Fides News - French (Standard)https://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/PAKISTAN - Acquittement des accusés : aucun coupable n'a été désigné pour le lynchage d'un couple chrétienhttps://www.fides.org/fr/news/77946-ASIE_PAKISTAN_Acquittement_des_accuses_aucun_coupable_n_a_ete_designe_pour_le_lynchage_d_un_couple_chretienhttps://www.fides.org/fr/news/77946-ASIE_PAKISTAN_Acquittement_des_accuses_aucun_coupable_n_a_ete_designe_pour_le_lynchage_d_un_couple_chretienIslamabad - Aucun coupable et aucun condamné. Le meurtre d’un couple chrétien, survenu en 2014 dans la province du Pendjab, reste définitivement impuni. En troisième instance, la Cour suprême, dans un arrêt rendu le 10 juillet, a acquitté les trois personnes condamnées à mort en première instance et a rejeté l’appel interjeté par le gouvernement du Pendjab contre l’acquittement, prononcé par la Haute Cour de Lahore, de 102 autres prévenus dans cette affaire.<br />Shahzad Masih et son épouse enceinte, Shama Bibi , ouvriers chrétiens dans une briqueterie, ont été agressés à Kot Radha Kishan, dans le district de Kasur, le 4 novembre 2014. Ils ont été faussement accusés de blasphème et une foule les a lynchés avant de les jeter dans une briqueterie, où ils ont été brûlés vifs .<br />La police a ouvert une enquête sur des centaines de personnes , parmi lesquelles figuraient le propriétaire de la briqueterie et l’imam local. En 2016, un tribunal de première instance a condamné à mort cinq accusés et huit autres ont écopé de peines moins lourdes pour complicité, tandis que les autres ont été acquittés ou n’ont pas été jugés. En 2019, la Haute Cour de Lahore a acquitté deux des cinq condamnés à mort et a confirmé la peine de mort pour les trois autres. Elle a également ordonné l’acquittement de 102 autres accusés dans cette affaire.<br />Aujourd’hui, en dernière instance, la Cour suprême a acquitté les trois derniers condamnés à mort, leur accordant le « bénéfice du doute » en raison des faiblesses et des incohérences de l’accusation. Le résultat final est le suivant : il n’y a aucun coupable du meurtre du couple, puisque tous les principaux suspects et condamnés ont été acquittés au fil des ans.<br />Ce verdict a suscité la consternation et la déception au sein des communautés chrétiennes pakistanaises et parmi les organisations de défense des droits de l’homme. Dans une déclaration transmise à Fides par la Commission « Justice et Paix », signée par l’Évêque d’Hyderabad, Samson Shukardin, président de la Conférence épiscopale et président de la Commission, ce verdict est décrit comme « s’inscrivant dans une approche récurrente où les auteurs de crimes graves contre les minorités religieuses restent impunis ».<br />La Commission rappelle des faits similaires survenus le 1er août 2009 à Gojra ou l’attaque de mars 2013 contre le quartier chrétien de Joseph Colony à Lahore, où les 115 prévenus ont tous été acquittés faute de preuves. Elle réclame ensuite des mesures concrètes pour garantir la justice aux minorités religieuses, en exhortant le gouvernement à améliorer la protection des témoins et à veiller à ce que les violences de masse ne restent pas impunies. Mgr Shukardin invite les fidèles à rester pacifiques, à prier pour trouver la force de supporter les difficultés et à rester fermes dans la foi.<br />Shama et Shahzad ont laissé trois enfants. Depuis lors, la Fondation « Cecil & Iris Chaudhry Foundation » de Lahore prend en charge l’éducation et la prise en charge des trois enfants orphelins .<br /> <br /><br />Fri, 17 Jul 2026 10:37:49 +0200Soudan du Sud, les tourments après l'indépendance : quinze ans de conflits, d'instabilité politique et de crises humanitaireshttps://www.fides.org/fr/news/77945-Soudan_du_Sud_les_tourments_apres_l_independance_quinze_ans_de_conflits_d_instabilite_politique_et_de_crises_humanitaireshttps://www.fides.org/fr/news/77945-Soudan_du_Sud_les_tourments_apres_l_independance_quinze_ans_de_conflits_d_instabilite_politique_et_de_crises_humanitairesJuba - Le Soudan du Sud est le plus jeune État du monde. C’est aussi l’un des États dont l’histoire est la plus tourmentée. <br />On célèbre ces jours-ci le quinzième anniversaire de son indépendance, obtenue en 2011 à l’issue d’un référendum. Il s’agissait d’une étape décisive : le mouvement pour l’indépendance vis-à-vis du Soudan avait débuté dans les années 1950 et ce n’est qu’en 2005 qu’un accord fut conclu entre le président soudanais Omar el-Béchir et John Garang, chef de l’Armée populaire de libération du Soudan. À l’origine de ce conflit se trouvaient des divergences religieuses, mais pas seulement : le Soudan était à majorité musulmane, tandis que le Soudan du Sud était à majorité chrétienne, et dans le sud, on reprochait aux dirigeants nationaux de vouloir imposer la culture et la langue arabes également dans la partie méridionale du pays. Après des décennies de guerre, lors du référendum, 99 % des participants ont voté en faveur de la sécession de Khartoum. Il semblait qu’un nouveau chapitre allait s’ouvrir, mais les perspectives de paix dans le pays ont été de courte durée.<br />Dès 2013, la situation s’est aggravée : en juillet de cette année-là, le président Salva Kiir, dans le but de consolider son pouvoir, a démis de ses fonctions le vice-président Riek Machar. Cinq mois plus tard, un conflit armé éclata entre les factions des deux hommes politiques, qui s’opposaient selon des lignes ethniques : d’un côté les Dinka, dont fait partie Kiir, de l’autre les Nuer, dont fait partie Machar. La situation sembla s’apaiser grâce à un accord de paix signé en 2015, qui permit à Machar de revenir dans le pays après deux ans d’exil. Cet accord n’a toutefois duré que très peu de temps et de nouvelles négociations ont dû être engagées entre les deux factions. Les négociations ont abouti à une série de cessez-le-feu entre 2017 et 2018, tous violés par les parties. Finalement, en 2018, un accord de paix a été conclu, grâce à la médiation de l’Ouganda, sollicitée par Kiir.<br />L’accord prévoyait la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’organisation de nouvelles élections. Le problème est que, dans les deux cas, les échéances ont été repoussées de plusieurs années. Le gouvernement d’union nationale n’a été mis en place qu’en 2020 après deux reports, tandis que les élections devraient se tenir à la fin de cette année, alors qu’elles étaient initialement prévues en 2023. La situation s’est à nouveau détériorée en 2025, lorsque la guerre civile a repris et que le vice-président Machar a été assigné à résidence. Comme le souligne le Council of Foreign Relations, l’arrestation de Machar a pratiquement mis fin aux accords de 2018.<br />À l'heure actuelle, les violences se concentrent dans l'État de Jonglei, dans l'État de Warrap et dans le Haut-Nil. Ces violences sont le fait des deux factions, elles-mêmes divisées en divers groupes armés reflétant la diversité ethnique du pays. Le 1er juillet, l'Assemblée nationale de transition a voté des amendements prévoyant la suppression de l'obligation d'élaborer une constitution définitive avant les élections. Cette décision peut être interprétée comme une tentative de Kiir de renforcer encore davantage son emprise sur le pouvoir, décision qui ne fera qu’attiser le conflit entre les deux factions militaires. Si cette situation devait perdurer, avec un affrontement politico-militaire qui ne semble pas trouver de solution, on peut se demander comment les élections prévues pour la fin de l’année pourront être organisées et, le cas échéant, quels résultats elles pourraient donner.<br />Selon certains analystes, le conflit civil au Soudan du Sud serait également alimenté par le conflit qui déchire le Soudan. En particulier, les flux transnationaux de pétrole, extrait au Soudan du Sud et raffiné au Soudan, contribueraient à cette contagion. Pour le Soudan du Sud, les principales recettes économiques proviennent de l'extraction, tandis que pour le Soudan, elles proviennent du transit. Tant que les conflits civils respectifs se poursuivront, ces deux aspects resteront au cœur des affrontements entre les milices impliquées, aggravant encore les crises économiques et humanitaires des deux pays.<br />La crise humanitaire au Soudan du Sud, qui n’est surpassée que par celle du Soudan, est alimentée par la guerre mais aussi par le changement climatique. Selon les données du Bureau des affaires humanitaires des Nations unies , en 2026, les deux tiers de la population, soit environ dix millions d’habitants, auront besoin d’une aide humanitaire. Parmi les problèmes à résoudre figure celui de l’urgence alimentaire, qui, selon l’OCHA, devrait s’aggraver d’ici la fin de l’année : le risque est que le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë augmente par rapport aux huit millions actuels. Fri, 17 Jul 2026 08:36:18 +0200ASIE/CAMBODGE - « Les nouveaux esclaves des “scam cities” et les personnes déplacées constituent la face cachée de la crise », déclare le Préfet Apostolique Figaredohttps://www.fides.org/fr/news/77944-ASIE_CAMBODGE_Les_nouveaux_esclaves_des_scam_cities_et_les_personnes_deplacees_constituent_la_face_cachee_de_la_crise_declare_le_Prefet_Apostolique_Figaredohttps://www.fides.org/fr/news/77944-ASIE_CAMBODGE_Les_nouveaux_esclaves_des_scam_cities_et_les_personnes_deplacees_constituent_la_face_cachee_de_la_crise_declare_le_Prefet_Apostolique_Figaredopar Paolo Affatato<br /><br />Phnom Penh – « Le Cambodge traverse une double urgence humanitaire. D’une part, il y a les personnes déplacées à la suite du conflit à la frontière avec la Thaïlande ; d’autre part, il y a une crise silencieuse, celle des victimes des « scam cities », des personnes impliquées dans la traite des êtres humains, enlevées et réduites en esclavage ». C’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides le Préfet Apostolique de Battambang, le jésuite espagnol père Enrique Figaredo Alvargonzález, qui explique comment l’Église cambodgienne s’efforce aujourd’hui de faire face aux difficultés et aux violences qui touchent surtout les plus vulnérables. « La situation sociale n’est pas des plus réjouissantes », observe le Préfet Apostolique. « Le problème des soi-disant “villes de l’escroquerie” engendre le chaos et la pauvreté. Nous le ressentons particulièrement dans la province de Battambang, près de la frontière, mais en réalité, ce phénomène touche l’ensemble du pays », note-t-il.<br /><br />Ces dernières années, le Cambodge est devenu l'un des principaux centres asiatiques de ce qu'on appelle les « scam compounds », des complexes fortifiés gérés par des réseaux criminels transnationaux, où des milliers de personnes sont recrutées sous de fausses promesses d'emploi et contraintes, sous la menace, à commettre des escroqueries en ligne au détriment de victimes du monde entier.