Fides News - French (Standard)https://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Création de la province ecclésiastique de Berbérati et nomination de l’Archevêque métropolitainhttps://www.fides.org/fr/news/77616-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Creation_de_la_province_ecclesiastique_de_Berberati_et_nomination_de_l_Archeveque_metropolitainhttps://www.fides.org/fr/news/77616-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Creation_de_la_province_ecclesiastique_de_Berberati_et_nomination_de_l_Archeveque_metropolitainCité du Vatican - Le Pape Léon XIV a érigé la province ecclésiastique de Berbérati, avec les diocèses suffragants de Bouar, Mbaïki et Bossangoa, et a nommé Mgr Dennis Kofi Agbenyadzi, S.M.A., jusqu’à présent Évêque de Berbérati, Archevêque métropolitain de cette même province.<br /><br />Dennis Kofi Agbenyadzi, S.M.A., est né le 9 octobre 1964 à Kadjebi-Akan, dans le diocèse de Jasikan, région de la Volta . Après avoir effectué son service civil national, il est entré dans la Société des Missions Africaines. Il a ensuite étudié la philosophie au séminaire diocésain d’Accra , effectué une année de spiritualité à Cavali et un stage pastoral à Bèlèmboké, dans le diocèse de Berbérati. Il a ensuite achevé ses études de théologie au Grand Séminaire interdiocésain d’Anyama et a prononcé ses vœux perpétuels le 29 juin 1996.<br /><br />Il a été ordonné prêtre le 12 juillet 1997.<br /><br />Il a occupé les fonctions suivantes : vicaire à Berbérati ; curé à Berbérati et directeur des œuvres de développement en faveur du peuple pygmée ; membre du Conseil épiscopal et responsable de la gestion des produits pharmaceutiques, ainsi qu’assistant du Supérieur régional ; Supérieur de la Maison de formation à Bangui et membre de la Commission diocésaine pour la pastorale des migrants, ainsi que Supérieur régional des Pères de la Société des Missions africaines, réélu en 2010 pour un second mandat . Il a été nommé Évêque de Berbérati le 14 mai 2012 et a reçu la consécration épiscopale le 22 juillet suivant. Sat, 25 Apr 2026 15:02:27 +0200AFRIQUE/RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Nomination de L'Archevêque coadjuteur de Banguihttps://www.fides.org/fr/news/77617-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Nomination_de_L_Archeveque_coadjuteur_de_Banguihttps://www.fides.org/fr/news/77617-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Nomination_de_L_Archeveque_coadjuteur_de_BanguiCité du Vatican - Le Pape Léon XIV a nommé, Archevêque coadjuteur de l’archidiocèse de Bangui, le père Joseph Samedi, S.I., jusqu’à présent directeur du Complexe scolaire « Pape François » et Supérieur de la Compagnie de Jésus à Bangui.<br /><br />Joseph Samedi, S.I., est né le 20 décembre 1971 à Mongoumba, dans le diocèse de M’Baiki . Après son noviciat à Bafoussam , il a étudié la philosophie à la Faculté de philosophie Saint-Pierre Canisius à Kinshasa, a poursuivi sa formation jésuite au Tchad et, enfin, a étudié la théologie à Bruxelles . Il a ensuite obtenu une licence en histoire de l’Église à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome.<br /><br />Il a été ordonné prêtre le 6 août 2006.<br /><br />Il a occupé les fonctions suivantes : responsable de la bibliothèque et vicaire à la paroisse francophone de Bangui ; formateur au Grand Séminaire national Saint-Marc de Bangui ; Supérieur ad tempus de la Compagnie de Jésus de Bangui et responsable de la formation permanente du clergé de l’archidiocèse de Bangui ; Directeur du Collège Saint-Charles Lwanga de Sarh, au Tchad ; à ce jour, directeur du Complexe scolaire Pape François et supérieur de la Compagnie de Jésus de Bangui . Sat, 25 Apr 2026 14:43:18 +0200ASIE/TAÏWAN - Nomination du nouveau directeur des Œuvres Pontificales Missionnaireshttps://www.fides.org/fr/news/77615-ASIE_TAIWAN_Nomination_du_nouveau_directeur_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaireshttps://www.fides.org/fr/news/77615-ASIE_TAIWAN_Nomination_du_nouveau_directeur_des_OEuvres_Pontificales_MissionnairesCité du Vatican - Le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation , nomme, en date du 25 avril 2026, le père Sean O’Leary C.S.Sp, directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires à Taïwan, pour une période de cinq ans .<br />Le nouveau directeur des OPM est né en Irlande en 1967, appartient à la Congrégation du Saint-Esprit et a été ordonné le 8 juin 1997. En décembre 1997, il arrive à Taïwan où il étudie le chinois pendant deux ans. De 2000 à 2008, il exerce son ministère pastoral dans la paroisse du Saint-Esprit, travaillant auprès des jeunes marginalisés à Hsinchu, diocèse dans lequel il exerce également la fonction d’aumônier de prison. De 2008 à 2013, il retourne en Irlande où il occupe, pour sa Congrégation, le poste de Conseiller de la province d’Irlande. Par la suite, de 2013 à 2015, il est curé de la paroisse St. Ronans dans le diocèse de Dublin.<br />En 2015, il retourne à Taïwan pour exercer son ministère pastoral dans le diocèse de Taichung et dans les paroisses de Houli et Dongshi, où il enseigne également l'anglais. Depuis 2019, il est supérieur de la Congrégation du Saint-Esprit pour la province de Taïwan.<br /> <br />Sat, 25 Apr 2026 10:51:54 +0200AMÉRIQUE/COLOMBIE - « Jésus appelle, forme et envoie au sein de la communauté » : Semaine nationale de prière pour les vocations 2026https://www.fides.org/fr/news/77609-AMERIQUE_COLOMBIE_Jesus_appelle_forme_et_envoie_au_sein_de_la_communaute_Semaine_nationale_de_priere_pour_les_vocations_2026https://www.fides.org/fr/news/77609-AMERIQUE_COLOMBIE_Jesus_appelle_forme_et_envoie_au_sein_de_la_communaute_Semaine_nationale_de_priere_pour_les_vocations_2026Bogotá - Du 26 avril au 3 mai 2026, l’Église de Colombie vivra la Semaine nationale de prière pour les vocations, un temps consacré à la prière, à la réflexion et à l’animation pastorale dans le but de « renforcer la culture vocationnelle, promouvoir le discernement et renouveler l’engagement missionnaire au sein des communautés ecclésiales du pays ».<br />Cette initiative, promue par la Conférence Épiscopale de Colombie , s’inscrit en communion avec l’Église universelle dans le cadre de la 63e Journée Mondiale de Prière pour les vocations, célébrée le quatrième dimanche de Pâques, cette année le 26 avril.<br />Cette journée de prière a été instituée par le Pape Paul VI en 1964 en réponse à l’invitation évangélique à « prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson », dans le but de soutenir par la prière les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée, considérées comme un don de Dieu confié à toute la communauté chrétienne.<br /><br />Sous la devise « Jésus appelle, forme et envoie en communauté », la proposition de l’Église colombienne invite à redécouvrir la vocation comme « un don gratuit de Dieu, qui naît au plus profond du cœur et se développe en communauté, comme un chemin vers la plénitude, le service et la sainteté ».<br />Le guide pastoral élaboré par la CEC pour cette année souligne que la vocation se vit toujours dans l’Église et à partir de l’Église, où chaque état de vie – laïc, sacerdotal, consacré ou familial – participe à l’unique mission évangélisatrice. Il insiste sur le fait que toute vocation naît dans une communauté chrétienne appelée à être un espace d’accueil, d’accompagnement et d’envoi.<br />Le parcours proposé articule différentes dimensions pastorales : célébration liturgique, formation, prière et expérience communautaire. <br />La semaine vocationnelle s’ouvre sur l’Eucharistie dominicale, « source et sommet de toute vocation », et se déroule au fil de journées thématiques abordant les différentes étapes de la vie chrétienne : l’écoute dans l’enfance, le discernement dans la jeunesse, le rôle de la famille comme espace vocationnel et l’accompagnement de ceux qui ont répondu à un appel spécifique au sacerdoce ou à la vie consacrée.<br /><br />On met notamment en avant l’initiative « 24 heures avec le Seigneur », qui propose une adoration eucharistique continue comme signe de communion ecclésiale et de confiance dans l’œuvre du Saint-Esprit.<br />Ainsi, la prière constitue le cœur de la pastorale vocationnelle et un espace de rencontre avec le Christ pour écouter et discerner l’appel de Dieu dans la vie de chacun. La vocation est donc présentée comme « un projet d’amour et de bonheur », qui se concrétise dans le service des autres. <br /><br />Les données de l'Annuaire statistique de l'Église permettent de replacer cet engagement pastoral dans un contexte plus large. À l'échelle mondiale, le nombre de prêtres continue de diminuer. En Amérique, cette baisse constante touche tant le clergé diocésain que le clergé religieux, ce qui entraîne une augmentation de la charge pastorale et du nombre de fidèles par ministre ordonné.<br />En Colombie, pays à tradition majoritairement chrétienne, comptant environ 52 millions d’habitants et une population catholique estimée à environ 48 millions de fidèles, cette réalité se traduit par un vaste réseau ecclésial, qui exige un engagement considérable de la part des agents pastoraux : avec plus de 78 circonscriptions ecclésiastiques et environ 4 600 paroisses réparties sur un territoire de plus de 1,1 million de km², les prêtres ne sont qu’au nombre de 9 700, diocésains et religieux confondus. Cela signifie qu’il n’y a qu’un prêtre pour 5 000 habitants, un chiffre qui témoigne de l’impact de ce déséquilibre vocationnel.<br />À ce tableau s’ajoute toutefois un important réseau de soutien ecclésial composé de plus de 11 000 religieuses, 51 000 catéchistes et près de 73 000 missionnaires laïcs, qui poursuivent l’œuvre d’évangélisation malgré un contexte de stagnation vocationnelle et de transformation démographique.<br /><br />L'Église en Colombie a toujours souligné le lien étroit entre vocation et mission, le reconnaissant comme un élément essentiel d'une Église « en sortie ». Il en découle la coresponsabilité des communautés chrétiennes dans l’accompagnement des vocations et la dimension missionnaire qui s’exprime également dans l’envoi de prêtres diocésains en tant que « Fidei donum », signe de communion entre les Églises particulières dans l’œuvre d’annonce de l’Évangile à travers le monde.