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Asia

2003-11-27

ASIE / JAPON - RENCONTRE DES EVEQUES DU JAPON ET DE COREE DU SUD POUR AIDER A LA RECONCILIATION ENTRE LES DEUX PAYS MARQUES PAR LES DIVISIONS DE L’HISTOIRE

Nagasaki (Agence Fides) – Relire l’historie à la lumière de la vérité et de la réconciliation : c’est l’appel commun lancé par les Evêques du Japon et de Corée du Sud, au terme d’une récente rencontre qui s’est déroulée à Nagasaki.
La rencontre, rendez-vous habituel qui réunit depuis neuf ans les Evêques des deux Pays, est née pour discuter des questions d’histoire ; mais, au cours des ans, elle s’est transformée en une occasion utile d’échange et de partage sur des questions de pastorale, de théologie et de spiritualité. Lors de la rencontre, on a parlé en particulier de la famille, en vue de la réunion de la Fédération des Conférences Episcopales d’Asie qui se tiendra au mois d’août 2004, et des questions liées à l’émigration des citoyens coréens au Japon.
Une des questions principales au programme, approfondie grâce aussi à la contribution d’historiens japonais et coréens, a été l’étude objective des événements de la Deuxième Guerre Mondiale, selon des critères de vérité et de justice, base pour une réconciliation authentique.
Les Evêques, qui ont apprécié beaucoup l’atmosphère de cordialité et d’amitié, se sont donnés rendez-vous au mois de novembre 2004 à Séoul, en souhaitant que la rencontre puisse contribuer à créer des relations plus détendues entre les deux pays.
Ces dernières années se sont fait jour des controverses entre le Japon et la Corée du Sud, à propos de l’occupation de la péninsule coréenne par l’empire Nippon durant la Deuxième Guerre Mondiale. Les Coréens, en particulier, contestent les livres d’histoire utilisés dans les écoles japonaises, qui ne reconnaissent pas les atrocités commises par l’Armée du Soleil Levant, et ne parlent pas des Coréens emmenés par la force comme esclaves dans l’archipel japonais, ou des 200.000 coréennes déportées comme « femme de réconfort » pour les soldats japonais. (P.A.)
(Agence Fides, 27 novembre 2003, 27 lignes, 325 mots)

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