portale

congrégation

pp.oo.mm. collegio urbano urbaniana fides santa sede
testata banner mongolia
 
 HOME ITALIANO ESPAÑOL ENGLISH FRANÇAIS PORTUGUÉS DEUTSCH CHINESE
Evangile
Saints
Magistère
Congrégation
Oeuvres Pontificales
Missionnaires
Université Urbanienne
Subsides
Animation
Statistiques
Témoins
Martyrologe
Jubilé 2000
Vie de l'Eglise
Missionnaires
Instituts Religieux
Mouvements et
Associations
Universités Catholiques
Culture
Histoire
Art
Cinéma et photos
Radio et Télévision
Musique
Poésie
Santé
Technologie
Géographie
Nouvelles du Monde
Dossier
Approfon-
dissements
Entretiens
Récits
Recensions
Pour les plus petits
FRERES, QUE DEVONS-NOUS FAIRE ? » (Ac 2, 17)
L’HEURE DES RESPONSABILITES A SONNE
Message des Evêques du Congo aux fidèles catholiques et
aux hommes de bonne volonté
1. Réunis à Kinshasa du 28 juin au 3 juillet 2004 pour la 38e Assemblée plénière, Nous, Cardinal, Archevêques, Evêques et Administrateurs diocésains membres de la CENCO, adressons le présent message aux fidèles et aux hommes de bonne volonté, en vue d’interpeller la nation et l’inviter à assumer ses responsabilités dans la sauvegarde de la Transition qui doit amener le peuple congolais à un Etat de droit.

Nous croyons, c’est pourquoi nous parlons (cf. 2 Co 4, 13)

2. En effet, dans le cadre de la mission prophétique qui est la nôtre, fidèles à la tradition, nos prises de position se veulent une interpellation constante pour défendre la dignité humaine et le bien commun. Elles sont l’expression de notre sollicitude et de notre amour pour la nation congolaise [1], de notre foi et de notre espérance en un avenir plus heureux pour notre pays [2]. L’engagement de l’Eglise dans ce domaine, loin d’être une soif du pouvoir, est un témoignage de sa détermination à défendre et à protéger les intérêts du peuple, surtout ceux des plus pauvres et des marginaux, car le Seigneur nous a établis sentinelles de son peuple (cf. Ez 3, 17). Aussi ce message se veut-il une contribution au bien-être de notre peuple, un ministère de l’Eglise au service de la nation congolaise ( [3]).

La Transition menacée

3. Dans le contexte actuel, nous croyons que la Transition est la voie privilégiée pour conduire le Congo à la stabilité politique et au développement intégral. Processus irréversible, cette Transition, gagnée au prix d’énormes sacrifices et avec le concours de la communauté internationale, ne doit être torpillée d’aucune manière. Par conséquent, nous nous opposons vigoureusement à toutes les manœuvres tendant à compromettre cette étape de notre marche vers la démocratie.

4. À cet égard, nous déplorons, une fois de plus, la conflictualité entre les gouvernants, la logique des composantes plutôt que celle d’union nationale, la lenteur dans la mise sur pied des institutions de la Transition [4] et d’une armée républicaine réunifiée. Ces retards ne contribuent aucunement à la décrispation de l’environnement politique, bien au contraire, ils prêtent le flanc à des procès d’intention et accroissent l’insécurité au sein du peuple. En outre, ils multiplient les risques de faire échouer le processus entamé. Les conséquences sur l’avenir du Congo seraient incalculables. Aussi prions-nous les institutions appelées à élaborer les textes légaux de prendre leurs responsabilités devant Dieu, devant la nation et devant l’histoire.

Sans ce cadre juridique, en effet, à quelques mois de la tenue des élections que le peuple veut libres, transparentes et démocratiques, grand est le danger de voir voler en éclats les espoirs suscités au sein de notre peuple au lendemain de la clôture du Dialogue intercongolais.

