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Homélie
du Pape
AUDIENCE DU SAINT-PERE
AUX PELERINS : « IL N’Y A PAS DE DOUTE QUE MERE TERESA
AIT ETE UNE DES PLUS GRANDES MISSIONNAIRES DU XX° SIECLE
LE PAPE JEAN PAUL II BEATIFIE
MERE TERESA : « PAR LE TEMOIGNAGE DE SA VIE, MERE TERESA
RAPPELLE A TOUS QUE LA MISSION EVANGELISATRICE DE L’EGLISE
PASSE PAR LA CHARITE
MERE TERESA ET LE DIALOGUE
INTER-RELIGIEUX – ENTHOUSIASME CHEZ LES DIRIGEANTS RELIGIEUX
D’ALBANIE
DES IMAGES DE MERE TERESA
OFFERTES AUX PAUVRES : UNE « VIDEO-MISSION » DES JEUNES
DE DON BOSCO A CALCUTTA DANS LES MAISONS DES MISSIONNAIRES DE
LA CHARITE
ENTRETIEN DU PERE BRIAN
AVEC L’AGENCE FIDES : IL EST POSTULATTEUR DE LA CAUSE DE
MERE TERESA
AU KARNATAKA COMME AU
VATICAN : CEREMONIES POUR MERE TERESA, POUR LE XXV° ANNIVERSAIRE
DU SAINT-PERE
CALCUTTA SERA PENDANT
QUATRE JOURS « LA VILLE DE MERE TERESA » : LA RELIGIEUSE
EST PROTAGONISTE D’EVENEMENTS SPECIAUX POUR SA BEATIFICATION
EXPOSITION A ROME SUR
MADRE TERESA : OBJETS, PHOTOGRAPHIES, TEXTES, POUR MONTRER SON
AME
LE PROJET DE PRIX NATIONAL
PORTANT LE NOM DE MERE TERESA A ETE ACCEPTE
LES RELIQUES DE MERE TERESA
SERONT A ROME A L’OCCASION DE SA BEATIFICATION
LA FEMME QUI A ETE GUERIE
MIRACULEUSEMENT D’UNE TUMEUR AUX OVAIRES PAR MERE TERESA
SERA A ROME POUR LA BEATIFICATION DE LA RELIGIEUSE
LA BEATIFICATION DE MERE
TERESA EST UN EVENEMENT POUR RELANCER LA DIALOGUE INTER-RELIGIEUX
DANS TOUTE L’INDE
PAIX ET RECONCILIATION
AU NOM DE MERE TERESA, ANTIDOTE CONTRE LE POISON DE LA VIOLENCE
INTER-RELIGIEUSE
PUBLICATION DU PROGRAMME
DES MANIFESTATIONS POUR LE XXV° ANNIVERSAIRE DE PONTIFICAT
DU PAPE JEAN PAUL II, DONT LE POINT CULMINANT SERA LA BEATIFICATION
DE MERE TERESA
LE PERE ROBIN, SALESIEN,
PRESENTE UNE CASSETTE VIDEO REALISEE EN TROIS LANGUES SUR MERE
TERESA
DANS VOTRE MISSION PRENEZ
EXEMPLE SUR SAINT THOMAS APOTRE, SAINT FRANCOIS XAVIER, MERE TERESA,
DECLARE LE PAPE AUX EVEQUES DE L’INDE
UNE MISSION EN CHINE :
LE REVE DE MERE TERESA N’EST PAS MORT, DECLARE SŒUR
NIRMALA, MAIS DEVIENDRA REALITE
MERE TERESA EST LA PIERRE
PRECIEUSE LA PLUS PRECIEUSE » : CONCOURS CONSACRE A LA RELIGIEUSE
POUR LES ENFANTS DE TOUTES LES ECOLES DU RAJASHTAN
PROPOSITION DES EVEQUES
AU GOUVERNEMENT FEDERAL : QUE LA BEATIFICATION DE MERE TERESA
SOIT UN « JOUR FERIE
PLUS DE 10.000 DÉLÉGUÉS
PROVENANT DE NOMBREUX PAYS D’ASIE DU 9 AU 16 AOÛT
POUR LES « JMJ ASIATIQUES ». SOEUR NIRMALA PARLERA
DE MÈRE TERESA AUX JEUNES
A CALCUTTA FESTIVAL DU
CINEMA CONSACRE A MERE TERESA
LA VIE DE MERE TERESA
TRADUITE EN LANGUE KANNADA PARLEE PAR TRENTE TROIS MILLIONS DE
PERSONNES
CREATION DU COMITE PREPARATOIRE
LOCAL POUR LA BEATIFICATION DE MERE TERESA
SOEUR NIRMALA CONFIRMÉE
À LA TÊTE DE LA CONGRÉGATION DES MISSIONNAIRES
DE LA CHARITÉ
LES MISSIONNAIRES DE MÈRE
TERESA RESTENT DANS L'ORPHELINAT DE BAGDAD SOUS LES BOMBES
LE SITE OFFICIEL POUR LA
BEATIFICATION DE MERE TERESA EST " EN LIGNE "
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19 OCTOBRE 2003, Place Saint-Pierre
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Mère
Teresa de Calcutta (1910-1997)
“ Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité,
indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour
ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce
qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement
au Cœur de Jésus.”
