ASIE/CORÉE DU SUD - « Ayez confiance, j’ai vaincu le monde » : présentation de l’hymne officiel des JMJ de Séoul 2027, sous le signe des martyrs

lundi, 3 août 2026 journée mondiale de la jeunesse   jeunes   eglises locales   musique   martyrs  

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Séoul (Agence Fides) – Les martyrs et les lieux de martyre sont au cœur des vidéos publiées aujourd’hui pour promouvoir l’hymne de la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse à Séoul, prévue du 3 au 8 août 2027, dont le titre en latin est « Confidite, Ego Vici Mundum » (« Ayez confiance ! J’ai vaincu le monde »).

L’hymne, présenté dans deux versions musicales, est chanté en six langues avec un refrain en latin.

Les paroles « Vous êtes la lumière du monde, éclairez-vous mutuellement le chemin » sont suivies d’un « que ta volonté soit faite en moi » répété dans les différentes langues.
Dans la première version, dont la musique est interprétée par un orchestre symphonique, se mêlent les mélodies traditionnelles coréennes des instruments gayageum (가야금), haegeum (해금) et sogeum (소금), tandis que la deuxième version se présente dans un style inspiré de la K-pop contemporaine. On y retrouve le style pungmul, avec le taepyeongso (태평소) et des instruments à percussion traditionnels tels que le janggu (장구), le buk (북), le jing (징) et le kkwaenggwari (꽹과리).

En compagnie des bénévoles des JMJ, la vidéo fait découvrir les lieux du martyre des catholiques coréens : le sanctuaire des martyrs de Seosomun, le sanctuaire de Saenamteo, le lieu du supplice du premier prêtre coréen martyr, André Kim Taegon (1821-1846), l’un des patrons des JMJ à Séoul. On y voit également l’église de Gahoe-dong, où fut célébrée la première messe en 1795 (voir Fides du 22/7/2025), et l’église de Yakhyeon, la première église de style occidental de la capitale. On y découvre aussi des vues de Gwanghwamun, ainsi que le village de Bukchon Hanok (한옥) avec ses maisons traditionnelles coréennes au bord du fleuve Han.


La « longue marche » des JMJ

À l’occasion de l’Année Sainte de la Rédemption en 1984, le Pape Jean-Paul II avait invité les jeunes générations à Rome pour « leur » Jubilé. Puis, en 1985, au cours de ce que l’ONU avait proclamé « Année internationale de la jeunesse », des centaines de milliers de jeunes s’étaient à nouveau rassemblés autour du pape à l’occasion du dimanche des Rameaux (31 mars). C’est à partir de ces rassemblements que les JMJ ont été instituées, célébrées chaque année au niveau diocésain, généralement le dimanche des Rameaux.

Les éditions internationales se sont tenues tous les deux ou trois ans à Rome (1986), Buenos Aires (1987), Saint-Jacques-de-Compostelle (1989), Częstochowa (1991), Denver (1993), Manille (1995, avec un record de 5 millions de participants), Paris (1997), Rome (2000), Toronto (2002), Cologne (2005), Sydney (2008), Madrid (2011), Rio de Janeiro (2013), Cracovie (2016), Panama (2019), Lisbonne (2023), série qui a été suivie par le grand rassemblement du Jubilé des Jeunes célébré à Rome en 2025.


Les JMJ reviennent en Asie

Le choix du pays hôte des JMJ résulte avant tout d’une concertation entre les dicastères du Vatican, les Conférences Épiscopales concernées et les Évêques du diocèse candidat.

Dans le discours qu’il avait adressé aux jeunes à Manille le 15 janvier 1995, lors de ce qui est à ce jour la seule JMJ asiatique, Jean-Paul II avait déclaré : « Au premier millénaire, la Croix a été plantée en Europe ; au deuxième, en Amérique et en Afrique ; prions pour que, au troisième millénaire chrétien, il y ait une grande moisson de foi en Asie. » À cette occasion, Jean-Paul II avait également adressé, par le biais de Radio Veritas, un message de réconciliation aux catholiques chinois.
Un groupe de jeunes catholiques chinois avait participé aux journées de Manille aux côtés de leurs homologues venus du monde entier.

Le contexte des prochaines JMJ asiatiques est très différent de celui qui avait accueilli les JMJ de Manille. D’une part, la Corée du Sud ne connaît pas de situations généralisées de pauvreté urbaine ni d’émigration de masse. D’autre part, il s’agit d’un pays où les catholiques sont une minorité. « Et vous, chers jeunes Coréens, c’est maintenant à vous de jouer ! En portant la Croix en Asie, vous annoncerez à tous l’amour du Christ. Ayez du courage ! », avait déclaré le pape François aux jeunes Coréens à l’occasion du passage traditionnel de la Croix des JMJ et de la copie de l’icône de Marie Salus Populi Romani. (voir Fides 25/11/ 2024)


Les hymnes des JMJ

Généralement composés en s'inspirant des thèmes bibliques des JMJ, les hymnes sont traduits en plusieurs langues et destinés à être chantés par les jeunes au-delà des barrières linguistiques. Au cours de l'histoire des JMJ, certains hymnes ont connu un grand succès.

Le « chemin de la vérité » était le fil conducteur de « Somos los jóvenes del 2000 », un hymne inspiré précisément du pèlerinage et de la figure de saint Jacques pour les JMJ de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1989. Vient ensuite l’hymne des JMJ de Manille en 1995, « Tell the world of His love ». Vient ensuite celui de Paris en 1997, « Maestro e Signore venuto tra noi ». L’hymne des JMJ qui a peut-être connu la plus grande diffusion est « Jesus Christ, you are my Life », composé pour les JMJ du Grand Jubilé de l’an 2000 par le maestro Marco Frisina. (PR)
(Agence Fides 3/8/2026)


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