Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/ETHIOPIE - Nomination du Vicaire apostolique de Gambellahttp://www.fides.org/fr/news/68727-AFRIQUE_ETHIOPIE_Nomination_du_Vicaire_apostolique_de_Gambellahttp://www.fides.org/fr/news/68727-AFRIQUE_ETHIOPIE_Nomination_du_Vicaire_apostolique_de_GambellaCité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Vicaire apostolique de Gambella S.Exc. Mgr Roberto Bergamaschi, S.D.B., Evêque titulaire d'Ambia, jusqu'ici Vicaire apostolique d'Awasa. Tue, 29 Sep 2020 14:12:52 +0200AMERIQUE/HONDURAS - Appel de l'Archevêque de Tegucigalpa aux hommes politiques à respecter leurs promesses électoraleshttp://www.fides.org/fr/news/68726-AMERIQUE_HONDURAS_Appel_de_l_Archeveque_de_Tegucigalpa_aux_hommes_politiques_a_respecter_leurs_promesses_electoraleshttp://www.fides.org/fr/news/68726-AMERIQUE_HONDURAS_Appel_de_l_Archeveque_de_Tegucigalpa_aux_hommes_politiques_a_respecter_leurs_promesses_electoralesTegucigalpa - « Un homme politique n'est pas applaudi pour ses bonnes intentions ou pour ses promesses en temps de campagne électorale mais lorsqu'il maintient les promesses qu'il faites ». C'est ce qu'a déclaré S.Em. le Cardinal Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga, Archevêque de Tegicugalpa, Dimanche dernier, 27 septembre, lors de l'homélie de la Messe.<br />Au cours du Saint Sacrifice de la Messe, célébré en la Cathédrale de Notre-Dame de Suyapa, qui compte la plus grande participation de fidèles, l'Archevêque a réfléchi sur les campagnes politiques et sur les actions des hommes politiques auxquels il a demandé de respecter leurs promesses. Bien qu'il ne faille pas faire de comparaisons, a ajouté le Cardinal, « il suffit de regarder ce qui se passe aux Etats-Unis. Il n'existe pas de propositions mais seulement des attaques de la part des différents candidats ». Il a ensuite invité à avoir les sentiments du Christ vis-à-vis du frère.<br />Le 13 septembre, le Conseil électoral national a proclamé les élections primaires au Honduras alors que se poursuivent devant le Congrès national les discussions relatives aux réformes électorales qui ont causé des fractures entres les secteurs politiques, divisé entre ceux qui veulent des élections sur la base de la loi actuelle et ceux qui veulent que cette dernière soit réformée avant le scrutin. L'actuelle loi électorale établit que le Conseil électoral national doit convoquer six mois auparavant les élections primaires, prévues pour le 14 mars prochain, dans le cadre desquelles devront être choisis les candidats aux élections présidentielles de novembre 2021. Tue, 29 Sep 2020 14:12:16 +0200ASIE/TERRE SAINTE - Un « Statut » pour le Patriarcat de Jérusalem des Latinshttp://www.fides.org/fr/news/68725-ASIE_TERRE_SAINTE_Un_Statut_pour_le_Patriarcat_de_Jerusalem_des_Latinshttp://www.fides.org/fr/news/68725-ASIE_TERRE_SAINTE_Un_Statut_pour_le_Patriarcat_de_Jerusalem_des_LatinsJérusalem – Un instrument simple et unitaire pour réglementer la « vie intérieur » au Patriarcat de Jérusalem des Latins, en harmonisant les règles de fonctionnement des différentes institutions patriarcales au Droit canonique et aux dispositions récentes du Saint-Siège. C'est dans ce but qu'a été pensé et réalisé le premier « Statut du Patriarcat de Jérusalem des Latins », fruit de l'oeuvre de réorganisation des institutions patriarcales conduite par S.Exc. Mgr Pierbattista Pizzaballa, Administrateur apostolique du Patriarcat depuis 2016.<br />Réparti en trois sections, le Statut – explique Mgr Pizzaballa lui-même dans la lettre de présentation signée le 4 juin dernier – contient des dispositions claires et distinctes concernant la dimension spirituelle, pastorale et économique de la vie du Patriarcat. Le nouvel instrument vise également à réordonner de manière organique des dispositions prises par les différents Patriarches au cours du temps, les adaptant à l'actuel cadre juridique et canonique qui règle le fonctionnement des institutions ecclésiastiques. Après une introduction portant sur l'identité et la mission du Patriarcat – indique le site Internet abouna.org – le Statut définit les devoirs et missions du Patriarche, des Evêques et des prêtres, des collaborateurs, des Conseils consultatifs et des Tribunaux ecclésiastiques. Des sous-sections spécifiques sont également dédiées au fonctionnement d'institutions liées au Patriarcat tels que le Séminaire patriarcal de Beit Jala et les écoles patriarcales. Un soin particulier est mis à donner des indications à propos de la transparence et de la durabilité économique et financière de toutes les réalités et activités placées sous le contrôle du Patriarcat – Paroisses, écoles, Universités et établissements d'assistance.<br />Déjà en juin 2018 , S.Exc. Mgr Pierbattista Pizzaballa OFM, Administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, a institué un Conseil économique en tant qu’organisme consultatif chargé d’aider le Patriarche dans la gestion des questions financières, économiques et administratives. Le Conseil, qui sera appelé à se réunir en séance plénière plusieurs fois par an, sera constitué, outre le Patriarche ou l’Administrateur apostolique et l’économe du Patriarcat, de six membres laïcs – trois provenant de Jordanie, un d’Israël, un de Jérusalem et un de Palestine – tous experts du secteur économique et financier.<br />Au cours de ces dernières années, le Patriarcat de Jérusalem des Latins a dû prendre en charge des problèmes administratifs et financiers qui avaient marqué la construction et le lancement de l'Université américaine de Madaba, liée au Patriarcat et inaugurée le 30 mai 2013 en présence du Roi de Jordanie, Abdallah II. Dans la lettre adressée à tous les membres du Patriarcat latin au début du Carême 2017, Mgr Pizzaballa avait notamment écrit que, dans un passée récent « des erreurs ont été commises, lesquelles ont blessé la vie du Patriarcat, financièrement et administrativement, surtout en ce qui concerne l’Université américaine de Madaba. Nous nous sommes trompés dans un certain nombre de choix importants, peut-être en ne nous concentrant pas assez sur notre mission primaire : prêcher l’Evangile et nous dédier aux activités pastorales ». Tue, 29 Sep 2020 14:11:48 +0200AMERIQUE/SAINT VINCENT ET GRENADINES - Premier anniversaire de l'ouverture de la première mission à Belle Vue de la part des Rédemptoristeshttp://www.fides.org/fr/news/68724-AMERIQUE_SAINT_VINCENT_ET_GRENADINES_Premier_anniversaire_de_l_ouverture_de_la_premiere_mission_a_Belle_Vue_de_la_part_des_Redemptoristeshttp://www.fides.org/fr/news/68724-AMERIQUE_SAINT_VINCENT_ET_GRENADINES_Premier_anniversaire_de_l_ouverture_de_la_premiere_mission_a_Belle_Vue_de_la_part_des_RedemptoristesKingstown – Les missionnaires rédemptoristes ont accepté voici près d'un an d'ouvrir une mission au sud de Saint Vincent et Grenadines, nation du sud des Caraïbes formée par l'île principale de Saint Vincent et par l'archipel des Grenadines. A la demande faite par S.Exc. Mgr Gérard County, C.S.Sp., Evêque de Kingstown, dont dépendent ces territoires, le Père Paul Borowski, Supérieur provincial des Rédemptoristes, et le Père Kevin Murray, alors Supérieur de la Mission à Santa Lucia, visitèrent la zone dont ils auraient dû assumer le soin pastoral.<br />La visite se concentra sur la Paroisse Saint Benoît, sise dans la partie nord du pays. Sur son territoire, se trouvent trois autres communautés, chacune avec une chapelle, qui dépendent de la Paroisse : Georgetown, Belle Vue et Sandy Bay. Cette dernière comprend une vaste population indigène connue sous le nom de Garifuna. Sandy Bay accueille également la boulangerie Garifuna, une initiative de l'Eglise locale qui sert la population et fournit un travail aux résidents.<br />L'arrivée du Père Kevin Murray, C.Ss.R., et du Père Gérard St. Hilaire, C.Ss.R. Le 31 octobre 2019, a constitué le début de la mission des Rédemptoristes dans le Diocèse de Kingstown. Les deux religieux voyagèrent sur une barque de pêche, partant de Santa Lucia, où ils avaient prêté service jusqu'alors. Ils firent le voyage avec un paroissien, Lambert Charlemagne, qui gère les structures de l'Eglise à Santa Lucia et furent accueillis à terre, avec affection et chaleur, par Mgr County et le Père Collin Jackson. Après cette première rencontre, les missionnaires sont partis en direction de la Paroisse en s'installant à l'arrière d'un camion.