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| Quand se rencontrer ? - Vincent LANDEL s.c.j.
Archevêque de Rabat |
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Lorsque nous avions préparé ce numéro
d'Ensemble, nous avions pris en compte que la " Nuit du Destin
" correspondait à notre premier dimanche de l'Avent.
Une occasion nous était donc donnée de pouvoir nous
rencontrer , au cur de notre démarche spirituelle,
chrétiens et musulmans. C'est tout le sens de ce dossier
que nous sommes invités à recevoir et à méditer
: Douce Nuit, Sainte Nuit.
Mais en même temps, nous ne pouvions pas oublier cette prison
qui a flambé, entraînant la mort de plusieurs dizaines
de détenus. Chrétiens, nous ne pouvons pas ne pas
nous sentir solidaires.
Les médias nous parlent de plus en plus de ces frères
" en transit " qui, par tous les moyens veulent rejoindre
le Nord. Ils viennent de tout le Continent Africain. Ce sont ces
" pateras ", ces " harragas ", qui par barques
ou camions, essaient de mettre un pied en Europe. Parfois, malheureusement,
ce ne sont que leurs corps qui arrivent ! Nous sommes souvent des
témoins impuissants. Chrétiens, nous ne pouvons pas
ne pas nous sentir solidaires.
Comment leur cri sera-t-il entendu ?
Par qui leurs cris seront-ils entendus ?
Et puis alors que nous mettions sous presse, les
pluies sont arrivées.
L'eau source de vie
J'arrivais à Taroudant sous la pluie, quelle merveille
! Je repartais d'Agadir encore sous la pluie. Encore une bénédiction
du ciel, surtout que lors de mes précédents passages,
nous étions obligés de contempler les méfaits
de la sécheresse.
J'arrivais à Marrakech, il pleuvait encore. C'était
vraiment la joie pour tout le monde à ce moment là.
Surtout que cette pluie arrosait toute les plaines du Royaume.
L'eau source de désolation
Mais des questions commencèrent à surgir ; en effet
à la sortie de Marrakech, la police me détourne
m'annonçant que la route de Casablanca était coupée
à Settat. Un mauvais souvenir, l'an passé j'avais
été bloqué une partie de la nuit, la route
étant devenue un torrent. En faisant un détour par
El Jadida, j'arrive à la maison, mais pour apprendre que
cette bénédiction du début était devenue
dans plusieurs lieux cause de désolation.
Les médias en ont parlé. Le nombre de morts et de
sans abris a été plus ou moins dénombré.
Dans les médias, cela fait loin. Mais lorsque l'on est
directement touché, cela envahit le cur.
Le bas de la ville de Mohammedia était sous l'eau ; notre
Eglise se trouvait sous deux mètres d'eau ! L'une de nos
écoles avait été évacuée quelques
heures auparavant avec l'aide de toute la population et se trouvait
maintenant sous une masse d'eau et de boue. Toutes les maisons
autour recevant le même sort. La voiture du Père
n'étant plus qu'un tas de boue. Les surs durent être
évacuées en " zodiac ". Beaucoup de familles
autour avaient tout perdu.
La désolation pour toute une population.
L'eau source de solidarité
Le surlendemain, lorsque j'ai pu arriver sur les lieux, je fus
émerveillé. Avec les surs, des parents, des
professeurs étaient là pour commencer à nettoyer.
Pour se lancer le défi de pouvoir recommencer les classes
d'ici huit jours, après les fêtes de " l'Aïd
Ftir " (fin du Ramadan). Il ne s'agissait plus de pleurer
sur tout ce travail laborieux que font les enfants jours après
jours. Il s'agissait de se retrousser les manches et de se dire
que la vie devait continuer ; en un tel moment l'on ressent tout
l'amour des parents pour leurs enfants. Les voisins deviennent
alors plus proches.
Après l'on prendra le temps de réfléchir
aux responsabilités ; l'on prendra le temps de faire en
sorte qu'un tel événement ne puisse se reproduire.
Mais pour le moment la vie doit continuer ; c'est ce qui importe
; c'est ce que les enfants doivent recevoir.
Ainsi nous avions commencé pour nous rencontrer à
partir d'une démarche spirituelle ; tout un symbole nous
était donné.
Et puis nous nous retrouvons pour faire quelque chose " d'imprévu
" ensemble ; pour nous rencontrer au cur d'une réalité
humaine afin que la vie jaillisse à nouveau.
N'est-ce pas cela un peu Noël, un Dieu qui
prend au sérieux la vie humaine en envoyant son Fils sur
la route des hommes. Une route qui est parfois envahie par des
torrents de boue, aujourd'hui, comme au temps du Christ. Mais
une route où des hommes de bonne volonté se retrouvent
pour que la vie continue à jaillir.
Qu'en ces jours de fête, nous acceptions
de continuer à nous rencontrer sur ces routes de la solidarité.
Vincent LANDEL s.c.j.
Archevêque de Rabat
Les dernières inondations ont fait 63
morts et 26 disparus
Soixante-trois personnes sont mortes et 26 autres sont portées
disparues dans les dernières inondations qui ont affecté
certaines régions du Royaume, a annoncé vendredi
à Rabat, M. Nabil Benabdallah, ministre de la Communication
et porte-parole du gouvernement.
