Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Proximité vis-à-vis des personnes et en particulier des jeunes affirmée dans le cadre de l’Assemblée de la Conférence épiscopalehttp://www.fides.org/fr/news/64071-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Proximite_vis_a_vis_des_personnes_et_en_particulier_des_jeunes_affirmee_dans_le_cadre_de_l_Assemblee_de_la_Conference_episcopalehttp://www.fides.org/fr/news/64071-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Proximite_vis_a_vis_des_personnes_et_en_particulier_des_jeunes_affirmee_dans_le_cadre_de_l_Assemblee_de_la_Conference_episcopalePort Moresby – Les Evêques sont des Pasteurs appelés à avoir « l’odeur des brebis », en témoignant de l’appel de Dieu et leur proximité aux prêtres, aux personnes et aux jeunes : c’est ce qu’a souligné S.Exc. Mgr Kurian Mathew Vayalunkal, Nonce apostolique en Papouasie Nouvelle Guinée et aux Iles Salomon, célébrant principal de la Messe qui a ouvert, le 19 avril, l’Assemblée de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, qui s’achèvera le 24. L’Assemblée fait suite à celle de la Fédération des Evêques d’Océanie qui vient de se conclure. Dix-neuf Evêques participent à la rencontre qui se tient au Centre des congrès Emmaüs de Boroko et a pour thème central : « Appelés à la plénitude de la vie et de l’amour.<br />Le Nonce apostolique a déclaré : « Si nous demeurons proche de notre peuple, si nous sommes disposés à l’écouter et que nous restons en contact avec lui, il donnera une place au Christ dans sa vie ». L’Archevêque a remercié les Evêques pour leur dévouement, pour l’unité et l’amour envers leur peuple. Au cours de la récente situation de crise vécue par la population de Mendi à cause du terrible séisme qui l’a frappé, les communautés chrétiennes et leurs Pasteurs ont fourni un exemple de préoccupation et de soin de la population, a-t-il relevé.<br />Mgr Kurian Mathew Vayalunkal a ensuite évoqué le prochain Synode des Evêques, dédié aux Jeunes, et a rappelé aux Evêques qu’il leur fallait écouter ces derniers : « Comme de bons Pasteurs, nous devons sortir, les chercher et les conduire sur la voie de l’Evangile » a-t-il déclaré. Il a également mis en évidence un certain nombre de points ayant émergé de la rencontre pré-synodale, remarquant que l’Eglise doit s’impliquer pleinement dans la société moderne comme dans « un lieu fertile pour la nouvelle évangélisation ». Il faut assurer aux jeunes le fait que « leurs Evêques ont confiance en eux » a-t-il conclu.<br />« Le plus beau compliment qu’un Evêque puisse recevoir est que les personnes disent qu’il est un homme de Dieu, un homme de foi profonde » a ajouté S.Exc. Mgr Peter Baquero sdb, Evêque de Kerema. « Les personnes sont attirées par notre humilité, notre compassion et notre attitude de pardon » a-t-il rappelé, citant le Pape François et exhortant les Pasteurs à être « physiquement, spirituellement et activement présents aux côtés des jeunes, en promouvant chez eux une relation vivante et intime avec le Seigneur ».<br />Tous les Evêques se rendront à Vanimo le 25 avril pour l’ordination épiscopale du nouvel Evêque du lieu, S.Exc. Mgr Francis Meli. Sat, 21 Apr 2018 08:35:25 +0200AMERIQUE/NICARAGUA - Communiqué de la Conférence épiscopale après les morts intervenues dans le cadre de nouvelles violences lors de manifestationshttp://www.fides.org/fr/news/64074-AMERIQUE_NICARAGUA_Communique_de_la_Conference_episcopale_apres_les_morts_intervenues_dans_le_cadre_de_nouvelles_violences_lors_de_manifestationshttp://www.fides.org/fr/news/64074-AMERIQUE_NICARAGUA_Communique_de_la_Conference_episcopale_apres_les_morts_intervenues_dans_le_cadre_de_nouvelles_violences_lors_de_manifestationsManagua – L’Agence Fides a reçu le communiqué des Evêques du Nicaragua concernant la terrible situation que vit le pays , qu’il reprend ci-après dans une traduction effectuée par ses soins :<br />« Attentifs au cri des jeunes nicaraguayens qui revendiquent leurs droits civiquement et aux derniers événements violents qui troublent la paix de notre pays, nous, Evêques de la Conférence épiscopale du Nicaragua :<br />Exhortons les autorités du pays à écouter le cri des jeunes nicaraguayens et la voix d’autres secteurs qui se sont exprimés en ce qui concerne la réforme de l’Institut de Sécurité sociale du Nicaragua et à abroger les réformes relatives aux politiques de cet Institut. Rectifier les décisions prises est un signe d’humanité. Ecouter est la voie du bon sens. Chercher à tout prix la paix est sagesse.<br />Dès lors, encore une fois, nous invitons les auteurs de ces réformes à considérer le dialogue comme une possibilité permettant de résoudre ce conflit, qui peut être aggravé si les justes décisions ne devaient pas être prises par tous et au bon moment. Nous rejetons tout acte de violence qui confronte les enfants de la même nation. Les actions répressives conduites par les membres liés au gouvernement altèrent la paix.<br />L’Eglise rejette les abus, les injustices, les attaques contre la liberté où qu’ils se présentent, quelque en soit les auteurs et propose de combattre au travers des moyens adéquates pour la défense et la promotion des droits fondamentaux, en particulier ceux des pauvres.<br />Nous exhortons le peuple nicaraguayen à exercer son droit à manifester pacifiquement sur la base de valeurs civiques et évangéliques.<br />Nous sommes convaincus que la véritable solidarité en ce moment consiste à évaluer le nicaraguayen en tant que personne, de prendre la détermination ferme et persévérante de s’engager en faveur du bien commun, c’est-à-dire pour le bien de tous parce que nous sommes tous véritablement responsables pour tous.<br />Le document porte la signature de l’ensemble des Evêques de la CEN et a été publié le 21 avril. Sat, 21 Apr 2018 08:20:11 +0200AMERIQUE/NICARAGUA - Réactions de l’Evêque auxiliaire de Managua concernant la censure d’une chaîne de télévision catholiquehttp://www.fides.org/fr/news/64073-AMERIQUE_NICARAGUA_Reactions_de_l_Eveque_auxiliaire_de_Managua_concernant_la_censure_d_une_chaine_de_television_catholiquehttp://www.fides.org/fr/news/64073-AMERIQUE_NICARAGUA_Reactions_de_l_Eveque_auxiliaire_de_Managua_concernant_la_censure_d_une_chaine_de_television_catholiqueManagua – « Il faut signaler et condamner la censure de la part du gouvernement qui frappe le canal 51, chaîne télévisée catholique de la Conférence épiscopale du Nicaragua, ainsi que d’autres chaînes. Il s’agit en effet d’une sérieuse attaque à la liberté de presse et d’expression » écrit S.Exc. Mgr Baez, Evêque auxiliaire de Managua, à l’Agence Fides en faisant référence à la situation difficile dans laquelle se trouve le Nicaragua, où un imposant mouvement de protestation populaire soulève actuellement la nation tout entière.<br />Le 19 avril, lorsque la situation s’est présentée comme très tendue, le Président Ortega a ordonné l’obscurcissement des transmissions de cinq chaînes de télévision transmettant par câble. Ainsi que le réfèrent à Fides des sources locales, l’exécutif a cherché à bloquer la couverture des moyens de communication indépendants qui suivaient les protestations de la population contre la réforme de l’Institut de Sécurité sociale du Nicaragua . Le gouvernement a ainsi ordonné de bloquer les chaînes de télévision suivantes : Noticias al 100%, Canal 12, Canal 23, Telenorte et Canal 51, ce dernier dépendant de la Conférence épiscopale.<br />Le Directeur de la chaîne Noticias al 100%, Miguel Mora, a qualifié de « grave erreur » la censure exercée sur différentes chaînes de télévision par câble, y compris la sienne, dont le signal a été bloqué à l’improviste, sans motif. « Officiellement, rien ne nous a été dit mais de manière officieuse, il nous a été demandé de ne pas transmettre de nouvelles relatives à l’atmosphère d’affrontements et de protestation » a-t-il indiqué à Fides.