<br />Depuis juillet 2025, le gouvernement cambodgien a lancé une vaste opération de lutte contre ce phénomène, annonçant la fermeture de près de 200 centres, l'arrestation de certains responsables et le rapatriement de milliers de personnes. Cependant, des organisations internationales telles qu’« Amnesty International » affirment qu’une grande partie de ces structures a simplement changé de lieu ou rouvert sous d’autres formes, et dénoncent des phénomènes persistants de collusion entre les groupes criminels et les fonctionnaires locaux. Des cas de travail forcé, de torture, de violences sexuelles, de détention arbitraire et d’homicides continuent par ailleurs d’être signalés.<br /><br />C'est précisément sur ce front que la Caritas du Cambodge, dirigée par le père Figaredo, concentre aujourd'hui une grande partie de ses efforts : « Toutes ces personnes sont victimes de la traite des êtres humains », explique le religieux. « Elles quittent leur pays pleines d'espoirs, pensant trouver un bon emploi. Au lieu de cela, elles tombent dans le piège. Dès leur arrivée, les organisateurs du réseau criminel leur confisquent leurs passeports, les menacent, recourent à la violence et les transforment en esclaves ». Les victimes proviennent de nombreux pays d’Asie et d’Afrique. « Elles viennent d’Indonésie, des Philippines, de Chine, mais aussi de plusieurs pays africains », explique-t-il. « Certaines d’entre elles parviennent à s’échapper et arrivent chez nous, épuisées et désespérées, sans aucun document d’identité, car leur passeport a été confisqué ».<br />Pour les structures ecclésiales comme Caritas, la première étape est l’accueil : « La première chose à faire est de reconnaître leur humanité en souffrance et de les accueillir », affirme le Préfet Apostolique. « Nous disposons d’un lieu où ces personnes peuvent séjourner et retrouver un peu d’humanité, auprès de personnes qui s’occupent d’elles sans les exploiter ni abuser d’elles. Ensuite, nous entamons un travail très délicat, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et les ambassades de leurs pays respectifs. Comme elles n’ont pas de documents, il faut en obtenir de nouveaux pour leur permettre de rentrer dans leur pays d’origine », note-t-il.<br />Le parcours est toutefois souvent long et complexe. « Parfois, ces personnes viennent d’États qui n’ont même pas de représentation diplomatique au Cambodge », raconte-t-il. « Nous devons alors prendre contact avec la Caritas de leur pays, notamment en Afrique, afin qu’elle puisse aider les autorités locales à les identifier. »<br /><br />Chaque cas nécessite un discernement minutieux : « Il n’est pas toujours facile de comprendre à qui nous avons affaire », admet le père Figaredo. « Parfois, nous ne savons pas si nous parlons à une victime ou à quelqu’un qui cherche simplement un moyen de sortir d’une situation compliquée. Certains ont été enlevés. D’autres faisaient peut-être partie de l’organisation criminelle, mais souhaitent désormais en sortir. Eux aussi, d’une certaine manière, sont pris au piège : s’ils tentent de quitter ces groupes criminels qui les avaient recrutés, ils risquent d’être tués ».<br />C’est pourquoi, ajoute-t-il, « nous les accueillons quoi qu’il arrive. Ce sont avant tout des êtres humains. Tous ont besoin d’être aimés, pris en charge, écoutés. Beaucoup sont profondément traumatisés. Ils vivent dans l’insécurité, ont subi des violences, parfois même de nature sexuelle. Chaque personne porte ses propres blessures, a une histoire différente et chaque cas nécessite une attention particulière ». Ces derniers mois, ce service est devenu l’une des principales activités de la Caritas locale : « Nous sommes submergés de travail », raconte-t-elle. « Il y a des périodes où nous accueillons des groupes de cinquante ou soixante personnes en même temps. Nous devons les nourrir, les assister, les aider à renouer le contact avec leurs familles, contacter les autorités et les accompagner jusqu’à leur rapatriement ».<br /><br />Parallèlement à cette urgence silencieuse, le Cambodge continue de faire face aux conséquences des tensions le long de la frontière avec la Thaïlande. « Aujourd’hui, nous sommes dans une impasse », observe Figaredo, qui vit à Battambang, l’une des provinces frontalières. « Il y a officiellement un cessez-le-feu et les ministres des Affaires étrangères poursuivent le dialogue. Mais la frontière reste fermée, le commerce est à l’arrêt et, dans les forêts, des soldats thaïlandais et cambodgiens sont toujours cantonnés face à face. De temps à autre, des coups de feu sont encore tirés. »<br />Selon le Préfet Apostolique, le risque est que seule la logique de la force l’emporte : « Au vu de la situation générale au niveau international, nous sommes préoccupés par les conséquences que cela pourrait avoir également dans notre contexte : si le droit international n’est plus la boussole et que, dans les relations entre États, le seul critère valable est la loi du plus fort, alors chacun se sentira autorisé à agir de la même manière et seule la force militaire comptera, avec pour conséquence une course à la réarmement. Il est très triste de constater que les accords internationaux semblent perdre de leur valeur. »<br /><br />Le père Figaredo craint par ailleurs que le conflit ne finisse par occulter d’autres situations d’urgence : « Cette guerre relègue au second plan les cas de traite, les scandales et la souffrance des plus vulnérables. Et, comme toujours, ce sont précisément les pauvres qui en paient le prix. »<br />Les conséquences humanitaires du conflit restent lourdes au Cambodge. Selon les agences des Nations unies, au début de l’année 2026, on comptait encore environ 400 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays, tandis que le retour de centaines de milliers de travailleurs migrants de Thaïlande a aggravé la crise économique dans les provinces frontalières, laissant de nombreuses familles sans revenus ni perspectives.<br />Le Préfet Apostolique explique : « Il existe essentiellement deux catégories de personnes déplacées : les premières sont celles qui ne peuvent plus retourner dans leurs villages car ceux-ci se trouvent aujourd’hui dans la zone contrôlée par la Thaïlande. Pour elles, le gouvernement a construit de nouveaux lotissements à l’intérieur des terres, comprenant des milliers de logements. Ce ne sont pas encore des propriétés définitives, mais cela permet au moins aux familles de recommencer une vie en communauté. »<br />Puis il y a les déplacés qui ont trouvé refuge dans des temples bouddhistes ou chez des proches : « J’ai rendu visite à ces communautés », raconte-t-il. « Certaines personnes sont accueillies dans des monastères, d’autres sont hébergées par des membres de leur famille, souvent dans des conditions très difficiles, et d’autres encore vivent dans les nouveaux villages. Dans certaines de ces implantations, il y a également des communautés catholiques et nous espérons pouvoir un jour y construire une chapelle. »<br /><br />La réponse de l’Église repose sur la collaboration entre toutes les entités ecclésiales : « Nous avons créé un groupe de travail commun sous la coordination de Caritas », explique Figaredo. « Chaque organisation ou communauté apporte sa contribution : les jésuites œuvrent dans le domaine de l’éducation, d’autres s’occupent des enfants en situation de handicap, d’autres encore de l’aide aux personnes âgées et de la distribution de nourriture. Chacun a sa petite tâche, mais tous collaborent. »<br />Pour le Préfet Apostolique, c’est précisément ce réseau de solidarité, patiemment tissé par les différentes entités catholiques, qui représente aujourd’hui l’un des signes les plus concrets d’espoir pour un Cambodge qui continue de faire face, souvent loin des projecteurs internationaux, aux blessures de la guerre, de la traite des êtres humains et de la pauvreté.<br /><br />Fri, 17 Jul 2026 08:05:10 +0200ASIE/INDE - Nomination de L'Archevêque coadjuteur de Guwahatihttps://www.fides.org/fr/news/77943-ASIE_INDE_Nomination_de_L_Archeveque_coadjuteur_de_Guwahatihttps://www.fides.org/fr/news/77943-ASIE_INDE_Nomination_de_L_Archeveque_coadjuteur_de_GuwahatiCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé archevêque coadjuteur de l’archidiocèse métropolitain de Guwahati Mgr Albert Hemrom, jusqu’à présent Évêque de Dibrugarh. Mgr Albert Hemrom est né le 27 février 1969 à Konapathar, dans l’Assam . Il a fréquenté le petit séminaire Saint-Joseph de Dibrugarh et a étudié la philosophie et la théologie à l’Oriens Theological College de Shillong. Il a été ordonné prêtre le 25 avril 1999.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire puis curé de la paroisse Saint-François-d’Assise à Rajabari ; licence en droit canonique au Collège Pontifical Saint-Pierre de Bangalore ; Préfet des études au Petit Séminaire Saint-Joseph de Dibrugarh ; doctorat en droit canonique à l’Université Pontificale du Latran à Rome ; Vicaire judiciaire du tribunal diocésain ; Recteur du Petit Séminaire Saint-Joseph de Dibrugarh ; Professeur de droit canonique à l’Oriens Theological College de Shillong ; membre du Collège des consulteurs et du Conseil presbytéral ; secrétaire de la Commission pour les laïcs et la famille ; promoteur des vocations.<br />Il a été nommé Évêque coadjuteur de Dibrugarh le 2 décembre 2018 et a reçu l’ordination épiscopale le 24 février 2019. Le 15 février 2021, il a pris la tête du diocèse de Dibrugarh en tant qu’Évêque diocésain.<br /> Thu, 16 Jul 2026 15:00:30 +0200AFRIQUE/TCHAD - Renonciation et nomination de L'Évêque de Sarhhttps://www.fides.org/fr/news/77942-AFRIQUE_TCHAD_Renonciation_et_nomination_de_L_Eveque_de_Sarhhttps://www.fides.org/fr/news/77942-AFRIQUE_TCHAD_Renonciation_et_nomination_de_L_Eveque_de_SarhCité du Vatican - Le Saint-Père a accepté la renonciation de la charge pastorale du diocèse de Sarh présentée par Mgr Miguel Angel Sebastián Martínez, M.C.C.J. Le Saint-Père a nommé Évêque de ce même diocèse le père Jean Miguina, O.F.M. Cap., jusqu’à présent responsable des aspirants capucins du Tchad et conseiller de la Custodie des Frères Franciscains Mineurs Capucins du Tchad et de la République centrafricaine. Mgr Jean Miguina, O.F.M. Cap., est né le 12 septembre 1978 à Laï, dans le diocèse du même nom. Il a été ordonné prêtre le 21 novembre 2009 à Moundou.<br />Il a occupé les fonctions et suivi les études suivantes : assistant régional pour la jeunesse franciscaine de Bangui ; licence en droit canonique à l’Université Pontificale de la Sainte-Croix à Rome ; enseignant et directeur de l’Institut universitaire Saint-Laurent à Bouar, en République centrafricaine ; secrétaire de la Conférence des supérieurs majeurs capucins d’Afrique centrale et occidentale ; Gardien des Frères Mineurs Capucins du Tchad-République centrafricaine et président de la Conférence des supérieurs majeurs capucins d’Afrique centrale et occidentale ; Master et doctorat en droits de l’homme et action humanitaire à l’Université catholique d’Afrique centrale de Yaoundé, au Cameroun.<br />Depuis 2024, il est membre du Collège des consulteurs du diocèse de Moundou ; Assistant spirituel des Sœurs franciscaines de Donia ; Professeur de latin au Grand Séminaire Saint Mbaga Tuzinde à Sarh. Par ailleurs, au sein de l’Ordre des Capucins, il est responsable des aspirants capucins du Tchad, ainsi que conseiller et gardien de la Custodie du Tchad et de la République centrafricaine, et membre de la Commission juridique.