Fides News - French (Standard)http://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/RD CONGO - Nouveaux massacres au Kasaï et accusations concernant tant les militaires que les miliciens du défunt Kamuina Nsapuhttp://www.fides.org/fr/news/62005-AFRIQUE_RD_CONGO_Nouveaux_massacres_au_Kasai_et_accusations_concernant_tant_les_militaires_que_les_miliciens_du_defunt_Kamuina_Nsapuhttp://www.fides.org/fr/news/62005-AFRIQUE_RD_CONGO_Nouveaux_massacres_au_Kasai_et_accusations_concernant_tant_les_militaires_que_les_miliciens_du_defunt_Kamuina_NsapuKinshasa – Une quarantaine d’agents de police ont été décapités après être tombés dans une embuscade tendue par les miliciens du défunt chef traditionnel Kamuina Nsapu. Les faits remontent au 24 mars et ont concerné un convoi de membres des forces de l’ordre le long de la route reliant les villes de Tshikapa et de Kananga, dans la province du Kasaï central. Les miliciens ont décapité 42 agents de police mais en ont libéré six autres qui parlaient la langue locale, le Tshiluba.<br />Le nouveau massacre vient s’ajouter aux découvertes continuelles de fosses communes où ont été jetées les victimes de massacres de civils, dont des femmes et des enfants.<br />Selon la commission d’experts de l’ONU qui enquête sur les crimes contre l’humanité commis en République démocratique du Congo, les massacres au Kasaï dépassent le conflit opposant les forces de l’ordre aux miliciens du défunt chef traditionnel Kamuina Nsapu. Certaines fosses communes jusqu’ici découvertes se trouvent en effet dans des zones où les miliciens du défunt chef traditionnel Kamuina Nsapu ne sont pas présents.<br />La Commission des droits fondamentaux de l’ONU a recensé quelques douze fosses communes au Kasaï central, où sont actifs les miliciens du défunt chef traditionnel Kamuina Nsapu, et au Kasaï oriental. Précédemment, Radio France International et Reuters avaient fait mention de la découverte de huit autres fosses communes. Selon la Commission des Nations unies, les victimes présentes dans les fosses communes ont été tuées de manière atroce.<br />A la mi-mars, deux membres de la commission d’experts de l’ONU, Michael Sharp et Zahida Katalan, respectivement ressortissants américain et suédois, ont été enlevés au Kasaï central sans avoir depuis lors donné de leurs nouvelles .<br />Les témoignages recueillis sur place accusent les militaires des forces armées congolaises d’avoir exterminé de présumés partisans des miliciens mais le soupçon est que ces massacres dérivent non seulement d’une très mauvaise gestion d’un conflit avec un chef traditionnel – qui a été tué en août dernier par la police – mais aussi des tensions politiques liées à l’absence d’organisation des élections présidentielles en décembre dernier. Les négociations devant rendre applicables les accords de la Saint Sylvestre, visant à constituer un gouvernement d’unité nationale devant porter le pays aux élections d’ici la fin de cette année, ne se sont pas encore achevées alors que la tension monte au sein de la population. <br />Mon, 27 Mar 2017 12:18:35 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Disponibilité de l’Evêque de Chilpancingo-Chilapa à servir de médiateur entre le gouvernement et la criminalité organiséehttp://www.fides.org/fr/news/62004-AMERIQUE_MEXIQUE_Disponibilite_de_l_Eveque_de_Chilpancingo_Chilapa_a_servir_de_mediateur_entre_le_gouvernement_et_la_criminalite_organiseehttp://www.fides.org/fr/news/62004-AMERIQUE_MEXIQUE_Disponibilite_de_l_Eveque_de_Chilpancingo_Chilapa_a_servir_de_mediateur_entre_le_gouvernement_et_la_criminalite_organiseeChilpancingo – S.Exc. Mgr Salvador Rangel Mendoza, Evêque de Chilpancingo-Chilapa, a déclaré hier, après la Messe dominicale, qu’il pourrait jouer le rôle d’interlocuteur entre la criminalité organisée et le gouvernement si les autorités le demandaient dans le but de tenter de dialoguer pour mettre un terme au climat de violence qui afflige l’Etat de Guerrero. « Une manière d’affronter les problème au sein de l’Eglise est le dialogue et si les parties le demandent, je serais disposé à dialoguer pour obtenir que Guerrero parvienne à vivre en paix » a déclaré l’Evêque.<br />Les autorités n’ont pas cherché le dialogue avec la criminalité, a déclaré Mgr Rangel, même si le gouvernement « connaît et sait bien qui ils sont et où ils sont ». « Cependant il n’existera pas la volonté de le faire tant qu’ils resteront dans leur coin, avec la loi en main ». En effet, « pour mauvais qu’ils soient, nous devons entendre leurs arguments » a réaffirmé l’Evêque.<br />A la grande surprise de la presse, Mgr Rangel Mendoza a raconté sa rencontre avec les groupes de la criminalité organisée : « Face aux menaces contre les prêtres, j’ai été poussé à dialoguer avec eux, tant avec les groupes de l’est qu’avec ceux de l’ouest de l’Etat. Ils m’ont bien accueilli et j’ai longuement parlé avec eux. Ils ont déclaré qu’ils cherchent le bien de la population à cause de l’apathie du gouvernement, qui les a proprement abandonnés ». Dans le cas de Chilpancingo, l’Evêque a déclaré qu’il ne s’agit pas d’un groupe unique mais de différents groupes luttant pour le contrôle du territoire, soulignant que les plus dangereux sont ceux qui travaillent pour les trafiquants de drogue. <br /><br />Mon, 27 Mar 2017 11:43:40 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Début d’un retour des coptes dans le Nord Sinaï et démenti de l’Evêque copte orthodoxe d’al Arish concernant de nouvelles attaque contre des prêtreshttp://www.fides.org/fr/news/62003-AFRIQUE_EGYPTE_Debut_d_un_retour_des_coptes_dans_le_Nord_Sinai_et_dementi_de_l_Eveque_copte_orthodoxe_d_al_Arish_concernant_de_nouvelles_attaque_contre_des_pretreshttp://www.fides.org/fr/news/62003-AFRIQUE_EGYPTE_Debut_d_un_retour_des_coptes_dans_le_Nord_Sinai_et_dementi_de_l_Eveque_copte_orthodoxe_d_al_Arish_concernant_de_nouvelles_attaque_contre_des_pretresAl Arish – Un certain nombre de familles coptes ayant fui en février le Nord du Sinaï et en particulier la ville d’al-Arish, chef-lieu du gouvernorat, après la série de violences et d’assassinats s’étant abattue sur la communauté chrétienne locale commence à retourner chez elles. Hier, Dimanche 26 mars, la nouvelle du début d’un contre exode des chrétiens du Nord Sinaï a été confirmé par l’Evêque copte orthodoxe d’al-Arish et du Sinaï du Nord, C. Kosman. L’Evêque a également indiqué qu’à al-Arish, des Messes sont célébrées chaque jour et que les prêtres se déplacent librement en ville, bien que bénéficiant de la protection assurée par les forces de sécurité. Il a démenti les rumeurs – ayant circulé ces jours derniers sur Internet – d’une présumée « chasse aux prêtres » mise en œuvre par des groupes terroristes dans le chef-lieu du gouvernorat, confirmant que la situation générale relative à la sécurité commence à se normaliser.