ASIE/LIBAN - Prise de position des Evêques maronites sur les suites à attendre des élections et le rapatriement des réfugiés syriens

jeudi, 3 mai 2018 proche-orient   eglises orientales   réfugiés   politique   elections   sectarisme  

Caritas.org

A l'été 2012, alors que le niveau de violence montait en Syrie, des dizaines de milliers de personnes s'enfuirent dans les pays voisins. Nombre finmirent au Liban et vivent actuellement dans des camps en dehors de Zahle ou ailleurs. Le Centre pour migrants de la Caritas libanaise leur assure des aides d'urgence etc.

Bkerkè (Agence Fides) – Le Parlement et le gouvernement qui sortiront des urnes libanaises le 6 mai devront lutter contre la tentative d’imposer au Liban, de manière permanente, le poids de l’accueil des réfugiés syriens. Telle est l’une des priorités indiquées par les Evêques maronites dans une prise de position diffusée en vue de la prochaine et importante échéance électorale nationale.
Le Conseil des Evêques maronites, réuni le 2 mai au siège patriarcal de Bkerkè sous la présidence du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, a sollicité, au terme de sa réunion, les futurs parlementaires et membres du gouvernement à se ranger aux côtés du Président Michel Aoun en ce qui concerne la gestion des réfugiés, faisant état de la nécessité urgente d’un « plan global » visant à favoriser le rapatriement des immigrés syriens ayant trouvé refuge en territoire libanais.
Au cours de ces dernières semaines s’est accrue, dans certains secteurs de l’Eglise maronite, la préoccupation que puisse être lancés des processus de stabilisation des réfugiés syriens présents au Liban. Une telle éventualité, outre à avoir des effets imprévisibles sur la situation économique libanaise déjà difficile, finirait, selon les Evêques maronites, par altérer le profil démographique du pays, mettant à dure épreuve le délicat équilibre entre les différentes communautés religieuses que configure également la structure institutionnelle particulière du pays.
Les 7 et 8 avril derniers, dans deux homélies différentes, le Patriarche d’Antioche des Maronites en personne avait exprimé sa préoccupation suite à l’apparition, dans le projet de loi de budget 2018 d’un article reconnaissant la possibilité à tous les étrangers acquérant un logement en territoire libanais d’une valeur minimale de 500.000 USD d’obtenir un permis de séjour. Le Cardinal avait dénoncé cette mesure comme une manœuvre préliminaire visant à arriver par la suite à concéder la nationalité libanaise aux étrangers – y compris les réfugiés syriens – qui vivent depuis longtemps au Liban. (GV) (Agence Fides 03/05/2018)


Partager:
proche-orient


eglises orientales


réfugiés


politique


elections


sectarisme