<br />Le premier Dimanche en Paroisse, le 3 novembre 2019, a été riche en événements. Les paroissiens de toutes les communautés étaient présents en l'église Saint Joseph de Belle Vue, pour la Messe dominicale. Mgr County, qui la célébrait, a installé le Père Murray comme Curé et le Père Saint Hilaire comme vicaire. Après la Messe a eu lieu un accueil festif avec des saluts de nombreuses personnes, y compris les enfants ayant des besoins particuliers, accueillis à la Maison Saint Benoît et à la crèche, gérées par les religieuses carmélites à l'intérieur de la Paroisse.<br />Une ancienne crèche pour enfants a été convertie en résidence pour les missionnaires, accueillant également les Pères Paul Borowski, C.Ss.R. et Ako Walker, C.Ss.R. comme hôtes initiaux, lesquels étaient également présents à l'inauguration officielle de la mission rédemptoriste à Saint Vincent et Grenadines, le 8 décembre dernier. Un petit détail peut faire comprendre la situation : depuis le moment où il a su que le lit pour la chambre du Père Borowski n'aurait pas été prêt pour son arrivée, le Provincial a dormi par terre sur un matelas.<br />En cette année 2020, la mission a mené les activités habituelles – prière, célébrations, préparation aux sacrements – auxquelles s'est ajoutée la confection de colis alimentaires pour les paroissiens nécessiteux contraints à leur domicile par la pandémie. La communauté a répondu aux initiatives en ravitaillant les stocks de nourriture. Maintenant, la boulangerie Garifuna elle-même est au centre de l'attention en vue de sa restructuration et de son agrandissement. En effet, ce centre d'activités économiques a une longue et fidèle histoire au service de la zone de Sandy Bay et au-delà. Tue, 29 Sep 2020 14:10:38 +0200ASIE/PHILIPPINES - Prorogation d'un an des célébrations relatives au cinquième centenaire de l'arrivée de l'Evangile dans l'archipelhttp://www.fides.org/fr/news/68723-ASIE_PHILIPPINES_Prorogation_d_un_an_des_celebrations_relatives_au_cinquieme_centenaire_de_l_arrivee_de_l_Evangile_dans_l_archipelhttp://www.fides.org/fr/news/68723-ASIE_PHILIPPINES_Prorogation_d_un_an_des_celebrations_relatives_au_cinquieme_centenaire_de_l_arrivee_de_l_Evangile_dans_l_archipelManille – La célébration du V° centenaire de l'arrivée de l'Evangile aux Philippines a été prorogée d'un an à cause de la pandémie de corona virus. Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, selon le plan précédemment élaboré, l'imposante cérémonie d'ouverture officielle de l'événement – qui sera le clou des commémorations et activités pastorales et missionnaires disséminées sur tout le territoire de l'archipel – avait été prévue en avril 2021 alors qu'elle se déroulera en avril 2022. La décision de déplacer la date de l'événement historique est due à la crise sanitaire que traverse la nation, a indiqué S.Exc. Mgr Pablo Virgilio David, Evêque de Kalookan et Président par intérim de la Conférence épiscopale des Philippines. « A cause de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, il a été nécessaire de modifier le programme de notre célébration du V° centenaire de l'avènement du Christianisme qui sera prorogée d'une année entière, jusqu'en 2022 » a-t-il ajouté.<br />Les Evêques des Philippines ont décidé que la date officielle de la célébration sera le 17 avril 2022, Dimanche de Pâques, moment où il sera fait mémoire de la première Messe célébrée dans l'archipel. L'année 2022 sera donc l'Année de la Missio ad Gentes. La Commission historique nationale des Philippines, a rappelé que le lieu historique de cette première Messe est l'île de Limasawa, dans le sud de Leyte, et qu'elle a été célébrée le 31 mars 1521. Ces jours derniers, le Diocèse de Maasin – suffragant de Cebu – a commencé le compte à rebours de 200 jours jusqu'au V° centenaire de la Messe historique ayant eu lieu dans leur île en 1521. L'Eglise commémore également le premier Baptême, intervenu le 14 avril 1521, événement qui sera conduit par l'Archidiocèse de Cebu, dans le sud des Philippines.<br />Pour célébrer le V° centenaire de l'arrivée du Christianisme aux Philippines, la Conférence épiscopale a tracé un cycle préparatoire de neuf ans – de 2013 à 2021 – assignant à chaque année un thème particulier, dans le but d'approfondir et de revigorer le caractère missionnaire de l'Eglise aux Philippines.<br />Dans ce but, chaque Diocèse a organisé des programmes et des initiatives d'animation et de formation missionnaire destinés aux prêtres, aux religieux, aux catéchistes, aux enseignants, aux laïcs dans le but de promouvoir et de sensibiliser le peuple de Dieu, à commencer par les enfants et les jeunes.<br />Les Evêques ont également déplacé les dates du Congrès missionnaire international et du II° Congrès missionnaire national, les deux événements devant maintenant se tenir en avril 2022. En cette période, la Commission épiscopale pour le Clergé a décidé d'organiser une série de conférences sur l'histoire de l'Eglise aux Philippines.<br />Les missionnaires espagnols ont porté la foi chrétienne aux Philippines voici cinq siècles et aujourd'hui le pays compte la plus vaste population catholique d'Asie – et la quatrième du monde – avec 80% de ses 110 millions d'habitants répartis en 86 Diocèses. Tue, 29 Sep 2020 12:49:06 +0200ASIE/SINGAPOUR - Promotion d'initiatives interreligieuses de la part de l'Eglise durant la pandémiehttp://www.fides.org/fr/news/68722-ASIE_SINGAPOUR_Promotion_d_initiatives_interreligieuses_de_la_part_de_l_Eglise_durant_la_pandemiehttp://www.fides.org/fr/news/68722-ASIE_SINGAPOUR_Promotion_d_initiatives_interreligieuses_de_la_part_de_l_Eglise_durant_la_pandemieSingapour – L'Eglise à Singapour promeut la cohésion et la collaboration avec d'autres communautés religieuses afin de contribuer à la paix et à l'harmonie sociale en ce temps marqué par la pandémie de Covid-19. Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, dans ce cadre de promotion du dialogue interreligieux, au cours de ces jours derniers, la Jamiyah Singapour, la plus ancienne et la plus importante des organisation d'assistance locale – malaisienne et musulmane – a organisé un séminaire sur Internet auquel a participé l'Eglise catholique, offrant sa vision et sa contribution. Au séminaire en ligne est intervenu S.Em. le Cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot, Président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, évoquant le rôle des responsables religieux au cours de la crise pandémique.<br />Le séminaire a réuni des responsables religieux locaux et internationaux ainsi que des chercheurs des principales religions. L'Eglise était représentée par le Cardinal Ayuso et par Soeur Theresa Seow, des Filles de la Charité canosiennes, Vice-présidente de la Commission pour le Dialogue interreligieux de l'Archidiocèse de Singapour.<br />Le Cardinal Ayuso a remarqué que les responsables religieux ont noté « la dimension religieuse de la crise » : églises, mosquées et temples vides ont donné l'exemple de la « privation spirituelle » de la pandémie. La solution a été représentée par « l'espérance, la prière et la solidarité ». L'espérance « fortifie la volonté humaine » et « transforme la vie en indiquant quelque chose au-delà du monde présent », poussant les croyants à aimer et à prendre soin de « ceux qui souffrent les tragédies de la condition humaine ». La prière constitue « un instrument puissant » qui chasse toute peur, utile pour cultiver « la fraternité universelle en Dieu pour le bien de tous ». La solidarité peut se manifester « dans des initiatives de foi collaboratives » qui comprennent « l'éducation aux valeurs qui préserveront le monde après la pandémie d'une culture de l'indifférence, de l'égoïsme et d'autres maux sociaux ».<br />Soeur Theresa Seow, qui est également le Secrétaire de l'Organisation interreligieuse de Singapour, a indiqué qu'en cette période de pandémie, « nous ne sommes pas isolés, même si nous sommes dans la solitude, nous sommes solidaires les uns des autres ».