<br />Selon des sources locales, plus de 300 familles chrétiennes avaient quitté précipitamment al-Arish en février, après la série de sept homicides s’étant abattue à compter de fin janvier sur les chrétiens coptes dans le Sinaï du Nord . La majorité des évacués avait trouvé refuge dans la ville d’Ismaïlia, à 120 Km à l’est du Caire. Au cours de ces semaines, ont été également enregistrées des prises de position significatives d’institutions islamiques à propos de la nouvelle spirale de violence s’étant abattue sur les coptes égyptiens. La Maison de la fatwa, organisme égyptien présidé par le grand mufti d’Egypte et chargé de diffuser des lignes directrices et de résoudre doutes et controverses sur l’application des préceptes coraniques, a diffusé un communiqué visant à condamner la série d’homicides, soulignant que la campagne orchestrée par des groupes djihadistes à l’encontre des chrétiens autochtones vise explicitement à saboter l’unité nationale. Les porte-parole d’al-Nur, parti salafiste ultraconservateur, avaient, eux aussi, exprimé publiquement leur condamnation des meurtres ciblés de chrétiens coptes ayant eu lieu dans le nord du Sinaï, réaffirmant qu’ils allaient « à l’encontre des enseignements de l’islam ».<br />Le Sinaï du Nord est, depuis des années, l’épicentre des opérations violentes perpétrées par des groupes djihadistes contre l’armée, les forces de police et la population civile.<br />Lorsque la série d’assassinats de chrétiens dans le Sinaï du Nord avait déjà commencé, de soi-disant affiliés égyptiens du prétendu « Etat islamique » avaient diffusé un message vidéo dans lequel ils revendiquaient la nouvelle campagne de violences ciblées contre les coptes, qualifiés par les djihadistes de « proie préférée ». Le message en question exaltait la figure d’Abu Abdullah al-Masri, le jeune responsable de l’attentat suicide du 11 décembre dernier contre l’église de Botrosiya, sise à l’intérieur du complexe d’édifices ecclésiastiques adjacent à la Cathédrale copte orthodoxe du Caire, qui avait fait 29 morts. Mon, 27 Mar 2017 11:20:30 +0200ASIE/YEMEN - Plus de trois millions d’enfants non scolarisés à cause des conflits arméshttp://www.fides.org/fr/news/62002-ASIE_YEMEN_Plus_de_trois_millions_d_enfants_non_scolarises_a_cause_des_conflits_armeshttp://www.fides.org/fr/news/62002-ASIE_YEMEN_Plus_de_trois_millions_d_enfants_non_scolarises_a_cause_des_conflits_armesSanaa – Avec la guerre qui s’est intensifiée au cours de ces deux dernières années, le nombre d’enfants qui ne fréquentent plus l’école au Yémen a doublé. Il s’agit de 3,5 millions d’adolescents et de jeunes, une génération perdue pour l’un des pays les plus pauvres du monde. Le conflit s’est exacerbé en 2015 et, depuis lors, selon les Nations unies, les conflits armés ont fait enregistrer quelques 7.700 morts dont au moins 1.546 enfants dans un pays où la moitié de la population totale – 27 millions de personnes – a moins de 18 ans. La guerre a vidé 1.640 écoles dont 1.470 ont été détruites ou endommagées alors que les autres servent de casernements ou de refuges pour les évacués.<br />En outre, plus d’un million d’élèves sont désormais sans école, sachant qu’à ceux-ci viennent s’ajouter 1,6 millions d’enfants privés de scolarisation avant même le déclenchement de la guerre. Les enfants non scolarisés, abandonnés, cherchent de petits travaux, mendient ou sont recrutés par les parties au conflit, comme les 1.500 enfants soldats recensés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Dans les régions où les conflits armés sont moins nombreux et où les écoles demeurent ouvertes, les classes sont surpeuplées et les enseignants sont souvent en grève pour protester contre le non paiement des salaires. Ces enfants représentent également une proie facile pour les groupes islamistes radicaux qui profitent du conflit pour renforcer leurs rangs au Yémen. Pour compenser l’école, de nombreux jeunes s’orientent vers les centres coraniques ou les cycles de formation dans les mosquées. <br />Mon, 27 Mar 2017 10:57:52 +0200AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Sondage sur la corruption via Twitter pour faire réfléchir la communautéhttp://www.fides.org/fr/news/62001-AMERIQUE_REPUBLIQUE_DOMINICAINE_Sondage_sur_la_corruption_via_Twitter_pour_faire_reflechir_la_communautehttp://www.fides.org/fr/news/62001-AMERIQUE_REPUBLIQUE_DOMINICAINE_Sondage_sur_la_corruption_via_Twitter_pour_faire_reflechir_la_communauteBani – L’Evêque de Bani, en République dominicaine, S.Exc. Mgr Victor Emilio Masalles Pere, a lancé un sondage dans lequel il demande : « Etes-vous d’accord avec Mgr Víctor Masalles sur le fait que la lutte contre l’impunité dans le pays est déjà perdue ? ». Le premier à voter a été l’Evêque lui-même : « Ma réponse est non ! ».<br />L’enquête, diffusée par le biais de son compte Twitter : @VictorMasalles, a été postée le 15 mars et, avec ses plus de 9.000 « suiveurs », Mgr Masalles a voulu chercher une nouvelle manière de faire réfléchir la communauté sur la réalité sociale et politique du pays.