Fides News - French (Standard)https://www.fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.Léon XIV : la mission naît de la rencontre avec le Christhttps://www.fides.org/fr/news/77207-Leon_XIV_la_mission_nait_de_la_rencontre_avec_le_Christhttps://www.fides.org/fr/news/77207-Leon_XIV_la_mission_nait_de_la_rencontre_avec_le_ChristCité du Vatican - La mission naît de la rencontre avec le Christ. Et les rencontres de Jésus avec ses premiers disciples montrent à jamais le chemin simple et en même temps mystérieux par lequel le salut du Christ se communique de personne à personne, de génération en génération. C'est ce qu'a répété aujourd'hui le Pape Léon XIV, dans un message vidéo adressé aux jeunes universitaires qui participent actuellement aux États-Unis à SEEK 2026, les conférences annuelles organisées par la Fellowship of Catholic University Students , qui se déroulent ces jours-ci à Columbus, Denver et Fort Worth.<br /><br />Dans son message vidéo, le pape Prevost s'est inspiré des rencontres de Jésus avec ses premiers disciples, racontées de manière concise et essentielle dans l'Évangile selon Jean.<br /><br />« Que cherchez-vous ? », telle est la question que Jésus pose à l'apôtre André lors de leur première rencontre. La même question, a déclaré le Souverain Pontife aux destinataires de son message, Jésus la pose « à chacun d'entre vous. Chers jeunes, que cherchez-vous ? Pourquoi êtes-vous ici à cette conférence ? Peut-être vos cœurs sont-ils eux aussi inquiets, en quête de sens et d'épanouissement, d'une orientation dans la vie ». Et la réponse possible « se trouve dans une personne. Seul le Seigneur Jésus nous apporte la paix et la joie véritables et réalise chacun de nos désirs les plus profonds. Les disciples répondent en lui demandant où il habite. Il ne suffisait pas que quelqu'un d'autre leur dise que Jésus était l'Agneau de Dieu ; ils voulaient le connaître personnellement en passant du temps avec lui ».<br /> <br />Seule la rencontre avec Jésus, a souligné l'évêque de Rome, peut changer la vie pour toujours, comme cela s'est produit pour les premiers disciples. Et seule la rencontre avec Jésus peut faire naître le désir d'annoncer l'Évangile du salut à ceux qui sont proches et à ceux qui sont loin.<br /> <br />« La première chose qu'André a faite », a rappelé le Pape Léon, « a été d'aller dire à son frère Simon : « Nous avons trouvé le Messie », en d'autres termes : « Nous avons trouvé celui que nous cherchions ». C'est pourquoi les récits évangéliques des premières rencontres de Jésus avec ses disciples racontent aussi « ce que signifie être missionnaire ». Après avoir rencontré Jésus, André ne pouvait s'empêcher de partager avec son frère ce qu'il avait trouvé. En effet, le zèle missionnaire naît d'une rencontre avec le Christ. Nous désirons partager avec les autres ce que nous avons reçu, afin qu'eux aussi puissent connaître la plénitude d'amour et de vérité que l'on ne trouve qu'en lui ».<br /> <br />« Je prie, a ajouté le Successeur de Pierre, pour que, lorsque vous quitterez cette conférence, vous soyez tous animés par ce même zèle missionnaire afin de partager avec ceux qui vous entourent la joie que vous avez reçue d'une rencontre authentique avec le Seigneur ». .Fri, 02 Jan 2026 09:33:10 +0100ASIE/TERRE SAINTE - Appel de 53 organisations humanitaires : « fausses narrations » pour saboter ceux qui sauvent des vies en Palestinehttps://www.fides.org/fr/news/77206-ASIE_TERRE_SAINTE_Appel_de_53_organisations_humanitaires_fausses_narrations_pour_saboter_ceux_qui_sauvent_des_vies_en_Palestinehttps://www.fides.org/fr/news/77206-ASIE_TERRE_SAINTE_Appel_de_53_organisations_humanitaires_fausses_narrations_pour_saboter_ceux_qui_sauvent_des_vies_en_PalestineJérusalem – Caritas Internationalis et Caritas Jérusalem figuraient parmi les 37 organisations humanitaires qui ont reçu, le 30 décembre dernier, une notification des autorités israéliennes les informant que leur « enregistrement » expirerait le lendemain, mercredi 31 décembre.<br /><br />À compter de cette date, les autorités israéliennes accordaient aux 37 organisations un délai de 60 jours pour cesser leurs opérations d'aide humanitaire à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.<br /><br />Les mesures prises par les autorités israéliennes ont été justifiées par le non-respect des exigences prévues par les nouvelles règles d'enregistrement, et en particulier par la non-communication des données personnelles « complètes » relatives aux membres de leur personnel respectif.<br /><br />53 organisations humanitaires internationales opérant dans les Territoires palestiniens ont dénoncé dans une déclaration commune que « les récentes mesures d'enregistrement adoptées par Israël entraveront l'action humanitaire cruciale à un moment où les civils sont confrontés à des besoins humanitaires aigus et généralisés, malgré le cessez-le-feu à Gaza ».<br /><br />Les ONG réaffirment leur engagement à fournir « une aide vitale à grande échelle » en collaboration avec les Nations Unies et les organisations de la société civile palestinienne, et demandent à Israël de revenir sur ses mesures qui compromettent un travail humanitaire actuellement indispensable.<br /><br />La note est signée, entre autres, par Oxfam, Médecins Sans Frontières, Pax Christi USA, Islamic Relief et Emergency.<br /> <br />La note souligne qu'en Palestine, les organisations humanitaires touchées par les mesures prises par les autorités israéliennes « soutiennent 60 % des hôpitaux de campagne, mettent en œuvre près des trois quarts des activités d'accueil et de fourniture de biens non alimentaires et fournissent tous les soins aux enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Leur retrait entraînerait la fermeture des structures sanitaires, l'interruption des distributions alimentaires, l'effondrement des conduites d'approvisionnement des logements et l'interruption des soins vitaux ».<br />Rappelant les 500 travailleurs humanitaires tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023, les ONG expliquent qu'elles « ne peuvent pas transférer de données personnelles sensibles à une partie au conflit, car cela violerait les principes humanitaires, le devoir de diligence et les obligations en matière de protection des données. Les fausses informations discréditent les organisations humanitaires, mettent en danger le personnel et compromettent la fourniture de l'aide ».<br /><br />Dès le 31 décembre, le porte-parole du Patriarcat latin de Jérusalem, Farid Jubran, avait publié un communiqué pour préciser que Caritas Jérusalem « est une organisation humanitaire et de développement qui opère sous l'égide et la gouvernance de l'Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte. En Israël, Caritas Jérusalem est une personne morale ecclésiastique, dont le statut et la mission ont été reconnus par l'État d'Israël à travers l'Accord fondamental de 1993 et l'Accord de personnalité juridique de 1997, signés entre le Saint-Siège et l'État d'Israël ». À la lumière de cela, « Caritas Jérusalem n'a engagé aucune procédure de réenregistrement auprès des autorités israéliennes ». Alors que « Caritas Internationalis n'engage ni ne mène aucune intervention directe à l'intérieur du pays. Caritas Jérusalem », ajoutait le communiqué de « clarification », « poursuivra ses opérations humanitaires et de développement à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem, conformément à son mandat ». Fri, 02 Jan 2026 19:33:16 +0100AFRIQUE/KENYA - Renonciation et succession de l'évêque de Meruhttps://www.fides.org/fr/news/77205-AFRIQUE_KENYA_Renonciation_et_succession_de_l_eveque_de_Meruhttps://www.fides.org/fr/news/77205-AFRIQUE_KENYA_Renonciation_et_succession_de_l_eveque_de_MeruLe Saint-Père Léon XIV a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse de Meru présentée par Mgr Salesius Mugambi.<br /><br />Il est remplacé par Mgr Jackson Murugara, I.M.C., jusqu'à présent évêque coadjuteur du même diocèse. Thu, 01 Jan 2026 19:22:57 +0100EUROPE/ALLEMAGNE - Chanteurs à L'Étoile : « Le travail des enfants n'est pas une fatalité »https://www.fides.org/fr/news/77204-EUROPE_ALLEMAGNE_Chanteurs_a_L_Etoile_Le_travail_des_enfants_n_est_pas_une_fatalitehttps://www.fides.org/fr/news/77204-EUROPE_ALLEMAGNE_Chanteurs_a_L_Etoile_Le_travail_des_enfants_n_est_pas_une_fatalitepar Monika Schiefer<br /><br />Aix-la-Chapelle – La lutte contre l'exploitation du travail des enfants est au cœur de la 68e édition de l'initiative des Chanteurs à l'Étoile 2026, intitulée « À l'école plutôt qu'à l'usine – Chanteurs à l'Étoile contre le travail des enfants ». <br />Cette initiative sensibilise les Chanteurs à l'Étoile au thème du travail des enfants et montre l'importance des droits des enfants à la protection et à l'éducation. <br />Le travail des enfants est interdit au niveau international et le nombre d'enfants qui travaillent a récemment diminué. Cependant, 138 millions d'enfants dans le monde sont encore contraints de travailler, dont 54 millions dans des conditions particulièrement dangereuses, nocives pour la santé et dans un contexte d'exploitation. Les organisations partenaires de Mission Enfance s'engagent dans de nombreux pays pour libérer les enfants du travail et leur permettre d'aller à l'école. Elles sensibilisent les parents, les communautés, les entreprises et les autorités locales aux droits des enfants, en particulier aux droits à la protection et à l'éducation, afin de briser le cercle vicieux de la pauvreté, du travail des enfants et du manque d'opportunités de croissance.