Fides News - French (Standard)https://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/CHINE - Le « merci » des communautés catholiques chinoises aux femmes à l'occasion de leur fêtehttps://www.fides.org/fr/news/77450-ASIE_CHINE_Le_merci_des_communautes_catholiques_chinoises_aux_femmes_a_l_occasion_de_leur_fetehttps://www.fides.org/fr/news/77450-ASIE_CHINE_Le_merci_des_communautes_catholiques_chinoises_aux_femmes_a_l_occasion_de_leur_fetePékin – Sur les traces des grandes figures féminines présentes dans les Saintes Écritures, les femmes catholiques continuent à jouer un rôle indispensable dans la vie de l'Église, de la famille et de la société. Et l'Église « rend grâce pour le témoignage de foi, d'espérance et de charité donné par les femmes : mères, grands-mères, épouses, filles, sœurs ». C'est ce qu'a déclaré le père Joseph Xu lors de la liturgie eucharistique célébrée dans la paroisse de Sanbei le dimanche 8 mars, jour où l'on célèbre également la Journée internationale de la femme dans le monde entier. Le prêtre a exalté le rôle des épouses et des mères qui « s'occupent de leur foyer et de leur famille avec l'amour et la tendresse du Christ, assumant leurs responsabilités avec sérieux » et communiquant également le don de la foi aux autres, à commencer par leurs enfants. La communauté ecclésiale, a poursuivi le prêtre, a besoin de l'engagement direct et plein de dévouement des femmes, y compris dans les initiatives pastorales des paroisses et dans l'œuvre d'annonce de l'Évangile. Ce sont les femmes qui soutiennent et accompagnent la croissance de la communauté catholique en Chine, et qui œuvrent pour le bien de toute la société avec leur sens des responsabilités chrétiennes, « rendant gloire à Dieu et faisant le bien de leur prochain ».<br /> <br />Dans la paroisse de Jiujiang, dans la province de Jiangxi, les femmes de la communauté paroissiale ont également célébré ensemble la fête qui leur est dédiée en participant à la messe du troisième dimanche de Carême. Le curé Pang Rui, commentant l'Évangile du jour, a rappelé que « la foi est un don gratuit de Dieu » et que pendant le Carême « il faut vivre dans un esprit de conversion », en témoignant de l'Évangile dans la vie quotidienne, comme le font tant de personnes « avec une foi à la fois douce et ferme ». Le curé a ensuite rendu hommage aux femmes présentes en leur offrant des œillets au nom de la communauté.<br />Les bénévoles, les religieuses et les laïques impliquées dans l'œuvre pastorale de la communauté de Xujiahui, celle de la cathédrale de Shanghai dédiée à Saint Ignace de Loyola, ont également reçu des fleurs en signe de gratitude et symboles du respect, de la tendresse et de la communion qui édifient et font grandir l'Église locale grâce au témoignage de foi des femmes. <br />Mon, 09 Mar 2026 13:49:11 +0100AMÉRIQUE/ÉTATS-UNIS - Cardinal Cupich : dans la guerre contre l'Iran racontée comme un « jeu vidéo », il y a l'échec de notre humanitéhttps://www.fides.org/fr/news/77448-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Cardinal_Cupich_dans_la_guerre_contre_l_Iran_racontee_comme_un_jeu_video_il_y_a_l_echec_de_notre_humanitehttps://www.fides.org/fr/news/77448-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Cardinal_Cupich_dans_la_guerre_contre_l_Iran_racontee_comme_un_jeu_video_il_y_a_l_echec_de_notre_humaniteChicago - « Plus d'un millier » d'« hommes, femmes et enfants iraniens gisent morts après plusieurs jours de bombardements américains et israéliens ». Et pendant ce temps, jeudi dernier, « le compte officiel de la Maison Blanche X a publié jeudi soir une vidéo montrant des scènes tirées de films d'action populaires, associées à des images réelles d'attaques aériennes contre l'Iran ». Un clip vidéo où « une vraie guerre avec de vrais morts et de vraies souffrances » est traitée « comme s'il s'agissait d'un jeu vidéo ». C'est ainsi que le Cardinal américain Blaise J. Cupich, Archevêque de Chicago, décrit en termes sans équivoque la vidéo diffusée ces derniers jours par la Maison Blanche, dans laquelle les images des bombardements américains et israéliens sur les villes iraniennes sont accompagnées de la musique de fond de la chanson « Macarena » . Une initiative que le Cardinal américain a qualifiée de « répugnante » dans une déclaration intitulée « A Call to Conscience » , diffusée alors que Cupich présidait à Chicago la Rencontre internationale pour la paix et la réconciliation organisée par l'université Loyola, en collaboration avec la Commission Pontificale pour l'Amérique latine.<br /> <br />« Des centaines de personnes », rappelle le Cardinal américain, « sont mortes, des mères et des pères, des filles et des fils, y compris des dizaines d'enfants qui ont commis l'erreur fatale d'aller à l'école ce jour-là. Six soldats américains ont été tués. Et ils sont également déshonorés par ce post sur les réseaux sociaux. Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées et des millions d'autres sont terrifiées dans tout le Moyen-Orient ». Et la vidéo « horrible » glorifiant l'attaque israélo-américaine contre l'Iran « montre que nous vivons à une époque où la distance entre le champ de bataille et nos salons s'est considérablement réduite ».<br /> <br />Même la guerre, insiste le Cardinal Cupich, « est désormais devenue un sport pour les spectateurs ou un jeu de stratégie ». L'Archevêque de Chicago rapporte le cas symptomatique d'une plateforme de paris en ligne qui a dû verser plus de 2,2 millions de dollars à des parieurs mécontents de la manière dont, après l'assassinat d'Ali Khamenei, l'entreprise avait distribué les 55 millions de dollars de ceux qui avaient parié sur la destitution du Guide suprême de l'Iran. « Les journalistes », rapporte le Cardinal, « utilisent désormais le terme « gamifier » la guerre pour décrire cette dynamique ». Et il s'agit d'« un profond échec moral, car la « gamification » dépouille les personnes réelles de leur humanité ».<br /> <br />Selon le Cardinal Cupich, la vidéo diffusée par la Maison Blanche atteste que le gouvernement américain « traite la souffrance du peuple iranien comme un fond pour notre divertissement, comme s'il s'agissait simplement d'un autre contenu à parcourir pendant que nous faisons la queue au supermarché ». Une spirale dans laquelle toute humanité se dissipe, tandis que « nous sommes électrisés par la puissance destructrice de notre armée. Nous devenons dépendants du « spectacle » des explosions. Et le prix de cette habitude est presque imperceptible, car nous devenons insensibles aux coûts réels de la guerre ». « Je sais que le peuple américain », conclut le Cardinal Cupich, « vaut mieux que cela. Nous avons le bon sens de reconnaître que ce qui se passe n'est pas un divertissement mais une guerre, et que l'Iran est une nation composée de personnes, pas un jeu vidéo auquel d'autres jouent pour nous divertir ». .Sun, 08 Mar 2026 13:47:01 +0100VATICAN - Animation et formation missionnaire à l'ère de l'intelligence artificielle : séminaire « en ligne » le 11 marshttps://www.fides.org/fr/news/77447-VATICAN_Animation_et_formation_missionnaire_a_l_ere_de_l_intelligence_artificielle_seminaire_en_ligne_le_11_marshttps://www.fides.org/fr/news/77447-VATICAN_Animation_et_formation_missionnaire_a_l_ere_de_l_intelligence_artificielle_seminaire_en_ligne_le_11_marsCité du Vatican – Les initiatives de formation missionnaire prévues pour les 110 ans de la fondation de l'Union Pontificale Missionnaire se poursuivent. Elles s'inscrivent dans le cadre plus large des activités prévues entre 2024 et 2026 en vue des anniversaires importants qui se concentrent cette année : les 100 ans de la création de la Journée Mondiale des Missions, les 110 ans de la fondation de l'Union Pontificale Missionnaire et les 200 ans de l'inauguration de la pieuse pratique du « Rosaire vivant ».<br /><br />Le mercredi 11 mars, un atelier en ligne aura lieu, né d'une proposition de la Direction nationale des Œuvres Pontificales Missionnaires polonaises, proposition acceptée par le Secrétariat international de l'Union Pontificale Missionnaire . Il s'agit de la deuxième étape d'un parcours qui se poursuivra au cours de cette année avec d'autres rendez-vous sur le même thème.<br />Il s'agit d'un véritable laboratoire en ligne où sera abordée de manière spécifique l'utilisation pratique des différentes applications de l'intelligence artificielle dans le travail d'animation et de formation missionnaire.<br /><br />La rencontre en ligne, ouverte à tous, s'adresse en particulier aux directeurs nationaux et diocésains des OPM, aux secrétaires nationaux de l'UPM et à tous ceux qui sont engagés dans le réseau des OPM nationales et diocésaines.