<br />Ce n’est pas la première fois que Mgr Masalles s’adresse à la communauté en ayant recours aux nouveaux réseaux sociaux, indique la note envoyée à Fides par une source locale. Le 20 mars, il a voulu relancer des extraits d’un entretien qu’il avait accordé concernant la corruption dans le pays. Il y affirmait notamment : « la culture existant dans le pays vise à occulter et à ne pas affronter les choses ». « La population doit être critique envers la société et les gouvernants ». « Un peuple qui n’a pas de conscience devient une masse et la masse est manipulée. Nous, dominicains, sommes encore une masse lorsqu’ils manipulent notre conscience ». <br />Mon, 27 Mar 2017 10:48:21 +0200EUROPE/ITALIE - Clôture de la phase diocésaine de la Cause de Béatification du Père Ramin, missionnaire martyrhttp://www.fides.org/fr/news/62000-EUROPE_ITALIE_Cloture_de_la_phase_diocesaine_de_la_Cause_de_Beatification_du_Pere_Ramin_missionnaire_martyrhttp://www.fides.org/fr/news/62000-EUROPE_ITALIE_Cloture_de_la_phase_diocesaine_de_la_Cause_de_Beatification_du_Pere_Ramin_missionnaire_martyrPadoue – Le 25 mars s’est conclue la phase diocésaine de la Cause de Béatification du Serviteur de Dieu Père Ezechiele Ramin, missionnaire combonien , tué au Brésil le 24 juillet 1985. L’acte officiel a eu lieu dans sa Paroisse d’origine, Saint Joseph, à Padoue, en présence des membres du Tribunal ecclésiastique diocésain, de représentants des Comboniens, de missionnaires et de nombreux fidèles. Les actes du procès seront désormais remis à la Congrégation pour la Cause des Saints.<br />Né à Padoue le 9 février 1953, Ezechiele Ramin entra chez les missionnaires Comboniens en 1974 pour émettre ses premiers vœux le 5 juin 1976. Il poursuivit sa formation au travers d’expériences en Ouganda, aux Etats-Unis et au Mexique. Le 15 mai 1980, il émettait ses vœux perpétuels et le 28 septembre de cette même année, il était ordonné prêtre en Italie. Le 20 janvier 1984, il arriva au Brésil avant d’être par la suite destiné à Cacoal in Rondonia, où il prend à cœur la problématique indigène de la répartition des terres. Le 24 juillet 1985, il est tué dans une embuscade alors qu’il revient d’une rencontre avec des paysans qui avaient occupé des terrains et auxquels il avait demandé de se retirer. Peu de jours plus tard, le Saint Pape Jean Paul II parlera de lui comme d’un « martyr de la charité ».<br />Selon les informations parvenues à l’Agence Fides en provenance du Brésil, à plus de trente ans des faits, « la mémoire du Père Ramin est encore très vive, surtout chez les populations indigènes, les agriculteurs et les personnes les plus simples. Sa figure anime et illumine encore la foi et l’engagement des communautés chrétiennes et des organisations populaires » . <br />Mon, 27 Mar 2017 09:54:44 +0200ASIE/IRAQ - 14 « règles de comportement » imposées par les djihadistes à la population de Mossoul retrouvées dans une église libéréehttp://www.fides.org/fr/news/61999-ASIE_IRAQ_14_regles_de_comportement_imposees_par_les_djihadistes_a_la_population_de_Mossoul_retrouvees_dans_une_eglise_libereehttp://www.fides.org/fr/news/61999-ASIE_IRAQ_14_regles_de_comportement_imposees_par_les_djihadistes_a_la_population_de_Mossoul_retrouvees_dans_une_eglise_libereeMossoul – Peines pour ceux qui fument et boivent, interdiction pour les femmes de sortir de chez elles sans nécessité, peine de mort pour les blasphémateurs : telles sont quelques-unes des 14 règles de comportement que les miliciens du prétendu « Etat islamique » avaient inscrites sur les colonnes et les murs de l’église chaldéenne de Mossoul dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours. Après avoir pris le contrôle de la ville du nord-est de l’Irak, les djihadistes avaient choisi cette église comme base opérationnelle. Ces jours derniers, l’église a été reprise par l’armée irakienne et les militaires l’ont trouvée dépouillée de tout signe chrétien. Seul l’autel semble avoir été épargné par la dévastation. <br />Fri, 24 Mar 2017 13:08:00 +0100AFRICA/MALI - Nouvelle initiative de la part des Evêques en vue de la libération de Sœur Cecilia Narváez Argoti près de deux mois après son enlèvementhttp://www.fides.org/fr/news/61998-AFRICA_MALI_Nouvelle_initiative_de_la_part_des_Eveques_en_vue_de_la_liberation_de_Soeur_Cecilia_Narvaez_Argoti_pres_de_deux_mois_apres_son_enlevementhttp://www.fides.org/fr/news/61998-AFRICA_MALI_Nouvelle_initiative_de_la_part_des_Eveques_en_vue_de_la_liberation_de_Soeur_Cecilia_Narvaez_Argoti_pres_de_deux_mois_apres_son_enlevementBamako – Les Evêques du Mali ont lancé une initiative pour obtenir la libération de Sœur Cecilia Narváez Argoti, la religieuse de nationalité colombienne de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée enlevée le 7 février dernier à Karangasso, dans le sud du pays .<br />« Les Evêques explorent actuellement tous les chemins possibles afin d’obtenir la libération de Sœur Cecilia Narváez Argoti » explique à l’Agence Fides le Père Edmond Dembele, Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Mali.<br />« Des appels sont lancés au travers des moyens de communication afin de solliciter la recherche de contacts avec les ravisseurs » déclare le Père Demnbele. « Le Diocèse de Karangasso cherche en outre à trouver des intermédiaires pour parvenir à un accord avec les auteurs de l’enlèvement à propos desquels on ne dispose pas encore d’informations précises ».<br />Selon le prêtre, deux hypothèses avancées au moment de l’enlèvement demeurent valides. « Selon certains, il s’agit de bandits de la zone qui ont enlevé la religieuse dans l’espoir d’obtenir une rançon et qui maintenant ne savent pas comment gérer la situation. D’autres pensent que ce sont effectivement des djihadistes, lesquels attendent que les choses se calment pour se manifester. Mais tant que l’on n’aura pas de contact avec eux, il ne sera pas possible d’établir l’identité des ravisseurs ».