AFRIQUE/EGYPTE - Commentaires de l’Evêque copte catholique d’Assiout après la rencontre entre le Pape et le grand imam d’al-Azhar

lundi, 23 mai 2016 sectarisme  

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Assiout (Agence Fides) – « En Egypte, il est fait grand cas de la rencontre entre le Pape François et le grand imam d’al-Azhar. Même les journaux les plus répandus dédient à l’événement un vaste espace en première page et indiquent qu’a déjà été prise la décision de reprendre le dialogue officiel entre le Saint-Siège et la plus grande institution académique de l’islam sunnite ». C’est ainsi que l’Evêque copte catholique d’Assiout, S.Exc. Mgr Kyrillos William Samaan, décrit à l’Agence Fides l’attention et les attentes suscitées au sein de la société égyptienne par la visite accomplie ce matin au Vatican par le cheikh Ahmad al Tayyib, grand imam d’al-Azhar, au cours de laquelle ce dernier a eu un important entretien avec le Pape. « Ce dialogue officiel – rappelle l’Evêque copte catholique d’Assiout – était interrompu depuis cinq ans. Les problèmes avaient fait suite non pas à la leçon du Pape Benoît XVI à Ratisbonne, comme le répètent certains aujourd’hui de manière erronée, mais aux déclarations du Pape après l’attentat contre la Cathédrale copte d’Alexandrie. A cette occasion, le Souverain Pontife avait rappelé les responsabilités des autorités locales quant à la défense des chrétiens. A ces paroles, avaient mal réagi non seulement ceux d’al-Azhar mais également des représentants du Patriarcat copte orthodoxe ».
S.Exc. Mgr Kyrillos William Samaan estime dans tous les cas positive la contribution offerte ces dernières années par al-Azhar en faveur de la coexistence et du dépassement des dérives sectaires, en cette période historique. « Le grand imam, ainsi que le Patriarche copte orthodoxe Tawadros (II) ont contribué à revitaliser la Maison de la Famille égyptienne, organisme de liaison interreligieux créé depuis des années par al-Azhar et par le Patriarcat copte orthodoxe comme instrument visant à prévenir et à mitiger les oppositions sectaires, à un moment où l’explosion du sectarisme fondamentaliste semblait mettre en danger l’unité nationale elle-même ». Récemment, sous l’égide de cette institution qui coordonne un réseau diffusé de manière capillaire sur le territoire national, une quarantaine d’imams et de prêtres ont animé ensemble une mission dans les écoles de la province égyptienne de Minya afin de promouvoir par des conférences et des débats avec les élèves la culture de la rencontre et de la paix, en la valorisant comme base d’une coexistence pacifique, sociale et religieuse. (GV) (Agence Fides 23/05/2016)


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