Dix-sept autres personnes ont été
blessées dans ces inondations consécutives aux pluies
diluviennes qui se sont abattues le week-end dernier sur ces régions,
a ajouté M. Benabdellah lors d'une conférence de
presse, donnée à Rabat aux côtés des
ministres de la Santé, M. Mohamed Cheikh Biadillah, de
l'Equipement et du Transport, M. Karim Ghellab et de l'Energie
et des Mines, M. Mohamed Boutaleb, ainsi que du secrétaire
d'Etat chargé de l'Eau, M. Abdelakebir Zahoud.
Suite à ces fortes pluies, 24 habitations en milieu rural
se sont effondrées, 1.334 autres ont été
fissurées et 373 logements inondés dans 14 quartiers
et douars, a poursuivi M. Benabdellah.
Des centaines d'hectares de terres agricoles ont été
endommagés et des dizaines de têtes de bétail
emportés par les crues.
Dix-sept unités industrielles à Berrechid et 24
autres à Mohammédia ont subi des dégâts
importants suite à ces inondations, a souligné M.
Benabdellah, signalant également des dégâts
enregistrés dans les universités des villes touchées,
telle que la Faculté de droit de Settat où les études
ont été suspendues momentanément.
Le ministre a souligné les efforts déployés
pour venir au secours des populations sinistrées et porter
aide et assistance aux familles des victimes. Il a cité
à cet égard l'intervention de la protection civile,
de la Gendarmerie Royale, des Forces Armées Royales, de
la Sûreté nationale, des autorités et collectivités
locales et des différents services publics concernés.
Le ministre a indiqué que 900 opérations de secours
ont ainsi été menées, permettant de sauver
quelque 3.000 personnes.
Dans le même ordre d'idées, le ministre a précisé
que 1.000 tentes, 2.000 lits, 6.600 couvertures, 4.200 repas,
30 tonnes de médicaments ont été mis à
la disposition des populations touchées.
Le ministre a également mis en exergue les efforts déployés
par la Fondation Mohammed V pour la solidarité pour venir
en aide aux victimes dans ces circonstances douloureuses.
Aucune évaluation précise sur l'ampleur des dégâts
matériels n'est disponible pour le moment, ont affirmé
les ministres.
La délégation ministérielle a toutefois,
estimé que les dégâts occasionnés suite
aux inondations de oued Rtem à Sidi Slimane s'élèvent
à 45 millions de DH et à 26 millions de DH à
Tit Mellil.
Les dernières inondations ont fait 63
morts et 26 disparus
Soixante-trois personnes sont mortes et 26 autres
sont portées disparues dans les dernières inondations
qui ont affecté certaines régions du Royaume, a
annoncé vendredi à Rabat, M. Nabil Benabdallah,
ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Dix-sept autres personnes ont été
blessées dans ces inondations consécutives aux pluies
diluviennes qui se sont abattues le week-end dernier sur ces régions,
a ajouté M. Benabdellah lors d'une conférence de
presse, donnée à Rabat aux côtés des
ministres de la Santé, M. Mohamed Cheikh Biadillah, de
l'Equipement et du Transport, M. Karim Ghellab et de l'Energie
et des Mines, M. Mohamed Boutaleb, ainsi que du secrétaire
d'Etat chargé de l'Eau, M. Abdelakebir Zahoud.
Suite à ces fortes pluies, 24 habitations en milieu rural
se sont effondrées, 1.334 autres ont été
fissurées et 373 logements inondés dans 14 quartiers
et douars, a poursuivi M. Benabdellah.
Des centaines d'hectares de terres agricoles ont été
endommagés et des dizaines de têtes de bétail
emportés par les crues.
Dix-sept unités industrielles à Berrechid et 24
autres à Mohammédia ont subi des dégâts
importants suite à ces inondations, a souligné M.
Benabdellah, signalant également des dégâts
enregistrés dans les universités des villes touchées,
telle que la Faculté de droit de Settat où les études
ont été suspendues momentanément.
Le ministre a souligné les efforts déployés
pour venir au secours des populations sinistrées et porter
aide et assistance aux familles des victimes. Il a cité
à cet égard l'intervention de la protection civile,
de la Gendarmerie Royale, des Forces Armées Royales, de
la Sûreté nationale, des autorités et collectivités
locales et des différents services publics concernés.
Le ministre a indiqué que 900 opérations de secours
ont ainsi été menées, permettant de sauver
quelque 3.000 personnes.
Dans le même ordre d'idées, le ministre a précisé
que 1.000 tentes, 2.000 lits, 6.600 couvertures, 4.200 repas,
30 tonnes de médicaments ont été mis à
la disposition des populations touchées.
Le ministre a également mis en exergue les efforts déployés
par la Fondation Mohammed V pour la solidarité pour venir
en aide aux victimes dans ces circonstances douloureuses.
Aucune évaluation précise sur l'ampleur des dégâts
matériels n'est disponible pour le moment, ont affirmé
les ministres.
La délégation ministérielle a toutefois,
estimé que les dégâts occasionnés suite
aux inondations de oued Rtem à Sidi Slimane s'élèvent
à 45 millions de DH et à 26 millions de DH à
Tit Mellil.
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