<br />« Dans l’attente d’un contact concret, la Conférence épiscopale du Mali ainsi que le Diocèse de Karangasso, lancent actuellement des appels en direction des ravisseurs et de ceux qui pourraient offrir des pistes concrètes, invitant dans le même temps la communauté des fidèles à intensifier sa prière en vue de la libération de Sœur Cecilia Narváez Argoti » conclut le Père Dembele. <br />Fri, 24 Mar 2017 12:27:45 +0100ASIE/TERRE SAINTE - Risque d’effondrement de la Basilique du Saint Sépulcre selon des expertshttp://www.fides.org/fr/news/61997-ASIE_TERRE_SAINTE_Risque_d_effondrement_de_la_Basilique_du_Saint_Sepulcre_selon_des_expertshttp://www.fides.org/fr/news/61997-ASIE_TERRE_SAINTE_Risque_d_effondrement_de_la_Basilique_du_Saint_Sepulcre_selon_des_expertsJérusalem – La Basilique du Saint Sépulcre risque de s’effondrer si ne devaient pas être réalisées des interventions ad hoc visant à consolider ses fondations instables. L’alarme arrive de l’équipe d’archéologues et d’experts qui vient de porter à terme avec succès la restauration de l’Edicule – la structure qui, à l’intérieur du Sanctuaire, renferme les restes d’une grotte vénérée au moins depuis le IV° siècle comme la tombe de Jésus. L’ensemble du complexe du Saint Sépulcre – a déclaré au National Geographic l’archéologue grecque Antonia Moropoulou, enseignante à la National Technical University d’Athènes et coordinateur scientifique du projet de restauration à peine achevé – pourrait être menacé par « un significatif affaissement structurel ». Si cette hypothèse devait se vérifier – a ajouté l’archéologue grecque – « il ne s’agirait pas d’un processus lent mais catastrophique ».<br />Les hypothèses alarmantes ont pris corps au cours des études et sondages conduits au Saint Sépulcre par l’équipe d’experts chargée de la restauration de l’Edicule. Au terme des travaux, les recherches accomplies par cette équipe, et reprises par le National Geographic, ont mis en évidence que l’ensemble du complexe, dont la dernière restructuration remonte au XIX° siècle, semble être en grande partie construit sur une base instable de restes chancelants de structures précédentes avec un sous-sol traversé par des galeries et des canaux.<br />Le Sanctuaire réalisé à la demande de l’Empereur Constantin, construit sur les restes d’un précédent temple romain autour de ce qui était vénéré comme la tombe de Jésus, avait été partiellement détruit par les envahisseurs perses au VI° siècle puis par les fatimides en 1009. L’église fut reconstruite à la moitié du XI° siècle.<br />Les détails techniques du dossier, recueillis notamment grâce à la mise en œuvre d’un géo-radar et de caméras robotisées, décrivent une situation alarmante concernant la stabilité du Lieu Saint visité chaque année par des millions de pèlerins et de touristes. Nombre des piliers de 22 tonnes qui soutiennent la coupole se trouvent être posés sur 1,2 mètres de ruines non consolidées.<br />Les restaurations à peine conclues autour de l’Edicule et célébrées le 22 mars dans le cadre d’une cérémonie œcuménique – à laquelle a notamment participé le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomé I – ont vu la coopération des trois Eglises qui partagent la responsabilité de la Basilique – l’Eglise catholique au travers de la Custodie franciscaine de Terre Sainte, le Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem et le Patriarcat arménien de Jérusalem.<br />Au début des travaux, le coût du projet était estimé à quelques 3,3 millions d’USD. Ont également contribué au financement des travaux tant le Roi de Jordanie, Abdallah II, qui a fait parvenir une bienfaisance royale en avril 2016, que le Président palestinien, Mahmud Abbas, au travers d’une « contribution personnelle » rendue publique en octobre dernier .<br />Maintenant, l’équipe grecque qui, après la fin des travaux sur l’Edicule, avait lancé l’alarme sur les conditions structurelles de faiblesse de l’ensemble du complexe, estime à 6 millions d’€uros au moins le montant des travaux nécessaires à la mise en sécurité de la Basilique. Le 18 mars, un communiqué de la Custodie de Terre Sainte a indiqué que le Saint-Siège a mis à disposition 500.000 USD comme contribution à la nouvelle phase des travaux de consolidation et de restauration à lancer au Saint Sépulcre, sachant que ladite contribution « sera affectée après que les communautés titulaires du Statu Quo aient constitué, d’un commun accord, un Comité ad hoc ». <br />Fri, 24 Mar 2017 11:52:07 +0100AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Rencontre des Diocèses frontaliershttp://www.fides.org/fr/news/61996-AMERIQUE_REPUBLIQUE_DOMINICAINE_Rencontre_des_Dioceses_frontaliershttp://www.fides.org/fr/news/61996-AMERIQUE_REPUBLIQUE_DOMINICAINE_Rencontre_des_Dioceses_frontaliersBarahona – Par le biais d’un communiqué publié hier, le groupe des représentants des Diocèses frontaliers d’Haïti et de la République dominicaine, qui se sont réunis le 21 mars pour analyser les problèmes communs , a déclaré que l’Eglise catholique réaffirme son engagement à fournir aux migrants en situation irrégulière les services qui contribuent à leur faire obtenir des documents. Cet engagement est motivé par la communion avec le Pape François et par son message à l’occasion de la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2017.<br />L’Evêque de Barahona, S.Exc. Mgr Andrés Napoleón Romero Cárdenas, qui a accueilli la rencontre, a été chargé de lire le document et a déclaré : « Notre Eglise a pour mission d’œuvre pour le bien-être des deux peuples, de lutter pour préserver l’harmonie et le respect de la dignité des migrants, en particulier des enfants sans défense et sans voix » qui ont été au centre du Message du Pape de cette année.<br />Les Présidents des Commissions pour la Pastorale des Migrants des Conférences épiscopales des deux pays, Leurs Excellences NN.SS. Mons. Launay Saturné et Diómedes Espinal de León , ont souligné que, même s’il s’agit de deux pays distincts, ceux-ci constituent une seule Eglise et cet engagement n’entre pas dans le domaine politique mais constitue un service aux frères parce que nous sommes tous enfants de Dieu.