ce qu’un seul croyant qui ait besoin de la présence de l’Église, cela suffit déjà.<br />La mission ne consiste pas à organiser un nombre toujours plus grand d’événements. Parfois, la mission se manifeste ainsi : un prêtre parcourt de nombreux kilomètres pour célébrer la Sainte Messe, pour parler aux gens, pour les écouter et simplement pour être avec eux.<br />Aujourd’hui, la missio ad gentes signifie également la présence de l’Église dans la culture, dans l’éducation, dans l’action sociale et auprès des jeunes. Nous devons être présents là où les gens vivent.<br /><br />Dans une société post-soviétique et fortement sécularisée, quels sont les moyens les plus efficaces pour annoncer l'Évangile à ceux qui ne l'ont jamais entendu ou qui l'ont oublié ?<br /><br />Je crois que ce qui compte avant tout, c’est le témoignage de notre vie. Les gens ne s’intéressent peut-être pas à nos arguments religieux, mais ils sont très sensibles à la sincérité. C’est pourquoi nous ne pouvons pas annoncer l’Évangile uniquement par des mots.<br />Les gens doivent voir que la foi en Christ transforme véritablement une personne : la manière dont elle regarde les autres, tisse des liens, vit au sein de sa famille et fait face à la souffrance.<br />Il faut aussi de la patience. L’histoire du XXe siècle a laissé chez beaucoup de gens une certaine distance vis-à-vis des institutions religieuses. Un simple sermon ne changera pas les choses : il faut du temps, des relations authentiques et de la confiance.<br />C’est pourquoi les petites communautés, le dialogue personnel, la catéchèse des adultes et la pastorale des familles et des jeunes sont si importants. Et surtout, la rencontre personnelle.<br />Parfois, l’évangélisation commence par une question très simple : « Comment puis-je t’aider ? ». Ce n’est qu’ensuite que la personne pourrait demander : « Pourquoi fais-tu cela ? ». C’est alors que se présente l’occasion de lui parler du Christ.<br /><br />De nombreuses paroisses historiques du Kazakhstan sont nées de la foi de déportés polonais, allemands et ukrainiens. Comment la pastorale évolue-t-elle, passant d’une Église qui « préserve la mémoire » à une Église qui s’ouvre au monde ?<br /><br />La mémoire est très importante pour nous. Nous ne devons pas oublier ceux qui ont conservé leur foi dans des circonstances extrêmement difficiles et l’ont transmise aux générations suivantes. Grâce à eux, l’Église a réussi à survivre à des moments très difficiles. Leur témoignage fait partie de notre patrimoine.<br />L’Église de Karaganda est, à bien des égards, née de la souffrance, de la fidélité et du courage de ces personnes.<br />Mais la mémoire ne doit pas nous enfermer dans le passé. Nous devons regarder vers l’avenir et nous demander : à qui sommes-nous appelés à transmettre la foi aujourd’hui ? Aux jeunes du Kazakhstan, aux familles, aux citadins et à ceux qui n’ont aucune racine chrétienne.<br />C’est pourquoi je voudrais voir une Église qui préserve la mémoire tout en se tournant vers l’avenir. L’héritage des déportés ne doit pas rester seulement un souvenir du passé. Il peut et doit devenir une source d’inspiration pour une nouvelle évangélisation.<br />Leur exemple montre que, même dans les circonstances les plus difficiles, la foi peut être préservée. Il nous appartient désormais de transmettre ce don.<br /><br />Au Kazakhstan, la présence de l'Église catholique est étroitement liée à l'action sociale. Comment l'œuvre caritative peut-elle devenir une forme d'évangélisation et de dialogue avec ceux qui ne partagent pas la foi catholique ?<br /><br />La charité et les œuvres de miséricorde en général constituent un langage compréhensible par tous. Lorsque nous aidons un malade, une personne qui lutte contre une dépendance, un enfant ou quelqu’un en difficulté, nous ne nous demandons pas d’abord quelle est sa nationalité ou en quoi il croit. Nous voyons simplement la personne. C’est là un témoignage très important de l’Évangile.<br />L’amour chrétien ne peut s’arrêter aux frontières de l’Église. Le souci de la personne humaine doit être inconditionnel.<br />L’action sociale crée elle aussi un espace de rencontre. Nous pouvons travailler ensemble pour aider une personne même lorsque nos convictions religieuses divergent. À travers ce service partagé, des relations humaines et la confiance s’épanouissent, et un dialogue authentique se construit sur cette confiance.