<br /> Thu, 16 Jul 2026 14:58:37 +0200AMÉRIQUE/CHILI - L'Église chilienne célèbre Notre-Dame du Carmel, Reine et Mère du Chili, à l'occasion du centenaire de son couronnementhttps://www.fides.org/fr/news/77941-AMERIQUE_CHILI_L_Eglise_chilienne_celebre_Notre_Dame_du_Carmel_Reine_et_Mere_du_Chili_a_l_occasion_du_centenaire_de_son_couronnementhttps://www.fides.org/fr/news/77941-AMERIQUE_CHILI_L_Eglise_chilienne_celebre_Notre_Dame_du_Carmel_Reine_et_Mere_du_Chili_a_l_occasion_du_centenaire_de_son_couronnementpar Laura Gómez Ruiz<br /><br />Santiago du Chili – Aujourd’hui, jeudi 16 juillet, l’Église du Chili célèbre la fête de Notre-Dame du Carmel, l’une des dévotions mariales les plus ancrées dans l’histoire spirituelle du pays. À cette occasion, le Cardinal Fernando Chomali, Archevêque de Santiago, a invité les fidèles à se rendre en pèlerinage au sanctuaire votif de Maipú pour célébrer la Vierge du Carmel, vénérée par les catholiques chiliens comme Reine et Mère du Chili. « Ce jeudi 16, nous nous rendrons en pèlerinage au sanctuaire de Maipú pour célébrer notre Reine et Mère », a déclaré le cardinal. La messe, présidée par l’archevêque de Santiago, sera célébrée à 12 h 00, heure locale.<br />Mgr Chomali a également rappelé la signification spirituelle de cette dévotion mariale : « La vénération, le respect et l’affection envers la Vierge du Carmel reflètent nos désirs les plus profonds : la pureté, l’humilité, le service, la sainteté et l’attention portée aux autres. En d’autres termes : faire toujours la volonté de Dieu, avec amour, avec beaucoup d’amour. »<br />Chaque 16 juillet, les catholiques célèbrent la mémoire liturgique de la Vierge du Carmel, également connue sous le nom de Notre-Dame du Carmel ou Sainte Marie du Mont Carmel, l’un des titres mariaux les plus invoqués dans l’Église catholique. Sa dévotion, liée au Mont Carmel et à la spiritualité carmélitaine, s’est répandue dans de nombreux pays comme expression de la confiance en la protection maternelle de Marie.<br />Au Chili, cette dévotion a pris une dimension historique et spirituelle particulière. La Vierge du Carmel a été proclamée patronne du Chili et solennellement couronnée Reine et Mère du Chili en décembre 1926, un geste accompli pour manifester le lien profond entre la foi du peuple et la présence maternelle de Marie dans l’histoire nationale.<br /><br />La célébration de cette année s’inscrit dans le cadre du parcours commémoratif du centenaire du couronnement de la Vierge du Carmel, que les communautés de fidèles vivent tout au long de l’année 2026 sous le thème : « Mère du Chili, protège-nous et conduis-nous vers ton Fils, Jésus ». Le programme du centenaire prévoit diverses initiatives liturgiques et pastorales destinées aux paroisses, aux communautés, à la pastorale scolaire et aux mouvements ecclésiaux.<br /><br />Dans une lettre adressée aux communautés, le Vicaire épiscopal chargé de la pastorale, le père Rodrigo Cordero Torres, ainsi que la présidente de la Confrérie nationale du Carmel, Macarena Mackenna Rueda, ont présenté le programme des activités qui accompagneront cette commémoration au cours des prochains mois. Dans ce message, il est souligné que le couronnement de la Vierge du Carmel « est un signe vivant qui a marqué l’identité spirituelle du Chili » et que cet anniversaire représente une occasion de « porter un regard reconnaissant sur l’histoire et de renouveler notre engagement à continuer à cheminer en tant qu’Église sous la protection de Marie ».<br />Parmi les moments forts figurera la messe du centenaire du couronnement de la Vierge du Carmel célébrée par les Évêques du Chili, prévue le 30 juillet prochain à la cathédrale métropolitaine de Santiago, en guise de célébration d’action de grâce et de prière pour le pays. Le programme comprend également d’autres célébrations nationales, pèlerinages et rencontres mariales qui se dérouleront tout au long de l’année.<br /><br />La commémoration du couronnement de 1926 a également été l’occasion d’approfondir la signification de cette dévotion. Lors d’une récente célébration, Mgr Galo Fernández, Évêque de Talca, a affirmé que la Vierge du Carmel « est présente tout au long de l’histoire de notre patrie », dans la vie des familles, dans les traditions populaires et dans la spiritualité du peuple chilien. L’Évêque a rappelé que ce geste de couronnement exprimait la volonté de l’Église au Chili de continuer à accompagner la vie du pays à travers la profession de foi et le service du prochain.<br /><br />Cette dévotion, arrivée sur le continent américain par le biais de la tradition carmélitaine et répandue pendant la période coloniale espagnole, a été profondément accueillie par le peuple chilien. Son ancrage s’est consolidé dès les premiers siècles de l’histoire du pays, donnant naissance à des expressions de spiritualité populaire et à des communautés dédiées à la Vierge du Carmel, qui ont contribué à ancrer l’invocation à Marie sous ce titre dans la vie spirituelle des fidèles.<br /><br />Au cours du processus d’indépendance nationale, la Vierge du Carmel a acquis une importance particulière : la tradition rappelle le vœu prononcé en 1818 après la bataille de Maipú, qui a ensuite donné lieu à la construction du sanctuaire votif en signe de gratitude pour sa protection. C'est ainsi qu'une invocation mariale apparue à l'époque coloniale est devenue une source de réconfort pour le peuple chilien, s'est profondément imbriquée dans l'histoire du Chili et a intégré l'identité religieuse de la nation. Depuis lors, le sanctuaire est devenu l'un des principaux lieux de pèlerinage marial du pays.<br /> Thu, 16 Jul 2026 14:56:57 +0200ASIE/PHILIPPINES - La première assemblée des « missionnaires catholiques numériques » en Asie se tiendra en septembrehttps://www.fides.org/fr/news/77940-ASIE_PHILIPPINES_La_premiere_assemblee_des_missionnaires_catholiques_numeriques_en_Asie_se_tiendra_en_septembrehttps://www.fides.org/fr/news/77940-ASIE_PHILIPPINES_La_premiere_assemblee_des_missionnaires_catholiques_numeriques_en_Asie_se_tiendra_en_septembreManille – « C’est le début d’un réseau continental de missionnaires catholiques numériques engagés dans l’évangélisation, la collaboration et le soutien mutuel » : telle est la première assemblée qui réunira les communicateurs catholiques numériques d’Asie. C’est ce qu’explique le père John Mi Shen, Secrétaire exécutif du Bureau des communications sociales de la Fédération des Conférences Épiscopales d’Asie et directeur des programmes de Radio Veritas Asia.<br /><br />C’est précisément le siège de Radio Veritas Asia à Quezon City, dans la région métropolitaine de Manille, qui accueillera pendant quatre jours, du 10 au 13 septembre, des personnes engagées dans l’évangélisation numérique venues de toute l’Asie. Cette assemblée, consacrée au thème « Des influenceurs aux témoins : un chemin synodal pour la mission numérique en Asie », se veut une occasion de « partager des expériences, développer des collaborations et explorer de nouvelles façons de communiquer l’Évangile à travers les plateformes numériques ». « Notre objectif n’est pas simplement de produire davantage de contenus numériques, mais de former d’authentiques témoins du Christ, capables de communiquer l’Évangile avec créativité, crédibilité et compassion », ajoute le père Mi Shen.<br /><br />Cette assemblée réunira des experts du monde entier et constituera également une étape importante dans les préparatifs des Journées Mondiales de la Jeunesse 2027 à Séoul, en Corée du Sud, puisque les participants discuteront de la manière de développer « Asian Voices for WYD », une initiative numérique visant à mettre en relation les jeunes catholiques de toute l’Asie en vue de cette rencontre mondiale.<br /><br />Inspirée du verset des Actes des Apôtres « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » , cette assemblée s’inscrit dans la droite ligne de la mission de Radio Veritas Asia, comme le souligne le communiqué publié par la radio catholique. Thu, 16 Jul 2026 11:35:03 +0200ASIE/MYANMAR - Un Évêque de l'État Chin : « Un dialogue fondé sur la justice et l'égalité peut mettre fin à la guerre »https://www.fides.org/fr/news/77939-ASIE_MYANMAR_Un_Eveque_de_l_Etat_Chin_Un_dialogue_fonde_sur_la_justice_et_l_egalite_peut_mettre_fin_a_la_guerrehttps://www.fides.org/fr/news/77939-ASIE_MYANMAR_Un_Eveque_de_l_Etat_Chin_Un_dialogue_fonde_sur_la_justice_et_l_egalite_peut_mettre_fin_a_la_guerrepar Paolo Affatato<br /><br />Mindat – « Au nom de Dieu, nous lançons un appel à la réconciliation. Nous demandons que cesse cette guerre qui fait souffrir le peuple. Si l’on pouvait instaurer un dialogue fondé sur l’égalité et la justice, alors une lueur d’espoir se profilerait. » C’est un appel à la paix, bien plus qu’un simple récit du conflit, que l’Évêque Augustine Thang Zawm Hung, premier pasteur du nouveau diocèse de Mindat, adresse aux parties belligérantes, par l’intermédiaire de l’Agence Fides, depuis le cœur de l’État Chin, une région du nord-ouest du Myanmar ravagée par la guerre civile.<br />« Dans le conflit actuel, les parties continuent de camper sur leurs positions, c’est pourquoi il est difficile d’envisager une solution. Mais notre espérance naît de la foi : Dieu veut la paix et ses desseins dépassent ceux des hommes », affirme l’Évêque. « En nous tournant vers Dieu et en priant, nous espérons une conversion des cœurs, une “métaïonie”, un changement qui naît de l’esprit. Ce n’est qu’ainsi que l’amour de Dieu et la charité pourront illuminer le cœur des hommes et le chemin vers la paix ».<br /><br />Le diocèse de Mindat a été érigé par le Pape François en janvier 2025, en le séparant du diocèse de Hakha. Comme l’explique l’Évêque, cette décision a été mûrement réfléchie, tant pour des raisons pastorales qu’en raison de la situation géographique et politique complexe de la région : « Le diocèse a été créé parce que de nombreux catholiques vivent à Mindat », raconte-t-il. « Le territoire est très vaste et accidenté, difficile d’accès. Après la pandémie et compte tenu du conflit en cours, l’Évêque de Hakha ne parvenait plus à se rendre régulièrement dans cette partie de l’État Chin. De plus, Mindat revêt une grande importance historique : c’est là qu’en 1919 sont arrivés les premiers missionnaires des Missions étrangères de Paris , qui ont lancé l’évangélisation de la région ».<br /><br />L'État chin, situé à l'ouest du Myanmar, à la frontière avec l'Inde et le Bangladesh, compte environ un demi-million d'habitants et est l'un des rares États birmans où le christianisme est la religion majoritaire, aux côtés d'une minorité bouddhiste. La population chin se compose de nombreux groupes ethniques et linguistiques. « Nous sommes tous des Chin, mais nous appartenons à des clans différents et parlons souvent des langues différentes », explique l’évêque. « Parmi les groupes chin des diocèses de Hakha, de Kalay et de Mindat, il faut parfois un interprète pour se comprendre. Les Chin vivent également dans l’État de Rakhine, dans la région de Sagaing et même au Bangladesh », note-t-il.