<br />Le document parvenu à Fides exprime la ferme espérance des Evêques et de l’Eglise locale que tant le Président dominicain Danilo Medina Sánchez que son homologue haïtien, Jovenel Moïse, tiendront leurs promesses électorales de manière à ce qu’Haïti n’ait plus à migrer à la recherche de meilleures conditions de vie et que le pays puisse éradiquer l’impunité, la corruption et les autres problèmes sociaux. Un autre engagement important est lié à l’enseignement dans les écoles gérées par l’Eglise catholique, toujours dans la perspective de l’accueil et du soutien aux migrants. <br />Fri, 24 Mar 2017 11:27:18 +0100ASIE/INDE - Après le Jubilé, à la recherche du « 13ème prisonnier apôtre » innocenthttp://www.fides.org/fr/news/61995-ASIE_INDE_Apres_le_Jubile_a_la_recherche_du_13eme_prisonnier_apotre_innocenthttp://www.fides.org/fr/news/61995-ASIE_INDE_Apres_le_Jubile_a_la_recherche_du_13eme_prisonnier_apotre_innocentBangalore – Au cours de l’Année de la Miséricorde, l’Eglise en Inde a multiplié les initiatives de proximité pastorale et de solidarité au sein des prisons indiennes. Des centaines de détenus ont été relâchés ou ont bénéficié de peines alternatives grâce au soutien de nombreux Diocèses, Congrégations et Institutions ecclésiastiques. S.Exc. Mgr Kuriakose Bharanikulangara, Archevêque syro-malabare de Faridabad, a célébré l’an dernier la Messe in Coena Domini dans la prison de Tihar. A la fin du rite du lavement des pieds, qui a intéressé 12 détenus, un autre se présenta à l’autel en demandant d’être lui aussi au nombre des Apôtres. L’Archevêque accepta, lavant les pieds de ce 13ème détenu. L’homme confia ensuite à l’Archevêque avoir été victime de fausses accusations et être détenu alors qu’il était innocent.<br />Rappelant cet épisode significatif, S.Exc. Mgr Peter Remigius, Président de l’organisation catholique de bénévolat Prison Ministry India, qui s’occupe spécifiquement de pastorale des prisons, indique à Fides : « Il nous appartient de rechercher ce 13ème prisonnier qui demande réconfort et soutien » affirmant par ailleurs qu’au « sein de l’Eglise, il y aura toujours un lieu d’accueil, de solidarité et de miséricorde pour ceux qui sont en prison ».<br />Sur les traces des précieuses expériences du Jubilé, l’organisation Prison Ministry India invite maintenant des jeunes et des adultes à vivre une année d’engagement bénévole. « Dans 1.382 prisons indiennes, plus de 400.000 personnes languissent sans amour, sans espoir et sans aide. L’engagement constitue une opportunité pour être impliqués dans la récupération et la réhabilitation des détenus dans et hors des prisons indiennes » explique à Fides le Père Sebastian Vadkumpadan, Coordinateur national de Prison Ministry India.<br />Les nouveaux bénévoles suivront un intense programme de formation qui se tiendra au Camilian Pastoral Health Center de Bangalore en mai prochain. Le cours s’adresse aux prêtres, religieuses et laïcs qui « désirent s’engager dans cette œuvre de miséricorde pour continuer et faire montre de compassion et de soin envers leurs frères derrière les barreaux » explique le prêtre.<br />Prison Ministry India est un organisme de bénévolat national né en 1986 et reconnu par la Conférence épiscopale, qui œuvre en vue du soin, de la réhabilitation et de la réinsertion sociale des détenus. Actuellement, il compte plus de 6.000 bénévoles qui mettent enthousiasme, compétences et énergie au service des détenus pour leur donner espoir et améliorer la qualité de leur vie dans les prisons indiennes. <br />Fri, 24 Mar 2017 11:14:53 +0100AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Plus d’un million d’enfants au travail selon le gouvernementhttp://www.fides.org/fr/news/61994-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Plus_d_un_million_d_enfants_au_travail_selon_le_gouvernementhttp://www.fides.org/fr/news/61994-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Plus_d_un_million_d_enfants_au_travail_selon_le_gouvernementMaputo – Le gouvernement mozambicain a dénoncé la présence dans le pays de 1,4 millions d’enfants qui travaillent à cause de la pauvreté, en se voyant par ailleurs reconnaître un salaire inférieur au minimum appliqué dans le pays. Au cours de la présentation d’une enquête conduite à propos de l’exploitation des mineurs, élaborée par l’Université locale Eduardo Mondlane, les autorités ont demandé une liste d’emplois dangereux desquels protéger les enfants. Selon les données de l’étude, 44% des enfants et adolescents consultés ont affirmé que la majeure partie du travail des mineurs se concentre dans le commerce illégal alors que 14% travaillent pour aider leur famille. Quelques 12% des jeunes interrogés ont déclaré travailler dans des bars et des restaurants, 11% dans les champs de leurs familles, 6% dans le secteur de la pêche et 5% dans des activités domestiques. Au Mozambique, l’âge minimum pour travailler est établi à 18 ans mais la loi sur le travail prévoit la possibilité, dans des cas exceptionnels, de pouvoir être employé à partir de 15 ans. <br />Fri, 24 Mar 2017 10:14:12 +0100AMERIQUE/MEXIQUE - Fête au Mexique dans la perspective de la Canonisation des Martyrs de Tlaxcala, premiers martyrs d’Amériquehttp://www.fides.org/fr/news/61993-AMERIQUE_MEXIQUE_Fete_au_Mexique_dans_la_perspective_de_la_Canonisation_des_Martyrs_de_Tlaxcala_premiers_martyrs_d_Ameriquehttp://www.fides.org/fr/news/61993-AMERIQUE_MEXIQUE_Fete_au_Mexique_dans_la_perspective_de_la_Canonisation_des_Martyrs_de_Tlaxcala_premiers_martyrs_d_AmeriqueMexico – « C’est avec bonheur et joie que nous partageons la nouvelle selon laquelle le Saint-Père François a reçu en audience S.Em. le Cardinal Angelo Amato, S.D.B., Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints. Au cours de l’audience, le Saint-Père a approuvé les scrutins favorables de la Session ordinaire des Cardinaux et Evêques membres de la Congrégation concernant la Canonisation des Bienheureux suivants : Cristobal, Antonio et Juan, adolescents, martyrs, tués in odium fidei au Mexique en 1529 ». Tel est le texte du communiqué de la Conférence épiscopale mexicaine publié hier après-midi et parvenu à Fides.