5. En moins d’un trimestre, la Transition a subi deux coups de force qui ont accru l’inquiétude et les incertitudes au sein du peuple. On assiste, avec stupeur, à la reprise des hostilités à l’est du pays entraînant une fois de plus des tueries, des assassinats, des viols, des pillages et des déplacements forcés des populations. Au même moment, de manière inhumaine, nos compatriotes sont refoulés d’un pays voisin. Tous ces faits malheureux en rajoutent à la misère de notre peuple déjà meurtri et affligent notre coeur de pasteurs.

6. Au nom du peuple congolais qui a placé ses espoirs dans cette Transition, nous tenons à affirmer à l’opinion nationale et à la communauté internationale que nous ne saurions aucunement tolérer que le processus entamé au prix de tant de sacrifices soit saboté. Il y va de la dignité de notre peuple et du destin du pays tout entier. Bien qu’imparfaite, cette étape mérite d’être soutenue et notre Eglise souhaite qu’elle aboutisse. Il faut à tout prix la sauver pour instaurer un nouvel ordre politique issu des urnes. Telle est la volonté du peuple ; tel est le sens même de la démocratie.


7. C’est pourquoi nous condamnons la violence d’où qu’elle vienne surtout si elle vise à la prise du pouvoir par la force et nous stigmatisons toute tentative de lancer la RDC dans une troisième guerre. L’intégrité territoriale et la souveraineté nationale ne sont pas négociables.

8. Quand à nous, conscients que l’échec de la Transition serait celui de tout le peuple congolais et de la communauté internationale, nous affirmons avec force que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir et dans les limites de la mission de l’Eglise pour sauver ce processus.

9. Aux ennemis de la paix, nous disons que l’heure du désordre est révolue. La paix est bien plus agréable que la violence. Nous invitons donc à la raison et à la conversion tous ceux qui se livrent aux destructions faciles de la vie humaine et des biens des personnes. Valeur du règne de Dieu et fruit de l’Esprit (Ga 5, 22), la paix est un bien inestimable ; il est un don de Dieu qu’il nous faut respecter et traiter de manière responsable. Cela vaut autant pour le peuple congolais que pour ses voisins.

Peuple congolais, l’Eglise salue ton courage !

10. Les réactions provoquées dans le pays par l’occupation de Bukavu ont dévoilé la capacité de notre peuple à faire face à l’humiliation et au piétinement politique. Ces protestations populaires sont la parfaite expression de la capacité de sa résistance vis-à-vis des menaces contre son pays.

11. En effet, le soulèvement dans les grandes villes de la RDC est un témoignage d’un éveil social du peuple congolais que l’Eglise salue avec satisfaction. Hormis les dérapages, les attaques contre certaines institutions internationales et les pillages qu’elle désapprouve, l’Eglise salue le courage du peuple à s’opposer à la violation de l’intégrité territoriale et à la balkanisation du pays. Ces faits démontrent, par ailleurs, que la patience du peuple a ses limites. Longtemps meurtri et victime de dérives politiques, le peuple congolais a su exprimer sa détermination à refuser la guerre. Désormais, il prend ses responsabilités à contribuer à la construction d’une paix durable et prouve sa volonté de prendre en mains son destin et de participer activement à l’édification d’une société où règnent la justice, la démocratie et le développement.

12. Aussi saluons-nous avec gratitude tous les gestes de solidarité tant nationale qu’internationale accomplis en faveur de la population touchée par les derniers événements dans notre pays.

13. Ce regain de nationalisme ne doit pas être comme un feu de paille, une affaire passagère, mais une dynamique à sauvegarder et à canaliser de façon responsable. Il convient de maintenir ce dynamisme pour inaugurer une nouvelle culture politique et une solidarité dont le peuple est maître.

