Fides News - French (Standard)https://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.Litoměřice : dans le cadre du « Jubilé de la Réconciliation », de nouvelles commémorations en hommage aux victimes des massacres anti-allemands de 1945https://www.fides.org/fr/news/78034-Litomerice_dans_le_cadre_du_Jubile_de_la_Reconciliation_de_nouvelles_commemorations_en_hommage_aux_victimes_des_massacres_anti_allemands_de_1945https://www.fides.org/fr/news/78034-Litomerice_dans_le_cadre_du_Jubile_de_la_Reconciliation_de_nouvelles_commemorations_en_hommage_aux_victimes_des_massacres_anti_allemands_de_1945par Bohumil Petrík<br /><br />Litoměřice - Le 31 juillet 1945, peu après la capitulation de l'Allemagne nazie, l'explosion d'un dépôt de munitions à Ústí nad Labem, dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie, a causé la mort de 27 personnes. À la suite de cet événement, une chasse aux sorcières s'est déchaînée contre la communauté minoritaire allemande locale, s'étendant à tous ceux qui parlaient allemand. Une violence alimentée par la haine nourrie pendant la Seconde Guerre mondiale et par le préjugé de la « culpabilité collective » à imputer à tous les Allemands pour les atrocités nazies. La foule enragée de la ville fusillait et jetait « les coupables » dans la rivière.<br /><br />Quatre-vingt-un ans plus tard, l’Archevêque de Prague, Stanislav Přibyl, et l’ambassadeur allemand en République tchèque, Peter Reuss, se sont réunis aux côtés de représentants d’associations allemandes et de la population locale à Ústí nad Labem. Dans cette ville tchèque, non loin de la frontière allemande, tous ont commémoré ensemble les victimes de ce massacre d’après-guerre.<br /><br />À l'époque, les informations officielles faisaient état de dizaines de germanophones qui avaient perdu la vie lors de l'attentat ou par noyade. Mais des sources allemandes évoquent au moins 2 000 victimes allemandes lors du pogrom d'Ústí nad Labem. L'enquête menée par les autorités a été classée sans suite, sans aboutir à une conclusion ni à une condamnation.<br /><br />Les nombreuses décennies qui se sont écoulées montrent à quel point les processus de réconciliation et de guérison sont longs et incertains parmi les peuples meurtris et déchirés par les guerres et la haine. L’Archevêque de Prague et l’ambassadeur allemand avaient également participé ensemble aux cérémonies de commémoration des massacres perpétrés entre mai et juin 1945, lorsque l’armée tchécoslovaque avait tué au moins 763 Allemands à Postoloprty.<br /><br />À Ústí nad Labem, l’Archevêque Přibyl a déclaré : « Notre tâche, en tant que simples citoyens, n’est pas d’identifier les coupables, mais d’essayer de panser les blessures. » Selon lui, commémorer ces événements tragiques revêt une importance fondamentale, surtout pour les survivants, et peut contribuer à la réconciliation.<br /><br />Cette commémoration s'inscrit dans la série d'événements qui marquent l'année 2026, proclamée « Année jubilaire de la Réconciliation », notamment entre Tchèques et Allemands, par le diocèse de Litoměřice. Un jubilé proclamé par Stanislav Přibyl alors qu'il était encore Evêque de Litoměřice. Il a ensuite été nommé Archevêque de Prague et est devenu l’Administrateur Apostolique de son ancien diocèse.<br /><br />La dernière commémoration en date à Ústí nad Labem a débuté par le dévoilement d’une plaque commémorative près de l’ancienne sucrerie et s’est poursuivie sur la passerelle du pont ferroviaire. Après les discours, une prière a été récitée en tchèque et en allemand, suivie du dépôt de couronnes de fleurs.<br /><br />« Nous commémorons les événements, mais nous devons surtout nous souvenir des personnes qui ont perdu la vie », a déclaré le Prélat. « La vie humaine a une valeur immense et inestimable. Je voudrais que nous voyions en chaque personne un individu à part entière, et non seulement un représentant d’un groupe politique ou religieux. »<br /><br />La commémoration s'est achevée par une messe dans l'église locale. Les événements de juillet 1945 ont été en grande partie ignorés ou interprétés de manière unilatérale par la partie tchèque.<br /><br />Le prochain événement du Jubilé de la Réconciliation a lieu aujourd'hui, samedi 8 août, dans la petite localité de Svor, où l'Archevêque de Prague, Stanislav Přibyl, préside une commémoration œcuménique.Sat, 08 Aug 2026 16:26:02 +0200ASIE/MALAISIE - Radio Veritas : des concerts de musique sacrée chinoise pour célébrer les 50 ans de ses émissions en mandarinhttps://www.fides.org/fr/news/78036-ASIE_MALAISIE_Radio_Veritas_des_concerts_de_musique_sacree_chinoise_pour_celebrer_les_50_ans_de_ses_emissions_en_mandarinhttps://www.fides.org/fr/news/78036-ASIE_MALAISIE_Radio_Veritas_des_concerts_de_musique_sacree_chinoise_pour_celebrer_les_50_ans_de_ses_emissions_en_mandarinAyer Salak - Une tournée de concerts dans trois villes de Malaisie, à laquelle ont participé des compositeurs d’hymnes catholiques chinois, des musiciens et des groupes paroissiaux, afin de célébrer la foi à travers la musique sacrée. C’est par cette initiative originale que le service en mandarin de Radio Veritas Asia a célébré le 50e anniversaire du lancement de ses émissions.<br /><br />Ces concerts ont également célébré le 12e anniversaire du « Concours mondial de composition d’hymnes chinois », lancé en 2014 afin d’offrir aux compositeurs une plateforme leur permettant de créer de la musique sacrée chinoise inspirée par la foi en Jésus-Christ.<br /><br />La tournée – selon le compte-rendu publié sur le site web de Radio Veritas Asia – a débuté le 31 juillet à la chapelle Sainte-Marie d'Ayer Salak, à Malacca, un lieu lié depuis plus de 150 ans à l'histoire des communautés catholiques chinoises présentes en Malaisie.<br /><br /> C'est là que de nombreuses communautés catholiques chinoises locales se sont réunies pour une soirée de musique et d'action de grâce.<br /><br />Le père John Mi Shen, secrétaire exécutif du Bureau de la communication sociale de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie et directeur des programmes de Radio Veritas Asia, souligne l’essor progressif du « Concours mondial de composition », qui, ces dernières années, a permis aux participants de composer près de 600 hymnes originaux en chinois, un vaste répertoire à utiliser lors des célébrations liturgiques et des événements communautaires. Environ 30 % des compositions présentées – précise le père John Mi – proviennent précisément de Malaisie, tout comme environ 70 % des hymnes lauréats des quatre dernières éditions. C’est pourquoi le père John lui-même a qualifié cette tournée en Malaisie de « voyage de remerciement », exprimant l’espoir que le Saint-Esprit continue d’inspirer les compositeurs à créer de la musique pour les communautés catholiques de langue chinoise à travers le monde.<br /><br /> Sat, 08 Aug 2026 16:20:01 +0200La « boussole » de l’Archevêque Nwachukwu pour les « communicateurs catholiques » : « Je suis d’abord un disciple, avant d’être un “influenceur” »https://www.fides.org/fr/news/78033-La_boussole_de_l_Archeveque_Nwachukwu_pour_les_communicateurs_catholiques_Je_suis_d_abord_un_disciple_avant_d_etre_un_influenceurhttps://www.fides.org/fr/news/78033-La_boussole_de_l_Archeveque_Nwachukwu_pour_les_communicateurs_catholiques_Je_suis_d_abord_un_disciple_avant_d_etre_un_influenceurKigali – Lorsque Jésus « a donné le commandement final : “Allez donc et faites de toutes les nations des disciples”, il ne s’adressait pas uniquement, ni même principalement, aux spécialistes des médias. Il s’adressait à tous ses disciples ». Et « les communicateurs catholiques sont avant tout des disciples, bien avant d’être des influenceurs ». Appelés à reconnaître avec un réalisme chrétien que la « civilisation de l’amour » préfigurée par le Pape Paul VI et désormais évoquée dans les interventions de Léon XIV ne sera jamais construite « par de meilleurs algorithmes », mais par des disciples qui, parfois presque par hasard, emportent avec eux « des appareils photo, des microphones et des ordinateurs portables : des femmes et des hommes qui comprennent que le fait d’être disciple doit toujours passer avant celui d’être influenceur ».<br /> <br />L’intervention phare prononcée le 4 août par l’Archevêque Fortunatus Nwachukwu, qui a ouvert le congrès international de SIGNIS se tenant jusqu’au samedi 8 août à Kigali, capitale du Rwanda, est imprégnée de réalisme chrétien et de « sensus Ecclesiae ».<br />SIGNIS, association catholique mondiale, est un réseau mondial qui rassemble des professionnels des médias catholiques dans plus de 100 pays.<br />S’adressant symboliquement à la famille toujours plus large des « communicateurs catholiques », le Secrétaire du Dicastère pour l’Évangélisation a fourni une boussole précieuse pour contourner tant les clichés catastrophistes que les exaltations enthousiastes autour de ces « horizons illimités et nouvelles opportunités » fantomatiques que la nouvelle ère numérique et l’intelligence artificielle ouvriraient également à l’œuvre apostolique et à l’annonce de l’Évangile.<br /><br />« La technologie n'est jamais un outil neutre »<br /><br />Avec le réalisme de la foi, en s’inspirant également des intuitions contenues dans l’encyclique de Léon XIV *Magnifica homanitas*, le Secrétaire du Dicastère missionnaire décrit avec réalisme l’état des choses, loin des conformismes de la propagande. Il reconnaît que « nous vivons à une époque où la communication ne se limite plus à décrire le monde, mais le façonne ». Une époque où « une courte vidéo tournée à Kigali peut être visionnée à Manille en l’espace de quelques minutes. Une homélie prononcée dans une petite paroisse sur les hauts plateaux du Kilimandjaro peut atteindre une communauté de la diaspora à Bruxelles avant même que la bénédiction finale de la messe ne soit donnée ».<br /> <br />Internet « a abattu les frontières géographiques et, ce faisant, a mis un extraordinaire outil de rencontre — ou de division — entre les mains d’une seule génération, notre génération ».<br /><br /> L’Archevêque nigérian constate que la communication numérique, laissée à la seule logique des algorithmes, « risquerait de générer et d’alimenter le tribalisme plutôt que la communion et la solidarité ». Et il est évident que la « communication numérique, fondée exclusivement sur des algorithmes, tend à privilégier ce qui fait du bruit, et non ce qui est vrai ; ce qui polarise, et non ce qui réconcilie ». Et cela s’explique par le fait que la technologie « n’est jamais un outil neutre ». Il ne faut donc lui attribuer aucune valeur salvatrice.