<br />« Les enfants Martyrs de Tlaxcala, sont martyrs de toute l’Amérique latine parce qu’ils ont été les premiers à rendre témoignage de la foi » avait déclaré S.Exc. Mgr Francisco Moreno Barron, Evêque de Tlaxcala, le 14 novembre 2015, lors de la célébration du V° centenaire de la naissance des trois enfants .<br />Le procès en Béatification avait été conclu par Saint Jean Paul II le 6 mai 1990 en la Basilique de Guadalupe, au cours de sa deuxième visite apostolique au Mexique. Les enfants faisaient partie des premiers groupes d’indigènes d’ethnie américaine convertis à la foi catholique et sont également les premiers martyrs d’Amérique, les premiers à avoir versé leur sang pour le Christ sur ce continent.<br />Cristobal naquit probablement en 1514, Antonio et Juan aux alentours de 1516. Ils furent cruellement tués par leurs compatriotes parce qu’au nom de la foi catholique, ils rejetaient l’idolâtrie et la polygamie. Cristobal mourut en 1527 alors qu’Antonio et Juan subirent le martyre en 1529.<br />S.Exc. Mgr Moreno Barron, venu à Rome le 19 juin 2016 pour la remise du Pallium de la part du Pape François en tant que nouvel Archevêque de Tijuana, a reçu copie du Décret de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements par lequel les Enfants Martyrs de Tlaxcala sont déclarés Patrons de l’Enfance mexicaine . <br />Fri, 24 Mar 2017 09:59:55 +0100ASIE/AFGHANISTAN - Des millions d’enfants non scolarisés dans un pays frappé par une grave crise économiquehttp://www.fides.org/fr/news/61992-ASIE_AFGHANISTAN_Des_millions_d_enfants_non_scolarises_dans_un_pays_frappe_par_une_grave_crise_economiquehttp://www.fides.org/fr/news/61992-ASIE_AFGHANISTAN_Des_millions_d_enfants_non_scolarises_dans_un_pays_frappe_par_une_grave_crise_economiqueKaboul – Près d’un tiers des enfants afghans ne va pas à l’école et, dans un pays en guerre comme l’Afghanistan, ce facteur augmente le risque qu’ils soient victimes du travail des mineurs, recrutés par des groupes armés, contraints à des mariages précoces ou fassent l’objet de toutes les formes possibles d’exploitation. Selon les données recueillies par Save the Children et parvenues à Fides, plus de 400.000 mineurs afghans ont abandonné l’école cette année à cause de l’instabilité croissante et du rapatriement forcé de 600.000 réfugiés afghans du Pakistan. L’ONG signale par ailleurs qu’environ la moitié des enfants rapatriés ne va pas à l’école, finissant souvent par travailler dans la rue parce que leurs parents ne parviennent pas à trouver un emploi. <br />Fri, 24 Mar 2017 09:32:57 +0100VATICAN - Reconnaissance du martyre d’une religieuse engagée en faveur des femmes et du respect des droits des paysanshttp://www.fides.org/fr/news/61991-VATICAN_Reconnaissance_du_martyre_d_une_religieuse_engagee_en_faveur_des_femmes_et_du_respect_des_droits_des_paysanshttp://www.fides.org/fr/news/61991-VATICAN_Reconnaissance_du_martyre_d_une_religieuse_engagee_en_faveur_des_femmes_et_du_respect_des_droits_des_paysansCité du Vatican – Le Saint-Père François a autorisé la Congrégation pour la Cause des Saints à promulguer le Décret concernant le martyre de la Servante de Dieu Sœur Regina Maria Vattalil , religieuse professe de la Congrégation des Sœurs Clarisses Franciscaines, tuée en Inde, in odium fidei, le 25 février 1995.<br />Sœur Regina Maria Vattalil, âgée de 41 ans, était originaire du Kerala et oeuvrait depuis deux ans et demi à Udaynagar, dans le Diocèse d’Indore, au sein de l’Etat indien du Madhya Pradesh. Elle fut tuée alors qu’elle voyageait en autobus d’Udaynagar à Indore. Deux hommes la contraignirent à descendre du moyen de transport et lui infligèrent plus de 50 coups de couteaux en présence des autres passagers. La police procéda à l’arrestation de trois personnes, dont les exécuteurs matériels du crime.<br />Selon les informations diffusées alors par l’Agence Fides , la religieuse était surtout engagée en faveur des paysans et des femmes des villages. S.Exc. Mgr George Anathil, à l’époque Evêque d’Indore, se souvient du fait que Sœur Regina Maria Vattalil se livrait à des activités d’assistance sociale, enseignant les droits civils aux populations tribales d’Udaynagar, au sein d’une zone dominée par de grands propriétaires fonciers et par des usuriers. Après ses obsèques, des manifestations publiques eurent lieu auxquelles prirent part des milliers de personnes dont des Evêques et des membres d’organisations chrétiennes et non chrétiennes. Toutes les institutions et les écoles catholiques de l’Etat du Madhya Pradesh demeurèrent fermées en signe de deuil. <br />Fri, 24 Mar 2017 09:28:14 +0100ASIE/SYRIE - Précisions de l’Archevêque syro-catholique d’Hassaké Nisibi à propos de la distribution des aideshttp://www.fides.org/fr/news/61990-ASIE_SYRIE_Precisions_de_l_Archeveque_syro_catholique_d_Hassake_Nisibi_a_propos_de_la_distribution_des_aideshttp://www.fides.org/fr/news/61990-ASIE_SYRIE_Precisions_de_l_Archeveque_syro_catholique_d_Hassake_Nisibi_a_propos_de_la_distribution_des_aidesHassakè – Les miliciens du prétendu « Etat islamique » se sont retirés des environs d’Hassaké. Pendant des années, ils disposaient de positions à moins de 20 Km du chef-lieu de la province homonyme, sise dans le nord-est de la Syrie. Ils se sont maintenant éloignés d’au moins 60 Km et la ville respire même si les conséquences du conflit continuent à peser sur la vie quotidienne. « Au sud du chef-lieu – indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo, Archevêque syro-catholique d’Hassaké Nisibi – il existe des villages de bédouins dont la population souffre la faim. Ils avaient accepté la domination du prétendu « Etat islamique » qui leur assurait le nécessaire pour vivre. Maintenant, nombre d’entre eux appuient les miliciens kurdes. Mais beaucoup n’ont pas de quoi manger. En tant que Diocèse, nous avons à peine terminé de distribuer à eux aussi quelques 3.000 chèvres et chevreaux, de manière à ce qu’ils puissent disposer de lait et tenter de faire naître de petits élevages à gestion familiale ou communautaire. Ce seront des ressources pour garantir leur survie. Les chrétiens d’ici ont beaucoup souffert durant la guerre mais certains ont souffert comme les chrétiens voire plus qu’eux et nous les aidons tous ».