AFRIQUE / MADAGASCAR - Note sur le Pays

lundi, 20 juin 2005

Antananarivo (Agence Fides) - Madagascar, appelée « la grande île », a une superficie de 617.249 km² et une population de plus de 16 millions d’habitants ; ils appartiennent à plusieurs ethnies ayant chacune ses coutumes et ses traditions. Tous parlent le malgache, la langue officielle du pays, auquel s’ajoute le français.
Histoire
Après l’indépendance de 1960, Madagascar a connu des moments d’instabilité avec une histoire politique mouvementée. Le Pays a connu pendant plus de 20 ans un régime marxiste léniniste dirigé par le général Gabriel Ramanantsoa, puis par l’amiral Didier Ratsiraka. Au début des années 1990, après le retour de la démocratie, l’amiral Ratsiraka qui avait été battu aux élections de 1992, fut élu Président en 1997. Les élections présidentielles de 2002 furent à l’origine d’un affrontement grave entre M. Ratsiraka et l’actuel Président, M. Marc Ravalomanana ; ce dernier, à l’époque était Maire de Antananarivo, et affirmait qu’il avait gagné au premier tour la majorité absolue des voix, et qu’il n’était pas nécessaire de procéder à un deuxième tour ; il accusait le Président sortant, M. Ratsiraka d’avoir manipulé le vote. Les résultats officiels donnaient 46,21% des voix à M. Ravalomanana, et 40,89% des voix à M. Ratsiraka. Une période de troubles suivit, durant laquelle les gouverneurs de 6 Provinces proclamèrent l’indépendance en affirmant leur confiance à l’ancien Président qui s’était retiré à Toamasina, ville considérée comme son fief personnel. L’affrontement fut ensuite résolu durant l’été de 2002 avec la proclamation de la victoire de M. Ravalomanana.
Situation sociale et économique
Madagascar est un pays pauvre : d’après des statistiques récentes, 75% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté absolue. Il s’agit d’un paradoxe, parce que l’île dispose d’un sol fertile, d’un bon climat, et de ressources agricoles, dont le café, la vanille, le tabac, les arachides, les plantes textiles (sisal, raphia), de bois précieux (ébène, palissandre, acajou) et de minerais : or, améthystes, topazes, quartz, graphites, mica. Ces dernières années, le secteur du tourisme s’est développé lui aussi.
La crise économique qui dure depuis longtemps, et la déstabilisation de l’appareil administratif et économique, rendent toujours plus difficile la vie quotidienne de la population. Le chômage important et l’appauvrissement généralisé de la population, entraînent de graves tensions sociales qui débouchent même sur des violences, comme les attentats à la bombe contre des bâtiments gouvernementaux.
Situation de l’Eglise
Les premières tentatives d’évangélisation remontent au XVI° siècle. En 1580, en effet, les Pères Dominicains débarquent dans l’île, suivis par les Jésuites en 1610. Après l’assassinat des missionnaires et l’interdiction du catholicisme, l’Eglise s’établit à Antananarivo, la Capitale, et commence à s’organiser en 1861. Le Vicariat Apostolique de Madagascar Sud est érigé en 1896.
Sur 16 millions de malgaches, on compte 3.600.000 catholiques, 19% environ de la population. L’Eglise compte 533 prêtres diocésains, dont 10 prêtres « fidei doum », 595 prêtres religieux et missionnaires, 608 frères, 3.293 religieuses. La présence chrétienne n’est pas uniforme dans toutes les régions. Sur les Hauts Plateaux elle atteint de 60 à 80% mais descend de 20 à 5% dans les régions périphériques.
L’ensemble des religions chrétiennes (40% environ de la population) forme une Fédération prestigieuse (Conseil des Eglises Chrétiennes, FFKM), à laquelle adhèrent catholiques, anglicans, réformés et luthériens. Durant la crise politique de 2002, les confessions chrétiennes ont fait preuve d’unité et d’esprit œcuménique pour tenter de résoudre la solution de manière pacifique, et de travailler pour le bien commun.
52% de la population adhèrent aux religions traditionelles, et l’on compte 5,5% de musulmans. (L.M.)
(Agence Fides, 20 juin 2005, 52 lignes, 589 mots)


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