<br />« Il s'agit d'un moment permettant de soutenir la sacralité de la vie, de ralentir, d'être davantage contemplatifs et de trouver le temps pour notre communauté » a déclaré la religieuse. « Le Covid-19 a accru la conscience de voir Dieu au milieu de nous. Dieu vit dans les maisons et les vies des personnes qui sont autour de nous. Dans le monde, la dimension sacrée est immergée dans la dimension séculière » a remarqué la religieuse, ajoutant que « la religion devrait être une force pour la paix et la cohésion sociale et toutes les religions doivent promouvoir un effort commun pour la coexistence harmonieuse ».<br />Le Président de Singapour, Halimah Yacob, est lui aussi intervenu et s'est adressé aux auditeurs, membres de différentes communautés religieuses, en affirmant que, durant cette période d'incertitude, « il est naturel que les personnes tirent force et réconfort de la foi ». Le Chef de l'Etat a fait l'éloge des efforts faits par les communautés religieuses pour construire confiance, unité et résilience, en atteignant ceux qui en ont besoin, indépendamment de leur ethnie, de leur langue ou de leur religion.<br />La population de la ville-Etat de Singapour est de 5,7 millions d'habitants dont environ 383.000 catholiques, soit 9% du total. Tue, 29 Sep 2020 12:01:22 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Morte avec l'espoir de revoir sa fille, la religieuse enlevée au Mali en 2017http://www.fides.org/fr/news/68721-AMERIQUE_COLOMBIE_Morte_avec_l_espoir_de_revoir_sa_fille_la_religieuse_enlevee_au_Mali_en_2017http://www.fides.org/fr/news/68721-AMERIQUE_COLOMBIE_Morte_avec_l_espoir_de_revoir_sa_fille_la_religieuse_enlevee_au_Mali_en_2017Pasto – La mère de Soeur Gloria Cecilia Narváez, la religieuse colombienne enlevée alors qu'elle se trouvait en mission au Mali le 7 février 2017, est morte à Pasto. Rosita Argoty de Narváez avait 87 ans et, jusqu'à son dernier soupir, elle n'a pas perdu l'espoir de pouvoir revoir sa fille.<br />Les Evêques colombiens ont envoyé un message de condoléances à Soeur Mylena Rocero, Supérieure provinciale des Soeurs franciscaines de Marie Immaculée, Congrégation à laquelle appartient la religieuse. Dans leur message, ils écrivent : « Nous envoyons notre salut de fraternité et de proximité à la famille Narváez Argoty et nous prions le Seigneur de la vie qu'Il accorde le repos éternel à Rosita Argoty de Narváez et que ses êtres chers reçoivent le réconfort et la force en ces moments de douleur ». Ils réitèrent leur invitation à la prière afin de demander la santé et la libération rapide de Soeur Gloria Cecilia Narváez, offrant le Saint Sacrifice de la Messe à cette intention.<br />Soeur Cecilia Narváez Argoty, religieuse colombienne de la Congrégation des Soeurs franciscaines de Marie Immaculée, a été enlevée alors qu'elle exerçait sa mission à Karangasso, dans le sud du Mali, au soir du 7 février 2017, aux alentours de 21.00 locales, par un groupe d'hommes armés qui a fait irruption dans la Paroisse de Karangasso à Koutiala, une zone considérée tranquille et relativement sure, enlevant la religieuse et fuyant à bord du véhicule automobile de la Paroisse. Le 1er juillet suivant, le groupe Al Qaeda du Mali, par le biais du réseau crypté Telegram, avait publié une vidéo dans laquelle apparaissaient la religieuse colombienne et cinq autres otages étrangers enlevés par le réseau djihadiste. Un an après environ, en janvier 2018, avait été diffusée sur Internet une autre vidéo dans laquelle Soeur Argoty, qui paraissait être en de bonnes conditions, s'adressait au Pape François en lui demandant d'intercéder pour sa libération. La vidéo de quelques minutes avait été enregistrée durant les fêtes de Noël.<br />Le 6 février dernier, au cours des travaux de l'Assemblée plénière de la Conférence épiscopale de Colombie, trois ans après l'enlèvement, S.Exc. Mgr Mario de Jesús Álvarez Gómez, Evêque d'Istmina-Tadó et membre de la Commission pour l'animation missionnaire, a affirmé : « Non, nous n'avons pas oublié Soeur Gloria Cecilia Narváez. Nous sommes unis dans la prière confiante à Dieu afin que le Seigneur touche le cœur de ces personnes et que la religieuse puisse retrouver la liberté » . Tue, 29 Sep 2020 11:31:19 +0200AFRIQUE/OUGANDA - « L'annonce de l'Evangile, un don à partager », témoignage du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires en vue de la Journée missionnaire mondialehttp://www.fides.org/fr/news/68720-AFRIQUE_OUGANDA_L_annonce_de_l_Evangile_un_don_a_partager_temoignage_du_Directeur_national_des_Oeuvres_pontificales_missionnaires_en_vue_de_la_Journee_missionnaire_mondialehttp://www.fides.org/fr/news/68720-AFRIQUE_OUGANDA_L_annonce_de_l_Evangile_un_don_a_partager_temoignage_du_Directeur_national_des_Oeuvres_pontificales_missionnaires_en_vue_de_la_Journee_missionnaire_mondialeKampala - « En tant que chrétiens, disciples de Jésus, notre style de vie doit refléter notre foi. Il nous interroge profondément sur qui nous sommes et pour quoi nous vivons. Nous ne sommes pas seuls. Le Christ est l'auditeur silencieux de toute conversion et frappe toujours à la porte de nos cœurs dans l'attente de pouvoir entrer et demeurer avec nous. Les Oeuvres pontificales missionnaires en Ouganda accompagnent les fidèles afin qu'ils vivent et grandissent en frères et sœurs qui doivent continuer à faire connaître la bonté, la miséricorde et l'amour de Dieu ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides le Père Pontian Kaweesa, Directeur national des Oeuvres Pontificales missionnaires en Ouganda, en parlant des préparatifs que l'Eglise locale réalise en vue du Mois missionnaire d'octobre, le mois pendant lesquels les catholiques du monde entier se réunissent pour promouvoir l'action missionnaire de l'Eglise, en célébrant la Journée missionnaire mondiale, prévue cette année pour le Dimanche 18 octobre.<br />« Depuis la semaine passée – indique le Père Kaweesa – le gouvernement ougandais a relâche les restrictions pesant sur les églises et lieux de culte, restrictions qui avaient été imposées pour endiguer l'épidémie de corona virus. Après sept mois, les églises peuvent finalement ouvrir pour des prières et des célébrations publiques, avec un maximum de 70 fidèles présents. Au cours du verrouillage – raconte le Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires – nous avons encouragé tous les baptisés à prier ensemble dans leurs familles. L'Eglise, pour ainsi dire, est allée chez ses enfants, dans leurs maisons et dans leurs familles. La Parole de Dieu a été partagée par les catéchistes, les responsables laïcs et les prêtres qui ont visité les maisons et les petites communautés chrétiennes. Les enfants – poursuit-il – ont été préparés à la première Communion et au Sacrement de la Pénitence. Les Sacrements du Baptême, de l'Eucharistie et du Mariage ont également été célébrés en suivant les actuelles procédures standards prévues en ces cas. Nous sommes en outre reconnaissants au Saint-Père d'avoir institué un Fond spécial d'urgence pour le Covid-19 auprès des Oeuvres pontificales missionnaires pour aider les communautés touchées. En Ouganda – indique le Père Kaweesa – la pandémie a eu une influence négative sur la subsistance d'une bonne partie de la population. Nombreux sont ceux qui survivent grâce à un seul repas par jour et sans argent pour acquérir d'autres biens et médicaments essentiels ».<br />Nombreuses sont les initiatives préparées par la communauté catholique ougandaise pour la Journée missionnaire mondiale 2020. « Nous avons prévu de proposer une série de présentations portant sur la Journée missionnaire et sur la mission de l'Eglise sur notre télévision catholique ougandaise – UC TV – explique le Père Kaweesa. Nous réaliserons également une transmission en direct sur Radio Maria afin de parler de la Journée missionnaire dans la situation actuelle marquée par la pandémie de corona virus. Afin de promouvoir la contribution au Fond de Solidarité universel – poursuit le religieux – nous avons demandé aux Evêques d'autoriser la création d'un compte bancaire ad hoc sur lequel les fidèles peuvent envoyer de l'argent, outre le système traditionnel de collecte des fonds. Nous avons écrit à tous les Evêques et à tous les Directeurs diocésains des Oeuvres pontificales missionnaires afin qu'ils exhortent les fidèles de leurs Diocèses respectifs à prier pour la mission de l'Eglise et à conduire une neuvaine avant la Journée missionnaire dans leurs maisons et leurs communautés. Nous avons enfin réalisé deux posters numériques sur le thème de la Journée missionnaire mondiale de cette année « Me voici, envoyez-moi » , à partager