<br /><br />Le père Dinh Anh Nhue Nguyen, Secrétaire Général de l'UPM, ouvrira la réunion le 11 mars à 12h30 , et son introduction sera suivie d'une intervention de Karol Gnat, producteur de télévision, animateur et fondateur de la chaîne polonaise « Odbudowani » sur le thème « Utiliser l'intelligence artificielle pour créer des animations simples pour le travail missionnaire ». Un espace de débat et d'échange est également prévu à la fin des interventions. L'atelier se déroulera en anglais avec traduction simultanée en français, espagnol et italien, et se terminera à 14h00 . <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/it/attachments/view/file/def_PUM-AI_webinar_11.03-1.pdf">AFFICHE</a>Sun, 08 Mar 2026 13:41:44 +0100AFRIQUE/GUINÉE ÉQUATORIALE - La visite du Pape Léon XIV attire l'attention des médias internationaux sur le payshttps://www.fides.org/fr/news/77444-AFRIQUE_GUINEE_EQUATORIALE_La_visite_du_Pape_Leon_XIV_attire_l_attention_des_medias_internationaux_sur_le_payshttps://www.fides.org/fr/news/77444-AFRIQUE_GUINEE_EQUATORIALE_La_visite_du_Pape_Leon_XIV_attire_l_attention_des_medias_internationaux_sur_le_paysMalabo – La visite apostolique du حape Léon XIV, prévue du 21 au 23 avril 2026, sera un événement historique pour la Guinée équatoriale. Les préparatifs battent leur plein dans ce pays qui attirera l'attention du monde entier.<br /><br />D'après un communiqué diffusé par le Bureau de presse et d'image de la Vice-présidence de la République et reçu par l'Agence Fides, le gouvernement s'efforce de mettre en place une organisation efficace, compte tenu de l'ampleur de l'événement. Dans ce contexte, le 3 mars, le vice-président de la République, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a rencontré le ministre de l'Information, de la Presse et de la Culture, Jerónimo Osa Osa Ekoro, en sa qualité de président de la sous-commission Presse et Image, afin d'examiner le plan de travail pour la couverture médiatique.<br /><br />Le plan prévoit une couverture complète avant, pendant et après l'événement, avec l'utilisation de caméras fixes et mobiles, de drones, de camions de tournage et de centres de presse situés à des endroits stratégiques du pays. En outre, la Commission Presse et Image se chargera de la production audiovisuelle officielle de l'événement et, suivant les recommandations du Saint-Siège, organisera également un séminaire de formation pour les journalistes de différents pays, afin de favoriser l'utilisation appropriée des termes relatifs à la nature et à la mission de l'Église catholique et la description et la contextualisation correctes des actes liturgiques. Compte tenu de l'importance de l'événement, Obiang Mangue a souligné que toutes les structures et procédures nécessaires doivent être mises en place bien à l'avance.<br /> <br />Sat, 07 Mar 2026 10:56:15 +0100ASIE/CAMBODGE - L'engagement ecclésial dans le domaine de l'éducation se renforce en 2026https://www.fides.org/fr/news/77440-ASIE_CAMBODGE_L_engagement_ecclesial_dans_le_domaine_de_l_education_se_renforce_en_2026https://www.fides.org/fr/news/77440-ASIE_CAMBODGE_L_engagement_ecclesial_dans_le_domaine_de_l_education_se_renforce_en_2026Phnom Penh – « L'année 2026 est pleine d'espérance pour le secteur éducatif du Vicariat de Phnom Penh », déclare à l'Agence Fides Mgr Olivier Schmitthaeusler MEP, Vicaire Apostolique de Phnom Penh, en expliquant les différentes initiatives qui renforcent la présence de l'Église cambodgienne dans le domaine de l'éducation.<br /> « À l'Institut technique supérieur Saint-François, nous préparons un nouveau cursus universitaire de trois ans. Nous proposons déjà des cours en agriculture et en tourisme . À présent, pour 2026-2027, grâce au partenariat avec les ministères de l'Éducation, de la Culture et des Postes et Télécommunications, nous lançons des cours en lettres, en informatique et en intelligence artificielle », qui, note-t-il, susciteront l'intérêt de nombreux jeunes.<br />Il ajoute : « Nous collaborons avec l'Université catholique de Macao pour la création d'un nouveau campus universitaire Saint Paul à Phnom Penh et, dans le même temps, nous nous occupons des démarches pour passer de l'Institut Saint Paul à l'Université Saint Paul. Le département d'architecture de l'Université catholique de Macao travaille à la conception d'un campus moderne, intégré et écologique ».<br />Pour les études, l'établissement s'est pleinement intégré dans les circuits internationaux : « Outre les bourses Erasmus, déjà actives à l'Institut Saint Paul, nous allons intensifier nos échanges avec les professeurs de l'université Sophia, au Japon », une manière d'offrir une formation toujours plus qualifiée.<br />Le Saint Paul Institute a déjà conclu un accord avec l'Australian Catholic University afin de créer des opportunités de coopération entre les deux établissements, tous deux membres de l'Association des collèges et universités catholiques d'Asie du Sud-Est et d'Asie de l'Est , dans le but de collaborer à des activités académiques, des programmes de recherche et la mobilité du personnel et des étudiants. Avec une approche fondée sur « la foi, la raison, le respect de la dignité humaine et la recherche de la connaissance, l'ACU et le Saint Paul Institute s'engagent à inspirer l'espoir, à favoriser la croissance et à encourager les étudiants à devenir des citoyens responsables », affirme l'accord signé.<br />Comme l'a souligné l'évêque Olivier Schmitthaeusler, la reconstruction du système scolaire au Cambodge, détruit par le régime des années 70 et par vingt ans de guerre civile, est l'une des tâches les plus importantes de l'Église dans ce pays. Le secteur de l'éducation est une priorité pour l'Église au Cambodge, qui cherche à améliorer ses stratégies éducatives à tous les niveaux.<br />Depuis le début des années 90, l'Église collabore avec le gouvernement et la société civile pour ouvrir de nouvelles écoles qui non seulement offrent une éducation de base, mais diffusent également dans la société et enseignent aux élèves un patrimoine de valeurs.<br />La communauté catholique s'engage depuis des années en faveur de l'éducation des plus démunis. Dans de nombreuses villes, des « maisons d'étudiants » ont été ouvertes, offrant aux enfants des zones rurales un lieu où poursuivre leurs études.<br /> Sat, 07 Mar 2026 10:42:55 +0100AFRIQUE/NIGERIA - La cathédrale de Wukari gravement endommagée par un incendie causé par un court-circuithttps://www.fides.org/fr/news/77445-AFRIQUE_NIGERIA_La_cathedrale_de_Wukari_gravement_endommagee_par_un_incendie_cause_par_un_court_circuithttps://www.fides.org/fr/news/77445-AFRIQUE_NIGERIA_La_cathedrale_de_Wukari_gravement_endommagee_par_un_incendie_cause_par_un_court_circuitAbuja – L'incendie qui a gravement endommagé la cathédrale Sainte-Marie de Wukari le 4 mars dernier est accidentel. C'est ce qu'a déclaré le diocèse de Wukari dans un communiqué signé par le chancelier, le père Simon Akuraga.<br />Selon la reconstitution de l'accident par le diocèse, l'incendie s'est déclaré alors que les membres de la chorale de la cathédrale venaient de terminer leurs répétitions hebdomadaires et avaient quitté l'église, où seuls un prêtre et deux personnes en prière étaient restés. Soudain, le prêtre a senti une étincelle électrique provenant du plafond et, immédiatement après, les flammes ont éclaté. Malgré la fumée qui s'est rapidement propagée dans la pièce, le prêtre a réussi à prendre le Saint-Sacrement dans le tabernacle, puis s'est précipité dehors pour appeler à l'aide.<br />« Malheureusement, tous les efforts déployés par les paroissiens et les autres personnes venues aider à contenir l'incendie se sont avérés vains », indique le communiqué. « À l'exception du Saint-Sacrement, seuls quelques sièges de l'autel, quelques instruments de musique, quelques vêtements liturgiques et quelques objets liturgiques ont pu être récupérés ; tout le reste a été complètement détruit par l'incendie, ne laissant que les murs debout ».<br />« Nous apprécions sincèrement la rapidité de la réponse et le soutien de tous ceux qui ont apporté leur aide pendant l'urgence. Nous apprécions également tous ceux qui ont manifesté leur solidarité envers le diocèse par leurs prières et leurs mots d'encouragement », conclut la déclaration. <br />Fri, 06 Mar 2026 15:12:03 +0100ASIE/VIETNAM - Un trésor caché de foi et de charité : l'œuvre des sœurs vietnamiennes parmi les lépreuxhttps://www.fides.org/fr/news/77443-ASIE_VIETNAM_Un_tresor_cache_de_foi_et_de_charite_l_oeuvre_des_soeurs_vietnamiennes_parmi_les_lepreuxhttps://www.fides.org/fr/news/77443-ASIE_VIETNAM_Un_tresor_cache_de_foi_et_de_charite_l_oeuvre_des_soeurs_vietnamiennes_parmi_les_lepreuxpar Andrew Doan Thanh Phong<br /><br />Thái Bình – Trente-huit, c'est le nombre de cas de lèpre recensés en 2025 au Vietnam, le chiffre annuel le plus bas jamais enregistré.