<br />« Le travail des enfants n'est toutefois pas une fatalité, mais la conséquence de décisions politiques et économiques », a déclaré le père Dirk Bingener, président de l'Enfance Missionnaire allemande, dans une déclaration à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant. « J'appelle donc les responsables politiques en Allemagne, en Europe et dans le monde entier à faire en sorte que les droits des enfants soient respectés partout dans le monde... Engagez-vous, comme le font les Chanteurs à l'Étoile, pour que les enfants puissent aller à l'école et ne soient pas exploités comme main-d'œuvre bon marché ».<br />Vêtus des habits des Rois mages, avec l'étoile comète et leurs chants, chaque année, dans les jours qui précèdent l'Épiphanie, les « Cantori della Stella » frappent aux portes des maisons allemandes. Les enfants des paroisses catholiques d'Allemagne, membres de l'Infanzia missionaria , apportent la bénédiction aux familles de maison en maison, collectant des dons pour leurs camarades qui souffrent.<br />Depuis ses débuts en 1959, la campagne de l'Épiphanie s'est développée pour devenir la plus grande campagne de solidarité au monde menée par des enfants pour des enfants. Elle soutient des projets en faveur des enfants en Afrique, en Amérique latine, en Asie, en Océanie et en Europe de l'Est. L'Œuvre Pontificale de la Sainte Enfance utilise les fonds pour soutenir des projets dans le monde entier dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la pastorale, de l'alimentation et de l'intégration sociale.<br />Cette année, les Chanteurs à l'Étoile célèbrent un anniversaire spécial : il y a dix ans, le 4 décembre 2015, la tradition missionnaire des « Chanteurs à l'Étoile » a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel de l'Unesco . « L'action des Chanteurs à l'Étoile est encore aujourd'hui une initiative qui enthousiasme les enfants. Ici, ils peuvent s'engager personnellement pour un monde meilleur. Ils apportent la bénédiction et deviennent une bénédiction pour les autres enfants », affirme le père Dirk Bingener.<br />Une délégation de Chanteurs à l'Étoile venue d'Allemagne, d'Autriche, de Suisse, d'Italie, de Slovaquie et de Hongrie a participé à la célébration liturgique du jeudi 1er janvier, solennité de Marie, Mère de Dieu, présidée par le Pape Léon XIV dans la basilique Saint-Pierre.<br />Thu, 01 Jan 2026 19:20:47 +0100Donner une chance à la paix véritablehttps://www.fides.org/fr/news/77203-Donner_une_chance_a_la_paix_veritablehttps://www.fides.org/fr/news/77203-Donner_une_chance_a_la_paix_veritabledu Cardinal Dominique Joseph Mathieu OfmConv*<br /><br />Téhéran – À la veille de la Journée mondiale de la paix, célébrée demain, que l'Église catholique célèbre chaque année le 1er janvier, nous publions quelques réflexions du cardinal archevêque de Téhéran - Isfahan sur l'urgence d'invoquer la paix comme un don de Dieu afin de retrouver des chemins de coexistence et de réconciliation dans un monde à nouveau en proie à la rhétorique belliciste et englouti dans les sables mouvants de la course à l'armement.<br /> <br /> §§§<br />La montée des discours belliqueux et la course au réarmement, au nom d’une prétendue recherche de paix, inquiètent profondément les consciences. Dans un monde marqué par les accusations de génocide/ethnocide, de crimes contre l’humanité, crimes de guerre ou<br />combinaison de plusieurs, et de violations persistantes du droit international ou intimidations des institutions internationales appelées à veiller sur la justice et la paix entre les nations, la tentation de la domination par la force semble l’emporter sur la justice et le bien commun. Faut-il en conclure que conflit et guerre sont l’état naturel de l’homme ? Ou bien sommes-nous appelés à retrouver la vocation pacifique inscrite au cœur de la création ?<br /><br /> Face à la logique d’un pouvoir hégémonique mondial, unipolaire et émotionnel, et ses proxies régionaux, qui cherche à re-coloniser par la force et non le dialogue, de nombreuses nations aspirent à une véritable multipolarité fondée sur le respect mutuel et la souveraineté des peuples. Les hommes et les femmes de bonne volonté, partout dans le monde, ne désirent pas simplement l’absence de guerre, mais la construction d’une paix authentique et durable, enracinée dans la justice, la vérité et la miséricorde.<br /><br /> Une paix imposée par la peur ou la contrainte n’est pas une vraie paix, c’est une contrefaçon de la vraie paix. Elle repose sur l’injustice et engendre la méfiance et la division.<br /><br />La paix véritable, elle, est négociée et respecte la souveraineté des partis directement et indirectement concernés, dans un esprit de bon voisinage. Cela requiert une réelle connexion basée sur la recherche de la vérité par le dialogue - des mots qui permettent la discussion entre des adversaires -, qui implique un processus de conversion à travers des oeuvres de pardon et l’engagement pour la justice sociale.<br /><br />La paix véritable « n’est pas dissuasion mais fraternité; elle n’est pas un ultimatum, mais dialogue. Elle ne viendra pas comme le fruit de victoire sur l’ennemi, mais comme le résultat de semences de justice et de pardon courageux », affirmait pape Léon XIV lors du jubilé de la spiritualité mariale. La foi chrétienne nous rappelle que le Christ lui-même, confronté à la violence, refusa d’y répondre par la force: « Remets ton épée à sa place » . Sa paix n’est pas fragile ou passagère, mais éternelle et fécond de, car elle vient de Dieu.<br /><br />Les puissants du monde bâtissent parfois leurs empires sur la richesse et la peur. Pourtant, comme le prophète Osée le dénonçait, « Ils ont semé du vent » . S’appuyant sur leurs richesses et l’aide des nations païennes ils ont fait des traités malavisés avec l’Assyrien pour se protéger de leurs ennemis au lieu de faire confiance en Dieu . Ils oublient que toute paix durable se fonde non sur les armes, mais sur la confiance en Dieu. La paix naît du coeur humble qui choisit le service plutôt que la domination.<br /><br />Jésus ne nie pas la réalité de la violence qui l’entoure; il la reconnaît, mais il refuse d’y répondre par la force. Il nous rappelle que nous devrons affronter l’opposition, au sein même de notre entourage. La paix véritable qu’Il nous enseigne est celle qui ne craint pas les accusations, parce qu’elle repose sur l’Esprit de Dieu en nous. Elle n’est pas la temporaire mise en scène par de faux prophètes, mais celle qui dure pour toujours, créée par le Messie.<br /><br />Le Christ appelle chaque croyant à vivre la foi par le renoncement à la violence et par l’amour actif. Devenir artisans de paix et donner une chance à la paix véritable, c’est transformer nos armes intérieures - la colère, la rancune, la peur - en instruments de paix et de réconciliation, en faisant de nos coeurs des champs de miséricorde où la justice et la charité s’unissent pour le bien commun.<br /><br />Faisant l’éloge des opérateurs de paix Léon XIV disait: « Courage, allez de l'avant, vous qui construisez les conditions d'un avenir de paix, de justice et de pardon ; soyez doux et déterminés, ne baissez pas les bras. » Aucune idéologie, aucune raison d’État, aucune foi, ne peut justifier le meurtre ni la haine.<br /><br />Que la journée mondiale pour la paix nous trouve unis dans la prière et l’action. <br /><br />* Archevêque di Teheran- IsfahanWed, 31 Dec 2025 15:58:22 +0100EUROPA/ITALIE - « Il n'y a aucun danger pour les pèlerins, j'encourage tout le monde à planifier un voyage en Terre Sainte » : un prêtre de la Société des Missions Africaineshttps://www.fides.org/fr/news/77202-EUROPA_ITALIE_Il_n_y_a_aucun_danger_pour_les_pelerins_j_encourage_tout_le_monde_a_planifier_un_voyage_en_Terre_Sainte_un_pretre_de_la_Societe_des_Missions_Africaineshttps://www.fides.org/fr/news/77202-EUROPA_ITALIE_Il_n_y_a_aucun_danger_pour_les_pelerins_j_encourage_tout_le_monde_a_planifier_un_voyage_en_Terre_Sainte_un_pretre_de_la_Societe_des_Missions_AfricainesLoppiano – « Le 7 décembre dernier, je suis rentré de Jérusalem à Rome, mettant ainsi fin à trois mois très beaux et intenses passés en Terre Sainte. Le programme de trois mois à Jérusalem, organisé par les Missionnaires d'Afrique, était la première partie de l'année sabbatique que j'ai la chance de vivre, après douze ans passés à Rome au Conseil général ». C'est ce que raconte à l'Agence Fides le père Antonio Porcellato, de la Société des Missions Africaines , ancien Supérieur général de la Congrégation. « La deuxième partie de cette année sabbatique, poursuit le missionnaire, se déroule au centre de spiritualité « Claritas » dans la citadelle du Mouvement des Focolari à Loppiano, à une trentaine de kilomètres de Florence, et se terminera en juin 2026. »<br /><br />« Mon séjour à Jérusalem m'a profondément touché », souligne le père Antonio. « Y rester trois mois avec la possibilité de visiter la plupart des lieux bibliques et évangéliques, avec un guide qualifié, est un privilège qui sera difficile à renouveler. Voir ces lieux de ses propres yeux, toucher les pierres qui témoignent des événements, relier les épisodes bibliques à leur contexte géographique et social permet de lire et de méditer les Écritures saintes avec plus de profondeur et une plus grande attention aux détails. Il en est résulté une meilleure connaissance et une plus grande intimité avec le Seigneur Jésus, notamment en visitant les villes de Galilée autour du lac et en fréquentant souvent les lieux de Jérusalem tels que Gethsémani, à quelques pas de la maison où je vivais, ou le Saint-Sépulcre, facilement accessible à toute heure.<br /><br />« En effet, la guerre à Gaza avait presque réduit à néant le nombre de pèlerins. C'est une tragédie dans la tragédie, car cela prive surtout les Palestiniens de ressources économiques. Il n'y a aucun danger pour les pèlerins et j'encourage tout le monde à planifier un voyage en Terre Sainte. Jérusalem m'attire aussi parce que c'est un creuset où se rencontrent, s'affrontent et s'entremêlent les contradictions et les questions fondamentales de l'humanité et des religions. J'aimais aller à l'esplanade du Temple, où se dressent aujourd'hui la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher. C'est un espace vaste, lumineux, chargé d'histoire, de conflits passés et présents. Là, il m'était facile de me recentrer sur moi-même, de faire place au silence, de faire émerger mes questions et celles du monde... et de m'ouvrir à l'écoute et à la rencontre avec Dieu », conclut le missionnaire.