sur les principales plates-formes numériques. Maintenant – conclut le Père Kaweesa – c'est le moment de porter les dons de la Bonne Nouvelle et notre foi comme des trésors à partager. Tout cadeau est meilleur lorsqu'il est partagé ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://youtu.be/A-gqwGyuB4U">La vidéo de l'entretien au Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires d'Ouganda sur la chaine Youtube de l'Agence Fides</a>Tue, 29 Sep 2020 10:59:45 +0200AFRIQUE/SOUDAN - La séparation entre Etat et religion gage de pluralité selon un missionnairehttp://www.fides.org/fr/news/68719-AFRIQUE_SOUDAN_La_separation_entre_Etat_et_religion_gage_de_pluralite_selon_un_missionnairehttp://www.fides.org/fr/news/68719-AFRIQUE_SOUDAN_La_separation_entre_Etat_et_religion_gage_de_pluralite_selon_un_missionnaireKhartoum - « L'accord relatif à la séparation entre l'Etat et la religion, signé par le Premier Ministre Abdalla Hamdok et par les responsables du Sudan People’s Liberation Movement–North constitue sans doute une bonne nouvelle pour le pays. Je crois cependant que, bien avant les traités, la révolution devra se faire en changeant les mentalités par le biais de l'instruction. En ce sens, j'estime très important le fait que, selon ce qui a été annoncé par le gouvernement, les manuels scolaires pour la nouvelle année – qui a été reportée de deux mois, officiellement à cause des récentes inondations du Nil mais en réalité à cause de retards dans l'impression des manuels en question NDR – seront exempts de références au coran dans toutes les matières. Ceci comportera un énorme changement parce que, jusqu'à l'année passée, le coran était à la base de tous les enseignements scolaires. Le nouveau Ministre de l'Education a voulu changer de route en affirmant que le coran sera justement enseigné dans le cadre du programme de religion islamique mais qu'il ne sera pas cité dans les autres matières ».<br />Tel est le commentaire fait à l'Agence Fides par le Père Diego Dalle Carbonare, missionnaire combonien à Khartoum, à propos du récent accord qui pourrait conduire au Soudan à une prise de distance progressive entre l'Etat et la charia, la loi islamique. Au cours de la première semaine de septembre, les rebelles du SPLM-N, bien enracinés dans la région des Monts Nuba, où la présence chrétienne est significative, sont parvenus à un accord avec le Premier Ministre, Abdalla Hamdok, concernant la séparation de l'Etat et de la religion. On est en attente de développements.<br />« Le chemin est long explique le Père Dalle Carbonare – notamment parce qu'il faut tenir compte du fait que, en ce qui concerne les rebelles, la signature de l'accord n'a été le fait que d'un groupe – non signataire de l'accord de paix de fin août NDR – et en ce qui concerne le gouvernement, la signature n'est que celle du Premier Ministre et non pas celle du Conseil suprême qui, déjà en d'autres occasions – comme par exemple sur la question de la réouverture ou non des rapports avec Israël – a précisé que certaines décisions ne sont pas de la compétence de l'exécutif. Pour beaucoup, il n'appartient pas au gouvernement de transition d'apporter un changement constitutionnel tel que l'abolition de la charia ».<br />D'autre part cependant, d'autres soulignent qu'en 1983 la charia fut introduite par Nimery sans légitimation parlementaire ou référendaire. Il ne serait donc par suite pas nécessaire, au plan juridique, de mandat constitutionnel pour en abroger les effets.<br />« Dans tous les cas, pour affronter la question, qui est très délicate, je ferais très attention aux termes employés. En langue arabe, le mot laïcité ne résonne pas comme neutralité comme cela est le cas en Occident mais a un sens négatif. Il est compris comme un « moins » et pas comme un « plus ». Lorsque les rebelles déclares : « Ou bien vous nous accordez la pleine laïcité de l'Etat ou bien nous ferons sécessions », il mettent la partie arabe du pays dans une situation difficile et l'ensemble du processus en danger. Il serait bien plus sensé, à mon avis, de parler d'une réforme de la loi pour faire une place à la pluralité et défendre les minorités. On arriverait au même objectif mais sans tensions inutiles ».<br />En outre, après plus d'un an et demi, Khartoum a de nouveau un Nonce apostolique. Le nouveau représentant diplomatique du Saint-Siège, S.Exc. Mgr Luís Miguel Cárdaba, est finalement arrivé au Soudan. Son arrivée, après sa nomination en mars dernier de la part du Pape François, intervient à un moment critique pour le pays. Le missionnaire observe : « Ces jours-ci est justement arrivé à Khartoum le nouveau Nonce apostolique. Son absence pendant un an et dei s'est faite sentir d'autant plus qu'entre temps, ici au Soudan, intervenaient des changements historiques. Je crois que sa présence pourra être maintenant très importante. Pendant longtemps, l'Eglise a vécu dans l'ombre, sans avoir la possibilité de dialoguer avec le gouvernement. Dans ce nouveau climat politique et social, existe une occasion historique pour l'Eglise de jouer un rôle important et j'espère vivement que le nouveau Nonce constituera une aide pour aller dans cette direction ». Tue, 29 Sep 2020 10:17:45 +0200ASIE/TURQUIE - Déferlement de discours haineux dans la presse turque, en particulier à l'encontre des grecs, des arméniens et des syrienshttp://www.fides.org/fr/news/68718-ASIE_TURQUIE_Deferlement_de_discours_haineux_dans_la_presse_turque_en_particulier_a_l_encontre_des_grecs_des_armeniens_et_des_syrienshttp://www.fides.org/fr/news/68718-ASIE_TURQUIE_Deferlement_de_discours_haineux_dans_la_presse_turque_en_particulier_a_l_encontre_des_grecs_des_armeniens_et_des_syriensIstanbul – En 2019 également, les moyens de communication turcs, sur papier et numériques, ont été porteurs d'un grand nombre de discours haineux – Hate Speech en anglais – à savoir d'interventions dénigrant et incitant au mépris de personnes ou groupes humains identifiés sur une base nationale, ethnique ou religieuse. C'est ce qui ressort du rapport produit annuellement à ce propos en Turquie par la Fondation Hrant Dink, ayant son siège à Istanbul.<br />La Fondation, qui porte le nom d'un journaliste turc d'origine arménienne assassiné en 2007, conduit depuis 2009 des enquêtes sur les expressions de haine religieuse et de racisme qui apparaissent dans les moyens de communication turcs. Selon le compte-rendu cité par Agos, revue bilingue turc-arménien publiée à Istanbul, le rapport de la Fondation Hrant Dink relatif à l'année 2019 et basé sur la surveillance de 500 titres nationaux, régionaux et numériques, a enregistré une moyenne de 19 articles par jour contenant des discours dénigrants envers des groupes ou des personnes. Les insultes et les incitations à la haine à base ethnique ou religieuse apparues dans la presse turque au cours de l'année 2019 ont pris pour cible 80 ethnies ou communautés religieuses différentes. Les expressions injurieuses diffusées par les moyens de communication turcs, selon ce que démontre le rapport de la Fondation Hrant Dink, ont concerné de manière particulièrement fréquente et avec un acharnement particulier les arméniens, les syriens et les grecs. Mon, 28 Sep 2020 13:43:16 +0200ASIE/PAKISTAN - Présentation de la traduction en urdu de la Bible des jeunes « Youcat » dans l cadre de l'Année de la Jeunesse au Pakistanhttp://www.fides.org/fr/news/68717-ASIE_PAKISTAN_Presentation_de_la_traduction_en_urdu_de_la_Bible_des_jeunes_Youcat_dans_l_cadre_de_l_Annee_de_la_Jeunesse_au_Pakistanhttp://www.fides.org/fr/news/68717-ASIE_PAKISTAN_Presentation_de_la_traduction_en_urdu_de_la_Bible_des_jeunes_Youcat_dans_l_cadre_de_l_Annee_de_la_Jeunesse_au_PakistanMultan - « Nous sommes aujourd'hui heureux d'avoir remis la Bible entre les mains de nos jeunes. J'espère que ce don aidera nos jeunes à s'approcher davantage à un rapport avec Jésus-Christ, la Parole vivante. Notre vision consistait à vouloir donner la Bible aux jeunes au cours de l'Année de la Jeunesse, ouverte en novembre 2019 et qui s'achèvera en novembre prochain, afin de les aider à vivre la foi et le message d'amour qui se trouve dans la Bible ». C'est ce qu'a déclaré à l'Agence Fides le Père Emmanuel Asi, Secrétaire exécutif de la Commission biblique de la Conférence épiscopale du Pakistan, en s'adressant aux jeunes représentants de différents Diocèses du pays. S.Exc. Mgr Indrias Rehmat, Evêque de Faisalabad et Président de la Commission épiscopale biblique, et S.Exc. Mgr Samson Shukardin OFM, Evêque d'Hyderabad et Président de la Commission épiscopale chargée de la Pastorale des jeunes, ont présenté et distribué une copie de la Bible pour les jeunes en version Youcat au cours d'un séminaire spécial de quatre jours tenu du 24 au 27 septembre pour les jeunes de tout le pays à l'Institut pastoral de Multan.