<br />La société qui fournit le service de transmission par câble a ensuite communiqué aux différents Directeurs de ces moyens de communication que des problèmes techniques étaient survenus sur le réseau, raison pour laquelle le signal avait été suspendu. Pour les observateurs, le message de censure lancé par l’exécutif est clair. Après une journée entière, le service n’a pu reprendre complètement que le 20 avril mais la tension demeure élevée. Sat, 21 Apr 2018 08:19:28 +0200AMERIQUE/BRESIL - Histoires choquantes concernant le trafic et l’exploitation sexuelle parmi les indigènes d’Amazoniehttp://www.fides.org/fr/news/64070-AMERIQUE_BRESIL_Histoires_choquantes_concernant_le_trafic_et_l_exploitation_sexuelle_parmi_les_indigenes_d_Amazoniehttp://www.fides.org/fr/news/64070-AMERIQUE_BRESIL_Histoires_choquantes_concernant_le_trafic_et_l_exploitation_sexuelle_parmi_les_indigenes_d_AmazonieSão Gabriel da Cachoeira – « Combattre le trafic d’êtres humains constitue l’un des grands défis de la société du XXI° siècle. Ce crime est malheureusement très présent également en Amazonie brésilienne, où le nombre des victimes est en augmentation constante ». Tel est le motif pour lequel un groupe de religieuses du réseau Un Cri pour la Vie a visité du 3 au 18 avril deux communes de la région du Rio Negro faisant partie du Diocèse de São Gabriel da Cachoeira, en Amazonie brésilienne, dont la majeure partie de la population est indigène.<br />Parmi les conclusions de la visite, envoyées à l’Agence Fides, les religieuses signalent que leur action a été partagée avec les Paroisses locales et qu’elles ont pu visiter différentes communautés, tant dans les villes que sur les rives des fleuves. Elles ont également pu se livrer à des activités de sensibilisation dans les écoles, auprès des élèves et des enseignants, ainsi que dans les centres de jeunes. Le groupe a également rendu visite à diverses institutions publiques chargées de défendre les droits des enfants, des adolescents et des jeunes, même si, malheureusement, elles travaillent séparément pour améliorer leurs droits, sans coordonner leurs efforts, ce qui rend difficile le fait d’atteindre des objectifs précis.<br />Les religieuses confirment la présence de divers cas de trafic, d’abus et d’exploitation sexuelle, souvent cachés et inconnus, y compris de la population locale. Au cours de leur visite, ont émergé des histoires choquantes, en particulier dans les cas où les victimes sont des enfants qui, souvent, subissent des abus à l’intérieur de leur propre famille également. « Il s’agit d’une réalité qu’il n’est pas facile de changer » affirment à Fides celles qui ont participé aux activités réalisées durant les visites, « dans la mesure où la peur de dénoncer s’ajouter à l’inefficacité de la police et de la justice, peu préoccupées par la défense des innocents ». En ce sens, au cours des rencontres, ont été mis en évidence des exemples de crimes divers qui, des années après avoir été commis, continuent à demeurer impunis.<br />Pour cette raison, l’action d’information, de prévention et de lutte est fondamentale, spécialement au sein de ces réalités où les situations hors de toute logique sont considérées comme normales, comme par exemple le fait qu’une jeune fille de 12 ans soit enceinte. Il s’agit d’une action nécessaire et elle montre les défis que la vie religieuse relève actuellement, en étant présente dans les périphéries du monde pour être la voix de ceux auxquels presque personne ne prête attention.<br />Le réseau Un Cri pour la Vie, créé en 2007, constitue une organisation liée à la Conférence des religieux du Brésil qui combat le trafic et l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents, menant une action de prévention et de dénonciation pour tenter de mettre fin à l’un des grands fléaux de la société contemporaine. Sat, 21 Apr 2018 08:18:33 +0200ASIE/INDE - Une armée de 45.000 religieuses au service des malades, partie intégrante de la mission de guérison du Christhttp://www.fides.org/fr/news/64072-ASIE_INDE_Une_armee_de_45_000_religieuses_au_service_des_malades_partie_integrante_de_la_mission_de_guerison_du_Christhttp://www.fides.org/fr/news/64072-ASIE_INDE_Une_armee_de_45_000_religieuses_au_service_des_malades_partie_integrante_de_la_mission_de_guerison_du_ChristHyderabad – 45.443 : tel est le nombre des religieuses catholiques appartenant à de nombreuses congrégations engagées dans l’assistance sanitaire au service des malades et des plus pauvres. Leur action, qui est participation à la mission de guérison du Christ, constitue une contribution précieuse de l’Eglise en Inde à la société et atteint en particulier les pauvres dans les zones rurales où n’existent pas de structures sanitaires publiques.<br />Selon les données fournies à l’Agence Fides par l’Association catholique pour la santé de l’Inde , d’octobre 2015 à ce jour, 34 Congrégations religieuses féminines ont renforcé leur service sanitaire dans le pays. Il s’agit ainsi aujourd’hui de .38.336 religieuses, de 7.244 religieuses infirmières et de 363 religieuses étant également médecins.<br />Des millions de personnes en Inde luttent pour disposer de soins médicaux de qualité. Le pays connaît de graves carences en matière de santé publique et dépense actuellement un peu plus de 1% de son PIB pour l’assistance sanitaire publique, l’un des niveaux les plus bas du monde. La faible assistance sanitaire et l’état de santé précaire en résultant poussent de 3 à 5% de la population sous le seuil de pauvreté. Les familles rurales font face à leurs dépenses de santé par le biais de prêts ou en vendant des biens.<br />Le taux de maladie en Inde, surtout parmi les plus pauvres, est plus élevé que dans de nombreuses économies émergentes. Les hôpitaux publics de qualité sont peu nombreux et éloignés les uns des autres, les structures d’assistance primaire sont peu nombreuses et les cliniques privées ont des coûts prohibitifs. Dans ce cadre, les hôpitaux et centres sanitaires catholiques constituent un salut, offrant gratuitement des services sanitaires aux pauvres dans les zones les plus reculées.<br />En appliquant le plan d’action 2020, la CHAI coopère avec de nombreuses Congrégations religieuses. Plus de 90% des structures sanitaires catholiques sont gérées par des Congrégations religieuses féminines.<br />Au sein de la formation des religieuses infirmières, un accent particulier est mis sur la prière, la proximité spirituelle vis-à-vis du patient en tant que partie intégrante de la mission de guérison du Christ. Les stagiaires acquièrent également des connaissances en matière de remèdes d’herboristerie et de thérapies naturelles. Sat, 21 Apr 2018 08:18:01 +0200ANALYSE/OMNIS TERRA - Les chrétiens entre violence sectaire et instabilité politique au Proche-Orienthttp://www.fides.org/fr/news/64069-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Les_chretiens_entre_violence_sectaire_et_instabilite_politique_au_Proche_Orienthttp://www.fides.org/fr/news/64069-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Les_chretiens_entre_violence_sectaire_et_instabilite_politique_au_Proche_OrientLa menace envers les chrétiens au Proche-Orient est sérieuse mais pour la comprendre profondément, il faut la voir dans le contexte de la région. Les divisions sectaires, l’absence d’une véritable démocratie, de sécurité, de droits civils, de légalité : tels sont les problèmes qui affectent presque tous les citoyens de cette région instable où l’identité religieuse semble inséparable de l’identité politique. Le chômage, l’illégalité, le désespoir, l’injustice et la soif de vengeance constituent les véritables recruteurs des groupes terroristes plus que les phrases controversées du coran. Plus les institutions de l’Etat se délitent et plus croissent le sectarisme, la peur et la haine envers celui qui est différent. L’Occident doit penser que sa lutte a pour objectif le terrorisme et non l’islam. La solution pour la vie des chrétiens au Proche-Orient se