<br />Dans le cadre d’une réflexion sur l’accompagnement des prêtres en Colombie, l’Archevêque de Cali, Luis Fernando Rodríguez Velásquez, a récemment souligné l’importance de la vie sacerdotale dans le pays, mettant en avant sa gratitude pour « le dévouement quotidien des prêtres et des diacres qui, souvent dans des contextes de violence, de pauvreté ou d’isolement géographique, soutiennent la vie sacramentelle et communautaire ». Il a également insisté sur la nécessité de considérer le ministère ordonné en cohérence avec une Église appelée à être toujours plus missionnaire et proche des réalités du Peuple de Dieu. Sat, 25 Apr 2026 09:40:59 +0200Les vocations se multiplient en Afrique et en Asie, nourries par la foi du Peuple de Dieuhttps://www.fides.org/fr/news/77606-Les_vocations_se_multiplient_en_Afrique_et_en_Asie_nourries_par_la_foi_du_Peuple_de_Dieuhttps://www.fides.org/fr/news/77606-Les_vocations_se_multiplient_en_Afrique_et_en_Asie_nourries_par_la_foi_du_Peuple_de_Dieupar Père Guy Bognon* <br /><br /><br />Nous publions une contribution détaillée rédigée par le père Guy Bognon, secrétaire général de l'Œuvre Pontificale Saint-Pierre-Apôtre , à l'occasion de la 63e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations <br /><br /> §§§<br /><br />Rome - La Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, instituée par le Pape Paul VI et célébrée officiellement pour la première fois le dimanche 12 avril 1964, a lieu cette année le 26 avril, quatrième dimanche de Pâques, appelé « Dimanche du Bon Pasteur ».<br /> <br />Cette journée spéciale de prière pour les vocations entretient un lien particulier et très étroit avec l’Œuvre Pontificale de Saint-Pierre-Apôtre, qui s’occupe exclusivement des vocations sacerdotales et religieuses dans les territoires relevant de la compétence du Dicastère pour l’Évangélisation, Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières.<br /><br />1. La Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, de quoi s'agit-il ?<br /><br />Comme beaucoup de mots qui se vident de leur sens originel pour apaiser les consciences, le terme « vocation » est de plus en plus souvent compris uniquement dans son sens générique d’inclination, d’élan irrésistible ou particulier qu’un individu ressent envers une profession, un type d’activité ou un état de vie.<br /><br />En conséquence, on observe de plus en plus la tendance à faire de cette journée une Journée de prière pour tous les types de vie, pour tous les types de vocation. <br /><br />Mais si l’on revient au contexte dans lequel cette initiative du Pape Paul VI a vu le jour, il apparaît clairement qu’il ne s’agissait pas à proprement parler de prier pour que les gens ressentent ou embrassent la vocation d’historien, de romancier, de commerçant ou de peintre, ni pour que de nombreux jeunes choisissent la vie conjugale afin de devenir épouses et époux, mères et pères au sein de la société, car il n’y avait aucune pénurie dans ce domaine.<br /><br />Bien que le terme « vocation » puisse revêtir ces significations, lorsqu’il est question d’une journée de prière pour les Vocations, l’Église entend cette expression dans son sens strict de mouvement intérieur par lequel l’être humain se sent appelé par Dieu et destiné à la vie consacrée, sacerdotale et religieuse. L’objectif de cette Journée était donc, avant tout, de prier pour que de nombreuses personnes, en particulier les jeunes, décident de s’engager à devenir prêtres, religieuses et religieux afin d’annoncer le Christ au monde par toute leur vie.<br /><br />En effet, à l’occasion de la toute première Journée de Prière pour les Vocations, le premier message du Pape, le samedi 11 avril 1964, commençait par ces mots qui reprennent l’invitation du Christ : « Priez le Seigneur de la moisson d’envoyer des ouvriers » pour son Église . Et la raison qui motivait cette exhortation était claire : « En jetant un regard inquiet sur l’immense étendue de champs verdoyants qui, partout dans le monde, attendent des mains sacerdotales, cette invocation sincère jaillit de l’âme vers le Seigneur, conformément à la recommandation du Christ ».<br /><br />Cet appel du Pape, qui reprend les paroles mêmes du Christ, découlait d’un constat désolant : le manque de pasteurs et d’âmes totalement et énergiquement dévouées aux nombreuses exigences pastorales dans le domaine de la mission évangélisatrice. C’est précisément pour cette raison que, dans ce premier message, cette journée avait été définie comme la « Journée Mondiale de Prière pour les Vocations sacerdotales et religieuses ».<br /><br /><br /><br /><br />Cet appel à la prière s'adresse à tous les membres du peuple de Dieu, et la prière à réciter est destinée à tous les membres du peuple de Dieu, afin que chacun, selon ses possibilités et son rôle, contribue à l'éclosion et à l'épanouissement des vocations sacerdotales et religieuses. . <br /><br />La prière à laquelle tout le peuple de Dieu est particulièrement invité le dimanche du Bon Pasteur doit se prolonger dans les dévotions quotidiennes ou habituelles, car partout et à tout moment, on ressent d'une manière toujours nouvelle le besoin de pasteurs. Ces prières et ces dévotions ne manquent pas de porter leurs fruits.<br /> <br />En se consacrant à la formation du clergé local par le soutien apporté aux séminaires diocésains et interdiocésains ainsi qu’aux maisons de formation religieuse dans les territoires de mission, l’Œuvre Pontificale de Saint-Pierre-Apôtre constate chaque année une augmentation du nombre de séminaristes et de novices qui décident d’embrasser la vie sacerdotale et religieuse.<br /> <br />Si l'on considère, par exemple, les données de l'année universitaire 2023-2024 et celles de l'année universitaire 2024-2025 , l'augmentation est de 23 séminaires et 5 297 séminaristes.<br /> <br />Les explications ne manquent pas pour tenter de justifier l’augmentation annuelle du nombre de séminaires et de séminaristes.<br /><br />2. Quelques raisons évidentes de l'augmentation des vocations sacerdotales<br /><br />D'une manière générale, et du point de vue de la foi, on peut affirmer que l'augmentation du nombre de vocations sacerdotales et religieuses est le signe tangible que le Seigneur exauce les prières de son peuple, qui lui fait part de ses besoins tout en assumant sa part de responsabilité. En effet, comme le dit si bien le Saint pape Jean-Paul II dans l’Exhortation Apostolique Pastores dabo vobis, « le don de Dieu ne détruit pas la liberté de l’homme, mais il la suscite, la développe et l’exige. C’est pourquoi, dans l’Église, la confiance totale dans la fidélité inconditionnelle de Dieu à sa promesse va de pair avec la grande responsabilité de coopérer à l’action du Dieu qui appelle, de contribuer à créer et à maintenir les conditions dans lesquelles la bonne semence, semée par Dieu, puisse prendre racine et porter des fruits abondants ». Ces conditions constituent probablement, dans une certaine mesure, le terreau fertile qui fait naître des vocations sacerdotales et religieuses dans certains pays où la logique humaine s’y attend le moins.<br /><br />- D'après les formateurs des maisons de formation, les jeunes qui arrivent au séminaire sont souvent issus de milieux modestes, de familles simples et de conditions économiques précaires. Certains de ces jeunes font l'expérience de la misère, ce qui les rend sensibles à la souffrance des nécessiteux, des malades, de ceux qui n'ont pas de voix, des abandonnés, des humiliés, et ils ressentent au plus profond d'eux-mêmes l'appel à consacrer leur vie au service de ceux pour qui personne n'a de temps. Ayant fait l'expérience de la douleur des situations difficiles, ils ont acquis la capacité du silence, de la réflexion, de la culture personnelle, de la vie spirituelle, de la prière. Ils sont plus disposés à écouter l’appel discret et délicat de Dieu qui sollicite leur disponibilité.<br /><br />- Les milieux où les vocations abondent sont des lieux où la foi est vécue avec ferveur. Pour avoir des prêtres ou des consacrés, il faut avant tout des chrétiens. Les nombreuses vocations sont le fruit de la vitalité d’une foi vécue dans la joie, sans complexes, sans fausse pudeur ; avec la pratique régulière et enthousiaste des sacrements du baptême, de la communion, de la confirmation, de la réconciliation et du mariage, selon les règles de l’Église.<br /><br />- Les vocations proviennent de milieux où l'on suit les enseignements de l'Église catholique sans les trier pour n'en retenir que ce qui plaît, ce qui rassure, en rejetant très facilement et sans scrupules ce que l'on juge difficile, dur ou dépassé.<br /><br />- Il s'agit de lieux où les agents pastoraux, les prêtres, les religieux et les religieuses, et même les fidèles laïcs, communiquent facilement avec les jeunes à travers divers projets pastoraux et un enseignement catéchétique rigoureux ; des lieux où les jeunes ont la certitude que l'expérience de l'Église ne limite pas leur liberté, mais qu'elle l'enrichit et contribue à la réaliser plus pleinement<br /><br />- Il s'agit de paroisses ou de diocèses où la pastorale vocationnelle, sans complications intellectuelles ni abstractions excessives, est structurée et organisée dans la simplicité des réalités locales afin d'accompagner assidûment les jeunes dans leur recherche de la volonté de Dieu sur leur vie, avec rigueur et amour. Cela met en évidence que même dans ces pays de mission, où les vocations sont généralement nombreuses, on constate leur déclin ou leur absence dans les paroisses où les pasteurs se soucient très peu des jeunes et ont du mal à mettre en place une bonne pastorale vocationnelle.<br /><br />- On constate enfin que les régions et les diocèses où les vocations sacerdotales et religieuses sont en nette augmentation sont ceux où il existe encore des petits séminaires. Leur objectif est « d’aider à la maturation humaine et chrétienne des adolescents chez lesquels se manifestent les premiers signes d’une vocation au sacerdoce ministériel, afin de faire grandir en eux une liberté intérieure propre à leur âge, qui les rende capables de répondre au projet de Dieu sur leur vie » .