<br /><br /> <br />Wed, 31 Dec 2025 15:30:29 +0100Archevêque Nwachukwu : libérer le Nigeria du « rideau de fumée » de la violence généraliséehttps://www.fides.org/fr/news/77200-Archeveque_Nwachukwu_liberer_le_Nigeria_du_rideau_de_fumee_de_la_violence_generaliseehttps://www.fides.org/fr/news/77200-Archeveque_Nwachukwu_liberer_le_Nigeria_du_rideau_de_fumee_de_la_violence_generaliseepar Gianni Valente<br /><br />Rome - En 2025, le Nigeria était le pays qui comptait le plus grand nombre de missionnaires et d'agents pastoraux catholiques assassinés. C'est également dans ce pays que la communauté catholique est depuis longtemps touchée par le fléau des enlèvements à des fins d'extorsion.<br />Au sujet des violences et des souffrances qui touchent les chrétiens nigérians, l'Agence Fides a interviewé Mgr Fortunatus Nwachukwu, Secrétaire du Dicastère pour l'évangélisation . <br /><br />Fortunatus Nwachukwu est né à Nigha, dans le sud de l'ancien protectorat britannique du Nigeria . Appartenant au peuple Igbo, il est le troisième d'une fratrie de douze frères et sœurs. Deux de ses sœurs cadettes sont mortes pendant la guerre du Biafra .<br /> <br /><br />En tant que fils de l'Église nigériane, comment voyez-vous les données relatives aux agents pastoraux tués au Nigeria en 2025 ?<br /> <br />FORTUNATUS NWACHUKWU: Tout cela est source d'une grande tristesse. Et aussi d'un peu de honte. Car le Nigeria est l'un des pays les plus religieux au monde. Un peuple de croyants, chrétiens et musulmans. Nous disons tous que nous sommes des gens de paix. Même nos amis musulmans répètent sans cesse que l'islam est la religion de la paix. Et face à certains faits et certaines situations, j'aimerais voir nos amis musulmans dénoncer et rejeter l'utilisation de leur religion pour commettre des actes de violence. Nous devons tous refuser toute justification de l'utilisation de la religion pour commettre des actes violents allant jusqu'à tuer des personnes.<br /><br /><br />Y a-t-il un aspect particulier qui vous touche dans les récits de souffrance des chrétiens nigérians?<br /> <br /><br />NWACHUKWU: Les personnes touchées ne veulent pas jouer les héros, ce ne sont pas des gens qui s'exposent à des risques particuliers. La violence les frappe dans leur vie quotidienne, alors qu'ils s'acquittent de leurs tâches : des séminaristes qui vivent dans des séminaires, ou des élèves kidnappés alors qu'ils sont à l'école. Et ceux qui devraient les défendre et les protéger ne font rien.<br /><br /><br />Y a-t-il des responsabilités précises face à la propagation de la violence ?<br /><br /><br />NWACHUKWU: Le gouvernement devrait être le premier à avoir honte de nous, Nigérians. Et nombreux sont ceux qui dénoncent l'inaction du gouvernement face à ce qui se passe. Comment est-il possible qu'un groupe armé enlève 300 enfants, 300 adolescents, d'une école, avec les moyens technologiques de contrôle dont nous disposons aujourd'hui ? S'agit-il seulement d'incompétence ? Ou manque-t-il la volonté de réagir ? Et l'absence de réaction est une source de honte supplémentaire. Un général a également été capturé par les groupes armés, qui ont ensuite diffusé la vidéo de son exécution. Ils veulent aussi humilier l'armée, dans le plus grand pays du continent.<br /><br /><br />En novembre, la présidence américaine a classé le Nigeria parmi les pays « particulièrement préoccupants » , en référence précisément aux souffrances des chrétiens. Comment voyez-vous les controverses qui ont entouré cette décision ?<br /><br />NWACHUKWU: Je trouve ces débats ennuyeux, et ils peuvent même susciter de la déception en raison de l'intérêt et de l'énergie qu'ils parviennent à attirer. Pourquoi devons-nous nous laisser absorber par ces controverses abstraites sur les conflits autour du Nigeria, passer notre temps à discuter pour savoir s'il y a ou non persécution dans ce pays, au lieu d'investir la même énergie dans des mesures visant à éliminer la violence envers les innocents qui est à l'origine de ces controverses ?<br /> <br /><br />Mais peut-on affirmer que les chrétiens sont persécutés au Nigeria ?<br /><br />NWACHUKWU: En ce qui concerne cette affaire, il convient de tenir compte de certaines données objectives : le Nigeria connaît un effondrement total de la sécurité, qui touche tout le monde. Cette insécurité généralisée est comme un écran de fumée, un « smoke screen » qui empêche de déterminer clairement si certains groupes sont particulièrement visés.<br /><br />Il y a encore un an, je pensais moi aussi que les violences étaient principalement liées à des conflits entre groupes sociaux ou ethniques, comme celui qui oppose les bergers peuls et les agriculteurs. Mais d'après les informations que j'ai pu recueillir au cours de l'année dernière, de nombreux signes laissent penser que certains groupes ont l'intention de s'en prendre systématiquement aux communautés chrétiennes. De nombreuses données peuvent être utilisées pour corroborer les affirmations de ceux qui parlent de persécution des chrétiens.<br /> <br />Quels sont-ils ?<br /><br />NWACHUKWU: La fréquence des enlèvements et des attaques contre les chrétiens semble répondre à un projet systématique. Et lorsque l'on demande l'intervention des forces de sécurité, celle-ci, lorsqu'elle concerne les chrétiens, n'arrive pas ou arrive trop tard. Tout laisse penser qu'il y a une intentionnalité dans le fait de s'en prendre aux victimes chrétiennes.<br /><br /><br />Comment vérifier l'existence de cette intentionnalité ?<br /><br /><br />NWACHUKWU: Il faudrait dissiper au moins en partie le « rideau de fumée » de la violence généralisée, afin de pouvoir vérifier s'il existe des groupes directement et systématiquement visés, et si ce rideau de fumée n'a pas été alimenté dans le but de frapper les chrétiens tout en masquant ses intentions. C'est pourquoi la controverse sur le Nigeria, terre de persécution des chrétiens, est appelée à se prolonger. Et le gouvernement, plutôt que de se limiter à de stériles auto-défenses officielles, devrait prendre en main la question de la sécurité afin de réfuter ceux qui parlent de persécution, voire de génocide des chrétiens au Nigeria. Par exemple, même après l'enlèvement massif de 300 jeunes étudiants, la réaction du gouvernement a été tout à fait discutable.<br /><br />Mais existe-t-il une frontière claire entre les conflits d'origine sociale ou ethnique et les violences sectaires et religieuses ?<br /><br />NWACHUKWU: La situation évolue. Auparavant, les facteurs conjoncturels d'ordre social, tels que le conflit entre les bergers nomades et les agriculteurs, prévalaient. Aujourd'hui, il apparaît clairement que les Fulani ne sont pas uniquement des bergers. Il est évident que ce groupe a été infiltré, certains de ses membres ne s'occupent pas du bétail, se déplacent à moto ou à l'aide d'autres moyens de transport et sont équipés d'armes automatiques d'assaut. Ceux-ci attaquent désormais les villages, les écoles, les séminaires. Et même le conflit entre éleveurs et agriculteurs est devenu un « écran de fumée » derrière lequel se cache autre chose. Je vois également dans tout cela un autre risque : celui de la diabolisation des Peuls.<br /><br />À quoi peut conduire cette diabolisation ? <br /><br />NWACHUKWU: Aujourd'hui, les Fulani sont considérés par tous comme des démons. Tout le monde a peur. Personne ne parle des Fulani honnêtes, qui comptent également parmi les entrepreneurs et les universitaires. Quand on parle des Fulani, tout le monde pense au terrorisme. Dans cette situation, il suffit d'une étincelle pour que la haine de tous se déchaîne contre eux. Les groupes qui se sont infiltrés exposent tous les Fulani à ce danger, non seulement au Nigeria, mais dans tout le Sahel.<br /><br />Les évêques parviennent à avoir une vision commune face à ce qui se passe.?<br /><br />NWACHUKWU: Malheureusement, le « rideau de fumée » de la violence généralisée rend cela difficile. Aujourd'hui, tout le monde accuse les Fulani, mais d'autres groupes de brigands sont également actifs et tirent profit des enlèvements, y compris dans le sud. La situation se complique, ce qui influence également le regard des évêques, qui émettent des considérations différentes en fonction de l'endroit où ils se trouvent. Quoi qu'il en soit, la plupart d'entre eux, en particulier dans la partie centrale du pays, partagent désormais l'opinion de ceux qui affirment qu'une persécution des chrétiens est en cours au Nigeria.<br /><br /><br />Les communautés suivent-elles certaines stratégies ou précautions pour faire face à cette situation ? <br /><br /><br />NWACHUKWU: Alors que les institutions gouvernementales ne semblent pas en mesure d'assurer la sécurité des chrétiens, l'Église catholique et les Églises protestantes et réformées traditionnelles partagent des conseils et des mesures sur la manière d'être plus prudents et d'éviter les risques. Les groupes pentecôtistes sont généralement plus agressifs dans leurs réactions et dans leur manière de mettre en cause la responsabilité du gouvernement. Entre autres, à la tête de nombreuses institutions se trouvent des personnes qui se déclarent chrétiennes. Le secrétaire général du gouvernement et le président de l'Assemblée nationale sont catholiques. Le chef de l'armée se déclare chrétien. La femme du président de la République dit être pasteure... Et pourtant, ils ne réagissent pas face à ce qu'ils voient se passer.