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Ruashi (Agence Fides) - La République démocratique
du Congo est connue pour sa situation politique, comme un pays
riche non seulement de minerais, mais aussi de nombreux fleuves
qui pourraient donner à boire à beaucoup de gens.
En réalité, il n'en est malheureusement pas ainsi
: l'eau est un problème, même pour ceux qui la possèdent
en abondance comme richesse naturelle, à cause de la privatisation
croissante. À Ruashi, l'eau " propre " et "
saine " est une chose rare pour la population de 26.000 habitants.
Ruashi, un centre qui se trouve à 10 km seulement de la
ville de Lubumbashi, chef-lieu de la région de Shaba, représente
une réalité complètement différente,
avec une structure qui lui est propre : il s'agit en effet d'un
ensemble de villages qui se sont réunis pour former une
grande agglomération. Les gens y sont simples, ils gagnent
leur vie en réalisant de petits objets artisanaux en malachite
qui sont vendus aux étrangers. Malheureusement, la situation
du pays, ravagé par la guerre, n'attire pas beaucoup de
touristes, et de ce fait cette façon honnête de gagner
sa vie est devenue très précaire.
Outre ces problèmes, la vie est très dure aussi
parce que l'eau, indispensable à la survie, n'est disponible
que pendant les mois de pluies. Le problème est particulièrement
grave pour les femmes et les enfants, qui doivent parfois faire
3 ou 4 km à pied pour trouver un peu d'eau pour boire,
laver le linge, se laver, etc. À Ruashi, il n'y a aucun
cours d'eau naturel. Les enfants arrivent souvent en retard à
l'école ou doivent même parfois manquer les cours
parce qu'ils doivent rapporter de l'eau à la maison, tandis
que leurs mères vont chercher quelque chose pour survivre.
Bien souvent, elles rentrent chez elles épuisées.
À Ruashi, comme dans d'autres lieux de cette région,
les femmes demandent souvent de l'aide aux missions qui, si elles
ont un puits, le mettent volontiers à disposition de tous
: ce sont les seuls lieux où il est possible de trouver
de l'eau. La possibilité de perforer le terrain pour creuser
un puits, vu le coût prohibitif d'une telle opération,
est très rare et presque personne ne peut se le permettre.
Réaliser un puits en République démocratique
du Congo coûte aujourd'hui entre 8.000 et 10.000 euros.
Sur www.fides.org/dossier/acqua2003
il est possible de trouver davantage d'informations sur l'activité
des missionnaires salésiennes à Ruashi. (AP)
(Agence Fides 21/3/2003)
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