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Sciences et Medecine

2004-01-27

FICHE SUR LA SITUATION DE LA VENTE DU POULET SUR LES MARCHES ASIATIQUES

Rome (Agence Fides) – L’un après l’autre, les marchés asiatiques se ferment aux importations de poulets ; le Japon et Hongkong ont bloqué les importations de poulets, de canards, de dindons, d’oies et de cailles en provenance de Taïwan, où les autorités avaient ordonné la destruction de 20.000 bêtes comme mesure de précaution, après la découverte d’une souche du virus mortel dans une entreprise agricole de l’île. En réalité, le virus H5N2 découvert à Taïwan est moins virulent que le virus H5N1, trouvé en Corée du Sud, au Japon, et au Vietnam. Mais la peur est toutefois des plus grandes. Au Japon, on a commencé à enterrer les carcasses de 34.600 poulets morts ou tués à cause de la grippe qui a touché la région de Yamaguchi, à 800 km au sud-ouest de Tokyo. L’Indonésie elle aussi a fait savoir qu’elle avait fermé ses frontières aux poulets et aux produits dérivés provenant du Japon, de Corée du Sud et du Vietnam ; le Ministère de la Santé n’a pas précisé si l’interdiction concernait seulement Taïwan, mais a précisé que le blocus concernait aussi le plumage des animaux. Pour mettre un frein à l’extension de l’épidémie de grippe aviaire, le Vietnam a interdit la vente de poulets à Hô Chi Minh-ville (l’ancienne Saïgon), la ville la plus peuplée du pays, avec onze millions d’habitants, au centre de la région frappée par l’épidémie. L’interdiction concerne tous les volatiles vivants ou morts ; c’est la FAO et l’Organisation Mondiale de la Santé qui ont recommandé l’interdiction au gouvernement de Hanoï. L’interdiction arrive le jour même de la décision du Ministère de la Santé d’interdire le transport de volailles dans 18 provinces du sud du pays ; l’épicentre de l’épidémie, qui a déjà contaminé plus de deux millions de bêtes et entraîné la mort de 13 personnes, est en effet la région qui entoure le fertile Delta du Mékong ; et l’on commence à ressentir les conséquences économiques de la catastrophe. D’après les experts, le passage du virus de personne à personne ne se produit pas facilement ; et, en effet, aucun médecin ou infirmier qui a soigné des personnes contaminées n’est tombé malade (comme cela se produisait en revanche l’an dernier avec le SRAS). Mais la crainte demeure que le virus ne puisse continuer à changer, et alors les conséquences seraient pires que celle de la pneumonie atypique ; en Thaïlande, un des pays qui a la production avicole la plus importante du monde, une série d’inspections est en cours dans les fermes du pays ; c’est ce qu’ont annoncé les autorités sanitaires, en précisant toutefois que, dans le pays, il n’y a pas de trace du virus de la grippe des poulets. Et en effet, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré qu’elle était satisfaite de l’action du gouvernement de Bangkok, même si une association de consommateurs a accusé les autorités de couvrir l’épidémie. Depuis le mois de novembre dernier, plus de 870.000 poulets sont morts en Thaïlande, dont 30.000 ont été tués par le choléra et par des bronchites ; le reste a été abattu parce qu’il présentait des symptômes suspects. (A.P.)
(Agence Fides, 27 janvier 2004, 35 lignes, 530 mots)

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