<br /><br />Vous êtes bibliste. Comment la Parole de Dieu éclaire-t-elle l'expérience de la souffrance jusqu'au martyre ? Et comment la Tradition de l'Église a-t-elle accueilli et considéré ses martyrs ?<br /><br />NWACHUKWU: Jésus n'est pas venu pour apporter la mort et la souffrance. Il promet à ses disciples la vie, et qu'ils l'aient en abondance. Afin de pouvoir donner cette vie à ses disciples, Jésus a donné sa vie. C'est dans cette optique que nous devons considérer le martyre chrétien. Le martyr n'est pas quelqu'un qui va se suicider. Et il est absurde d'appeler martyrs les suicidés. Le martyr est celui qui témoigne de l'amour de Dieu pour tous, à l'imitation du Christ, par participation à son amour. <br />Le pape François a également parlé de martyre pour ceux qui, pendant la pandémie, ont risqué leur vie pour rester proches du peuple et venir en aide à tous.<br /> <br />Le martyre n'est pas un héroïsme dont on peut se vanter. C'est être uni à Jésus et le suivre, être porté par lui. Et ce faisant, il peut arriver que l'on soit appelé à donner sa vie.<br /><br /><br />Dans la nuit du 24 au 25 décembre, les forces militaires américaines ont mené un raid sur le territoire nigérian dans le but déclaré de bombarder des positions de groupes considérés comme liés à l'État islamique. C'est une voie appropriée et viable pour faire face aux problèmes?<br /><br />NWACHUKWU: Un pays peut se trouver dans l'incapacité de faire face à ses crises et à ses divisions sans aide extérieure. Je vois beaucoup d'amis musulmans qui ne savent pas eux-mêmes comment réagir face à ce qui se passe. Et l'immobilisme du gouvernement est évident. Dans cette situation, une intervention extérieure indirecte visant à soutenir l'État et le gouvernement face aux groupes extrémistes et à aider le pays à éliminer les causes de la violence généralisée pourrait ne pas être tout à fait injustifiée et déplacée. Tue, 30 Dec 2025 11:44:54 +0100Missionnaires et agents pastoraux tués en 2025https://www.fides.org/fr/news/77199-Missionnaires_et_agents_pastoraux_tues_en_2025https://www.fides.org/fr/news/77199-Missionnaires_et_agents_pastoraux_tues_en_2025Rome - Même l'espérance des missionnaires et des agents pastoraux catholiques qui meurent assassinés est « une espérance pleine d'immortalité, car leur témoignage reste comme une prophétie de la victoire du bien sur le mal ».<br />C'est l'une des phrases du Pape Léon XIV choisies pour introduire le rapport habituel publié à la fin de l'année par l'Agence Fides sur les missionnaires et les agents pastoraux catholiques tués dans le monde. Elle suggère de manière simple la source même de l'espérance chrétienne, gage d'une vie qui ne meurt pas.<br />Les informations, souvent succinctes, sur les biographies et les circonstances de leur mort montrent cette année encore que les missionnaires tués n'étaient pas sous les feux de la rampe pour des exploits spectaculaires. Ils rendaient témoignage au Christ dans leurs occupations quotidiennes, même lorsqu'ils travaillaient dans des contextes marqués par la violence et les conflits.<br /><br />Quelques données<br /><br />Selon les informations recueillies par l'Agence Fides, 17 missionnaires ont été tués dans le monde en 2025 : prêtres, religieuses, séminaristes, laïcs.<br /> <br />La répartition continentale montre que, l'année dernière, le nombre le plus élevé de pasteurs tués a été enregistré en Afrique, où 10 missionnaires ont été assassinés. Sur le continent américain, 4 missionnaires ont été tués, en Asie 2 . En Europe, un prêtre a été tué. <br /><br />Ces dernières années, l'Afrique et l'Amérique se sont alternées à la première place de ce classement tragique.<br /><br />Plus précisément, parmi les 10 pasteurs tués en Afrique, 5 ont perdu la vie au Nigeria, 2 au Burkina Faso, 1 en Sierra Leone, 1 au Kenya et 1 au Soudan.<br />Parmi les 4 missionnaires tués en Amérique, deux religieuses ont été assassinées en Haïti, un prêtre a été tué au Mexique et un autre prêtre d'origine indienne a été tué aux États-Unis.<br /> <br />Des deux prêtres tués en Asie, l'un a été brutalement assassiné au Myanmar, l'autre a été tué aux Philippines.<br />Le seul prêtre tué en Europe a perdu la vie en Pologne.<br /><br />Parmi les pasteurs assassinés en 2025 figure également le très jeune séminariste nigérian Emmanuel Alabi, mort lors de la marche forcée imposée par ses ravisseurs, qui avaient attaqué le petit séminaire d'Ivianokpodi et, après l'avoir blessé, l'avaient enlevé avec deux de ses compagnons ; il y a sœur Evanette Onezaire et sœur Jeanne Voltaire, assassinées par des membres d'un des gangs armés qui tiennent Haïti en otage ; il y a aussi Donald Martin, premier prêtre catholique birman tué dans le conflit civil qui ensanglante le Myanmar, dont le corps sans vie, horriblement mutilé, a été retrouvé par des paroissiens dans l'enceinte de la paroisse.<br /><br />Entre 2000 et 2025, 626 missionnaires ont été tués dans le monde entier.<br /><br />« Ces frères et sœurs peuvent sembler être des ratés, mais aujourd'hui, nous voyons que ce n'est pas le cas. Aujourd'hui comme alors, en effet, la graine de leurs sacrifices, qui semble mourir, germe, porte du fruit, car Dieu, à travers eux, continue à accomplir des prodiges, à changer les cœurs et à sauver les hommes » .<br /> <br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://www.fides.org/fr/attachments/view/file/MISSIONAIRES_TU_S_EN_2025.pdf">Dossier des missionnaires et agents pastoraux tués en 2025</a>Tue, 30 Dec 2025 12:20:49 +0100AFRIQUE/NIGERIA - Un prêtre blessé dans le sud du Nigeriahttps://www.fides.org/fr/news/77198-AFRIQUE_NIGERIA_Un_pretre_blesse_dans_le_sud_du_Nigeriahttps://www.fides.org/fr/news/77198-AFRIQUE_NIGERIA_Un_pretre_blesse_dans_le_sud_du_NigeriaAbuja – Un prêtre catholique, le père Raymond Njoku, a été grièvement blessé par balle la veille de Noël à Ogbaku, dans la région administrative locale de Mbaitoli, dans l'État d'Imo, au sud du Nigeria.<br />Selon une source du presbytère archidiocésain d'Owerri, le père Njoku, vicaire de la paroisse Saint-Kevin à Igbaku, rentrait chez lui vers 20 heures lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur lui. Les agresseurs, arrivés à bord d'un SUV, feraient partie d'un gang de ravisseurs qui avait précédemment tenté, sans succès, d'enlever une autre personne dans la région. <br />Des paroissiens ont transporté d'urgence le père Njoku dans un hôpital voisin, où il a reçu des soins médicaux d'urgence. L'archevêque d'Owerri, Lucius Iwejuru Ugorji, a ensuite annoncé que le prêtre était en voie de guérison. « Nous remercions Dieu qu'il ait survécu à cette attaque mortelle », a déclaré l'archevêque, précisant que la voiture du prêtre avait été touchée par plusieurs balles. <br /> <br />Mon, 29 Dec 2025 12:09:55 +0100ASIE/INDE - « Remercier, repenser et relancer » : Journée missionnaire salésiennehttps://www.fides.org/fr/news/77197-ASIE_INDE_Remercier_repenser_et_relancer_Journee_missionnaire_salesiennehttps://www.fides.org/fr/news/77197-ASIE_INDE_Remercier_repenser_et_relancer_Journee_missionnaire_salesienneCalcutta – Simplicité, proximité avec les jeunes, adaptabilité culturelle et confiance inébranlable en Marie Auxiliatrice, telles sont quelques-unes des caractéristiques avec lesquelles la Famille salésienne a célébré la Journée missionnaire salésienne, commémorant le 150e anniversaire de la première expédition missionnaire et le 100e anniversaire de la présence salésienne en Inde.<br /><br />« Remercier, repenser et relancer » était le thème de l'événement qui, le 20 décembre à Calcutta, a été l'occasion de reconnaître le riche patrimoine missionnaire salésien et de renouveler l'engagement dans la mission continue d'évangélisation, d'éducation et de transformation sociale.<br /><br />Le programme de la Journée a retracé le développement historique de la mission salésienne en Inde, qui a débuté avec l'arrivée des missionnaires à Tanjore en 1906 et son expansion progressive au Bengale et dans d'autres régions, selon la note reçue par l'Agence Fides. Cette croissance a conduit à la formation de provinces distinctes, dont celle de Calcutta. La contribution de plus de 460 missionnaires européens a également été reconnue avec gratitude pour leur rôle significatif dans le renforcement des piliers du charisme salésien.<br /><br />Dans son homélie lors de la célébration eucharistique solennelle d'ouverture de la Journée, à laquelle ont assisté de nombreux membres de la Famille salésienne, le Père Joseph Pauria, SDB, Inspecteur de la Province Saint Jean Bosco , a repris l'image évangélique du Bon Pasteur, soulignant la mission comme expression d'amour oblatif, de soin pastoral et de service dévoué au peuple de Dieu. En outre, une importance particulière a été accordée à l'héritage de guides visionnaires tels que le vénérable Stefano Ferrando, SDB, fondateur des Sœurs Missionnaires de Marie Immaculée Auxiliatrice des Chrétiens à Shillong, en Inde, dont les aspirantes ont illustré de manière vivante, à travers une petite représentation théâtrale, les origines de la Congrégation dans les collines Khasi de Shillong, en mettant en évidence son attention missionnaire constante à l'éducation, à l'apostolat pastoral et à l'amélioration des conditions sociales des femmes et des familles.<br /><br />Tout aussi importante fut la contribution de Mgr Louis La Ravoire Morrow, SDB, fondateur de la Congrégation des Sœurs de Marie Immaculée , officiellement connue sous le nom de Sœurs Catéchistes de Marie Immaculée Auxiliatrice des Chrétiens, le 12 décembre 1948 à Krishnagar, dans le Bengale occidental. Sa vision missionnaire mettait l'accent sur l'éducation et l'engagement pastoral comme moyens essentiels pour l'émancipation des femmes et le renforcement des familles, en particulier dans les régions où l'accès aux ressources sociales et éducatives est limité. Cette approche, ancrée dans les visites aux familles, l'implication de la communauté et l'éducation, continue aujourd'hui encore à façonner et à guider les priorités pastorales. Au cours de cette journée, les catéchistes des paroisses ont été félicités pour leur service passionné, avec une mention spéciale pour les Disciples de Don Bosco, qui servent fidèlement dans les paroisses et les centres missionnaires en Inde et à l'étranger.