<br /><br />Dans le même temps – comme le souligne Fortunatus Nwachukwu – « Aujourd’hui, les nations, les “panta ta ethne” du mandat du Seigneur, se retrouvent également sur Instagram, TikTok, YouTube et sur d’innombrables plateformes qui n’existaient pas il y a encore une génération. Si ces plateformes sont désormais le lieu où les gens cherchent la vérité, un sens à leur vie et un sentiment d’appartenance, alors c’est aussi là que doivent se trouver les communicateurs de l’Église — non pas pour attirer l’attention, mais pour rendre témoignage avec sagesse et amour ».<br /><br />Ce sont précisément la sagesse et l’amour qui caractérisent le témoignage chrétien, bien plus que les compétences techniques et « professionnelles », qui peuvent aider les communicateurs catholiques à reconnaître que « l’harmonie culturelle n’est pas le fruit d’algorithmes qui réduisent chaque peuple à un contenu unique, ni d’une monoculture mondialisée qui efface ce qui est distinctif et beau dans chaque nation ».<br />Le texte biblique – rappelle l’Archevêque, s’appuyant sur ses compétences de bibliste – « nous enseigne que Dieu aime les différences ». Et en effet, « il a créé tous les êtres vivants selon leur espèce ou leurs différences ». Seul l’être humain « a été créé à l’image de Dieu. Par conséquent, l’harmonie culturelle ne se crée pas en effaçant les différences ».<br /> <br />Préférences et choix de camp<br /><br />« Une autre caractéristique qui définit les choix des véritables communicateurs catholiques », poursuit le secrétaire du Dicastère missionnaire, « est leur prédilection pour les pauvres et les petits. « Bien avant l’invention de l’imprimerie, sans parler du smartphone, cela était déjà considéré comme une tâche sacrée. Les prophètes d’Israël donnaient la parole à la veuve, à l’orphelin et à l’étranger ; le Christ lui-même s’identifiait aux « derniers ». Et « un journaliste, un réalisateur ou un animateur catholique », ajoute l’Archevêque, « hérite de cette même mission prophétique. Votre métier n’est pas simplement une compétence professionnelle ; c’est une vocation à être la voix de ceux que la société a réduits au silence : le migrant sans papiers, la communauté rurale sans micro, la victime d’abus sans tribune, le travailleur sans syndicat, l’enfant sans défenseur ».<br /><br />Nwachukwu met également en évidence les tensions entre l’autopromotion de cette nouvelle ère numérique et de l’intelligence artificielle, d’une part, et la fidélité à la réalité qui devrait caractériser le travail des professionnels des médias et de la communication animés par la foi en Christ, d’autre part. Il ne cache pas que cette nouvelle réalité numérique est un outil redoutable de manipulation des cœurs et des esprits aux quatre coins du monde.<br /><br />« Chaque algorithme, sur toutes les plateformes que vous utilisez », reconnaît Nwachukwu, « est programmé pour amplifier la voix des puissants, des riches et de ceux qui sont déjà célèbres. Il faut un choix délibéré, courageux et souvent coûteux pour tourner plutôt le micro vers ceux que les algorithmes préféreraient ignorer ».<br />Le congrès international de SIGNIS était consacré à la « Communication numérique pour l’harmonie culturelle et le bien-être environnemental ». « Comme l’a enseigné le Pape François dans *Laudato Si’* », note l’Archevêque en faisant référence au thème du congrès, « une véritable approche écologique doit intégrer les questions de justice, afin d’écouter à la fois le cri de la terre et celui des pauvres ».<br /> <br />Et là encore, la communication numérique « a un rôle décisif à jouer. Elle peut rendre visible ce que les puissants préféreraient garder caché : la sécheresse dans une région, l’inondation dans une autre, la communauté déplacée à cause de l’extraction ou de l’exploitation de ressources à laquelle elle n’a jamais consenti. Elle peut aussi enterrer ces réalités sous un flot infini de distractions ».<br /> <br />Imiter le Christ même dans l’univers numérique<br /> <br />Les traits caractéristiques du « catholique communicateur » – insiste l’Archevêque Nwachukwu dans son intervention – se manifestent par des préférences, un regard critique, une ouverture d’esprit et une loyauté envers la réalité. Mais la source de son action puise dans le mystère même de sa configuration au Christ lui-même. Car « “catholique” n’est pas une étiquette que l’on porte, mais une identité que l’on incarne ». Et « tout acte authentique de communication trouve en dernière analyse son modèle en le Christ lui-même, le Verbe éternel fait chair, qui est venu non seulement pour proclamer la vérité, mais pour la révéler en sa propre personne, réconciliant l’humanité avec Dieu et entre nous ».<br /><br />C’est pourquoi « chaque article que vous écrivez, chaque image que vous publiez, chaque documentaire que vous produisez », rappelle le Secrétaire du Dicastère missionnaire, en évoquant le choix déjà posé par Léon XIV dans *Magnifica Humanitas* — « est une brique posée pour l’une ou l’autre cité, une nouvelle tour de Babel ou une nouvelle cité de Dieu. Il n’existe pas de chantier neutre ».<br /><br />Quatre frontières pour les « missionnaires numériques »<br /><br />Afin de concrétiser ces suggestions et ces orientations, l’Archevêque Nwachukwu, dans son intervention au congrès SIGNIS, va jusqu’à indiquer quatre axes d’action aux « missionnaires numériques », en les présentant sous forme de « brèves invitations » adressées en particulier aux jeunes communicants : il les invite tout d’abord à « construire votre esprit avant de construire votre plateforme », en rappelant qu’« une compréhension superficielle de votre culture et de celle de votre prochain ne peut produire d’harmonie culturelle. Lisez en profondeur. Écoutez plus longtemps que vous ne parlez ». Chaque « voie numérique », poursuit l’Archevêque en indiquant la « deuxième frontière », « doit être parcourue comme une voie menant à la rencontre, et non vers le tribalisme ou les divisions. Chaque histoire que vous racontez peut défendre la dignité d’un peuple, ou le réduire à une caricature. Choisissez la première option, même si vous obtiendrez probablement plus de clics avec la seconde ».<br />Le troisième « petit conseil » proposé par le Secrétaire du Dicastère missionnaire est de considérer la sauvegarde de la Création comme « une partie intégrante de l’histoire que vous racontez, et non comme une réflexion après coup ». Quant à la quatrième « frontière », cruciale, elle coïncide avec l’invitation à se rappeler « que l’intelligence artificielle peut vous aider dans la recherche, mais ne peut vous remplacer dans le témoignage » : « Laissez la technologie être au service de votre mission. Ne permettez jamais – insiste l’Archevêque – qu’elle se substitue à votre conscience ».<br /><br />La voix des Églises africaines « adolescentes »<br /> <br />Dès le début de son discours, Fortunatus Nwachukwu rappelle que le congrès international SIGNIS 2026 est le premier d’une longue série à se tenir en Afrique, et que ce fait « dit à l’Église universelle ce que beaucoup d’entre nous savent depuis longtemps : que l’Église en Afrique a désormais atteint sa maturité et que sa voix, son énergie et son espoir ont quelque chose d’essentiel à offrir à l’ensemble de la communion des croyants ».<br /><br />La voix de l’Église en Afrique, ajoute l’Archevêque nigérian, « n’est plus, et ne devrait plus être traitée comme, la voix d’un nouveau-né dans son berceau », ayant besoin de recevoir le « lait » des Églises de tradition plus ancienne. Le temps est au contraire venu « pour que les Églises d’Afrique se réveillent et commencent à se comporter, au moins comme des adolescents, voire comme des adultes à part entière, capables de subvenir à une grande partie de leurs besoins fondamentaux ».<br /><br />Le Rwanda, pays hôte – insiste le secrétaire du Dicastère missionnaire, en évoquant la tragédie des génocides ethniques qui ont marqué l’histoire rwandaise –, « sait mieux que la plupart des nations de la terre ce que l’on perd lorsque l’on laisse la communication devenir un instrument de division plutôt que de vérité, et ce que l’on gagne lorsqu’un peuple choisit, délibérément et dans la souffrance, la voie la plus ardue de la réconciliation ». Cette nation – ajoute à ce propos l’Archevêque nigérian – « fait partie de celles qui stimulent notre fierté d’Africains, en démontrant que l’Afrique aussi peut se mobiliser lorsqu’elle dispose de dirigeants courageux qui ont sincèrement à cœur le bien de leur peuple, même s’ils restent imparfaits comme tout être humain ». Fri, 07 Aug 2026 16:51:24 +0200AFRIQUE/NIGÉRIA : Enfance Missionnaire, Sœur Inês Paulo Albino aux responsables diocésains : la mission naît de la rencontre avec le Christ et s'exprime à travers le servicehttps://www.fides.org/fr/news/78032-AFRIQUE_NIGERIA_Enfance_Missionnaire_Soeur_Ines_Paulo_Albino_aux_responsables_diocesains_la_mission_nait_de_la_rencontre_avec_le_Christ_et_s_exprime_a_travers_le_servicehttps://www.fides.org/fr/news/78032-AFRIQUE_NIGERIA_Enfance_Missionnaire_Soeur_Ines_Paulo_Albino_aux_responsables_diocesains_la_mission_nait_de_la_rencontre_avec_le_Christ_et_s_exprime_a_travers_le_serviceLagos - « Dieu nous a créés uniques, mais personne n’est plus important que les autres. Il en va de même dans l’Église. Dieu ne nous a pas tous créés égaux. Il nous a faits différents car chacun a un don particulier à partager. Personne ne possède tous les dons, mais nous avons tous quelque chose à offrir ». Sœur Inês Paulo Albino, Secrétaire Générale de l’Œuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire , s’est adressée aux enfants et aux adolescents présents au Congrès national de la POSI à l’occasion du 25e anniversaire de sa fondation, lors de la rencontre de formation interactive qui leur était consacrée et qui s’est déroulée hier matin .<br />« Lorsque Jésus entre dans notre vie par le baptême, il nous unit en tant que frères et sœurs. En Jésus, nous formons une seule et même famille. Il nous enseigne à nous aimer, à nous entraider et à cheminer ensemble. Être “un en Christ” – poursuit Sœur Albino – signifie placer Jésus au centre de notre vie ; ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous distingue. Pour Lui, il n’y a pas d’enfants importants et d’enfants moins importants. Il n’y a pas d’enfants riches et d’enfants pauvres. Il n’y a pas d’enfants d’une tribu meilleure qu’une autre. Pour Jésus, chaque enfant est précieux ».<br />La Secrétaire Générale de la POSI a ensuite poursuivi la rencontre en évoquant le profil type du « missionnaire de l’unité » et en donnant des exemples concrets : faire la paix après une dispute ; respecter ceux qui sont différents de nous, partager au lieu de tout garder pour soi. Les jeunes participants ont ensuite été invités à prendre part à une activité manuelle qui s’est conclue par l’engagement de chacun d’entre eux à être un « missionnaire de l’unité », en identifiant parmi leurs amis ou au sein de leur famille une personne pour laquelle prier et envers laquelle accomplir un geste d’amour.