ASIE/PHILIPPINES - Appel des religieux contre le trafic de drogue et les exécutions sommaires

mercredi, 31 août 2016 justice   drogue   ordres religieux  

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Manille (Agence Fides) – « Au cours de ces derniers mois, nous avons assisté à une augmentation constante du nombre d’exécutions sommaires, parvenu désormais à près d’un millier et la décompte se poursuit. La majeure partie de ces morts sont liées au problème de la drogue. Nous exprimons notre soutien plein et entier à la lutte contre le phénomène de la drogue dans notre pays et nous admirons l’initiative que le Président a pris dans le cadre de cette campagne. Toutefois, nous sommes alarmés par les continuelles exécutions sommaires, qui semblent se poursuivre de manière incontrôlées, en l’absence de procès ou d’enquête ». C’est ce qu’affirme un appel de l’Association des Supérieurs majeurs des Philippines qui rassemble les responsables des Congrégations religieuses catholiques masculines et féminines.
« Nous sommes alarmés par le silence du gouvernement face à ces tueries. Le manque d’indignation publique représente-t-elle une approbation tacite de ce qui se passe ? Ou est-ce la peur qui empêche aux personnes de parler ouvertement ? » se demandent les religieux, désireux de ne pas s’abandonner à la « culture de l’impunité ».
« En tant que personne religieuses et consacrées, nous considérons que la justice doit suivre son cours au travers de procédures correctes et dans les limites prévues par la loi et qu’il ne doit pas exister de justice sommaire ». C’est pourquoi le gouvernement est invité à « arrêter les gardes de sécurité qui perpètrent des actions illégales ». Les religieux s’engagent toujours, en conformité à l’Evangile, en faveur de « l’inviolabilité et de la sacralité de la vie humaine ». « En cette Année de la Miséricorde, laissons que notre humanité et que notre compassion atteignent ceux qui sont marginalisés, souffrants ou déshérités », sans nous laisser « déshumaniser par la culture de mort ». Les religieux souhaitent enfin une réforme du système de justice pénale et réaffirment la nécessité de l’existence de mécanismes et de parcours de réhabilitation pour les toxicomanes. (PA) (Agence Fides 31/08/2016)


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