ASIE/OUZBEKISTAN - La « grande famille » d’une petite Eglise sous la protection de Saint Jean Paul II

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Catholiques en Ouzbékistan

Tachkent (Agence Fides) – « Notre Eglise est de dimensions très réduites mais c’est justement ce qui fait que nous nous sentons une grande famille. Nous nous connaissons tous et nous sommes très liés les uns aux autres. Par exemple, le 8 octobre dernier, à l’occasion de la première profession solennelle féminine au sein de l’Eglise en Ouzbékistan, toute la communauté de la Cathédrale du Sacré-Cœur de Tachkent a participé activement et spirituellement à la célébration. Il s’est agi d’un moment très touchant, qui a impliqué tout un chacun personnellement : j’ai vu de nombreuses personnes pleurer à cause de l’émotion. C’est le signe que, même si elle grandit lentement d’un point de vue numérique, elle est forte dans l’esprit par la grâce de Dieu ». C’est ainsi que l’Administrateur apostolique d’Ouzbékistan, le Père Jerzy Maculewicz OFM Conv., explique à l’Agence Fides la situation actuelle de la communauté catholique dans le pays. Au cours de cette phase de l’histoire, raconte l’Administrateur apostolique, existent cinq Paroisses et quelques 3.000 baptisés, répartis dans les plus grandes villes du pays. En particulier, quelques 700 baptisés actifs vivent à Tachkent alors que les autres se trouvent à Samarkand, Boukhara, Urgench et Fergana.
La foi au sein de cette nation d’Asie centrale, un temps intégrée à l’URSS, a été accompagnée dans sa croissance sous le pontificat de Saint Jean Paul II et a connu un tournant en 2005. En effet, la dernière Constitution apostolique de Saint Jean Paul II, portant la date du 1er avril 2005, prend le nom de Usbekistaniae. Par ce document, émané à la veille de sa mort, le Saint Pape voulut élever au rang d’Administration apostolique la missio sui iuris ouzbèke qui avait été proclamée huit ans auparavant. Sous la protection de Saint Jean Paul II – choisi comme patron – l’Eglise catholique en Ouzbékistan continue à vivre et à témoigner l’Evangile sur un territoire varié du point de vue économique, social et religieux.
La vie spirituelle de la communauté suit son cours, surtout grâce à la participation à la Messe et au catéchisme qui « a lieu le Dimanche parce que la ville est très grande et que souvent il faut plus d’une heure pour arriver à l’église » explique le Père Maculewicz. En outre, il est prêté une attention particulière à la préparation des temps forts de l’année liturgique au travers de rencontres de prière et d’exercices spirituels.
Ceci ne va pas sans oublier la charité : comme d’autres pays d’Asie centrale, l’Ouzbékistan vit actuellement une période de développement économique constant – 8% en 2016 – mais de vastes tranches de sa population se trouvent encore dans le besoin. Selon le Père Maculewicz, « les coûts des interventions chirurgicales, des médicaments ou des manuels scolaires sont prohibitifs pour beaucoup ». C’est pourquoi, même en l’absence d’une Caritas structurée, des religieux offrent un soutien matériel, aidés par les religieuses de Mère Teresa. Le service social représente également un terrain de dialogue fécond. « Nous sommes en contact avec différents membres de la communauté musulmane – poursuit l’Administrateur apostolique – qui mettent en œuvre des actions caritatives. Par exemple, une famille islamique a fondé un centre culturel pour les enfants handicapés et nous collaborons souvent activement avec eux ».
Existent également d’autres occasions de rencontres œcuméniques et interreligieuses : « Au début de l’année, à l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous organisons des rencontres avec des représentants d’autres églises, généralement des luthériens, des arméniens ou des protestants. A l’occasion des deux principales fêtes musulmanes – la fin du ramadan et le Qurbon hayit – nous rendons visite et portons notre salut à la communauté islamique. En outre, cette année encore nous prendrons part à une conférence spéciale sur la tolérance religieuse, organisée par l’université islamique locale ».
En Ouzbékistan, 80% de la population professe la religion islamique, 8% se reconnaît dans l’Eglise russe orthodoxe alors que les autres credo religieux sont minoritaires. (LF-PA) (Agence Fides 03/11/2017)


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