<br />Le même matin, Sœur Inês Paulo Albino a rencontré les directeurs diocésains et les coordinateurs des Œuvres Pontificales Missionnaires locales, auxquels elle a consacré un temps de formation qui, comme elle l’a elle-même souligné, ne prétend pas épuiser tous les thèmes, mais se veut le point de départ d’un « travail » qui doit se poursuivre à travers des ateliers, des témoignages, des travaux de groupe et l’élaboration d’un plan d’action concret pour chaque diocèse, afin de garantir non seulement l’apprentissage, mais aussi un engagement opérationnel à l’issue de la formation.<br />« Formation, animation missionnaire et viabilité économique » : tel était le titre de l’exposé qu’elle a présenté lors de la rencontre, au cours duquel Sœur Albino a illustré l’importance théologique et pastorale de la formation, de l’animation missionnaire et de la viabilité économique.<br />« La formation est essentielle, car aucune mission ne peut porter ses fruits sans des disciples bien préparés, tout comme l’animation, car une communauté grandit lorsque chaque baptisé se sent partie prenante de la mission », a souligné la secrétaire générale de la POSI. Il en va de même pour le soutien financier, « car une mission qui implique tout le monde génère également les ressources humaines, spirituelles et matérielles nécessaires pour poursuivre son service ».<br />Enfin, Sœur Albino a réaffirmé l’importance non seulement de la collecte de fonds, mais aussi de leur redistribution à toutes les missions qui en ont besoin et qui n’ont pas toujours de lien direct avec les Églises locales. De cette manière, les OPM soutiennent un programme annuel d’aide en faveur de toutes les Églises de mission.<br />La Secrétaire Générale de la POSI, tout en remerciant chacun, a rappelé que « la présence des enfants, où qu’ils se trouvent, devrait nous obliger à changer de regard, et pas seulement à investir toutes nos ressources en leur faveur, mais aussi à retrousser nos manches pour construire un avenir avec eux. Car chaque enfant qui arrive apporte un rêve. Et il n’y a rien de plus humain que d’essayer de le réaliser ».<br /> <br />Fri, 07 Aug 2026 13:37:58 +0200AMÉRIQUE/CUBA - Caritas poursuit la distribution de l'aide humanitaire : « Nous ne pouvons pas venir en aide à tout le monde, mais nous voulons être aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin »https://www.fides.org/fr/news/78031-AMERIQUE_CUBA_Caritas_poursuit_la_distribution_de_l_aide_humanitaire_Nous_ne_pouvons_pas_venir_en_aide_a_tout_le_monde_mais_nous_voulons_etre_aux_cotes_de_ceux_qui_en_ont_le_plus_besoinhttps://www.fides.org/fr/news/78031-AMERIQUE_CUBA_Caritas_poursuit_la_distribution_de_l_aide_humanitaire_Nous_ne_pouvons_pas_venir_en_aide_a_tout_le_monde_mais_nous_voulons_etre_aux_cotes_de_ceux_qui_en_ont_le_plus_besoinLa Havane – Dans le contexte de la crise économique prolongée qui a aggravé les difficultés rencontrées par de nombreuses familles cubaines pour accéder à la nourriture et aux biens de première nécessité, Caritas Cuba poursuit la distribution de l’aide humanitaire provenant des États-Unis et destinée à ceux qui vivent dans les situations les plus difficiles .<br /><br />L'Évêque de Pinar del Río, Juan de Dios Hernández Ruiz, S.J., a expliqué, dans un communiqué diffusé par le diocèse, la destination des ressources et les critères fixés pour leur répartition. « L’aide humanitaire est l’assistance apportée aux personnes se trouvant dans une situation de crise extrême, dans le seul but de sauver des vies, d’alléger les souffrances et de préserver la dignité humaine », affirme l’Évêque, rappelant qu’il s’agit d’une réponse d’urgence fondée sur les principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance.<br />L’aide destinée à l’île prévoit un fonds humanitaire de 100 millions de dollars, dont 60 millions seront distribués par l’intermédiaire de Caritas Cuba, avec le soutien logistique du Catholic Relief Service . Selon les explications de Mgr Hernández Ruiz, ces ressources répondent aux principaux besoins identifiés : « l’insécurité alimentaire et les difficultés d’accès à l’eau ».<br /><br />Les bénéficiaires prioritaires sont les personnes et les familles en situation de besoin particulier : les personnes âgées vivant seules, les femmes enceintes ou allaitantes présentant des situations de risque avérées, les enfants de moins de cinq ans en situation de vulnérabilité et les personnes en situation de handicap ou dépendantes. L’évêque explique que ces critères répondent à l’objectif de concentrer l’aide sur les personnes qui se trouvent dans les situations de plus grande fragilité : « Il ne s’agit ni d’un programme d’aide sociale permanent, ni d’un droit universel. Il s’adresse à ceux qui vivent dans une situation d’extrême vulnérabilité », précise-t-il.<br /><br />Chaque colis d’aide comprend des denrées alimentaires, des articles d’hygiène de première nécessité et du matériel destiné à pallier les difficultés liées à l’accès à l’eau et à sa conservation. Cette aide, souligne l’Évêque, ne vise pas seulement à répondre aux besoins matériels, mais aussi à exprimer la solidarité de la communauté ecclésiale envers ceux qui traversent des moments de grande souffrance.<br /><br />En répondant aux questions de certaines personnes qui n’ont pas bénéficié de cette aide, l’Évêque reconnaît la complexité de la situation : « En tant qu’Église, nous sommes pleinement conscients que nous ne pouvons pas venir en aide à tout le monde, et c’est une réalité qui nous fait souffrir. » Dans le même temps, il invite à comprendre que les priorités sont fixées en fonction du degré de besoin : « Si vous ne recevez pas d’aide, cela ne signifie pas que vous n’en avez pas besoin, mais qu’il y a des personnes qui se trouvent dans une situation encore plus critique ».<br /><br />Caritas Cuba et les diocèses concernés s’efforcent de répondre à cette situation d’urgence par une aide qui, comme le rappelle Mgr Hernández Ruiz, vise à « venir en aide à nos frères les plus démunis, non seulement sur le plan matériel, mais aussi par notre proximité et notre affection ».<br /> Fri, 07 Aug 2026 13:30:59 +0200AFRIQUE/GUINÉE - Le président dissipe les doutes concernant son état de santé dans un message publié sur Xhttps://www.fides.org/fr/news/78030-AFRIQUE_GUINEE_Le_president_dissipe_les_doutes_concernant_son_etat_de_sante_dans_un_message_publie_sur_Xhttps://www.fides.org/fr/news/78030-AFRIQUE_GUINEE_Le_president_dissipe_les_doutes_concernant_son_etat_de_sante_dans_un_message_publie_sur_XConakry – « Où que je sois, je continue à servir exclusivement notre pays et son peuple. Bonne semaine, Guinéens. » C’est ainsi, dans un message publié sur X, que le président guinéen Mamadi Doumbouya a tenu à dissiper les rumeurs et les insinuations concernant son état de santé après avoir quitté le pays pour des vacances en Grèce .<br />Le message est accompagné d’une photo le représentant avec sa famille à bord d’un bateau.<br />Dans son message, M. Doumbouya s’est dit fier des avancées positives réalisées par son pays et ses institutions. Il a déclaré : « Rien ne nous empêchera de continuer à servir le pays et d’atteindre notre objectif d’améliorer le bien-être de nos citoyens. »<br />La publication du message du président Doumbouya fait suite aux spéculations incessantes concernant son état de santé et la continuité politique, alors que l’armée avait rapidement réaffirmé sa « loyauté inébranlable » après son départ de Conakry. Avant son départ, le président Doumbouya a confié, par décret du 4 août 2026, la coordination des affaires présidentielles au général Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence, chargé d’assurer la continuité des activités courantes pendant son absence.<br />Entre-temps, cependant, à partir du 28 juillet, les autorités de Conakry ont bloqué, sans fournir d’explication, certaines plateformes de réseaux sociaux, dont Facebook, TikTok et YouTube, qui comptent parmi les plus populaires du pays. Les Guinéens contournent ce blocage en utilisant des VPN. Plusieurs associations ont critiqué cette mesure, affirmant qu’il s’agissait d’une nouvelle violation des droits fondamentaux des citoyens et d’un préjudice pour l’économie du pays.<br />Cette restriction d'accès à certains réseaux sociaux intervient dans une période relativement calme, alors que les précédentes étaient souvent liées à des manifestations, à des tensions politiques ou à des échéances électorales. <br />Fri, 07 Aug 2026 12:55:04 +0200AFRIQUE/GHANA - Mgr Gyamfi réaffirme la volonté de l'Église de contribuer à la santé, en particulier dans les zones ruraleshttps://www.fides.org/fr/news/78029-AFRIQUE_GHANA_Mgr_Gyamfi_reaffirme_la_volonte_de_l_Eglise_de_contribuer_a_la_sante_en_particulier_dans_les_zones_ruraleshttps://www.fides.org/fr/news/78029-AFRIQUE_GHANA_Mgr_Gyamfi_reaffirme_la_volonte_de_l_Eglise_de_contribuer_a_la_sante_en_particulier_dans_les_zones_ruralesAccra - « La santé est certes une question très, très complexe, et l’Église catholique a décidé de mettre en place des structures de santé dans les zones rurales », a déclaré Mgr Matthew Kwasi Gyamfi, Évêque de Sunyani et président de la Conférence épiscopale du Ghana, lors d’une rencontre avec les journalistes à l’issue de la réunion d’hier, 6 août, avec le ministre de la Santé, Kwabena Mintah Akandoh.<br />Au cours de son entretien avec le ministre, Mgr Gyamfi a mis en évidence les défis auxquels sont confrontés les établissements de santé catholiques, en particulier ceux situés dans les communautés rurales. « La mise en place d’infrastructures dans les zones rurales est toujours extrêmement difficile », a déclaré l’Évêque. « Tout d’abord, l’électricité fait défaut, tout comme l’eau potable. Lorsque nous parvenons enfin à créer ces structures, nous rencontrons des difficultés pour convaincre les professionnels de santé de venir s’installer dans les zones rurales », souligne-t-il.<br />La mise en œuvre de l’Agenda 111, un important programme d’infrastructures sanitaires au Ghana lancé sous l’ancien président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo afin d’élargir l’accès à des soins de santé de qualité, en particulier dans les districts les moins bien desservis, à la suite des lacunes mises en évidence pendant la pandémie de COVID-19, a été au cœur de l’entretien entre le président de la Conférence épiscopale du Ghana et le ministre de la Santé.<br />Le programme prévoit la mise en service de 101 hôpitaux de district, de 6 hôpitaux régionaux dans les régions nouvellement créées, d’un hôpital régional dans la région de l’Ouest , de 2 hôpitaux psychiatriques et la rénovation de l’hôpital psychiatrique d’Accra. La réalisation de ces structures est toutefois restée en grande partie au stade des projets. Mgr Gyamfi a fait part de la volonté de l’Église de prendre en charge une partie de ces projets et de les mener à bien en collaboration avec le gouvernement et, si possible, avec des acteurs privés, mais il a ajouté qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise à ce sujet.