AFRIQUE/EGYPTE - Fin « de facto » de l’interdiction des pèlerinages de coptes orthodoxes à Jérusalem ?

mardi, 26 avril 2016 pèlerinages  

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Le Caire (Agence Fides) – Le Dimanche des Rameaux, célébré le 24 avril par les Eglises qui suivent le calendrier julien, a vu une augmentation exponentielle du nombre des pèlerins égyptiens coptes venus célébrer les rites de la Semaine Sainte à Jérusalem. Selon les moyens de communication égyptiens, cette année, au moins 5.700 chrétiens coptes orthodoxes se sont d’ores et déjà rendus à Jérusalem, soit une augmentation de plus de 1.000 unités par rapport à ceux ayant fait le pèlerinage en question en 2015.
La présence croissante de coptes orthodoxes égyptiens dans la Cité Sainte marque dans les faits le dépassement de l’interdiction de visiter Jérusalem imposée aux fidèles en 1979 par le Patriarche copte orthodoxe de l’époque, Shénouda III. Au cours des années de la radicalisation du conflit israélo-arabe, Shénouda III (1923-2012) avait interdit aux fidèles de son Eglise d’accomplir des pèlerinages dans l’Etat juif et il n’avait pas changé d’avis, même après la normalisation des rapports entre Israël et l’Egypte voulue par le Président Sadate. Cette interdiction n’a jamais été formellement levée mais dès 2014, le voyage en Terre sainte de quelques 90 coptes à l’occasion de la Semaine Sainte, avait permis à différents observateurs de souligner le caractère désuet de la disposition disciplinaire contraire au pèlerinage, dans le cadre des rapports existant entre les deux nations limitrophes.
Les pèlerinages de coptes orthodoxes en Terre Sainte ont par ailleurs été encouragés par le voyage accompli à Jérusalem par le Patriarche copte orthodoxe en personne, Tawadros II, à l’occasion des obsèques de l’Archevêque Abraham, chef de la communauté copte orthodoxe locale. Le voyage patriarcal, bien que présenté par l’Eglise copte orthodoxe comme « une exception », a sans doute été perçu par ses fidèles égyptiens comme un signal éloquent du fait que le nouveau Patriarche n’a pas l’intention de défendre les interdictions pénalisantes pour la vie spirituelle des fidèles. (GV) (Agence Fides 26/04/2016)


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