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Manille (Agence Fides) - Le possible " gouvernement d'unité
nationale " pour les Philippines, dont on a parlé
dans le débat politique, devrait être guidé
par l'idée de promouvoir le bien commun et non pas seulement
d'unir temporairement divers partis politiques. C'est ce que déclare
Mgr Antonio Ledesma, Evêque de Ipil dans le sud de l'Archipel.
Il insiste : " L'unité doit être fondée
sur les principes et sur une vision commune, plutôt que
sur la personnalité des individus des partis politiques
". Mgr Ledesma, qui dirige la Commission Episcopale pour
le Dialogue Inter-religieux, a déclaré que la clef
principale pour obtenir l'unité était le désir
de promouvoir le processus de paix, et notamment à Mindanao
dans le sud des Philippines, où des groupes sécessionnistes
luttent pour un Etat islamique.
Le débat politique aux Philippines porte sur la proposition
lancée au début de l'année par le Président
du Parlement, M. José De Venecia, pour un gouvernement
d'unité nationale d'une durée d'au mois 45 jours,
qui comprendraient des représentants des mouvements indépendantistes,
afin de les faire entrer dans les décisions à prendre.
Mais, d'après le Père Eliseo Mercado, missionnaire
des Oblats de Marie Immaculée, nommé par la Présidente
Mme Arroyo comme chef du Conseil National de Paix pour Mindanao,
la Présidente devrait profiter de sa dernière année
de mandat présidentiel pour augmenter les services sociaux,
pour réformer la police et l'armée, pour améliorer
le système de la justice, relancer les négociations
avec les rebelles islamistes du MILF, et avec ceux d'inspiration
communiste du New People's Army (P.A.) (Agence Fides, 16 janvier
2003)
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