AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Un bilan de la vie de l’Eglise au Mozambique au cours de l’année 2010

vendredi, 14 janvier 2011

Maputo (Agence Fides) – La vitalité de l’Eglise au Mozambique, sans négliger les difficultés et les problèmes qu’elle rencontre dans sa vie quotidienne, a été au centre de la dernière Assemblée plénière de l’Episcopat qui a eu lieu du 30 novembre au 5 décembre 2010, Assemblée qui a examiné les rapports des Diocèses et des Commissions épiscopales concernant le travail pastoral réalisé au cours de la année 2010. Dans le communiqué final de la réunion, à peine parvenu à l’Agence Fides, intitulé « Ravive le don de Dieu » (cf. 2Tm 1,6), les Evêques relèvent une série d’aspects positifs : une participation toujours plus consciente et active des fidèles aux célébrations liturgiques, à la vie sacramentelle et à l’exercice des différents ministères laïcs. En sont la preuve les milliers de baptêmes célébrés au cours de l’année dans tous les Diocèses et l’augmentation du nombre des mariages catholiques. L’activité catéchétique est elle aussi intense et vivace, et ses fruits se voient au travers de la célébration des baptêmes, des confirmations, des premières Communions… L’activité pastorale de chacun des Evêques a principalement résidé dans les visites pastorales – vécues très intensément par les communautés -, caractérisées surtout par la catéchèse donnée par l’Evêque et par la célébration de la Confirmation et, dans de nombreux cas, de la Pénitence.
« La formation – tant initiale que permanente – des opérateurs pastoraux est une activité qui domine la vie des Diocèses » continue le communiqué, mettant en évidence le fait que certains Diocèses sont également engagés dans un processus de création de tribunaux ecclésiastiques alors que d’autres célèbrent un Synode diocésain. Un signe de vitalité est fourni également par la naissance de nouvelles Paroisses.
Malgré ces signes d’espérance, les préoccupations et les difficultés ne manquent pas : en premier lieu, le manque d’opérateurs pastoraux préparés et engagés dans la première évangélisation qui serait encore plus difficile en l’absence des missionnaires mais aussi la pauvreté de l’Eglise qui se traduit par le manque de lieux de culte et d’autres moyens d’apostolat.
En ce qui concerne la vie sociale, les Evêques du Mozambique soulignent l’expansion du réseau scolaire, des centres sanitaires, du réseau de distribution de l’énergie électrique et l’action de l’Etat visant à améliorer les voies de communication, la vie dans les villes, les services publics… Toutefois, il existe également des aspects préoccupants à l’intérieur du pays : des zones dominées par la faim et par le manque d’eau surtout potable ; la faible qualité de l’enseignement surtout dans le cadre de l’enseignement secondaire ; la déforestation ; les maladies comme la malaria et le SIDA qui, malgré les progrès, continuent à tuer ; l’abandon des cultures des produits de consommation courante en faveur de celles à fort rendement ; le trafic d’êtres humains et d’organes, déjà dénoncé par l’Eglise en 2004 ; le banditisme ; la tendance qui s’affirme en direction du monopartisme…
Dans la conclusion du communiqué, qui s’adresse à toutes les communautés chrétiennes et à toutes les personnes de bonne volonté, les Evêques affirment : « prions le Seigneur afin que personne n’échoue dans sa vie spirituelle et dans son engagement apostolique, malgré toutes les difficultés qui caractérisent la vie et la mission d’annonce de Jésus Christ ». (SL) (Agence Fides 14/01/2011)


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