Forts de cette prise de conscience populaire et de l’émergence d’une opinion publique dans le pays, nous exhortons le peuple congolais à consolider ce patriotisme responsable, en s’appropriant la gestion de la Transition. Nous l’exhortons à ne pas céder à la violence et à la haine, mais à faire preuve de sérénité, à s’opposer aux pillages du peu d’infrastructures qui nous restent et à s’impliquer dans la gestion de la Transition jusqu’à la tenue des élections.

14. Cette expression de l’opinion publique doit être considérée comme la prise de conscience de chaque citoyen congolais devant ses responsabilités dans le façonnement du destin de la nation. En effet, nul ne peut prétendre sortir le Congo de la crise qui le mine sans la conjugaison des efforts de tous pour conduire notre pays à la démocratie et au développement.

L’heure des responsabilités a sonné

15. A cet égard, nous sommes heureux de constater que le peuple s’efforce de rompre avec une culture de la résignation pour se prendre en charge avec détermination. En affichant sa désapprobation vis-à-vis de la reprise de la guerre à l’est, notre peuple a brisé le tabou de la peur. Une telle attitude démontre qu’il croit en sa capacité d’influer sur le processus politique et l’histoire de notre pays.

16. Ce que nous lui demandons, c’est d’agir de façon réfléchie et ordonnée : pacifiquement mais efficacement, sans compromettre ses propres intérêts ni donner des prétextes à ses ennemis. De plus, il lui faut un minimum d’organisation pour ne pas agir en ordre dispersé, mais une stratégie susceptible de porter des fruits durables. Voilà pourquoi il doit rester vigilant pour ne pas tomber dans le piège de la manipulation et des discours démagogiques.

17. Confiants en la maturité de notre peuple et en sa volonté d’influencer le cours de l’histoire, nous l’exhortons à redoubler d’efforts pour sauver la nation.

Allons aux élections !

18. Depuis quelques décennies, nous, pasteurs de l’Eglise-Famille de Dieu qui est en RDC, ne cessons de revendiquer l’organisation des élections libres et démocratiques. Il s’agit de mettre fin aux querelles de légitimité qui causent tant de dégâts dans notre pays. Nous estimons que le temps est maintenant propice. Pour le Congo, le temps de la violence et des pillages est révolu. La vérité des urnes s’impose. Quoi de plus sage que de laisser le peuple congolais aller aux élections ! Cette Transition doit s’achever en juin 2005. C’est un tournant décisif qu’on aurait tort de rater.

19. Voilà pourquoi nous exhortons les acteurs politiques et tous les amis du peuple congolais à prendre chacun ses responsabilités.

• Aux acteurs politiques congolais, nous recommandons de :

1° accélérer la mise en place des institutions de la Transition en élaborant dans le délai les lois organiques autorisant le fonctionnement des institutions d’appui à la démocratie, tout comme la loi électorale, la loi sur la nationalité, etc. Dans la mise sur pied et le fonctionnement de ces institutions, il nous semble urgent d’accorder une place de choix à la Commission Electorale Indépendante (CEI), cheville ouvrière du succès de la Transition. Cette Commission doit être dotée de tous les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa délicate mission ;

2° arrêter un programme minimum d’urgence pour satisfaire aux besoins primaires du peuple, notamment la paie régulière d’un salaire décent aux fonctionnaires ; de manière particulière, nous invitons le gouvernement de la République à être juste envers les parents des élèves en supprimant la prise en charge des enseignants par eux et en leur payant un salaire décent, équitable et régulier, car l’avenir de la nation dépend d’un système éducatif de qualité ;

3° lutter contre la corruption et l’impunité en visant la maximisation des recettes, même en territoires anciennement occupés ;

4° sécuriser notre peuple en formant le plus rapidement possible une vraie armée républicaine. La réunification de l’armée constitue pour nous une priorité;

5° privilégier l’intérêt supérieur de la nation par une gestion cohérente des pannes de la Transition, en vue d’assurer la cohésion de l’action gouvernementale et la réussite de l’organisation des élections à l’issue de la Transition ;

6° respecter les engagements pris dans les accords et se dépasser pour aller au-delà des calculs d’intérêts partisans ;

7° faire preuve de courage et de volonté politique dans l’exercice des responsabilités au sein des institutions de l’Etat ;

8° organiser une cérémonie solennelle pour célébrer la déclaration officielle de la fin de la guerre et la réunification effective du pays.

