AFRIQUE/CAMEROUN - « Dans l’Église, il n’y a pas de différences entre francophones et anglophones »

vendredi, 23 octobre 2026

FIAC

Yaoundé (Agence Fides) – « Comme le disait Saint Paul, “il n’y a plus ni Grecs ni Juifs”, de même, dans l’Église au Cameroun, il n’y a pas de différences entre francophones et anglophones ». C’est ce qu’affirme le père Florent Ze Ntongo, assistant général national de l’Apostolat des laïcs du Cameroun, lors d’un entretien avec l’Agence Fides à l’occasion du Forum international de l’Action catholique (FIAC), qui s’est tenu à Rome du 15 au 18 octobre.
« Au sein de l’Église catholique, il n’y a pas de problèmes entre francophones et anglophones. Les Évêques jouent un rôle de référence pour aider les chrétiens à comprendre que, au-delà de toute instrumentalisation de la part des politiciens, dans la famille de Jésus, comme le disait saint Paul, « il n’y a plus ni Grecs ni Juifs, ni esclaves ni hommes libres ». Nos Évêques sont les premiers à enseigner aux fidèles à vivre ensemble, quelle que soit leur appartenance linguistique. À Yaoundé, il existe plusieurs paroisses où les fidèles francophones et anglophones cohabitent en harmonie. Un curé francophone célèbre tranquillement la messe pour les anglophones et vice versa. »
La mission du père Ze Ntongo consiste à travailler en collaboration avec les différentes associations laïques présentes au Cameroun, sur la base des critères indiqués dans l’exhortation apostolique *Christifideles laici* de Saint Jean-Paul II.
Parmi les associations laïques figure l’Association Sainte-Marie « Ekoan Maria », qui a pour objectif de promouvoir la formation de la femme chrétienne à travers la vie spirituelle, la dévotion à la Vierge Marie, la prière et l’engagement au sein de l’Église et de la société. Il ne s’agit pas seulement d’un groupe de prière, mais d’une association publique au service de la communauté ecclésiale et de la société, engagée dans la promotion de la famille, la catéchèse, les œuvres caritatives, la solidarité et le développement socio-économique.
En 2026, l’association a célébré ses 120 ans au service de l’Église. La messe de clôture s’est déroulée au sanctuaire de Marie Médiatrice, à Etoudi, à Yaoundé, et a été présidée par le Nonce Apostolique, Mgr José Avelino Bettencourt. Mgr Jean Mbarga, archevêque de Yaoundé, Mgr Damase Zinga Atangana, évêque de Kribi, et la ministre Marie-Thérèse Abena Ondoa étaient également présents. Des milliers de femmes ont participé à la célébration et onze postulantes ont été consacrées.
« Nous préparons actuellement le congrès national de l’Association Sainte-Marie “Ekoan Maria”, prévu du 23 au 25 octobre dans le diocèse d’Obala, dont l’Évêque, Mgr Sosthène Léopold Bayemi Matjei, est président de la Commission épiscopale pour les laïcs », explique le père Ze Ntongo.
« Dans le cadre de la pastorale des laïcs, de nombreuses structures sont actives, outre les associations féminines : il existe des associations destinées aux hommes, aux étudiants et aux travailleurs. Plus d’une centaine d’associations sont reconnues par la Conférence épiscopale du Cameroun, représentant aussi bien les communautés francophones qu’anglophones », rapporte le père Ze Ntongo.
« Tout part des paroisses, où chaque fidèle peut trouver l’association la mieux adaptée à sa situation de vie. »
Nous demandons au responsable de l’Apostolat des laïcs s’il existe également au Cameroun des associations pour les personnes à la recherche d’un emploi.
« Oui, il existe des organisations qui aident les chômeurs par le biais de parcours de formation professionnelle », répond-il. « En ce sens, l’Église est une mère qui accompagne ses enfants, quelle que soit leur situation de vie. À ceux qui risquent souvent de sombrer dans le désespoir, nous disons de ne pas céder au découragement, car l’Église continue d’encourager ses enfants. En tant que chrétiens, nous croyons que la vie dépend de Dieu. Grâce à ces associations, qui proposent une formation professionnelle aux chômeurs, certaines personnes ont réussi à trouver un emploi. »

« Outre ces structures laïques, il existe également des écoles de formation mises en place par les diocèses. À Yaoundé, par exemple, il y a au moins deux écoles de formation professionnelle destinées aux jeunes », conclut-il. (LM) (Agence Fides 23/10/2026)


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