<br />Le Père Asi indique à Fides : « Mgr Rehmat, lorsqu'il était prêtre et Doyen des études de l'Institut national catholique de Théologie, dans l'Archidiocèse de Karachi, avait débuté la traduction de la Bible de la jeunesse en 2015 et il l'a terminée en 30 mois. Nous avons ensuite révisé le texte en urdu et ajouté des images, des cartes de la Bible, la chronologie de la Bible, des citations de Saints, une préface du Saint-Père François et des références au Catéchisme de l'Eglise catholique. Le texte est prêt ».<br />Le Père Asi continue : « Nous avons également inséré les commentaires des fidèles qui s'inspirent de la Parole de Dieu et ont rencontré Jésus-Christ de cette manière ainsi que des clichés de pèlerinages sur des lieux bibliques toujours afin d'approcher les jeunes à la Parole de Dieu ».<br />Le Père Asi affirme en outre : « En pensant aux jeunes, un autre grand défi relevé a été celui de conserver dans l'édition un style et un aspect attrayant concernant l'écriture, les images, les couleurs. C'est pour nous tous une immense joie que de pouvoir présenter notre travail ».<br />« Nous avons l'intention d'organiser une sorte de concours pour les jeunes qui lisent la Bible de .a jeunesse dans sa totalité. En y dédiant seulement 10 mn par jour, il sera possible de le faire en un an et dix mois » conclut-il, en encourageant les jeunes à devenir « de vrais amis de la Parole de Dieu, guide pour la vie ». Mon, 28 Sep 2020 13:18:13 +0200AFRIQUE/ESWATINI - La solidarité des femmes catholiques envers les réfugiés du camp de Malindzahttp://www.fides.org/fr/news/68716-AFRIQUE_ESWATINI_La_solidarite_des_femmes_catholiques_envers_les_refugies_du_camp_de_Malindzahttp://www.fides.org/fr/news/68716-AFRIQUE_ESWATINI_La_solidarite_des_femmes_catholiques_envers_les_refugies_du_camp_de_MalindzaMbabane – Excellence Jose Ponce de Leon, Evêque de Manzini, Père Mabuza sous la juridiction duquel retombe ce camp d'accueil pour réfugiés, nous vous remercions de nous avoir conduit en ce moment difficile de l'histoire, non seulement de l'Eglise mais du monde entier” a déclaré Madame Doris Makhubu, Présidente du Conseil des femmes catholiques d'Eswatini , en remettant une donation de produits d'hygiène et sanitaires au camp d'accueil pour réfugiés de Malindza.<br />« Nous remercions la Caritas pour avoir coordonné cette rencontre aujourd'hui selon les conditions dictées par le Covid-19. Nous remercions aussi la Commission gouvernementale chargée des réfugiés de nous avoir permis d'aider à pourvoir aux besoins hygiéniques de base de nos frères et soeurs » a souligné Madame Makhubu.<br />Au cours des années passées, la présence physique de femmes catholiques au camp d'accueil pour réfugiés de Malindza a donné de l'espoir aux réfugiés et l'Evêque a célébré la Messe mais le corona virus a mis fin à tout cela.<br />Le thème des réfugiés de cette année est « imagine ». En effet, lorsque les choses semblent bloquées, lorsque les antiques manières de faire ne fonctionnent plus, ce que nous devons faire est justement d'imaginer. A l'époque du Covid-19, l'appel à l'imagination semble plus important que jamais. Imaginez et vous obtiendrez l'espérance.<br />« En tant que femmes de foi, nous sommes heureuses d'avoir travaillé avec succès malgré les difficultés causées par le corona virus et d'avoir rassemblé les articles que nous avons amené aujourd'hui. Il s'agit là d'une conversion afin que notre apostolat acquiert une signification et une importance et ne soit bloquée en aucune situation » a ajouté la Présidente du Conseil des femmes catholiques.<br />« Nous prions notre Dieu aimant afin qu'Il ouvre nos esprits et touche nos cœurs de manière à ce que nous puissions aider chaque personne à garantir les ressources dont elle a besoin, à transformer notre peur, notre angoisse et nos sentiments d'isolement en espérance de manière à ce que nous puissions faire l'expérience d'une véritable conversion du coeur » conclut Madame Makhubu<br />Le camp de Malindza accueille des réfugiés provenant du Burundi, d'Angola, de République démocratique du Congo, du Rwanda et de Somalie. Mon, 28 Sep 2020 12:40:23 +0200AMERIQUE/VENEZUELA - Les migrants, une réalité de souffrance pour de nombreux vénézuélienshttp://www.fides.org/fr/news/68715-AMERIQUE_VENEZUELA_Les_migrants_une_realite_de_souffrance_pour_de_nombreux_venezuelienshttp://www.fides.org/fr/news/68715-AMERIQUE_VENEZUELA_Les_migrants_une_realite_de_souffrance_pour_de_nombreux_venezueliensCaracas – A l'occasion de la 106ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié célébrée hier, Dimanche 27 septembre, le réseau Red Clamor a publié un message adressé au « saint peuple de Dieu pèlerin en Amérique latine et aux Caraïbes ».<br />Le texte transmis à Fides par la Conférence épiscopale du Venezuela relance l'invitation faite par le Saint-Père : « Le Pape propose le thème de cette Journée en partant de sa connaissance de la réalité de la souffrance et de la douleur de tant de migrants de par le monde et en particulier d'Amérique latine et des Caraïbes... Des milliers de personnes ont dû fuir leur patrie pour aller en d'autres lieux à la recherche d'une meilleure teneur de vie et même pour sauver leur propre vie » indique le texte.<br />« Vu le manque de protection, la peur et l'incertitude qui pèse sur des milliers d'évacués , l'Eglise, qui dans son prophétisme est également mère, invite tout un chacun à s'approcher des évacués pour connaître et comprendre » poursuit le message.<br />En Amérique, est vécue une réalité très particulière également en ce qui concerne l'écologie intégrale parce qu'ont eu lieu de grands déplacements liés à des catastrophes naturelles – ouragans, séismes – mais aussi à cause d'incidents humains sur une large échelle, comme la contamination des eaux, de la terre et de l'air, comme dans le cas récent de Brumadinho, au Brésil, où sont mortes près de 300 personnes .<br />Le réseau Red Clamor est une organisation rassemblant hommes et femmes engagés dans l'accompagnement, la défense, la promotion et l'intégration des évacués, des immigrés et des réfugiés se trouvant en Amérique latine et aux Caraïbes. Promue par le Conseil épiscopal latino-américain et des Caraïbes , inspiré par une spiritualité incarnée de communion et de participation, elle cherche à écouter le cri des personnes contraintes à se déplacer et agit afin de valoriser les charismes, les ressources et les expériences de réalités et d'institutions ecclésiales en matière d'engagement dans l'accompagnement de migrants, de réfugiés, d'évacués et de victimes du trafic d'êtres humains.<br />La situation du Venezuela a été suivie par les membres du Réseau Red Clamor de manière particulière. Quelques 4 millions de vénézuéliens se trouvent en effet actuellement dispersés dans les pays latino-américains. Selon les données du Haut-commissariat de l'ONU chargé des réfugiés, la Colombie compte 1,3 millions de présences, le Pérou 768.000, le Chili 288.000, l'Equateur 263.000, l'Argentine 130.000 et le Brésil 168.000. Cependant, la presse locale signale que ces chiffres seraient inférieurs à la réalité. Mon, 28 Sep 2020 12:16:56 +0200AFRIQUE/REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO - Ordination épiscopale de l'Evêque de Kabindahttp://www.fides.org/fr/news/68714-AFRIQUE_REPUBLIQUE_DEMOCRATIQUE_DU_CONGO_Ordination_episcopale_de_l_Eveque_de_Kabindahttp://www.fides.org/fr/news/68714-AFRIQUE_REPUBLIQUE_DEMOCRATIQUE_DU_CONGO_Ordination_episcopale_de_l_Eveque_de_KabindaKabinda - « L’Episcopat, c’est en effet le nom d’un service et non pas d’un honneur, parce qu’il revient à l’Evêque de servir et non de dominer, selon le commandement du Maître: « Que celui qui est grand parmi vous devienne comme le plus petit, et celui qui gouverne, comme celui qui sert. » . Vous commencez votre ministère épiscopal dans un environnement social en crise multiforme. Soyez particulièrement attentif à l’unité de la portion de Peuple de Dieu qui est confiée à votre sollicitude ».