AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Fuite à l’étranger de l’ancien Premier Vice-président

jeudi, 18 août 2016 groupes armés  

Juba (Agence Fides) - Riek Machar, l’ancien Premier Vice-président du Soudan du Sud et ancien responsable des rebelles a quitté le pays après les violences sanguinaires du mois dernier dans la capitale, Juba, et se trouve désormais dans un « pays sûr ». C’est ce qu’affirme une note du mouvement qu’il préside, le SPLM-IO (Mouvement de libération du Peuple soudanais en opposition).
Riek Machar se trouvait caché dans les environs de Juba depuis le 8 juillet, lorsque de violents combats ont éclaté entre ses fidèles et l’armée régulière (voir Fides 11/08/2016). « Les affrontements entre les militaires du Président, Salva Kiir, et les 1.400 hommes que Riek Machar, sur la base des accords d’août 2015, avait porté avec lui à Juba, ont été très violents » rappellent des sources locales ayant demandé à Fides de demeurer anonyme pour raisons de sécurité. « Au terme des combats, le 12 juillet, des centaines de morts se comptaient des deux côtés et surtout parmi les civils, auxquels n’ont été épargnés ni viols ni saccages ».
« Après la fuite de Riek Machar, le Président Kiir lui avait donné 48 heures pour réintégrer ses fonctions mais Riek Machar ne lui a pas fait confiance, attendu que les militaires avaient cherché à le tuer en ouvrant le feu sur sa maison à l’aide d’hélicoptères de combat. Il a donc préféré se cacher, probablement dans la forêt, pour trouver refuge à l’étranger après un mois ».
Taban Deng Gai, membre de la formation de Riek Machar, le SPLA-IO, qui a rejoint la coalition du Président Kiir, a été nommé Vice-président à la place de Riek Machar.
La situation au Soudan du Sud demeure particulièrement tendue alors que l’ONU a décidé d’envoyer 4.000 casques bleus supplémentaires en renfort des 12.000 déjà déployés dans le pays dans le cadre de la mission de l’ONU au Soudan du Sud (UNMISS), dont les responsables sont accusés de ne pas avoir protégé une structure qui leur était confiée et dans laquelle des militaires sud soudanais ont tué un journaliste et commis des violences contre différents opérateurs humanitaires étrangers. (L.M.) (Agence Fides 18/08/2016)


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