<br /> <br />Mon, 29 Dec 2025 12:07:41 +0100ASIE/VIETNAM - L'œuvre des diocèses catholiques pour faire face aux nouvelles fragilités des familles et des mariageshttps://www.fides.org/fr/news/77196-ASIE_VIETNAM_L_oeuvre_des_dioceses_catholiques_pour_faire_face_aux_nouvelles_fragilites_des_familles_et_des_mariageshttps://www.fides.org/fr/news/77196-ASIE_VIETNAM_L_oeuvre_des_dioceses_catholiques_pour_faire_face_aux_nouvelles_fragilites_des_familles_et_des_mariagespar Andrew Doan Thanh Phong<br /> <br />Hanoï – « Le mariage ne peut durer longtemps s'il n'est pas cultivé chaque jour », a déclaré le prêtre Pierre Nguyen Van Truong aux participants du 92e « Cours de renouveau conjugal ».<br /><br />Le cours s'est tenu dans la paroisse de Sam Son, diocèse de Thanh Hoa, au centre du Vietnam, du 21 au 23 novembre. Cinquante couples vietnamiens, pas seulement catholiques, provenant également d'autres pays, y ont participé. <br /><br />À ce jour, 92 cours de « Renouvellement du mariage » ont été organisés spécifiquement pour les couples mariés, de différentes communautés religieuses, par les Comités diocésains de pastorale matrimoniale et familiale actifs dans les paroisses de tout le Vietnam.<br /><br />Les cours visent principalement à aider les couples catholiques à redécouvrir le mariage comme un don sacré et un sacrement institué par Dieu. Les sessions abordent souvent les problèmes auxquels les familles sont confrontées dans la vie moderne, ainsi que le rôle et la mission de la famille dans la vie de foi.<br /> <br />Les couples mariés écoutent des récits vivants tirés de la vie quotidienne et échangent leurs idées dans un esprit d'ouverture. <br /><br />De nombreux couples ont été émus en écoutant les histoires partagées par d'autres familles.<br /><br />Les initiatives pastorales en faveur des familles sont également motivées par les changements rapides qui s'opèrent dans la société vietnamienne moderne : « Dans le contexte de la mondialisation, de l'urbanisation, du développement technologique et du changement de perception chez les nouvelles générations, souligne M. Truong Van Thom, qui a participé au Cordo dans le diocèse de Danang, la conception du mariage au Vietnam est en pleine mutation. Auparavant, le divorce était considéré comme une perte par rapport à la possibilité de retrouver un nouveau bonheur. Aujourd'hui, beaucoup de gens sont amenés à penser qu'ils pourront avoir une vie meilleure après le divorce. Cette vision pousse les gens à mettre volontairement fin à leur vie conjugale actuelle pour rechercher un nouveau bonheur ». <br /><br />Les résultats du recensement de la population et des logements à la mi-2024 montrent que les personnes divorcées/séparées représentent environ 2,6 % de la population totale actuelle âgée de plus de 15 ans, soit environ 2 225 000 personnes vivant en état de séparation ou de divorce à l'échelle nationale.<br /><br />Parmi celles-ci, les deux plus grandes villes du pays, Hô Chi Minh-Ville et Hanoï , enregistrent le taux de divorce le plus élevé du Vietnam.<br /><br />« Il s'agit d'un chiffre alarmant, qui reflète la fragilité du mariage dans notre vie moderne », a déclaré Mme Nguyen Thi Tam, représentante de l'Assemblée nationale, lors de la session de l'Assemblée qui s'est tenue le matin du 9 décembre 2025.<br /> <br />Selon les experts en matière de mariage et de famille, les rôles du mari et de la femme dans la structure des familles vietnamiennes ont considérablement changé aujourd'hui, l'image idéale du mari et de la femme étant complètement différente de celle du passé.<br /><br />Auparavant, la femme se concentrait principalement sur les tâches ménagères et s'occupait de la famille, tandis que le mari était celui qui subvenait aux besoins de la famille. Aujourd'hui, la femme a davantage d'opportunités de travailler et d'avoir plus de relations sociales. Les conflits sont également plus fréquents lorsque les valeurs familiales traditionnelles se heurtent aux nouveaux intérêts liés à la modernité. De plus, de nombreux membres de la famille passent trop de temps au téléphone et sur les réseaux sociaux au lieu de s'occuper de leurs proches.<br /> <br />Pour éviter de considérer le divorce comme une « solution », prévenir les crises dans la vie conjugale et réduire les impacts négatifs, en particulier ceux qui touchent les enfants des couples divorcés, les experts conseillent aux couples de se préparer avec dévouement à la vie conjugale, par exemple en participant à des cours de préparation au mariage et en s'efforçant d'équilibrer équitablement leur développement entre vie sociale et vie familiale.<br /> <br />Dans l'article « Valeurs culturelles et éthiques du mariage et de la famille catholiques au Vietnam aujourd'hui », publié dans le Journal of Religious Studies par le Dr Do Thi Ngoc Anh, on peut lire : « Dans le contexte des changements complexes qui touchent aujourd'hui le mariage et la vie familiale, il faut affirmer que la vision catholique du mariage comme lien libre et volontaire entre deux personnes de sexe différent qui souhaitent vivre ensemble toute leur vie est positive et largement acceptée ». Et il poursuit : « Les catholiques vietnamiens, avec leur révérence pour Dieu, maintiennent leur lien conjugal et le considèrent comme une grâce accordée par Dieu. Au-delà de leurs sentiments, le mari et la femme sont également appelés à se consacrer à l'éducation de leurs enfants, en choisissant avec soin leurs paroles, leur comportement et leur mode de vie, afin d'offrir un exemple et une leçon à leurs enfants et petits-enfants ». Les mariages catholiques au Vietnam sont plus stables et enregistrent moins de divorces que les mariages non catholiques, conformément à ce que dit Jésus dans l'Évangile selon Matthieu : comme l'affirme [Mt 19, 6] : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas! ». <br />Sun, 28 Dec 2025 19:51:35 +0100ASIE/CAMBODGE - Trêve dans le conflit avec la Thaïlande, le Vicaire Apostolique Schmitthaeusler : « Nous voulons la paix »https://www.fides.org/fr/news/77194-ASIE_CAMBODGE_Treve_dans_le_conflit_avec_la_Thailande_le_Vicaire_Apostolique_Schmitthaeusler_Nous_voulons_la_paixhttps://www.fides.org/fr/news/77194-ASIE_CAMBODGE_Treve_dans_le_conflit_avec_la_Thailande_le_Vicaire_Apostolique_Schmitthaeusler_Nous_voulons_la_paixPhnom Penh – La Thaïlande et le Cambodge ont conclu un cessez-le-feu de 72 heures. L'accord, signé par les ministres de la Défense, est entré en vigueur aujourd'hui, 27 décembre, à midi. Il met ainsi fin à un conflit qui, en trois semaines, aurait fait au total un million de réfugiés, des deux côtés. « Nous rendons grâce à Dieu et continuons à prier pour que ces 72 heures deviennent éternelles », commente à chaud à l'Agence Fides le Vicaire Apostolique de Phnom Penh, Mgr Olivier Schmitthaeusler.<br />L'évêque rapporte avoir envoyé une lettre à sept dirigeants mondiaux « pour suivre le conseil de notre évêque Chhmar Salas qui, le 18 avril 1975, écrivait : N'oubliez pas de parler de nous au monde ! ». Les destinataires de la lettre, informe-t-il, sont : le Pape Léon XIV ; le président américain Donald Trump ; le président français Emmanuel Macron ; le directeur général de l'Unesco, Khaled El-Enany ; le coordinateur des Nations unies au Cambodge, Jo Scheuer ; l'ambassadeur de l'Union européenne au Cambodge, Igor Driesmans ; le Haut-Commissaire aux droits de l'homme Volker Türk . « Nous continuons à espérer et à prier parce que nous voulons la paix », déclare le vicaire apostolique.<br /><br />« Depuis le 7 décembre, rappelle-t-il dans son entretien avec Fides, le nombre de missiles et de bombes qui ont détruit les temples khmers, classés au patrimoine mondial de l'Unesco, les écoles et les habitations civiles dans l'arrière-pays est incalculable, violant l'intégrité territoriale du petit royaume du Cambodge et transformant ce conflit frontalier en une véritable guerre ».<br /><br />Rien qu'au Cambodge, note-t-il, « plus de 500 000 personnes déplacées sont contraintes de chercher refuge de plus en plus loin de la frontière, et 200 000 enfants sont privés d'école en ce début d'année scolaire, contraints de fuir avec leurs parents et de s'installer dans des camps de réfugiés précaires ».<br /><br />Ces derniers jours, à l'occasion de Noël, le vicaire avait lancé un appel en faveur d'un cessez-le-feu et de la paix. Et, lors de la célébration de la veillée de Noël, il avait déclaré aux fidèles : « Aussi puissant que soit le chant des anges en cette nuit de Noël, tout aussi puissant , à 300 km de Phnom Penh et à 15 km de Battambang, la deuxième plus grande ville du Cambodge, le bruit des missiles résonnait près d'une école où les enfants étudiaient paisiblement ». Mgr Olivier Schmitthaeusler a poursuivi son appel : « Les organismes internationaux de maintien de la paix ne peuvent-ils ou ne veulent-ils rien faire ? Nous avons vu Gaza, nous voyons l'Ukraine et la Birmanie. Et nous voici, témoins impuissants dans notre pays d'une catastrophe humanitaire. Nos voix semblent inaudibles, mais osons dire haut et fort au monde, aux institutions internationales, aux gouvernements, aux Églises en Asie et dans le monde entier : nous voulons la paix ! »<br />« Devant Dieu fait homme, nous adorons et prions pour la paix, nous prions pour les soldats et les réfugiés. Nous prions et implorons : Ô Seigneur, Prince de la Paix, sauve-nous ».