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New Delhi (Agence Fides) – « Je suis proche des populations du Pakistan, de l'Inde et du Népal touchées par de violentes inondations. Je prie pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour tous ceux qui souffrent à cause de cette catastrophe ». Les paroles prononcées par le Pape Léon XVI lors de l'Angélus de dimanche dernier ont été comme un baume apaisant pour la communauté catholique indienne. Ces derniers jours, la nature s'est déchaînée, dévastant villages et villes. Les eaux se retirent lentement, mais l'urgence n'est pas terminée. Avec le retrait des eaux, en effet, le bilan des dégâts commence : maisons détruites, champs inondés, routes impraticables...
James Sekar, évêque de Buxar, diocèse situé dans l'État fédéré du Bihar, dans le nord-est de l'Inde, décrit la situation. « La situation s'est maintenant améliorée », rapporte-t-il à l'Agence Fides, sans cacher les difficultés rencontrées ces dernières heures. Dès le début, les bureaux du diocèse catholique de Buxar « ont pris contact avec les personnes dans le besoin ».
En particulier, « le Département des initiatives sociales du diocèse fournit aux personnes déplacées des biens de première nécessité, notamment de la nourriture, des articles sanitaires et tout le nécessaire pour faire face à ces premiers jours » après les inondations. Ils sont également soutenus par la prière, comme celle du Souverain Pontife : « Nous sommes très reconnaissants au Saint-Père pour ses prières, ses bénédictions et son soutien », a ajouté Mgr Sekar.
Son diocèse a été parmi les plus touchés : s'étendant sur plus de 11 000 kilomètres carrés, il compte environ 26 000 catholiques dont la pastorale est confiée à 17 paroisses réparties sur tout le territoire. Ce n'est pas le seul territoire à avoir été endommagé par les inondations. Dans le Cachemire indien, les inondations ont causé la mort de plus de 60 personnes et 80 autres sont toujours portées disparues. Mais le bilan est encore provisoire : selon les autorités, en effet, bon nombre des personnes disparues auraient été emportées par les eaux. Dans certaines zones, les secours sont intervenus rapidement : environ 300 personnes ont été sauvées.
La situation est différente au Pakistan, où les chiffres, encore provisoires, font état de déchaînements des forces naturelles qui s'est abattu avec plus de violence : les inondations ont fait au moins 164 morts. Plus de 1 300 personnes (en grande majorité des touristes) ont été évacuées dans la seule vallée de Siran, dans le district montagneux de Mansehra, touché par des glissements de terrain. Selon l'Autorité nationale de gestion des catastrophes, depuis le 26 juin, plus de 477 personnes, principalement des femmes et des enfants, sont mortes dans des accidents causés par les pluies dans tout le Pakistan.
Connues sous le nom de « cloudburst », ces pluies torrentielles sont de plus en plus fréquentes dans les régions himalayennes de l'Inde et dans le nord du Pakistan, où elles provoquent des inondations soudaines et des glissements de terrain qui touchent des milliers de personnes dans les régions montagneuses. Et s'il est vrai que ce phénomène s'est amplifié ces dernières années, notamment en raison du changement climatique, la plupart des dégâts sont dus à un développement urbain toujours plus intense et non planifié dans ces régions montagneuses. (FB) (Agence Fides 19/8/2025)