Petite de stature, avec une foi solide comme le roc, Mère
Teresa de Calcutta, se vit confier la mission de proclamer la
soif infinie de l’amour de Dieu pour l’humanité,
en particulier pour les plus pauvres des pauvres, “Dieu
aime toujours le monde et Il nous envoie, vous et moi, pour être
son amour et sa compassion auprès des pauvres.” C’était
une âme remplie de la lumière du Christ, brûlante
d’amour pour lui et consumée d’un seul désir:
“apaiser sa soif d’amour et des âmes.”
Cette messagère lumineuse de l’amour de Dieu est
née le 26 août 1910 à Skopje, une ville située
aux croisements de l’histoire des Balkans. Cadette de Nikola
et Drane Bojaxhiu, elle fut appelée Gonxha Agnès
; elle reçut sa première communion à l’âge
de cinq ans et demi et fut confirmée en novembre 1916.
Le jour de sa première communion, elle fut remplie d’un
grand amour pour les âmes. La mort soudaine de son père
quand elle avait environ huit ans, laissa la famille dans une
condition financière difficile. Drane éleva ses
enfants avec amour et fermeté, influençant beaucoup
le caractère et la vocation de sa fille. La formation religieuse
de Gonxha fut soutenue par la paroisse jésuite très
active du Sacré Cœur dans laquelle elle était
bien engagée.
A l’âge de dix-huit ans, poussée par le désir
de devenir missionnaire, Gonxha quitte sa maison en septembre
1928 pour rentrer à l’Institut de la Vierge Marie,
connu sous le nom de Sœurs de Lorette, en Irlande. Là,
elle reçut le nom de Sœur Mary Teresa, après
Sainte Thérèse de Lisieux. En décembre, elle
part pour l’Inde, et arrive à Calcutta le 6 janvier
1929. Après avoir fait ses premiers vœux en mai 1931,
Sœur Teresa fut envoyée à la communauté
de Loretto Entally à Calcutta et enseigna à l’école
de filles, Sainte Marie. Le 24 mai 1937, Sœur Teresa fit
ses vœux perpétuels devenant, comme elle disait, “l’épouse
de Jésus” pour “toute l’éternité.”
A partir de ce moment-là, elle fut appelée Mère
Teresa. Elle continua à enseigner à Sainte Marie
et en 1944 devint la directrice de l’école. Les vingt
années de Mère Teresa à Lorette furent remplies
d’une joie profonde, elle était très pieuse,
aimant profondément ses sœurs et ses élèves.
Remarquée pour sa charité, sa générosité
et son courage, sa résistance au travail et douée
d’un talent naturel pour l’organisation, elle vécut
sa consécration à Jésus, au milieu de ses
compagnes, avec joie et fidélité.
Le 10 septembre 1946, en route pour sa retraite annuelle à
Darjeeling, Mère Teresa reçut dans le train son
“inspiration”, son “appel dans l’appel”.
Ce jour-là, d’une manière qu’elle n’expliquera
jamais, la soif de Jésus d’aimer et sa soif pour
les âmes prit possession de son cœur et le désir
de satisfaire cette soif devint la motivation de sa vie. Au cours
des semaines et des mois suivants, Jésus lui révéla,
par des locutions intérieures et des visions, le désir
de son cœur d’avoir“des victimes d’amour”,
qui “diffuseraient son amour sur les âmes.”
Il la suppliait “Viens, sois ma lumière”. “Je
ne peux y aller seul.” Il lui révéla sa douleur
devant la négligence envers les pauvres, son chagrin d’être
ignoré d’eux et son immense désir d’être
aimé par eux. Il demanda à Mère Teresa d’établir
une communauté religieuse, les Missionnaires de la Charité,
dédiée au service des plus pauvres d’entre
les pauvres. Presque deux ans d’épreuves et de discernement
passèrent avant que Mère Teresa ne reçoive
la permission de commencer. Le 17 août 1948, elle se revêtit
pour la première fois de son sari blanc, bordé de
bleu et passa les portes de son couvent bien-aimé de Lorette
pour entrer dans le monde des pauvres.
Après un stage de courte durée chez les Sœurs
de la Mission Médicale à Patna, Mère Teresa
retourna à Calcutta et trouva un logement temporaire chez
les Petites Sœurs des Pauvres. Le 21 décembre, elle
alla pour la première fois dans les bidonvilles. Elle visita
quelques familles, lava les plaies de plusieurs enfants, prit
soin d’un vieil homme malade allongé dans la rue
et d’une femme tuberculeuse mourant de faim. Elle commençait
chaque journée en communion avec Jésus dans l’Eucharistie
et puis elle sortait, le chapelet à la main, pour le trouver
et le servir dans“les rejetés, les mal-aimés,
les négligés.” Après quelques mois,
ses anciennes élèves la rejoignèrent une
par une.