<br />L'évêque a demandé l'intercession des martyrs cambodgiens « qui ont enduré l'exode et trouvé la mort il y a cinquante ans » : « Cette croix que je porte, reçue de l'évêque Émile Destombes il y a 16 ans – lui-même l'avait reçue de la mère de l'évêque Salas – est un symbole de vie ».<br />Cette croix, a-t-il rappelé, « est le témoin de 130 ans d'histoire cambodgienne, et elle est aussi un symbole de la victoire de la vie sur la mort. De la crèche à la croix, Jésus nous guide sur le chemin de la Résurrection ». « La naissance de Jésus est une espérance qui naît dans nos cœurs, une espérance que personne ne peut nous enlever », a-t-il conclu, implorant le don de la paix « de Dieu-avec-nous, l'Emmanuel, Prince de la Paix, pour notre terre du Cambodge et pour le monde ».<br /> Sat, 27 Dec 2025 20:19:03 +0100ASIE/BAHREÏN - L'église du Sacré-Cœur de Manama, symbole durable d'amour, de tolérance et de dévotionhttps://www.fides.org/fr/news/77188-ASIE_BAHREIN_L_eglise_du_Sacre_Coeur_de_Manama_symbole_durable_d_amour_de_tolerance_et_de_devotionhttps://www.fides.org/fr/news/77188-ASIE_BAHREIN_L_eglise_du_Sacre_Coeur_de_Manama_symbole_durable_d_amour_de_tolerance_et_de_devotionManama – « Au centre de la ville de Manama se dresse l'église du Sacré-Cœur, symbole de foi, d'harmonie et de générosité des dirigeants de Bahreïn depuis 85 ans. Son histoire a commencé en 1938, lorsque Son Altesse le Cheikh Salman bin Hamad Al Khalifa a offert à l'évêque capucin Giovanni Battista Tirinanzi, missionnaire qui a été Vicaire Apostolique d'Arabie du 2 juillet 1937 au 21 octobre 1948, ainsi qu'évêque titulaire de Gaza , un terrain pour y construire une église chrétienne. C'est sur cette donation que furent posées les fondations de la première église catholique du Golfe. » C'est ce que raconte le père Francis Joseph Padavupurackal, ofm Cap., curé et recteur de l'église de Manama, appartenant au Vicariat Apostolique d'Arabie du Nord.<br /><br />Le missionnaire capucin poursuit son récit en remontant à l'origine de la construction en juin 1939. « En décembre de la même année, les premières cloches de Noël ont sonné à Bahreïn. Le 3 mars 1940, l'église mère du Golfe a été bénie, devenant le foyer spirituel d'une petite communauté en pleine expansion. Au fil des décennies, des pasteurs dévoués se sont succédé pour prendre soin du troupeau. Au fil du temps, la paroisse s'est agrandie, les prêtres ont traversé le Golfe pour servir les communautés dispersées. Puis, en 1953, l'arrivée des sœurs comboniennes transforma l'école paroissiale en un phare d'éducation et de compassion. Au fil des ans, grâce également à la contribution des chefs religieux de l'époque, la construction d'écoles, de salles et d'installations pour servir les fidèles en constante augmentation se poursuivit.<br /><br />« Un nouveau chapitre s'est ouvert en 2013, lorsque Sa Majesté le roi Hamad bin Isa Al Khalifa a fait don d'un terrain pour la construction d'une cathédrale . Le pape François a béni le projet avec une brique de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre et, en 2021, la cathédrale Notre-Dame d'Arabie a été inaugurée et consacrée. En novembre 2022, Bahreïn a accueilli le Saint-Père, le pape François, qui a visité la paroisse, bénissant les fidèles et honorant leur rôle dans la coexistence interreligieuse . Le 28 janvier 2023, le pape François nomme le père Aldo Berardi, O.SS.T., évêque et Vicaire Apostolique d'Arabie du Nord, qui comprend Bahreïn, le Koweït, le Qatar et l'Arabie saoudite.<br /> <br />« Aujourd'hui, 85 ans après ses modestes débuts, l'église du Sacré-Cœur de Manama est entrée dans une nouvelle ère, conclut le père Joseph. Ces pierres, autrefois posées avec une foi simple, s'élèvent désormais comme des symboles durables d'amour, de tolérance et de dévotion. »<br /><br /> <br />Sat, 27 Dec 2025 20:03:03 +0100Le Pape Léon XIV lors de la fête de Saint Étienne : la voie de Jésus et des martyrs est désarméehttps://www.fides.org/fr/news/77193-Le_Pape_Leon_XIV_lors_de_la_fete_de_Saint_Etienne_la_voie_de_Jesus_et_des_martyrs_est_desarmeehttps://www.fides.org/fr/news/77193-Le_Pape_Leon_XIV_lors_de_la_fete_de_Saint_Etienne_la_voie_de_Jesus_et_des_martyrs_est_desarmeeCité du Vatican – La vie des enfants de Dieu qui cheminent dans le temps est comme une « nouvelle naissance », qui se communique d'une personne à l'autre par le même « mouvement d'attraction » déjà expérimenté la nuit de la naissance de l'Enfant Jésus à Bethléem « par des personnes humbles comme Marie, Joseph et les bergers ». Une beauté attrayante qui suscite en même temps des réactions de rejet chez « ceux qui craignent pour leur pouvoir, ceux qui sont démasqués dans leur injustice par une bonté qui révèle les pensées des cœurs ».<br /> <br />C'est ce qu'a rappelé aujourd'hui le Pape Léon XIV, avant de réciter depuis la fenêtre de son bureau dans le Palais apostolique la prière mariale de l'Angélus, en ce jour où l'Église célèbre la mémoire liturgique de Saint Étienne, le premier martyr. Le jour, a expliqué l'évêque de Rome, où l'on commémore la « naissance » de Saint Étienne, comme le disaient les premières générations chrétiennes, convaincues que l'on ne naît pas une seule fois. Le martyre, a souligné le Souverain Pontife, est une naissance au ciel : en effet, même dans la mort, le regard de la foi ne voit plus seulement l'obscurité.<br /><br />Saint Étienne avait lui aussi été séduit par Jésus. Et il fut le premier à être tué par ceux qui refusaient et refusent encore cette beauté désarmée qui « révèle les pensées des cœurs ».<br />S'adressant à la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre, le Pape Léon a évoqué l'épisode du martyre de Saint Étienne raconté dans les Actes des Apôtres, pour rappeler les caractéristiques propres et incomparables de l'expérience du martyre qui marque tout le cheminement de l'Église dans l'histoire.<br />« Ceux qui ont vu Étienne aller vers le martyre », a rappelé le Souverain Pontife, « ont été surpris par la lumière de son visage et de ses paroles. Il est écrit : « Et tous ceux qui siégeaient au Sanhédrin, fixant les yeux sur lui, virent son visage semblable à celui d'un ange ».<br /><br />Aujourd'hui encore, a rappelé le Successeur de Pierre, en transposant l'expérience de Saint Étienne, premier martyr, à l'époque actuelle, « ceux qui ont choisi la voie non violente de Jésus et des martyrs sont souvent ridiculisés, écartés du débat public et, non sans fréquence, accusés de favoriser leurs adversaires et leurs ennemis ». Pourtant, ceux qui reçoivent en cadeau la vie nouvelle et gratuite qui jaillit du mystère de Noël peuvent parvenir à reconnaître « même chez leurs adversaires, la dignité indélébile des filles et des fils de Dieu ».<br />Saint Étienne, tué par lapidation - a rappelé le Pape Léon XIV dans la brève catéchèse prononcée avant la récitation de l'Angélus - « est mort en pardonnant, comme Jésus : par une force plus vraie que celle des armes ». Agence Fides 26/12/2025)<br /> Fri, 26 Dec 2025 20:30:52 +0100ASIE/BAHREÏN - « Une voie façonnée par la compassion, la réconciliation et l'amour qui se donne ». Noël dans le Vicariat Apostolique d'Arabie du Nordhttps://www.fides.org/fr/news/77187-ASIE_BAHREIN_Une_voie_faconnee_par_la_compassion_la_reconciliation_et_l_amour_qui_se_donne_Noel_dans_le_Vicariat_Apostolique_d_Arabie_du_Nordhttps://www.fides.org/fr/news/77187-ASIE_BAHREIN_Une_voie_faconnee_par_la_compassion_la_reconciliation_et_l_amour_qui_se_donne_Noel_dans_le_Vicariat_Apostolique_d_Arabie_du_NordAwali – « Dans un monde souvent déchiré par la violence, les divisions et la peur, l'Enfant de Bethléem nous rassure en nous montrant que Dieu se rapproche aussi de nos fragilités, apportant guérison, esperance et réconciliation ». C'est ainsi que s'exprime Mgr Aldo Berardi, O.SS.T, Vicaire apostolique d'Arabie du Nord, dans son message de vœux à l'occasion de Noël à l'ensemble de la communauté du Vicariat, qui comprend Bahreïn, le Koweït, le Qatar et l'Arabie saoudite.<br /> <br />« En ces temps difficiles, surtout dans notre région, on peut avoir l'impression qu'il n'y a pas de « place » dans le monde pour les faibles, les déplacés et les oubliés », souligne l'évêque. Pourtant, l'histoire nous enseigne le contraire : dans une humble étable, Dieu l'a fait demeurer parmi nous. Cette même puissance opère encore aujourd'hui. Dieu nous appelle à ne pas désespérer, mais à choisir la voie du pardon, à ouvrir nos cœurs au dialogue et à reconnaître chaque être humain, indépendamment de sa nationalité, de sa foi ou de sa culture, comme un frère ou une sœur sur le chemin de la vie. C'est la nouvelle voie que le Christ nous offre : une voie façonnée par la compassion, la réconciliation et l'amour qui se donne. »<br /><br />L'évêque souligne également le fait que Noël nous rappelle que Dieu entre dans les moments ordinaires et cachés de la vie. « Tout comme la Sainte Famille a fait l'expérience de la simplicité et de la vulnérabilité à Bethléem, nous sommes appelés à rencontrer le Christ dans notre vie quotidienne : dans nos familles, dans nos communautés et parmi ceux qui souffrent. »<br /><br />« Dans notre vicariat, où se réunissent des personnes de nombreuses nations et cultures, Noël nous unit dans la communion et la gratitude, conclut le Vicaire Apostolique. Que notre célébration rayonne la joie de l'Évangile, en favorisant la réconciliation, la compréhension et la solidarité entre tous ceux qui habitent la région. Portons la lumière du Christ dans nos lieux de travail, dans nos quartiers et dans la société, afin que la paix de Dieu touche les cœurs et guérisse les blessures. Même dans les terres sombres et tourmentées, la lumière du Christ brille, nous appelant à être des signes d'espoir, des artisans de paix et de communion. »<br /> Wed, 24 Dec 2025 14:05:02 +0100Cardinal Tagle : Rencontrer et raconter l'œuvre de Jésus parmi les peuples du mondehttps://www.fides.org/fr/news/77191-Cardinal_Tagle_Rencontrer_et_raconter_l_oeuvre_de_Jesus_parmi_les_peuples_du_mondehttps://www.fides.org/fr/news/77191-Cardinal_Tagle_Rencontrer_et_raconter_l_oeuvre_de_Jesus_parmi_les_peuples_du_mondepar le Cardinal Luis Antonio Gokim Tagle<br /><br />L'Agence Fides publie l'homélie prononcée par le Cardinal Luis Antonio Gokim Tagle mardi 23 décembre, lors de la messe qu'il a présidée avec la communauté de travail du Dicastère pour l'Évangélisation dans la chapelle des Rois Mages, au Palais de la Propagande de la Foi. Dans son homélie, le Cardinal Pro-Préfet du Dicastère missionnaire a partagé avec les personnes présentes quelques réflexions sur ses récentes visites en Azerbaïdjan, en Malaisie et aux Émirats arabes unis.