<br />Le gouvernement a décidé de donner la priorité à l'achèvement de 35 projets sélectionnés, choisis en fonction de leur état d'avancement, des besoins sanitaires de la population et d'une répartition régionale équitable. À cette fin, il a envisagé d'éventuelles collaborations avec la Christian Health Association of Ghana et d'autres groupes religieux afin de contribuer à la gestion ou à la mise en service de certaines structures. <br /><br />Fri, 07 Aug 2026 12:51:34 +0200La fête de la Transfiguration de Jésus dans un monde défiguré par la guerrehttps://www.fides.org/fr/news/78028-La_fete_de_la_Transfiguration_de_Jesus_dans_un_monde_defigure_par_la_guerrehttps://www.fides.org/fr/news/78028-La_fete_de_la_Transfiguration_de_Jesus_dans_un_monde_defigure_par_la_guerrepar le Cardinal Luis Antonio G. Tagle* <br /><br /><br />Rome - Nous publions l’homélie prononcée par le Cardinal Luis Antonio Gokim Tagle lors de la messe célébrée aujourd’hui à Rome, en la fête de la Transfiguration du Seigneur, dans la chapelle dédiée à saint John Henry Newman, au Palais de la Propagande de la Foi<br /><br /> §§§<br /><br />Nous rendons grâce à Dieu qui nous a réunis en tant que communauté en cette fête de la Transfiguration du Seigneur Jésus.<br /><br />Le récit de la Transfiguration que nous venons d’entendre dans l’Évangile trouve sa confirmation dans la deuxième lecture, à travers les paroles de saint Pierre, l’un des témoins oculaires de l’événement. Rappelons-nous qu’avant la Transfiguration, Jésus a demandé à ses disciples : « Qui dites-vous que je suis ? ». Simon Pierre a confessé que Jésus était le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus a immédiatement répondu que la connaissance que Pierre avait de lui provenait d’une révélation du Père. Seul le Père peut révéler qui est véritablement Jésus.<br /><br />Par la suite, Jésus révéla que Lui, le Messie, allait souffrir, être mis à mort et ressusciter le troisième jour. Pierre s’opposa à cette conception du Messie. Mais Jésus le qualifia aussitôt de Satan, de pierre d’achoppement, d’un scandale qui ne reposait pas sur la révélation de Dieu, mais sur le raisonnement humain.<br /><br />Seul le Père peut révéler qui est véritablement Jésus. En fermant son esprit à la sagesse du Père, Pierre a « défiguré » Jésus.<br /><br />Une semaine plus tard, sur une montagne, Jésus fut « transfiguré » par le Père devant Pierre, Jacques et Jean. La voix du Père révéla Jésus comme son Fils bien-aimé. Alors qu’il s’entretenait avec Moïse et Élie, Jésus se révéla comme l’accomplissement de la Loi et des Prophètes. Son visage rayonnant et ses vêtements révélaient que Jésus était bien plus que Moïse, car il était le Fils de Dieu. Le corps de Jésus, qui allait un jour être crucifié et enseveli, fut révélé comme le corps glorieux du Fils de Dieu lors de sa résurrection.<br /><br />La Transfiguration de Jésus est la révélation que le Père fait aux disciples et à nous-mêmes de la véritable identité et de la mission de Jésus. Le Père transforme notre façon de voir Jésus. Le Père nous commande d’écouter Jésus, si nous voulons le suivre. Ce que Pierre a « défiguré », Dieu le Père l’a « transfiguré ».<br /><br />Regardons Jésus tel que le Père nous le révèle, et non tel que nous aimerions qu’il soit. Écoutons Jésus tel que le Père parle à travers lui, et non tel que nous nous attendons à ce qu’il parle. En imposant nos idées et nos attentes à Jésus, nous risquons de le défigurer, et nous finissons par nous défigurer nous-mêmes. Le Père transfigure patiemment Jésus sous nos yeux et à nos oreilles, afin que nous aussi, en tant que ses disciples, puissions être transfigurés. Ce que le monde défigure, le Père le transfigure.<br /><br />Le 6 août 1945, il y a quatre-vingt-un ans, à 8 h 15 du matin, un éclair a illuminé la ville d’Hiroshima, au Japon : la lumière d’une bombe atomique qui a entraîné avec elle les ténèbres de la destruction, de la maladie et de la mort. Certains affirment que ce jour-là a « transfiguré » le monde, car il a conduit à la capitulation d’un ennemi, contribuant ainsi à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Nous nous posons aujourd’hui la question suivante : la guerre est-elle vraiment finie ? Pouvons-nous vraiment qualifier la guerre de « transfiguration » ? Pourquoi ne pas l’appeler par son vrai nom : défiguration. Seule la révélation de Dieu, et non la guerre, peut apporter la transfiguration à l’humanité. <br /><br />*Pro-Préfet du Dicastère pour l’Évangélisation <br />Thu, 06 Aug 2026 16:31:02 +0200« Deux Églises sœurs unies depuis les débuts de l’évangélisation » : l'Archevêque Ulloa à Séville pour la Vierge des Roishttps://www.fides.org/fr/news/78027-Deux_Eglises_soeurs_unies_depuis_les_debuts_de_l_evangelisation_l_Archeveque_Ulloa_a_Seville_pour_la_Vierge_des_Roishttps://www.fides.org/fr/news/78027-Deux_Eglises_soeurs_unies_depuis_les_debuts_de_l_evangelisation_l_Archeveque_Ulloa_a_Seville_pour_la_Vierge_des_RoisSéville – Près de cinq siècles après les premiers pas de l’évangélisation en Amérique, l’Église du Panama et l’archidiocèse espagnol de Séville se retrouvent à nouveau dans un geste empreint de mémoire et de communion.<br />L’Archevêque métropolitain de Panama, José Domingo Ulloa Mendieta, O.S.A., a été invité à prêcher la neuvaine en l’honneur de Notre-Dame des Rois dans la cathédrale de Séville, un événement qui met en lumière les liens spirituels entre deux Églises unies par une même histoire missionnaire.<br />« Je ne considère pas que cette invitation s’adresse à ma personne, mais à toute l’Église en pèlerinage au Panama. C’est également un signe de communion entre deux Églises sœurs unies depuis les débuts de l’évangélisation », affirme l’Archevêque dans le communiqué diffusé par l’archidiocèse.<br />La présence de l’Archevêque panaméen à Séville, du 6 au 14 août, revêt en outre une signification particulière car elle coïncide avec la célébration du centenaire de l’archidiocèse de Panama. C’est de Séville que sont partis bon nombre des premiers évangélisateurs en direction du continent américain, et le Panama a été l’un des premiers territoires où l’annonce de l’Évangile a pris racine.<br />Ce lien historique trouve également une expression mariale dans la relation entre Sainte Marie l’Ancienne, patronne du Panama, et la Vierge des Rois, patronne de Séville et de son archidiocèse. La célébration devient ainsi un signe de continuité d’une foi reçue, transmise et partagée à travers les générations.<br />Au cours de la neuvaine, Mgr Ulloa axera ses homélies sur Marie en tant que « Mère de l’Espérance », invitant les fidèles à reconnaître en la Vierge le chemin vers Jésus-Christ et à renouveler leur confiance en Dieu face aux défis du monde actuel.<br />L’Archevêque de Panama a également souligné la force évangélisatrice de la spiritualité populaire : « La véritable piété populaire est une foi simple, mais non superficielle. Lorsqu’elle est correctement évangélisée, elle éduque le cœur, transmet la foi d’une génération à l’autre et rend l’Évangile accessible même à ceux qui ne liront peut-être jamais un traité de théologie. »<br />La rencontre entre Séville et Panama rappelle que la mission évangélisatrice lancée en Amérique se poursuit aujourd’hui sous la forme d’une histoire de communion entre des communautés sœurs qui, après des siècles de cheminement commun, continuent de se reconnaître comme faisant partie de la même mission : annoncer ensemble l’Évangile et préserver la foi reçue.<br />La neuvaine est célébrée chaque jour à l’autel d’argent de la cathédrale de Séville à 20 h 00 , tandis qu’au Panama, la chaîne catholique panaméenne FETV diffusera quotidiennement la célébration à 13 h 00 .<br /> <br />Thu, 06 Aug 2026 16:18:41 +0200AFRIQUE/NIGERIA - La présidence tente d'apaiser les tensions avec l'Église catholique après les déclarations du Cardinal Onaiyekanhttps://www.fides.org/fr/news/78026-AFRIQUE_NIGERIA_La_presidence_tente_d_apaiser_les_tensions_avec_l_Eglise_catholique_apres_les_declarations_du_Cardinal_Onaiyekanhttps://www.fides.org/fr/news/78026-AFRIQUE_NIGERIA_La_presidence_tente_d_apaiser_les_tensions_avec_l_Eglise_catholique_apres_les_declarations_du_Cardinal_OnaiyekanAbuja - « Bon nombre des défis auxquels notre nation est confrontée exigent une collaboration. Les communautés religieuses, les institutions traditionnelles, la société civile, le secteur privé et les citoyens ont tous un rôle indispensable à jouer dans la promotion de la paix, le renforcement de la cohésion sociale et la progression du développement national ». C’est ce qu’a déclaré George Akume, Secrétaire du gouvernement de la Fédération et proche collaborateur du président nigérian Bola Tinubu.<br /><br />Par cette prise de position, la présidence de la Fédération semble vouloir apaiser les tensions nées à la suite de certaines déclarations faites par le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque émérite d’Abuja, après la rencontre entre une délégation de la Conférence épiscopale nigériane et le président, qui s’est tenue fin juillet .<br /><br />Le Cardinal Onaiyekan, qui faisait partie de la délégation, a déclaré lors d’une interview télévisée diffusée le 31 juillet que, face au tableau dramatique de la situation sociale et économique du pays brossé par les Évêques, le président avait clairement laissé entendre qu’il ne partageait pas leur analyse.<br /><br />Le Cardinal a également ajouté que, selon lui, l’équipe présidentielle ne donnerait pas au chef de l’État une image fidèle de la réalité vécue par les citoyens ordinaires. « Nous savions que ce que rapportaient les Évêques différait du type de déclarations que notre président continue de recevoir de la part des personnes qu’il rencontre », a déclaré le Cardinal.<br /><br />Deux conseillers du président ont réagi à ces propos, qualifiant les commentaires du Cardinal Onaiyekan d’inappropriés et affirmant qu’ils constituaient une violation de la confidentialité attendue lors de rencontres de haut niveau.<br /><br />L’un des conseillers est même allé jusqu’à affirmer que l’Église catholique aurait ouvertement soutenu le candidat présidentiel du Parti travailliste, Peter Obi, lors des élections générales de 2023, estimant que l’intervention du Cardinal devait être interprétée à la lumière de ce contexte politique.<br /><br />Le 3 août, le Catholic Lay Council of Nigeria est intervenu pour défendre le Cardinal Onaiyekan. Dans une déclaration, il a rejeté l’accusation d’« abus de confiance » portée par la présidence, affirmant que le Cardinal ne faisait qu’exercer la mission de l’Église en se faisant le porte-parole moral dans les couloirs du pouvoir.