AMERIQUE/MEXIQUE - Appel de l’Evêque de Chilpancigo-Chilapa et des commerçants d’Acapulco contre la violence

samedi, 2 avril 2016 violence   eglises locales   evêques   trafic de stupéfiants  
Violence au Mexique

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Violence au Mexique

Acapulco (Agence Fides) – « Frères de la criminalité organisée (…) nous (vous) demandons gentiment de nous concéder quelques jours sans violence » a déclaré Laura Caballero, Présidente de l’une des plus grande association de commerçants d’Acapulco, qui, en compagnie de l’Evêque de Chilpancigo-Chilapa (Etat de Guerrero, Mexique), S.Exc. Mgr Salvador Rangel Mendoza, OFM, a lancé un appel aux chefs criminels pour obtenir une trêve dans la guerre entre bandes de trafiquants de drogue qui a causé un grand nombre d’homicide dans la région.
L’entrepreneuse a également convoqué une réunion avec des fonctionnaires de l’Etat, des membres du gouvernement fédéral et des responsables sociaux pour le 13 avril, de manière à élaborer « une proposition pour la paix ». Acapulco est devenue l’épicentre de la spirale de la violence qui frappe actuellement le Mexique et a causé 42 homicides au cours de la seule Semaine Sainte.
De son côté, l’Evêque de Chilpancigo-Chilapa a rappelé que, depuis quelques mois, il demande au gouvernement de « dialoguer avec les bandes ». « Au cours de mes visites pastorales dans les Paroisses de la région, j’ai toujours demandé aux criminels de rechercher l’harmonie, le pardon et d’éviter homicides et enlèvements. Les chefs des bandes savent bien comment régler les choses entre eux » a affirmé l’Evêque.
Acapulco, deuxième ville de l’Etat de Guerrero sise sur la côte Pacifique à quelques 450 Km de Mexico, a constitué pendant des décennies l’une des destinations préférées des touristes mexicains et étrangers du fait de la beauté de sa baie, de ses caractéristiques naturelles et de son climat tropical. L’actuelle « crise d’insécurité » provoquée par la guerre entre bandes criminelles est similaire à celle de 2006, lorsque la population ne sortait plus dans les rues par peur des balles perdues.
Il est vrai que le gouvernement a envoyé sur place 4.500 membres des forces de l’ordre mais ceci n’a pas conduit à une réduction du nombre des homicides. (CE) (Agence Fides 02/04/2016)


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