<br /><br /><br /> §§§<br /><br />Rome - Nous rendons grâce au Seigneur qui nous a réunis en tant que famille du Dicastère pour l'Évangélisation autour de l'eucharistie, à l'approche de la commémoration de la naissance de Jésus.<br /> <br />Mes supérieurs m'ont demandé de partager quelques réflexions sur trois événements récents auxquels j'ai participé : le vingt-cinquième anniversaire de la missio sui iuris en Azerbaïdjan en octobre dernier, le deuxième Congrès missionnaire asiatique qui s'est tenu à Penang, en Malaisie, en novembre dernier, et les messes traditionnelles de la neuvaine avant Noël des Philippins à Abu Dhabi et Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, la semaine dernière. Ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas vous raconter chaque détail de ces événements. Je vais plutôt laisser l'Évangile lu dans la liturgie d'aujourd'hui guider notre réflexion.<br /><br />Le fils de Zacharie et Élisabeth était né. Personne ne s'attendait à ce qu'ils aient encore un enfant, mais voilà : leur fils était né. À l'occasion de la circoncision de l'enfant, une question importante se posa : comment allait-on l'appeler ? Zacharie et Élisabeth insistèrent : « Il s'appellera Jean ». Le nom Jean signifiait « Dieu est miséricordieux, il est bienveillant ». C'était un nom qui n'existait pas dans la famille, mais qui indiquait clairement que l'enfant était le fruit de l'action du Dieu miséricordieux. Le nom contenait également la mission de l'enfant, qui était d'annoncer un futur acte de miséricorde de Dieu. Le nom et la mission de Jean sont intimement liés au nom d'un autre enfant, Jésus, un nom qui signifie « Dieu sauve ». Jésus, fils de Marie et Joseph, accomplit la promesse prophétique de la venue de l'Emmanuel, qui signifie « Dieu est avec nous ».<br /> <br />Un nom n'est pas seulement une étiquette. Il évoque une présence, une présence active qui devient une mission. Tant Jean, le précurseur, que Jésus, Celui qui doit venir, sont porteurs de la présence miséricordieuse et salvatrice de Dieu.<br /><br />Quel nom donnerai-je à mes expériences en Azerbaïdjan, en Malaisie et aux Émirats Arabes Unis? Cela exige de discerner la présence et l'action de Dieu parmi les peuples.<br /><br />Servir le peuple en Azerbaïdjan<br /><br />Venez avec moi en Azerbaïdjan. La missio sui iuris de Bakou, confiée à la province slovaque des Salésiens de Don Bosco, est jeune, elle n'a que vingt-cinq ans. Avec une seule paroisse dans tout le pays, nous ne connaissons pas le nombre exact de catholiques. Mais environ 400 personnes assistent régulièrement aux messes dominicales, dont la plupart sont des migrants pleins d'espérances malgré leurs conditions de vie difficiles. Il y a des catéchumènes qui ont grandi sans pratiquer aucune foi, mais qui sont maintenant attirés par Jésus et l'Évangile, grâce à l'amitié et au sens de la communauté offerts par les catholiques. Les Salésiens ont un centre pour enfants et jeunes dans un quartier pauvre de la ville. Ils accueillent des enfants et des jeunes de toutes origines ethniques et religieuses pour des cours de rattrapage en mathématiques, langues, musique, art et sport. Les Missionnaires de la Charité de Mère Teresa gèrent une maison pour les personnes âgées malades et abandonnées. La paroisse, le centre pour jeunes et la maison pour personnes âgées sont de petites oasis de présence chrétienne dans ce vaste pays, mais elles touchent les cœurs et les vies, font briller les yeux des jeunes et sourire les personnes âgées. Le ministre du gouvernement chargé des relations entre les religions m'a rencontré sur un terrain que le gouvernement avait donné pour la construction d'une deuxième église. Comment vais-je nommer cette expérience ? « Dieu est miséricordieux. Dieu sauve. Dieu est avec nous ».<br /><br />En Malaisie, la koinonia des Églises d'Asie<br /><br />Venez maintenant avec moi à Penang, en Malaisie, où se tient le deuxième Congrès missionnaire asiatique. Le titre officiel était « Le grand pèlerinage de l'espérance », avec pour thème « Marcher ensemble comme peuples d'Asie... et ils prirent un autre chemin », en référence aux mages qui, après avoir rencontré Jésus, prirent un autre chemin pour rentrer chez eux, au lieu de retourner vers Hérode. Près de 900 délégués venus de plus de 30 pays étaient présents. Il convient de rappeler que la population asiatique est d'environ 4,8 milliards de personnes, dont seulement 3 % sont catholiques. Cet événement de quatre jours a été une mosaïque de langues, de costumes nationaux, de musique, de danses, de nourriture, de sourires, de rires, de larmes et d'espoir, tissée par le voyage commun qui consistait à raconter l'histoire de Jésus en Asie, à rencontrer Jésus dans les peuples, les cultures et les contextes de l'Asie, à découvrir les nouvelles voies indiquées par le Saint-Esprit et à marcher ensemble dans l'espoir vers Jésus et son Royaume. Il y a eu des discours, des ateliers, des conversations dans l'Esprit et des témoignages, des liturgies émouvantes et des moments de prière intenses, ainsi que des concerts culturels très animés. Évêques, prêtres, religieuses et laïcs se sont mélangés dans la réflexion, la prière, les repas et les photos. Alors que les témoignages des différents pays étaient racontés, chacun se reconnaissait dans l'autre. Nous sommes proches, nous sommes frères et sœurs, nous sommes amis. J'ai été enthousiasmé de rencontrer le seul prêtre du Bhoutan, les deux délégués chinois, les délégués de pays en conflit qui mangeaient ensemble, s'embrassaient et s'encourageaient mutuellement. Comment vais-je nommer cette expérience ? « Dieu est miséricordieux. Dieu sauve. Dieu est avec nous ».<br /><br />Le « Sinbanggabi » des Philippins dans « l'Église des migrants » des Émirats<br /> <br />Enfin, bienvenue aux Émirats Arabes Unis, Vicariat Apostolique d'Arabie méridionale, confié aux franciscains capucins. En plus de participer aux réunions avec le Vicaire Apostolique, le clergé, les religieux et les religieuses et les responsables laïcs de la paroisse cathédrale d'Abu Dhabi et de la paroisse Sainte-Marie à Dubaï, j'ai célébré les messes traditionnelles philippines en préparation de Noël, appelées Simbanggabi. Aux Philippines, ces messes sont généralement célébrées à 3h30 ou 4h00 du matin, du 16 au 24 décembre. Les migrants philippins perpétuent cette tradition dans les Émirats depuis 2001. À Dubaï, 30 000 personnes ont assisté à la messe du 16 décembre. À Abu Dhabi, le 17 décembre, 18 000 personnes sont venues. Tous loin de chez eux, ils considèrent la paroisse comme leur maison loin de chez eux. Une Église composée de migrants, de l'évêque aux fidèles laïcs les plus jeunes, tous des personnes en mouvement, qui forment une Église stable. Une Église en mouvement, en mission, est une Église vivante et stable. L'Église du Golfe est presque exclusivement une Église de migrants, provenant principalement d'Inde, des Philippines, du Népal et d'autres pays asiatiques. Ce sont eux qui assurent la présence de l'Église. Comment vais-je nommer cette expérience ? « Dieu est miséricordieux. Dieu sauve. Dieu est avec nous ».<br /><br />L'Azerbaïdjan, la Malaisie, les Émirats Arabes Unis : ils ressemblent à la maison de Zacharie et Élisabeth avec leur fils Jean, et à la crèche de Bethléem avec l'Enfant Jésus, Marie et Joseph. Une présence humble mais puissante de Dieu parmi les humbles et les persécutés. C'est de là que notre Dicastère tire sa vie et sa mission. Comment allons-nous nous appeler et appeler les autres ? « Dieu est miséricordieux. Dieu sauve. Dieu est avec nous » Wed, 24 Dec 2025 13:27:49 +0100AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Institution du diocèse de Caia et nomination du premier évêquehttps://www.fides.org/fr/news/77190-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Institution_du_diocese_de_Caia_et_nomination_du_premier_evequehttps://www.fides.org/fr/news/77190-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Institution_du_diocese_de_Caia_et_nomination_du_premier_evequeCité du Vatican – Le Saint-Père a érigé le diocèse de Caia , dont le territoire est issu de l'archidiocèse métropolitain de Beira et des diocèses de Chimoio, Quelimane et Tete, le rendant suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Beira.<br />Le Saint-Père a nommé premier évêque du diocèse de Caia Mgr António Manuel Bogaio Constantino, M.C.C.J., jusqu'à présent évêque auxiliaire de Beira.<br />Mgr António Manuel Bogaio Constantino, M.C.C.J., est né le 9 novembre 1969 à Beira, dans l'archidiocèse métropolitain du même nom. Après avoir terminé son prépostulat chez les Missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus à Nampula et fréquenté le Séminaire philosophique de Saint Augustin à Matola, il a effectué son noviciat en Ouganda. Il a obtenu une licence en théologie à l'Université Pontificale Grégorienne de Rome.<br />Il a été ordonné prêtre le 13 juin 2001 à Beira, au Mozambique.