ASIE/LIBAN - Pour le Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem, l’Exhortation apostolique de Benoît XVI représente une aide concrète pour les chrétiens du Moyen-Orient

samedi, 15 septembre 2012

Beyrouth (Agence Fides) - L’Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente « est un texte pastoral de haut profil, ayant un souffle biblique, riche en suggestions utiles qui aideront les chrétiens du Moyen-Orient à vivre dans les conditions données leur vie de foi et de poser leur témoignage à l’Evangile ». C’est ce que déclare à Fides S.Exc. Mgr Maroun Lahham, Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem. Présent à Beyrouth avec une délégation de plus de 50 catholiques jordaniens de rite latin, Mgr Lahham a pris part hier soir, 14 septembre, à la première rencontre avec le Pape, en compagnie des Patriarches et des Evêques du Moyen-Orient en la Cathédrale gréco-catholique de Saint Paul à Harissa, où Benoît XVI a signé le texte de son Exhortation.
Selon Mgr Lahham, le nouveau document pontifical applique aux urgences du temps présent « les lignes directrices qui ont accompagné, au cours de ces dernières décennies et en particulier après le Concile Vatican II, les communautés chrétiennes au Moyen-Orient à la redécouverte de leur vocation de fidèles autochtones. Le Pape réaffirme avec force que le Christianisme en ces lieux n’est pas une réalité d’importation. Ce sont en effet les lieux dans lesquels Jésus est né, a vécu, a cheminé. La perspective indiquée est évangélique : il s’agit de celle du témoignage dans le dialogue fraternel avec toutes les réalités religieuses qui coexistent en ces lieux, reconnaissant la contribution noble et essentielle que les chrétiens du Moyen-Orient apportent à la construction du Corps du Christ ». Le Pasteur des catholiques latins de Jordanie souligne le caractère concret de certaines suggestions pratiques visant à confirmer et à raviver l’union des différentes Eglises dans leur référence commune à la foi des Apôtres : « Dans cette perspective – souligne Mgr Lahham – le Pape appelle de ses vœux un accord œcuménique en vue de la reconnaissance réciproque du Baptême entre l’Eglise catholique et les Eglises d’Orient, y compris l’Eglise copte orthodoxe. En outre, Benoît XVI propose une nouvelle fois l’ouverture du Concile Vatican II « vers une certaine communicatio in sacris pour les sacrements de la pénitence, de l’Eucharistie et de l’onction des malades, qui n’est pas seulement possible, mais qui peut être recommandable dans certaines circonstances favorables, selon des normes précises et avec l’approbation des autorités ecclésiastiques ». Revêt également une importance particulière, selon Mgr Lahham, le rappel au principe de liberté religieuse qui « inclut la liberté de choisir la religion que l’on juge être vraie et de manifester publiquement sa propre croyance. Il doit être possible de professer et de manifester librement sa religion et ses symboles, sans mettre en danger sa vie et sa liberté personnelle ».
En ce qui concerne les problématiques politiques de la région, sans entrer dans les détails, l’Exhortation apostolique confirme les positions déjà connues du Saint-Siège à propos des différents conflits de la région et du statut de Jérusalem et des Lieux Saints. A cet égard, Mgr Lahham, lui aussi impressionné par les mesures de sécurité mises en place par les autorités libanaises, ramène à leurs justes proportions les polémiques médiatiques dérivant du discours de bienvenue adressé à Benoît XVI par le Patriarche d’Antioche des gréco-melkites : « SB Grégoire III – raconte Mgr Lahham – a parlé en arabe et, à ce moment-là, le Pape n’avait en main aucun support portant une éventuelle traduction qui lui aurait permis de suivre l’intervention du Patriarche. Ce dernier a déclaré que la reconnaissance de l’Etat palestinien aidera à la paix. Mais il n’a adressé aucune demande directe au Pape ». (GV) (Agence Fides 15/09/2012)


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