<br /><br />La majorité des chrétiens chin appartient aux Églises protestantes, principalement baptistes et pentecôtistes ; les catholiques constituent une minorité importante, concentrée surtout dans les diocèses de Hakha et de Mindat. Le nouveau diocèse de Mindat comprend plus de vingt paroisses et une communauté catholique d’environ 15 000 fidèles, répartis principalement dans les villages de montagne.<br />Après le coup d’État militaire de février 2021, l’État Chin a été l’une des premières régions du pays à organiser la résistance armée contre la junte militaire. Aujourd’hui, de vastes portions du territoire sont contrôlées par les Chin Defence Forces , des groupes d’autodéfense locaux alliés au Gouvernement d’unité nationale . Selon les Nations unies, plus de 70 % de la population de l’État Chin a été déplacée ou a besoin d’aide humanitaire ; des milliers de personnes ont cherché refuge de l’autre côté de la frontière, dans l’État indien du Mizoram.<br /><br />Mindat constitue l'un des principaux nœuds stratégiques de la région. « Fin 2024, les forces de défense locales avaient pris le contrôle de la ville, contraignant l'armée à se retirer », raconte Mgr Hung. « Mais, depuis début mai, les militaires ont lancé une nouvelle offensive pour la reconquérir. Les combats ont repris avec une grande intensité. L’armée s’était très bien préparée et aujourd’hui, les affrontements se poursuivent. »<br />La guerre a également bouleversé la vie de l’Église. « Dès juillet 2024, nous avons dû quitter le centre pastoral », se souvient-il. « Aujourd’hui, la quasi-totalité de la communauté catholique s’est installée dans les villages. Moi aussi, je vis dans la paroisse de Sainte-Marie. Nous ne pouvons plus rester en ville. »<br /><br />Les principales villes peuvent être la cible de bombardements, tandis que de nombreux villages continuent d’offrir des refuges relativement plus sûrs. « Les paroisses se trouvent presque toutes dans les villages, et là-bas, nous pouvons continuer à célébrer l’Eucharistie et à administrer les sacrements », explique l’Évêque. « De nombreux prêtres sont restés aux côtés des fidèles. Certaines familles disposant de moyens financiers plus importants ont fui vers Yangon, Mandalay ou d’autres diocèses plus sûrs, surtout pour permettre à leurs enfants de poursuivre leurs études. Les plus pauvres, en revanche, sont retournés dans leurs villages d’origine, où vivent des proches et des amis, cherchant simplement à survivre ».<br />Pour rejoindre ces communautés dispersées, l’Évêque parcourt de longues distances à travers les montagnes. « Je me déplace en moto pour visiter les villages, célébrer les sacrements et être aux côtés des gens », raconte-t-il. « Les routes sont très accidentées et, parfois, nous devons même faire attention aux bombardements aériens lorsque nous traversons ce que les analystes appellent les “zones libérées”, c’est-à-dire les territoires contrôlés par les forces de défense chin. Mais même ces zones sont aujourd’hui à nouveau touchées par les combats. »<br /><br />Pour l’Évêque, la présence de l’Église constitue déjà une forme concrète de témoignage : « Nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous battre », affirme-t-il. « Ce que nous pouvons faire, c’est être présents, rendre visite aux communautés, aller à la rencontre des personnes qui vivent dans les petits villages et les encourager à garder la foi. Notre proximité est déjà un message d’amour et de solidarité. »<br />Son ministère épiscopal se traduit avant tout par l’accompagnement spirituel des personnes déplacées : « Aux personnes que je rencontre, je répète toujours : cultivez la paix, ayez la foi, prenez soin les uns des autres dans cette situation si précaire », dit-il. « En tant qu’Évêque, Jésus me confie la tâche de berger. “Pais mes brebis”, me dit le Seigneur. Telle est ma responsabilité : prendre soin du peuple qui m’a été confié ».<br />La paix, insiste-t-il, « ne peut être construite par les seuls hommes ». « Jésus a dit : “Que la paix soit avec vous”. Seul Dieu peut donner la vraie paix. C’est pourquoi nous devons prier, nous rapprocher de Lui. J’invite souvent toutes les paroisses à organiser l’adoration du Saint-Sacrement, car c’est de la prière que naît la force de résister et d’aller de l’avant en cette période de tribulations ».<br /><br />L'Évêque garde également en mémoire sa rencontre avec le Pape Léon XIV lors de sa récente visite ad limina : « Nous avons reçu un grand encouragement et sa prière pour le Myanmar. Cela a été très important pour nous. »<br />Enfin, il lance un appel à la communauté internationale : « Il y a des guerres dans de nombreuses régions du monde, mais souvent, les médias et l’opinion publique ne s’intéressent qu’aux grands pays. Je vous demande : n’oubliez pas le Myanmar. Et je dis à tous les fidèles du monde entier : n’oubliez pas le peuple de l’État Chin. Priez pour nous. »<br />Thu, 16 Jul 2026 11:31:50 +0200La mission vient de Dieu. La 48e édition du Cours latino-américain d'animation missionnaire se poursuit sous le signe de la « Missio Dei »https://www.fides.org/fr/news/77936-La_mission_vient_de_Dieu_La_48e_edition_du_Cours_latino_americain_d_animation_missionnaire_se_poursuit_sous_le_signe_de_la_Missio_Deihttps://www.fides.org/fr/news/77936-La_mission_vient_de_Dieu_La_48e_edition_du_Cours_latino_americain_d_animation_missionnaire_se_poursuit_sous_le_signe_de_la_Missio_DeiMexico - « Ce n’est pas l’Église qui a une mission, mais c’est la mission de Dieu qui a une Église ». Tel est le cœur de la réflexion proposée par le père John Kennedy Joseph, missionnaire du Verbe Divin, enseignant dans divers établissements d’enseignement supérieur au Mexique et spécialiste en ecclésiologie et en pastorale, à l’occasion de la quarante-huitième édition du Cours latino-américain d’animation missionnaire , l’un des principaux espaces de formation missionnaire en Amérique latine. <br />Le Cours, qui se déroule du 28 juin au 24 juillet, propose un parcours d’exploration théologique et pastorale de la « Missio Dei », l’initiative trinitaire de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui envoie l’Église participer, en tant que sacrement du Royaume, à son œuvre de réconciliation, de justice et de salut dans l’histoire.<br /><br />Un parcours biblique et théologique<br /><br />Le CLAEM, organisé à Mexico par les Œuvres Pontificales Missionnaires en collaboration avec l’Institut intercontinental de missiologie, rassemble pendant quatre semaines des responsables diocésains des missions, des prêtres, des religieux et religieuses, des séminaristes et des laïcs engagés dans l’animation missionnaire. L’objectif est de renforcer leur formation biblique, théologique et pastorale. <br />Le parcours de réflexion sur la Missio Dei commence par les grands récits de l’Ancien Testament : de la vocation d’Abraham et de l’histoire du peuple libéré d’Égypte jusqu’à la figure du Serviteur du Seigneur et au ministère prophétique, la mission est présentée comme un fil conducteur qui traverse toute l’Écriture, préparant la pleine révélation du dessein salvifique de Dieu en Jésus-Christ.<br /> <br />La première semaine, animée par sœur María del Socorro Becerra Molina, HMSP, a permis de relire l’histoire du salut comme celle de la miséricorde de Dieu qui voit la détresse, écoute le cri des pauvres et descend pour les libérer, et a aidé à contempler le Saint-Esprit comme véritable protagoniste de l’évangélisation, à partir de la Pentecôte et des Actes des Apôtres.<br /><br />La mission en tant que « forme historique de l’amour trinitaire »<br /><br />Au cours de la deuxième semaine, le père John Kennedy Joseph a consacré plusieurs conférences à l’ecclésiologie de la mission, en développant sa formule : « Ce n’est pas l’Église qui a une mission, mais c’est la mission de Dieu qui a une Église ». Dans cette perspective, la mission de l’Église naît de la mission du Christ, lui-même envoyé par le Père, et se déploie dans la force de l’Esprit ; c’est pourquoi, a expliqué l’intervenant, « toute mission chrétienne est trinitaire : elle trouve son origine dans le Père, sa forme dans le Christ et sa force dans l’Esprit ». Loin de toute logique de conquête ou de propagande religieuse, la Missio Dei est, selon le père John Kennedy, « la forme historique de l’amour trinitaire » : Dieu crée, appelle, libère, pardonne, guérit et réconcilie, et l’Église existe pour servir et témoigner de cet amour dans des contextes concrets. Ainsi, la missiologie et l’ecclésiologie du Peuple de Dieu sont intimement liées : la mission, en tant qu’initiative du Dieu Un et Trine, est liée à l’Église, en tant que peuple historique et sacramentel, en tant que forme concrète à travers laquelle cet amour se manifeste dans les cultures, les territoires et les périphéries.<br /><br />Peuple de Dieu, territoire et germes du Royaume<br /><br />Le père John Kennedy Joseph a ensuite réinterprété le renouveau ecclésiologique du Concile Vatican II à la lumière de la notion de « Missio Dei », en insistant sur la catégorie de « peuple de Dieu ». À la lumière de la Constitution conciliaire sur l’Église « Lumen gentium », il a rappelé que l’Église ne se définit pas avant tout comme une société parfaite, mais comme un mystère de communion, un peuple convoqué par Dieu et un sacrement de salut, au sein duquel le baptême fonde l’égalité radicale entre tous les fidèles. Un peuple décrit comme une communauté historique, visible et située, qui vit dans des cultures déterminées, habite des territoires concrets, assume des conflits réels et discerne les signes des temps au milieu de peuples concrets. Le territoire n’est donc pas seulement un espace géographique, mais un lieu marqué par la vie du peuple qui l’habite, avec sa mémoire, ses souffrances et ses espoirs. « Jésus n’a pas annoncé en premier lieu l’Église, mais le Royaume. L’Église existe pour servir le Royaume ». Une vocation – a rappelé le père Kennedy – qui s’accomplit en trouvant le moyen de cheminer ensemble. C’est pourquoi l’authentique synodalité dans l’Église n’est pas une invention méthodologique ni une recette de « team building », mais la forme historique éprouvée de la vie en tant que peuple de Dieu : laïcs, femmes, jeunes, pauvres, peuples autochtones, migrants, victimes, ministres ordonnés et consacrés, appelés à vivre et à discerner ensemble ce que l’Esprit demande, orientés vers le service de la mission. Peuple d’une « Église en sortie » – selon la terminologie développée par le Pape François – zélé à aller vers les exclus et à servir le Royaume dans des sociétés marquées par l’injustice, la violence et les crises écologiques.<br /> <br />Pour le père Kennedy, le Royaume constitue donc l’horizon de la mission. Don gratuit de Dieu et tâche historique, il devient visible là où se manifestent la vie, la justice, la réconciliation, la fraternité et la paix, en particulier parmi les pauvres et les exclus, selon les grandes intuitions développées et adoptées après le Concile Vatican II, notamment lors des grandes assemblées continentales des Églises d’Amérique latine à Medellín , Puebla , Saint-Domingue et Aparecida .