<br />C’est pourquoi, parfois, une bonne action concrète accomplie ensemble peut en dire plus sur le christianisme, et l’exprimer plus clairement, que des discussions philosophiques ou des propos abstraits sur la religion.<br /><br />Quels sont les problèmes sociaux les plus urgents auxquels le diocèse de Karaganda est confronté aujourd’hui, et comment l’Église s’efforce-t-elle d’y apporter des réponses concrètes ?<br /><br />L’un des défis les plus graves concerne la situation des familles, en particulier celles qui traversent une crise, vivent dans la pauvreté ou perdent leurs liens familiaux. Parmi les autres problèmes graves, je voudrais mentionner les dépendances, la solitude et les difficultés rencontrées par les personnes âgées.<br />La situation des jeunes me tient également à cœur, surtout dans les petites localités et les zones rurales, où ils ne voient pas toujours d’avenir pour eux-mêmes.<br />L’Église, bien sûr, ne peut pas résoudre tous les problèmes sociaux, et ce n’est d’ailleurs pas sa mission. Mais elle peut être présente : en aidant, en créant des espaces de rencontre, en accomplissant des œuvres de miséricorde et en coopérant à cela avec toutes les personnes de bonne volonté.<br />Pour nous, un élément est fondamental : la dignité de chaque personne. Nous n’aidons pas une personne parce qu’elle est catholique. Nous l’aidons parce qu’elle est un être humain. Je crois que cela doit être le fondement de toute l’action sociale de l’Église.<br />De nombreux jeunes quittent les zones rurales, voire le pays, à la recherche d’un avenir meilleur. Comment l’Église peut-elle soutenir le développement des jeunes générations et leur donner des raisons d’espérer et de rester ?<br />Un jeune n’a pas seulement besoin d’un emploi et de perspectives économiques. Il a aussi besoin de sentir que sa vie a un sens, de se sentir utile et de pouvoir aider les autres.<br />L’Église peut être un lieu où les jeunes découvrent leurs capacités, apprennent à assumer des responsabilités et discernent leur vocation. Ils ont besoin de formation, mais aussi d’espaces où ils puissent assumer des responsabilités, développer leurs propres initiatives et apprendre à servir les autres.<br />On ne peut pas se contenter de dire à un jeune : « Reste ici ». Mieux vaut lui demander : « Que pouvons-nous faire pour que tu puisses vivre ici dans la dignité, grandir, réaliser ton potentiel et découvrir ta vocation ? ».<br />Bien sûr, l’Église ne peut se substituer aux politiques économiques ou gouvernementales. Mais elle peut aider un jeune à reconnaître la valeur de sa vie et à trouver l’espoir, afin que l’avenir soit perçu comme quelque chose de plus qu’une carrière ou une réussite matérielle. L’espoir chrétien ne dépend pas des circonstances, car sa source, c’est le Christ.<br /><br />Comment se développe une « culture de la rencontre » dans une société où cohabitent catholiques, musulmans et chrétiens orthodoxes ? Les initiatives sociales constituent-elles un « laboratoire » de dialogue interreligieux au Kazakhstan ?<br /><br />Je crois que l'engagement social peut effectivement constituer un lieu de rencontre très important. Lorsque nous collaborons pour aider ceux qui sont en difficulté, nos différences ne disparaissent pas, mais elles cessent d'être un obstacle à l'accomplissement du bien.<br />Le dialogue interreligieux ne devrait pas se limiter aux conférences officielles ; il doit également faire partie de la vie quotidienne : prendre soin ensemble des pauvres, des familles, des enfants, des personnes âgées et de ceux qui se sont retrouvés en marge de la société.<br />Le Kazakhstan est un lieu particulier à cet égard. Ici, des personnes de religions et de cultures différentes cohabitent, et nous avons l’occasion de nous rencontrer au quotidien et de tisser des liens humains.<br />Ainsi, les initiatives sociales peuvent constituer une sorte de « laboratoire » pour le dialogue. Grâce à elles, nous apprenons à nous respecter mutuellement et à collaborer pour le bien commun, sans renoncer à notre foi ni à notre identité.<br /><br />Comment évaluez-vous l'ouverture des autorités kazakhes en matière de liberté religieuse, d'activité missionnaire et d'évangélisation ?