EUROPE/SERBIE - Températures rigides et conditions difficiles pour les immigrés

jeudi, 15 octobre 2015 réfugiés  

United Nations Photo

Presevo (Agence Fides) – Selon les données recueillies par l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), à la fin de septembre, le nombre de personnes ayant émigré entre la Turquie et la Grèce a atteint le nombre de 7.000 par jour alors qu’il était auparavant de 4.500 environ. La mer agitée et les températures plus rigides auraient dû faire enregistrer une diminution du nombre des migrants qui cherchent à traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe mais, après un été caractérisé par des arrivées sans précédents, on prévoit un hiver pas vraiment différent. Déjà cet automne, on ne note aucun tendance à la baisse. Environ 600.000 personnes sont arrivées par voie de mer cette année en Europe, 83% d’entre elles provenant de pays à fort nombre d’émigrants selon le Haut Commissariat de l’ONU chargé des réfugiés. Au cours des prochains mois, réfugiés et migrants encore en chemin depuis la Grèce au travers de l’ancienne République yougoslave de Macédoine (FYROM), de la Serbie et de la Croatie devront affronter des conditions beaucoup plus difficiles, attendu qu’ils parcourront au moins une partie de leur trajet à pieds, en transportant handicapés et infirmes sur des chariots ou en portant des enfants en bas âge. Les températures dans les Balkans occidentaux sont déjà en baisse et de peu supérieures à zéro durant la nuit. Au cours des sombres journées hivernale de décembre et janvier, elles baisseront encore, avec une moyenne se situant entre – 3 et -5°C alors que les vents arctiques et la neige peuvent les faire descendre jusqu’à -20°C. En Serbie, les réfugiés, après avoir traversé la FYROM, attendent d’être enregistrés dans la ville de Presevo, debout sous la pluie. Trois ONG locales macédoniennes - LEGIS, Nun, et Help the Refugees – sont engagées dans le stockage de sous-vêtements, de couvertures, d’imperméables, de vêtements et de chaussures. De nombreux camps d’accueil et centres de transit le long de la route des Balkans ne disposent encore que de tentes alors qu’un grand nombre de migrants se trouvant en Serbie, en Croatie et en Hongrie dorment encore à la belle étoile, sans aucune protection contre les intempéries. (AP) (Agence Fides 15/10/2015)


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