AMERIQUE/VENEZUELA - Déclarations de l’Archevêque de Caracas à l’occasion de la Journée de prière pour la paix au Venezuela

mercredi, 24 mai 2017
Déclarations de l’Archevêque de Caracas à l’occasi

Déclarations de l’Archevêque de Caracas à l’occasion de la Journée de prière pour la paix au Venezuela

Caracas (Agence Fides) – « La Journée de prière pour la paix au Venezuela, qui a eu lieu dans tous les Diocèses du pays le 21 mai, a été proclamée pour demander au Seigneur avec insistance la résolution du problème politique et économique, la cessation de la violence, la fin de la répression du peuple dans le cadre des manifestations, le respect des droits fondamentaux, en particulier ceux des détenus politiques, la validité des valeurs démocratiques, la réconciliation et la paix ». C’est ce qu’a rappelé l’Archevêque de Caracas, S.Em. le Cardinal Jorge Urosa Savino, dans l’homélie de ce jour.
Selon le texte parvenu à Fides, le Cardinal a relancé l’invitation à la paix : « Il s’agit là de la seule voie possible, le chemin chrétien pour la paix, l’observance des Commandements aimer Dieu au-dessus de tout et notre prochain comme nous-mêmes. A la base de la situation actuelle et conflictuelle, caractérisée par de graves crises sociale, économique et politique, se trouve l’absence de respect des commandements : la recherche du profit, la soif excessive de pouvoir, l’arrogance, l’égoïsme, la corruption, le crime et enfin toute une série de problèmes que je ne veux pas répéter dans cette homélie ».
L’Archevêque de Caracas a poursuivi : « Les membres des forces armées et de la police doivent être partisans et garants du respect de la Constitution et, par vocation, ils doivent garantir, avant tout, la paix et la saine coexistence du peuple vénézuélien auquel ils appartiennent. Nous faisons appel à la conscience de ceux qui commandent ces forces, face aux nombreux décès de citoyens causés par des abus d’autorités dans le cadre d’actions répressives. La responsabilité morale des actes qui portent à la violence, à des blessés et à des morts repose sur ceux qui les mettent en œuvre, tout comme de ceux qui les ont ordonnés ou permis. Dans notre pays, redevient d’actualité la phrase prononcée par le martyr d’Amérique, le Bienheureux Oscar Romero : « Au nom de Dieu et de ce peuple souffrant, je vous prie, je vous supplie, je vous ordonne de mettre fin à la répression ».
Malheureusement, le bilan des victimes des protestations contre le Président Maduro depuis avril est désormais de 60. Des dernières nouvelles, on apprend qu’un deuxième magistrat de la Cour Suprême a rejeté le projet d’Assemblée constituante présenté par le Président. Lui sont contraires par ailleurs, selon un sondage, 73% des vénézuéliens. (CE) (Agence Fides 24/05/2017)


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