<br /><br />D'après les témoignages des recteurs, ces petits séminaires constituent la principale source d'admission des candidats dans les séminaires préparatoires et les grands séminaires, ainsi que dans les noviciats ou d'autres maisons de formation religieuse.<br /><br />Face à cette augmentation du nombre de vocations, qui rend nécessaire la création de nouveaux séminaires, l'Œuvre Pontificale Saint-Pierre-Apôtre se sent plus directement concernée par son rôle et cherche sans cesse des moyens de contribuer à la formation de ces jeunes qui ressentent cet appel particulier à la vie consacrée.<br /><br /> 3. Le rôle de la POSPA aujourd'hui dans le domaine des vocations<br /><br />La formation d’un jeune qui ressent l’appel divin n’est pas seulement la tâche de sa famille, ni même de sa paroisse d’origine, mais celle de toute l’Église universelle. Par conséquent, les séminaires et les maisons de formation religieuse ont besoin de la généreuse collaboration de tous les fidèles afin de pouvoir offrir aux candidats la formation adéquate et nécessaire qui leur permettra de devenir pasteurs et missionnaires pour l’Église. .<br /><br />Aujourd’hui, sans l’aide de la POSPA, qui tire parti des fonds mis à sa disposition par les Directions nationales des Œuvres Pontificales Missionnaires, de nombreux séminaires seraient contraints de fermer leurs portes ; la création de nouveaux séminaires, dont le besoin se fait urgemment sentir, serait difficile, voire impossible, et de nombreux jeunes aptes à devenir de bons prêtres seraient contraints de choisir une autre voie de vie. Dans sa lettre apostolique à l’occasion du centenaire de la POSPA en 1989, le Pape saint Jean-Paul II écrivait : « La croissance du clergé autochtone pourrait être freinée par l’insuffisance des ressources disponibles. Selon le témoignage de nombreux évêques des pays de mission, encore aujourd’hui, plus d’un diocèse pourrait voir ses espoirs d’un clergé autochtone réduits à néant sans l’aide apportée par l’Œuvre de Saint-Pierre-Apôtre ». Après plusieurs décennies, ces paroles du Pape restent plus actuelles que jamais.<br /><br />Au vu des données récentes dont elle dispose, la POSPA a attribué des subventions ordinaires pour l'année universitaire 2024-2025 à :<br /> <br /> - 449 petits séminaires, avec un total de 53 405 petits séminaristes, dont 84 % en Afrique et 16 % en Asie.<br /><br />- 141 séminaires propédeutiques, pour un total de 6 575 séminaristes propédeutiques, dont 77 % en Afrique, 17 % en Asie, 2 % en Amérique et 1 % en Océanie.<br /><br />- 211 grands séminaires, avec un total de 23 312 grands séminaristes, dont 68 % en Afrique, 21 % en Asie, 1 % en Amérique et 1 % en Océanie.<br /><br />Outre les subventions ordinaires destinées au fonctionnement quotidien des séminaires, des subventions dites « extraordinaires » sont également accordées, destinées à des projets de construction ou à d’importants travaux matériels nécessaires à la vie du séminaire. De plus, afin de garantir la qualité de la formation des candidats, des sessions de formation continue destinées aux formateurs des séminaires sont encouragées et soutenues dans divers pays. Conformément à cet objectif, des bourses d’études sont également mises à disposition dans les universités catholiques pour la formation des prêtres que les Conférences épiscopales destinent à l’enseignement et à la formation dans les séminaires. Ces bourses d’études sont également accordées aux religieux et religieuses des congrégations autochtones de droit diocésain, pour la formation des formateurs et formatrices dans leurs noviciats.<br /><br />Outre les séminaires où sont formés les prêtres diocésains, l’Œuvre de Saint-Pierre-Apôtre s’occupe également des novices des congrégations présentes dans les territoires de mission, en envoyant chaque année une modeste contribution à titre de subvention ordinaire aux noviciats des congrégations religieuses, tant de droit diocésain que de droit pontifical. Selon les données les plus récentes, on compte 1 200 noviciats avec un total de 7 845 novices, dont 2 801 garçons et 5 044 filles. Les vocations religieuses sont également nombreuses et se multiplient surtout en Afrique et en Asie.<br /><br />Il convient de noter que, bien qu’il y ait une augmentation des vocations dans les territoires de mission, le champ à moissonner ne cesse de s’étendre et le besoin d’ouvriers se fait de plus en plus sentir, surtout si l’on pense aux Églises qui en ont le plus besoin en ce moment où la mission appelle partout. Par vocation, chaque Église locale est appelée à prendre en compte les besoins de l’Église universelle et donc de toutes les autres Églises, et à y répondre par la prière et le partage. Quelle que soit la nécessité ou l’urgence de la mission sur son propre territoire, chaque Église devrait être capable de s’intéresser à ce que vivent les autres Églises et de partager mutuellement avec elles ses propres ressources pour l’extension du Corps du Christ jusqu’aux confins de la terre et jusqu’à la fin des temps. <br /><br />*Prêtre de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, Secrétaire Général de l'Œuvre Pontificale de Saint-Pierre-Apôtre <br />Sat, 25 Apr 2026 09:04:26 +0200ASIE/HONG KONG - Ouverts à l'Esprit Saint : les encouragements du Cardinal Chow aux sept premiers catéchistes envoyés conformément aux directives d'« Antiquum ministerium »https://www.fides.org/fr/news/77614-ASIE_HONG_KONG_Ouverts_a_l_Esprit_Saint_les_encouragements_du_Cardinal_Chow_aux_sept_premiers_catechistes_envoyes_conformement_aux_directives_d_Antiquum_ministeriumhttps://www.fides.org/fr/news/77614-ASIE_HONG_KONG_Ouverts_a_l_Esprit_Saint_les_encouragements_du_Cardinal_Chow_aux_sept_premiers_catechistes_envoyes_conformement_aux_directives_d_Antiquum_ministeriumHong Kong – « Soyez ouverts à l’Esprit Saint, en donnant un sens nouveau, pluriel et profond à la mission des catéchistes » : telle est l’exhortation du Cardinal Stephen Chow Sau-yan, Évêque du diocèse de Hong Kong, adressée aux sept premiers catéchistes nommés et envoyés par le diocèse conformément aux indications d’Antiquum ministerium, la Lettre apostolique sous forme de Motu Proprio par laquelle le Pape François, en mai 2021, avait institué le ministère laïc du catéchiste.<br /> <br />Le mandat missionnaire aux catéchistes de Hong Kong a été conféré le 19 avril dans la cathédrale dédiée à l’Immaculée Conception.<br /> <br />Selon KungKaoPo, le bulletin hebdomadaire diocésain, la célébration présidée par le Cardinal Chow a vu la participation, en tant que concélébrants, du vicaire diocésain Joseph Choi Wai-man, Président de la Commission diocésaine pour le ministère des catéchistes, ainsi que de nombreux prêtres.<br /> <br />Lors de la remise de la Croix d’argent, les nouveaux catéchistes de Hong Kong, comme tous les catéchistes de l’Église universelle, ont confirmé à l’Évêque leur volonté de « contribuer à l’édification de l’Église locale, en particulier à partir des paroisses, en grandissant comme témoins de la foi, guides, interprètes du mystère de Dieu, compagnons de chemin et éducateurs ».<br /><br />Dans son homélie, le Cardinal a évoqué l’apparition de Jésus aux deux disciples d’Emmaüs, soulignant que ceux qui rencontrent Jésus sont appelés à accueillir à cœur ouvert la révélation du Seigneur et à transmettre la foi à travers leurs relations : « Vous, catéchistes, vous pouvez vivre votre vocation à travers divers services, en vous renouvelant constamment et en approfondissant vos connaissances, votre expérience de la foi et votre vie spirituelle ».<br />Les catéchistes ont été envoyés pour œuvrer dans différents domaines du diocèse : paroisses, Association des universitaires catholiques, Commission pastorale du mariage et de la famille.<br />Après une année de formation intense, en recevant leur mandat, ceux qui ont reçu le ministère laïc ont également souhaité qu’à l’avenir, de plus en plus de personnes soient disposées à répondre à l’appel de Dieu et à rejoindre le groupe des catéchistes, guidés par l’Esprit Saint pour offrir leurs charismes personnels au service de l’Église.<br />Selon le vicaire diocésain Joseph Choi Wai-man, au cours des deux prochaines années, le diocèse évaluera cette expérience de service des premiers catéchistes, avant de décider des développements futurs. Fri, 24 Apr 2026 11:55:08 +0200AFRIQUE/ANGOLA - Sœur Idalina Mareco : la visite de Léon XIV, signe de la proximité de Dieuhttps://www.fides.org/fr/news/77610-AFRIQUE_ANGOLA_Soeur_Idalina_Mareco_la_visite_de_Leon_XIV_signe_de_la_proximite_de_Dieuhttps://www.fides.org/fr/news/77610-AFRIQUE_ANGOLA_Soeur_Idalina_Mareco_la_visite_de_Leon_XIV_signe_de_la_proximite_de_DieuLuanda - « Ce furent des journées intenses, pleines de joie, de foi et d’enthousiasme pour nous tous », raconte à l’Agence Fides Sœur Idalina Mareco delle, des Filles de Marie Auxiliatrice – Salésiennes de Don Bosco –, à l’issue de la visite du Souverain Pontife dans quatre pays africains, qui s’est achevée hier, le 23 avril.<br /><br />« Un signe de la proximité de Dieu envers notre peuple angolais affligé par les souffrances, la faim, les injustices, les inégalités sociales et le chômage. Le Saint-Père connaît le cri de douleur du peuple, mais il reconnaît aussi ses richesses humaines et ses ressources. Dans tous ses messages, il a rappelé ces ressources, il a encouragé l’espoir, la paix et la réconciliation. Nous avions tous besoin de ces moments qui nous ont rendus plus frères, unis en communion autour du Vicaire du Christ », souligne Sœur Mareco, engagée dans la province de Luanda.<br /><br />« Ensemble, vous pouvez faire de l’Angola un projet d’espoir. L’Église catholique, dont je sais que vous appréciez grandement le service rendu au pays, souhaite être le levain dans la pâte et favoriser l’épanouissement d’un juste modèle de vie en communauté, libéré des esclavages imposés par les élites riches et des fausses joies. