AMERIQUE/NICARAGUA - Prise de position de l’Evêque auxiliaire de Managua en faveur du « renouvellement urgent de l’ensemble de la structure politique pour promouvoir les droits fondamentaux »

lundi, 12 décembre 2016 droits fondamentaux   justice   politique  
S.Exc. Mgr Silvio Jose Baez

S.Exc. Mgr Silvio Jose Baez

Managua (Agence Fides) – L’Evêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Managua, S.Exc. Mgr Silvio Jose Baez, a célébré le 9 décembre une Messe en mémoire de l’engagement des défenseurs des droits fondamentaux des nicaraguayens. Au cours de l’homélie, il a affirmé que « dans notre pays, il y a encore beaucoup à faire pour la promotion et la défense des droits fondamentaux ».
A l’occasion de la Journée des droits fondamentaux, célébrée dans différentes parties du monde, l’Evêque auxiliaire a voulu signaler de nombreuses réalités allant à l’encontre des droits de la population, comme la corruption, en affirmant qu’il s’agit « d’un vol à main armée à l’encontre du peuple ».
« Prends soin de ton cœur, parce que nous pouvons tous être victimes de la corruption, de l’ambition, de l’agressivité, du manque de respect. Il s’agit de choses qui ne distinguent pas un parti politique, une idéologie ou un groupe. Malheureusement, nous pouvons tous être victimes de la corruption » a réaffirmé Mgr Baez. L’Evêque a ensuite conseillé aux participants de ne pas avoir peur et de ne jamais perdre l’espoir. « Aujourd’hui, il existe des personnes qui négocient avec la peur, parce qu’il s’agit d’un instrument de soumission, d’endormissement, mais nous ne devons pas avoir peur » a-t-il déclaré.
« Pour promouvoir les droits fondamentaux, il est urgent de renouveler l’ensemble de la structure politique, juridique et sociale de ce pays » et « il est nécessaire de redresser les structures du Nicaragua au travers de la démocratie, du pluralisme basé sur la liberté, la justice et le respect des droits fondamentaux ».
L’Evêque a reconnu que pas même la réalisation de tels objectifs ne permet de garantir le respect des droits fondamentaux. Il estime cependant que « une institution forte et solide et une véritable démocratie, fondée sur des valeurs authentiques, peuvent contribuer à changer le visage de la société ». (CE) (Agence Fides 12/12/2016)


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