• Au peuple congolais, nous recommandons de :

1° se mobiliser pour la réussite de la Transition afin de barrer la route à toute tentative d’arrêt du processus démocratique ;

2° tout en acceptant l’hommage de l’Eglise pour son discernement et son courage dans l’épreuve, se montrer digne de reconnaissance en agissant de manière toujours plus responsable ;

3° acquérir une culture politique nouvelle et se préparer activement aux élections ;

4° intérioriser les recommandations de la présente déclaration et continuer sinon accroître le sens de la prise en charge de soi pour assurer le succès de la Transition jusqu’à la tenue des élections.

• A la communauté internationale, nous recommandons de:

1° aider le Congo à réussir sa Transition vers un Etat de droit en lui apportant le soutien politique d’une diplomatie efficace et le réconfort moral de toute assistance dont il aurait besoin ;

2° conformément aux promesses faites, grâce à des investissements judicieux, aider le peuple congolais dans l’exploitation industrielle des ressources naturelles du sol et du sous-sol national, en vue d’un développement intégral et solidaire de son peuple.

3° accompagner le peuple congolais dans sa quête de démocratie, des libertés fondamentales, de sécurité et de développement, dans le plein respect de ses valeurs culturelles propres.

• Aux pays voisins et aux membres de l’Union africaine, nous recommandons de :

1° respecter et appuyer les initiatives politiques traduisant les aspirations du peuple congolais en privilégiant la sécurité et l’amitié des populations ainsi que les rapports de bon voisinage ;

2° donner une chance à la démocratie pour le bien de la stabilité régionale et continentale ;

3° se préoccuper de la dignité du peuple africain dont la réputation est malheureusement associée à la guerre et à son train de misères de toutes sortes : la famine, les maladies endémiques, l’errance des peuples et le sous-développement.
• A nos fidèles, nous demandons de :

1° s’engager activement dans le programme d’éducation civique ;

2° créer un mécanisme d’alerte et de réponse rapide face aux dérapages de la Transition politique ;

3° participer activement à la préparation de la Conférence internationale sur les Grands Lacs, en proposant les axes du pacte de paix, de sécurité, de stabilité et de développement dans la sous-région ;

4° suivre de manière critique les émissions radiodiffusées et télévisées, lire les feuillets sur la Transition publiés par la Commission épiscopale « Justice et Paix » ;

5° prier pour la paix et travailler pour la réussite de la Transition politique.


CONCLUSION

20. Confiants dans les capacités de notre peuple à participer à l’édification d’une société libre et démocratique à laquelle est censée conduire le processus en cours, nous réitérons notre option fondamentale de lui assurer une éducation civique et électorale. Nous lançons au peuple ce cri du cœur des pasteurs : Rassemblons-nous et mobilisons-nous pour la réussite de la Transition et des élections !

