ASIE/SYRIE - Témoignage du Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin sur la situation de la ville

vendredi, 2 décembre 2016 guerres   zones de crise   djihadistes  

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Alep (Agence Fides) – « Dans les quartiers d’Alep se trouvant encore aux mains des rebelles et des groupes djahadistes, ont été nommés cinq représentants qui devraient négocier avec l’armée syrienne une sorte d’accord. Nous espérons et nous prions afin que, par cette voie, puisse être trouvée une solution qui épargne de nouvelles souffrances et destructions à tous ». C’est ce qu’affirme le Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, S.Exc. Mgr Georges Abou Khazen OFM, à l’Agence Fides, relatant les développements les plus récents des opérations militaires en cours dans la ville syrienne, où l’armée reconquiert progressivement les quartiers de l’enclave orientale qui, depuis des années, étaient contrôlés par des formations paramilitaires rebelles, y compris des milices djihadistes telles que Jabhat al Nusra.
En ce qui concerne la situation d’Alep, l’Evêque franciscain communique à l’Agence Fides des informations qu’il est difficile de trouver dans les reportages de la presse internationale. « Au moins 20.000 personnes ont fui les quartiers contrôlés par les rebelles et ont été accueillies par l’armée syrienne et par les organisations d’assistance. Plus de 70.000 autres sont demeurées dans les zones qui viennent d’être reprises par les forces armées, lesquelles ont distribué des vivres et favorisé le renforcement des secours sanitaires. Parmi tous ceux-ci, s’enregistre le soulagement pour la fin d’une oppression qui durait depuis des années. Dans les zones encore aux mains des rebelles, on notera que les miliciens de Jabhat al Nusra se refusent à faire évacuer la population civile. Dans certains cas, cela a eu lieu en ayant recours aux armes. Nous savons que, dans certains cas, des manifestations populaires ont eu lieu pour demander aux milices de l’opposition de se retirer. Maintenant, nous espérons tous en une négociation permettant d’arriver à un accord et si possible aussi à une réconciliation, au travers des négociateurs qui naturellement ont été choisis avec l’accord des groupes armés ». (GV) (Agence Fides 02/12/2016)


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