<br />C’est en ces termes que, dans son homélie, S.Exc. Mgr Ernest Ngboko, Archevêque de Mbandaka-Bikoro et Administrateur Apostolique sede vacante de Lisala et consécrateur principal, a exhorté Mgr Félicien Ntambue, nouvel Evêque du Diocèse de Kabinda. C’était durant la Messe de sacre de celui-ci, Messe qui a eu lieu à Kabinda ce Dimanche 27 septembre.<br />Cette messe a connu la participation d’une foule nombreuse des fidèles du Diocèse entier, qui ne pouvaient pas cacher leur joie d’avoir enfin un pasteur à la tête de leur Eglise locale, après presque 2 ans de vacance du siège épiscopal.<br />A part les nombreux Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, il y avait aussi plusieurs consacrés des Diocèses voisins. Les missionnaires de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie dont le nouvel Evêque est membre, étaient au rendez-vous pour soutenir leur confrère. Ils sont venus de plusieurs villes du pays, mais aussi de Zambie, du Nigéria, et du Mexique.<br />Leur Supérieur Général, le Père Charles Phukuta a lui-même fait le déplacement depuis Rome. Il a remercié le Saint-Père pour la confiance qu’il met dans la famille CICM, tout en reconnaissant la grande responsabilité qui incombe à un Evêque diocésain. Le Père Phukuta a apporté un cadeau à Mgr Ntambue : une statue de Saint Joseph endormi, évoquant une spiritualité chère au Pape François. Il l’a accompagnée de ces mots : « Mgr Ntambue, n'oubliez pas l’importance du repos malgré les problèmes lancinants et les difficultés que vous aurez sûrement. Dieu qui envoie des anges parler à Joseph en rêve pendant son sommeil apportera de la sagesse et des solutions à vos multiples problèmes lorsque vous lui abandonnez vos préoccupations avant d'aller au lit ».<br />Mgr Félicien Ntambue a exprimé sa gratitude au Saint Père pour la confiance qu’il lui fait, et à ses frères dans l’Episcopat pour leur présence à son sacre. Conscient des diversités linguistiques et ethniques, et fidèle à sa devise , le nouvel Evêque de Kabinda s’engage à travailler pour l’unité. « Je ne me laisserai récupérer par aucune tendance, parce que ma mission c’est de rassembler », a-t-il déclaré à l’assemblée en liesse.<br />Kabinda est la ville chef-lieu de la province de la Lomami, en République du Congo. Elle est située dans la région du Kasaï, à près de 150 km à l’est de Mbujimayi.<br />Mgr Félicien Ntambue a été nommé Evêque de ce Diocèse le 23 juillet dernier. Il était jusqu’alors l’un des Conseillers généraux de la congrégation CICM à Rome. Il devient ainsi le quatrième Evêque du diocèse de Kabinda depuis sa fondation en 1953. A ce jour, nous comptons 9 Evêques CICM en République Démocratique du Congo, dont 4 déjà retraités. Mon, 28 Sep 2020 11:45:58 +0200ASIE/TADJIKISTAN - La communauté catholique en première ligne pour endiguer la diffusion du Covid-19http://www.fides.org/fr/news/68713-ASIE_TADJIKISTAN_La_communaute_catholique_en_premiere_ligne_pour_endiguer_la_diffusion_du_Covid_19http://www.fides.org/fr/news/68713-ASIE_TADJIKISTAN_La_communaute_catholique_en_premiere_ligne_pour_endiguer_la_diffusion_du_Covid_19Dushanbe – Au travers d'un projet qui impliquera 6.000 habitants de la ville de Qubodiyon et 12.000 personnes – dont des détenus et des gardiens de prison – du pénitencier de ce même district, l'Eglise au Tadjikistan a activé une nouvelle initiative contre la diffusion du Covid-19. Les activités d'assistance et de prévention – ainsi que l'indique une note envoyée à l'Agence Fides – seront menées grâce à l'action mise en place par la Caritas du Tadjikistan en collaboration avec la Caritas du Luxembourg. Le personnel médical déjà présent sur place coordonnera les bénévoles dans le cadre d'actions visant à « renforcer les unités sanitaires pour prévenir et contrôler l'épidémie ». Le projet a en effet pour but de « réduire la propagation des infections et de rendre plus rapide les capacités de diagnostique et de thérapeutique » indique la note.<br />La Caritas du Tadjikistan fournira, en outre, des appareillages spécialisés en vue du traitement des maladies respiratoires infectieuses mais aussi des moyens de protection individuels, des désinfectants, des moyens de ventilation des milieux hospitaliers, des thermomètres à distance et des médicaments. « Nous visons à renforcer la prise de conscience des manières dont il est possible d'éviter la contamination. Dans ce but, ont été produits des matériels de communication et des cours de formation destinés aux détenus et au personnel pénitentiaire » indique le communiqué envoyé à Fides.<br />Depuis le début de l'urgence corona virus, l'Eglise au Tadjikistan par l'intermédiaire de la Caritas locale s'est activée afin de garantir un service de distribution de masques de protection et de désinfectants pour les mains auprès des sans-abri de la capitale, Dushanbe. Le service d'assistance aux clochards avait été lancé dès avant la pandémie mais a été intensifié avec l'augmentation du nombre des contaminations, surtout parmi les plus pauvres, qui représentent une vaste part de la société. Selon une enquête conduite en avril dernier par l'Asian Development Bank, en effet, 27,4% des 9 millions d'habitants du pays vivent sous le seuil national de pauvreté.<br />C'est à cette strate de population que s'adresse l'action de l'Eglise, engagée également sur d'autres fronts. Depuis quelques années, toujours au travers de la Caritas, elle a lancé une importante initiative visant à améliorer le système d'adduction d'eau dans le district de Jomi, une zone sise à l'ouest du pays, dont les conditions du réseau hydrique constituent une urgence pour la population. Est en outre menée une assistance aux personnes handicapées alors qu'un projet dénommé Supervision pour le succès permet aux personnes âgées d'enseigner des métiers à de jeunes orphelins.<br />L'Eglise au Tadjikistan est une petite communauté religieuse dans un contexte social à 98% musulman. Les fidèles sont actuellement une centaine répartis entre les deux Paroisses de Dushanbe et de Qubodiyon. La présence catholique dans le pays s'enregistre à compter des années 1970. Les premiers fidèles étaient en majorité des allemands provenant de Russie, d'Ukraine et de Lituanie et déportés dans ce pays aux temps de l'URSS. A cause du régime communiste, les communautés du Tadjikistan furent, pendant des années, totalement isolées de l'Eglise universelle. La présence catholique locale fut structurée par le Saint Pape Jean Paul II, qui institua la Missio sui iuris le 29 septembre 1997. Dans ce contexte, les actions caritatives furent lancées dès 1983 par de petits groupes qui confluèrent officiellement au sein de la Caritas à compter de 2004. Mon, 28 Sep 2020 11:23:31 +0200EUROPE/BOSNIE HERZEGOVINE - Etre messagers des missions et leurs meilleurs ambassadeurs dans la perspective de la Journée missionnaire mondialehttp://www.fides.org/fr/news/68712-EUROPE_BOSNIE_HERZEGOVINE_Etre_messagers_des_missions_et_leurs_meilleurs_ambassadeurs_dans_la_perspective_de_la_Journee_missionnaire_mondialehttp://www.fides.org/fr/news/68712-EUROPE_BOSNIE_HERZEGOVINE_Etre_messagers_des_missions_et_leurs_meilleurs_ambassadeurs_dans_la_perspective_de_la_Journee_missionnaire_mondialeSarajevo – « Ainsi que l'a mis en évidence le Pape François dans son Message pour la Journée missionnaire mondiale de 2020, je désire tout d'abord remercier le Créateur pour le don du Mois missionnaire extraordinaire d'octobre 2019, que l'Eglise du monde entier a célébré et qui, pour ce qui me concerne personnellement, a ouvert de nouveaux horizons et approfondi ma conscience missionnaire ». Tel est le témoignage parvenu à Fides de la part de Josipa Prskalo, collaboratrice laïque de la revue Katolički tjednik et du site Internet Nedjelja.ba, et animatrice de la rubrique Zov misija .<br />Josipa Prskalo est en contact fréquemment avec les missionnaires originaires de Bosnie Herzégovine et de Croatie. Par suite, elle sait bien que les défis qu'ils doivent relever ont augmenté et se sont compliqués avec la pandémie. « Je reçois une force particulière, espérance et foi de leur fermeté notamment en regardant le message vidéo #WeAreStillHere – #JošSmoUvijekOvdje – explique-t-elle -. J'ai eu la chair de poule et j'ai éprouvé une grande fierté en découvrant qu'il existe des personnes au monde qui mettent sans conditions les besoins des autres avant les leurs. Des idéalistes qui, comme Sainte Mère Teresa, sont un crayon entre les mains de Dieu et qui disent clairement : nous restons ».