<br /> <br /> Wed, 15 Jul 2026 08:48:32 +0200AMÉRIQUE/CUBA - Nouvelles sanctions et crise prolongée : la communauté ecclésiale aux côtés du peuple cubainhttps://www.fides.org/fr/news/77938-AMERIQUE_CUBA_Nouvelles_sanctions_et_crise_prolongee_la_communaute_ecclesiale_aux_cotes_du_peuple_cubainhttps://www.fides.org/fr/news/77938-AMERIQUE_CUBA_Nouvelles_sanctions_et_crise_prolongee_la_communaute_ecclesiale_aux_cotes_du_peuple_cubainLa Havane – Les nouvelles sanctions américaines contre Cuba touchent une population confrontée à l’une des crises économiques et sociales les plus graves de ces dernières décennies.<br />Le 13 juillet, le Département d’État américain a annoncé de nouvelles restrictions à l’encontre du ministère cubain du Tourisme et de neuf autres entités publiques liées à des secteurs tels que le commerce extérieur, les carburants et les services.<br />Ces dernières mesures, publiées par l’Office of Foreign Assets Control , touchent le secteur du tourisme, l’un des principaux moteurs de l’économie de l’île, à un moment particulièrement délicat pour le système énergétique cubain, marqué par une pénurie de carburant et des coupures d’électricité prolongées.<br />Les conséquences se répercutent sur la vie quotidienne des Cubains : difficultés d’accès à la nourriture et aux médicaments, dégradation des services essentiels et incertitude sociale croissante. La crise énergétique touche surtout les familles les plus vulnérables, rendant plus difficiles la conservation des aliments, l’accès à l’eau et l’accomplissement des activités quotidiennes.<br />Depuis des mois, des personnalités éminentes de l’Église cubaine attirent l’attention sur la gravité de la crise que traverse le pays. Au début de l’année, les Évêques cubains avaient appelé à « rechercher des voies de dialogue, une responsabilité partagée et des solutions permettant de retrouver l’espoir », soulignant l’importance de la fraternité et du bien commun . <br />Dans leur lettre pastorale adressée au peuple cubain, les Évêques ont réaffirmé que l’Église « continuera à accompagner ce peuple que nous aimons », en particulier les pauvres, les malades, les familles, les détenus et tous ceux qui vivent dans des situations de grande fragilité. Ils ont également exprimé leur disponibilité à contribuer, si cela leur est demandé, « à apaiser les tensions entre les parties et à créer des espaces de collaboration fructueuse en vue du bien commun ».<br />L’engagement concret de solidarité de Caritas Cuba se poursuit également. L’Archevêque de Santiago de Cuba et président de Caritas Cuba, Dionisio Guillermo García Ibáñez, a présenté sur les réseaux sociaux de l’organisation la distribution de l’aide humanitaire provenant précisément des États-Unis et destinée aux familles touchées par l’ouragan Melissa, qui a frappé en 2025 les provinces orientales de l’île. « Plus de 50 conteneurs d’aide humanitaire sont passés par le port et l’aéroport. Cela ne résout pas les problèmes, mais au moins environ huit mille familles en ont bénéficié, et c’est déjà quelque chose », a déclaré l’Archevêque. Il a également précisé que les fonds annoncés – trois millions de dollars dans un premier temps, puis une augmentation de six millions – n’ont pas été remis directement en espèces à Caritas Cuba, mais sous forme de produits distribués par le biais du réseau ecclésiastique.<br />L'aide est parvenue aux diocèses orientaux de Guantánamo, Holguín, Bayamo-Manzanillo et Santiago de Cuba, où des milliers de familles ont reçu de la nourriture, des produits d'hygiène et d'autres biens de première nécessité. García Ibáñez a toutefois souligné que l'aide humanitaire à elle seule ne suffisait pas : « Il y a énormément de personnes qui demandent de l'aide. Et cette aide ne suffit pas, elle ne parvient pas à résoudre le problème de tout le monde » . L’Archevêque a également rappelé que l’organisation ne fait aucune distinction d’ordre politique ou religieux lorsqu’il s’agit d’apporter un soutien à ceux qui en ont besoin. « Cáritas ne se soucie pas de savoir quel pays offre l’aide, mais dit : l’aide est apportée et nous la recevons pour la distribuer ».<br />Des prêtres, des bénévoles et des communautés catholiques ont participé à la distribution des ressources, atteignant même des zones rurales et difficilement accessibles. Selon l’Archevêque, cette expérience démontre que, même au milieu de profondes divergences politiques, il est possible de collaborer pour répondre à la souffrance des personnes. Face aux difficultés que traverse Cuba, il invite les croyants à rester unis dans la foi et à rechercher des voies de justice et de fraternité. « En ces moments difficiles que nous traversons, gardons l’Évangile dans notre esprit, sur notre front, dans nos yeux ».<br /> <br />Wed, 15 Jul 2026 08:18:34 +0200AFRIQUE/OUGANDA - Renonciation et nomination de L'Évêque de Kabalehttps://www.fides.org/fr/news/77937-AFRIQUE_OUGANDA_Renonciation_et_nomination_de_L_Eveque_de_Kabalehttps://www.fides.org/fr/news/77937-AFRIQUE_OUGANDA_Renonciation_et_nomination_de_L_Eveque_de_KabaleCité du Vatican - Le Saint-Père a accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Kabale présentée par Mgr Callist Rubaramira. Le Saint-Père a nommé Évêque du diocèse de Kabale le père Bonaventure Bosco Gubazire, M.Afr., jusqu’à présent recteur de la maison de formation Saint-Martin-de-Tours à Ejisu, au Ghana.<br />Mgr Bonaventure Bosco Gubazire, M.Afr., est né le 3 mars 1974 à Kitumba, dans le diocèse de Kabale. Après avoir fréquenté le petit séminaire Saint-Paul à Rushoroza, il a obtenu une licence en philosophie et en sciences religieuses au Centre de philosophie de Jinja, ainsi qu’une licence en théologie à l’Institut catholique de Toulouse.<br />Entré au postulat des Missionnaires d’Afrique , il a été ordonné prêtre le 10 août 2003.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire paroissial à Nossa Senhora de Fatima à Murraça, au Mozambique ; directeur de l’école de formation des adultes à Murraça et à Caia ; membre du conseil de la section des Missionnaires d’Afrique du Mozambique ; formation des formateurs et à l’accompagnement spirituel au Centre spirituel jésuite du Châtelard à Lyon, en France ; Licence de philosophie au Milltown Institute of Philosophy de Dublin ; Professeur et doyen des études à la Lechaptois Formation House de Balaka, au Malawi ; Délégué à la protection des mineurs, section du Malawi ; Recteur par intérim à la Maison de formation Lechaptois à Balaka, au Malawi ; Cours de formation biblique au Centre de formation Sainte-Anne à Jérusalem ; Doctorat en philosophie à l’université de San Carlos à Cebu, aux Philippines ; Coordinateur et aumônier des « Friends of Missionaries of Africa » et membre du Conseil de la section Asie à Cebu, aux Philippines ; recteur du séminaire « Our Lady of Africa Formation House » à Cebu ; doyen des études au Spiritan University College à Ejisu, au Ghana ; Recteur de la maison de formation philosophique « St. Martin of Tours Formation House » à Ejisu ; Membre du Conseil provincial de la province du Ghana-Nigéria des Missionnaires d’Afrique .<br /> Wed, 15 Jul 2026 08:05:26 +0200ASIE/PAKISTAN - La collaboration entre les chefs religieux et les autorités civiles permet d'éviter la violence dans une affaire présumée de blasphèmehttps://www.fides.org/fr/news/77935-ASIE_PAKISTAN_La_collaboration_entre_les_chefs_religieux_et_les_autorites_civiles_permet_d_eviter_la_violence_dans_une_affaire_presumee_de_blasphemehttps://www.fides.org/fr/news/77935-ASIE_PAKISTAN_La_collaboration_entre_les_chefs_religieux_et_les_autorites_civiles_permet_d_eviter_la_violence_dans_une_affaire_presumee_de_blasphemeKarachi – La collaboration fructueuse entre les responsables religieux musulmans et chrétiens, les autorités civiles et les forces de sécurité a permis d’éviter une flambée de violence sectaire, en veillant à ce qu’une affaire délicate d’accusation présumée de blasphème soit traitée par le biais de la justice, de la bonne volonté et de la vérité, et non par la vengeance. C’est ce qui ressort des événements survenus ces derniers jours dans le quartier de Qazafi, à Baldia Town, dans la banlieue de Karachi, où une provocation et une accusation portées contre un citoyen catholique risquaient de dégénérer en violences interreligieuses. <br />La crise a débuté le 9 juillet, lorsqu'une épicerie du quartier a reçu un colis anonyme contenant une page brûlée du Coran, des photos du catholique Azeem Javaid et de sa mère, ainsi qu'une copie de la carte d'identité de cette dernière. Le commerçant musulman, qui a immédiatement perçu le caractère suspect de ces objets, a alerté les habitants et la police. Selon des sources locales, cet incident pourrait être lié à un récent différend entre Javaid et certaines personnes qui auraient tenté de le piéger à tort, en invoquant la loi sur le blasphème.<br />La nouvelle de cette prétendue profanation s’est toutefois rapidement répandue et des milliers de personnes se sont rassemblées dans le quartier, tandis que des musulmans radicaux incitaient à la manifestation. Une dizaine de familles chrétiennes vivant dans le quartier où habite Javaid se sont retrouvées assiégées chez elles. Pour éviter un lynchage, le gouvernement de la province du Sindh a déployé des renforts de police qui ont transféré la famille de Javaid dans un lieu sûr.<br />L'intervention conjointe de représentants politiques, d'érudits islamiques et de prêtres catholiques a été déterminante : ceux-ci ont expliqué publiquement que ce colis semblait être une provocation délibérée visant à attiser la haine entre musulmans et chrétiens. Les autorités ont assuré qu'une enquête approfondie serait menée.<br />Des rencontres ont ensuite eu lieu entre des personnalités éminentes des différentes écoles islamiques, des responsables politiques, des responsables de la police et des représentants de la communauté chrétienne. Parmi eux figuraient la députée provinciale chrétienne Rooma Mushtaq Mattoo, ainsi que les prêtres Waqas Raza OMI, Rizwan OMI et Kashif Gouri OMI. Tous les participants ont réclamé une enquête impartiale, l’identification des responsables et le respect de la justice.<br />Le père Shahzad Arshad, directeur de la Commission « Justice et Paix » de l’archidiocèse de Karachi, a exprimé sa gratitude envers les forces de sécurité et la « coalition pour la paix » formée spontanément, dont faisaient partie le vice-président de l’Assemblée du Sindh, le catholique Naveed Anthony, le mufti Zubair et d’autres dirigeants islamiques. Tous ont lancé un appel public pour rejeter toute tentative visant à semer la discorde entre musulmans et chrétiens.<br />Dans un message adressé à Fides, Rooma Mushtaq Mattoo, députée du Sindh, a confirmé son intervention en précisant qu’« Azeem Javaid et sa famille se trouvent sous la protection de l’État dans un lieu sûr » et a réaffirmé « l’engagement du gouvernement du Sindh à garantir la sécurité des minorités religieuses et la paix sociale ».