<br />Le nombre de cas a considérablement diminué ces dernières années. Entre 2012 et 2016, plus de 1 000 cas ont été détectés à l'échelle nationale. Au cours des cinq dernières années, seuls quelques dizaines de cas ont été détectés chaque année. Actuellement, toutes les provinces et villes ont été reconnues comme zones exemptes de lèpre, avec seulement quelques cas sporadiques.<br /> <br />Selon les experts sanitaires vietnamiens, cette forte baisse est due à des protocoles de traitement efficaces et à la prise en charge rapide des nouveaux cas de lèpre dans la communauté. Cependant, il y a encore actuellement environ 6 000 patients atteints de la lèpre dans tout le pays, principalement des personnes qui ont eu la maladie dans le passé et qui ont guéri de l'infection bactérienne, mais qui continuent de souffrir gravement des séquelles.<br /><br />La plupart des patients sont pris en charge par des religieuses catholiques appartenant à des congrégations telles que les Amantes de la Croix, les Franciscaines Missionnaires et d'autres, dans plus de 10 établissements répartis dans tout le pays, connus sous le nom de « colonies de lépreux ». Les religieuses soignent non seulement les malades atteints de la lèpre, mais s'occupent également des personnes âgées et des enfants orphelins atteints de cette maladie.<br /> <br />La majorité des léproseries au Vietnam ont été fondées entre le début du XXe siècle et les années 60 et 70 dans des zones reculées et isolées par crainte de propager la maladie dans la communauté. ils sont donc dépourvus des services de base et offrent des conditions de vie précaires, tant sur le plan matériel que psychologique.<br /> <br />La lèpre ne fait pas seulement souffrir physiquement les patients, elle laisse également de profondes cicatrices psychologiques. En plus de se sentir mal à l'aise à cause de leur apparence, les personnes atteintes de la lèpre sont marginalisées et rejetées partout où elles vont. Certaines personnes âgées qui ont contracté la maladie dans leur jeunesse vivent dans des léproseries depuis 50 à 60 ans, car elles n'ont pas de foyer où retourner.<br /><br />Mme Lo Thi Coc a été soignée pour la lèpre, mais elle a encore une mauvaise vue et souffre de fortes douleurs aux jambes en raison de déformations, surtout lorsque le temps change. Elle n'oublie jamais les terribles expériences de peur et de discrimination de la part de ses voisins qu'elle a vécues dans le passé. Elle raconte : « À l'époque, ma famille et moi avions beaucoup de mal à joindre les deux bouts, nous étions très pauvres et personne ne voulait nous côtoyer de peur d'être contaminé. À cette époque, j'ai pensé m'enfuir dans la forêt pour y vivre le reste de ma vie, mais grâce au soutien inconditionnel et à la compagnie de mon fils, j'ai changé d'avis ».<br /><br />Embrassant leur immense souffrance, les sœurs se sont consacrées aux soins des patients dans les léproseries, aidant beaucoup d'entre eux à retrouver la joie de vivre. « Je n'ai pas de famille ici, mais les sœurs catholiques et diverses organisations m'aident, ce qui rend ma vie un peu plus facile », raconte Joseph That, 78 ans, patient de la léproserie de Ben San dans le village de Long Binh, dans la province de Binh Duong, au Sud-Vietnam. Il était marié, mais sa femme l'a quitté après avoir découvert qu'il était atteint de la lèpre et n'a plus donné de nouvelles depuis. Aujourd'hui, ses jambes ont été amputées et il porte des prothèses, ses mains sont contractées à cause de la lèpre et il boite lorsqu'il marche.<br /><br />Un patient de la léproserie de Quy Hoa, gérée par les sœurs de l'Ordre des Franciscaines Missionnaires à Quy Nhon, dans le centre du Vietnam, a déclaré : « Les sœurs se battent pour nos droits, c'est pourquoi nous les respectons tous et les considérons comme des membres de notre famille ». Un autre patient, qui vit dans le village des lépreux depuis 1960, dont le père était membre du Parti communiste et dont les frères sont bouddhistes, a raconté qu'il était devenu catholique parce que les sœurs prenaient soin de lui comme s'il était leur fils. Suivant l'exemple des sœurs, il est resté à la léproserie pour couper les cheveux des patients âgés, leur rendre visite et les réconforter.<br /><br />De nombreux exemples du service rendu par les sœurs catholiques dans les villages de lépreux ont été appréciés par la communauté et salués par les journaux nationaux, en particulier celui de sœur Anna Nguyen Thi Xuan, née en 1957, qui s'occupe depuis près de 40 ans des patients du village de lépreux de Qua Cam, dans le diocèse de Bac Ninh, au nord du Vietnam. Elle a reçu la médaille du travail de troisième classe du président du Vietnam et fait partie des 50 personnes qui ont reçu les félicitations du Premier ministre pour leurs réalisations dans le domaine de l'aide sociale.<br />Des activités significatives qui témoignent de l'attention et de la communion de toute l'Église catholique vietnamienne envers les lépreux, telles que des visites et des collectes de dons destinés aux léproseries, sont régulièrement organisées par les communautés catholiques de tout le pays. Plus récemment, lors du Nouvel An lunaire du Cheval, le 5 février, le diocèse de Thai Binh a organisé une rencontre et une fête du Nouvel An avec les lépreux dans la chapelle de Dong Tho, dans la paroisse de Thai Sa. À cette occasion, Mgr Dominic Dang Van Cau, Évêque du diocèse, a invité les fidèles à accueillir, aimer et accompagner ceux qui souffrent de la lèpre. Il a souligné : « C'est un acte de miséricorde et aussi une manière concrète de vivre le mystère de la communion dans l'Église. Actuellement, le diocèse de Thai Binh construit un nouveau bâtiment, une maison pour les personnes atteintes de la lèpre, qui, espérons-le, créera un espace de vie stable, sûr et accueillant et offrira aux malades un logement à long terme ». Fri, 06 Mar 2026 13:40:27 +0100AFRIQUE/ R.D.CONGO - « Outre le Rwanda, il faut sanctionner le M23 et ses dirigeants congolais »https://www.fides.org/fr/news/77442-AFRIQUE_R_D_CONGO_Outre_le_Rwanda_il_faut_sanctionner_le_M23_et_ses_dirigeants_congolaishttps://www.fides.org/fr/news/77442-AFRIQUE_R_D_CONGO_Outre_le_Rwanda_il_faut_sanctionner_le_M23_et_ses_dirigeants_congolaisKinshasa – « Les sanctions américaines contre le Rwanda n'affectent pas les Congolais recrutés par le M23 », déclarent à l'Agence Fides des sources locales du Sud-Kivu, l'une des provinces orientales de la République démocratique du Congo occupées par les guérilleros pro-rwandais du M23.<br />Le 2 mars, le département du Trésor américain a imposé des sanctions à l'armée rwandaise et à quatre hauts responsables militaires de Kigali, accusés de soutenir la rébellion du M23 dans l'est de la RDC . <br />Nous avons demandé à nos sources locales, qui souhaitent rester anonymes pour leur sécurité, si cette mesure pourrait contribuer à mettre fin à l'occupation de vastes portions de l'est de la RDC par le mouvement rebelle.<br />« Nous savons tous que le M23 a ses bases depuis sa création au Rwanda et qu'il en avait auparavant également en Ouganda. Mais nous nous posons la question suivante : le M23 se trouve ici au Congo et, avec le M23, il y a plus de 20 000 militaires qui ne sont pas rwandais et qui ne sont pas concernés par les sanctions. Et ce sont eux qui le disent ouvertement : « les sanctions ne nous concernent pas ». À tel point que quelques jours après l'imposition des sanctions au Rwanda, les dirigeants du M23 ont présenté à la télévision, dans un discours de Sultani Makenga , 1 500 nouveaux commandos, comme on appelle les membres de leurs forces spéciales. La cérémonie a été perçue comme un défi à la mesure américaine.