AMERIQUE/HAITI - Témoignage des Missionnaires camilliens sur la situation après le passage de l’ouragan Matthew

mardi, 11 octobre 2016 catastrophes naturelles  

Madian

Turin (Agence Fides) – « Je désire vous communiquer les toutes dernières nouvelles d’Haïti et en particulier de Jérémie » indique le Père Antonio Menengon, responsable de Madian Orizzonti Onlus, association sans but lucratif opérant en Italie et au sein des Missions camilliennes à l’étranger. « Notre mission, en particulier le vieux Séminaire, a été détruite en partie et les entrepôts noyés. Le Centre hospitalier Saint Camille, spécialisé dans le soin des lésions cutanées graves et des brûlures, qui était en phase de construction, a été en partie endommagé, surtout en ce qui concerne la toiture. La petite ville de Jérémie a été pratiquement détruite et totalement inondée. La population est à bout de forces, privée d’eau potable, de nourriture et de médicaments » précise le prêtre dans son récit à Fides.
A cette mise à jour tragique, le religieux camillien ajoute le message du Père Robert Daudier, responsable de la mission d’Haïti, qui a déclaré que, « outre à avoir dévasté la ville et causé des centaines de morts, le passage de Matthew a provoqué la mort de presque tout le bétail, déraciné des arbres, inondé des champs et dévasté les cultures. La population, qui est rurale et paysanne, n’a plus aucun moyen de subsistance. Le choléra a déjà commencé à faire des victimes ».
Le Père Daudier lance un appel en vue de la collecte de denrées alimentaires, de médicaments et de ressources financières afin de répondre aux premières nécessités de la population. « Nombreux sont les enfants qui sont morts au cours de la furie de l’ouragan sachant que de nombreux autres mourront à cause du choléra par manque d’eau potable. Leur vie nous appartient. Ce sont nos enfants, les enfants malchanceux d’une humanité qui est toujours plus divisée et qui cherche dans tous les cas un rachat moral. Le bien que nous leur faisons, nous le faisons d’abord et avant tout à nous-mêmes, parce que, à chaque fois que nous sauvons ne serait-ce qu’une vie humaine, nous donnons un sens et nous sauvons notre propre vie » conclut le Père Daudier. (AP/AM) (Agence Fides 11/10/2016)



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