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Africa

2013-01-16

AFRIQUE/MADAGASCAR - Nourriture en échange de travail : un plan pour conserver les forêts et aider la population

Amboasary (Agence Fides) – L’une des meilleurs écosystèmes du monde est celui qui comprend les forêts sèches du sud de Madagascar. Malheureusement, celle-ci sont de plus en plus en danger, attendu que les habitants de la région, sèche et se trouvant dans une situation d’insécurité alimentaire, se livrent à la déforestation de l’ensemble de la zone. Ils coupent les arbres afin de pouvoir cultiver la terre et à produire du bois de chauffage. Afin de tenter de limiter ce processus de déforestation rapide, et pour faire face à l’insécurité alimentaire chronique, le Programme alimentaire mondial (PAM), avec la collaboration du World Wildlife Fund (WWF), tente de planter 1.000 ha d’arbres dans le cadre d’un projet dénommé « nourriture en échange de travail », dont bénéficieront 60.000 personnes. Les habitants de certaines petites villes ont accueilli favorablement la proposition, conscients du fait qu’une fois coupés, les arbres suivants auraient demandé 15 ans pour grandir et que cette activité n’apportait aucun avantage à l’environnement et à leur sécurité alimentaire.
Selon les statistiques du PAM, depuis novembre 2012, 676.000 malgaches sont en danger. Le projet lancé offre 2,4 Kg de maïs et de haricots en échange de 5 heures de travail de reboisement. Tous ceux qui ont adhéré plantent un type d’arbre utile tant à la construction qu’à la production de charbon. Dans le village d’Anjanahasoa, proche du parc national d’Andohahela, les habitants se sont organisés pour reboiser la forêt détruite par un incendie. Chaque famille plantera 30 jeunes arbres par an. Du fait de la déforestation, la région est devenue plus sèche et le terrain moins fertile. Même s’il sera difficile d’enrayer le phénomène, le projet du PAM tend à le ralentir et à protéger les moyens de subsistance qu’il menace. Avant la crise politique de 2009, qui a pesé sur l’économie malgache, de nombreux agriculteurs de la région s’étaient transférés en ville pour chercher du travail. Malheureusement, les chômeurs sont encore très nombreux. (AP) (Agence Fides 16/01/2013)

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