ASIE - Appel des Évêques asiatiques : « Arrêter une guerre aux conséquences incalculables »

mercredi, 4 mars 2026

FABC

Bangkok (Agence Fides) – Un cessez-le-feu immédiat dans la guerre au Moyen-Orient, qui pourrait avoir « des conséquences humaines et économiques incalculables » dans le monde entier : tel est l'appel lancé par la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (FABC). Dans une note publiée par le Comité central de la FABC, basé à Bangkok, les Évêques asiatiques expriment « leur profonde angoisse et leur grave préoccupation face à la nouvelle escalade de violence au Moyen-Orient », citant les attaques militaires d'Israël et des États-Unis contre l'Iran et les réactions qui ont impliqué de nombreux pays de la région.
La note envoyée à l'Agence Fides, signée par le Cardinal Filipe Neri Ferrao, Président de la FABC, par le Cardinal Pablo Virgilio David, Vice-président, et par le Cardinal Isao Kikuchi, SVD, Secrétaire Général de la FABC, commence par citer un passage de l'Évangile : « Heureux ceux qui œuvrent pour la paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9).
Exprimant leur profonde préoccupation face au conflit, les Évêques écrivent : « Nous faisons écho à l'appel urgent du Pape Léon XIV, qui nous rappelle que la paix ne peut être construite sur des menaces ou des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort ». Et ils affirment : « La stabilité ne peut naître de la peur, pas plus que la justice ne peut être assurée par la violence. Seul un dialogue sincère, responsable et constant peut ouvrir la voie à une paix juste et durable ».
Se plaçant du point de vue des terres et des peuples de l'Orient, la note de la FABC déclare : « Depuis notre contexte asiatique, caractérisé par une riche diversité religieuse, des traditions culturelles profondes et les luttes quotidiennes des pauvres, nous affirmons que la paix n'est pas simplement l'absence de guerre. Elle est le fruit de la justice, du dialogue et de la construction patiente de la confiance entre les peuples. La guerre, au contraire, touche de manière disproportionnée les plus vulnérables : les pauvres, les personnes déplacées, les enfants et les générations futures ».
La note des Évêques lance trois appels spécifiques : « Nous demandons la cessation immédiate des hostilités et que toutes les parties exercent leur responsabilité morale, en résistant à la spirale de l'escalade qui ne conduit qu'à des souffrances plus profondes et à des pertes irréversibles ». « Nous exhortons - poursuit-elle - à rétablir la diplomatie comme principal instrument de résolution des conflits. Le dialogue, aussi difficile soit-il, reste la seule voie qui respecte la dignité des peuples et la souveraineté des nations ». Troisième point : « Nous encourageons la solidarité interreligieuse, en particulier entre les dirigeants des grandes traditions religieuses présentes dans la région, afin de témoigner ensemble du caractère sacré de la vie ».
Les Évêques renouvellent leur engagement « à rester aux côtés des pauvres et des victimes de la guerre, dont les cris restent souvent sans réponse en raison de calculs géopolitiques. Leur souffrance doit rester au centre de tous les efforts en faveur de la paix ».
Toutes les Églises locales, dans toute l'Asie, sont invitées pendant le Carême « à intensifier la prière, le jeûne et les actes concrets de solidarité pour la paix ». « Dans notre cheminement de pèlerins de l'espérance, conclut la note, nous refusons de céder au désespoir. Nous croyons que même dans les heures les plus sombres, l'Esprit continue d'ouvrir des chemins vers la réconciliation », en confiant le cheminement des peuples asiatiques à l'intercession de Marie, Reine de la paix.
Les Évêques réunis à Bangkok du 2 au 6 mars pour la réunion du Comité central de la FABC, composé des présidents des conférences épiscopales asiatiques, ont également organisé et vécu une adoration eucharistique spéciale pour prier ensemble pour la paix au Moyen-Orient.
(PA) (Agence Fides 4/3/2026)


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