21. Que la Très Sainte Vierge Marie, Notre-Dame du Congo, intercède pour la paix dans notre pays.

Fait à Kinshasa, le 03 juillet 2004

LES MEMBRES DE LA CENCO PRESENTS A L’ASSEMBLEE PLENIERE
DU 28 JUIN AU 03 JUILLET 2004

01. S.Em. le Cardinal ETSOU Frédéric,Archevêque de Kinshasa
02. S.E. Mgr MONSENGWO Laurent, Archevêque de Kisangani et
Président de la CENCO
03. S.E. Mgr MUKENGE Godefroy, Archevêque de Kananga
04. S.E. Mgr SONGASONGA Floribert, Archevêque de Lubumbashi
05. S.E. Mgr KUMUONDALA Joseph, Archevêque de Mbandaka-Bikoro et Administrateur Apostolique de Bukungu-Ikela
06. S.E. Mgr MBOGHA Charles, Archevêque de Bukavu
07. S.E. Mgr NDAY Jérôme, Evêque de Kongolo
08. S.E. Mgr BOLANGI Joseph, Evêque de Budjala
09. S.E. Mgr NGABU Faustin, Evêque de Goma
10. S.E. Mgr MATONDO Ignace, Evêque de Molegbe
11. S.E. Mgr KIMPINDE Dominique, Evêque de Kalemie-Kirungu
12. S.E. Mgr NKINGA Louis, Evêque de Lisala
13. S.E. Mgr MAEMBA Ferdinand, Evêque de Lolo
14. S.E. Mgr MUNUNU Edouard, Evêque de Kikwit
15. S.E. Mgr KEMBO Gabriel, Evêque de Matadi
16. S.E. Mgr MULUMBA Gérard, Evêque de Mweka
17. S.E. Mgr NGOY Nestor, Evêque de Kolwezi
18. S.E. Mgr KALALA Jean-Anatole, Evêque de Kamina et Administrateur Apostolique de Manono
19. S.E. Mgr NKIERE Philippe, Evêque de Bondo
20. S.E. Mgr TAFUNGA Jean-Pierre, Evêque d’Uvira
21. S.E. Mgr MOKOBE Joseph, Evêque de Basankusu
22. S.E. Mgr DOMBA Richard, Evêque de Dungu-Doruma
23. S.E. Mgr NSIELELE Fidèle, Evêque de Kisantu
24. S.E. Mgr MASENGO Valentin, Evêque de Kabinda
25. S.E. Mgr KABOY Théophile, Evêque de Kasongo
26. S.E. Mgr BANGA Joseph, Evêque de Buta
27. S.E. Mgr NZALA Louis, Evêque de Popokabaka
28. S.E. Mgr KATAKA Janvier, Evêque de Wamba et Administrateur Apostolique de Bunia
29. S.E. Mgr MBUKA Cyprien, Evêque de Boma
30. S.E. Mgr DJOMO Nicolas, Evêque de Tshumbe
31. S.E. Mgr MUDISO Gaspard, Evêque de Kenge
32. S.E. Mgr LUKUMWENA Stanislas, Evêque de Kole
33. S.E. Mgr KASANDA Léonard, Evêque de Luiza
34. S.E. Mgr SIKULI Melchisédech, Evêque de Butembo-Beni
35. S.E. Mgr LEMBI Camille, Evêque d’Isangi
36. S.E. Mgr UTEMBI Marcel, Evêque de Mahagi-Nioka
37. S.E. Mgr ANDAVO Julien, Evêque d’Isiro-Niangara
38. S.E. Mgr KASANDA Bernard, Evêque Auxiliaire de Mbuji-Mayi
39. S.E. Mgr NLANDU Daniel, Evêque Auxiliaire de Kinshasa
40. S.E. Mgr KISONGA Edouard, Evêque Auxiliaire de Kinshasa
41. S.E. Mgr BULAMATARI Dominique, Evêque Auxiliaire de Kinshasa
42. S.E. Mgr MADILA Marcel, Evêque Auxiliaire de Kananga
43. S.E. Mgr RUVEZI Gaston, Evêque nommé de Sakania- Kipushi
44. Mgr NGOY MAFUTA, Administrateur diocésain de Kilwa-Kasenga
45. Mgr BIMWENYI Oscar, Administrateur diocésain de Luebo
 
Index
Palazzo "de Propaganda Fide" - 00120 - Città del Vaticano Tel. +39-06-69880115 - Fax. +39-06-69880107 - e-mail: fides@fides.va © AGENZIA FIDES