<br />Nous n'avons pas encore vu l'imposition de sanctions directes contre les guérilleros qui occupent le Nord et le Sud-Kivu. Elles ont été imposées au Rwanda, mais le M23 répond qu'il n'a rien à voir avec ce pays. Le chef de la branche politique du mouvement , Corneille Nangaa, affirme être congolais et que les sanctions ne le concernent pas. Nous pensons que les sanctions doivent viser les chefs de l'armée qui occupe Goma et Bukavu. Qu'ils soient civils ou militaires, les dirigeants sont ici parce que l'administration mise en place par le M23 est composée de Congolais, même s'ils sont un peu moins nombreux à Goma. Donc, si l'on veut contraindre le M23 à restituer les territoires occupés aux autorités congolaises, il faut imposer des sanctions à ses dirigeants qui se trouvent ici, dans l'est du Congo. Il est vrai que le Rwanda est la base d'où sont partis les hommes du M23, mais sanctionner uniquement ce pays n'est pas suffisant ; tant et si bien que les combats se poursuivent tant dans le Nord-Kivu que dans les montagnes du Sud-Kivu. <br />Fri, 06 Mar 2026 13:24:01 +0100ASIE/PAKISTAN - Les croyants de toutes les religions réunis : « Prions avec le Pape Léon pour la paix au Moyen-Orient et au Pakistan »https://www.fides.org/fr/news/77441-ASIE_PAKISTAN_Les_croyants_de_toutes_les_religions_reunis_Prions_avec_le_Pape_Leon_pour_la_paix_au_Moyen_Orient_et_au_Pakistanhttps://www.fides.org/fr/news/77441-ASIE_PAKISTAN_Les_croyants_de_toutes_les_religions_reunis_Prions_avec_le_Pape_Leon_pour_la_paix_au_Moyen_Orient_et_au_PakistanLahore – La rencontre organisée le 5 mars à Lahore par Sardar Ramesh Singh Arora, ministre des Minorités du gouvernement provincial du Pendjab, pour vivre ensemble la rupture du jeûne, l'iftar, s'est déroulée dans un climat d'harmonie interreligieuse. « Cet iftar interreligieux a accueilli des chrétiens et des musulmans, qui traversent une période sacrée, respectivement le Carême et le Ramadan ; ce fut une grande manifestation d'harmonie et de respect entre les croyants de différentes religions, ainsi qu'un moment pour invoquer ensemble la paix et la réconciliation », raconte à l'Agence Fides le père James Channan, dominicain et directeur du « Peace Center » à Lahore. Le père Channan était présent, aux côtés de l'Archevêque Benny Travas et, parmi d'autres chefs religieux, Allama Raghab Naeemi, président du Conseil pakistanais pour l'idéologie islamique, le mufti Adhiq Hussain, Badar Munir, de hautes autorités civiles et des représentants des communautés sikh et hindoue.<br /> « Ce fut une précieuse manifestation du dialogue de la vie. Il est émouvant de voir des croyants de différentes religions, et en particulier des chrétiens et des musulmans, mettre en pratique les valeurs du dialogue interreligieux, à la lumière et dans l'application de Nostra Aetate », souligne le père Channan à Fides. « Nous avons prié pour la paix dans le monde entier, en particulier pour le Moyen-Orient et pour les tensions entre le Pakistan et l'Afghanistan », ajoute-t-il.<br />« J'ai voulu souligner que le Carême et le Ramadan sont des périodes de jeûne, de prière et d'aumône. Ces jours nous rappellent d'être unis à Dieu et de rechercher sa miséricorde et son pardon, tout en nous réconciliant avec nos frères et sœurs », rapporte le dominicain, observant que « ces rencontres interreligieuses offrent de merveilleuses occasions d'exprimer notre respect et notre soutien mutuels ».<br />Les participants ont rappelé les paroles du Pape Léon et ont partagé son engagement en faveur de la paix : « Nous remercions le Pape Léon XIV pour sa profonde sollicitude envers le Pakistan et l'Afghanistan, ainsi que pour les peuples qui souffrent de la violence au Moyen-Orient. Le Pape Léon XIV nous exhorte à prier pour la paix, à ouvrir grand les portes de nos églises et à invoquer le Très-Haut. Nous partageons avec lui son souci de la paix dans le monde et nous prions avec lui », conclut le père Channan.<br /> Fri, 06 Mar 2026 13:14:40 +0100ASIE/INDONÉSIE - Le Directeur des OPM : « Nous vivons une époque riche en échanges, en dialogue interreligieux, en prière commune pour la paix »https://www.fides.org/fr/news/77446-ASIE_INDONESIE_Le_Directeur_des_OPM_Nous_vivons_une_epoque_riche_en_echanges_en_dialogue_interreligieux_en_priere_commune_pour_la_paixhttps://www.fides.org/fr/news/77446-ASIE_INDONESIE_Le_Directeur_des_OPM_Nous_vivons_une_epoque_riche_en_echanges_en_dialogue_interreligieux_en_priere_commune_pour_la_paixJakarta - « Nous vivons une période riche en échanges interreligieux entre chrétiens et musulmans, qui ont lieu dans la vie quotidienne des gens, comme dans les paroisses et les communautés locales. En Indonésie, nous vivons un véritable dialogue de vie, qui s'exprime clairement pendant le Carême et le Ramadan », raconte à l'Agence Fides le père Alfonsus Widhiwiryawan, missionnaire xavérien , directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires en Indonésie, le pays musulman le plus peuplé au monde, avec 275 millions d'habitants, dont 90 % sont de confession musulmane et un peu plus de 10 millions sont catholiques.<br />Le père Widhiwiryawan rapporte : « C'est une période marquée par des rencontres où l'on rompt le jeûne ensemble et, dans un contexte de grave tension internationale, où musulmans et chrétiens d'Indonésie s'unissent dans la prière pour la paix. La paix commence ici, entre nous, dans notre vie, et nous prions et nous nous engageons pour qu'elle s'étende au monde entier, dévasté par de nouvelles guerres ».<br />L'esprit de dialogue, de prière et d'engagement commun pour la paix s'exprimera concrètement vendredi prochain, 13 mars, lors d'une rencontre organisée à Jakarta au siège de la Conférence épiscopale, à Jakarta, par la Commission pour les relations interreligieuses des Évêques indonésiens. Y le président de la Conférence épiscopale, Antonius Subianto Bunyamin, OSC, d'autres évêques et prêtres, ainsi que des leaders religieux islamiques et des représentants du réseau « Gusdurian », inspiré par Abdurrahman Wahid , président historique indonésien surnommé « Gus Dur », grand promoteur du dialogue et de l'harmonie entre les religions dans le pays participeront à la rencontre. Le réseau est actif dans 130 villes indonésiennes et œuvre sans relâche à la promotion de la collaboration interreligieuse à tous les niveaux.<br />Parmi les initiatives interreligieuses qui impliquent non seulement les chrétiens et les musulmans, mais aussi les hindous, le père Alfonsus cite le prochain « Jour du silence », le « Nyepi », le Nouvel An hindou qui, en 2026, tombe le 19 mars. À Bali, île indonésienne à majorité hindoue, sur décision des autorités civiles, cette journée sera marquée par un blocage total de 24 heures : pas de lumières, pas de circulation, pas d'Internet, pas de bruit et pas de déplacements . « On vit l'introspection et la purification », explique le directeur, « mais cette initiative implique également les croyants musulmans et chrétiens dans un moment de silence, de réflexion et de prière », souligne-t-il. « Et la pensée commune sera la paix, la paix dans le cœur de chacun et pour construire la paix dans le monde », note-t-il.<br /> Fri, 06 Mar 2026 13:10:58 +0100ASIE/BAHREÏN - « Que ce cheminement du Ramadan et du Carême nous unisse également en ces moments difficiles » : message du Vicaire Apostolique d'Arabie du Nordhttps://www.fides.org/fr/news/77439-ASIE_BAHREIN_Que_ce_cheminement_du_Ramadan_et_du_Careme_nous_unisse_egalement_en_ces_moments_difficiles_message_du_Vicaire_Apostolique_d_Arabie_du_Nordhttps://www.fides.org/fr/news/77439-ASIE_BAHREIN_Que_ce_cheminement_du_Ramadan_et_du_Careme_nous_unisse_egalement_en_ces_moments_difficiles_message_du_Vicaire_Apostolique_d_Arabie_du_NordAwali - « En tant que guide de l'Église catholique du Vicariat Apostolique d'Arabie du Nord et évêque du Royaume de Bahreïn, et au nom de toute la communauté chrétienne catholique – prêtres, religieux, religieuses et fidèles laïcs – que je représente, je souhaite m'adresser à vous en ces jours difficiles, marqués par la douleur et l'incertitude de la guerre, avec des paroles d'encouragement et d'espoir. »<br /><br />Près d'une semaine après le début des conflits armés dans la région du Golfe , le Vicaire Apostolique, Mgr Aldo Berardi, O.SS.T., s'est adressé au roi Hamad bin Isa bin Salman Al Khalifa, au prince Salman bin Hamad bin Isa Al Khalifa, aux membres du gouvernement, aux citoyens de Bahreïn et à tous ses résidents, en souhaitant la paix et la sérénité pour tous.