VATICAN - Assemblée plénière de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples : jeunes Eglises et annonce de l’Evangile, entre croissance et instabilité

mardi, 1 décembre 2015

Cité du Vatican (Agence Fides) – Les jeunes Eglises aujourd’hui, dans leur vie et leur action d’annonce de l’Evangile, rencontrent des facteurs qui affaiblissent l’Evangélisation, dérivant, selon les contextes, de l’Etat, de la société, des cultures. C’est ce que remarque S.Em. le Cardinal Peter Turkson, intervenant ce jour dans le cadre de la deuxième journée de l’Assemblée plénière de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples (voir Fides 27 et 30/11/2015).
« Il apparaît clairement – a souligné le Cardinal Turkson - que la croissance numérique impressionnante avec le développement positif et la structuration des activités missionnaires dans ces églises est accompagnée d’une aggravation de l’instabilité dans la plupart de ces territoires ». Certains éléments et domaines renforcent cependant l’action de l’Evangélisation, comme la formation des laïcs et un processus «d’inculturation vraie et équilibrée ». En outre, parmi les activités de l’Eglise qui attirent le plus grand nombre de personnes au Christ, la première place est tenue par l’activité caritative. D’autre part, a remarqué le Cardinal, on se trouve confronté avec des « néo-pentecôtistes (qui) présentent un Evangile de prospérité matérielle, affichent la richesse du pasteur, obligent à payer la dîme, investissent dans les médias comme moyen d’évangélisation, insistent fortement sur les rituels de guérison ».
« Les jeunes Eglises répondent de plus en plus à l’appel de Ad Gentes à « participer effectivement à la mission universelle de l’Église en envoyant elles aussi des missionnaires qui pourront annoncer l’Évangile par toute la terre »». Les Eglises d’Afrique, d’Asie et d’Océanie envoient des prêtres diocésains, des religieux et religieuses aux églises en manque de prêtres et de missionnaires dans leurs régions, de même en Europe et en Amérique » a continué le Cardinal.
A côté de cet élan, se profile ce que certains observateurs définissent comme « l’Eglise migrante », dans le cadre du phénomène migratoire qui a pris une dimension planétaire. Le Cardinal a posé à l’Assemblée deux questions : comment et est-ce qu’il est possible d’aider à stabiliser la situation des sociétés et des communautés locales, de manière à ralentir les flux migratoires et comment la présence des réfugiés en Europe peut-elle conduire l’Eglise à redécouvrir sa voix prophétique. (PA) (Agence Fides 01/12/2015)



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