ASIE/SYRIE - Trois morts dans le cadre du énième attentat dans le quartier de Qamishli habité par les chrétiens

lundi, 23 mai 2016 terrorisme  

Syriac International News Agency

Qamishli (Agence Fides) – Le bilan de l’attentat terroriste perpétré en fin de soirée le 21 mai dans le centre de Qamishli, deuxième ville de la province syrienne d’Hassaké, au nord-est du pays, est d’au moins trois morts, le nombre des blessés n’étant pour l’heure pas précisé. Une fois de plus, l’attentat a visé la rue connue sous le nom de Miami street – à cause d’un restaurant qui s’y trouve – dans le quartier de Wusta, habité majoritairement par des chrétiens. « Les trois victimes – indique à l’Agence Fides Mgr Hanna, de l’Archidiocèse syro-catholique d’Hassaké-Nisibi – sont trois chrétiens syriens. Il s’agit d’Abdulmehis Lahdo, de Karam Sacid Samcun et de Tuma Yusuf Eliyo ». Selon les récits des survivants, un commando composé d’au moins trois personnes aurait semé la terreur en ouvrant le feu et en lançant des engins dans la rue, animée par la circulation d’un samedi soir. Certaines reconstructions encore à vérifier font également état de kamikazes qui se seraient fait exploser.
Les moyens de communication officiels du gouvernement syrien attribuent l’attentat aux groupes djihadistes, tels que le prétendu « Etat islamique », mais des sources locales indépendantes font remarquer que, dans la zone de Qamishli, les tensions récentes ont porté à des affrontements armés entre l’armée syrienne et les milices kurdes, ces dernières voulant affirmer leur contrôle et leur hégémonie sur l’ensemble de la zone.
Dans la même région de Qamishli, le 20 décembre dernier, des attentats contre deux restaurants appartenant à des chrétiens avaient provoqué la mort de 13 chrétiens et de 6 musulmans. Par ailleurs, le 24 janvier dernier, un autre attentat dans cette même artère avait causé trois morts et 10 blessés (voir Fides 25/01/2016). « Il s’agit d’un autre facteur inquiétant de cette guerre. Le terrorisme existe mais, parfois, nous ne savons pas vraiment qui nous terrorise » avait déclaré à cette occasion à Fides S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo, titulaire de l’Archi-éparchie syro-catholique d’Hassakè-Nisibi. (GV) (Agence Fides 23/05/2016)


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