<br /><br />« Le déclenchement de cette guerre nous a tous surpris, tant la communauté musulmane que la communauté chrétienne, à une période religieuse particulièrement importante pour chacune d'elles : respectivement le mois sacré du Ramadan et le grand jeûne de quarante jours du Carême », poursuit l'Évêque. Ces deux périodes sacrées, non par hasard mais par divine providence, ont commencé cette année le même jour, le 18 février. Musulmans et chrétiens, nous avons commencé ce chemin ensemble, en nous rappelant – et la guerre le rend encore plus évident – la fragilité de nos vies, la caducité de notre existence sur cette terre, et donc la nécessité de nous tourner de tout cœur vers Dieu, en jeûnant et en nous repentant de nos fautes et des péchés du monde. »<br /><br />« Que ce cheminement du Ramadan et du Carême, que nous avons commencé ensemble, nous unisse également en ces moments difficiles marqués par le conflit, en travaillant sans relâche à la recherche de voies menant à la paix, avec le désir de revenir à des temps de sérénité, tant pour le peuple du Royaume de Bahreïn en particulier que pour toute la région du Moyen-Orient. Par le jeûne et la prière constante et sincère, qui jaillit des cœurs ayant besoin de consolation et d'aide, nous pouvons intercéder auprès du Dieu unique, le Dieu de notre patriarche Abraham, pour le rétablissement de la paix. »<br /><br />« Je demande à Dieu tout particulièrement de consoler toutes les familles qui ont perdu des êtres chers ; je prie également pour les âmes de ceux qui sont morts pendant cette guerre, et pour tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, sont touchés physiquement, psychologiquement, spirituellement et matériellement par ce conflit. Nous sommes des artisans de paix, comme nous le rappelle Jésus-Christ dans le Sermon sur la montagne, et nous demandons à Dieu d'inspirer des chemins d'unité afin que le bruit des missiles cesse et que nous puissions, une fois pour toutes, vivre en communion dans une région – le Moyen-Orient – si souvent marquée, malheureusement, par la division. Je tiens également à exprimer ma sincère gratitude à tous ceux qui, avec responsabilité et dévouement, défendent nos frontières et préservent la sécurité du Royaume. »<br /><br />« Que le Royaume de Bahreïn, qui s'est toujours distingué comme une nation où règnent l'harmonie, le respect mutuel et la tolérance, continue à briller comme un phare de coexistence et d'espérance dans cette région ; et que Dieu Tout-Puissant bénisse son peuple, préserve sa stabilité et lui accorde le don durable et précieux de la paix ».<br /><br /> <br />Fri, 06 Mar 2026 10:00:03 +0100ASIE/LIBAN - Le Moyen-Orient en flammes, les Patriarches catholiques du Liban : « Que la spirale de la violence cesse immédiatement, que l'on revienne à la diplomatie »https://www.fides.org/fr/news/77438-ASIE_LIBAN_Le_Moyen_Orient_en_flammes_les_Patriarches_catholiques_du_Liban_Que_la_spirale_de_la_violence_cesse_immediatement_que_l_on_revienne_a_la_diplomatiehttps://www.fides.org/fr/news/77438-ASIE_LIBAN_Le_Moyen_Orient_en_flammes_les_Patriarches_catholiques_du_Liban_Que_la_spirale_de_la_violence_cesse_immediatement_que_l_on_revienne_a_la_diplomatieBeyrouth – Face à « l'escalade dangereuse des conflits armés au Liban et au Moyen-Orient », marquée par la mort de nombreuses « victimes innocentes, le déplacement de nombreuses familles et l'aggravation des souffrances humanitaires », les Patriarches et Évêques catholiques du Liban appellent à « l'arrêt immédiat de la spirale de violence et au retour à un dialogue constructif et à une action diplomatique responsable, fondés sur la recherche du bien des peuples, qui aspirent à une vie pacifique fondée sur la justice et la dignité ».<br /><br />Dans un message diffusé par l'Assemblée des Patriarches et Évêques catholiques du Liban, les chefs des Églises catholiques du pays du Cèdre joignent leur voix à celle du Pape Léon XIV , reprenant ses paroles : « La violence n'est jamais le bon choix, et nous devons toujours choisir le bien ».<br /><br />En ce qui concerne la situation au Liban, les Patriarches et Évêques catholiques invitent « les responsables à assumer pleinement leurs responsabilités nationales, à oeuvrer pour préserver notre pays des conflits régionaux, à sauvegarder son unité interne et à renforcer la paix civile ». Ils demandent également « aux différentes familles spirituelles, aux individus et aux partis à se rassembler autour du gouvernement libanais et de ses décisions, en particulier la limitation des armes à l'autorité de l'État, afin de préserver sa souveraineté, de renforcer la stabilité nationale et d'éviter de compromettre le destin de la nation ». Ces références font clairement allusion à tous les problèmes et conflits liés aux opérations menées par les milices affiliées au parti chiite Hezbollah.<br /><br />Les Patriarches et Évêques du Liban demandent « à la communauté internationale et aux institutions concernées à déployer tous les efforts possibles pour prévenir toute nouvelle escalade et établir des solutions justes qui garantissent les droits des peuples et protègent la dignité humaine ». Ils demandent également aux catholiques libanais et à « toutes les personnes de bonne volonté d'aider leurs frères et sœurs qui demeurent dans leurs villages » et de persévérer « dans une prière fervente pour la paix au Liban et au Moyen-Orient ». Ils renouvellent également leur appel « à accueillir les frères et sœurs civils déplacés et à les entourer dans l'esprit de l'Évangile ».<br /><br />La déclaration porte la signature des quatre Patriarches catholiques qui ont leur siège au Liban : l'arménien catholique Raphaël Bedros XXI Minassian, le melkite Youssef Absi, le syriaque catholique Ignace Youssef III Younan et le Cardinal maronite Bechara Boutro.s Raï . <br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/fr/attachments/view/file/D_claration_de_l_Assembl_e_des_Patriarches_et_des_v_ques_Catholiques_au_Liban-_Fr.pdf">Déclaration de l’Assemblée des Patriarches et des Évêques Catholiques au Liban</a>Thu, 05 Mar 2026 15:40:36 +0100ASIE/LIBAN - « Alerte d'évacuation » israélienne. Mais les chrétiens du sud du Liban n'abandonnent pas leurs villageshttps://www.fides.org/fr/news/77437-ASIE_LIBAN_Alerte_d_evacuation_israelienne_Mais_les_chretiens_du_sud_du_Liban_n_abandonnent_pas_leurs_villageshttps://www.fides.org/fr/news/77437-ASIE_LIBAN_Alerte_d_evacuation_israelienne_Mais_les_chretiens_du_sud_du_Liban_n_abandonnent_pas_leurs_villagesRmeish – « Ce qui se passe est clair. L'opération de l'armée israélienne sur le territoire libanais est déjà en cours. Et dans les villages où vivent les chrétiens, du moins ceux avec lesquels nous sommes en contact, nous avons choisi de ne pas quitter nos maisons, car il est certain que si nous quittons nos villages, nous ne pourrons peut-être plus y revenir ».<br /> <br />Au père Toni Elias, prêtre maronite du village de Rmeish, quelques mots suffisent pour raconter comment les communautés chrétiennes du sud du Liban ont commencé à vivre cette période marquée par la nouvelle opération militaire lancée par Israël dans le pays du Cèdre.<br /> <br />Rmeish se trouve à moins de deux kilomètres de la frontière avec Israël. En octobre 2024, le village était déjà suspendu entre la vie et la ruine qui l'entourait, lors de la précédente entrée de l'armée israélienne dans le sud du Liban.<br /> <br />L'objectif déclaré de la nouvelle intervention israélienne est désormais de « nettoyer » le territoire des vestiges des positions du Hezbollah, après que la milice chiite alliée à l'Iran ait lancé des missiles sur le territoire israélien, dans le contexte des nouvelles convulsions déclenchées par l'attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. <br />Ces derniers jours, outre le sud du Liban, les bombardements israéliens ont également touché les quartiers à majorité chiite de Beyrouth et la vallée de la Bekaa.<br /><br />L'ordre d'évacuation avait également été transmis aux villages chrétiens du sud du Liban dans la nuit de lundi par le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee.<br />Les cloches de certaines églises avaient commencé à sonner dans la nuit pour avertir les villages voisins.<br /><br />« À Rmeish et dans les villages voisins de Debel et Ain Ebel », rapporte le père Toni Elias à l'Agence Fides, « nous sommes tous restés chez nous, tout comme les habitants d'Alma el Shaab et des villages plus à l'ouest. Les druzes sont également restés chez eux ».<br /><br />Le choix de rester et de ne pas suivre l'ordre d'évacuation repose, paradoxalement, sur la reconnaissance de sa propre impuissance : « Nous n'avons pas d'armes, nous n'avons pas de missiles, nous ne représentons un danger pour personne. Nous restons ici », ajoute le père Toni, « en demandant la protection de Dieu. Nous sommes reconnaissants à notre Évêque Charbel Abdallah, au Nonce Apostolique Paolo Borgia et au général Diodato Abagnara , avec lesquels nous sommes en contact permanent et qui nous ont assuré de leur soutien ».