<br /><br />Quant à la confidentialité de l'entretien entre le président et les Évêques, le CLCN a fait valoir que « les questions qui concernent la vie, le bien-être et l'avenir de plus de 200 millions de Nigérians ne peuvent pas rester éternellement confinées derrière des portes closes », surtout lorsqu'elles portent sur des thèmes tels que l'économie, la sécurité et la justice, qui ont un impact direct sur la vie de la population.<br /><br />Le sénateur Orji Kalu, membre de l’All Progressives Congress , le parti du président Tinubu, est également intervenu dans cette affaire. Kalu a déclaré qu’il quitterait le parti si le chef de l’État venait à manquer de respect à l’Église catholique. Il a toutefois précisé qu’il ne pensait pas que Tinubu ait adopté une telle attitude, affirmant que les déclarations des collaborateurs présidentiels ne devaient pas être confondues avec la position personnelle du président. <br />Thu, 06 Aug 2026 13:08:26 +0200VATICAN - Lancement samedi 8 août de la formation missionnaire en ligne en vietnamien sur le message du Pape pour la prochaine Journée Mondiale des Missionshttps://www.fides.org/fr/news/78025-VATICAN_Lancement_samedi_8_aout_de_la_formation_missionnaire_en_ligne_en_vietnamien_sur_le_message_du_Pape_pour_la_prochaine_Journee_Mondiale_des_Missionshttps://www.fides.org/fr/news/78025-VATICAN_Lancement_samedi_8_aout_de_la_formation_missionnaire_en_ligne_en_vietnamien_sur_le_message_du_Pape_pour_la_prochaine_Journee_Mondiale_des_MissionsCité du Vatican – « Un en Christ. Unis dans la mission » est le thème choisi par le Pape pour la prochaine Journée Mondiale des Missions de cette année, mais c’est aussi le fil conducteur des parcours de formation missionnaire en ligne dans différentes langues proposés tout au long de cette année par le Secrétariat international de l’Union Pontificale Missionnaire , en collaboration avec les directions nationales des Œuvres Pontificales Missionnaires .<br />Le message de Léon XIV sur la prochaine Journée Mondiale des Missions est au cœur des webinaires qui se déroulent actuellement en français et en anglais .<br />Samedi 8 août, ce sera au tour de la langue vietnamienne.<br />Ce cycle de trois rencontres, destiné aux catholiques vietnamiens dispersés à travers le monde, avec une attention particulière pour ceux qui vivent en Europe et en Amérique, est organisé grâce à la synergie entre le Secrétariat international de l'UPM et la direction nationale des Œuvres Pontificales Missionnaires du Vietnam. Il prévoit trois rendez-vous.<br />La première de ces trois rencontres, d’une durée d’environ deux heures et suivie d’un moment d’échange, est prévue le 8 août à 17 h 00 ; la deuxième est programmée le 22 août à 14 h 00 et la dernière le 5 septembre à 10 h 00 .<br />« Le message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale des Missions 2026 s’inscrit dans une extraordinaire convergence de dimensions personnelles, ecclésiales et historiques. Il s’enracine dans l’expérience missionnaire du Pape, s’inscrit dans la cohérence de tout son magistère et est éclairé par une série d’anniversaires qui nous invitent à revisiter le passé pour mieux orienter l’avenir », affirme le père Dinh Anh Nhue Nguyen OFMConv, Secrétaire Général de l’Union Pontificale Missionnaire. « Ce message », ajoute le Secrétaire Général de l’Union Pontificale Missionnaire, « lance un appel clair à l’Église : redécouvrir sa nature missionnaire, non pas comme une activité parmi d’autres, mais comme son identité la plus profonde. Il invite chaque baptisé à se reconnaître comme envoyé, chaque communauté à devenir missionnaire et toute l’Église à avancer avec confiance dans cette “nouvelle ère missionnaire” ».<br /> <br /><br /><br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/it/attachments/view/file/1_08082026-Webinar_in_Vietnamese.jpg https://www.fides.org/it/attachments/view/file/2_22082026-Webinar_in_Vietnamese.jpg https://www.fides.org/it/attachments/view/file/3_05092026-Webinar_in_Vietnamese.jpg">AFFICHE 8 AOÛT AFFICHE 22 AOÛT AFFICHE 5 SEPTEMBRE</a>Thu, 06 Aug 2026 13:04:56 +0200ASIE/LIBAN - Six ans après l'explosion dans le port de Beyrouth, les OPM s'engagent elles aussi à faire face à l'urgence liée aux nouveaux déplacéshttps://www.fides.org/fr/news/78024-ASIE_LIBAN_Six_ans_apres_l_explosion_dans_le_port_de_Beyrouth_les_OPM_s_engagent_elles_aussi_a_faire_face_a_l_urgence_liee_aux_nouveaux_deplaceshttps://www.fides.org/fr/news/78024-ASIE_LIBAN_Six_ans_apres_l_explosion_dans_le_port_de_Beyrouth_les_OPM_s_engagent_elles_aussi_a_faire_face_a_l_urgence_liee_aux_nouveaux_deplacesBeyrouth - Six ans après l’explosion du port de Beyrouth, survenue le 4 août 2020, l’appel à la justice continue de s’élever de la douleur des proches des plus de 220 victimes.<br />Chaque 4 août, le pays observe un deuil national et rend hommage aux victimes. Le Pape Léon XIV avait rencontré leurs proches lors de son voyage apostolique au Liban, se rendant au port pour une prière silencieuse. À l’occasion du cinquième anniversaire de la tragédie, le Pape Prevost avait envoyé un message dans lequel il réaffirmait que « la mort n’a pas et n’aura jamais le dernier mot ».<br />Des quartiers entiers de Beyrouth ont été endommagés par l’onde de choc lors de cette sombre soirée. Des centaines de milliers de personnes déplacées, des maisons et des bâtiments dévastés, ainsi que des dégâts économiques estimés entre 10 et 15 milliards de dollars : telles étaient les estimations les plus connues.<br />Le Liban continue d’être en proie à de nouvelles crises et à des exodes de personnes déplacées qui fuient le sud, en raison des offensives militaires israéliennes sur le territoire libanais. Même si de nombreuses familles sont retournées dans leurs villages après le cessez-le-feu, beaucoup d’autres sont restées dans le nord en raison de la destruction de leurs maisons, des infrastructures endommagées et du climat d’insécurité persistant. On compte un million de Libanais du sud qui ont dû quitter leur foyer au cours de l’année écoulée.<br />Hébergées chez des proches, dans des écoles ou dans des structures d’accueil, ces familles ont besoin d’une aide humanitaire importante pour survivre.<br />Dans ce contexte, les Œuvres Pontificales Missionnaires, représentées par leur directeur national au Liban, le père Georges El Ters, ont préparé et distribué, avec l’aide d’un groupe de bénévoles, 100 colis alimentaires pour venir en aide aux familles déplacées d’Aïn Ebel.<br /><br />Dans le village chrétien d'Aïn Ebel, près de la frontière israélienne, une grande partie de la population a choisi de ne pas quitter ses terres malgré l'isolement, le manque de produits de première nécessité et les tensions militaires.<br />En collaboration avec le vice-président de la municipalité d’Aïn Ebel, M. Ayman Barakat, les OPM libanaises ont préparé et distribué, le samedi 1er août, des denrées alimentaires au centre de distribution d’aide de Raouda, sur la base des listes nominatives établies pour les familles bénéficiaires, explique le père Georges à l’Agence Fides. Une initiative visant à « témoigner de la proximité de l’Église envers les personnes les plus vulnérables et à soutenir les communautés touchées par les conflits », ajoute le père El Ters. « Nous sommes très reconnaissants envers les Œuvres Pontificales Missionnaires de Grande-Bretagne, dont le généreux soutien a permis la réalisation de cette initiative », conclut le directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires libanaises.<br /> <br /><br /><br />Wed, 05 Aug 2026 16:22:24 +0200AMÉRIQUE LATINE - « Prendre soin des autres nous unit » : le CELAM, la CLAR et Caritas encouragent la culture du « prendre soin des autres »https://www.fides.org/fr/news/78023-AMERIQUE_LATINE_Prendre_soin_des_autres_nous_unit_le_CELAM_la_CLAR_et_Caritas_encouragent_la_culture_du_prendre_soin_des_autreshttps://www.fides.org/fr/news/78023-AMERIQUE_LATINE_Prendre_soin_des_autres_nous_unit_le_CELAM_la_CLAR_et_Caritas_encouragent_la_culture_du_prendre_soin_des_autresBogotá – « Prendre soin n’est pas l’affaire de quelques-uns, mais la mission de tous ». C’est avec ce message que le Réseau latino-américain et caribéen pour la culture du soin a présenté la campagne continentale « Prendre soin nous unit. Prendre soin est la responsabilité de tous », une initiative visant à renforcer une culture permanente de prévention, de protection et d’accompagnement au sein des communautés ecclésiales d’Amérique latine et des Caraïbes, en accordant une attention particulière aux enfants, aux adolescents et aux personnes en situation de vulnérabilité.<br /><br />La campagne a été présentée lors d’un webinaire organisé par le Réseau, qui rassemble les commissions de prévention des Conférences épiscopales du continent, ainsi que la Confédération latino-américaine des religieux et Caritas Amérique latine et Caraïbes. Des représentants de la Colombie, de l’Argentine, de la République dominicaine, du Honduras, du Panama, du Costa Rica, du Chili, du Mexique et d’autres pays de la région ont participé à cette rencontre.<br /><br />Cette initiative s’inscrit dans le cadre du parcours entrepris par le Réseau depuis 2023 afin de promouvoir la communion, la formation et l’échange d’expériences entre les différents organismes ecclésiaux engagés dans la promotion d’environnements sûrs.<br /><br />« La culture de la prise en charge ne peut se construire par des initiatives isolées, mais exige collaboration, écoute et coresponsabilité », a déclaré Mgr Lizardo Estrada Herrera, Secrétaire Général du Conseil épiscopal d’Amérique latine et des Caraïbes et membre du Dicastère pour le service du développement humain intégral, lors de la présentation de la campagne.<br /><br />Selon l’Évêque, le travail accompli par le Réseau représente « un chemin de communion, de formation et de coordination entre les Églises locales et les différents organismes ecclésiaux du continent ». Une expérience qui démontre l’importance de partager les compétences et les expériences pour rendre visible « un visage plus proche, plus transparent et plus engagé dans la défense de la dignité de chaque être humain ».<br /><br />De la prévention à une culture de la prise en charge<br /><br />L’un des objectifs centraux de la campagne est de dépasser une conception réductrice de la prévention, comprise exclusivement comme une réponse aux abus ou comme une simple application de protocoles. La proposition consiste à faire de la prise en charge une dimension stable de la vie communautaire et pastorale.