trouvera seulement en cherchant à stabiliser la situation pour l’ensemble des groupes ethniques et religieux de la manière la plus équitable possible <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://omnisterra.fides.org/articles/view/93">Pour continuer à lire l’analyse sur le site d’Omnis Terra</a>Sat, 21 Apr 2018 08:17:38 +0200ASIE/PAKISTAN - Création de la première chapelle chrétienne à l’intérieur d’une Université publiquehttp://www.fides.org/fr/news/64068-ASIE_PAKISTAN_Creation_de_la_premiere_chapelle_chretienne_a_l_interieur_d_une_Universite_publiquehttp://www.fides.org/fr/news/64068-ASIE_PAKISTAN_Creation_de_la_premiere_chapelle_chretienne_a_l_interieur_d_une_Universite_publiqueFaisalabad – Il existe désormais une chapelle chrétienne au sein de l’Université publique de Faisalabad et il s’agit là du premier lieu de culte chrétien présent dans une Université publique au Pakistan. Elle a été inaugurée le 15 avril dernier dans le complexe de l’Université agraire de Faisalabad en présence de S.Exc. Mgr Joseph Arshad, Administrateur apostolique du Diocèse de Faisalabad, de Muhammad Iqbal Zafar, vice-chancelier, de professeurs, religieux et étudiants. Ainsi que l’a indiqué à Fides Mgr Arshad, la chapelle a été intitulée à Notre-Dame. L’Archevêque s’est félicité avec toute la communauté chrétienne de l’Université agraire pour avoir promu la construction d’un lieu de culte chrétien à côté du lieu de culte islamique déjà existant. « La construction d’une église à l’intérieur du complexe de l’Université lance un message d’amour et d’harmonie dans tout le pays. Le peuple chrétien viendra dans cette église et priera pour le progrès et la prospérité de l’Université et du Pakistan » a-t-il déclaré.<br />« Aujourd’hui – a-t-il ajouté – se réalisent les paroles de Muhammad Ali Jinnah, le fondateur du Pakistan qui, dans son discours à la nation de 1947, déclara : Vous êtes libres, libres d’aller dans vos temples. Bous êtes libres d’aller dans vos mosquées ou dans tout autre lieu de culte dans cet Etat du Pakistan. Vous pouvez professer toutes les religions ou credo ». L’Archevêque a remercié les autorités civiles et universitaires pour avoir fait preuve de sensibilité et d’intérêt en offrant des lieux de culte pour les chrétiens, respectant ainsi la liberté religieuse.<br />Le vice-chancelier de l’Université, Muhammad. Zafar a affirmé quant à lui : « Cette église a été construite afin de répondre aux besoins spirituels des étudiants. La mosquée ou l’église constituent toutes deux des lieux sacrés pour le culte de Dieu. Nous croyons dans l’harmonie interreligieuse. La construction de la chapelle constitue un exemple concret de fraternité entre chrétiens et musulmans. C’est la première fois dans l’histoire du Pakistan qu’une église est construite dans une Université publique. Nous souhaitons que les autres institutions suivent ce chemin pour garantir les droits des minorités religieuses comme cela est affirmé dans la Constitution du Pakistan. Les chrétiens sont nos frères et sœurs parce que Dieu a rendu tous les êtres humains égaux ».<br />Mgr Joseph Arshad a également célébré la Messe dans la nouvelle église, oignant l’autel et bénissant le lieu. Dans son homélie, il a rendu grâce à Dieu et remercié ceux qui ont travaillé pour porter à terme le projet. Il a par ailleurs invité les jeunes à « accorder de l’importance à l’instruction supérieure et à contribuer activement au bien commun du Pakistan ». Fri, 20 Apr 2018 13:53:42 +0200AFRIQUE/MADAGASCAR - Reboisement et soin de la Création pour offrir un avenir à la nation sous le signe de l’Encyclique Laudato si’http://www.fides.org/fr/news/64067-AFRIQUE_MADAGASCAR_Reboisement_et_soin_de_la_Creation_pour_offrir_un_avenir_a_la_nation_sous_le_signe_de_l_Encyclique_Laudato_sihttp://www.fides.org/fr/news/64067-AFRIQUE_MADAGASCAR_Reboisement_et_soin_de_la_Creation_pour_offrir_un_avenir_a_la_nation_sous_le_signe_de_l_Encyclique_Laudato_siFianarantsoa – Planter des arbres et soutenir le soin de la Création pour offrir un avenir à Madagascar : tel est l’objectif du projet de reboisement et de formation à l’économie durable mené à Ikalamavony et Solila, sur le territoire du Diocèse de Fianarantsoa en compagnie de Foi et Joie, organisation née dans les années 1950 pour promouvoir l’éducation selon la tradition ignacienne, et de Magis, l’ONG des Jésuites italiens.<br />Madagascar est une île disposant d’un vaste patrimoine forestier. S’étant séparée du continent africain voici 140 millions d’années et de l’Inde depuis 80 millions d’années, les espèces peuplant l’île ont évolué en parallèle à celles du continent et s’en sont progressivement différenciées. Le taux d’endémisme qui dérive de cet isolement approche les 85% ce qui rend la plupart des espèces animales et végétales uniques au monde.<br />La majeure partie des espèces qui vit en milieux forestiers est cependant menacée. Chaque année, les zones de forêt se réduisent en effet de 20.000 ha. Certains scientifiques estiment que les 4/5 de la forêt qui occupait l’île par un temps ont désormais disparu.<br />Responsable de ce déboisement ont été certaines pratiques agricoles traditionnelles. Pour cultiver en effet, les malgaches pratiquent le tavy, à savoir une technique agricole au travers de laquelle les arbres sont abattus et brûlés pour laisser place aux champs, La terre ainsi libérée ne peut être cultivée que pour une durée limitée et les agriculteurs sont ainsi contraints à se transférer ailleurs pour trouver d’autres terrains à cultiver après déboisement.<br />A cela vient s’ajouter le trafic de bois précieux – par exemple le palissandre – favorisé par la corruption et la désertification progressive liée au changement de climat.<br />Pour faire face à ces phénomènes, dans l’esprit de l’Encyclique Laudato si’, le Diocèse de Fianarantsoa a lancé un projet de reboisement à Ikalamavony et Solila, dans une zone où les forêts se réduisent actuellement. L’initiative mêle l’action sur le terrain et la formation théorique. Il est en effet prévu que les élèves de trois écoles pilotes de la zone plantent chacun, avec leurs enseignants, leurs parents et leurs amis, un total de 700 arbres. Seront introduits des manguiers, des orangers, des eucalyptus, plantes qui pourront offrir des fruits et du bois qui, à leur tour, pourront être consommés sur place ou vendus, alimentant ainsi un cercle économique vertueux. Dans le même temps, les 370 élèves seront formés en matière de thèmes environnementaux conformément aux enseignements de l’Encyclique Laudato si’.<br />« En janvier et en février – remarque le Père Emile Ranaivoarisoa, SI, oeuvrant dans la région – les pluies intenses nous ont contraint à ralentir l’application du projet. Nous avons maintenant repris. Le reboisement a débuté fin 2017 et durera trois ans au cours desquels nous espérons parvenir à diffuser une sensibilité écologique chez les jeunes. Nous désirons transmettre quelque chose de plus qu’un simple environnementalisme. Nous voulons que les jeunes comprennent qu’une attention générale envers la Création peut représenter une croissance économique et humaine parce que la protection de l’environnement constitue une forme de respect non seulement envers la nature mais également envers Dieu et l’homme, qui coexiste avec elle ». Fri, 20 Apr 2018 13:32:34 +0200ASIE/PHILIPPINES - La migration, un problème social cause de la division de la famillehttp://www.fides.org/fr/news/64066-ASIE_PHILIPPINES_La_migration_un_probleme_social_cause_de_la_division_de_la_famillehttp://www.fides.org/fr/news/64066-ASIE_PHILIPPINES_La_migration_un_probleme_social_cause_de_la_division_de_la_familleManille – Le phénomène de l’émigration est devenu, aux Philippines, un problème social qui a des effets négatifs sur la tenue de l’institution familiale, affirme un prêtre qui œuvre parmi les migrants. « L’une des réalités sociales alarmantes que notre pays affronte aujourd’hui est le phénomène des émigrations qui provoque des mutations sociales et de sérieuses conséquences sur l’unité des familles » relève pour l’Agence Fides le Père Leonardo Adaptar, Directeur du Ministère diocésain des Migrants du Diocèse de Cubao.