<br />L’Archidiocèse syro-catholique – ajoute Mgr Hindo – a également restauré 25 habitations dans les quartiers sud d’Hassaké et les a remises à des familles non chrétiennes. L’intention est de contribuer avec le temps à affaiblir les oppositions sectaires. A cet égard, l’Archevêque syro-catholique d’Hassaké Nisibi continue à considérer ambigu le comportement de certains groupes kurdes militarisés. « Depuis près d’un an – indique l’Archevêque – ils continuent à conserver le contrôle de l’hôpital en construction qu’ils avaient promis d’évacuer en juin dernier afin de rendre possibles les travaux de restauration et de permettre à cette structure sanitaire d’entrer en service ». <br />Thu, 23 Mar 2017 12:58:33 +0100ASIE/PHILIPPINES - Prise de position du Secrétaire exécutif de la Commission Famille et Vie de la Conférence épiscopale en vue du vote du Sénat sur la réintroduction de la peine capitalehttp://www.fides.org/fr/news/61989-ASIE_PHILIPPINES_Prise_de_position_du_Secretaire_executif_de_la_Commission_Famille_et_Vie_de_la_Conference_episcopale_en_vue_du_vote_du_Senat_sur_la_reintroduction_de_la_peine_capitalehttp://www.fides.org/fr/news/61989-ASIE_PHILIPPINES_Prise_de_position_du_Secretaire_executif_de_la_Commission_Famille_et_Vie_de_la_Conference_episcopale_en_vue_du_vote_du_Senat_sur_la_reintroduction_de_la_peine_capitaleManille – « Ce que nous demandons à nos hommes politiques est la cohérence de voter sur la peine de mort selon leur conscience. Nous demandons à ce qu’ils n’utilisent pas la foi par convenance politique. Nombre d’hommes politiques s’engagent pour dire oui à la vie puis votent en faveur de la peine de mort. La conscience illuminée par la foi est très importante en politique, comme dans tout autre choix de la vie humaine. Les choix, dans la vie personnelle ou privée, ne peuvent être en contradiction avec ceux faits dans le cadre de la vie publique ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Melvin Castro, Secrétaire exécutif de la Commission Famille et Vie de la Conférence épiscopale, alors que le Sénat philippin s’apprête à se prononcer sur la réintroduction de la peine de mort, déjà adoptée par le Congrès. Le scrutin est prévu au Sénat pour le 2 mai, sachant que les membres du parti du Président Duterte, promoteur de la mesure, disposent de la majorité dans cette chambre.<br />« L’Eglise enseigne ceci, à savoir la sacralité de toute vie. Nous voulons vivre dans une nation qui tient toujours à l’esprit le principe du respect de la dignité inaliénable de tout homme et de toute femme et des droits fondamentaux » remarque le Père Castro.<br />La Conférence épiscopale des Philippines, dans une récente déclaration publique lue dans toutes les églises, a présenté différentes bonnes raisons pour rejeter la proposition de loi portant réintroduction de la peine capitale. Les Evêques affirment entre autre que la peine de mort « n’est pas nécessaire », qu’elle « n’assure pas plus de justice » et qu’elle « n’aidera pas le pays ».<br />En effet, toute peine, observent les Evêques, doit avoir une valeur rééducative et comme objectif « la guérison et le changement de vie » de ceux qui commettent un délit mais ne pas avoir le caractère d’une vengeance. En outre, selon les données de la Cour Suprême, les erreurs judiciaires dans les cas de condamnations à la peine capitale dépasseraient les 70% des cas alors que « aucune étude ne démontre que l’imposition de la peine de mort constitue une dissuasion efficace contre le crime » note le Message des Evêques.<br />C’est pourquoi l’appel demande explicitement aux Sénateurs de « rejeter la réintroduction de la peine de mort ». Enfin, les Evêques invitent les fidèles à prier constamment afin que « l’Esprit Saint illumine et guide les esprits et les consciences des législateurs » appelés à accomplir un choix qui aura des répercussions sur la vie de nombreuses personnes et sur l’avenir du pays. Thu, 23 Mar 2017 12:26:48 +0100AFRIQUE/NIGERIA - Prise de position de l’Evêque de Maiduguri contre la corruption des hommes politiqueshttp://www.fides.org/fr/news/61988-AFRIQUE_NIGERIA_Prise_de_position_de_l_Eveque_de_Maiduguri_contre_la_corruption_des_hommes_politiqueshttp://www.fides.org/fr/news/61988-AFRIQUE_NIGERIA_Prise_de_position_de_l_Eveque_de_Maiduguri_contre_la_corruption_des_hommes_politiquesAbuja – « Nombre des sommes provenant du monde occidental ne vont pas directement aux personnes auxquelles elles sont destinées. Pour toute intervention, insistent sur le fait que les donations doivent passer par les agences gouvernementales et par le biais de celles-ci, elles finissent dans les poches de quelques individus. Nombre de nos hommes politiques sont corrompus » a dénoncé S.Exc. Mgr Oliver Dashe Doeme, Evêque de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, dans le nord du Nigeria, en parlant avec une délégation de la fondation de droit pontifical Aide à l’Eglise en Détresse. Maiduguri se trouve au centre des attaques de Boko Haram et la délégation était venue en visite en signe de solidarité avec les populations touchées.<br />Mgr Doeme, en remerciant ses hôtes, a souligné que l’Eglise et d’autres dénominations religieuses ont créé des structures efficientes permettant de distribuer des aides aux victimes de Boko Haram.<br />La délégation de l’AED, composée de 14 personnes provenant de Corée du Sud, d’Asie, d’Amérique et d’Europe, a invité à la réconciliation et au dialogue interreligieux afin de surmonter les tensions.