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons multiplier les talents de ce merveilleux peuple, y compris dans les périphéries urbaines et les régions rurales les plus reculées, où la vie bat son plein et où se prépare leur avenir », a déclaré le Souverain Pontife en s’adressant aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique au palais présidentiel de Luanda, samedi 18 avril.<br /><br />« Accueillir le Pape chez nous », ajoute la sœur salésienne Laurinda Kinha, « est un moment de grâce. Au vu du peuple angolais qui a traversé diverses épreuves ces derniers temps, la visite du Saint-Père a apporté une consolation profonde et authentique. Et, en tant qu’Église, cela marque concrètement l’unicité que nous professons. Le berger rend visite à son troupeau ; cette pensée revêt également un certain privilège, sachant qu’il s’agit des premières visites apostoliques dès le début de son pontificat.<br /><br />Le souhait des Angolais est que le message de foi apporté par le Pape enseigne à vivre la véritable réconciliation entre frères.<br /><br /> <br />Fri, 24 Apr 2026 11:18:16 +0200ASIE/THAÏLANDE - La communauté catholique de Surath Thani, « un phare de compassion et d'espérance pour les personnes déplacées par les inondations »https://www.fides.org/fr/news/77605-ASIE_THAILANDE_La_communaute_catholique_de_Surath_Thani_un_phare_de_compassion_et_d_esperance_pour_les_personnes_deplacees_par_les_inondationshttps://www.fides.org/fr/news/77605-ASIE_THAILANDE_La_communaute_catholique_de_Surath_Thani_un_phare_de_compassion_et_d_esperance_pour_les_personnes_deplacees_par_les_inondationsSurat Thani - « Dans le diocèse, on ressent encore les séquelles des inondations catastrophiques. Et aujourd’hui, en tant qu’Église locale, nous sommes passés de la phase d’intervention d’urgence à celle de l’aide à long terme, afin de venir en aide aux personnes et aux familles qui ont perdu leur maison, leur travail et leurs moyens de subsistance » : explique à l’Agence Fides le père John Baptist Amornkit Promphakdee, Vicaire Général et responsable des médias dans le diocèse de Surat Thani, à l’extrême sud de la Thaïlande, où les communautés catholiques, grâce à la Caritas diocésaine et en coopération avec la Caritas nationale, accompagnent et assistent les communautés locales, touchées en novembre 2025 par les pires inondations de l’histoire : décrites par le gouvernement comme « un événement qui se produit tous les 300 ans », ont laissé derrière elles une dévastation dont il est difficile de se remettre, avec plus de 630 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays.<br />« Conformément au souhait de notre Évêque Paul Trairong Multree et de toute la communauté, nous souhaitons que l'Église de Surat Thani continue d'être un phare d'espoir et de compassion dans la région », déclare le Vicaire.<br />« La communauté ecclésiale, raconte-t-il, fait de son mieux pour se montrer proche des familles en difficulté, en particulier dans cinq paroisses de la province de Songkhla, la plus touchée. Notre Évêque Paul Trairong Multree, accompagné de prêtres, de religieuses, de laïcs et d’une équipe de bénévoles de Caritas, rend visite aux communautés touchées par les inondations, distribuant de l’aide et évaluant les besoins ainsi que les mesures à mettre en place ».<br />Dans la phase actuelle de reconstruction, tant l’aide publique que celle des organisations de la société civile « s’efforcent de rétablir les moyens de subsistance, de reconstruire les infrastructures et de s’attaquer aux problèmes sanitaires à long terme, en particulier ceux qui touchent les enfants », rapporte le Vicaire.<br />« Conformément au souhait de notre Évêque Paul Trairong Multree et de toute la communauté, nous souhaitons que l'Église de Surat Thani continue d'être un phare d'espoir et de compassion dans la région », déclare le Vicaire.<br />« La communauté ecclésiale, raconte-t-il, fait de son mieux pour se montrer proche des familles en difficulté, en particulier dans cinq paroisses de la province de Songkhla, la plus touchée. Notre Évêque Paul Trairong Multree, accompagné de prêtres, de religieuses, de laïcs et d’une équipe de bénévoles de Caritas, rend visite aux communautés touchées par les inondations, distribuant de l’aide et évaluant les besoins ainsi que les mesures à mettre en place ».<br />Dans la phase actuelle de reconstruction, tant l’aide publique que celle des organisations de la société civile « s’efforcent de rétablir les moyens de subsistance, de reconstruire les infrastructures et de s’attaquer aux problèmes sanitaires à long terme, en particulier ceux qui touchent les enfants », rapporte le Vicaire.<br />À cette fin, la communauté catholique de Surat Thani a lancé un projet spécifique visant à « promouvoir la santé nutritionnelle et la production alimentaire durable », destiné en particulier aux élèves de huit petites écoles de la province de Songkhla.<br />« Les personnes déplacées – observe le père John Baptist Amornkit – ont vécu le Songkran, le Nouvel An traditionnel thaïlandais , dans une ambiance morose, dans des conditions précaires. On travaille sans relâche pour se libérer de cette mer de boue et de débris. Prêtres, religieux et laïcs sont aux côtés de la population, offrant une aide matérielle et un soutien spirituel aux familles. »<br />Surat Thani est l’un des plus grands diocèses de Thaïlande ; il couvre toute la partie sud du pays, dans une région comptant plus de 10 millions d’habitants, parmi lesquels les catholiques sont environ 9 000, une petite minorité, répartis dans 41 paroisses. <br /> Fri, 24 Apr 2026 11:14:58 +0200LÉON XIV EN AFRIQUE - Le Pape, à l'issue de son long voyage en Afrique : poursuivez dans la joie la mission des premiers disciples de Jésushttps://www.fides.org/fr/news/77613-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Le_Pape_a_l_issue_de_son_long_voyage_en_Afrique_poursuivez_dans_la_joie_la_mission_des_premiers_disciples_de_Jesushttps://www.fides.org/fr/news/77613-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Le_Pape_a_l_issue_de_son_long_voyage_en_Afrique_poursuivez_dans_la_joie_la_mission_des_premiers_disciples_de_JesusMalabo – « Comme aux premiers siècles de l’Église, l’Afrique est appelée aujourd’hui à apporter une contribution décisive à la sainteté et au caractère missionnaire du peuple chrétien ». C’est en évoquant le passé des temps apostoliques pour se tourner vers l’avenir que le Pape Léon adresse ces derniers mots à la foule rassemblée dans le stade de Malabo, et, par extension, à tout le continent, à la fin de son premier long voyage en tant qu’Évêque de Rome sur le sol africain. La messe vient de s’achever, acte de clôture de la visite en Guinée équatoriale. Avant de retourner à Rome, le Pape Prevost confie qu’il quitte l’Afrique « avec un trésor inestimable de foi, d’espérance et de charité : un trésor fait d’histoires, de visages, de témoignages joyeux et douloureux qui enrichissent grandement ma vie et mon ministère de successeur de Pierre ». Et il confie à l’intercession de la Vierge Marie « vous tous, vos familles, vos communautés, votre nation et les peuples africains ».<br /><br />Au début de son homélie, le Pape Léon avait évoqué le triste événement que constitue le décès soudain de Fortunato Nsue Esono, Vicaire Général du diocèse de Malabo, qui avait apporté une contribution importante à la préparation de la visite papale et qui a été retrouvé sans vie le 17 avril dans sa résidence, dans la paroisse de Notre-Dame de Bisila. À ce jour, les causes de son décès n’ont pas été révélées. « Je vous invite à vivre dans un esprit de foi », a déclaré le Souverain Pontife, « ce moment de douleur, et j’ai confiance que, sans se laisser entraîner à des commentaires ou à des conclusions hâtives, toute la lumière sera faite sur les circonstances de son décès ».<br /><br />Dans la dernière homélie qu’il a prononcée en Guinée équatoriale, s’inspirant des lectures de la liturgie du jour, Léon XIV a donné de précieux conseils sur la manière d’aborder la lecture des Saintes Écritures. « Tous les textes bibliques », a rappelé le Pape, « révèlent leur véritable sens dans la foi, car c’est dans la foi qu’ils ont été écrits et transmis jusqu’à nous : c’est pourquoi leur lecture est un acte toujours personnel et toujours ecclésial, et non un exercice solitaire ou purement technique. Ensemble, nous lisons l’Écriture comme un bien commun de l’Église, guidés par le Saint-Esprit, qui a inspiré sa composition, et par la Tradition apostolique, qui l’a préservée et diffusée sur toute la terre ».<br /> <br />Dans la conclusion de son homélie, Léon XIV a rappelé que la source vivante de la mission de l’Église réside dans l’expérience de l’amour gratuit et prévenant du Seigneur : « C’est lui qui nous aime le premier, toujours ; sa parole est pour nous l’Évangile, et nous n’avons rien de meilleur à annoncer au monde. Cette évangélisation – a-t-il ajouté – nous concerne tous, à commencer par le baptême, qui est sacrement de fraternité, lavage de pardon et source d’espérance. À travers notre témoignage, l’annonce du salut devient geste, devient service, devient pardon : en un mot, devient Église ».<br />Le Souverain Pontife a rappelé le début de l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium du Pape François : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus ». Et il a encouragé « vous tous, Église qui vivez en Guinée équatoriale, à poursuivre dans la joie la mission des premiers disciples de Jésus. En lisant ensemble l’Évangile », a-t-il conclu, « soyez ses annonciateurs passionnés, comme l’était le diacre Philippe. En célébrant ensemble l’Eucharistie, témoignez par votre vie de la foi qui sauve, afin que la parole de Dieu devienne un bon pain pour tous ». <br />Thu, 23 Apr 2026 17:29:28 +0200AFRIQUE/SOUDAN - Reprise des bombardements aériens soudanais sur le Kordofanhttps://www.fides.org/fr/news/77612-AFRIQUE_SOUDAN_Reprise_des_bombardements_aeriens_soudanais_sur_le_Kordofanhttps://www.fides.org/fr/news/77612-AFRIQUE_SOUDAN_Reprise_des_bombardements_aeriens_soudanais_sur_le_KordofanKhartoum – L'armée de l'air soudanaise a recommencé à bombarder le Kordofan à l'aide d'avions pilotés après plusieurs mois d'interruption. Hier, 22 avril, pour la première fois depuis des mois, des avions militaires soudanais ont survolé le Kordofan, bombardant des cibles des Forces de soutien rapide près de la ville de Dilling, dans l’État du Kordofan du Sud.