<br /><br />« Cette campagne n’est pas seulement une initiative de communication ni un ensemble de supports à diffuser. C’est une invitation à renforcer une véritable culture de la prise en charge qui imprègne nos relations, nos communautés, nos structures pastorales et nos parcours de formation », a expliqué Mgr Estrada.<br /><br />Le Secrétaire Général du CELAM a rappelé que « notre bien-aimé et regretté Pape François a réaffirmé à plusieurs reprises au cours de son Pontificat que la prise en charge des personnes, en particulier des plus vulnérables, fait partie intégrante de la mission évangélisatrice de l’Église ». Il a ensuite ajouté : « Le Pape Léon XIV nous a récemment rappelé que la prévention ne se résume pas à un ensemble de protocoles ou de procédures. Il s'agit de promouvoir dans toute l'Église une culture de la prise en charge, dans laquelle la protection des mineurs et des personnes vulnérables soit une expression naturelle de la foi ».<br /><br />La protection des personnes vulnérables est ainsi présentée comme faisant partie intégrante de la mission évangélisatrice et du respect de la dignité de chaque personne. « Prendre soin de l’autre n’est pas la responsabilité exclusive des spécialistes ou de certains services, mais relève de l’ensemble du Peuple de Dieu », a-t-il souligné.<br /><br />La devise de la campagne, « Prendre soin nous unit », exprime précisément cette dimension communautaire. « Seule une Église qui sait prendre soin peut annoncer avec crédibilité l’amour de Dieu », a encore affirmé M. Estrada, rappelant que la prévention, la transparence et la coresponsabilité font partie d’un cheminement permanent de conversion.<br /><br />Une campagne au service des communautés ecclésiales<br /><br />En présentant les supports de la campagne, María Fernanda Díaz, coordinatrice de la production à la Fondation pour l'éducation et la communication sociale du Honduras, a expliqué que cette initiative vise à offrir des outils concrets afin que les communautés puissent aborder ces thèmes en partant de leurs propres réalités.<br /><br />« La prévention ne naît pas de la peur, mais de la responsabilité. Celui qui aime ne détourne pas le regard : il regarde la réalité en face, accepte la vérité et agit en toute transparence », a-t-elle affirmé.<br /><br />La campagne promeut trois attitudes fondamentales : le respect de la dignité de chaque personne, l'écoute active et l'accompagnement sans jugement.<br /><br />Conçue comme un outil commun, cette initiative pourra être adaptée par les conférences épiscopales, les diocèses, les instituts religieux, les paroisses et les autres organismes pastoraux en fonction de leurs contextes respectifs. Les ressources, disponibles en espagnol, en portugais et en anglais, comprennent des vidéos, des supports graphiques, un guide à l'intention des communautés et des outils pastoraux destinés à favoriser des parcours de sensibilisation et de formation.<br /><br />Le père Pedro Brassesco, coordinateur du Réseau latino-américain et caribéen pour la culture de la bienveillance, a expliqué lors du webinaire que la campagne avait vu le jour à la demande des commissions locales de prévention, qui avaient exprimé le besoin de disposer de supports communs, adaptables aux différentes réalités. « Dès le départ, l’idée était que chacun puisse diffuser la campagne dans son contexte local et la personnaliser en y ajoutant le logo de sa propre institution, de son organisme ou de la Conférence épiscopale, afin qu’elle soit mieux assimilée », a-t-il expliqué.<br /><br />Le prêtre a par ailleurs invité à ne pas réduire cette initiative à une simple action de communication. « Ne laissons pas cette campagne se réduire à un slogan ou à une série d’initiatives », a-t-il exhorté, mais qu’elle devienne « une invitation à continuer de construire ensemble une authentique culture de la prise en charge, dans laquelle chaque personne puisse trouver des communautés sûres, accueillantes et réellement engagées dans la protection de la dignité de tous ».<br /><br />La campagne sera diffusée progressivement au cours des prochains mois via les plateformes numériques du CELAM et des organismes faisant partie du Réseau, dans le but de consolider une culture de la bienveillance en tant que pratique stable et partagée au sein des communautés ecclésiales du continent.<br /> <br />Wed, 05 Aug 2026 16:05:48 +0200AMÉRIQUE/HAÏTI - Au moins vingt personnes tuées par des gangs criminels dans la commune de Gressierhttps://www.fides.org/fr/news/78022-AMERIQUE_HAITI_Au_moins_vingt_personnes_tuees_par_des_gangs_criminels_dans_la_commune_de_Gressierhttps://www.fides.org/fr/news/78022-AMERIQUE_HAITI_Au_moins_vingt_personnes_tuees_par_des_gangs_criminels_dans_la_commune_de_GressierPort-au-Prince – Au moins une vingtaine de personnes ont été tuées ce week-end dans la commune de Gressier, en périphérie de la capitale haïtienne, Port-au-Prince.<br />L'incident le plus grave remonte au 31 juillet, lorsque 18 personnes qui circulaient à moto ont été tuées par des membres de « Viv Ansanm », une coalition regroupant plusieurs gangs criminels. Les habitants n’ont pu récupérer que huit corps, dont sept en état de décomposition après avoir été brûlés par les agresseurs. D’autres victimes sont toujours portées disparues ; leurs proches ne parviennent pas à récupérer les corps. Les violences se sont étendues à la ville d’Échalot, où des maisons et des véhicules ont été incendiés.<br />Les autorités sont critiquées pour leur silence et leur inaction, notamment pour ne pas avoir apporté leur aide lors de la récupération des corps, alimentant ainsi un sentiment d’abandon. Gressier subit depuis des années une pression intense de la part des gangs criminels.<br />Viv Ansanm est né en septembre 2023 de la fusion des gangs haïtiens G-9 et G-Pèp, dirigés par Jimmy Chérizier, ancien officier d’élite de la Police nationale haïtienne . Depuis février 2024, VA a coordonné des offensives à grande échelle contre les institutions de l’État, consolidant son contrôle sur plus de 90 % de Port-au-Prince et étendant son influence aux départements de l’Artibonite, du Centre et de l’Ouest, trois des dix départements d’Haïti . <br /><br /><br />Wed, 05 Aug 2026 15:59:24 +0200AFRIQUE/GUINÉE - Polémique autour des vacances du président Doumbouya en Grèce : opposition et citoyens diviséshttps://www.fides.org/fr/news/78021-AFRIQUE_GUINEE_Polemique_autour_des_vacances_du_president_Doumbouya_en_Grece_opposition_et_citoyens_diviseshttps://www.fides.org/fr/news/78021-AFRIQUE_GUINEE_Polemique_autour_des_vacances_du_president_Doumbouya_en_Grece_opposition_et_citoyens_divisesConakry - La décision du président guinéen, Mamady Doumbouya, de prendre quelques jours de congés privés en Grèce avec sa famille a déclenché un débat politique dans le pays, suscitant des critiques de la part de l’opposition et des discussions sur les réseaux sociaux. La présidence a présenté ce voyage comme une période de repos normale s’inscrivant dans le cadre du congé annuel du chef de l’État, soulignant que les activités institutionnelles se poursuivraient normalement pendant son absence.<br />Le fait que, au lendemain du départ du général Ibrahima Sory Bangoura, chef d’état-major, celui-ci ait lu à la télévision un communiqué au nom de l’ensemble des forces armées, dans lequel il a réaffirmé leur « fidélité constante » et leur « loyauté inébranlable » envers le président de la République, les institutions de la République et le peuple guinéen, a toutefois suscité des inquiétudes.<br />Il a en outre exhorté la population à « ne pas céder à la désinformation » et à « garder son calme dans ses activités quotidiennes ». Ces derniers mois, le président avait déjà fait l’objet de rumeurs concernant son état de santé, après une absence prolongée de la scène publique qui avait poussé le gouvernement à rassurer l’opinion publique, en expliquant qu’il s’agissait d’examens médicaux de routine et d’une période de repos.<br />Selon le journaliste d’investigation français Thomas Dietrich, l’analyse des données de vol relatives au voyage entrepris par le chef de l’État montre que deux avions ont décollé de l’aéroport de Conakry le 3 août. L’avion présidentiel a été rejoint par un avion privé immatriculé aux Îles Vierges, arrivé la veille en provenance du sud de la France. Les deux appareils, qui ont décollé l’un après l’autre, se sont dirigés vers l’île grecque de Mykonos, d’où ils ont toutefois décollé peu après pour atterrir à Larnaca, à Chypre. On soupçonne que Doumbouya y ait été hospitalisé en toute discrétion.<br />Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2021 et réélu fin 2025, est accusé par l’opposition d’avoir instauré un régime oppressif qui gouverne par la terreur. <br />Wed, 05 Aug 2026 15:57:54 +0200AFRIQUE/NIGÉRIA - L’Infanzia Missionaria fête ses 25 ans. Une lueur d’espérance pour le peuple et la communauté ecclésialehttps://www.fides.org/fr/news/78020-AFRIQUE_NIGERIA_L_Infanzia_Missionaria_fete_ses_25_ans_Une_lueur_d_esperance_pour_le_peuple_et_la_communaute_ecclesialehttps://www.fides.org/fr/news/78020-AFRIQUE_NIGERIA_L_Infanzia_Missionaria_fete_ses_25_ans_Une_lueur_d_esperance_pour_le_peuple_et_la_communaute_ecclesialeLagos – L’Enfance missionnaire célèbre ses 25 ans d’existence et marque cet anniversaire par un congrès national empreint de gratitude pour le chemin parcouru jusqu’à présent. « Chaque jubilé est un moment de mémoire, de gratitude et de renouveau », a écrit Sœur Inês Paulo Albino, Secrétaire Générale de l’Œuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire , dans son message adressé aux enfants et aux adolescents à l’occasion de cet anniversaire important.<br /><br />La Secrétaire Générale de la POSI est arrivée dans le pays vendredi 1er août et effectue de nombreuses visites dans différents diocèses, notamment pour découvrir sur place les projets soutenus par la POSI. Sœur Albino sera l’invitée d’honneur du Congrès et interviendra jeudi 6 août lors de deux rencontres de formation, respectivement avec les enfants et avec les directeurs et coordinateurs.<br /><br />« Dans un pays riche de peuples, de cultures et de traditions comme le Nigeria, mais également marqué par des défis qui mettent à l’épreuve la coexistence fraternelle, l’Évangile continue de proclamer une vérité toujours nouvelle : le Christ est notre paix », a souligné Sœur Albino dans son message. « Il abat les murs de la haine, guérit les blessures de la division et appelle chacun à vivre comme des frères et sœurs. C’est pourquoi la mission de la Sainte Enfance revêt une importance particulière : éduquer les enfants à la fraternité universelle, c’est semer les graines de la paix qui porteront des fruits abondants pour les générations futures », dans une période historique marquée par des violences et des déchirures qui font également souffrir les communautés chrétiennes.