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : licence en journalisme et licence en communication intégrale à l'université Francisco de Vitoria en Espagne ; directeur du magazine Vida Nova du Centre catéchétique d'Anchilo et curé de Monapo, au Mozambique ; curé de Chitima et de Mucumbura ; archiprêtre du vicariat forain de Songo ; responsable diocésain de la catéchèse et vice-directeur du secrétariat pastoral du diocèse de Tete, au Mozambique ; Supérieur Provincial des Missionnaires Comboniens au Mozambique ; Président de la Conférence des religieux du Mozambique .<br />Le 13 décembre 2022, il a été élu au siège titulaire de Sutunurca et nommé évêque auxiliaire de l'archidiocèse métropolitain de Beira, recevant l'ordination épiscopale le 19 février suivant. <br /><br />Tue, 23 Dec 2025 12:12:07 +0100AFRIQUE/GHANA - Renonciation et nomination de l'évêque de Jasikanhttps://www.fides.org/fr/news/77189-AFRIQUE_GHANA_Renonciation_et_nomination_de_l_eveque_de_Jasikanhttps://www.fides.org/fr/news/77189-AFRIQUE_GHANA_Renonciation_et_nomination_de_l_eveque_de_JasikanCité du Vatican – Le Saint-Père a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse de Jasikan, présentée par Mgr Gabriel Akwasi Ababio Mante. Le Saint-Père a nommé évêque de Jasikan le révérend Simon Kofi Appiah, jusqu'à présent professeur au département de religion et de valeurs humaines de l'université de Cape Coast.<br />Mgr Simon Kofi Appiah est né le 1er juillet 1964 à Teteman . Il a fait ses études philosophiques et théologiques au séminaire régional St. Peter's de Pedu, Cape Coast . Il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Keta Ho, le 21 juillet 1990. Lors de la création du nouveau diocèse de Jasikan, en 1994, il y a été incardiné.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire paroissial auprès des communautés de Kpedze, Vakpo et Kadjebi ; études à l'Universität Tübingen, en Allemagne ; doctorat en éthique théologique ; diplôme d'études supérieures en psychologie à l'université de Londres ; diplôme d'enseignement supérieur à l'université catholique d'Afrique de l'Est à Nairobi ; formateur à la St. Patrick Formation House ; chancelier diocésain et directeur du bureau diocésain pour la pastorale des vocations ; Collaborateur pastoral à la paroisse de Kadjebi .<br />Depuis 2011, il est professeur au département de religion et de valeurs humaines de l'université de Cape Coast et au grand séminaire de Pedu.<br /> Tue, 23 Dec 2025 12:07:14 +0100AFRIQUE/R.D. CONGO- Entre les miliciens « fantômes » du M23 et les vendettas privées, Uvira vit dans l'incertitudehttps://www.fides.org/fr/news/77186-AFRIQUE_R_D_CONGO_Entre_les_miliciens_fantomes_du_M23_et_les_vendettas_privees_Uvira_vit_dans_l_incertitudehttps://www.fides.org/fr/news/77186-AFRIQUE_R_D_CONGO_Entre_les_miliciens_fantomes_du_M23_et_les_vendettas_privees_Uvira_vit_dans_l_incertitudeKinshasa – Une ville suspendue dans les limbes. C'est ainsi qu'apparaît Uvira, ville du Sud-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo, à la frontière avec le Burundi, conquise le 10 décembre par les guérilleros du M23/AFC .<br />Le M23/AFC a récemment déclaré s'être retiré d'Uvira, mais en réalité, selon des sources locales contactées par l'Agence Fides, ses combattants sont toujours présents, surtout dans les zones périphériques, tandis que dans le centre-ville, les miliciens ont retiré leur uniforme, préférant porter des vêtements civils. D'autre part, les Wazalendo, milices pro-gouvernementales alliées à l'armée congolaise, répandent des rumeurs selon lesquelles ils auraient « libéré » Uvira, ce qui ne semble pas être le cas.<br />En réalité, les combats se poursuivent dans les environs de la ville et vers le sud, tandis que la frontière avec le Burundi voisin reste fermée. Dans le vide sécuritaire ainsi créé, des vendettas privées se sont déchaînées. Des personnes ont été retrouvées assassinées dans leurs maisons, certaines étranglées. « Il s'agit de vendettas entre les habitants de la ville, parfois pour des motifs futiles », affirment des sources locales. En outre, des vols et des pillages de magasins ont été signalés, ainsi que des violences sexuelles commises à l'encontre de jeunes filles.<br />Avant la fermeture de la frontière, au moins 90000 habitants d'Uvira et des environs se sont réfugiés au Burundi.<br />À Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, une marche a été organisée en soutien au M23/AFC avec des slogans demandant que les guérilleros pro-rwandais restent à Uvira, car ils sont les seuls à pouvoir garantir la sécurité de ses habitants. Des manifestations similaires ont été organisées à Goma, la capitale du Nord-Kivu, depuis janvier aux mains du M23/AFC. Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a qualifié ces initiatives de manifestations imposées par les miliciens aux populations civiles. « Contraindre les victimes à manifester pour leurs bourreaux ne changera pas l'image des tortionnaires et des criminels que le M23 véhicule à travers le monde », a-t-il déclaré. <br />Tue, 23 Dec 2025 11:50:41 +0100EUROPA/POLOGNE - Les « Chanteurs à l'Étoile » soutiennent leurs camarades sri-lankais : lancement de l'initiative entre conférence de presse et interventions sur la chaîne de télévision nationale TVP1https://www.fides.org/fr/news/77185-EUROPA_POLOGNE_Les_Chanteurs_a_l_Etoile_soutiennent_leurs_camarades_sri_lankais_lancement_de_l_initiative_entre_conference_de_presse_et_interventions_sur_la_chaine_de_television_nationale_TVP1https://www.fides.org/fr/news/77185-EUROPA_POLOGNE_Les_Chanteurs_a_l_Etoile_soutiennent_leurs_camarades_sri_lankais_lancement_de_l_initiative_entre_conference_de_presse_et_interventions_sur_la_chaine_de_television_nationale_TVP1Varsovie – Plus de 12000 enfants de la République démocratique du Congo ont bénéficié l'année dernière du soutien apporté par les initiatives des Chanteurs à l'Étoile en Pologne.<br />Depuis plus de quarante ans, pendant la période de Noël, des dizaines de milliers d'enfants, d'adolescents, de jeunes et d'adultes dans toute la Pologne participent à cette activité traditionnelle de Noël à des fins missionnaires. Apporter l'Évangile, annoncer la naissance de Jésus par des chants et dans la joie est au cœur des initiatives des Jeunes Chanteurs à l'Étoile, qui incarnent la devise de l'Œuvre Pontificale de l'Enfance Missionnaire : « Les enfants aident les enfants ».<br />Pour cette édition, comme l'a illustré une conférence de presse tenue le 18 décembre, les fonds collectés serviront à soutenir des projets au Sri Lanka, un pays où la majorité des enfants sont privés de leur droit à un logement, à l'éducation et aux soins de santé.<br />Chaque année, la Direction nationale des Œuvres Pontificales Missionnaires en Pologne met à disposition une brochure d'information sur le pays sélectionné et le projet annuel ; des textes pour l'animation de la messe d'envoi des chanteurs ; un programme de catéchèse avec des activités pour les enfants ; une affiche de la campagne ; des images, des vidéos et des photos sur la campagne et la situation des enfants dans le pays choisi.<br />La campagne « Chanteurs Missionnaires de Chants de Noël » soutient les enfants et les jeunes qui vivent dans les territoires de mission, mais contribue également au développement et à la formation de tous les participants », peut-on lire dans une note des OPM polonaises parvenue à l'Agence Fides. « En y participant, les jeunes Chanteurs à l'Étoile apprennent à connaître des pays lointains et des cultures différentes, la géographie, les langues étrangères, l'ouverture et la sensibilité envers les autres, et renforcent leur confiance en eux-mêmes et dans les autres. Ils développent leurs talents artistiques et théâtraux ».<br />La conférence de presse, au cours de laquelle, comme chaque année, les jeunes et les enfants ont partagé leurs témoignages sur leur expérience, a été suivie, le 19 décembre, par la visite des Petits Chanteurs à l'archevêque de Varsovie, Adrian Galbas. Immédiatement après les chants joyeux et la récitation missionnaire, la rencontre de Noël du Présidium de la Conférence épiscopale et de tous les employés du Secrétariat de la Conférence épiscopale polonaise a commencé. Le samedi 20, un troisième groupe d'enfants et d'adolescents a représenté l'Œuvre Pontificale de l'Enfance Missionnaire et les Chanteurs à l'Étoile lors de la rencontre de Noël des Sri Lankais à Varsovie. Les citoyens sri-lankais résidant en Pologne ont en effet participé à une célébration eucharistique en rite et en langue cinghalais. Parmi les personnes présentes figurait également l'ambassadrice du Sri Lanka en Pologne, T. P. Dharmasen.<br />L'initiative a eu un écho médiatique important : le dimanche 21 décembre, une délégation des Chanteurs à l'Étoile a également participé à l'émission télévisée « Między Ziemią a Niebem » diffusée sur la première chaîne de TVP1, la première chaîne de télévision publique polonaise.<br />Sœur Monika Juszka, secrétaire nationale de l'Œuvre Pontificale Missionnaire de l'Enfance polonaise, conclut : « Je tiens vraiment à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont participé à l'organisation de la campagne des Chanteurs à l'Étoile et tous les bienfaiteurs. Derrière tous les efforts fournis pour chanter et collecter des dons, je vois les visages d'enfants de nombreuses régions du monde qui, grâce à vous, ont la possibilité d'apprendre à lire et à écrire, et ne meurent pas du paludisme, de la dengue ou d'autres maladies infectieuses. Merci pour votre présence, pour votre aide, pour ne pas vous refermer sur vous-mêmes, mais au contraire pour montrer votre proximité effective, en tant que collaborateurs du Saint-Père, avec lui et les Œuvres Pontificales Missionnaires, envers vos frères et sœurs qui se trouvent aux quatre coins du monde ».<br /> <br /><br />Tue, 23 Dec 2025 10:19:21 +0100