<br />Josipa Prskalo poursuit : « C'est vrai. Nous sommes tous missionnaires et l'Eglise est missionnaire par nature. Comme nous le dit le Pape, la mission que Dieu a confié à chacun d'entre nous en réalité nous aide à nous débarrasser de nos peurs et des préoccupations que nous nourrissons pour nous-mêmes, en encourageant au don de soi. Après Jésus, il n'est pas de meilleur exemple de missionnaire ».<br />Cependant, eux aussi sont « tourmentés » par quelque chose : les églises vides, la distance physique obligatoire d'avec ceux pour lesquels ils représentent la tendresse spéciale de l'Eglise, la faim qui, à cause du corona virus, tue encore plus de personnes mais, grâce à leur foi inébranlable, ils savent et croient que « personne n'est exclu de l'amour de Dieu » et s'en remettent de tout leur cœur à la Providence de Dieu.<br />Le Saint-Père répète, avec le Prophète Isaïe : « Me voici, envoie-moi ». De cette manière, nous tous sommes envoyés et devenons des collaborateurs des missions si nous prions, parlons et donnons. Cherchons à être les messages des missions et leurs meilleurs ambassadeurs. Ne permettons pas que ces défis lancés par la pandémie n'augmentent en nous la défiance et l'indifférence mais faisons en sorte qu'ils augmentent la foi et l'attention envers les autres ».<br />Enfin, Josipa Prskalo exprime le souhait que cette Journée missionnaire mondiale « puisse être aussi une bonne raison pour être plus forts et plus unis à ceux qui prêchent la Bonne Nouvelle dans le monde entier. Prions pour les missions et pour les missionnaires. Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d'eux ». Mon, 28 Sep 2020 09:17:08 +0200AFRIQUE/KENYA - Etre missionnaire à Kibera, l'une des périphéries les plus pauvres du monde : récit du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaireshttp://www.fides.org/fr/news/68711-AFRIQUE_KENYA_Etre_missionnaire_a_Kibera_l_une_des_peripheries_les_plus_pauvres_du_monde_recit_du_Directeur_national_des_Oeuvres_pontificales_missionnaireshttp://www.fides.org/fr/news/68711-AFRIQUE_KENYA_Etre_missionnaire_a_Kibera_l_une_des_peripheries_les_plus_pauvres_du_monde_recit_du_Directeur_national_des_Oeuvres_pontificales_missionnairesNairobi – Des prêtres dans l'une des périphéries les plus pauvres du monde, à savoir le bidonville de Kibera, intégré à la capitale du Kenya, Nairobi. C'est là que le Père Bonaventure Luchidio, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires du Kenya, a effectué une visite le 24 septembre, en ramenant ce témoignage, envoyé à Fides.<br />« Je suis arrivé à la Paroisse du Christ Roi où j'ai été accueilli chaleureusement par le Père José Luis Martinez, membre la Société mexicaine de Notre-Dame de Guadalupe pour les Missions étrangères fondée au Mexique. La Congrégation est connue généralement comme celle des Pères de Guadalupe ou Pères mexicains. Le Père Martinez déclare : « Initialement, Kibera faisait partie des Paroisses Notre-Dame de la Guadalupe, d'Adam's Arcade et Saint Michel à Otiende, lesquelles se trouvent toutes à la frontière du bidonville. Chaque Paroisse avait l'habitude de s'occuper de la moitié de la zone du bidonville et les prêtres avaient coutume de le visiter dans le cadre de l'action pastorale, des visites aux malades, de la célébration des sacrements au sein des petites communautés chrétiennes et de faire retour en Paroisse le soir venu ».<br />Cette disposition n'était pas optimale d'un point de vue pastoral en ce que les prêtres, bien qu'ils aient été bien accueillis dans les villages du bidonville, étaient traités comme des visiteurs qui vont et viennent depuis la commodité des Paroisses sises aux marges du bidonville.<br />Cette sensation d'être considérés comme des étrangers par les personnes desservies a poussé les prêtres à agir et à venir vivre plus près des personnes, en partageant leurs conditions de vie. Le premier prêtre a loué une baraque pour vivre au cœur des bas-fonds de Kibera. Cette action visant à demeurer avec le troupeau et à le faire paître de l'intérieur plutôt que de l'extérieur a porté de nombreux fruits parce que les prêtres étaient acceptés et embrassés par la communauté tant des catholiques que des non catholiques. Ils ont ainsi été en mesure d'apprendre la langue du bidonville et d'arriver au cœur de ses habitants. Ils ont aussi été en mesure d'accepter la réalité vraie de la vie dans les bas-fonds : les défis relatifs au logement, les difficultés liées à l'accès à l'eau et aux services hygiéniques et sanitaires, le danger de la criminalité et des dépendances. Ils se sont ouverts à Dieu et ont permis à Dieu de leur lancer des défis dans le cadre de l'aventure de l'action missionnaire parmi les pauvres urbanisés.<br />Cette année, après le début de la pandémie de Covid-19, les églises ont été fermées et les personnes n'ont pas pu participer à la Messe, Nombre des habitants des bidonvilles ont perdu leur source de revenu de subsistance et ne pouvaient par suite pas même se permettre un repas par jour. La Paroisse a par suite institué le « vase de l'amour » où il est possible de déposer des offrandes pour les nécessiteux.<br />« Les habitants des bidonvilles, dans leur pauvreté, sont extrêmement généreuses et la culture du partage est profondément ancrée en elles » indique le Père José : « La majeure partie d'entre elles est arrivée à Nairobi sans rien et elle s'est retrouvée à Kibera parce que le quartier était à bon marché. Cependant, sans argent ou sans source de revenu, les personnes souffrent de négligence et d'abus. Ensuite, arrive un bon samaritain et il offre à une personne en difficulté une épaule sur laquelle s'appuyer. Lorsque cette personne trouve une source de revenu, elle s'endette pour assister ceux qui se trouvent en difficulté et ceci est la source de leur générosité ».<br />Alors que j'étais encore là, le Père Martinez m'a ramené à la motivation principale de la journée, en me rappelant que, maintenant, dans le cadre du Mois missionnaire d'octobre, les personnes prieront le chapelet missionnaire et visiteront les pauvres, les malades et les personnes vulnérables. Le Père Martinez s'adresse à moi et demande : « Père Luchidio, combien il serait beau que vous veniez célébrer pour nous la Messe du 18 octobre pour la Journée missionnaire mondiale ». Je suis resté abasourdi. Comment dire non à une telle invitation. Nous avions concordé avec le Cardinal une Messe à la Basilique mais mon cœur, mon cœur missionnaire est à Kibera ». Sat, 26 Sep 2020 12:31:53 +0200AMERIQUE - L'Eglise, proche des migrants par la prière et les projets d'accueil et de soutienhttp://www.fides.org/fr/news/68710-AMERIQUE_L_Eglise_proche_des_migrants_par_la_priere_et_les_projets_d_accueil_et_de_soutienhttp://www.fides.org/fr/news/68710-AMERIQUE_L_Eglise_proche_des_migrants_par_la_priere_et_les_projets_d_accueil_et_de_soutienSan Paolo - « Le 27 septembre, nous célébrons la Journée mondiale des Migrants et des Réfugiés. Le Pape est sensible à la réalité migratoire qui rend les personnes plus vulnérables au trafic d'êtres humains, à la faim, à la violence et aux maladies » souligne la Présidente de la Conférence des Religieux du Brésil , Soeur Maria Inês Ribeiro. Dans une vidéo diffusée à l'occasion de cette Journée, la religieuse met en évidence que la CRB a établi comme priorité pour la période 2019-2022 l’écoute du cri des pauvres et de la terre. Par suite, l'un de ses engagements qu'elle a pris consiste à soutenir des partenariats avec des institutions qui travaillent avec des immigrés, des réfugiés, des populations autochtones et quilombolas.<br />« J'invite toute la vie consacrée et tous les frères, ainsi que toutes les réalités religieuses faisant partie du Réseau Clamor à célébrer le 27 septembre la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié » exhorte Soeur Ribeiro. « Nous sommes tous unis pour soutenir les groupes qui travaillent directement avec les migrants et les réfugiés, qui les accueillent, les promeuvent et les intègrent. N'oublions pas l'appel du Pape ! » conclut-elle.