AFRIQUE/BURUNDI - Déclaration du Président en faveur d’une révision constitutionnelle lui permettant de se représenter en 2020 pour briguer un quatrième mandat

mercredi, 4 janvier 2017 politique   elections  

Bujumbura (Agence Fides) – Le Chef de l’Etat burundais a évoqué la possibilité de modifier la Constitution pour pouvoir se représenter en 2020 lors d'une séance de questions publiques.
« Vous vous rappelez que j'avais annoncé que je ne me représenterais pas en 2020. C’est vrai, je l'avais annoncé conformément à une décision de justice, a déclaré le président burundais. Mais les tribunaux ne sont pas au-dessus du peuple ni au-dessus de la Constitution. Si le peuple autorise quelqu’un à se représenter, si le peuple le demande, alors je ne trahirai pas sa confiance » a déclaré le Président Nkurunziza.
Ce dernier a déjà obtenu un troisième mandat en violation tant de la Constitution que des accords de paix d’Arusha, faisant sombrer le Burundi dans la pire crise politique de ces dix dernières années, crise qui a pour l’heure fait au moins 500 morts et 300.000 évacués et réfugiés. Pierre Nkurunziza a par ailleurs cité des exemples africains de « Présidents à vie » tels que Paul Biya au Cameroun et Yoweri Musevani à la tête de l’Ouganda voisin, laissant entendre qu’il voudrait suivre leurs traces.
Voici un mois, le Conseil des Ministres a décidé la constitution d’une commission de révision de la Constitution après que le Conseil national de dialogue interne ait affirmé que la majorité des participants désirait abolir la limite constitutionnelle des deux mandats présidentiels. Le Conseil de dialogue interne constitue un organe auquel participent les partis de la majorité et seulement quelques formations de l’opposition. La majeure partie de l’opposition est exclue du dialogue et ses responsables ont trouvé refuge à l’étranger. (L.M.) (Agence Fides 04/01/2017)


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