<br /> <br />Dans le cadre de la énième fuite de dizaines de milliers de familles provoquée par la reprise des opérations militaires, Rmeish est également le théâtre d'actes éloquents de solidarité populaire, y compris entre les différentes communautés de croyants. « Chez nous », raconte le père Toni Elias à Fides, « il y a maintenant 1 350 familles chrétiennes, auxquelles s'ajoutent 100 autres familles chrétiennes et chiites provenant d'autres villages et 250 familles syriennes que nous hébergeons actuellement et qui avaient auparavant trouvé refuge dans un village chiite voisin. Que le Seigneur accorde la paix au monde entier », conclut le père Toni Elias. .<br />Thu, 05 Mar 2026 13:28:07 +0100AFRIQUE/ R.D. CONGO - « Les sanctions américaines contre l'armée rwandaise confirment sa présence dans l'est de la RDC »https://www.fides.org/fr/news/77436-AFRIQUE_R_D_CONGO_Les_sanctions_americaines_contre_l_armee_rwandaise_confirment_sa_presence_dans_l_est_de_la_RDChttps://www.fides.org/fr/news/77436-AFRIQUE_R_D_CONGO_Les_sanctions_americaines_contre_l_armee_rwandaise_confirment_sa_presence_dans_l_est_de_la_RDCKinshasa – « Il s'agit d'une sanction importante qui confirme la présence du Rwanda dans l'est de la République démocratique du Congo », commentent à l'Agence Fides des sources locales du Sud-Kivu après les sanctions imposées le 2 mars par le département du Trésor américain à l'armée rwandaise ; les sanctions ont été prononcées sous l'accusation de soutenir la rébellion M23 dans l'est de la RDC. L'inscription de l'armée rwandaise sur la liste des sanctions américaines entraîne le gel de ses avoirs aux États-Unis et l'interdiction de toute transaction avec des personnes ou des entreprises américaines. Toutefois, une exception temporaire est prévue pour les contrats ou les opérations déjà en cours, jusqu'au 1er avril 2026.<br />Des sanctions ont ensuite été imposées à quatre hauts responsables des forces armées rwandaises. Il s'agit du général Mubarakh Muganga, chef d'état-major des forces armées rwandaises ; du général Vincent Nyakarundi, chef d'état-major de l'armée ; du général Ruki Karusisi, commandant de la 5e division d'infanterie et ancien chef des forces spéciales rwandaises, déjà sanctionné par l'Union européenne depuis mars 2025 ; et enfin le général Stanislas Gashugi, qui a remplacé Karusisi à la tête des forces spéciales le 15 mars 2025.<br />Nos sources se demandent toutefois « ce qui empêche d'imposer de lourdes sanctions à celui qui est à l'origine de ces trente années de guerre, y compris la dernière , le président Paul Kagame ». « Qu'est-ce qui le rend « sacré », au point que le monde entier craigne de mettre en péril son amitié ? La réponse est essentiellement la suivante : l'intérêt économique. Mais la politique n'a pas d'amis et quand vous ne lui êtes plus utile, elle vous abandonne », concluent nos sources.<br />Les sanctions imposées par l'administration Trump signalent au Rwanda que ses ingérences dans les provinces orientales du Congo ne seront plus tolérées après que les États-Unis ont parrainé les accords de paix de Washington du 27 juin 2025 et de Doha du 19 juillet 2025 , et surtout conclu un accord préliminaire avec Kinshasa pour exploiter les ressources présentes dans les zones contrôlées par les rebelles soutenus par Kigali . <br />Kagame a suivi une formation militaire aux États-Unis, où il a suivi des cours à Fort Leavenworth, au Kansas. Le président rwandais dispose également d'importants contacts à Washington, à tel point qu'à la fin du mois de février, ayant appris l'imposition imminente de sanctions contre ses forces armées, il aurait demandé, selon une enquête du Wall Street Journal, à un important sénateur républicain d'intercéder auprès du président Trump pour les bloquer sans succès. <br />Thu, 05 Mar 2026 12:07:26 +0100ASIE/BAHREÏN - Demain, reprise des messes publiques, solidarité et soutien au Royaume, ainsi qu'une plateforme nationale de volontariathttps://www.fides.org/fr/news/77435-ASIE_BAHREIN_Demain_reprise_des_messes_publiques_solidarite_et_soutien_au_Royaume_ainsi_qu_une_plateforme_nationale_de_volontariathttps://www.fides.org/fr/news/77435-ASIE_BAHREIN_Demain_reprise_des_messes_publiques_solidarite_et_soutien_au_Royaume_ainsi_qu_une_plateforme_nationale_de_volontariatAwali – « Ici, au Bahreïn, nous allons tous bien. Nous avons reçu l'alerte la nuit dernière et, pour l'instant, tout est calme. Nous reprendrons les messes publiques demain, vendredi 6 mars. Contrairement au Qatar où tout reste fermé, et au Koweït où les messes sont uniquement en ligne, l'église est ouverte mais les rassemblements de toute nature sont interdits ». C'est ce qu'écrit à l'Agence Fides Mgr Aldo Berardi, O.SS.T., Vicaire apostolique d'Arabie du Nord, depuis Awali, où se trouve le siège de l'évêché.<br /><br />Les ministres arabes et internationaux des Affaires étrangères ont exprimé leur solidarité et leur soutien au Royaume de Bahreïn et ont condamné les attaques iraniennes contre le pays. Les autorités ont souhaité à la région de retrouver rapidement la sécurité, la stabilité et une paix durable.<br /><br />La presse locale rapporte également que les activités aériennes de l'aéroport international de Manama restent suspendues en raison de la fermeture continue de l'espace aérien du Royaume, conformément aux directives du ministère de l'Aviation civile. La compagnie a déclaré que cette suspension s'inscrit dans le cadre des mesures de précaution visant à garantir un niveau de sécurité maximal aux voyageurs et au personnel aéroportuaire compte tenu de l'évolution actuelle de la situation dans la région. Elle a souligné qu'elle continuait à coordonner ses efforts avec les autorités compétentes afin de suivre de près la situation. <br /><br />Afin de protéger davantage l'ensemble de la population, la Plateforme nationale du volontariat a annoncé l'ouverture des inscriptions pour les volontaires souhaitant soutenir les efforts nationaux visant à faire face aux attaques hostiles de l'Iran contre le Royaume de Bahreïn. Cette initiative découle d'un sentiment de responsabilité nationale visant à renforcer la solidarité communautaire et la réponse collective pendant cette période. Quelques heures après son ouverture, la plateforme comptait déjà plus de 20 000 inscrits. Plus de la moitié de la population du Bahreïn, soit environ 1,5 million de personnes, est composée d'étrangers, et la campagne de volontariat est ouverte tant aux citoyens qu'aux étrangers. Les domaines du volontariat ont été identifiés en fonction des besoins nationaux et comprennent les secteurs de la santé, de l'ingénierie, de la logistique, de l'administration et de la réglementation, ainsi que d'autres domaines, si nécessaire. Les volontaires inscrits seront contactés en fonction des besoins opérationnels afin de garantir une organisation efficace et une participation efficace au soutien des efforts nationaux.<br /><br /> <br />Thu, 05 Mar 2026 11:17:15 +0100ASIE/SRI LANKA - Prêtre de Colombo : « Nous connaissons les blessures de la guerre, c'est toujours une défaite, revenons au dialogue »https://www.fides.org/fr/news/77434-ASIE_SRI_LANKA_Pretre_de_Colombo_Nous_connaissons_les_blessures_de_la_guerre_c_est_toujours_une_defaite_revenons_au_dialoguehttps://www.fides.org/fr/news/77434-ASIE_SRI_LANKA_Pretre_de_Colombo_Nous_connaissons_les_blessures_de_la_guerre_c_est_toujours_une_defaite_revenons_au_dialogueColombo – « Chaque guerre touche et concerne le monde entier. Des vies innocentes sont perdues, une souffrance indicible est créée. Aujourd'hui, nous demandons l'arrêt de cette nouvelle guerre qui enflamme le Moyen-Orient et bouleverse l'humanité tout entière. La guerre n'est jamais la solution, elle ne fait que créer une nouvelle spirale de haine et de représailles. Revenons au dialogue et à la négociation » : tel est l'appel lancé à l'Agence Fides par le père Cyril Gamini Fernando, porte-parole de l'Archidiocèse de Colombo et directeur de l'hebdomadaire catholique en langue cinghalaise « Gnartha Pradeepaya » .<br />L'île du Sri Lanka a été touchée par la guerre lorsqu'une torpille lancée par un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien au large des côtes sri-lankaises. La marine sri-lankaise a envoyé des navires et des avions en mission de sauvetage, a récupéré 87 corps et sauvé 32 personnes.<br />Le père Fernando déclare : « Nous sommes bouleversés par cette affaire. Les marins iraniens sont à l'hôpital. L'opinion publique est sous le choc. Nous nous souvenons de la guerre civile que nous avons vécue pendant plus de trente ans dans notre pays, un conflit qui a laissé des blessures profondes et fait souffrir des milliers de personnes. C'est pourquoi aujourd'hui, nous ne pouvons que supplier Dieu et demander aux dirigeants de mettre fin à la guerre ».