<br /><br />Le Kazakhstan présente un contexte historique, social et juridique particulier. Par conséquent, les relations entre l’État et les communautés religieuses exigent un dialogue, un respect mutuel et une bonne connaissance de la législation en vigueur.<br />D’après mon expérience, il est fondamental d’entretenir un dialogue serein et constructif avec les autorités. L’Église ne cherche ni à se substituer à l’État ni à s’engager dans des activités politiques ; sa tâche consiste à accomplir sa mission religieuse et sociale et à servir la personne humaine.<br />Il est important pour nous d’avoir la liberté d’annoncer l’Évangile, de mener des activités pastorales et éducatives, de nous engager dans des œuvres de charité et de prendre soin des fidèles.<br />Dans le même temps, je suis convaincu que le dialogue reste la voie à suivre. Lorsque règnent la confiance et le respect mutuels, il est possible de discuter sereinement des questions sensibles et de rechercher ensemble des solutions qui favorisent le bien commun et la dignité de la personne humaine.<br />Le Kazakhstan peut se prévaloir d’une expérience unique de coexistence entre des peuples et des religions différents. Je crois que l’Église catholique peut continuer à contribuer à la construction d’une société fondée sur le respect, la paix, la solidarité et la compréhension mutuelle.<br /><br /><br />Sat, 10 Oct 2026 12:10:20 +0200VATICAN - Démission du doyen et approbation de l'élection du nouveau doyen du Collège cardinalicehttps://www.fides.org/fr/news/78270-VATICAN_Demission_du_doyen_et_approbation_de_l_election_du_nouveau_doyen_du_College_cardinalicehttps://www.fides.org/fr/news/78270-VATICAN_Demission_du_doyen_et_approbation_de_l_election_du_nouveau_doyen_du_College_cardinaliceCité du Vatican - Le Pape Léon XIV a accepté la démission du poste de doyen du Collège cardinalice présentée par Son Éminence le cardinal Giovanni Battista Re, qui prend le titre de doyen émérite dudit Collège et conserve le titre de l’église suburbicaire de Sabina-Poggio Mirteto.<br /><br />Par ailleurs, le 8 octobre 2026, le Souverain Pontife a approuvé l’élection, effectuée par les Cardinaux de l’Ordre des Évêques, du doyen du Collège cardinalice, en la personne du Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation au sein de la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières, qui prendra le titre de l’église suburbicaire d’Ostie, tout en conservant celui de l’église suburbicaire d’Albano.Fri, 09 Oct 2026 01:03:04 +0200VATICAN - Le Cardinal Luis Antonio Tagle, nouveau Doyen du Collège cardinalicehttps://www.fides.org/fr/news/78269-VATICAN_Le_Cardinal_Luis_Antonio_Tagle_nouveau_Doyen_du_College_cardinalicehttps://www.fides.org/fr/news/78269-VATICAN_Le_Cardinal_Luis_Antonio_Tagle_nouveau_Doyen_du_College_cardinaliceCité du Vatican – Le Cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation au sein de la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières, est le nouveau doyen du Collège cardinalice. Le Pape Léon XIV a approuvé, le 8 octobre 2026, son élection par les cardinaux de l’Ordre des Évêques.<br /><br />Le Souverain Pontife a accepté la démission de la charge de doyen présentée par le cardinal Giovanni Battista Re, qui prend le titre de doyen émérite du Collège cardinalice et conserve le titre de l’église suburbicaire de Sabina-Poggio Mirteto. Le Cardinal Tagle prendra le titre de l’église suburbicaire d’Ostie, tout en conservant celui de l’église suburbicaire d’Albano.<br /><br />Au Palais de Propaganda Fide, la nouvelle a été lue au personnel du Dicastère missionnaire par l’Archevêque Fortunatus Nwachukwu, Secrétaire du Dicastère, en présence du Cardinal Tagle, qui a ensuite exprimé sa gratitude et son émotion.<br /> <br />Le doyen préside le Collège cardinalice en tant que « primus inter pares », sans exercer de pouvoir de gouvernement sur les autres cardinaux, conformément au canon 352 du Code de droit canonique. Il lui incombe, entre autres, d’ordonner Évêque le Souverain Pontife élu, si celui-ci n’a pas encore reçu l’ordination épiscopale, comme le prévoit le canon 355. Son mandat dure cinq ans et est renouvelable, le cas échéant, conformément au « Motu Proprio » du Pape François du 21 décembre 2019. <br />Fri, 09 Oct 2026 01:00:05 +0200