<br />On estime que quelques 10,3 millions de philippins travaillent à l’étranger et qu’environ 3.000 personnes pleines d’espérance quittent le pays chaque jour pour chercher ailleurs une vie meilleure. Les travailleurs philippins expatriés sont qualifiés de héros de notre temps, dans la mesure où, grâce à leur contribution, sous forme de transferts financiers, ils apportent un puissant soutien à l’économie philippine.<br />« Cependant, arrivent actuellement toujours davantage de récits négatifs concernant leurs problèmes, les préoccupations des migrants et de leurs familles » indique le Père Adaptar. « il existe aujourd’hui une plus forte nécessité de contrôler et d’accompagner, au plan humain et pastoral, ces personnes, en leur fournissant une aide en particulier en termes de conseil légal, d’orientation et de bien-être des travailleurs émigrés et de leurs familles » explique-t-il.<br />Chacun des 86 Diocèses du pays a pour mission d’offrir une formation spécifique aux migrants et de suivre leurs familles, en collaboration avec la Commission épiscopale chargée de la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, indique à Fides le Frère Dexter Ignacio, membre du personnel de la Commission chargée des Migrants du Diocèse de Cubao.<br />Ce qui est gagné en termes économiques au travers de l’émigration – phénomène organisé et bénéficiant de la médiation de l’Etat – se révèle constituer une perte pour les familles des expatriés. Pendant des décennies, la tendance de l’émigration des femmes, qui représentent plus de la moitié des philippins établis à l’étranger, a comporté le fait que les familles perdaient la présence de la mère. Ainsi que l’indiquent les cas suivis par les Commissions diocésaines, les enfants grandissent sans la présence fondamentale de la mère alors que les maris sont tentés d’entreprendre des relations extraconjugales ou pire encore d’abuser sexuellement de leurs enfants.<br />« La question de la migration n’a pas de solution simple vis-à-vis de tous les problèmes qui en dérivent. L’action doit être multisectorielle et interdisciplinaire. Tous les sujets impliqués doivent comprendre l’ensemble du cycle et les conséquences du phénomène migratoire. Il est urgent que soit mise en place une coopération entre l’Etat, la société civile et l’Eglise afin d’éviter qu’il ne créée des problèmes sociaux plus grands et plus répandus » conclut le Père Adaptar. Fri, 20 Apr 2018 13:08:22 +0200AMERIQUE/CUBA - Changement de Président dans l’indifférence générale à cause de la situation économique et d’un pessimisme répanduhttp://www.fides.org/fr/news/64065-AMERIQUE_CUBA_Changement_de_President_dans_l_indifference_generale_a_cause_de_la_situation_economique_et_d_un_pessimisme_repanduhttp://www.fides.org/fr/news/64065-AMERIQUE_CUBA_Changement_de_President_dans_l_indifference_generale_a_cause_de_la_situation_economique_et_d_un_pessimisme_repanduLa Havane – « Personne ne s’attend à un changement politique substantiel après l’élection de Miguel Díaz-Canel comme nouveau Président cubain » commente pour l’Agence Fides María C. López, responsable de la communication de l’Archidiocèse de Santiago de Cuba. « Le cas échéant, la nouveauté la plus significative est la présence de trois femmes sur les cinq membres du groupe des vice-présidents », au sein d’un Conseil d’Etat qui ne conserve que deux dirigeants historiques sur un total de 30 membres.<br />Miguel Díaz-Canel a été élu le 17 avril par l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire – parlement monocaméral – en tant que Président des Conseils d’Etat et des Ministres. Son mandat durera cinq ans. Dans son discours d’installation, il a tranquillisé l’establishment. « Je ne viens pas pour promettre quoi que ce soit. Je viens pour porter à son terme le programme que nous nous sommes imposés, avec les lignes directrices du Socialisme et de la Révolution ». Il a encore précisé : « Il n’y aura pas de place pour ceux qui aspirent à une restauration capitaliste ». Miguel Díaz-Canel est le premier responsable de la nation à être post-castriste – même si Raul Castro demeurera Premier Secrétaire du Parti communiste de Cuba jusqu’en 2021 – et le premier Chef de l’Etat à être né après l’arrivée au pouvoir des barbus de la Sierra Maestra, le 8 janvier 1959.<br />Les catholiques de l’île, tout comme la majorité de la population, ont appris la nouvelle dans l’indifférence. La journaliste Yoani Sánchez a écrit que les raisons de cette attitude résident dans « la très mauvaise situation économique, qui contraint la majorité de la population occupée à survivre, le pessimisme qui naît de la conviction que rien ne changera si ce n’est le visage et le fait que les personnes ne connaissent pas autre chose ».<br />L’Eglise catholique conservera l’ouverture au dialogue qui a caractérisé surtout la période de la présidence de Raul Castro. « Au cours de près de 11 ans au pouvoir du frère de Fidel Castro – rappelle Maria López dans un entretien accordé à Fides – s’est ouvert une période de rencontre entre l’Etat et l’Eglise, avec différents moments d’échanges entre les responsables respectifs qui se sont faits concrets et visibles au travers de la remise en liberté d’un grand nombre de prisonniers à partir de 2010, en particulier au printemps 2013, et des visites des Papes Benoît XVI et François ».<br />Ces événements ont été l’occasion de colloques et d’accords de travail entre les deux parties, conduites par le Président et par S.Em. le Cardinal Jaime Ortega, Archevêque de San Cristobal de La Havane, qui n’aurait certes pu se réaliser en l’absence d’une volonté politique précise. « Ma perception – commente encore Maria López – est qu’au cours de ces 20 dernières années a été concédée, de manière très lente et progressive, une plus grande liberté religieuse. L’Eglise catholique ne l’a jamais réclamée seulement pour elle mais pour toutes les expressions de religiosité du peuple – qu’elles soient évangéliques, syncrétistes etc. – au profit de tous les cubains ». Dans tous les cas, il manque encore quelque chose. Il faut remarquer l’absence presque totale de « personnes ouvertement chrétiennes et dévotes au sein des structures publiques, sauf de rares évangéliques ». Pour être parlementaire, par exemple, il faut en général faire partie du Parti communiste de Cuba même si des exceptions ont pu exister tout comme des surprises ont pu se produire au cours des dernières législatives du 11 mars dernier. Fri, 20 Apr 2018 12:45:11 +0200AFRIQUE - Travailler pour le bien-être physique de l’homme, partie intégrante du mandat de l’Evangile pour l’Eglise africainehttp://www.fides.org/fr/news/64064-AFRIQUE_Travailler_pour_le_bien_etre_physique_de_l_homme_partie_integrante_du_mandat_de_l_Evangile_pour_l_Eglise_africainehttp://www.fides.org/fr/news/64064-AFRIQUE_Travailler_pour_le_bien_etre_physique_de_l_homme_partie_integrante_du_mandat_de_l_Evangile_pour_l_Eglise_africaineKara – L’Afrique sub-saharienne est l’une des zones de la terre les plus exposées à tous les types de calamités : guerres, épidémies, famines etc. Le système sanitaire précaire de cette partie du continent n’est très souvent pas en mesure de faire face aux épidémies répétées, aux forts taux de mortalité maternelle et à la croissance de maladies chroniques. L’Afrique sub-saharienne demeure par ailleurs la zone la plus touchée du monde par le paludisme. Selon le rapport de l’OMS du 29 novembre 2017, elle représente à elle seule 90% des cas de paludisme et de morts y afférant du monde entier.