<br />« La guerre, conclut le porte-parole, n'est jamais justifiable, d'aucune manière. Elle est toujours une défaite pour l'humanité, comme l'ont répété les papes. Les Évêques du Sri Lanka ont aujourd'hui invité les fidèles à prier intensément pour la paix. Nous soutenons tous les efforts de paix et confions le Moyen-Orient au Seigneur afin que la paix et la réconciliation l'emportent sur la violence ».<br /> Thu, 05 Mar 2026 11:09:24 +0100MOYEN-ORIENT - « Religions for peace » : appel à « cesser les hostilités et à remettre au centre la dignité de la personne et le droit international »https://www.fides.org/fr/news/77433-MOYEN_ORIENT_Religions_for_peace_appel_a_cesser_les_hostilites_et_a_remettre_au_centre_la_dignite_de_la_personne_et_le_droit_internationalhttps://www.fides.org/fr/news/77433-MOYEN_ORIENT_Religions_for_peace_appel_a_cesser_les_hostilites_et_a_remettre_au_centre_la_dignite_de_la_personne_et_le_droit_internationalNew York - « Que ce moment soit un tournant : de la souffrance prolongée à la guérison, de la peur à l'espérance, de l'impunité à la responsabilité fondée sur la justice et le droit » : tel est le souhait exprimé par l'organisation internationale « Religions for Peace » qui, alors que le Moyen-Orient est en proie à la guerre, demande « la cessation immédiate des hostilités et le retour à une résolution négociée de tout différend ». « Les représailles continuelles - observe-t-elle - ne feront qu'aggraver les souffrances des civils et déstabiliser davantage la région. Une sécurité durable ne peut être obtenue par une escalade militaire ; elle nécessite un engagement diplomatique constant, fondé sur le droit international ».<br />Représentant les croyants des différentes religions du monde, unis par un désir de paix, « Religions for Peace », depuis son siège à New York, lance un appel après l'attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran et l'extension régionale de la guerre. « Religions for Peace » note : « Le silence face à une telle souffrance n'est pas une option. En tant que chefs religieux et personnes de foi, nous réaffirmons la valeur sacrée de chaque vie humaine et notre engagement inébranlable en faveur de la paix, de la justice et de la réconciliation ».<br />« C'est avec une grande tristesse et une profonde inquiétude que nous assistons à la reprise du conflit au Moyen-Orient. Nous exprimons notre solidarité envers les populations de la région qui souffrent des hostilités actuelles : le monde doit avant tout donner la priorité à leur bien-être et au respect des droits humains, de la souveraineté et de l'État de droit », peut-on lire dans une note signée par le secrétaire général Francis Kuria .<br />L'ONG souligne : « Le respect de la dignité humaine et du droit à la vie doit être le principal critère à travers lequel évaluer tout engagement international. Il ne s'agit pas de concessions, mais de piliers fondamentaux qui ne peuvent être compromis au profit d'avantages stratégiques ou militaires. Lorsque nous ne plaçons pas la dignité de l'individu au centre de nos préoccupations, nous érodons l'autorité morale des lois qui devraient nous protéger tous, laissant les plus vulnérables payer le prix inimaginable de la guerre ».<br />« C'est avec une grande tristesse et une profonde inquiétude que nous assistons à la reprise du conflit au Moyen-Orient. Nous exprimons notre solidarité envers les populations de la région qui souffrent des hostilités actuelles : le monde doit avant tout donner la priorité à leur bien-être et au respect des droits humains, de la souveraineté et de l'État de droit », peut-on lire dans une note signée par le secrétaire général Francis Kuria .<br />L'ONG souligne : « Le respect de la dignité humaine et du droit à la vie doit être le principal critère à travers lequel évaluer tout engagement international. Il ne s'agit pas de concessions, mais de piliers fondamentaux qui ne peuvent être compromis au profit d'avantages stratégiques ou militaires. Lorsque nous ne plaçons pas la dignité de l'individu au centre de nos préoccupations, nous érodons l'autorité morale des lois qui devraient nous protéger tous, laissant les plus vulnérables payer le prix inimaginable de la guerre ».<br />L'organisation réaffirme l'urgence de respecter le droit international : « Le respect de la souveraineté et de l'État de droit doit aller de pair avec des processus crédibles et impartiaux qui répondent aux défis majeurs touchant à des questions telles que la paix et la sécurité de tous et les besoins légitimes de toutes les communautés de la région ». « Les actions récentes entreprises en dehors des cadres multilatéraux affaiblissent l'ordre international fondé sur des règles qui protègent la souveraineté et la sécurité de toutes les nations », note-t-elle.<br />En outre, ajoute le « Religions for Peace , il est essentiel de « garantir un accès sans entrave à l'aide humanitaire » : « Toutes les parties impliquées dans le conflit en cours doivent également veiller à ce que la situation humanitaire au Moyen-Orient ne s'aggrave pas. Nous appelons toutes les parties, quel que soit leur statut politique ou militaire, à garantir un accès sans entrave, sûr et durable à l'aide humanitaire. Nous réaffirmons que la protection de la vie des civils et de la dignité humaine doit rester une priorité pour tous les acteurs actuellement présents dans la région ».<br /> Thu, 05 Mar 2026 11:06:14 +0100AFRIQUE/GUINÉE ÉQUATORIALE - « La mission fait partie intégrante de la communauté » : en attendant la Visite Apostolique du Pape Léon XIVhttps://www.fides.org/fr/news/77430-AFRIQUE_GUINEE_EQUATORIALE_La_mission_fait_partie_integrante_de_la_communaute_en_attendant_la_Visite_Apostolique_du_Pape_Leon_XIVhttps://www.fides.org/fr/news/77430-AFRIQUE_GUINEE_EQUATORIALE_La_mission_fait_partie_integrante_de_la_communaute_en_attendant_la_Visite_Apostolique_du_Pape_Leon_XIVMalabo – La visite apostolique du Pape Léon XIV en Afrique centrale, prévue du 21 au 23 avril prochains, est très attendue. En 1982 déjà, le Pape Jean-Paul II s'était rendu en Guinée équatoriale et avait rencontré le président Teodoro Obiang Nguema, marquant ainsi le début d'une nouvelle ère dans les relations entre l'Église et l'État.<br /><br />À cette occasion, l'Agence Fides a recueilli le témoignage de sœur Giusy Becchera, des Filles de Marie Auxiliatrice engagées dans l'archidiocèse de Malabo. « L'Église est missionnaire et les gens sont très reconnaissants du rôle des missionnaires dans notre pays », rapporte sœur Giusy, soulignant la forte synergie entre la mission et le gouvernement. « L'État collabore avec les Évêques de la Conférence épiscopale pour promouvoir des secteurs clés tels que l'éducation et la santé, renforçant ainsi la cohésion sociale. De nombreuses associations, notamment l'association des écoles catholiques, collaborent activement et contribuent au succès des activités éducatives. C'est un type de coopération qui fait de la mission une partie vivante de la communauté. Il s'agit d'une collaboration basée sur des accords signés avec le Saint-Siège qui définissent les relations de coopération en matière d'éducation, de santé et de cohésion sociale », souligne sœur Giusy.<br /><br />En retraçant un peu l'histoire, la religieuse confirme le nouvel élan de l'Église locale qui, malgré la fermeture des églises de 1968 à 1979, est restée présente et active grâce à ses prêtres et à ses laïcs.<br />« Ici, environ 80 à 87 % de la population est catholique. Depuis la première annonce de l'Évangile sur cette terre, explique sœur Giusy, les catéchistes ont été considérés comme le « bras droit » des prêtres. Aujourd'hui, ils sont des « leaders », c'est-à-dire responsables des différents groupes dans les paroisses, et le rôle des laïcs est donc très important et présent dans notre Église ».