AMERIQUE/HONDURAS - Déclarations de la Conférence des Provinciaux d’Amérique latine et des Caraïbes de la Compagnie de Jésus à propos des menaces à l’encontre de défenseurs de la démocratie

mardi, 2 janvier 2018 droits fondamentaux   violence   politique   pauvreté   missionnaires  
68% de la population du pays dans un état de pauvr

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68% de la population du pays dans un état de pauvreté et 300.000 nouveaux pauvres en 2017

Tegucigalpa (Agence Fides) – « Mensonges et fausses accusations cherchent à miner le travail de ceux qui sont engagés au sein de l’organisation populaire pour la résistance pacifique et démocratique. Ces personnes oeuvrent en faveur de la protection du vote populaire ». C’est de qu’affirme la déclaration envoyée à l’Agence Fides par la Conférence des Provinciaux d’Amérique latine et des Caraïbes (CPAL) de la Compagnie de Jésus. La plainte de la Congrégation des Jésuites défend, entre autres, l’action du Père Ismael Moreno et condamne les menaces qui lui ont été faites ainsi qu’à d’autres opérateurs sociaux ayant rendu publique leur opposition à la fraude électorale ayant eu lieu en novembre dernier.
« Nous sommes indignés par la manière dont certains veulent faire taire la voix du peuple hondurien. Ni le Père Moreno ni les autres personnes mentionnées ne sont violents pas plus qu’ils n’ont de liens avec le trafic de drogue ou commis des crimes pour lesquels ils devraient être poursuivis » indique la déclaration. « Nous rejetons l’ensemble des méthodes intimidatrices que le gouvernement de Juan Orlando Hernández met en œuvre actuellement à l’encontre de personnes et d’institutions de l’opposition. Nous exprimons notre plus grande solidarité et notre plus grand respect pour l’action du Père Moreno et de ses compagnons qui ont été faussement accusés et sont victimes de calomnies » souligne le texte.
« Face à l’ensemble de la communauté internationale, nous considérons M. Juan Orlando Hernández et son groupe comme responsables de la sécurité et de l’intégrité physique et morale des huit personnes accusées injustement. Nous les retenons responsables également du chaos politique et social dans lequel le peuple hondurien est immergé aujourd’hui » conclut le document portant la signature du Père Roberto Jaramillo Bernal, SI, Président de la CPAL.
Des activistes sociaux vivent du pays vivent dans la tension suite aux menaces continuelles reçues mais sont soutenus par le monde du bénévolat et par la société civile, préoccupée par la situation de la pauvreté au Honduras, qui s’accroît toujours davantage. Selon le rapport de fin d’année 2017 élaboré par le Forum social de la dette extérieure au Honduras (FOSDEH), 68% de la population du pays vivraient dans la pauvreté et l’année 2017 aurait créé 300.000 nouveaux pauvres. (CE) (Agence Fides 02/01/2018)


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