<br />« Le 16 avril dernier, à l’ouverture de la Conférence panafricaine sur le paludisme en cours à Dakar jusqu’au 20, il est ressorti que, en particulier en Afrique sub-saharienne, la lutte contre le paludisme est plus complexe et difficile que dans d’autres parties du monde du moment que près d’un quart des réserves de sang sont contaminés par des parasites causant la maladie » raconte à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, de la Société des Missions africaines. « Sur un total de 22.508 donneurs de sang, près de 23,46% sont vecteurs de parasites qui causent la diffusion de la pandémie. Avec un tel record, la lutte contre le paludisme en Afrique sub-saharienne est loin d’être achevée ».<br />En outre, affirme le Père Zagore, « à cause des nombreux conflits armés, de nombreuses familles de cette zone relativement pauvre de l’Afrique ont pas seulement besoin d’aides financières mais aussi d’instruments de prévoyance et d’assistance tels que l’Assurance maladie universelle ou la Couverture sanitaire universelle, qui doivent devenir une réalité efficiente et sure. Ces deux instruments demeurent un facteur fondamental de développement soutenable et visent essentiellement à alléger les souffrances des plus vulnérables et des personnes sans défense. Le but est que chaque personne en Afrique sub-saharienne puisse être en bonne santé et contribuer de la sorte selon ses possibilités au développement et à l’autoréalisation ».<br />Dans ce contexte, l’Eglise en Afrique ne demeure pas inactive. « Il s’agit d’un défi très prenant – explique le Père Zagore – qui voit doubler toujours plus sa présence, en particulier s’agissant des questions importantes telles que la lutte contre le paludisme et des programmes fondamentaux comme l’Assurance maladie universelle ou la Couverture sanitaire universelle. Il ne faut jamais oublier qu’œuvrer pour le bien-être physique de l’homme fait partie intégrante du mandat évangélique reçu de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi qu’il est possible de le lire dans l’Evangile selon Saint Matthieu . Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux… ». Fri, 20 Apr 2018 12:14:31 +0200AMERIQUE/NICARAGUA - Protestation dans le cadre de la réforme du système de prévoyance et rejet de la répression de la part de l’Eglisehttp://www.fides.org/fr/news/64063-AMERIQUE_NICARAGUA_Protestation_dans_le_cadre_de_la_reforme_du_systeme_de_prevoyance_et_rejet_de_la_repression_de_la_part_de_l_Eglisehttp://www.fides.org/fr/news/64063-AMERIQUE_NICARAGUA_Protestation_dans_le_cadre_de_la_reforme_du_systeme_de_prevoyance_et_rejet_de_la_repression_de_la_part_de_l_EgliseManagua – « Combien de barbarie ! Il est arrivé ce que je craignais et qui ne devrait pas arriver. On compte déjà au moins un étudiant tué à l’Université. In parle d’autres . Je ressens beaucoup de douleur ! Disons non à la répression”. Tel est l’appel éploré adressé par S.Exc. Mgr José Baez, Evêque auxiliaire de Managua, aux autorités du Nicaragua où, au cours de ces deux derniers jours, la population est descendue dans les rues pour protester contre la réforme du système de prévoyance sociale qui frappe directement les personnes âgées et les retraités.<br />L’Agence Fides a reçu l’appel de Mgr Baez ainsi que des témoignages de missionnaires et de journalistes catholiques qui dénoncent la violente répression mise en œuvre par les forces de l’ordre.<br />Selon les dernières informations, au moins quatre personnes, dont un agent de police, sont mortes hier dans des affrontements ayant eu lieu durant les manifestations contre la réforme controversée qui prévoit l’augmentation de la part contributive des employeurs et des salariés et diminue les revenus des retraités. Les quatre victimes sont un agent de police, deux jeunes étudiants – morts à Managua – et un lycéen, assassiné sur le territoire de la commune de Tipitapa. Les manifestations ont eu lieu dans différentes communes et, ainsi que l’indique la Croix Rouge, elles ont fait au moins 33 blessés.<br />La réforme a été critiquée par tous les secteurs économiques, par les entrepreneurs et les experts. Loin d’empêcher l’écroulement de l’INSS – affirment les commentateurs – elle favorise le chômage, diminue la consommation et la compétitivité. La Chambre des Industries du Nicaragua a demandé au gouvernement de suspendre la réforme, considérant que « elle mine l’économie du pays et a créé une escalade de violence qui ne s’arrête pas depuis deux jours ».<br />Etudiants, travailleurs et femmes au foyer sont descendus dans les rues, considérant « scandaleuse » l’affirmation du Vice-président du Nicaragua, Rosario Murillo, selon laquelle il existe « une manipulation politique » derrière les protestations. Au travers des réseaux sociaux, tous ont pu constater comment les choses se sont passées. Le gouvernement avait convoqué les fonctionnaires pour des manifestations progouvernementales mais les manifestants ont en revanche commencé à protester contre le gouvernement.<br />La majeure partie de la population universitaire au Nicaragua étudie dans des Universités publiques et lorsqu’il a été demandé aux étudiants de descendre dans la rue pour soutenir le gouvernement du Président Ortega, les étudiants l’ont fait mais pour offrir leur soutien aux personnes âgées contre la réforme de l’INSS.<br />La police a envoyé des forces en tenue anti-émeute pour disperser violemment les manifestants pacifiques qui défilaient dans les villes de tout le pays. Dans de nombreuses reprises vidéo et audio envoyées à l’Agence Fides, il est possible de vérifier la violence excessive exercée par les forces de l’ordre. Selon les dernières informations, les manifestations se sont déjà multipliées dans 16 villes du Nicaragua.<br />L’Eglise, par l’intermédiaire des Evêques, a dénoncé immédiatement la répression violente contre les étudiants et les personnes âgées. La Pastorale des jeunes du Diocèse de Leon, comme celle de nombreux autres Diocèses, a demandé, en utilisant ses propres chaînes sur les réseaux sociaux, « la paix » contre les explosions de violence dérivant de l’injuste réforme sociale. <br />AMERIQUE/NICARAGUA – Protestation dans le cadre de la réforme du système de prévoyance et rejet de la répression de la part de l’Eglise<br />Managua – « Combien de barbarie ! Il est arrivé ce que je craignais et qui ne devrait pas arriver. On compte déjà au moins un étudiant tué à l’Université. In parle d’autres . Je ressens beaucoup de douleur ! Disons non à la répression”. Tel est l’appel éploré adressé par S.Exc. Mgr José Baez, Evêque auxiliaire de Managua, aux autorités du Nicaragua où, au cours de ces deux derniers jours, la population est descendue dans les rues pour protester contre la réforme du système de prévoyance sociale qui frappe directement les personnes âgées et les retraités.<br />L’Agence Fides a reçu l’appel de Mgr Baez ainsi que des témoignages de missionnaires et de journalistes catholiques qui dénoncent la violente répression mise en œuvre par les forces de l’ordre.<br />Selon les dernières informations, au moins quatre personnes, dont un agent de police, sont mortes hier dans des affrontements ayant eu lieu durant les manifestations contre la réforme controversée qui prévoit l’augmentation de la part contributive des employeurs et des salariés et diminue les revenus des retraités. Les quatre victimes sont un agent de police, deux jeunes étudiants – morts à Managua – et un lycéen, assassiné sur le territoire de la commune de Tipitapa. Les manifestations ont eu lieu dans différentes communes et, ainsi que l’indique la Croix Rouge, elles ont fait au moins 33 blessés.<br />La réforme a été critiquée par tous les secteurs économiques, par les entrepreneurs et les experts. Loin d’empêcher l’écroulement de l’INSS – affirment les commentateurs – elle favorise le chômage, diminue la consommation et la compétitivité. La Chambre des Industries du Nicaragua a demandé au gouvernement de suspendre la réforme, considérant que « elle mine l’économie du pays et a créé une escalade de violence qui ne s’arrête pas depuis deux jours ».