ASIE/CORÉE DU SUD - Célébration à Séoul de la 1500e messe pour la réconciliation de la Corée ; les fidèles du Sud et du Nord prient en communion spirituelle

vendredi, 13 février 2026 paix   prière   messe  

Archdiocese of Seoul

Séoul (Agence Fides) – « Célébrer régulièrement la messe pendant près de 31 ans, avec un dévouement inébranlable, dans un seul but, est une entreprise sans précédent dans toute l'histoire de l'Église catholique en Corée. Cela montre à quel point la paix dans la péninsule coréenne et la réconciliation et l'unité entre la Corée du Nord et la Corée du Sud sont cruciales pour notre peuple » a souligné Mgr Peter Chung Soon-taick OCD, archevêque de Séoul et administrateur apostolique de Pyongyang, ainsi que président du Comité pour la réconciliation en Corée, en célébrant le 10 février, dans la cathédrale de la capitale coréenne, la 1500e messe pour la réconciliation et l'unité de la Corée. Cette messe spéciale est célébrée dans l'archidiocèse de Séoul tous les mardis à 19h00 dans la cathédrale de l'Immaculée Conception, afin d'implorer Dieu pour une paix et une réconciliation authentiques dans la péninsule coréenne.
Plus de 400 personnes ont participé à cette célébration, promue et organisée par le Comité pour la réconciliation de la Corée institué dans l'archidiocèse de Séoul, parmi lesquelles le nonce apostolique, l'archevêque Giovanni Gaspari, l'ancien et premier président du Comité pour la réconciliation de la Corée, l'archevêque Choi Chang-mou, ainsi que certains représentants politiques tels que le ministre de l'Unification David Chung Dong-young, en plus des prêtres, des consacrés et des fidèles.
Comme le rapporte une note du Bureau des communications sociales de l'archidiocèse de Séoul, l'Archevêque Chung a rappelé dans son homélie : « Au cours des 30 dernières années, il y a eu des moments où la paix dans la péninsule coréenne semblait à portée de main, et des périodes où le dialogue s'est complètement interrompu et où les tensions ont atteint leur paroxysme ». Aujourd'hui, a-t-il déclaré, « on ne sait pas clairement où et comment reprendre le dialogue ». Néanmoins, a-t-il souligné, « les efforts pour comprendre l'autre partie et rechercher la réconciliation ne sont en aucun cas un choix faible ou irréaliste ; ils constituent au contraire la décision la plus courageuse ».
S'attardant sur les relations intercoréennes, Mgr Chung a souligné qu'il fallait se détacher de l'attitude consistant à « se sentir supérieur aux autres » pour se considérer « comme des frères et des voisins ».
Expliquant la signification de la messe de réconciliation, il a ensuite fait remarquer : « Cette messe a préservé la paix dans la péninsule coréenne, c'est une Eucharistie pour l'introspection et la préparation d'un nouvel avenir ».
Lors de la cérémonie commémorative de la 1500e messe, le père Jung Soo Yong, vice-président du Comité pour la réconciliation en Corée, a rendu compte des progrès accomplis à ce jour, déclarant : « Cette messe est célébrée avec les nouveaux prêtres et les agents pastoraux de l'année, dans le cadre de la campagne intitulée « L'Église nord-coréenne dans mon cœur ». Chaque semaine, nous commémorons dans nos prières l'une des 57 églises paroissiales qui existaient dans le Nord immédiatement après la libération ». Et il a promis : « Nous continuerons à garder dans nos cœurs
le désir de paix dans la péninsule coréenne et de meilleures relations intercoréennes. Nous continuerons à prier ensemble ».
Le ministre David Chung Dong-young a déclaré : « J'espère que la messe d'aujourd'hui sera l'occasion pour que la volonté de Dieu s'accomplisse sur cette terre, transformant la haine en amour, la discorde en réconciliation et la division en unité ».
La messe, célébrée tous les mardis depuis le lancement du Comité pour la réconciliation en Corée en 1995, témoigne de la foi, de la dévotion et de la persévérance des fidèles qui l'ont initiée il y a 31 ans. Elle a été célébrée pour la première fois le 7 mars 1995 par le défunt cardinal Kim Sou-hwan (alors archevêque de Séoul et administrateur apostolique de Pyongyang) et a été poursuivie par le Comité pour la réconciliation, fondé le 1er mars 1995, année du 50e anniversaire de la libération et de la division de la péninsule.
À la fin de la célébration, les fidèles présents récitent la « Prière simple », « Dieu, fais de moi un instrument de ta paix », attribuée à saint François d'Assise, qui est récitée simultanément dans la cathédrale de Myeong-dong à Séoul et dans l'église de Changchung à Pyongyang, la seule église catholique restante sur le territoire nord-coréen. Cette pratique découle d'un accord conclu le 15 août 1995 entre le Comité pour la réconciliation en Corée et l'organisme catholique officiel nord-coréen, l'Association catholique coréenne (KCA) en Corée du Nord. Depuis lors, les fidèles de Corée du Sud et ceux de Corée du Nord sont unis une fois par semaine dans une communion spirituelle, priant pour la paix le même jour et à la même heure.
À Séoul également, depuis environ neuf ans, la messe est suivie d'un rosaire au cours duquel on demande l'intercession de Notre-Dame de Fatima pour obtenir la paix dans la péninsule coréenne et dans le monde.
(PA) (Agence Fides 13/2/2026)


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