<br />L'armée de l'air des Forces armées soudanaises avait suspendu ses opérations aériennes au-dessus des régions du Kordofan et du Darfour, après que la défense aérienne des RSF eut abattu plusieurs chasseurs et avions de transport, dont le dernier a été perdu à Babanusa, dans le Kordofan occidental. Les pertes d’avions pilotés avaient contraint les SAF, dirigées par le général Abdel Fattah al-Burhan, à recourir à l’utilisation de drones, des aéronefs sans pilote qui présentent toutefois des limites en termes de charge militaire transportée. Au cours des derniers mois, les drones des SAF ont pris pour cible à plusieurs reprises les RSF et leur allié, le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord , à Dilling et dans les villes voisines, notamment Abu Zabad, Al-Fula, Al-Mujlad et Lagawa, faisant de nombreuses victimes.<br />Le 22 avril, des chasseurs-bombardiers de fabrication russe ont lourdement frappé certaines cibles des RSF et du SPLM-N près de Dilling, la deuxième ville du Sud-Kordofan, assiégée et bombardée depuis des mois par la coalition RSF-SPLM-N.<br />La reprise des opérations des avions pilotés par des Soudanais a été précédée, au cours des mois précédents, par des attaques ciblées contre les défenses aériennes des RSF. En février notamment, une batterie de missiles de fabrication chinoise, probablement fournie aux RSF par les Émirats arabes unis, avait été touchée.<br />Dans le même temps, les efforts diplomatiques s’intensifient pour mettre fin à la guerre qui dure depuis trois ans . Le général al-Burhan s’est rendu en Arabie saoudite et à Oman pour des entretiens à la suite de la récente conférence sur le conflit soudanais qui s’est tenue à Berlin. Les dirigeants saoudiens soutiennent l’initiative menée par l’Égypte visant à parvenir à un cessez-le-feu entre les belligérants soudanais. <br /><br /> <br />Thu, 23 Apr 2026 14:46:27 +0200ASIE/LAOS - L'Église accueille deux nouveaux prêtres laotiens, « un immense don de Dieu qui insuffle l'espérance », déclare le Vicaire Apostolique de Vientianehttps://www.fides.org/fr/news/77611-ASIE_LAOS_L_Eglise_accueille_deux_nouveaux_pretres_laotiens_un_immense_don_de_Dieu_qui_insuffle_l_esperance_declare_le_Vicaire_Apostolique_de_Vientianehttps://www.fides.org/fr/news/77611-ASIE_LAOS_L_Eglise_accueille_deux_nouveaux_pretres_laotiens_un_immense_don_de_Dieu_qui_insuffle_l_esperance_declare_le_Vicaire_Apostolique_de_VientianeThakhek - C'est un cadeau qui insuffle de l'espérance pour l'avenir : la petite Église catholique du Laos compte deux nouveaux prêtres qui, par leur ministère, pourront contribuer à la pastorale des communautés laotiennes, dispersées dans de petits villages, sur un territoire accidenté et montagneux. Au cours d’une célébration marquée par des danses, des chants, des hymnes et des prières, en présence de plus de 1 200 fidèles catholiques venus de tout le pays et de pays voisins comme la Thaïlande et les Philippines, hier, 22 avril, dans l’église Saint-Louis de Thakhek, Mgr Jean-Marie Vianney Prida Inthirath, Vicaire Apostolique de Savannakhet, a ordonné prêtres le père Peter Gnantina Phiakeo et le père Philip Nouy Kamhou, tous deux religieux appartenant à la Congrégation du Très Saint Rédempteur . <br />Il s'agit d'un événement extraordinaire pour l'Église locale dans un pays qui compte au total 20 prêtres et où il n'y a pas de missionnaires étrangers, leur présence n'étant pas autorisée par le gouvernement. Comme l'a rapporté à l'Agence Fides Mgr Anthony Adoun Hongsaphong, Vicaire Apostolique de Vientiane, présent à l'événement, « ce fut une célébration festive et joyeuse, marquée par la présence de nombreux jeunes, avec plus de 40 prêtres, dont la moitié étaient des Rédemptoristes de la province de Thaïlande, et de nombreuses religieuses : tous ont voulu s’unir pour louer le Seigneur et prier pour les deux nouveaux prêtres, un immense don que Dieu fait à l’Église laotienne ».<br />La messe solennelle, qui a duré plus de deux heures et demie, a été précédée, la veille au soir, d’une veillée de prière au cours de laquelle tout le peuple de Dieu réuni à Thakhek a souhaité s’arrêter en adoration devant le Saint-Sacrement. « La communauté nombreuse et hétérogène des fidèles présents a participé avec une foi vive et une profonde intensité spirituelle, louant Dieu et remettant entre ses mains l’avenir de l’Église au Laos », a rappelé Mgr Anthony Adoun Hongsaphong.<br />S'adressant à l'Agence Fides, Mgr Enrique Figaredo, Préfet Apostolique de Battambang, au Cambodge, et actuel président de la Conférence épiscopale du Laos et du Cambodge , exprime ainsi sa solidarité et sa joie : « La communauté laotienne est une communauté qui, malgré les contraintes et les difficultés existantes, va de l'avant avec foi, espérance et charité. Elle ne se décourage pas. Le Laos est un pays magnifique tant par ses paysages que par le caractère de sa population, toujours si aimable et accueillante. Nous sommes ravis que le Seigneur continue d’envoyer des ouvriers pour sa moisson, au sein d’une communauté qui a grand besoin de prêtres pour la pastorale des fidèles. Le Seigneur accomplit des merveilles dans un lieu merveilleux. La petite Église catholique laotienne regarde vers l’avenir avec espérance, elle fait confiance à la Providence de Dieu et le don de deux nouveaux prêtres est très important pour insuffler joie et confiance en l’avenir. Nous sommes aux côtés de nos frères et sœurs au Laos, nous les accompagnons par la prière et, avec eux, nous marchons sur le chemin que le Seigneur nous indique, confiants qu’il nous guidera et nous donnera la lumière et la force de son Esprit.<br /> Thu, 23 Apr 2026 14:42:05 +0200AFRIQUE/NIGERIA - « Le véritable développement ne repose pas sur le PIB, mais sur l'amélioration effective des conditions de vie »https://www.fides.org/fr/news/77604-AFRIQUE_NIGERIA_Le_veritable_developpement_ne_repose_pas_sur_le_PIB_mais_sur_l_amelioration_effective_des_conditions_de_viehttps://www.fides.org/fr/news/77604-AFRIQUE_NIGERIA_Le_veritable_developpement_ne_repose_pas_sur_le_PIB_mais_sur_l_amelioration_effective_des_conditions_de_vieAbuja – « Les attaques violentes incessantes et les meurtres insensés qui se produisent dans tout le pays sont des actes inhumains, injustifiables et constituent une grave atteinte au caractère sacré de la vie », affirme le Conseil des laïcs nigérians dans un communiqué publié à l'issue de son 157e Conseil exécutif national.<br />La principale association des fidèles laïcs nigérians demande aux responsables politiques et institutionnels de « protéger les vies et les biens, tout en mettant en œuvre des politiques économiques durables qui privilégient la dignité humaine pour le bien commun de la nation ». <br />La prolifération des bandes armées et des formes graves de banditisme a plusieurs causes, mais l’une des principales découle des conditions de pauvreté et de misère dans lesquelles vit une grande partie de la population d’un pays riche en ressources naturelles. Le Conseil des laïcs dénonce en effet « le fossé entre riches et pauvres, ainsi que les difficultés croissantes qui aggravent la souffrance de nombreux Nigérians, et invite la population à dénoncer les injustices, à promouvoir la paix, à défendre les plus vulnérables et à protéger la dignité de chaque personne ».<br />Le Conseil des laïcs catholiques du Nigeria estime « que le véritable développement dans la société moderne ne peut reposer exclusivement sur la mesure du produit intérieur brut , mais sur l'amélioration effective des conditions de vie et de l'émancipation ».<br />Si le véritable développement repose sur la « dignité humaine, il agit comme un moteur de la justice sociale, créant une société durable, compatissante et stable ».<br />Le message se termine en réaffirmant l'engagement du « Conseil, en collaboration avec la Conférence épiscopale du Nigeria », à œuvrer « pour le bien-être de la population en promouvant la paix, l'unité, la justice et un leadership responsable au Nigeria ». « Nous nous emploierons avec détermination à ce que le gouvernement s'acquitte de ses obligations, crée des opportunités d'émancipation et s'attaque à des problèmes tels que l'insécurité, les inégalités et la marginalisation, tout en facilitant la formation et l'épanouissement des laïcs par la catéchèse et une compréhension plus approfondie de la doctrine sociale de l'Église catholique ».<br />Au Nigeria, les meurtres, les vols à main armée et les attaques contre les villages sont monnaie courante ; parmi les dernières victimes figure un prêtre anglican, le révérend Emmanuel Ezeokwe, qui a été assassiné par un groupe de bandits aux premières heures de la journée d'hier, le 21 avril.<br />La victime était le vicaire de l'Église anglicane de Zinai, archidiaconat de la cathédrale, dans le diocèse anglican de Yola.<br />Selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux par l'Église anglicane nigériane, le révérend a été tué par des bandits qui ont fait irruption dans la communauté de Zinai, dans le district de Song de l'État d'Adamawa, au nord-est du Nigeria. <br /><br />Wed, 22 Apr 2026 14:34:54 +0200AFRIQUE/GUINÉE ÉQUATORIALE - La missionnaire salésienne Giusy Becchero : selon les mots du Pape, un équilibre délicat entre prophétie et diplomatie, dans la proximité avec les plus fragileshttps://www.fides.org/fr/news/77603-AFRIQUE_GUINEE_EQUATORIALE_La_missionnaire_salesienne_Giusy_Becchero_selon_les_mots_du_Pape_un_equilibre_delicat_entre_prophetie_et_diplomatie_dans_la_proximite_avec_les_plus_fragileshttps://www.fides.org/fr/news/77603-AFRIQUE_GUINEE_EQUATORIALE_La_missionnaire_salesienne_Giusy_Becchero_selon_les_mots_du_Pape_un_equilibre_delicat_entre_prophetie_et_diplomatie_dans_la_proximite_avec_les_plus_fragilesMalabo – Hier, mardi 21 avril 2026, le Pape Léon XIV a entamé la dernière étape de son voyage apostolique en Afrique en arrivant en Guinée équatoriale. « Après 44 ans, le successeur de Pierre est parmi nous et nous l’avons accueilli avec beaucoup d’affection. Comme seule la Guinée équatoriale sait le faire ! Ce fut une rencontre entre « le ciel et la terre ». Le Pape nous a fait don de sa bienveillance en nous rappelant la présence du Christ parmi nous par sa parole exigeante et profonde et par son étreinte aux enfants », écrit à l’Agence Fides Sœur Giusy Becchero, des Filles de Marie Auxiliatrice – Salésiennes de Don Bosco – engagée dans l’archidiocèse de Malabo. « Le plus beau moment a été lorsqu’il a pris les enfants dans ses bras et s’est laissé embrasser par eux… j’ai repensé à la phrase « Heureux les humbles et les cœurs purs » – ajoute Becchero.