<br />Etudiants, travailleurs et femmes au foyer sont descendus dans les rues, considérant « scandaleuse » l’affirmation du Vice-président du Nicaragua, Rosario Murillo, selon laquelle il existe « une manipulation politique » derrière les protestations. Au travers des réseaux sociaux, tous ont pu constater comment les choses se sont passées. Le gouvernement avait convoqué les fonctionnaires pour des manifestations progouvernementales mais les manifestants ont en revanche commencé à protester contre le gouvernement.<br />La majeure partie de la population universitaire au Nicaragua étudie dans des Universités publiques et lorsqu’il a été demandé aux étudiants de descendre dans la rue pour soutenir le gouvernement du Président Ortega, les étudiants l’ont fait mais pour offrir leur soutien aux personnes âgées contre la réforme de l’INSS.<br />La police a envoyé des forces en tenue anti-émeute pour disperser violemment les manifestants pacifiques qui défilaient dans les villes de tout le pays. Dans de nombreuses reprises vidéo et audio envoyées à l’Agence Fides, il est possible de vérifier la violence excessive exercée par les forces de l’ordre. Selon les dernières informations, les manifestations se sont déjà multipliées dans 16 villes du Nicaragua.<br />L’Eglise, par l’intermédiaire des Evêques, a dénoncé immédiatement la répression violente contre les étudiants et les personnes âgées. La Pastorale des jeunes du Diocèse de Leon, comme celle de nombreux autres Diocèses, a demandé, en utilisant ses propres chaînes sur les réseaux sociaux, « la paix » contre les explosions de violence dérivant de l’injuste réforme sociale. )Fri, 20 Apr 2018 11:49:27 +0200AFRIQUE/TANZANIE - Démission de l’Evêque de Sumbawanga et nomination de son successeurhttp://www.fides.org/fr/news/64062-AFRIQUE_TANZANIE_Demission_de_l_Eveque_de_Sumbawanga_et_nomination_de_son_successeurhttp://www.fides.org/fr/news/64062-AFRIQUE_TANZANIE_Demission_de_l_Eveque_de_Sumbawanga_et_nomination_de_son_successeurCité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté ce jour la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Sumbawanga présentée par S.Exc. Mgr Damian Kyaruzi. Le Saint-Père a nommé Evêque de Sumbawanga le Père Beatus Christian Urassa, de l’Institut « Communauté de vie apostolique de Prêtres/Opus Sancti Spiritus » , ancien Supérieur provincial de son Institut en Tanzanie.<br />Le nouvel Evêque est né le 2 août 1965 à Keni Mashati Rombo, dans le Diocèse de Moshi. Il a étudié la Philosophie au Grand Séminaire de la Congrégation des Apôtres de Jésus à Nairobi et la Théologie au Grand Séminaire interdiocésain Saint Charles Lwanga à Segrea de Dar Es Salaam, obtenant un Doctorat en Théologie spirituelle près l’Institut pontifical Teresianum de Rome. Il a été ordonné prêtre le 12 juillet 1997 pour l’Institut « Communauté de vie apostolique de Prêtres/Opus Sancti Spiritus » .<br />Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : Secrétaire du Conseil général de la Congrégation religieuse ALCP/OSS à Moshi, Tanzanie , Vicaire paroissial à Mwananyamala, Dar Es Salaam , formateur près la maison de formation ALCP/OSS de Morogoro , études à Rome près l’Institut pontifical Teresianum , Supérieur provincial ALCP/OSS . Thu, 19 Apr 2018 13:12:07 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Journée internationale contre le paludismehttp://www.fides.org/fr/news/64061-AFRIQUE_RD_CONGO_Journee_internationale_contre_le_paludismehttp://www.fides.org/fr/news/64061-AFRIQUE_RD_CONGO_Journee_internationale_contre_le_paludismeKinshasa – « Le Congo continue à vivre dans un climat particulièrement instable mais, malgré cela, la majeure partie des morts n’est pas due aux violences du conflit en cours mais à la malnutrition et à ses conséquences que sont le paludisme et l’insécurité alimentaire, un binôme terrible qui provoque un véritable massacre surtout parmi les enfants. La malnutrition chronique provoque l’affaiblissement des défenses immunitaires et par suite une plus grande facilité à contracter des maladies endémiques, au premier rang desquelles le paludisme ». C’est le témoignage d’une étudiante de l’Institut supérieur d’infirmiers de Kinshasa, transmis à l’Agence Fides à l’occasion de la Journée internationale contre le paludisme du 25 avril. Grâce à une bourse d’études, la jeune femme a pu effectuer une période de stage à l’Université Campus Bio médical de Rome, s’exerçant en particulier dans les domaines de la chirurgie.<br />La jeune femme raconte à Fides : « La zone du Mont Ngafula, où se trouve l’ISSI, n’est pas intéressée en ce moment par les violences mais nous sommes prêtes à servir dans toutes les zones du pays où cela sera nécessaire. Une infirmière formée à l’ISSI trouve rapidement du travail en ce que notre préparation professionnelle et humaine est incomparable ». Le système sanitaire est de facto carrent en appareillages, médicaments mais surtout en formation du personnel, nécessaire pour améliorer la qualité des soins. La jeune diplômée ajoute que « les patients ne peuvent pas se permettre les soins médicaux. Pour le paludisme, par exemple, il existe des médicaments efficaces. S’il est traité à temps avec le bon médicament, les complications se réduisent mais les coûts excessifs ne rendent pas possibles des soins et des traitements adéquats. Alors, dans l’attente de pouvoir compter sur les médicaments disponibles et à bas coût, sur des tests diagnostiques rapides et gratuits, nous, infirmières, comptons sur l’éducation et par suite sur la prévention, en tenant toujours présent que c’est la personne qui est au centre ».<br />Une partie des missions de l’équipe de l’ISSI consiste à réaliser des activités de sensibilisation communautaire au travers de campagnes de mobilisation sociale, de sessions de formation ciblées afin de diffuser la conscience de l’importance d’habitudes saines pour prévenir le paludisme de manière à ce que chaque famille comprenne l’importance de se protéger et de protéger ses enfants et d’accéder en temps utile aux services sanitaires et ce dès les premiers symptômes. « Toute initiative s’adressant aux personnes les plus vulnérables a toujours pour objectif de sensibiliser aux thèmes hygiéniques et sanitaire dans la mesure où la mission de l’infirmière ne se limite pas à l’assistance au malade mais s’étend au soin de la personne » confirme la jeune infirmière.<br />Le projet mis en place en faveur de l’Institut supérieur d’infirmiers est soutenu par Harambee Africa International . La République démocratique du Congo représente, avec plus de 24 millions de cas de paludisme, le deuxième pays du continent en matière de diffusion et d’impact de la maladie, qui est la principale cause de morbidité maternelle et infantile. Thu, 19 Apr 2018 13:02:54 +0200ASIE/PAKISTAN - Mobilisation de responsables chrétiens et musulmans contre les attaques à l’encontre des minorités et en faveur d’une justice rapidehttp://www.fides.org/fr/news/64060-ASIE_PAKISTAN_Mobilisation_de_responsables_chretiens_et_musulmans_contre_les_attaques_a_l_encontre_des_minorites_et_en_faveur_d_une_justice_rapidehttp://www.fides.org/fr/news/64060-ASIE_PAKISTAN_Mobilisation_de_responsables_chretiens_et_musulmans_contre_les_attaques_a_l_encontre_des_minorites_et_en_faveur_d_une_justice_rapideLahore – Exprimer leur sérieuse préoccupation suite aux actes de violence répétés à l’encontre des chrétiens de Quetta et de Lahore, condamner ces attaques et se dissocier de leurs auteurs, en désavouant ceux qui abusent de le religion pour commettre des violences, adresser un appel éploré au gouvernement du Pakistan afin que soient arrêtés les coupables et que la justice suive rapidement son cours : telles sont les finalités de la conférence organisée hier, 18 avril, à Lahore, par la Commission nationale pour l’œcuménisme et le dialogue interreligieux de la Conférence épiscopale et par l’organisation United Religions iniziative au Pakistan. A la rencontre, des responsables chrétiens et musulmans ont réaffirmé que les religions au Pakistan entendent travailler pour la justice et l’harmonie.