<br />En Argentine, la Messe pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié sera célébrée ce samedi 26 septembre à 19.00 locales en la Cathédrale de Azul par S.Exc. Mgr Hugo Manuel Salaberry SJ, Ordinaire du lieu et Président de la Commission épiscopale pour la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement. Traditionnellement, cette Messe est célébrée au Sanctuaire de Notre-Dame, Mère des émigrants, sis dans le quartier de La Boca de la ville de Buenos Aires, ce qui n'a pas été possible cette année à cause de l'isolement social préventif et obligatoire lié à la pandémie de Covid-19. Les bannières des communautés et les messages de leurs représentants, rédigés dans la langue originale de leurs ancêtres, serviront de cadre à la célébration qui sera transmise par les réseaux sociaux.<br />L'Eglise en Colombie, par l'intermédiaire du Secrétariat national de la Pastorale sociale/Caritas de Colombie, fournit un soutien et un accueil aux migrants de différentes manières. L'un des projets qu'elle a lancé en avril dernier et mènera jusqu'en mars 2021 est appelé « Réponse multisectorielle à la crise humanitaire des immigrés vénézuéliens en Colombie 2020-2021 ». Il vise à soulager la souffrance et à préserver la dignité des immigrés vénézuéliens vulnérables présents en Colombie.<br />« Ce projet consiste à accorder de l'attention aux migrants de passage en leur offrant hospitalité, protection, attention à leur santé et accès au transport national pour soulager au moins un peu le transit vers leur destination » explique Luisa Fernanda López Campos, spécialiste du projet qui est réalisé également à Arauca, Cali et Ipiales.<br />« La principale difficulté identifiée pour les immigrés est l'ignorance de leurs droits de personnes et de migrants, une situation qui les a portés à violer leur humanité. A cela vient s'ajouter l'ignorance et la peur de se régulariser en Colombie, au travers d'une procédure qui les aiderait à disposer d'un accès aux soins médicaux conventionnés fournis par l'Etat outre la possibilité d'accéder à un travail digne » souligne la spécialiste précitée.<br />Jusqu'ici 663 personnes ont été accueillies dans les refuges de transit, 284 recevant un soutien psychosocial et 563 une assistance sanitaire. Un autre des défis principaux lancés par la situation est de travailler afin que diminue la xénophobie dans la mesure où les attitudes de rejet et les accusations injustes continuent à augmenter. Sat, 26 Sep 2020 11:48:08 +0200EUROPE/ITALIE - Accueillir aujourd'hui le Christ réfugié dans le cadre de la Journée mondiale du Migrant et du Réfugiéhttp://www.fides.org/fr/news/68709-EUROPE_ITALIE_Accueillir_aujourd_hui_le_Christ_refugie_dans_le_cadre_de_la_Journee_mondiale_du_Migrant_et_du_Refugiehttp://www.fides.org/fr/news/68709-EUROPE_ITALIE_Accueillir_aujourd_hui_le_Christ_refugie_dans_le_cadre_de_la_Journee_mondiale_du_Migrant_et_du_RefugieRome - « Lors de la fuite en Egypte, l'Enfant Jésus fit l'expérience du fait d'être réfugié. Nous voyons dans les yeux de la Très Sainte Vierge Marie et de Saint Joseph les mêmes regards préoccupés et marqués par la peur des réfugiés d'aujourd'hui. Dans le Christ, nous voyons les même conditions des nombreux enfants qui, aujourd'hui, se trouvent à devenir adultes à l'improviste, leur enfance étant lacérée par les cruautés humaines ». C'est ce que souligne Soeur Neusa de Fatima Mariano, Supérieure générale des Scalabriniennes, Congrégation qui, depuis sa fondation, s'occupe de l'assistance aux migrants, à l'occasion de la 106ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié, qui sera célébrée demain, Dimanche 27 septembre.<br />« La Sainte Famille à la recherche d'un refuge en Egypte nous rappelle la condition dramatique des familles exilées qui vivent dans la peur, l'incertitude et dans la gène. Dans la Sainte Famille en exil aujourd'hui, nous sentons le devoir d'assister les nombreuses familles qui demandent de l'aide » poursuit la religieuse dans la note envoyée à l'Agence Fides. « Le Pape François est illuminant dans sa vision de Pontificat – explique encore la Supérieure générale des Scalabriniennes – et une fois encore, il exprime sa préoccupation personnelle et celle de toute l'Eglise pour les personnes en mobilité. Le Message du Souverain Pontife se base sur six verbes qui se traduisent en actions très concrètes liées dans une relation de cause à effet : connaître et comprendre, se faire proche et servir, se réconcilier et écouter, grandir et partager, impliquer et promouvoir, collaborer et construire. Répondre aux quatre verbes déjà présentés voici quelque temps par le Pape constitue un défi pastoral que nous faisons nôtre avec force : il est nécessaire d'accueillir, de protéger, de promouvoir et d'intégrer ».<br />La 106ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié sera célébrée en syntonie avec le Jubilé de la Congrégation, née voici 125 ans. « Cette année, nous avons une occasion supplémentaire – poursuit la Supérieure générale – pour sensibiliser sur la situation des migrants et des réfugiés et, en tant que consacrées pour les migrants, pour offrir intensément notre communion et notre solidarité, notre prière et pour répondre aux appels que la migration elle-même nous présente aux yeux physiques et à ceux du coeur ». Sat, 26 Sep 2020 09:05:37 +0200ASIE/PHILIPPINES - Initiative du mouvement Silsilah en vue de l'approfondissement de leur foi de la part de chrétiens et musulmanshttp://www.fides.org/fr/news/68708-ASIE_PHILIPPINES_Initiative_du_mouvement_Silsilah_en_vue_de_l_approfondissement_de_leur_foi_de_la_part_de_chretiens_et_musulmanshttp://www.fides.org/fr/news/68708-ASIE_PHILIPPINES_Initiative_du_mouvement_Silsilah_en_vue_de_l_approfondissement_de_leur_foi_de_la_part_de_chretiens_et_musulmansZamboanga - « Nous cherchons non seulement à nous protéger et à lutter contre la diffusion du virus mais aussi à faire en sorte que notre expérience et notre service soient significatifs pour le bien commun. Tel est l'effort accompli par le mouvement pour le dialogue entre chrétiens et musulmans Silsilah, dans le sud des Philippines ». C'est en ces termes que le Père Sebastiano D'Ambra, missionnaire de l'Institut pontifical pour les Missions étrangères à Zamboanga, dans l'île de Mindanao, présente à l'Agence Fides les objectifs de la nouvelle initiative qu'est le programme d'approfondissement dénommé « Foi vivante ». Ledit programme approfondit les « 99 noms d'Allah » et les Béatitudes évangéliques. Transmis sur Internet et sur différents réseaux sociaux de manière hebdomadaire, il aura une durée de vingt semaines.<br />Le Père Sebastiano D’Ambra, PIME, fondateur de Silsilah et Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour le Dialogue interreligieux, explique que « il s'agit d'un nouveau défi pour nous à Silsilah mais aussi pour ceux qui participent au programme. Il s'agit de divers responsables, ustadz et imams musulmans, qui aideront le public, lequel est international. De nombreux étudiants des Philippines, de Malaisie et d'Indonésie ont demandé à pouvoir suivre le cours. Parmi les intervenant se trouvent également des personnalités de Silsilah, des chercheuses, des religieuses alors que tous les participants peuvent présenter des observations et demander des approfondissements ».<br />« Un fait très positif – remarque le missionnaire – est que les fidèles musulmans également ont été appelés à approfondir davantage leur foi et à la vivre jour après jour dans la conviction d'appartenir à la même fraternité humaine ». « Les chrétiens aussi sont appelés à avoir une attitude différente dans les rapports avec les musulmans, malgré les nouvelles alarmantes provenant de zones musulmanes voisines. A Jolo, récemment, deux bombes ont tué et blessé de nombreux innocents. Nous sommes encore face à la réalité de groupes qui affirment être musulmans mais rentrent seulement dans la catégorie de l'extrémisme violent ».<br />Une autre initiative du mouvement Silsilah allant dans la même direction vise à collecter et diffuser des histoires de changement, à savoir celles de personnes qui, au travers d'événements joyeux et douloureux de la vie, ont modifié leurs rapports avec des croyants de fois différentes de la leur et cheminent aujourd'hui dans un esprit de dialogue et de solidarité. Sat, 26 Sep 2020 08:47:53 +0200