Le 7 octobre 1950, la nouvelle congrégation des Missionnaires
de la Charité était officiellement établie
dans l’Archidiocèse de Calcutta. Au début
des années 60, Mère Teresa commença à
envoyer ses sœurs dans d’autres régions de l’Inde.
L’approbation accordée par le Pape Paul VI en février
1965 l’encouragea à ouvrir une maison au Venezuela.
Ce fut bientôt suivi par des fondations à Rome et
en Tanzanie et finalement, sur tous les continents. Commençant
en 1980 et continuant à travers les années 90, Mère
Teresa ouvrit des maisons dans presque tous les pays communistes,
y compris l’ancienne Union Soviétique, l’Albanie
et Cuba.
Afin de mieux répondre aux besoins physiques aussi bien
que spirituels des pauvres, Mère Teresa fonda Les Frères
Missionnaires de la Charité en 1963, en 1976 la branche
contemplative des sœurs, en 1979 les Frères Contemplatifs,
et en 1984 les Pères Missionnaires de la Charité.
Cependant son inspiration n’était pas limitée
à ceux qui avaient une vocation religieuse. Elle forma
les Coopérateurs de Mère Teresa et les Coopérateurs
Malades et Souffrants, personnes de fois et nationalités
différentes avec qui elle partageait son esprit de prière,
de simplicité, de sacrifice et son apostolat pour les humbles
travaux d’amour.Cet esprit inspira plus tard les Laïques
Missionnaires de la Charité. En réponse aux demandes
de beaucoup de prêtres, en 1981 Mère Teresa commença
aussi le mouvement Corpus Christi pour les prêtres, traçantun
“petit chemin de sainteté” pour ceux qui désirent
partager son charisme et son esprit.
Durant ces années de croissance rapide, le monde commença
à tourner son regard vers Mère Teresa et le travail
qu’elle avait commencé. Elle reçut de nombreux
prix pour honorer son travail, en commençant par le prix
indien Padmashri en 1962 et le Prix Nobel de la Paix en 1979,
alors que les médias, avec un intérêt grandissant,
commençaient à suivre ses activités. Elle
reçut tout cela “pour la gloire de Dieu et au nom
des pauvres”.
L’ensemble de la vie et de l’œuvre de Mère
Teresa témoignent de la joie d’aimer, de la grandeur
et dignité de chaque être humain, de la valeur de
chaque petite chose faite avec foi et avec amour, et, par-dessus
tout, de l’amitié avec Dieu. Mais il y avait un autre
côté héroïque de cette grande femme qui
fut révélé seulement après sa mort.
Cachée aux yeux de tous, cachée même à
ses plus proches, sa vie intérieure fut marquée
par l’expérience d’un sentiment profond, douloureux
et constant d’être séparée de Dieu,
même rejetée par lui, accompagné d’un
désir toujours croissant de son amour. Elle appela son
expérience intérieure, “l’obscurité”.
La “ nuit douloureuse ” de son âme qui débuta
à peu près au moment où elle commençait
son travail pour les pauvres et qui continua jusqu’à
la fin de sa vie, conduisit Mère Teresa à une union
toujours plus profonde avec Dieu. A travers cette obscurité,
elle participa mystiquement à la soif de Jésus dans
son désir d’amour douloureux et ardent, et elle partagea
la désolation intérieure des pauvres.
Durant les dernières années de sa vie, malgré
des problèmes de santé de plus en plus sérieux,
Mère Teresa continua à gouverner sa congrégation
et à répondre aux besoins des pauvres et de l’Eglise.
En 1997, les sœurs de Mère Teresa étaient au
nombre d’environ 4000 et étaient établies
dans 610 fondations réparties dans 123 pays du monde. En
mars 1997, elle bénit la nouvelle supérieure générale
des Missionnaires de la Charité récemment élu
et elle effectua encore un voyage à l’étranger.
Après avoir rencontré le Pape Jean Paul II pour
la dernière fois, elle rentra à Calcutta et passa
ses dernières semaines à recevoir des visiteurs
et à enseigner es sœurs. Le 5 septembre fut le dernier
jour de la vie terrestre de Mère Teresa. Elle reçut
du gouvernement de l’Inde les honneurs de funérailles
officielles et son corps fut enterré dans la Maison Mère
des Missionnaires de la Charité. Sa tombe devint rapidement
un lieu de pèlerinage et de prière pour les gens
de toutes fois, riches et pauvres. Mère Teresa laissa le
testament d’une foi inébranlable, d’un espoir
invincible et d’une charité extraordinaire. Sa réponse
à la cause de Jésus, “Viens sois ma lumière”,
fit d’elle une Missionnaire de la Charité, une “mère
pour les pauvres”, un symbole de compassion pour le monde
et un témoignage vivant de la soif d’amour de Dieu.
Moins de deux ans après sa mort, dû à la
réputation de sainteté largement répandue
de Mère Teresa et au rapport des faveurs reçues,
le Pape Jean Paul II permit l’ouverture de sa cause de canonisation.
Le 20 décembre 2002, il approuva les décrets de
ses vertus héroïques et miracles. |