<br />Ainsi que l’indique à l’Agence Fides le Père James Channan OP, responsable d’URI-Pakistan, tous ont fortement condamné l’assassinat brutal de chrétiens intervenu dans le quartier d’Essa Nagri, à Quetta. Le Père Francis Nadeem, Secrétaire exécutif de la Commission nationale précitée, a déclaré pour sa part que « il est de la responsabilité de l’Etat que d’assurer la sécurité de tout citoyen sans distinction aucune. Nous désirons la sécurité de nos maisons, de nos églises et de nos écoles. Le gouvernement du Pakistan devrait prendre des mesures immédiates pour protéger les chrétiens ».<br />Le Père Channan relève que « une atmosphère très tendue règne. Les terroristes détruisent la paix et les chrétiens vivent dans la peur. En tant que chrétiens et musulmans, nous demandons la justice pour les victimes, la sécurité pour les chrétiens, pauvres et vulnérables, et l’indemnisation des familles touchées… Nous faisons appel au Président de la Cour Suprême du Pakistan afin qu’il émette une note « motu proprio » sur les meurtres ciblés de chrétiens innocents à Quetta ». Le Père Channan a également mentionné les récents épisodes de violence dans la ville de Shadara, dans les environs de Lahore, où des inconnus ont incendié une église, remarquant que, « très souvent la police est réticente à enregistrer des plaintes ) à l’encontre des coupables ».<br />Le mufti Ashiq Hussain, qui était présent, a réaffirmé « la ferme condamnation des meurtres injustes et brutaux de nos frères et sœurs chrétiens à Quetta. Je demande en outre au gouvernement du Pakistan de leur donner un soutien moral et financier ». « Les chrétiens tués à Quetta sont les martyrs de la paix et leur sacrifice porter à un changement positif au sein de notre société. Nous, responsables musulmans, assurons que, à chaque fois qu’il faudra invoquer et travailler pour la paix, nous serons présents et nous soutiendrons pleinement tout effort en ce sens ».<br />« Nous devons faire preuve de courage et de passion pour désamorcer les processus contraires à la paix des terroristes » a ajouté le responsable islamique Allama Asim Makhdoom. « Musulmans et chrétiens, nous sommes frères et nous continuerons à apporter notre contribution en vue de la paix et de l’harmonie interconfessionnelle » a-t-il conclu. Thu, 19 Apr 2018 12:32:22 +0200AMERIQUE/EQUATEUR - Vague de violence dans le nord du pays liée au trafic de drogue provenant de Colombiehttp://www.fides.org/fr/news/64059-AMERIQUE_EQUATEUR_Vague_de_violence_dans_le_nord_du_pays_liee_au_trafic_de_drogue_provenant_de_Colombiehttp://www.fides.org/fr/news/64059-AMERIQUE_EQUATEUR_Vague_de_violence_dans_le_nord_du_pays_liee_au_trafic_de_drogue_provenant_de_ColombieSan Lorenzo – « Nous sommes solidaires des habitants des provinces de la frontière septentrionale, hommes, femmes et enfants métisses, paysans, peuple afro équatorien et groupes indigènes Awá, Chanchis, Eperas, Cofanes, Secoyas et Sionas, tout comme des populations migrantes en transit dans la zone, qui affrontent les conséquences d’un conflit complexe qui a empiré au cours de ces dernières semaines ». C’est ce que l’on peut lire dans le communiqué de la communauté de Tundayme envoyé à l’Agence Fides pour signaler le report sine die des visites du Contrôleur général de l’Etat relatives aux projets miniers de Mirador et de Fruta del Norte, en province de Zamora .<br />La vague de violence comprenant des attentats et des enlèvements qui frappe actuellement le nord de l’Equateur, à la frontière avec la Colombie, a causé jusqu’à ce jour l’évacuation de 158 familles provenant des villages d’El Pan et de Mataje, en direction de la province d’Esmeraldas, selon les informations diffusées par les autorités du pays. Les évacuations ont commencé voici quelques trois semaines, lorsque deux journalistes et le chauffeur du journal El Comercio ont été enlevés puis assassinés .<br />En Equateur, on n’avait jamais enregistré d’actes de violence dérivant du trafic de drogue colombien de cette portée. Depuis le 27 janvier, le pays a été frappé par une série d’attaque dans la zone frontalière, attaques qui ont déjà fait sept morts – les deux journalistes et leur chauffeur ainsi que quatre militaires – ainsi que plusieurs dizaines de blessés. Par ailleurs, deux autres personnes ont été enlevées, sachant que leurs noms ont été communiqués par les autorités le 17 avril. Il s’agit d’un couple d’équatoriens - Oscar Efren Villancís et Katty Vanesa Velasco – qui étaient partis de la province de Santo Domingo en direction de San Lorenzo, à Esmeraldas.<br />Des 158 familles évacuées, 54 sont accueillies dans une auberge de jeunesse de l’Eglise catholique, située dans le canton de San Lorenzo, sachant que parmi elles se trouvent des dizaines d’enfants et d’adolescents, outre les femmes âgées et enceintes. Le reste des évacués a été accueilli dans d’autres familles. On prévoit que le nombre des évacués de la zone frontalière en direction de San Lorenzo augmentera dans les prochains jours, motif pour lequel d’autres structures d’accueil sont en préparation.<br />L’Evêque d’Esmeraldas et Président de la Conférence épiscopale d’Equateur, S.Exc. Mgr Eugenio Arellano, ainsi que l’ensemble de la Conférence épiscopale ont condamné les actes de violence et de terrorisme qui ont eu lieu dans le canton de San Lorenzo à diverses reprises, en affirmant que « la vie est sacrée et la paix est un don de Dieu. Toute attaque terroriste constitue une cruauté qui doit être rejetée par tous ». Thu, 19 Apr 2018 12:02:38 +0200AFRIQUE/RD CONGO - L’école Saint Antoine de Padoue de Boma au secours de l’enfance abandonnéehttp://www.fides.org/fr/news/64058-AFRIQUE_RD_CONGO_L_ecole_Saint_Antoine_de_Padoue_de_Boma_au_secours_de_l_enfance_abandonneehttp://www.fides.org/fr/news/64058-AFRIQUE_RD_CONGO_L_ecole_Saint_Antoine_de_Padoue_de_Boma_au_secours_de_l_enfance_abandonneeKinshasa – La République Démocratique du Congo connaît, depuis des décennies, une crise généralisée. Tout le tissu socio-économique s’est détérioré au fil des années. Dans ce contexte, l’Eglise Catholique a pris la relève sur plusieurs domaines, dont l’éducation, la santé, et sur bien d’autres secteurs du social. Dans la ville de Boma – au diocèse de Boma – le Père Roger Pholo est l’un des prêtres qui se sont adonnés dans l’éducation pour sauver l’avenir de quelques enfants. Il est le cofondateur de l’école Saint Antoine de Padoue du quartier Sindi, un bidonville de la ville de Boma.<br />Ce quartier est séparé de la ville par la rivière Sindi, d’où le nom du quartier. Ici s'entassent des centaines de familles "émigrées" de tous les coins de la province. Des gens qui ont fui leurs villages dans l'espoir de trouver un emploi en ville. Malheureusement, ils sont obligés d'aller gonfler les bidonvilles et sont abandonnés à eux-mêmes.<br />Les enfants de ce quartier étaient obligés de faire une marche de plus de 5 Km pour trouver la première école. Et, comme le malheur ne vient jamais seul, la rivière Sindi est en crue à chaque saison des pluies. Elle devient ainsi infranchissable pendant de longs mois. Cette situation forçait les enfants à arrêter l’école. « Quand le Père Roger Pholo a commencé la pastorale dans notre quartier, il ne pouvait pas rester insensible à notre misère. Il n'y avait pas d'électricité ni d'eau courante. Il n'y avait pas d'école non plus, alors que des centaines d’enfants en âge de scolarisation y vivent. Il a donc décidé de faire quelque chose de pratique pour sauver l’avenir de nos enfants », confie un parent.<br />Pour résoudre ce problème le Père Pholo a regroupé les gens du quartier et quelques amis pour créer l’association Œuvres pour l'enfance défavorisée asbl/ong . Avec l’OED, l'école Saint Antoine de Padoue est née au quartier Sindi. Elle a ouvert les portes en septembre 2016 avec 4 classes de niveau primaire. Les autres classes ont suivi au fil des années scolaires.