<br /> <br />L'HISTOIRE DE POSI AU NIGÉRIA<br /><br />Au Nigeria, on entend parler pour la première fois de l’Enfance missionnaire en 1993. Cela fait 150 ans que l’Enfance Missionnaire a été fondée par Mgr Charles de Forbin-Janson, en 1843 à Paris. L’écho de cet anniversaire important parvient également jusqu’au Nigeria. C’est Sœur Mary Bennet Ezeokoli, IHM, qui raconte cette histoire fascinante. Dans un récit à mi-chemin entre le journal intime et l’ouvrage de vulgarisation, elle nous fait découvrir toutes les difficultés, mais aussi toute la beauté des premiers pas de la POSI nigériane.<br /><br />Il est frappant de constater qu’à partir de 1993, les OPM se sont développées à tel point que c’est Mgr Hypolite, nommé directeur national des OPM, qui a immédiatement demandé qu’un projet soit élaboré sur la meilleure façon d’intégrer la POSI dans le contexte nigérian. Sa conviction reposait sur le fait que la meilleure manière de faire fonctionner pleinement les OPM au Nigeria était justement de partir de la POSI. « Après la guerre du Biafra , le gouvernement avait pris le contrôle de toutes les écoles ecclésiastiques de la région du Biafra, puis de l’ensemble du pays ; par conséquent, la prise en charge directe de l’éducation des enfants avait été retirée à l’Église ou, à tout le moins, considérablement réduite », peut-on encore lire dans le texte. Sœur Mary Bennet Ezeokoli collabore dès lors de plus en plus étroitement avec le directeur des OPM, à tel point que des lignes directrices sont élaborées, des jeux sont créés, du matériel est partagé, ainsi que tout ce qui peut être nécessaire à l’enracinement de la POSI sur le territoire. La première réunion/séminaire des coordinateurs après la première session de la SOMA de 2000 et 2001, qui s’était tenue à Onitsha, Ibadan et Abuja, s’est déroulée à la Regina Pacis Girls Secondary School d’Abuja, du 1er au 3 août 2001. À cette occasion, la POSI a été officiellement inaugurée le 3 août 2001 lors de la messe de clôture. Parmi les personnes présentes figuraient les vingt-sept coordinateurs issus de 17 diocèses qui avaient participé au séminaire. « Nous ne disposons pas d’une organisation équivalente pour nos plus jeunes enfants, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’école. Et pourtant, nous savons que ces enfants âgés de 3 à 14 ans se trouvent à la phase la plus cruciale de leur développement. Nous devons faire davantage pour nos enfants dès maintenant », peut-on lire dans le texte de Sœur Mary Bennet Ezeokoli. « Il semble que la réponse soit à chercher dans l’Œuvre de la Sainte Enfance. Concrètement, cela signifie que nous aurons une POSI tant au niveau scolaire que paroissial. Avec le temps, de la patience et beaucoup de travail, la POSI au niveau scolaire acquerra dans toutes les écoles primaires le même statut, ou un statut similaire à celui dont bénéficient les Jeunes Étudiants Catholiques dans les établissements secondaires. Quoi qu’il en soit, elle peut immédiatement revêtir ce statut dans nos écoles et chercher progressivement à l’obtenir également dans les écoles publiques. Le cours d’éducation religieuse nous offre une formidable opportunité de mobiliser nos enfants en faveur de la POSI sans enfreindre en aucune manière la réglementation gouvernementale. »<br /> <br />LE CONGRÈS NATIONAL ET LA VISITE DE SŒUR ALBINO<br /> <br />Depuis hier et jusqu’au 7 août, le San Gregory College de Lagos accueille le Congrès national de la POSI, organisé par les OPM nigérianes. Le père Solomon Zaku, directeur des OPM, et sœur Sylvaline Obiezughara OP, référente pour la POSI nigériane, sont en première ligne dans l’organisation de cet événement. Prière et formation seront les deux axes de ces journées, dont le thème central est « Nous sommes un en Christ ». « “Nous sommes un en Christ” nous conduit au cœur du mystère chrétien. Saint Paul nous rappelle que “nous sommes tous un en Jésus-Christ” . Notre unité n’est pas le fruit d’un simple accord humain, mais un don du Saint-Esprit, qui fait de nous des membres du Corps unique du Christ. De cette communion naît la mission : une Église unie est une Église missionnaire ; une communauté réconciliée devient un signe crédible de l’amour de Dieu pour le monde », a rappelé Sœur Albino dans son message. Dimanche dernier, la Secrétaire Générale de la POSI s’est rendue dans le diocèse d’Abuja, où elle a rencontré de très nombreux enfants et adolescents à qui elle a dit : « Jésus vous appelle à être ses amis. Cultivez chaque jour ce lien, par la prière, le don de soi, la charité, l’écoute de la Parole de Dieu et la participation aux sacrements. N’ayez pas peur de témoigner de votre foi avec simplicité et joie. Même les plus petits gestes de bonté, de sincérité, de pardon et de service peuvent transformer la vie des personnes et rendre le monde plus humain ». La visite de Sœur Albino s’est poursuivie à la Nonciature Apostolique, tandis que lundi, elle s’est rendue à la Conférence épiscopale, dans le diocèse de Minna, et a pu prendre connaissance des projets soutenus par la POSI à Abuja.<br /> Wed, 05 Aug 2026 15:56:12 +0200AMÉRIQUE/PÉROU - « Proximité et solidarité » : les Évêques péruviens face à la tragédie aérienne de Nazcahttps://www.fides.org/fr/news/78019-AMERIQUE_PEROU_Proximite_et_solidarite_les_Eveques_peruviens_face_a_la_tragedie_aerienne_de_Nazcahttps://www.fides.org/fr/news/78019-AMERIQUE_PEROU_Proximite_et_solidarite_les_Eveques_peruviens_face_a_la_tragedie_aerienne_de_NazcaLima – La Conférence épiscopale péruvienne a exprimé sa sympathie et sa solidarité envers les familles des victimes de l’accident d’avion survenu samedi 1er août à Nazca, dans la région d’Ica, où ont perdu la vie les treize personnes qui se trouvaient à bord d’un petit avion touristique effectuant un survol des « Lignes de Nazca ».<br />Parmi les victimes de l’accident figurent sept ressortissants italiens, deux Espagnols, deux Allemands et les deux membres d’équipage péruviens de l’appareil, qui avait décollé pour un vol touristique au-dessus de l’un des principaux sites archéologiques du pays.<br />Dans un communiqué publié le 3 août, la Conférence épiscopale péruvienne a exprimé sa douleur face à cette tragédie et a assuré un accompagnement spirituel aux familles des victimes.<br />« C’est avec une profonde douleur que nous avons appris la nouvelle de l’accident d’avion survenu dans la ville de Nazca, qui a entraîné la perte tragique de vies humaines », déclarent les Évêques. « Nous nous unissons dans la prière et la solidarité aux familles des défunts, en les accompagnant dans ce moment de douleur et en confiant leurs proches à l’amour miséricordieux de Dieu », poursuit le message.<br />La CEP a également élevé ses prières pour ceux qui ont perdu la vie et a demandé au Seigneur d’accorder force et espoir aux familles en cette période de souffrance.<br />Par ailleurs, elle a exhorté les autorités compétentes à poursuivre les enquêtes nécessaires pour élucider les causes de l’accident et a demandé que soient prises les mesures appropriées afin que des tragédies de ce type ne se reproduisent plus.<br /> <br />Tue, 04 Aug 2026 15:34:43 +0200AMÉRIQUE/PÉROU - Mille kilomètres depuis l’Amazonie en route vers la Journée nationale de la jeunesse : « Je suis parti de la forêt sans imaginer ce qui m’attendait »https://www.fides.org/fr/news/78018-AMERIQUE_PEROU_Mille_kilometres_depuis_l_Amazonie_en_route_vers_la_Journee_nationale_de_la_jeunesse_Je_suis_parti_de_la_foret_sans_imaginer_ce_qui_m_attendaithttps://www.fides.org/fr/news/78018-AMERIQUE_PEROU_Mille_kilometres_depuis_l_Amazonie_en_route_vers_la_Journee_nationale_de_la_jeunesse_Je_suis_parti_de_la_foret_sans_imaginer_ce_qui_m_attendaitpar Laura Gómez Ruiz<br /><br />Iquitos – « Je suis parti de la forêt sans imaginer ce qui m’attendait : je suis revenu en sachant que j’appartenais à quelque chose de bien plus grand ». C’est ainsi que Franco, un jeune de la pastorale des jeunes de la paroisse San Martín de Porres du Vicariat Apostolique d’Iquitos, résume son expérience lors de la IIe Journée nationale de la jeunesse du Pérou, célébrée à Chulucanas, dans la région de Piura, du 30 juillet au 2 août 2026, sur le thème « Sois courageux, le Christ vit ».<br /><br />Cette rencontre, organisée par la Commission épiscopale pour les jeunes et les laïcs de la Conférence épiscopale péruvienne en collaboration avec le diocèse de Chulucanas, a rassemblé plus de 4 000 jeunes venus des 46 circonscriptions ecclésiastiques du pays, dans le but de renforcer la communion, de renouveler la rencontre avec le Christ et d’encourager l’engagement des nouvelles générations dans l’œuvre missionnaire.<br /><br />La Journée nationale de la jeunesse s'inscrit également dans le cadre de la préparation à la Journée Mondiale de la Jeunesse de Séoul 2027.<br />Parmi les participants figurait également la délégation du Vicariat Apostolique d’Iquitos, venue de la région amazonienne, l’une des zones les plus vastes et les plus diversifiées du Pérou. Pour Franco, parcourir près de mille kilomètres jusqu’à Piura a été l’occasion de surmonter ce sentiment d’isolement que peuvent parfois ressentir les communautés éloignées des grands centres urbains et de découvrir qu’il fait partie d’une Église plus grande.<br /><br />« Je sais déjà ce que l’on vit lors d’une journée consacrée aux jeunes. Et pourtant, je suis parti de la forêt sans imaginer ce qui m’attendait », raconte-t-il. « À Chulucanas, il y avait des jeunes venus de circonscriptions ecclésiales de tout le Pérou. Des climats différents, des cuisines différentes, des accents différents. Mais la même foi et le même désir que leur paroisse ne s’éteigne pas. »<br /><br />Le jeune homme originaire de l’Amazonie explique, par le biais des canaux de communication du Vicariat Apostolique, que l’un des aspects les plus marquants et les plus évocateurs pour lui a été de découvrir que, au-delà des différences culturelles et territoriales, de nombreux jeunes partagent les mêmes interrogations et les mêmes difficultés. « Nous portons tous le même fardeau. Chaque jeune que j’ai rencontré portait en lui les blessures d’un passé douloureux et le même désir de le laisser derrière lui. Et tous, sans exception, s’accrochaient à notre Dieu de toutes leurs forces », affirme-t-il.<br /><br />L’expérience vécue à Piura lui a permis de comprendre que de nombreuses blessures personnelles font également partie d’une réalité partagée par les nouvelles générations. « On pense que sa propre blessure est unique, jusqu’à ce qu’on découvre qu’il s’agit de la blessure de toute une génération qui a choisi de ne pas baisser les bras », souligne-t-il.<br /><br />Pour Franco, le chemin a commencé par un geste simple : se rendre à une rencontre de la pastorale des jeunes sans savoir exactement ce qu’il allait y trouver. « On pense parfois que les grandes choses se passent ailleurs et concernent d’autres personnes. Ce n’est pas le cas. Je suis d’ici, tout comme vous », raconte-t-il. « Cette petite décision m’a conduit jusqu’à Piura et m’a offert une communauté qui est aujourd’hui devenue une famille ».