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Africa

2012-05-23

AFRIQUE/ZAMBIE - Les femmes de Genda se dédient à la pêche, améliorant leurs conditions de vie et celles de leurs familles

Chipata (Agence Fides) – Au sein du village de Genda, dans la province orientale de la Zambie, les changements climatiques ont provoqué un abaissement du niveau d’eau du Lunkhwakwa, créant une nouvelle possibilité de gain pour les femmes du lieu et des zones limitrophes, en les faisant participer à la pêche, activité qui leur faisait peur par le passé. Dans le village, qui se trouve à 7 Km au sud-est de Chipata, capitale de la province orientale de la Zambie, en général, on enregistre des pluies abondantes. Par conséquent le Lunkhwakwa, qui alimente également les réserves d’eau locales, était en crue une bonne partie de l’année et les femmes avaient peur de s’approcher de ses eaux impétueuses. Au cours de ces cinq dernières années, à cause des changements climatiques qui ont fait enregistrer une diminution des précipitations, ce qui était considéré comme un cours d’eau important s’est réduit à un petit ruisseau. Selon le Chipata District Environmental Assessment Report, la situation s’est encore aggravée du fait d’une pollution et d’une érosion disproportionnées.
Dès lors, depuis que les eaux du Lunkhwakwa ont vu leur niveau s’abaisser, les premières femmes du cru ont commencé à se dédier à la pêche. Elles se rendent sur les rives le matin tôt et attendent patiemment que les poissons mordent pour les porter ensuite, à pieds ou en bicyclette, au marché de Mchini, à Chipata. Par le passé, les habitants de Genda gagnaient leur vie en élevant du bétail et en cultivant le maïs, qui donnait d’abondantes récoltes. Mais, avec la diminution des pluies, le rendement du maïs a diminué. Maintenant, pour les femmes de Genda, la pêche est devenue une source de revenu qui favorise par ailleurs un apport en protéines constant dans le menu familial. Grâce à leurs gains, les femmes en question sont parvenues à ouvrir de petites épiceries, connues en Zambie sous le nom de kantemba, et à obtenir une certaine autonomie économique. Elles peuvent ainsi pourvoir à leurs dépenses personnelles et aux besoins de leurs enfants, y compris l’école. En Zambie en effet, l’instruction n’est pas gratuite malgré les requêtes faites au gouvernement visant à ce qu’il fournisse une éducation primaire gratuite, et à ce qu’il subventionne les études supérieures. A la différence des femmes, la majeure partie des hommes qui vivent dans la zone, eux aussi pêcheurs, ne se préoccupent pas du tout de leurs familles et nombre d’entre eux sont désormais alcooliques. Même si la pêche sur le Lunkhwakwa ne représente pas une source de revenu pérenne, attendu qu’un jour le cours d’eau en question pourrait s’assécher complètement, les femmes ne se découragent pas et exercent cette nouvelle activité qui leur permet d’améliorer leurs conditions de vie actuelles. (AP) (Agence Fides 23/05/2012)

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