<br />Aujourd’hui l’école Saint Antoine de Padoue compte 10 classes et 225 élèves. Une pompe installée dans l’enceinte de l’école alimente le quartier en eau et, à l’aide des panneaux solaires, les enfants peuvent faire leurs devoirs et jouer dans l’enceinte de l’école même après la tombée de la nuit.<br />Mais le Père Pholo est loin d’être satisfait : « Je tiens à offrir à ces enfants un cadre d’apprentissage décent. Certains bâtiments sont sans crépissage et sans pavement ; les vérandas et rigoles d'évacuation d'eau ne sont pas encore arrangées. Tous ces travaux s'exigent pour que les infrastructures de notre école soient décentes pour le bien de nos enfants ». Thu, 19 Apr 2018 11:38:36 +0200ASIE/INDE - Viol d’une fillette musulmane et lutte des femmes indiennes en faveur de la justicehttp://www.fides.org/fr/news/64057-ASIE_INDE_Viol_d_une_fillette_musulmane_et_lutte_des_femmes_indiennes_en_faveur_de_la_justicehttp://www.fides.org/fr/news/64057-ASIE_INDE_Viol_d_une_fillette_musulmane_et_lutte_des_femmes_indiennes_en_faveur_de_la_justiceNew Delhi – « Ce qui est arrivé à Asifa Bano constitue un acte inhumain. Le cas met en évidence l’épineuse question de la violence à l’encontre des femmes et des fillettes en Inde et montre également les tensions religieuses existant entre les hindous et les musulmans ». C’est ce que déclare dans une note envoyée à l’Agence Fides l’évêque protestant Joseph D'Souza, primat de l’église du Bon Pasteur en Inde. Le cas de la fillette musulmane agite la nation et provoque actuellement des tensions religieuses et politiques. Le corps d’Asifa Bano a été retrouvé le 17 janvier dernier dans une forêt proche de Kathua, au Kashmir indien. Selon les enquêteurs, la fillette a été violentée avant d’être étranglée. Il s’agit de l’une des nombreuses victimes qui rappellent le problème des viols en Inde, pays dans lequel chaque jour sont violées plus de 100 femmes et fillettes. Asifa Bano appartient à la tribu des Bakarwals, populations nomades musulmanes du nord de l’Inde. Huit hommes ont été arrêtés ces jours derniers, définitivement mis en cause par les examens de l’ADN et par des témoins oculaires. Ils sont tous hindous. Aujourd’hui, les groupes nationalistes hindous cherchent à éviter aux inculpés d’être traduits devant la justice. Des représentants autorisés du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party exercent actuellement des pressions afin que le cas soit géré par le Bureau central des enquêtes, contrôlé par le gouvernement, dont le BJP est le parti de référence.<br />« Il est temps que l’Inde reconnaisse l’existence du problème de la violence à l’encontre des femmes » déclare l’évêque protestant Joseph D'Souza. « Souvent le fondamentalisme religieux finit par prendre pour cible les femmes. L’Inde est en train de se polariser, laissant de l’espace à tous les types de fondamentalisme religieux, les femmes étant les victimes les plus vulnérables » indique-t-il.<br />L’évêque protestant Joseph D'Souza invite les femmes indiennes à développer leur propre version de la campagne #MeToo qui a fait émerger la question des abus sexuels à l’encontre des femmes aux Etats-Unis. « Les femmes indiennes doivent se faire protagonistes de cette lutte pour la civilisation et les droits au sein de la société indienne » affirme-t-il. Au sein des églises chrétiennes également, indique-t-il, « il faut promouvoir l’égalité entre les sexes. Les églises chrétiennes en Inde doivent faire tout ce qui est possible pour soutenir les femmes dans leur campagne pour la justice, l’égalité, l’équité et l’égalité des chances ». Thu, 19 Apr 2018 11:28:16 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Prêtre assassiné dans son bureauhttp://www.fides.org/fr/news/64056-AMERIQUE_MEXIQUE_Pretre_assassine_dans_son_bureauhttp://www.fides.org/fr/news/64056-AMERIQUE_MEXIQUE_Pretre_assassine_dans_son_bureauCuautitlán – Le Père Rubén Alcántara Díaz, 50 ans, Vicaire judiciaire du Diocèse d’Izcalli, a été assassiné hier soir, 18 avril dans la commune de Cuautitlán, à coups d’arme blanche peu avant la Messe de 19.00 qu’il aurait dû célébrer en l’église Notre-Dame du Mont Carmel du quartier de la Cumbria.<br />Le Centre multimédia catholique a donné la nouvelle à Fides du tragique événement. Le Secrétaire général de la Conférence épiscopale mexicaine, S.Exc. Mgr Alfonso Gerardo Miranda Guardiola, Evêque auxiliaire de Monterrey , a confirmé les faits et condamné l’homicide du Père Alcántara Díaz.<br />Selon des informations locales, la secrétaire de l’église a entendu le prêtre se disputer avec un homme. Lorsque ce dernier s’en est allé, elle a trouvé le prêtre étendu au sol sans vie alors que l’agresseur présumé avait pris la fuite. Thu, 19 Apr 2018 09:05:48 +0200AFRIQUE/BURKINA FASO - De la nécessité de poursuivre sur la voie du dialogue entre chrétiens et musulmans malgré les difficultéshttp://www.fides.org/fr/news/64054-AFRIQUE_BURKINA_FASO_De_la_necessite_de_poursuivre_sur_la_voie_du_dialogue_entre_chretiens_et_musulmans_malgre_les_difficulteshttp://www.fides.org/fr/news/64054-AFRIQUE_BURKINA_FASO_De_la_necessite_de_poursuivre_sur_la_voie_du_dialogue_entre_chretiens_et_musulmans_malgre_les_difficultesOuagadougou – Radicalisation diffuse dans différentes zones du pays, défi représenté par le mariage entre chrétiens et musulmans, instrumentalisation de la religion, extrémisme violent, contestations de l’autorité civile et judiciaire : tels sont les principaux thèmes discutés dans le cadre de la II° Assemblée générale 2018 de la Commission épiscopale pour le dialogue entre chrétiens et musulmans qui a eu lieu du 10 au 12 avril au Centre national Cardinal Paul Zoungrana de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.<br />Durant les travaux, les délégués provenant des différents Diocèses du pays ont réaffirmé leur engagement et leur enthousiasme pour le dialogue entre chrétiens et musulmans, surtout dans la vie ordinaire tout en ne cachant pas les difficultés à affronter avec des poches de résistances, du scepticisme et même des refus de part et d’autre.<br />Le climat sous-jacent actuel marqué par un extrémisme violent, ne facilite pas les choses non plus. En fin mars dernier par exemple, la révélation de l’existence d’un groupe appelé « sécurité islamique ’’, sorte de milice religieuse à Pouytenga, une localité à 140 km à l’Est de Ouagadougou, a fait des gorges chaudes et enflammé la toile.<br />Après avoir mené une enquête à Pouytenga, la Fédération des associations islamiques du Burkina a rassuré la population, en affirmant que ce groupe est le service d’ordre non armé du mouvement sunnite local, chargé de protéger les fidèles dans les mosquées et au cours de certaines cérémonies religieuses. Le 28 mars, le gouvernement a cependant décidé de dissoudre le groupe.<br />Les tensions existantes ne doivent pas décourager chrétiens et musulmans de continuer sur la voie du dialogue. Ainsi que le déclare le Père Arcadius Sawadogo, Secrétaire général de la Commission épiscopale pour le dialogue entre chrétiens et musulmans, « Ces questions –là ont été examinées pour voir comment nous pouvons frayer des chemins pour essayer de nous rencontrer, car l’autre est frère à aimer ».<br />Cette intention a été réaffirmée par l’imam Boureima Drabo dans son intervention, très appréciée par les délégués présents à l’Assemblée : « Nous sommes appelés à vivre ensemble – a-t-il affirmé – et nous devrons apprendre à le faire. C’est un impératif. Sans ça, vraiment ce sera très difficile qu’on puisse être heureux sur la terre ici. Alors que le paradis ou la vie éternelle c’est ici que ça se prépare. Si sur cette terre nous ne sommes pas dans cet état d’esprit, ce sera très difficile que nous ayons ce que Dieu nous a promis après la mort » a-t-il conclu. Wed, 18 Apr 2018 08:17:01 +0200