<br />« Certains indices laissent penser que cet incident a été orchestré pour provoquer des tensions et compromettre les relations interreligieuses ; l’enquête permettra d’établir les responsabilités », explique à Fides le père Lazar Aslam, responsable de la Commission Justice, Paix et Écologie des Frères Capucins. « Nous demandons que tout se déroule dans le respect de la loi. En attendant, il est nécessaire d’assurer la protection de l’ensemble de la communauté chrétienne sur place. Il y a un aspect positif à cette affaire : grâce à la bonne volonté, à la collaboration et au bon sens, il est possible de prévenir la violence et de maintenir de bonnes relations, pour le bien commun », conclut le frère.<br /> Wed, 15 Jul 2026 08:02:29 +0200AMÉRIQUE/HAÏTI - Inauguration du nouvel « Hôpital Saint - Camille » de Jérémie : les premiers services ouverts au publichttps://www.fides.org/fr/news/77934-AMERIQUE_HAITI_Inauguration_du_nouvel_Hopital_Saint_Camille_de_Jeremie_les_premiers_services_ouverts_au_publichttps://www.fides.org/fr/news/77934-AMERIQUE_HAITI_Inauguration_du_nouvel_Hopital_Saint_Camille_de_Jeremie_les_premiers_services_ouverts_au_publicJérémie – À l’occasion de la fête de saint Camille de Lellis, le nouvel hôpital Saint-Camille de Jérémie, dans le sud-ouest d’Haïti, a été inauguré. Il s’agit d’un projet attendu depuis des années qui commence désormais à offrir ses premiers services de santé à une population qui a depuis longtemps besoin d’une prise en charge plus accessible et plus qualifiée.<br /><br />« C’est un projet en cours depuis de nombreuses années, mais qui commence enfin aujourd’hui à offrir ses précieux services. L’hôpital sera dirigé par quatre confrères haïtiens très motivés et compétents », explique à l’Agence Fides le père Massimo Miraglio, MI, soulignant que cette nouvelle structure représente « une réponse concrète aux nombreux besoins de la population ».<br /><br />L’inauguration officielle a eu lieu dimanche 12 juillet en présence de l’Évêque de Jérémie, Mgr Joseph Gontrand Décoste, SJ. Le lendemain, lors d’une journée portes ouvertes, l’hôpital a accueilli près de 200 patients, confirmant d’emblée la forte demande de services de santé dans la région.<br /><br />Dans un premier temps, les services d’urologie, de dermatologie, de pédiatrie, de maternité et de chirurgie seront opérationnels, en plus des consultations de médecine générale. L’établissement dispose également d’un laboratoire d’analyses et d’un bloc opératoire moderne comprenant deux salles d’opération entièrement équipées.<br />« Grâce à la détermination de ces jeunes pères haïtiens, guidés par des responsables compétents et inspirés, Jérémie dispose aujourd’hui d’un nouveau centre hospitalier. Le chemin pour achever l’ouvrage reste long et difficile, mais nous partons avec beaucoup d’espoir et d’enthousiasme », affirme le père Miraglio.<br />L’hôpital fonctionnera en étroite collaboration avec les Pères Camilliens et le personnel soignant de l’hôpital Saint Camille de Port-au-Prince, renforçant ainsi le réseau de soins de santé promu par l’Ordre dans le pays.<br /><br />La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce au soutien de la communauté camillienne Madian de Turin, par l'intermédiaire de Madian Orizzonti ETS. Une contribution déterminante qui a permis de mener à bien un projet destiné à améliorer concrètement l'accès aux soins pour des milliers de personnes dans l'une des régions les plus fragiles d'Haïti.<br /> <br />Wed, 15 Jul 2026 16:39:55 +0200Hawaï : 200 ans de mission catholique. Pour qu'un arbre pousse, il faut une grainehttps://www.fides.org/fr/news/77933-Hawai_200_ans_de_mission_catholique_Pour_qu_un_arbre_pousse_il_faut_une_grainehttps://www.fides.org/fr/news/77933-Hawai_200_ans_de_mission_catholique_Pour_qu_un_arbre_pousse_il_faut_une_grainepar Marie-Lucile Kubacki<br /><br />Honolulu - « L’arrivée des premiers missionnaires catholiques à Hawaï en 1827 n’a pas été le début du voyage. En un sens très réel, même si le peuple hawaïen ne savait presque rien, à l’avance, de la venue des missionnaires, Dieu, lui, avait déjà préparé les cœurs à recevoir l’Évangile de Jésus-Christ. <br /><br />C'est par ces mots que l'Évêque d'Honolulu, Clarence Richard « Larry » Silva, a inauguré, le 9 juillet 2026, l'année jubilaire célébrant le bicentenaire de l'arrivée des premiers missionnaires catholiques à Hawaï.<br /><br />« Ce peuple – a expliqué L'Évêque – était déjà religieux, avec de nombreux récits proches aux histoires de la Bible. C'était un peuple qui valorisait la communauté, dont le cœur était hospitalier à l'action du Saint-Esprit. Ainsi, son ouverture à la foi catholique n'a pas commencé avec l'arrivée des premiers missionnaires. Dieu avait déjà préparé le sol pour que soit plantée cette grande semence de la Parole du Dieu véritable et vivant. Et il en a toujours été ainsi. »<br /><br />La célébration eucharistique inaugurale de l’année jubilaire, présidée par Mgr Silva dans la cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix, marque le début d’un chemin de mémoire et de conversion qui conduira l’Église locale à commémorer en juillet 2027, les 200 ans de l’arrivée du Père Alexis Bachelot, religieux des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, et premier préfet apostolique des îles Sandwich. En rappelant que «Dieu avait déjà préparé le terrain» dans le cœur d’un peuple profondément religieux, l’Évêque a invité les fidèles à relire l’histoire de l’évangélisation comme une œuvre patiente de l’Esprit, bien avant l’arrivée des missionnaires..<br /><br />Un regard sur le passé<br /><br />Au début du XIXᵉ siècle, le royaume de Hawaï traverse une période de profonde transformation religieuse et politique : l’ancien système de tabous , qui jusque là structurait la vie sociale, politique et spirituelle est abolie par les souverains en 1819, un an avant l’arrivée des premiers missionnaires protestants. Les Hawaïens n’en demeurent pas moins un peuple profondément religieux, porteur d’une cosmologie et de récits qui organisent leur vision du monde, mais leurs repères traditionnels sont bousculés par cette décision et par les contacts croissants avec “l’extérieur”, à travers les marins et commerçants occidentaux. C’est dans ce contexte de tournant culturel profond que le christianisme fait son entrée.<br /><br />En 1820, les missionnaires protestants américains de l’American Board of Commissioners for Foreign Missions débarquent sur Oʻahu, peu après l’abolition du kapu. Ils ouvrent des écoles, forment des catéchistes, traduisent les Écritures et accompagnent la conversion progressive de la monarchie et des élites, souvent en lien avec des Polynésiens déjà évangélisés dans d’autres îles du Pacifique. Dans un article paru dans Christianity Today, «Tahitians First Came to Hawaiʻi in Power. They Later Returned with the Gospel » Christopher Cook, chercheur sur l’ère monarchique missionnaire de l’histoire d’Hawaï et auteur d’une biographie d'Opus kahaia-Henry Obookiah, le premier chrétien hawaiien indigène baptisé, souligne que cette dynamique n’est pas seulement l’œuvre de missionnaires anglo‑saxons : des couples tahitiens, déjà chrétiens, ont joué un rôle clé dans l’initiation d’une reine hawaïenne au christianisme, conversion qui a eu un impact décisif dans l'histoire du cristianisme sur l’île. <br /><br />Dans un paysage déjà transformé par l’arrivée des premiers missionnaires protestants, une nouvelle étape s’ouvre en 1827 avec l’entrée du catholicisme dans l’Archipel.<br /> Cette année‑là, le prêtre français Alexis Jean‑Augustin Bachelot, à qui le Pape Léon XII a confié la mission d’évangéliser l’archipel d'Hawaï, rejoint Honolulu. Inspiré par la tradition missionnaire de sa communauté, il vient pour établir une présence catholique stable et servir la population locale.<br /> Accompagné de quelques confrères, Alexis Bachelot célèbre les premières messes catholiques sur le sol hawaïen et commence à structurer une petite communauté autour des sacrements, de la catéchèse et de la vie de prière.... Il écrit aussi plusieurs ouvrages en hawaïen : grammaire, catéchismes et livre de prières, qui témoignent de sa passion pour la culture locale. Même si son séjour est marqué par des obstacles qui le conduisent à quitter les îles en 1831, il jette les bases de la mission SSCC et du vicariat apostolique, laissant une trace durable dans la mémoire locale.<br /><br />Les graines de Prosopis et la parole de l'Évangile<br /><br />Comme dans une parabole biblique, le missionnaire a en effet contribué à modifier concrètement le paysage de l’île. Il avait apporté avec lui des graines de Prosopis, un arbuste à feuilles persistantes répandu en Amérique du Sud, provenant du Jardin du Roi à Paris, actuel Jardin des Plantes, qui les tenait lui‑même des vastes réseaux de collectes botaniques du XIXᵉ siècle. Alexis Jean‑Augustin Bachelot les planta à Honolulu et l’espèce se répandit ensuite largement dans l’archipel. <br /><br />Filant la métaphore de la graine, Mgr Larry Silva a rappelé que le père Bachelot voulait la semer dans « ce nouveau champ de mission, pour que, de même que cet arbre prendrait racine et se répandrait dans les îles, ainsi la foi catholique se propage.» À présent, le diocèse de Honolulu est couvert de Prosopis et il compte 66 paroisses et 23 églises au service des catholiques répartis sur six îles habitées de l’archipel.<br />L’Évêque a aussi relié ce bicentenaire à une perspective plus vaste, en rappelant que l’Église universelle se prépare à célébrer en 2033 les 2000 ans de la mort et de la résurrection du Christ. Dans la Bible, a-t-il commenté, Dieu prépare lui-même cet événement « choisissant le peuple d’Israël comme ses messagers particuliers, envoyant des prophètes, accomplissant des signes puissants pour toucher à nouveau le cœur de son peuple bien‑aimé.» Voilà pourquoi la vie missionnaire s’enracine toujours dans la prière, comme recherche de la volonté de Dieu, sans quoi l’action humaine risque d’être stérile.<br /><br />À la lumière de cette histoire du salut, Mgr Silva a invité les catholiques d’Hawaï à vivre le bicentenaire comme un appel renouvelé à la mission : «Comment notre manière de vivre la foi aujourd’hui assurera-t-elle qu’elle continue de fleurir et de grandir dans ces îles et dans le monde ? Comment la Parole de Dieu sera-t-elle plantée dans les cœurs qui ne connaissent pas Jésus, si nous ne devenons pas nous-mêmes des semeurs ?» Puis il a encouragé la communauté à ne pas se focaliser d’abord sur les structures et les programmes, mais sur le Christ lui-même, et à marcher dans les pas des missionnaires d’hier pour offrir au présent et à l’avenir «un terrain où puisse s’épanouir la Parole du Dieu vivant, Jésus Christ, notre Seigneur».<br /><br />Mgr Larry Silva a dirigé le diocèse d’Hawaï pendant vingt ans. Le 6 mai dernier, le Pape Léon XIV a accepté sa démission et a nommé le jésuite Michael T. Castori comme nouvel Évêque d’Honolulu. L’ordination épiscopale et l’installation du sixième Évêque d’Honolulu auront lieu mardi 28 juillet à la co-cathédrale Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus.<br />Tue, 14 Jul 2026 17:13:49 +0200À Pékin, 36 Supérieures Générales de congrégations religieuses féminines chinoises participent à la formation annuelle organisée au Séminaire nationalhttps://www.fides.org/fr/news/77932-A_Pekin_36_Superieures_Generales_de_congregations_religieuses_feminines_chinoises_participent_a_la_formation_annuelle_organisee_au_Seminaire_nationalhttps://www.fides.org/fr/news/77932-A_Pekin_36_Superieures_Generales_de_congregations_religieuses_feminines_chinoises_participent_a_la_formation_annuelle_organisee_au_Seminaire_nationalpar Marta Zhao<br /><br />Pékin – « Soyez le sel de la terre et la lumière du monde. Soyez la « ville située sur la montagne » ». C’est par ces exhortations empreintes de gratitude que Mgr Joseph Li Shan s’est adressé aux 36 Supérieures Générales qui ont participé au troisième cours de formation permanente de 2026 qui leur était réservé, organisé du 6 au 11 juillet au Séminaire national de Pékin.<br />Les 36 mères générales provenaient de 31 diocèses répartis dans les 19 provinces de la Chine continentale. Au cours des sessions de formation, elles ont échangé des réflexions approfondies consacrées, entre autres, aux Règles des différents instituts religieux, aux figures d’autorité et de direction dans les Écritures saintes, ainsi qu’à des questions de bioéthique.<br />Dans l’allocution qu’il a prononcée lors de sa visite au stage de formation, le mercredi 8 juillet, Mgr Joseph Li Shan, Évêque du diocèse de Pékin, s’est attardé sur « la mission et le témoignage des religieuses dans la société d’aujourd’hui ». L’Évêque a invité les sœurs de vie consacrée « à assumer avec courage leurs responsabilités et à vivre leur charisme au service des personnes et dans la promotion du bien commun ». Citant l’Évangile selon saint Matthieu, il leur a également demandé de devenir « les promotrices d’une société harmonieuse, en devenant aujourd’hui le sel de la terre et la lumière du monde », une « ville située sur une montagne ».<br />Les Évêques chinois ont toujours tenu en haute estime l’œuvre des religieuses et leur contribution au travail pastoral et missionnaire au sein des Églises locales, tant dans les zones rurales que dans les grandes métropoles. La plupart des congrégations religieuses féminines relèvent du droit diocésain et répondent devant l’Évêque du diocèse où elles ont été fondées et où elles exercent leur activité.<br />Le Séminaire national de philosophie et de théologie de Pékin est le lieu où les religieuses chinoises participent à différentes sessions de formation continue destinées non seulement aux supérieures générales, mais aussi aux sœurs engagées en première ligne de la mission. Les programmes se caractérisent toujours par un approfondissement théologique solide et sont également liés aux aspects pratiques de l’œuvre d’évangélisation. Du 25 février au 12 avril, s’est déroulé cette année le premier cours annuel de formation de courte durée destiné aux religieuses. Trente-deux religieuses issues de 23 congrégations et provenant de 19 diocèses ont pris part à des sessions consacrées au thème « Bible et spiritualité ». Ces cours avaient pour objectif de consolider la formation biblique des religieuses et de favoriser l’approfondissement de leur vie spirituelle ; ils étaient accompagnés d’une série de séminaires thématiques sur le droit canonique, la spiritualité missionnaire, la théologie morale et d’autres disciplines. Les participantes sont invitées à partager ce qu’elles ont appris pendant la formation avec les autres religieuses de leurs instituts respectifs et dans leurs diocèses d’origine, afin de contribuer ainsi à l’œuvre apostolique de l’Église en Chine.<br /> <br />Tue, 14 Jul 2026 12:18:54 +0200AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Ordination de deux nouveaux prêtres dans le district de Mueda : des signes d'espoir dans le diocèse de Pembahttps://www.fides.org/fr/news/77931-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Ordination_de_deux_nouveaux_pretres_dans_le_district_de_Mueda_des_signes_d_espoir_dans_le_diocese_de_Pembahttps://www.fides.org/fr/news/77931-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Ordination_de_deux_nouveaux_pretres_dans_le_district_de_Mueda_des_signes_d_espoir_dans_le_diocese_de_PembaPemba – La province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, continue de subir les attaques de l’État islamique du Mozambique , qui ont débuté en 2017. Ce conflit a provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, avec des recrudescences périodiques de violence, des besoins humanitaires et une implication internationale. Par ailleurs, depuis 2017, plus de 117 églises et chapelles ont été détruites dans le diocèse, dont 23 rien qu’en 2025. Début juillet, l’Évêque de Pemba, António Juliasse Sandramo, a sollicité le soutien des prêtres du diocèse, les exhortant à la prière et à l’encouragement. La région reste instable, mais dans ce contexte de précarité, les signes d’espoir ne manquent pas.<br /><br />Parmi ceux-ci, dans le district de Mueda, diocèse de Pemba, province de Cabo Delgado, la population a vécu un moment d’une grande importance ecclésiale avec l’ordination sacerdotale de Jaimito Samuel China et Cosme Hilário Makabwa, survenue environ vingt ans après la dernière ordination célébrée dans la région.<br /><br />Le communiqué de la radio locale Radio Sem Fronteira, parvenu à l’Agence Fides, souligne que la célébration solennelle, présidée par Mgr Juliasse Sandramo, a réuni des prêtres, des religieuses, des autorités civiles et de nombreux fidèles venus de différentes communautés du diocèse. Au cours de son homélie, l’Évêque a invité les deux nouveaux prêtres à vivre leur ministère avec humilité, dans un esprit de service et de proximité avec le peuple de Dieu, en se laissant guider par l’Évangile et par l’exemple de la fraternité chrétienne.<br /><br />La célébration s'est déroulée dans une atmosphère de joie profonde et d'émotion. Les proches, les confrères dans le sacerdoce, les religieux et les autorités ont adressé leurs félicitations aux deux nouveaux prêtres, leur assurant le soutien de la prière et de la communauté dans leur cheminement pastoral. À l’issue de la liturgie, les premières affectations pastorales ont été annoncées : le père Jaimito Samuel China exercera son ministère à la cathédrale Saint-Paul de Pemba, tandis que le père Cosme Hilário Makabwa a été affecté à la paroisse Notre-Dame-de-l’Assomption de Mueda.<br /> <br />Tue, 14 Jul 2026 12:15:38 +0200ASIE/INDE - Intimidations à l'encontre des sœurs salésiennes au Bengale occidental ; la communauté catholique demande une protectionhttps://www.fides.org/fr/news/77930-ASIE_INDE_Intimidations_a_l_encontre_des_soeurs_salesiennes_au_Bengale_occidental_la_communaute_catholique_demande_une_protectionhttps://www.fides.org/fr/news/77930-ASIE_INDE_Intimidations_a_l_encontre_des_soeurs_salesiennes_au_Bengale_occidental_la_communaute_catholique_demande_une_protectionBarasat – « Une profonde inquiétude » face aux intimidations subies par les Filles de Marie Auxiliatrice , les sœurs salésiennes, à Barasat, localité située dans l’État indien du Bengale occidental : c’est ce qu’exprime dans un message adressé à l’Agence Fides la Conférence épiscopale de l’Inde , demandant aux autorités civiles de garantir la sécurité des religieuses, de faire respecter l’État de droit et de protéger les droits constitutionnels de toutes les communautés religieuses. Le père Stephen Alathara, porte-parole de la CCBI, invite « à rejeter la violence et à résoudre les éventuels différends exclusivement par les moyens prévus par la loi et les processus démocratiques ».<br /><br />Selon les déclarations des religieuses, le 12 juillet, un groupe d’environ 60 personnes a fait irruption dans la propriété de la congrégation, intimant aux religieuses de démolir immédiatement une chapelle commémorative et un cimetière, actuellement en construction, en les menaçant de recourir à la violence. Les FMA précisent que le cimetière, destiné à l'inhumation des sœurs de la congrégation, avait obtenu toutes les autorisations requises auprès des autorités compétentes avant le début des travaux, sous la précédente administration régionale. Or, suite au changement de gouvernement au niveau de l'État, récemment pris en main par le Bharatiya Janata Party , le parti nationaliste qui gouverne également au niveau fédéral sous la direction du Premier ministre Narendra Modi, le projet est désormais contesté.<br /> <br />Dans un communiqué publié après les faits et transmis à l'agence Fides, l'organisation All India Catholic Union , qui regroupe des laïcs catholiques indiens, a condamné cette agression, dénonçant que « les religieuses auraient été intimidées et insultées ». Certains membres du groupe, rapporte l’AICU, ont déclaré aux religieuses : « Votre gouvernement n’existe plus, c’est désormais notre gouvernement ». Cette référence, explique l’association catholique, fait allusion aux récentes élections qui ont vu le BJP accéder au pouvoir au Bengale-Occidental. Mais ces propos « constituent une tentative de substituer l’intimidation aux procédures légales », affirme-t-on.<br />L’AICU inscrit cet épisode dans un contexte plus large de harcèlement et de violences à l’encontre des institutions chrétiennes dans l’État du Bengale-Occidental et appelle au respect des droits constitutionnels des minorités religieuses, y compris « le droit de professer sa foi et de gérer ses institutions et ses biens ». C’est pourquoi l’organisation demande au gouvernement de l’État d’assurer la protection des sœurs salésiennes et de leurs œuvres, de préserver la chapelle et le cimetière, déjà légalement autorisés, et de poursuivre les auteurs des menaces.<br /><br />Cette affaire s'inscrit dans un contexte d'inquiétude croissante de l'Église catholique indienne face aux actes de violence et d'intimidation dont sont victimes les fidèles dans divers États du pays, ce qui a conduit à l'ouverture d'un dialogue avec les autorités civiles. Ces derniers jours, une délégation de cinq Évêques, conduite par le Cardinal Anthony Poola, président de la Conférence épiscopale de l’Inde , a rencontré à New Delhi le ministre fédéral de l’Intérieur, Amit Shah, pour lui faire part de ses inquiétudes et de ses préoccupations concernant les actes d’intimidation et de violence à l’encontre des fidèles et des institutions ecclésiastiques, souvent accompagnés, selon les évêques, d’accusations de conversions forcées.<br />Comme l’a rapporté le porte-parole de la CBCI, le père Robinson Rodrigues, le ministre Shah a assuré qu’il interviendrait personnellement dans les cas où les autorités policières n’enregistreraient pas les plaintes déposées par les chrétiens. Le ministre a en outre invité les victimes à signaler directement à son ministère les cas où les forces de l’ordre refuseraient d’ouvrir une enquête, s’engageant à garantir que justice soit faite.<br />Au cours de l’entretien, la question des modifications apportées à la législation sur le financement étranger a également été abordée . À ce sujet, le ministre a assuré que les nouvelles dispositions ne seraient pas utilisées contre les communautés chrétiennes et n’auraient pas d’effet rétroactif sur les institutions ecclésiastiques créées grâce à des fonds provenant de l’étranger.