<br />Des tensions qui sont souvent d’origine politique, ainsi que l’a souligné le Père John Bakeni, en rappelant que dans le nord du Nigeria, acheter un terrain pour y édifier une église est devenu une mission difficile alors que le gouvernement n’a offert aucune compensation pour les églises détruites par Boko Haram. L’Eglise – a remarqué le Père Bakeni – a toujours aidé tout un chacun, indépendamment de sa foi religieuse. « L’Eglise catholique a visité tous les camps de réfugiés de Maiduguri, offrant une aide humanitaire immédiate à nos frères musulmans » a-t-il déclaré.<br />La délégation de l’AED a également rencontré des survivants des violences de Boko Haram sous la conduite du Père Gideon Obasogie, Directeur du Bureau diocésain pour les Communications sociales. <br />Thu, 23 Mar 2017 12:09:26 +0100AFRIQUE/RD CONGO - Les massacres au Nord Kivu, œuvre de véritables djihadistes ?http://www.fides.org/fr/news/61987-AFRIQUE_RD_CONGO_Les_massacres_au_Nord_Kivu_oeuvre_de_veritables_djihadisteshttp://www.fides.org/fr/news/61987-AFRIQUE_RD_CONGO_Les_massacres_au_Nord_Kivu_oeuvre_de_veritables_djihadistesKinshasa – Depuis le début d’octobre 2014, la population du territoire de Beni – au Nord Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo – est victime d’une série d’enlèvements de personnes et de massacres dans le cadre desquels plus de 1.000 personnes sont mortes.<br />Le gouvernement congolais attribue de telles violences à un groupe de rebelles ougandais d’inspiration islamique, les forces démocratiques alliées , qualifié de groupe terroriste djihadiste. Toujours selon le gouvernement, les ADF seraient en contact avec d’autres groupes djihadistes tels que Al Shabaab en Somalie et Boko Haram au Nigeria. De telles affirmations seraient confirmées par la présence, dans les rangs des ADF, de ressortissants ougandais, somaliens, kenyans, tchadiens et soudanais. « Mais la thèse djihadiste du gouvernement n’est pas du tout convaincante. Elle pourrait constituer un simple expédient permettant de s’assurer la sympathie de la Communauté internationale, elle aussi victime d’une certaine forme de terrorisme international » affirme une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo.<br />En effet, les massacres n’ont jamais été revendiqués comme cela est en revanche le cas pour ceux perpétrés par les groupes djihadistes d’autres zones d’Afrique, tels que Boko Haram au Nigeria ou les Shabaabs en Somalie. Les ADF ne diffusent pas de communiqués pas plus qu’ils ne sont actifs sur les sites Internet djihadistes. Ils ne suivent pas une logique de recrutement de nouveaux croyants en vue de l’expansion d’un califat dans la région des Grands Lacs d’Afrique, mais une logique d’implantation territoriale. Il est possible d’observer chez eux une stratégie d’installation dans certaines zones du territoire de Beni, auxquelles la population locale ne peut plus accéder. En ce qui concerne les présumés membres étrangers, il est difficile de penser qu’il s’agisse de combattants étrangers arrivés au Congo pour s’enrôler dans le cadre d’une hypothétique djihad. Il s’agit plutôt d’étrangers déjà présents sur le territoire congolais depuis plusieurs années sinon de décennies, pour des motifs politiques, économiques ou professionnels.<br />« Selon une autre thèse, les véritables responsables de ces crimes seraient le gouvernement lui-même et des populations d’origine rwandaise ayant comme but de balkaniser la région » affirme la note. « Ceci était également le point de vue du Père Vincent Machozi, religieux assomptionniste assassiné dans la nuit du 20 mars 2016 . Peu de temps avant son assassinat, sur son site Internet Beni-Lubero, il avait accusé le Président congolais, Joseph Kabila, et le Premier Ministre rwandais, Paul Kagamé, d’être les véritables mandants des massacres. Selon lui, les deux hommes favoriseraient un climat de terreur afin de contraindre la population locale à abandonner ses terres, riches en bois et en minerais, pour y installer une nouvelle population provenant du Rwanda. Dans son dernier message avant d’être tué, le Père Machozi avait écrit : « les tuniques musulmanes contribuent à créer la confusion pour cacher le visage rwandais de l’occupation, déjà bien trop visible aux yeux de tous ». <br />Thu, 23 Mar 2017 11:53:21 +0100ASIE/MYANMAR - Travail des mineurs et alimentation de la croissance économique dans le payshttp://www.fides.org/fr/news/61986-ASIE_MYANMAR_Travail_des_mineurs_et_alimentation_de_la_croissance_economique_dans_le_payshttp://www.fides.org/fr/news/61986-ASIE_MYANMAR_Travail_des_mineurs_et_alimentation_de_la_croissance_economique_dans_le_paysNaypyidaw – Au Myanmar, les mineurs peuvent commencer à travailler légalement à 14 ans mais la journée de travail ne peut dépasser quatre heures. La législation permet d’entrer sur le marché du travail à cet âge mais certains parviennent également à falsifier la documentation pour commencer plus tôt. Bien que toute forme de travail dangereux soit interdite, les experts soutiennent que la législation est peu connue et que de nombreux enfants encore plus jeunes sont envoyés travailler. Selon les informations parvenues à Fides, au Myanmar, un enfant de 10 à 17 ans sur cinq travaille, soit l’un des pires résultats en matière de travail des mineurs, sachant que dans le pays une personne sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté.<br />Nombre d’enfants qui travaillent pour aider leurs familles vendent des fleurs, servent le thé ou font les domestiques. D’autres travaillent dans les toujours plus nombreuses usines étrangères établies dans le pays pour faire de l’économie nationale la plus dynamique de la région, faisant prévoir cette année une croissance de 7% du PIB. Les entreprises occidentales cherchent à profiter du bas coût de la main-d’œuvre, le salaire minimum étant en effet de quelques 0,33 USD de l’heure, inférieur à celui de la Thaïlande, du Cambodge, de la Chine et de l’Indonésie. <br />Thu, 23 Mar 2017 11:36:19 +0100