<br /><br />Cette expérience met en lumière l’une des priorités de la pastorale des jeunes dans les territoires amazoniens : accompagner les jeunes afin qu’ils découvrent que, même au sein de leurs propres communautés, ils peuvent vivre avec intensité et plénitude la mission de l’Église. L’Amazonie, avec ses distances et ses particularités, n’est pas une périphérie en marge de l’Église, mais un lieu où la foi est vécue et annoncée à partir de réalités concrètes.<br /><br />« Il n’est pas nécessaire d’être les plus saints ni les plus préparés. Il faut avoir le courage de faire le premier pas », invite Franco. « Si vous sentez qu’il vous manque quelque chose, si vous souhaitez faire partie d’une communauté qui ait du sens, rendez-vous dans votre paroisse et renseignez-vous sur la pastorale des jeunes. » « Nous sommes la lumière qui ne s’éteint pas. Et cette lumière vous appartient aussi », conclut le jeune homme du Vicariat Apostolique d’Iquitos, convaincu que la rencontre nationale vécue à Chulucanas confirme que les jeunes amazoniens font partie d’une Église qui chemine dans l’unité, surmontant même les distances.<br /><br />Tue, 04 Aug 2026 13:24:12 +0200L'Évêque Pitchaimuthu, lors du 1er Symposium missionnaire franciscain : « L’Asie n’a pas besoin de missionnaires qui arrivent avec toutes les réponses. Elle a besoin de frères et de sœurs qui apportent le Christ »https://www.fides.org/fr/news/78015-L_Eveque_Pitchaimuthu_lors_du_1er_Symposium_missionnaire_franciscain_L_Asie_n_a_pas_besoin_de_missionnaires_qui_arrivent_avec_toutes_les_reponses_Elle_a_besoin_de_freres_et_de_soeurs_qui_apportent_le_Christhttps://www.fides.org/fr/news/78015-L_Eveque_Pitchaimuthu_lors_du_1er_Symposium_missionnaire_franciscain_L_Asie_n_a_pas_besoin_de_missionnaires_qui_arrivent_avec_toutes_les_reponses_Elle_a_besoin_de_freres_et_de_soeurs_qui_apportent_le_Christpar Elena Grazini<br /><br />Chennai – « L’Asie n’a pas besoin de missionnaires qui arrivent avec toutes les réponses toutes faites. Elle a besoin de frères et de sœurs qui apportent le Christ, marchent aux côtés des gens, écoutent attentivement, sachent discerner avec patience, servent ceux qui souffrent, construisent la paix et prononcent le nom de Jésus avec humilité et joie ». C’est ce qu’a déclaré Ambrose Pitchaimuthu, Évêque du diocèse de Vellore et directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires de l’Inde, qui a ouvert par son discours d’introduction le Ier Symposium missionnaire franciscain sur le thème « Annoncer le Christ dans l’Asie d’aujourd’hui avec saint François d’Assise », qui s’est tenu les 1er et 2 août à Chennai, ville indienne où se trouve la basilique Saint-Thomas, érigée sur la tombe de l’apôtre. .<br /><br />Dans son intervention, Mgr Pitchaimuthu a rappelé les trois réalités fondamentales au cœur du Symposium : la personne que nous sommes appelés à annoncer, c’est-à-dire Jésus-Christ ; le contexte dans lequel elle est annoncée, c’est-à-dire l’Asie d’aujourd’hui ; et le compagnon évangélique qui nous enseigne comment l’annoncer, en la personne de Saint François d’Assise.<br /><br />L’Évêque a présenté le programme et a inscrit le colloque dans le cadre de quatre commémorations importantes : les huit cents ans du Transitus de Saint François d’Assise ; les cent ans de la Journée Mondiale des Missions; les cent dix ans de l’Union Pontificale Missionnaire ; et les cinquante ans de la revue TAU. Le Transitus de saint François – a fait remarquer Mgr Pitchaimuthu – « nous invite à nous souvenir d’une vie pleinement conformée au Christ. La Journée Mondiale des Missions nous exhorte à proclamer le Christ en communion avec l’Église universelle. L’anniversaire de l’Union Pontificale Missionnaire nous appelle à former l’ensemble du Peuple de Dieu à la conscience missionnaire. Le jubilé de la revue TAU nous rappelle de communiquer l’Évangile à travers la réflexion théologique, l’écriture, la culture et les moyens de communication contemporains ».<br /><br />Sept orientations pour la « mission franciscaine » en Asie <br /><br />L’ensemble du symposium s’est déroulé en quatre sessions : deux à caractère « franciscain », l’une davantage axée sur l’annonce de l’Évangile en Asie et l’autre structurée comme un véritable atelier de partage et de formation.<br /><br />Le fil conducteur qui a traversé tout le symposium était une question : « Comment la famille franciscaine peut-elle annoncer Jésus-Christ de manière crédible, humble et courageuse parmi les peuples de l’Asie d’aujourd’hui ? »<br /><br />Dans son exposé, Mgr Pitchaimuthu a proposé sept orientations pour la mission franciscaine en Asie : repartir du Christ ; devenir une fraternité de mission, et non simplement des individus engagés dans des ministères ; concilier annonce et dialogue ; aller vers les lieux « blessés » de l’Asie ; permettre aux pauvres de nous évangéliser ; former des disciples missionnaires à tous les niveaux et, enfin, communiquer l’espérance.<br /><br />Le Cardinal Marengo : une annonce à « murmurer »<br /><br />La première session, qui a suivi l’exposé introductif, était consacrée à l’évangélisation en Asie et a eu le mérite d’enrichir le symposium de témoignages issus de contextes sociaux et géographiques variés.<br /><br />Parmi les témoignages entendus figurait celui du Cardinal Giorgio Marengo, Préfet Apostolique d’Oulan-Bator en Mongolie.<br /><br />Dans son message vidéo, le Cardinal missionnaire a résumé en cinq points son expérience missionnaire personnelle.<br />Marengo a identifié le fondement même de la mission dans la relation, dans l’« être » qui doit prévaloir sur le « faire » et l’« avoir », dans la charité comme langage de l’amour de Dieu, dans l’évangélisation comme réveil de la capacité d’aimer et enfin dans le « murmure » comme forme privilégiée de proclamation de l’Évangile. . <br /><br />Témoignages des Œuvres Pontificales Missionnaires<br /><br />Les témoignages de deux directeurs nationaux des Œuvres Pontificales Missionnaires, intervenus lors du symposium, sont également intéressants.<br />Le père Paul Chatsirey, directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires au Laos et au Cambodge, a souligné que, dans ces pays, le dialogue revêt avant tout un caractère diplomatique et qu’il est important d’entretenir des relations dans le respect des normes du droit civil. « Nous continuons à être des témoins et à proclamer la Bonne Nouvelle en vivant dans la paix, le respect et la compréhension mutuels, et dans un esprit de synodalité », a souligné le père Chatsirey. Une autre perspective a été exposée par le père Marcus Fernandes OFMCap, chargé de la direction nationale des Œuvres Pontificales Missionnaires créées au sein du Vicariat Apostolique d’Arabie du Nord, appelées Missio Avona : « Nous », a raconté le père Fernandes, « sommes l’Église des migrants dans le golfe Persique. Nos églises sont peu nombreuses et constituent donc autant d’oasis spirituelles pour chaque fidèle dans le désert. Chaque famille est une petite église qui prie et rend témoignage au Christ au sein de ses quatre murs. Ainsi, chaque baptisé est appelé à être un missionnaire, en partageant la Parole de Dieu qui apporte espoir et force à notre vie quotidienne ».<br />Tue, 04 Aug 2026 13:02:50 +0200AFRIQUE/ÉTHIOPIE - Le Tigré au bord d'un nouveau conflit : combats et exode des civilshttps://www.fides.org/fr/news/78017-AFRIQUE_ETHIOPIE_Le_Tigre_au_bord_d_un_nouveau_conflit_combats_et_exode_des_civilshttps://www.fides.org/fr/news/78017-AFRIQUE_ETHIOPIE_Le_Tigre_au_bord_d_un_nouveau_conflit_combats_et_exode_des_civilsMekelle – La trêve conclue dans le cadre de l'accord de Pretoria de 2022 semble de plus en plus fragile. Dans l’ouest du Tigré, à la frontière avec le Soudan, des combats intenses ont repris entre l’Armée nationale éthiopienne et les forces liées au Front de libération du peuple du Tigré , dans ce qui est considéré comme l’épisode le plus grave depuis la fin de la guerre civile.<br />Les affrontements, qui ont débuté entre le 1er et le 2 août, se sont concentrés dans la région de Shererina, localité stratégique de l’ouest du Tigré, territoire disputé entre la région du Tigré et celle de l’Amhara. Selon des sources du TPLF, de l’artillerie lourde et des drones auraient été utilisés lors des combats. Le bilan des victimes n’a pas encore été communiqué, tandis que des centaines de civils ont traversé la frontière pour trouver refuge au Soudan.<br />La recrudescence des hostilités ravive les craintes d'un retour à un conflit à grande échelle. L'accord de Pretoria , signé le 2 novembre 2022 sous la médiation de l'Union africaine dans la capitale administrative de l'Afrique du Sud , avait consacré la cessation définitive des hostilités entre le gouvernement fédéral éthiopien et le TPLF. Cependant, bon nombre des dispositions prévues par l’accord n’ont jamais été pleinement mises en œuvre et les tensions sont restées vives. De plus, ces derniers mois, le TPLF a repris le contrôle de la région, évinçant l’administration provisoire mise en place après la guerre.<br />Sur le plan politique, les accusations entre les parties sont réciproques, rapporte la presse locale. L’administration du Tigré dirigée par le TPLF affirme que le gouvernement fédéral a lancé une « guerre ouverte » dans la région de Shererina, violant ainsi les engagements pris dans le cadre de l’accord de paix et cherchant à « soumettre et diviser » la population de la région.<br />De son côté, le gouvernement d’Addis-Abeba n’a publié aucun communiqué officiel par l’intermédiaire de l’exécutif ou des hauts responsables militaires. Le ministre Abraham Belay a toutefois confirmé que les affrontements avaient bel et bien eu lieu, en en attribuant la responsabilité au TPLF. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le ministre a accusé les dirigeants du mouvement d’avoir déclenché les combats, avertissant que la poursuite des hostilités pourrait avoir des « conséquences plus graves ». Dans le même temps, il a lancé un appel au dialogue, affirmant que les différends devaient être résolus par la négociation et non par les armes. « Aujourd’hui, il vaut mieux privilégier la paix plutôt que la destruction », peut-on lire.<br />La communauté internationale s’inquiète également de l’implication potentielle du Soudan voisin. Plusieurs observateurs craignent en effet que les violences ne dégénèrent en une guerre par procuration, les factions soudanaises soutenant des camps opposés en Éthiopie, ce qui aggraverait encore davantage une crise déjà très instable dans la Corne de l’Afrique.<br /> <br />Tue, 04 Aug 2026 12:34:41 +0200