<br /><br />« Ce voyage rappelle celui de Saint Jean-Paul II en 1982, accueilli par le même président Teodoro Obiang Nguema. Face à ce dernier, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, Léon XIV a prononcé un discours mesuré mais significatif au palais présidentiel. Sans adopter un ton frontal, il a toutefois invité les autorités à « se mettre au service du droit et de la justice », soulignant l’importance d’un engagement sincère en faveur du bien commun. « Je sais que vous avez entrepris l’imposant projet de construire une ville, qui est depuis quelques mois la nouvelle capitale de votre pays. Vous avez voulu lui donner un nom dans lequel semble résonner celui de la Jérusalem biblique, Ciudad de la Paz. Puisse une telle décision interroger chaque conscience sur la ville qu’elle souhaite servir ! », a déclaré le Souverain Pontife en s’adressant au Président, aux autorités et aux membres du corps diplomatique. « Il faut savoir que – souligne sœur Giusy – jusqu’à il y a quelques jours, la capitale de la Guinée équatoriale était Malabo ; désormais, il y aura une nouvelle capitale qui s’appellera Cité de la Paix. Le Saint-Père s’est longuement attardé sur le thème de la paix, affirmant qu’elle n’est pas quelque chose que l’on construit comme on le ferait pour une ville, mais quelque chose qui naît de l’intérieur. »<br /><br />Un autre moment fort de la journée d’hier a été la visite du campus universitaire « León XIV » de l’Université nationale, inauguré en son honneur. « Il vaut la peine de continuer à miser sur la formation des nouvelles générations et sur cette tâche, aussi exigeante que noble, qui consiste à rechercher la vérité et à mettre la connaissance au service du bien commun », a déclaré le Saint-Père dans son discours. Une vérité « qui nous précède, nous appelle, nous transcende » et qui « ne se fabrique pas, ne se manipule pas et ne se possède pas comme un trophée, mais qu’il faut accueillir, rechercher avec humilité et servir avec responsabilité ».<br /><br />« Au-delà des rencontres officielles, le Pape a également accompli des gestes concrets, fidèles à l’esprit de son pontificat », poursuit sœur Giusy. « La visite à l’hôpital psychiatrique Jean-Pierre Olié de Malabo a constitué un moment fort de cette journée. En rendant visite aux malades et au personnel soignant, il a mis en lumière une réalité souvent marginalisée : celle des personnes vulnérables, en particulier celles qui souffrent de troubles mentaux. Ce geste pastoral rappelle que la dignité humaine ne dépend ni de la condition sociale ni de la santé, mais qu’elle est inhérente à chaque personne. Les responsables de l’établissement ont vu dans cette visite un signal fort, un appel à accorder une plus grande attention à ceux qui sont souvent oubliés. Dans un pays où les défis sanitaires et sociaux restent importants, la présence du Pape encourage la mise en place de politiques plus inclusives et plus humaines. »<br /><br />« Cette étape en Guinée équatoriale – conclut la Fille de Marie Auxiliatrice – résume bien l’esprit du voyage de Léon XIV en Afrique : un équilibre délicat entre parole prophétique et diplomatie, et une proximité avec les plus fragiles. En invoquant le droit, la justice et la solidarité, le Pape ne s’adresse pas seulement aux dirigeants, mais à l’ensemble de la société, invitée à devenir l’actrice d’un avenir plus juste et plus fraternel. »<br /><br />Ce matin, le Pape Léon célèbre la messe dans la basilique de l’Immaculée Conception à Mongomo ; à l’issue de celle-ci, il se rendra à l’« Escuela tecnológica Papa Francesco » et, dans l’après-midi, il visitera la prison de Bata. Il se tiendra ensuite une prière devant le monument commémoratif dédié aux victimes de l’explosion du 7 mars 2021 . Pour conclure la journée, le Souverain Pontife rencontrera les jeunes et les familles au stade de Bata. Demain, 23 avril, aura lieu la grande messe de clôture à Malabo.<br /><br /> <br />Wed, 22 Apr 2026 12:15:37 +0200ASIE/PAKISTAN - Un cimetière chrétien profané à Lahorehttps://www.fides.org/fr/news/77602-ASIE_PAKISTAN_Un_cimetiere_chretien_profane_a_Lahorehttps://www.fides.org/fr/news/77602-ASIE_PAKISTAN_Un_cimetiere_chretien_profane_a_LahoreLahore - Un cimetière chrétien a été profané et plusieurs fidèles, hommes et femmes, ont été brutalement agressés à Lahore. Comme l'a indiqué à l'Agence Fides l'avocate Aneeqa Maria Anthony, de l'organisation « The Voice Society », qui s'est rendue sur place, les faits se sont déroulés le 18 avril et ont également donné lieu à des agressions et des coups portés à de jeunes femmes et hommes chrétiens qui se rendaient sur le cimetière pour rendre hommage à leurs proches défunts. Grâce à The Voice, qui fournit une assistance juridique et médicale aux blessés, une plainte officielle a été déposée le lendemain des faits à Lahore contre neuf hommes pour tentative de meurtre, agression de femmes dans le but de porter atteinte à leur pudeur et vandalisme dans des lieux de culte. <br />L'agression s'est produite lorsque le jeune chrétien Pervez Masih est intervenu pour défendre des jeunes filles chrétiennes qui étaient insultées et harcelées par des jeunes musulmans. Le père de Pervez Masih est le gardien du cimetière et sa famille s'occupe du cimetière chrétien d'Asif Town à Lahore. Ce cimetière est un lieu sacré, où les citoyens chrétiens de Lahore se rendent quotidiennement pour honorer et prier pour leurs défunts. Juste à côté se trouve une église où sont célébrées des messes, des messes funéraires et des moments de prière. Selon les témoignages recueillis, les visiteurs, en particulier les jeunes filles, subissent des harcèlements constants de la part de jeunes musulmans du quartier voisin. Le 18 avril, la situation a dégénéré en violence collective et au moins 9 jeunes sont entrés dans le cimetière, vandalisant des tombes et des croix, frappant à plusieurs reprises Pervez Masih avec une arme blanche et s'en prenant aux femmes chrétiennes, les frappant et les déshabillant.<br />Les bénévoles de The Voice Society se battent pour que les agresseurs soient amenés à répondre de leurs actes et que la communauté chrétienne obtienne justice. Cette attaque, affirme l'avocat Anthony, « constitue une profanation d'un lieu sacré, un crime de haine à caractère religieux qui exige la pleine application de la loi ». La police a arrêté quatre des accusés et l'enquête est toujours en cours.<br /> Wed, 22 Apr 2026 11:58:29 +0200LÉON XIV EN AFRIQUE - Le Pape en Guinée équatoriale : la doctrine sociale de l'Église est une aide pour ceux qui recherchent la paix et la justicehttps://www.fides.org/fr/news/77601-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Le_Pape_en_Guinee_equatoriale_la_doctrine_sociale_de_l_Eglise_est_une_aide_pour_ceux_qui_recherchent_la_paix_et_la_justicehttps://www.fides.org/fr/news/77601-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Le_Pape_en_Guinee_equatoriale_la_doctrine_sociale_de_l_Eglise_est_une_aide_pour_ceux_qui_recherchent_la_paix_et_la_justiceMalabo - « C'est toujours une joie de voir les endroits dans le monde où l'Église est en pleine croissance », confie Léon XIV aux journalistes présents à bord du vol qui le conduit de Luanda à Malabo, en Guinée équatoriale, dernière étape de son premier voyage en tant que Souverain Pontife sur le continent africain. Le Peuple de Dieu, une multitude infinie, l’accueille dès son arrivée avec une joie débordante. Et lui, dans son premier discours prononcé au Palais présidentiel, devant les autorités, le corps diplomatique et les représentants de la société civile, se déclare « heureux d’être ici pour rendre visite au peuple bien-aimé de Guinée équatoriale ».<br /> <br />C'est le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo qui l'accueille, celui-là même qui avait accueilli Jean-Paul II il y a 44 ans. Emblème des chefs et des potentats politiques qui, dans de nombreux États africains, se maintiennent au pouvoir pendant des durées exorbitantes. Il y a 44 ans, dans son discours aux autorités de l’époque, le pape venu de Pologne a défini la personne d’Obiang Nguema Mbasogo – arrivé au pouvoir par un coup d’État qui avait renversé le régime dictatorial de son oncle Francisco Macías Nguema – comme « le centre symbolique vers lequel convergent les aspirations vivantes d’un peuple pour l’instauration d’un climat social de liberté authentique, de justice, de respect et de promotion des droits de chaque personne ou groupe, et de meilleures conditions de vie, qui permettent à tous de s’épanouir en tant qu’hommes et en tant qu’enfants de Dieu ». Le pape Prevost reprend et répète ces mots dans son discours, soulignant qu’ils « restent d’actualité et qu’ils interpellent quiconque est investi de responsabilités publiques ». Puis son discours s’élargit à des horizons plus vastes, pour rappeler les critères et les orientations qui guident les chrétiens sur le chemin de l’histoire et dans leur rapport aux choses du monde.<br /> <br />Le Pontife augustinien cite à plusieurs reprises saint Augustin qui, dans son ouvrage « De Civitate Dei », « interprétait les événements et l’histoire selon le modèle des deux cités : celle de Dieu, éternelle, caractérisée par son amour inconditionnel , uni à l’amour du prochain, en particulier des pauvres ; et celle-ci, terrestre, lieu de séjour provisoire, où l’homme et la femme vivent jusqu’à la mort. Dans cette perspective », rappelle l’Évêque de Rome, « les deux cités coexistent jusqu’à la fin des temps ». Et les chrétiens sont appelés « à habiter la cité terrestre avec le cœur et l’esprit tournés vers la cité céleste, leur véritable patrie ». <br />C’est précisément ce « décentrement » qui peut rendre précieuse et unique la contribution des chrétiens à la vie en commun, y compris politique, dans la cité terrestre car « tout être humain peut apprécier la conscience très ancienne de vivre sur terre comme de passage ». Et il reste essentiel pour tous de percevoir la différence « entre ce qui dure et ce qui passe », pour rester libres « de la richesse injuste et de l’illusion de la domination ».