OCEANIE/AUSTRALIE - Femmes et développement : 70% des pauvres du monde sont des femmes

jeudi, 9 juin 2011

Sydney (Agence Fides) – Selon des données statistiques récentes, les femmes représentent 70% des pauvres du monde. Elles sont désavantagées de différentes manières, ce qui les soumet au risque de pauvreté et de faim du fait de la discrimination systématique qu’elles subissent dans presque tous les secteurs : instruction, travail, santé, contrôle des activités, participation à la société. Souvent, l’état de pauvreté les soumet à de graves risques de violence, en particulier dans le cadre des conflits dont elles sont souvent parmi les principales victimes. La Caritas Australie a réaffirmé l’urgence d’un changement de cap afin de sauvegarder cette catégorie en soutenant le 3ème Objectif du Millénaire, qui reconnaît que la croissance et le développement soutenable sont possibles seulement lorsque tous – hommes, femmes, jeunes gens et jeunes filles – participent pleinement aux questions qui concernent leur vie.
Lorsque les femmes disposent du pouvoir économique, toute la communauté en tire profit. Certaines études démontrent que les femmes emploient leurs ressources en vue des dépenses familiales concernant la santé et le bien-être de l’ensemble des membres de la famille, pour la nourriture, l’acquisition de médicaments et pour l’instruction. En outre, plus élevé est le niveau de l’instruction féminine, meilleure est la santé maternelle et infantile ainsi que le taux de survie infantile. Dans certaines zones du monde, les femmes assurent plus de 70% du travail agricole et produisent plus de 90% des denrées alimentaires. La Banque mondiale a calculé que, dans la seule Afrique sub-saharienne, la production alimentaire pourrait augmenter de 20% simplement en améliorant l’accès des femmes aux instruments agricoles, aux différentes semences et aux engrais.
La Caritas Australie promeut la santé et le bien-être des femmes, des hommes et des jeunes au travers de programmes intégrés dans l’ensemble des régions dans lesquelles elle est présente. L’organisation travaille tant avec les hommes qu’avec les femmes afin d’améliorer la participation économique et sociale des femmes et des jeunes filles dans leurs communautés. Elle est engagée également à extirper certaines des causes les plus profondes de la pauvreté comme la violence et les violations des droits de l’homme qui marginalisent les femmes et les jeunes filles et empêchent leur pleine participation à la vie de la communauté. Au Laos, par exemple, où le taux d’alphabétisation des femmes est très bas par rapport à celui des hommes, tout comme les possibilités de celles-ci sur le marché du travail, les familles dans lesquelles est présente une figure féminine sont considérées particulièrement vulnérables à la pauvreté et à la violence. La Caritas Australie intervient dans le pays en soutenant un partenaire local et en favorisant des opportunités d’emploi destinées aux femmes les plus marginalisées, leur offrant la possibilité d’envoyer leurs enfants à l’école. Grâce à ce programme, la vulnérabilité à la violence et à l’exploitation de nombreux jeunes se réduit de manière notable.
En République démocratique du Congo, où malheureusement la violence contre les femmes est très répandue, la Caritas Australie travaille en partenariat avec la Caritas locale, Caritas Goma, afin de garantir l’assistance sanitaire et le conseil aux victimes de viols. A Samoa, Caritas Goma soutient les femmes au travers du projet Women’s Empowerment and Rehabilitation qui se base sur la formation des femmes au travers de comités locaux pour la pratique de la couture, de l’artisanat et d’autres activités qui leur permettent de s’assurer un revenu. De cette manière, les femmes améliorent leur état de santé, leur alimentation et le niveau d’instruction de leur famille. (AP) (Agence Fides 09/06/2011)


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