Abuja (Agence Fides) – Les autorités nigérianes confirment l'enlèvement massif de près de 200 fidèles dans plusieurs églises, survenu dimanche 18 janvier à Kurmin Wali, dans la zone de gouvernement local de Kajuru, dans l'État de Kaduna. Après avoir fermement nié les faits (voir Fides 20/1/2026), le porte-parole de la police fédérale Benjamin Hundeyin a reconnu que le démenti initial des autorités de l'État de Kaduna visait à « prévenir toute panique inutile pendant que les faits étaient vérifiés ». « Ces déclarations, qui ont depuis été largement mal interprétées, ne constituaient pas un démenti de l'incident, mais une réponse réfléchie dans l'attente de la confirmation des détails sur le terrain, notamment l'identité et le nombre de personnes impliquées », ajoute le porte-parole de la police. « Des vérifications ultérieures par les unités opérationnelles et les sources de renseignement ont confirmé que l'incident avait bien eu lieu ».
Selon les informations communiquées à l'Agence Fides tard dans la soirée d'hier, 20 janvier, par l'archevêque de Kaduna, Mgr Matthew Man-Oso Ndagoso, sur la base des informations dont il dispose, 176 fidèles de deux églises de l'Église des Séraphins et des Chérubins (une Église indigène africaine - AIC) ont été enlevés dimanche 18 janvier. Il n'y a pas de catholiques parmi les chrétiens enlevés. L'archevêque précise que cet enlèvement massif a eu lieu dans des villages très reculés et que les informations provenant de ces régions sont très difficiles à vérifier.
La Christian Association of Nigeria (CAN), l'organisation œcuménique qui regroupe les confessions chrétiennes, y compris l'Église catholique, qui avait annoncé l'enlèvement, a publié les noms des 177 personnes enlevées (une de plus que ce qu'avait rapporté Mgr Ndagoso). (LM) (Agence Fides 21/1/2026)