<br />Les chrétiens représentent environ 2,3 % de la population indienne, qui compte plus de 1,4 milliard d’habitants.<br /> Tue, 14 Jul 2026 12:13:31 +0200Formation missionnaire : deuxième rendez-vous en ligne destiné au monde anglophone, consacré au message de Léon XIV pour la Journée Mondiale des Missions 2026https://www.fides.org/fr/news/77929-Formation_missionnaire_deuxieme_rendez_vous_en_ligne_destine_au_monde_anglophone_consacre_au_message_de_Leon_XIV_pour_la_Journee_Mondiale_des_Missions_2026https://www.fides.org/fr/news/77929-Formation_missionnaire_deuxieme_rendez_vous_en_ligne_destine_au_monde_anglophone_consacre_au_message_de_Leon_XIV_pour_la_Journee_Mondiale_des_Missions_2026Cité du Vatican – « Un en Christ. Un cheminement spirituel et missionnaire » : tel est le thème abordé aujourd’hui, mardi 14 juillet, lors de la deuxième session du cycle de formation missionnaire en ligne destiné au monde anglophone et consacré au message de Léon XIV pour la Journée Mondiale des Missions 2026.<br />Ce cycle de quatre rencontres en ligne est organisé par le Secrétariat international de l'Union Pontificale missionnaire , en collaboration avec certaines directions nationales des Œuvres Pontificales missionnaires .<br /> <br />Le parcours de formation a débuté le 9 juin dernier par l’exposé introductif du Secrétaire Général de l'UPM, le père Dinh Anh Nhue Nguyen, OFMConv, qui a replacé le message du Pape Léon XIV dans le contexte général de la mission aujourd’hui. « Pour comprendre la dimension missionnaire du Message de 2026, il est essentiel de partir du parcours personnel du Pape Léon XIV. Contrairement à d’autres pontifes, dont l’expérience était principalement académique ou liée à la Curie, Léon XIV a été profondément marqué par une longue expérience “missionnaire ad gentes”. Ce n’était pas un élément secondaire de sa vie, mais une dimension constitutive de son identité ecclésiale », a affirmé le Secrétaire Général de l' UPM, qui s’est entretenu lors de la réunion d’ouverture avec le père Bonaventura Luchidio, directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires du Kenya. « Le message du Pape Léon XIV aux directeurs nationaux et celui pour la Journée Mondiale des Missions constituent, pour l’essentiel, un appel au renouveau missionnaire. Le Saint-Père invite les Œuvres Pontificales Missionnaires à redécouvrir leur vocation originelle : former une Église missionnaire », a souligné le père Luchidio. « Pour l’Afrique », a-t-il ajouté, « cela signifie créer une culture dans laquelle chaque baptisé comprenne qu’il est envoyé par le Christ. Cela signifie passer de célébrations missionnaires ponctuelles à une formation missionnaire permanente. Cela signifie former des prêtres, des religieux, des catéchistes, des familles, des jeunes et des enfants qui ne fassent qu’un dans le Christ et soient unis dans la mission ».<br /><br />Aux côtés du père Dinh Anh Nhue Nguyen, le père Lawrence Iwuamadi, prêtre du diocèse nigérian d’Owerri, doyen et professeur d’herméneutique biblique œcuménique à l’Institut œcuménique de Bossey, en Suisse, prendra la parole aujourd’hui. Le rendez-vous en ligne est donc ouvert à tous de 12 h 30 à 14 h, et ces mêmes horaires s'appliqueront lors de la troisième rencontre, prévue le 11 août sur le thème « Unis dans la mission. Comment pouvons-nous vivre et promouvoir les enseignements du Pape ? ».<br /><br />Le quatrième et dernier rendez-vous de ce cycle en anglais est prévu le 22 septembre : il se déroulera de 16 h 30 à 18 h 00 afin de faciliter la participation de ceux qui se connecteront depuis le continent américain, et comptera sur la présence de Mgr Samuele Sangalli, Secrétaire Adjoint du Dicastère pour l’Évangélisation . Mgr Sangalli tiendra une conférence sur la spiritualité missionnaire de Sainte Thérèse de Lisieux. Tue, 14 Jul 2026 12:07:02 +0200AMÉRIQUE/PÉROU - « In persona Christi Capitis » : les Églises d’Amérique latine s’interrogent sur l’identité des prêtres face aux nouvelles urgences pastoraleshttps://www.fides.org/fr/news/77927-AMERIQUE_PEROU_In_persona_Christi_Capitis_les_Eglises_d_Amerique_latine_s_interrogent_sur_l_identite_des_pretres_face_aux_nouvelles_urgences_pastoraleshttps://www.fides.org/fr/news/77927-AMERIQUE_PEROU_In_persona_Christi_Capitis_les_Eglises_d_Amerique_latine_s_interrogent_sur_l_identite_des_pretres_face_aux_nouvelles_urgences_pastoralespar Laura Gómez Ruiz<br /><br />Lima – Du 13 au 17 juillet se tient au Pérou la Rencontre nationale des prêtres « In persona Christi Capitis », une initiative qui rassemble des prêtres issus des 46 circonscriptions ecclésiastiques du pays, sur le thème « Identité, spiritualité et mission du prêtre en tant que présence sacramentelle du Christ Époux, Chef et Pasteur ». <br />Cette rencontre a pour objectif de renforcer la fraternité sacerdotale et d’approfondir l’identité du ministère ordonné, dans un contexte marqué par une situation d’urgence à laquelle sont confrontées de nombreuses Églises d’Amérique latine : la baisse des vocations et la nécessité de former des pasteurs capables de répondre aux nouvelles réalités pastorales.<br /><br />Cette initiative péruvienne s’inscrit dans le cadre d’une préoccupation partagée par plusieurs Églises du continent : comment accompagner la vie des prêtres et promouvoir une formation intégrale permettant d’aborder de manière appropriée les changements sociaux et ecclésiaux actuels. <br />L’urgence ne concerne pas seulement le nombre de ministres disponibles, mais surtout la formation de prêtres dotés d’une solide maturité humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale, capables d’écouter, de discerner et de marcher aux côtés du peuple de Dieu.<br /><br />La même préoccupation s’est récemment manifestée au sein de l’Église en Colombie. Lors de la 121e Assemblée plénière de la Conférence épiscopale, les Évêques ont réfléchi à la formation sacerdotale dans un contexte de baisse des vocations, soulignant l’importance de former des prêtres dotés d’une vie spirituelle profonde et d’une capacité renouvelée d’accompagnement pastoral . Au cours de la célébration eucharistique de clôture de l’Assemblée, Mgr Germán Medina Acosta, Secrétaire Général de la Conférence épiscopale colombienne, a souligné la nécessité de « former des prêtres au cœur de pasteur, des hommes de prière et de discernement, prudents, simples et libres, capables de marcher aux côtés du peuple de Dieu et d’annoncer l’Évangile avec joie et espérance ». L’Évêque a ajouté que « seule une Église qui se laisse convertir peut former des ministres capables d’accompagner la conversion du peuple de Dieu », rappelant par ailleurs que « nous ne pouvons pas renouveler les séminaires si nous ne renouvelons pas d’abord notre manière d’être pasteurs ».<br /><br />Au Paraguay également, l'Église réfléchit à cette même nécessité et, lors de la 248e Assemblée générale ordinaire, les évêques ont analysé la réalité ecclésiale du pays, en définissant certaines lignes d'action pour les années à venir.<br /><br />Bien qu’elles partent de situations différentes, les Églises d’Amérique latine s’accordent sur la nécessité de renforcer l’identité sacerdotale et de former des pasteurs prêts à accompagner les communautés dans les contextes actuels, telles qu’elles sont. <br />C’est dans cette perspective que s’inscrit la rencontre « In persona Christi Capitis » au Pérou, qui s’inscrit dans un parcours commun visant à préserver la vocation sacerdotale et à renforcer sa mission au service du peuple de Dieu.<br />Le Pape Léon XIV, dans la lettre qu’il a adressée le 4 novembre 2025 au Grand Séminaire « San Carlos y San Marcelo » de Trujillo, au Pérou, à l’occasion du 400e anniversaire de sa fondation – institution au sein de laquelle il avait lui-même exercé les fonctions de professeur et de directeur des études –, rappelait que le sacerdoce « n’est pas une fuite devant ce que l’on ne veut pas affronter, ni un refuge face aux difficultés affectives, familiales ou sociales ; ce n’est pas non plus une promotion ou une protection, mais un don total de l’existence ». Le Souverain Pontife soulignait en outre que la formation sacerdotale est avant tout un chemin de configuration au Christ, dans lequel « la droiture de l’intention signifie pouvoir dire chaque jour, avec simplicité et vérité : “Seigneur, je veux être ton prêtre, non pas pour moi, mais pour ton peuple” ».<br />Tue, 14 Jul 2026 10:05:05 +0200AMÉRIQUE/VENEZUELA - Les sœurs salésiennes : « La situation d'urgence perdure. Le travail est loin d'être terminé »https://www.fides.org/fr/news/77926-AMERIQUE_VENEZUELA_Les_soeurs_salesiennes_La_situation_d_urgence_perdure_Le_travail_est_loin_d_etre_terminehttps://www.fides.org/fr/news/77926-AMERIQUE_VENEZUELA_Les_soeurs_salesiennes_La_situation_d_urgence_perdure_Le_travail_est_loin_d_etre_termineCaracas - Le bilan officiel, encore provisoire, des deux séismes dévastateurs qui ont frappé le Venezuela le 24 juin dernier s'élève désormais à près de 4 500 morts. On dénombre environ 17 000 blessés, tandis que plus de 19 500 personnes vivent encore dans des camps d'accueil. Le nombre de disparus reste quant à lui incertain. Les opérations de recherche et de sauvetage, l’assistance sanitaire et la distribution d’aide humanitaire se poursuivent sans relâche, grâce notamment à la contribution de nombreux pays. Parallèlement, les travaux de remise en état et de reconstruction des infrastructures avancent, en accordant une attention particulière à la région de La Guaira, l’une des plus touchées par le séisme.<br /><br />Les Sœurs salésiennes, Filles de Marie Auxiliatrice, sont également en première ligne, engagées dans l’aide aux familles déplacées. « Nous avons distribué des repas préparés avec amour et, surtout, nous sommes restées aux côtés des personnes, à l’écoute de leurs préoccupations et en leur offrant une présence amicale dans les moments les plus difficiles », a déclaré à l’Agence Fides la Supérieure Provinciale, sœur Maria Eugenia Ramos Rangel.<br /><br />Les religieuses se sont également rendues à El Junquito, où le séisme a causé d’importants dégâts matériels, sans toutefois faire un grand nombre de victimes. Dans les deux centres d’accueil de la région, des pyjamas ont été distribués aux enfants, ainsi que des kits d’hygiène personnelle et des couches aux mères. L’aide est également parvenue au centre de Caracas, où de nombreuses familles continuent de vivre sous des tentes après que leurs habitations ont été déclarées inhabitables.<br /><br />« Nous sommes heureux que plusieurs familles aient déjà été transférées dans des centres d'hébergement d'urgence, mais le travail est loin d'être terminé », a souligné sœur Eugenia. « De nombreuses personnes ont dû quitter leur domicile sans qu'un nouveau logement leur soit garanti. Elles continuent d'attendre des réponses concrètes et un endroit sûr où se sentir chez elles. »<br /><br /> <br />Mon, 13 Jul 2026 17:33:26 +0200