<br /><br />La présence des Pères Clarétains est toujours importante dans la région, considérés comme les évangélisateurs du pays depuis leur arrivée en 1883. Avant eux, d'autres congrégations missionnaires avaient visité la région, « mais elles ont été contraintes de partir en raison d'épidémies. Les Clarétains ont surmonté ces obstacles, sont restés dans le pays et continuent d'y être actifs aujourd'hui encore. »<br /> <br />« Nous, les FMA, raconte sœur Giusy, sommes actuellement présentes avec deux communautés à Malabo et une à Mongomo. Dans ces deux localités, nous avons une école maternelle et primaire, un centre professionnel, un oratoire et, à Malabo, également un lycée. Notre engagement va au-delà de l'école : il touche les banlieues, les familles fragiles et les jeunes sans opportunités afin de leur offrir une éducation qui n'est pas seulement une instruction, mais aussi une dignité, une autonomie et un avenir. Chaque compétence qui se développe dans la vie des jeunes est une graine qui pousse non seulement dans leur vie, mais aussi dans leurs familles et dans la société. C'est pourquoi de nombreux anciens élèves engagés dans la société équatoriale nous soutiennent pour réaliser le rêve de Don Bosco : « De bons chrétiens et d'honnêtes citoyens ». Dans les activités que nous menons, nous sommes toujours soutenues par nos collaborateurs laïcs et les animateurs que nous avons formés au fil des ans selon le charisme salésien. Nous collaborons avec les différents groupes de la famille salésienne qui nous aident dans nos différentes activités à faire connaître le charisme de notre fondateur.<br /><br />Les Filles de Marie Auxiliatrice sont présentes en Guinée équatoriale dans le cadre de la province « Maria Domenica Mazzarello » , qui comprend également le Cameroun, le Gabon, le Congo-Brazzaville et le Tchad. Elles se consacrent à l'éducation, à l'instruction et à la promotion des jeunes, suivant le charisme de Saint Jean Bosco et de Sainte Marie Domenica Mazzarello.<br /><br /> <br />Wed, 04 Mar 2026 16:07:14 +0100ASIE - Appel des Évêques asiatiques : « Arrêter une guerre aux conséquences incalculables »https://www.fides.org/fr/news/77429-ASIE_Appel_des_Eveques_asiatiques_Arreter_une_guerre_aux_consequences_incalculableshttps://www.fides.org/fr/news/77429-ASIE_Appel_des_Eveques_asiatiques_Arreter_une_guerre_aux_consequences_incalculablesBangkok – Un cessez-le-feu immédiat dans la guerre au Moyen-Orient, qui pourrait avoir « des conséquences humaines et économiques incalculables » dans le monde entier : tel est l'appel lancé par la Fédération des conférences épiscopales d'Asie . Dans une note publiée par le Comité central de la FABC, basé à Bangkok, les Évêques asiatiques expriment « leur profonde angoisse et leur grave préoccupation face à la nouvelle escalade de violence au Moyen-Orient », citant les attaques militaires d'Israël et des États-Unis contre l'Iran et les réactions qui ont impliqué de nombreux pays de la région.<br />La note envoyée à l'Agence Fides, signée par le Cardinal Filipe Neri Ferrao, Président de la FABC, par le Cardinal Pablo Virgilio David, Vice-président, et par le Cardinal Isao Kikuchi, SVD, Secrétaire Général de la FABC, commence par citer un passage de l'Évangile : « Heureux ceux qui œuvrent pour la paix, car ils seront appelés fils de Dieu » .<br />Exprimant leur profonde préoccupation face au conflit, les Évêques écrivent : « Nous faisons écho à l'appel urgent du Pape Léon XIV, qui nous rappelle que la paix ne peut être construite sur des menaces ou des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort ». Et ils affirment : « La stabilité ne peut naître de la peur, pas plus que la justice ne peut être assurée par la violence. Seul un dialogue sincère, responsable et constant peut ouvrir la voie à une paix juste et durable ».<br />Se plaçant du point de vue des terres et des peuples de l'Orient, la note de la FABC déclare : « Depuis notre contexte asiatique, caractérisé par une riche diversité religieuse, des traditions culturelles profondes et les luttes quotidiennes des pauvres, nous affirmons que la paix n'est pas simplement l'absence de guerre. Elle est le fruit de la justice, du dialogue et de la construction patiente de la confiance entre les peuples. La guerre, au contraire, touche de manière disproportionnée les plus vulnérables : les pauvres, les personnes déplacées, les enfants et les générations futures ».<br />La note des Évêques lance trois appels spécifiques : « Nous demandons la cessation immédiate des hostilités et que toutes les parties exercent leur responsabilité morale, en résistant à la spirale de l'escalade qui ne conduit qu'à des souffrances plus profondes et à des pertes irréversibles ». « Nous exhortons - poursuit-elle - à rétablir la diplomatie comme principal instrument de résolution des conflits. Le dialogue, aussi difficile soit-il, reste la seule voie qui respecte la dignité des peuples et la souveraineté des nations ». Troisième point : « Nous encourageons la solidarité interreligieuse, en particulier entre les dirigeants des grandes traditions religieuses présentes dans la région, afin de témoigner ensemble du caractère sacré de la vie ».<br />Les Évêques renouvellent leur engagement « à rester aux côtés des pauvres et des victimes de la guerre, dont les cris restent souvent sans réponse en raison de calculs géopolitiques. Leur souffrance doit rester au centre de tous les efforts en faveur de la paix ».<br />Toutes les Églises locales, dans toute l'Asie, sont invitées pendant le Carême « à intensifier la prière, le jeûne et les actes concrets de solidarité pour la paix ». « Dans notre cheminement de pèlerins de l'espérance, conclut la note, nous refusons de céder au désespoir. Nous croyons que même dans les heures les plus sombres, l'Esprit continue d'ouvrir des chemins vers la réconciliation », en confiant le cheminement des peuples asiatiques à l'intercession de Marie, Reine de la paix.<br />Les Évêques réunis à Bangkok du 2 au 6 mars pour la réunion du Comité central de la FABC, composé des présidents des conférences épiscopales asiatiques, ont également organisé et vécu une adoration eucharistique spéciale pour prier ensemble pour la paix au Moyen-Orient.<br /> Wed, 04 Mar 2026 16:01:47 +0100AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - L'appel des Évêques après les récents massacres : « Évitons la culture de la vengeance meurtrière, car ce n'est pas cela la justice »https://www.fides.org/fr/news/77428-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_L_appel_des_Eveques_apres_les_recents_massacres_Evitons_la_culture_de_la_vengeance_meurtriere_car_ce_n_est_pas_cela_la_justicehttps://www.fides.org/fr/news/77428-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_L_appel_des_Eveques_apres_les_recents_massacres_Evitons_la_culture_de_la_vengeance_meurtriere_car_ce_n_est_pas_cela_la_justiceJuba – « Une nouvelle descente dans les abîmes de la dépravation humaine, où le caractère sacré de la vie, don sacré de Dieu, est bafoué avec une impunité alarmante ». C'est ainsi que les Évêques du Soudan et du Soudan du Sud qualifient le massacre de civils et de militaires qui a eu lieu dans le comté d'Abiemnhom, dans la zone administrative de Ruweng, au Soudan du Sud, le dimanche 1er mars et dans le comté d'Ayod, dans l'État de Jonglei, où 25 personnes ont été sauvagement tuées le 22 février.<br />« Le sang de nos frères et sœurs, mères et pères, fils et filles, versé non pas sur un champ de bataille mais au sein de leurs communautés, crie vers le Ciel. Nous sommes profondément troublés non seulement par l'ampleur de la souffrance, mais aussi par le mépris flagrant de la dignité humaine que ces actes représentent », affirme le message envoyé à l'Agence Fides et signé par les membres de la Conférence épiscopale du Soudan et du Soudan du Sud .<br />Après avoir exprimé leur solidarité envers la population touchée par la violence, les Évêques lancent un appel pour renoncer à la « culture de la vengeance mortelle ». « Avec une honnêteté pastorale, nous devons affronter une vérité douloureuse : la culture de la vengeance meurtrière s'est profondément enracinée dans certaines parties de notre société », soulignent-ils. « Les cycles de représailles, alimentés par la colère, la culpabilité collective et les torts historiques, continuent de détruire des familles, d'affaiblir des communautés et de priver nos enfants de leur avenir. La vengeance n'est pas la justice ».<br />Dans son message, la SSSCBC lance « un appel urgent aux autorités » pour qu'elles mènent une enquête « approfondie et indépendante » afin d'identifier et de traduire en justice les responsables des massacres d'Ayod et d'Abiemnhom. En effet, « l'impunité alimente la répétition des crimes ». « La justice, en revanche, rétablit la confiance de la population ».<br />Les Évêques concluent en s'adressant aux victimes et à leurs familles : « L'Église est votre famille. Nous pleurons avec vous. Nous prions avec vous. Nous vous portons dans nos cœurs. Nous prions pour le repos paisible des âmes des défunts. Que les anges les guident vers le Paradis ». <br /><br />Wed, 04 Mar 2026 15:58:11 +0100