ASIE/SYRIE - Commentaires du Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin à propos de l’assassinat du Père Hamel

mercredi, 27 juillet 2016 martyrs   terrorisme   politique internationale  

vultuschristi.org

Alep (Agence Fides) – L’assassinat du Père Jacques Hamel, le prêtre français de 84 ans égorgé alors qu’il célébrait la Messe, « appartient à la grande histoire du martyre chrétien, comme de celle des martyrs récents des Eglises d’Orient ». C’est pourquoi « elle ne mérite pas d’être instrumentalisée, y compris par ceux qui jusqu’à peu de temps en arrière, pour poursuivre ses intérêts, pensaient pouvoir entretenir des rapports ambigus avec les groupes djihadistes auxquels se réfèrent les jeunes terroristes qui l’ont tué ».
C’est ainsi que S.Exc. Mgr Georges Abou Khazen OFM, Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, commente, depuis la ville syrienne, l’événement tragique d’hier intervenu en l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. « Au long des siècles – remarque l’Evêque dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides – les chrétiens ont toujours vus dans le martyre la confession la plus élevée de la foi. Alors qu’ils pleuraient leurs martyrs, ils les ont toujours célébrés comme ceux qui nous sauvent tous et sauvent le monde parce qu’ils prennent sur eux les souffrances reçues au nom de Jésus et appliquent ainsi à leurs contemporains la rédemption apportée par le Christ ».
Cette dynamique, si intime au mystère du salut selon Mgr Abou Khazen, ne peut être défigurée par ceux qui fomentent l’indignation pour encaisser des profits de nature politique. « Cela fait des années – note le Vicaire apostolique d’Alep – que nous, Evêques du Proche-Orient, mettions en garde ces pouvoirs occidentaux contre le fait que, pour servir leurs propres intérêts, ils n’hésitaient pas à appuyer des groupes de fanatiques adeptes de l’idéologie djihadiste. Maintenant, je vois circuler des réactions féroces qui identifient tout l’islam à ces groupes aveuglés par une idéologie de haine et de mort qui semble se répandre partout par des voies mystérieuses. Il faut être simples comme des colombes et rusés comme des serpents, comme l’enseigne l’Evangile. Mais la ruse ne consiste pas à se laisser contaminer par le venin du serpent ». (GV) (Agence Fides 27/07/2016)


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