<br /><br />C’est pourquoi – reconnaît et réaffirme le Pape Prevost – « la doctrine sociale de l’Église constitue une aide » également pour ceux qui souhaitent faire face aux nouvelles urgences « qui déstabilisent la planète et la vie en société, en recherchant avant tout le Royaume de Dieu et sa justice ». Et cela constitue un élément crucial « de la mission de l’Église : contribuer à la formation des consciences, par l’annonce de l’Évangile, en proposant des critères moraux et des principes éthiques authentiques, dans le respect de la liberté de chaque individu et de l’autonomie des peuples et de leurs gouvernements ».<br /> <br />En évoquant également la Guinée équatoriale et d’autres pays africains, Léon XIV réaffirme que « l’exclusion est le nouveau visage de l’injustice sociale », rappelant que le fossé entre une « petite minorité » – 1 % de la population – et la grande majorité s’est creusé de manière dramatique. Il rappelle que « l’évolution technologique fulgurante à laquelle nous assistons a accéléré une spéculation liée au besoin de matières premières », avec une cupidité vorace qui « semble faire oublier des exigences fondamentales telles que la sauvegarde de la création, les droits des communautés locales, la dignité du travail, la protection de la santé publique ». Il rappelle et fait siennes les paroles du pape François dans l’Exhortation Evangelii gaudium sur l’économie qui « tue ». Il fait remarquer que même la « prolifération actuelle des conflits armés a parmi ses principales motivations la colonisation des gisements pétroliers et miniers, au mépris du droit international et de l’autodétermination des peuples ». Et les nouvelles technologies elles-mêmes « semblent conçues et utilisées principalement à des fins guerrières » <br />Mais Dieu – a poursuivi le Successeur de Pierre, avec des mots réalistes et éloquents – « ne veut pas cela ». Et « son Saint Nom ne peut être profané par la volonté de domination, par l’arrogance et par la discrimination : surtout, il ne doit jamais être invoqué pour justifier des choix et des actions de mort ».<br />Les derniers mots du premier discours du Pape Léon en Guinée équatoriale sont des paroles d'encouragement : « Votre pays », dit le Souverain Pontife, « est un pays jeune ! Je suis donc certain que vous trouverez dans l'Église une aide pour former des consciences libres et responsables, avec lesquelles vous pourrez avancer ensemble vers l'avenir ». Le Pape rappelle que « dans un monde meurtri par la tyrannie, les peuples ont faim et soif de justice », et « il faut estimer ceux qui croient en la paix et oser des politiques à contre-courant, centrées sur le bien commun », en reconnaissant que « la Cité de Dieu, cité de paix », doit être accueillie « comme un don qui vient d’en haut et vers lequel tourner notre désir et toutes nos ressources ». « Marchons ensemble, avec sagesse et espérance, vers la Cité de Dieu, qui est la cité de la paix », conclut l’Évêque de Rome. <br />Tue, 21 Apr 2026 10:21:53 +0200VATICAN - Entre histoire et transcendance : colloque à l'Urbaniana sur « l'avenir du désir »https://www.fides.org/fr/news/77600-VATICAN_Entre_histoire_et_transcendance_colloque_a_l_Urbaniana_sur_l_avenir_du_desirhttps://www.fides.org/fr/news/77600-VATICAN_Entre_histoire_et_transcendance_colloque_a_l_Urbaniana_sur_l_avenir_du_desirRome – Le cœur humain, créé « inquiet » par Dieu et décrit par Saint Augustin, et le désir de paix qui anime les peuples en cette époque de « guerres incessantes » ; le désir comme point de vue pour s’approcher des promesses de l’Évangile, et le destin des désirs humains face aux potentialités et aux manipulations liées à l’intelligence artificielle. Riche en suggestions et croisant de nombreux chemins différents sur lesquels s'aventurer, tel est le thème du colloque interfacultaire <br />« L'avenir du désir. Entre histoire et transcendance », prévu à l'Aula Magna de l'Université Pontificale Urbanienne le mercredi 22 avril de 8h30 à 12h30.<br />Dès le premier exposé, confié au professeur de théologie Antonio Landi, le titre renvoie à l’imbrication entre le désir du cœur de Dieu et celui du cœur humain, ainsi qu’au mystère gratuit de l’Incarnation. Le patristologue Armando Genovese, dans le deuxième exposé , retracera les chemins parcourus par le Saint Évêque d’Hippone qui, en suivant et en écoutant les inquiétudes désirantes de son cœur, parvint à la rencontre avec la grâce agissante du Christ. Le troisième exposé, intitulé « Désir de paix. Pour un style de vie génératif », et confiée au professeur de théologie des religions Carmelo Dotolo, esquissera le désir partagé de paix comme source de formes de coexistence pacifique entre les différents et comme point de résistance aux dérives du conflit permanent.<br />Après le débat et une pause, le professeur de philosophie Adrian Ndreca présentera son exposé intitulé « La distance exploratoire du désir comme espace de rencontre. Pour une phénoménologie de l’incomplétude », tandis que le professeur d’histoire de la philosophie contemporaine, Giambattista Formica, abordera, dans son exposé intitulé « “Connais-toi toi-même”. Le désir d’interagir avec l’IA », abordera les inconnues qui assaillent les dynamiques du désir à l’ère de l’intelligence artificielle. À la fin, un nouveau moment de débat et la conclusion des travaux, qui pourront être suivis via la plateforme virtuelle Zoom . <br /> <br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/it/attachments/view/file/Locandina_Convegno_Desiderio_030326_1_.png">AFFICHE</a>Tue, 21 Apr 2026 18:19:37 +0200ASIE/PAKISTAN - L'affaire Maria et les mariages forcés : la communauté chrétienne réclame le respect des lois sur la protection des mineurshttps://www.fides.org/fr/news/77599-ASIE_PAKISTAN_L_affaire_Maria_et_les_mariages_forces_la_communaute_chretienne_reclame_le_respect_des_lois_sur_la_protection_des_mineurshttps://www.fides.org/fr/news/77599-ASIE_PAKISTAN_L_affaire_Maria_et_les_mariages_forces_la_communaute_chretienne_reclame_le_respect_des_lois_sur_la_protection_des_mineursLahore - « Il est urgent d'appliquer les lois sur la protection des mineurs et il est nécessaire de combler sans délai les lacunes législatives mises en évidence par le récent cas de la jeune chrétienne Maria Shahbaz. Il existe des ambiguïtés dans les lois en vigueur sur les mariages précoces qui sont exploitées, permettant à certains hommes d’obtenir la garde de jeunes filles mineures, sous prétexte de prétendus droits matrimoniaux », déclare à l’Agence Fides Anthony Naveed, homme politique pakistanais catholique, vice-président du parlement de la province du Sindh.<br />En avril 2026, la Cour constitutionnelle fédérale a rendu un jugement controversé dans l'affaire de Maria Shahbaz, une chrétienne de treize ans enlevée dans la région de Lahore en 2025. Bien que sa famille ait fourni des preuves de son âge et de l'absence de consentement, dénonçant l'enlèvement et le mariage islamique forcé, la Cour a autorisé Maria à rester avec son ravisseur, invoquant le fait qu'elle avait « atteint la puberté ». <br />Au Pakistan, pays à majorité musulmane, nombreux sont ceux qui jouent sur les différences entre ce que prévoit le droit civil et ce que prévoit la loi islamique, qui ne fixe pas d’âge minimum pour le mariage et l’autorise dès que les contractants atteignent la puberté physique. Cependant, Naveed note que « les lois interdisant les mariages précoces dans tout le Pakistan ont été promulguées pour protéger les mineurs et garantir les droits fondamentaux consacrés par la Constitution. Ces lois, rappelle-t-il, ont déjà été déclarées conformes aux préceptes islamiques par la Cour fédérale de la charia dans ses arrêts, renforçant ainsi la nécessité de leur application rigoureuse ».<br />L'arrêt rendu par la Cour constitutionnelle fédérale dans l'affaire Maria, souligne-t-il, « a mis en évidence de graves lacunes dans l'application des lois visant à protéger les mineurs ». Naveed note que « si les lois sur les mariages précoces criminalisent cet acte, en prévoyant des sanctions pour ceux qui épousent une mineure, mais aussi pour ceux qui célèbrent ou assistent à un mariage d'enfants, elles n'ont aucune incidence sur la validité juridique des mariages impliquant un mineur. Ce mariage n'est donc, de fait, pas invalidé ».<br />Naveed indique que « la famille, soutenue par une équipe d’avocats, se tourne désormais vers la Cour suprême pour obtenir la révision de cette décision ».<br />Dans ce contexte, le père Lazar Aslam, OFM Cap, directeur de la Commission « Justice, paix et écologie » des frères capucins, dénonce « une escalade alarmante d'enlèvements, de conversions forcées et de mariages forcés de jeunes filles chrétiennes mineures au Pakistan », soulignant que cet arrêt de la Cour pourrait encore encourager et légitimer ce phénomène. « Nous rejetons catégoriquement les récents précédents jurisprudentiels qui exploitent le droit religieux pour légitimer l’enlèvement de mineurs. Ces développements constituent une injustice systémique qui plonge surtout les communautés minoritaires dans un état de peur constante et omniprésente ».<br />Le frère signale à Fides « une récente tragédie déchirante » : deux sœurs chrétiennes – Zarish, âgée de huit ans, et Muqaddas, âgée de quatorze ans – ont été enlevées à Sadiqabad et emmenées à Karachi, arrachées à leur foyer et à leur innocence. La violence a été confirmée par leur découverte, grâce à la police, dans le quartier de Shirin Jinnah Colony.<br />« Muqaddas, l’aînée, transférée en soins intensifs après avoir subi des horreurs qu’aucun être humain ne devrait jamais connaître, est montée au ciel. Une jeune fille de quatorze ans, une vie brisée. Que le Seigneur la garde dans ses bras, dans un lieu où personne ne pourra plus lui faire de mal, où chaque larme sera essuyée et chaque blessure guérie », dit-elle.