Nairobi (Agence Fides) – La police kenyane a arrêté le 10 juin celui qu’elle a qualifié de principal suspect dans le meurtre du père Allois Cheruiyot Bett, le prêtre abattu par balle dans la région de Tot, dans la vallée de Kerio, sur le plateau occidental du Kenya (voir Fides 23/5/2025).
Le suspect, Meshack Kilimo, a été arrêté après avoir tué un autre homme d’une flèche lors d’une dispute concernant la possession d’un terrain dans la même zone de la vallée de Kerio.
Zablon Okoyo, commandant de la police du district de Kerio Valley East, a confirmé l’arrestation du principal suspect dans le meurtre du prêtre, précisant que l’homme est actuellement en cours d’interrogatoire.
Meshack Kilimo a été présenté devant un magistrat dans la ville d'Iteh en lien avec le meurtre commis lors du conflit foncier.
« La DCI (Direction des enquêtes criminelles) s'occupe actuellement de l'affaire et examine les preuves qui le relient au meurtre du prêtre. Une décision sera ensuite prise quant aux mesures à prendre », a déclaré le commandant de police.
Le père Bett avait été abattu par des hommes armés le 22 mai 2025, à l'issue de la messe célébrée dans la Jumuiya (petite communauté chrétienne) du village de Kakbiken. Le 3 juin, les corps de deux hommes soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre du prêtre avaient été retrouvés le long de la route Mogotio-Kiptuno, dans le comté de Nakuru (voir Fides 4/6/2025).
Leurs familles, qui avaient signalé leur disparition le 30 mai, affirment que leurs meurtres sont liés à l’assassinat du prêtre. Selon leurs proches, les deux hommes, Simon Yego, 45 ans, et Collins Kipyatich, 22 ans, auraient été enlevés le matin même, à quelques heures d’intervalle, dans le village de Tot, où le père Bett avait été tué le 22 mai.
L'autopsie a confirmé que les deux victimes avaient subi de brutales tortures avant d'être tuées. À l'époque, certaines sources avaient fait état d'une possible implication d'« hommes en uniforme » ou de membres des forces de sécurité dans leur enlèvement. La mort de ces deux hommes a ajouté un élément de mystère supplémentaire au meurtre du prêtre, dans une région déjà marquée par de fortes tensions dues à la présence de bandes criminelles (voir Fides 27/5/2025).(LM) (Agence Fides 12/6/2026)