<br />La Commission « Justice, paix et écologie » a transmis à l’Agence Fides une liste des derniers cas ayant touché la communauté chrétienne. Le 24 mars, Niya, une chrétienne de dix-sept ans, a disparu de son domicile à Kot Radha Kishan, et sa famille a confirmé qu’elle avait été enlevée et soumise à une conversion forcée. Malgré la plainte officielle qui identifie le principal suspect, l'affaire n'avance pas, et on constate un manque de coopération de la part des forces de l'ordre locales, tandis que les responsables continuent de menacer la famille.<br />Le 6 avril, Laiba Javaid, une chrétienne de 20 ans, a reçu une lettre de menace de mort lui intimant l'ordre de renoncer à sa foi chrétienne et d'épouser un musulman. À défaut, précisait la menace, elle serait exécutée.<br />Le 8 avril, Waziya Zahid, une chrétienne de 14 ans, a été enlevée à Toba Tek Singh. Ses parents, désespérés, affirment qu'elle a été enlevée dans le but de la convertir de force à l'islam et de la contraindre à épouser un musulman.<br />Le père Aslam note : « Dans de nombreux cas, bien que certains religieux musulmans apportent leur soutien en privé, ils hésitent à participer à des manifestations publiques ; il en va de même pour les institutions chrétiennes. C’est donc Mgr Khalid Rehmat, le nouvel archevêque de Lahore, qui a soulevé la question et défendu les familles qui voient leurs droits bafoués en toute impunité et leurs filles leur être enlevées. »<br />En pleine solidarité avec les familles des victimes, la Commission demande au gouvernement pakistanais de garantir « le retour immédiat et en toute sécurité des jeunes filles enlevées dans leurs familles d’origine » et « la poursuite pénale sérieuse de ceux qui recourent à la conversion forcée pour masquer le délit d’enlèvement ».<br /> Tue, 21 Apr 2026 18:18:06 +0200AFRIQUE/ÉTHIOPIE - Les craintes d'une nouvelle escalade de la violence au Tigré s'intensifienthttps://www.fides.org/fr/news/77598-AFRIQUE_ETHIOPIE_Les_craintes_d_une_nouvelle_escalade_de_la_violence_au_Tigre_s_intensifienthttps://www.fides.org/fr/news/77598-AFRIQUE_ETHIOPIE_Les_craintes_d_une_nouvelle_escalade_de_la_violence_au_Tigre_s_intensifientAddis-Abeba - Le Front de libération du peuple du Tigré a annoncé la réinstauration du parlement régional, dont l'élection avait été l'un des éléments déclencheurs de la guerre dans cette région du nord de l'Éthiopie. Dans un message publié sur Facebook, le Front a déclaré que son comité central « a décidé de rétablir l’Assemblée du gouvernement du Tigré , élue par environ 2,8 millions de personnes, qui avait été suspendue au nom de la paix ». « Cette décision a été prise parce que le gouvernement fédéral viole l'accord de Pretoria, sans que nous ayons été consultés », a déclaré un haut responsable du Front qui a souhaité rester anonyme.<br /><br />Selon les informations relayées par les médias locaux, on craint dans ce contexte une reprise du conflit sanglant entre le gouvernement éthiopien et les forces régionales, qui avait déjà fait au moins 600 000 victimes entre 2020 et 2022. Depuis lors, le pays est gouverné conformément à l'Accord de paix de Pretoria , qui prévoit la cessation définitive des hostilités entre le gouvernement et le TPLF, négocié par l'Union africaine et signé dans la capitale administrative de l'Afrique du Sud le 2 novembre 2022 , qui prévoyait une administration provisoire pour le Tigré, mise en place par le dialogue entre les deux parties, afin de remplacer les organes élus de la région jusqu'à l'organisation de nouvelles élections. Bien qu'il reste influent au niveau régional, le Front, qui a pourtant gouverné l'Éthiopie pendant trois décennies, n'est plus un parti légalement enregistré, suite à l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed.<br /> <br /><br />Les élections de 2020 n'ont pas été reconnues par les autorités fédérales et ont été l'un des éléments déclencheurs de la guerre sanglante qui a plongé la région dans une crise humanitaire sans précédent, avec plus de 1 300 morts dus au manque de nourriture et de médicaments. Les organisations humanitaires affirment que jusqu'à 80 % de la population a besoin d'une aide d'urgence et que le manque de fonds met le système de santé à rude épreuve.<br /> <br />Tue, 21 Apr 2026 18:15:26 +0200ASIE/CHINE - « Rencontre avec le Seigneur, un chemin synodal » : les premières retraites spirituelles des Évêques chinois en 2026https://www.fides.org/fr/news/77597-ASIE_CHINE_Rencontre_avec_le_Seigneur_un_chemin_synodal_les_premieres_retraites_spirituelles_des_Eveques_chinois_en_2026https://www.fides.org/fr/news/77597-ASIE_CHINE_Rencontre_avec_le_Seigneur_un_chemin_synodal_les_premieres_retraites_spirituelles_des_Eveques_chinois_en_2026Wuhan – Vingt trois Évêques provenant de 9 provinces chinoises ont pris part à la première retraite spirituelle de 2026, qui s’est déroulée du 13 au 18 avril sur le thème « Rencontre avec le Seigneur, le chemin synodal ». Ces retraites, qui se sont déroulées au Séminaire de philosophie et de théologie de Chine centrale-sud à Wuhan, capitale de la province du Hubei, ont été animées par le prêtre Jean-Baptiste Zhang Shijiang, fondateur de la plateforme de communication numérique et papier Xinde.org, ainsi que responsable de Jinde Charities, la principale œuvre caritative catholique en Chine. <br />Le père Zhang a axé les méditations partagées avec les Évêques autour de quatre sous-thèmes : « Se laisser aller et se vider de soi pour un recueillement intérieur », « Prendre le large vers la maturité », « Aimer profondément le Seigneur et être en pleine communion avec Lui », « Une amitié saine et salutaire ». Il a également invité les participants à réfléchir sur leur vie spirituelle, leur service pastoral et leur discipline personnelle, en faisant également référence à la campagne éducative lancée par les autorités civiles intitulée « Formation thématique ».<br />Joseph Shen Bin, Évêque du diocèse de Shanghai, a participé aux journées de la retraite et a présidé la célébration eucharistique de clôture.<br /><br />À l'issue de la retraite spirituelle, les Évêques ont exprimé leur gratitude pour la richesse des méditations écoutées, qui leur ont permis de saisir le lien qui unit la vie et le parcours des saints apôtres à leur propre ministère pastoral et à leur vie spirituelle. Ces méditations ont également permis d'intégrer la tradition culturelle chinoise à la foi chrétienne, et apporté une réponse opportune, fondée sur la Bible, aux urgences et aux problèmes liés à la gestion des organismes et des biens ecclésiaux, loin de toute tendance à l’excès et à la corruption. <br />Au cours de la retraite, les Évêques présents ont pu mettre de côté les hésitations et les préoccupations qui alourdissent parfois leur quotidien, pour embrasser à nouveau avec enthousiasme la mission d’annoncer l’Évangile dans la situation où ils se trouvent.<br /> <br />Tue, 21 Apr 2026 18:13:56 +0200AFRIQUE/R.D. CONGO - Les divisions au sein du mouvement d'autodéfense Wazalendo aggravent l'insécuritéhttps://www.fides.org/fr/news/77596-AFRIQUE_R_D_CONGO_Les_divisions_au_sein_du_mouvement_d_autodefense_Wazalendo_aggravent_l_insecuritehttps://www.fides.org/fr/news/77596-AFRIQUE_R_D_CONGO_Les_divisions_au_sein_du_mouvement_d_autodefense_Wazalendo_aggravent_l_insecuriteKinshasa – Une population prise entre le marteau et l’enclume. C’est celle qui vit sur les hauts plateaux de Lemera et dans la plaine de Ruzizi, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, soumise aux violences et aux exactions de groupes opposés mais qui se comportent de manière similaire envers les civils.<br />D’un côté, il y a les militaires du M23 soutenus par les Rwandais ; de l’autre, les miliciens Wazalendo, nés comme groupes d’autodéfense en soutien à l’armée régulière congolaise pour contrer l’avancée du M23, mais qui, avec le temps, sont devenus un problème pour les populations locales, celles-là mêmes qu’ils prétendent vouloir défendre.<br />Le dernier rapport de l’ACMEJ , une ONG locale de défense des droits de l’homme, indique que « la situation sécuritaire devient catastrophique dans les villages de Nyamutiri, Kibungu, Ndolera, Businga et Kibanga, sur les hauts plateaux de Lemera/plaine de Ruzizi ». Cela s'explique, selon le rapport transmis à l'Agence Fides, par « l'absence totale d'autorité politique, administrative et traditionnelle, comme c'est le cas dans la majeure partie des hauts plateaux de Lemera. « Dans une petite partie du territoire de Lemera, dans certains villages, les soldats du M23 et leurs alliés exercent le contrôle ; dans la majeure partie de la région, en revanche, le pouvoir est détenu par de jeunes Wazalendo armés ».<br />Une partie d'entre eux s'est séparée du mouvement auquel ils appartenaient pour former des bandes armées qui rackettent la population locale. Le rapport indique que « selon des sources concordantes parmi les dirigeants locaux et les analystes, la défection de certains jeunes membres du Wazalendo constitue un motif supplémentaire d’inquiétude dans certains villages de la région centrale de Lemera. En effet, plusieurs cas d’abus et de violations des droits de l’homme signalés dans divers villages de la région centrale et montagneuse de Lemera auraient été perpétrés par ce groupe de déserteurs ».<br />L'insécurité a conduit « dans d'autres villages de la région centrale de Lemera, plusieurs jeunes armés à relancer un mouvement de défense locale dans le but de protéger les habitants contre les attaques nocturnes perpétrées par des inconnus armés et masqués ».<br />Selon l'ACMEJ, l'insécurité causée par les déserteurs du Wazalendo est bien vue par les guérilleros du M23. Le rapport affirme en effet que « les soldats du M23 et leurs alliés rwandais dans les zones de Rbanga, Lemera et Mulenge sont devenus de simples observateurs de ces actes de banditisme, en se disant : “Qu’ils tuent donc leurs frères et leurs parents ; nous sommes toujours là, et comme ils ne nous attaquent pas, il n’y a pas de problème, nous continuerons à les contrôler en les divisant” ». <br />Tue, 21 Apr 2026 18:12:55 +0200